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Original subtitles

Merci.

Ah, Johnny, c'est horripilant, cette erreur. Vous n'arrêtez pas de le jouer

depuis une semaine.

Depuis deux semaines, depuis que la pluie a commencé.

Ça me soulage.

Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Vous pourriez chercher le moyen de vous

tirer d'affaire.

Du lait, George.

C'est regrettable, mais voilà où nous en sommes.

Le procureur a la conviction qu'il y a eu un témoin, et il est bien résolu à

faire comparaître ce témoin à l'audience.

En plus de ça, il est persuadé que... Est-ce que vous écoutez ? Continuez.

Vous avez tué un nommé Bataya.

Légitime défense.

Bien sûr, bien sûr.

Il est parfaitement vraisemblable que Battaglia vous ait menacé.

Merci, je... Mais le procureur n'est pas facile à convaincre.

Faute de témoin, il ne peut pas étayer son accusation.

Mais s'il en sera, vouloir plaider la légitime défense serait risible.

Je n'ai pas envie de rire.

L'homme qui est mort non plus.

Quoi qu'il en soit, puisque vous croyez avoir découvert où le témoin se cache,

Je vous conseille de trouver une solution tant que vous êtes en liberté.

Ça, ça va être ton boulot.

D'abord, il faut savoir si c'est bien le témoin en question.

Jusqu'à présent, on ne fait que le supposer. Il faut en être sûr.

Il y a un avion qui part à minuit.

Tu te procureras une voiture sur place.

Mêle-toi aux gens de là-bas.

Tâche de te mettre en bon terme avec leur prétendu témoin.

Et ensuite, arrange-toi pour que ça ait l'air d'un accident, d'un vrai accident.

Ah, c'était trouvé comme cachette.

C'est pas étonnant qu'on ne l'ait repéré qu'hier.

C'est bien le dernier endroit où on imaginerait que quelqu'un puisse aller

se taire.

La

police

de New York n'a pas encore élucidé l'affaire dans laquelle est impliqué

Tony Yonkers.

Il semble que le témoin du meurtre se cache.

Monsieur. Bonjour.

C'est la première fois de l'année que vous venez ? Oui, première fois. Oui, c

'est longtemps ? Oh, à peu près huit jours. Vous ne campez pas ? Non, je vais

à l'hôtel.

Ça fait un dollar.

Tenez, voici des prospectus où vous trouverez des renseignements sur le

pays. Merci beaucoup.

Donnez-moi le poste central.

Joe Parker.

Parker à l'appareil.

Bonjour, Dobson.

Ça vaut le coup de boire. Je passe tout de suite vous prendre.

Je monte jusqu'à l'hôtel. Je reviendrai tout à l'heure. Très bien.

Bonjour, monsieur.

Il fait bon dans votre pays.

Vous avez retenu une chambre ? Non. Vous avez quelque chose ? Oui, monsieur.

C'est pour combien de temps ? Je n'en sais rien. Une semaine, peut-être deux.

Le 206.

C'est dedans, chasseur.

Monsieur ? Montez mes valises.

Merci, monsieur.

Ce sera sûrement très réussi.

Vous en avez pris du lac ? Oui, bien sûr.

Et ce soir, vous en prendrez aussi ? Eh oui.

Paul, je n'ai pas très envie d'aller à cette soirée. Il y aura vraiment trop de

gens. Je vous assure que je m'en dispenserai bien, moi aussi. Mais

Barrette compte sur moi pour sa réception. Il y aura là un tas de gens

qui le connaissent à terre.

C'est une distraction sensationnelle pour les clients de l'hôtel, cette fête

folklorique. Allez, Louis, s'il faut venir, on s'amusera.

Bon, enfin. Ah, ça c'est gentil. Je passerai vous prendre à 8h30.

Entendu. Au revoir.

Monsieur Adams.

Vous n'avez pas oublié votre promesse de faire une photo de moi ? Je n'ai pas

oublié, Marie.

Pardon, mademoiselle, mais on parle d'une fête folklorique ? Vous écoutez ce

que je vois ? Eh bien, on donne un bal en costume du Far West.

Ah. C'est un de nos voisins qui est nouvellement établi dans la région et il

a invité quelques clients de l'hôtel.

Parfait. À quelle heure je peux passer vous prendre ? C'était une invitation,

non ?

Non, c'était un simple renseignement.

Ce monsieur Barrette, il n'est pas de New York ? Mais si, vous le connaissez ?

Non, je ne connais personne dans la région, du moins pas encore.

Merci.

Un télégramme pour New York.

Très bien, je l'envoie tout de suite.

Un whisky à l'eau. Bien, monsieur.

Vous venez d'arriver, hein ? Ça se voit ? Non, mais on finit par connaître tout

le monde dans un hôtel.

Un nouveau visage, ça se remarque.

Merci. Vous travaillez ici ? C'est votre métier d'accueillir les clients ? Oh

non, mais j'aime causer.

Et vous êtes rudement bien outillé. Ah oui, en effet. La photo, c'est ma

marotte. Et je veux dire que c'est parfois très lucratif. C'est une veine d

'avoir une marotte qui rapporte. Il y a des gens pour qui le travail n'en

rapporte pas.

Question de savoir-faire.

Excusez-moi, j'aurais besoin de dire un mot à monsieur.

Je vous en prie, faites-le. Je pourrais vous parler une minute ? Oui, je vous

écoute. À part si ça ne vous fait rien.

Je suis le chef de district Parker.

Oui ?

Le revolver que vous avez dans votre boîte à gants, pourquoi ne l'avez-vous

pas déclaré ? J'ai un permis.

Matalette, New York.

Parachutiste ? Ancien parachutiste, libéré depuis deux mois.

Le revolver aurait dû quand même être déclaré.

Eh bien, je vous le déclare.

Permis ou non, on ne chasse pas dans le parc national.

Quel gibier est-ce que je pourrais chasser avec un 38 ?

Mes compliments pour votre soirée. Vous êtes trop gentil. Tout est parfait.

Attention aux boissons. Il y a de quoi boire et de quoi manger pour tout le

monde. Oui, monsieur. Ça suffira largement.

Bonsoir, monsieur.

Bonsoir.

C'est somptueux, ici.

Monsieur Varret est très riche, d'après ce qu'on dit. En réalité, on ne sait pas

grand-chose de lui. Il n'est là que depuis quelques semaines. C'est ce qu'on

m'a dit.

En tout cas, c'est comme ça que je comprends la vie.

Bonsoir, Marie. Je suis bien content que vous ayez pu venir. Bonsoir, M.

Barrette. M.

Allait, M. Barrette. Allait ? Quel M.

Allait ? Celui que vous n'avez pas invité.

Vous n'en êtes pas moins le bienvenu. Je vous demande pardon, mais je ne sais pas

pourquoi, il me semble que votre visage ne m'est pas inconnu.

Nous ne nous sommes pas déjà vus quelque part.

Je n'ai pas l'impression.

Je ne suis pas trop indiscret. Puisque vous êtes avec Marie, vous n'êtes pas

indiscret. Vous êtes même l'invité d'honneur. Venez boire un verre avec nos

amis. Volontiers.

On s'amuse bien ?

Vous avez trouvé une jolie maison. Merci.

C'est la seule de la région qui soit construite au flanc même de la montagne.

Bonsoir, Marie.

Bonsoir, Joe.

Vous connaissez M. Alec ? Oui, oui, nous le sommes. Il paraît que vous avez gagné

un prix pour je ne sais pas quoi. Oui, un prix de l'université.

Je dois le recevoir à mon ancienne école. Il est bien mérité.

Elle est aussi intelligente que je l'ai. Et elle danse admirablement. Vous

permettez, Alec ? Si Marie veut bien, je veux bien.

Occupez-vous de lui, Joe. Oui.

Comment avez-vous fait pour que Marie vous amène ? Je lui ai demandé. Nous

sommes bons amis. Ça vous ennuie ? Non, au contraire. Plus elle se fera d'amis

maintenant, mieux ça vaudra.

Pourquoi ? Vous n'êtes pas au courant ? En général, c'est la première chose qu

'on dit aux gens qui arrivent.

Qui est-ce ? Le père de Marie.

Il a tué un bonhomme il y a quelques semaines. Une légitime défense, d'après

nous. Ah, ça c'est dommage, elle est gentille. Oui, ça vous pouvez le dire.

Et c'est moi qui dois le coffret.

Vous faites la police aussi ? Mais oui.

Pourquoi ? Ça vous intéresse personnellement ? Pas spécialement.

Quand on est garde, il faut savoir tout faire. Être bûcheron, vétérinaire,

alpiniste, infirmier. Et même une fois, vous savez.

Non. Tel que je vous le dis. On va boire la mer. Ah oui.

Elle est bien bonne.

Mesdames, je vous présente M.

Allais, Mme Elster, Mme Alvord, M. et Mme Jones et Dobson que vous connaissez.

Ah oui, je le connais. Qu'est-ce que vous prenez ? Un whisky à l'eau. Moi

aussi.

Bonsoir. Vous connaissez M. Allen ? Oui, bien sûr. C'est bien que vous soyez

venu. Whisky Saddam, et vous, à qu'est-ce ? Je vais bien.

M. Adams, heureusement que vous êtes là. Mme Alvord n'est pas satisfaite de son

costume. Ah, qu'est-ce qui ne va pas, madame ? Eh bien, vous voyez, M. Adams,

je crains que ce pantalon ne dissimule pas bien ma vraie nature.

Oh, rassurez-vous, chère madame.

On jurerait que vous êtes née dans un rage du Far West.

Je suis sûre que vous le dites pour me flatter, M. Adams, mais j'adore ça.

Merci.

Jamais j'avais vu une mécanique pareille.

Voilà mon gamin de mari qui recommence à faire joujou. Il est effrayant.

À la maison, il a un train électrique qui lui a coûté plus de 7000 dollars.

Vous ne le croyez pas ? Si, je le crois facilement.

Il n'a pas bien commode comme caractère.

Vous permettez, il faut que j'empêche ce monsieur de démolir mon pick-up.

Certainement.

Oh, Marie.

Vous êtes ravissante ce soir.

Et il n'y a pas de meilleure danseuse.

Merci, monsieur Adams.

Vous ne voudriez pas danser avec moi ? Mais si, naturellement, avec grand

plaisir. Allez-y, Marie, je finis mon verre.

Je vous demande pardon de vous laisser, Louise.

Je vous en prie.

Il a fallu que vous soyez habile pour réussir à vous faire inviter.

C'est grâce à votre renseignement.

Si j'étais assez habile pour obtenir de danser avec vous... Je croyais que vous

finissiez votre verre.

Il est fini.

Vous êtes fâché que je vous ai demandé de danser avec moi ? Mais pas du tout,

Marie. D'autant plus que vous dansez d'une façon merveilleuse.

Vous êtes trop gentil.

J'ai une curieuse influence sur les pick-up.

Chaque fois que je commence à danser, il s'arrête.

Je me doutais que vous finiriez par casser cet appareil.

Pensez-vous.

Il marche parfaitement bien.

Je crois que je vais vendre mon train électrique pour acheter un truc comme

ça.

Au fait, qu'est-ce que vous cherchez à vendre, M. Allais ? Pour le moment, j

'essaie de me vendre moi-même.

Vous êtes sûrement un excellent vendeur, mais vous êtes un tout petit peu trop

précis.

Est-il possible que je danse si mal que ça ? Ce n'est pas ça, c'est cette

musique.

Cette musique ? Oui, elle est trop lente pour danser.

Vous voulez vous asseoir ? Oh non, continuez-moi à danser.

Arrête, c'est une musique d'enterrement, ça. Vous n'avez rien de moins funèbre ?

Si, j'ai un galop.

Ah, voilà, un galop.

Allez, tout le monde, ouvrez le galop.

On place pour le galop.

Vous ne voulez pas essayer ? Non, j'aime autant regarder les autres.

Alors, vous n'y allez pas ? Non, je vous attends.

Arrêtez tout le monde, écoutez !

Arrêtez la musique, Barrette.

Écoutez bien. Nous allons peser.

Tu calmes ! Tu calmes ! Écoutez ! Écoutez ! Ça va.

Maintenant, je crois que c'est fini.

Maintenant, tout le monde dehors. Mais avancez sans bousculade. Ne courez pas.

Allons-y.

C'est un fil à haute tension ! Tu calmes, alors ! C'est un câble à haute

tension !

Qu'est-ce qui va passer ?

N

'y allez pas ! Vous êtes fous !

Enflée ! Enflée, allez

!

Il n'y a plus de danger. Je la retiens, votre maison à flanc de montagne. C'est

bien la dernière fois, je vous jure.

Alette, ce que vous avez fait est fantastique. Et vous y êtes pas mal pris

pour un civil.

Comment un civil ? Un ex-parachutiste est quand même un civil, ici. Oh, il

faut que je vous embrasse.

Vraiment, je n'ai pas mérité ça. Oh, si, je vous assure.

Oh, il est formidable.

C'est un héros. Et si beau garçon.

Alette, vous avez encore plus de courage que je ne croyais.

Mettez-vous à côté.

Mademoiselle. Oui, une minute.

Comment ça va, ami ? Ça va.

Et quand je dis ami, je le pense. Un homme qui me sauve la vie, moi j'appelle

ça un ami.

Qu'est-ce qu'ils font là, les Indiens ? Un jamboree ? Bon, c'est pour la

cérémonie de ce soir, la danse des récoltes, la pluie, je ne sais plus

quoi. Mon cher, quand je laisserai tomber la charcuterie et les conserves

alimentaires, je prendrai sûrement un hôtel comme celui-ci.

Il faudra d'abord vous procurer un parc.

Ah oui, il faudra d'abord que je m'offre un parc.

Bonjour, Alep. Vous êtes promis ? De quoi, de l'avalanche ? Non, baiser. Ah,

vous êtes proche.

Bonjour, le héros.

Vous n'allez pas me chiner, vous aussi ? Mademoiselle, est-il possible d'avoir

quelqu'un ? Oui, madame, un petit moment.

Il vous faudrait six bras et quelques vendeuses en plus. Je sais bien, mais

aujourd'hui, Marie est sortie.

Elle aide à préparer les danses indiennes. Vous irez ? Vos danses sont

un peu sauvages, mais je m'y risquerai quand même si vous êtes à mon bras.

Ah non, Alette, elle vient avec moi. Elle me l'a promis.

Dommage.

En tout cas, il a bon goût en ce qui concerne les femmes.

J'accepte le compliment, mais je ne peux pas accepter l'invitation.

Peut-être plus tard.

En tout cas, je serai là.

Vous avez manqué un beau spectacle.

Oui, je le crois.

Vous avez vu Mlle Graham ? Oui, oui, elle est là.

Merci.

Je crois

que celle-là ne sera pas mal.

Je suis désolé, Louise.

Je pense que c'est de San Francisco pour les photos qui ont passé dans le

magazine. Ça ne fait rien, je resterai là pour regarder la danse. Je ne serai

pas long.

Ça n'aurait pas mieux marché si j'avais fait le coup moi-même.

C'est vous ? Oh, dites-donc, est-ce que j'ai une tête à jouer un mauvais tour de

genre ? Oui.

C'est pas très gai, ici.

Si on marchait un peu ? Oh, il faut que j'attende Paul. Il ne va certainement

pas tarder. Allons vers l'hôtel, il nous verra bien en revenant. Vous savez, avec

l'inter, il peut attendre longtemps.

Oui.

Oh,

passons par là. On a une plus jolie vue sur le lac.

Oh, mais Paul ne nous trouvera pas. Monsieur, monsieur, ne vous inquiétez

pas pour lui.

Bonsoir, monsieur Adams. Bonsoir, madame. Oh, monsieur Adams, vous ne

voudriez pas me photographier en costume ? Comment en costume ? C'est pour la

danse rituelle.

Il vous plaît ? Oui, il me plaît beaucoup.

Écoutez, madame Marie, on m'a appelé d'urgence au téléphone.

Voulez-vous qu'on se voit après la danse ? Je veux bien.

Il sera peut-être un peu tard, mais je vous rejoindrai.

A tout à l'heure, hein ? Si ça vous convient.

Oh, je suis contente.

Merci, monsieur Adams.

Ah, c'est vraiment très beau. Je voudrais rentrer.

Vous êtes pressée ? Vous avez déjà vu une nuit aussi belle que celle-ci ? La

nuit dernière et la nuit d'avant. Et la nuit d'avant, celle d'avant.

Ah oui.

Autrement dit, nous sommes allés trop loin.

Je crois que oui.

Je suis très flatté.

D'habitude, les femmes n'ont pas peur de moi.

Je n'ai pas peur, mais je suis fatiguée.

Êtes-vous sûre que c'est la fatigue ou la préoccupation ? Pourquoi dites-vous

ça ? C'est une question que je me pose.

D'ailleurs, il y a plusieurs choses chez vous qui m'intriguent beaucoup.

Est-ce à moi d'être flattée maintenant ? Quel genre de choses ? Paul Adams, par

exemple.

Paul est très gentil. Vous devez le savoir, il est tout le temps avec vous.

Pas pour l'instant.

Non, pas pour l'instant.

Et puis, il n'y a pas que ça qui m'intrigue.

Qu'est-ce qui vous a amené à travailler loin de chez vous ? Vous ne savez pas d

'où je viens ? On a de vous sûr.

J'ai peut-être travaillé dans les foires.

Je sais peut-être dire les pensées.

Devinez l'âge des gens et d'où ils viennent.

Vous avez 23 ans et vous êtes de New York.

Vous n'êtes pas loin de compte.

D'où vient cet intérêt soudain ? Soudain ? Il date exactement d'Adam et Ève.

Vous avez une façon de dire les choses.

Vous avez d'autres questions à me poser ? Oui.

Cette musique.

Cette musique ? Hier soir, pendant que nous dansions.

Pourquoi vous êtes-vous arrêté quand on a joué un verre pour la route ? Mais je

vous l'ai dit, c'était trop lent. Il n'y avait pas moyen de danser là-dessus.

Et c'est ce que vous avez dit, en effet.

Mais j'ai eu l'impression que ça vous rappelait quelque chose.

On ne sait pas pourquoi, il y a des musiques qui vous obsèdent.

Des airs qu'on a entendus trop souvent.

Dans une boîte de nuit ? Boîte de nuit.

Louise, qu'est-ce qui se passe ? Je ne sais pas. Qu'est-ce qu'il y a, Louise ?

J'ai dû imaginer... Je ne sais pas ce que j'ai imaginé.

Je suis horriblement confuse, je vous demande pardon.

C'est ma tête qui me joue des tours, je crois. Ne vous inquiétez pas, ce n'est

rien.

Oui, ça va maintenant.

Il vaut mieux rentrer à l'hôtel.

Regardez bien ce visage.

Katuna Itiler.

C'est le visage d'un meurtrier, un indien.

On doit remettre un diplôme à sa fille cet après-midi et ça va sûrement l

'attirer. Il se pourrait qu'il tente de la voir en se dissimulant dans les

parages. Aussi, ouvrez l'œil.

Rendez-vous à la clairière.

Je suis chargée d'une agréable mission.

C'est une grande joie pour tous ceux qui sont présents de voir une ancienne

élève, Marie Thiller, revenir à l'école où elle a commencé ses études pour

recevoir cette distinction de l'université.

Distinction qui, je suis heureuse de le dire, est un juste hommage à la

brillante élève qu'elle fut et à la jeune fille accomplie qu'elle est

aujourd'hui.

Mesdames et messieurs,

C'est avec reconnaissance et humilité que je vous parle.

Je dois remercier ceux qui m'ont guidée, car je vois se réaliser un de mes rêves

les plus chers.

Mais je n'étais pas seule à faire ce rêve.

Je le partageais avec un autre, avec mon père.

Il m'a toujours aidée de ses conseils.

Et plus que tout autre, c'est lui qui m'a fait comprendre que l'instruction

mène à la liberté.

Quand j'étais encore toute petite, il m'a donné confiance en l'avenir.

Il m'a toujours conseillé...

Dans la voie vers le bien ?

Écartez-vous, donnez-lui de l'air.

Ça va mieux, mon enfant ? Ça ne sera rien, ça doit être l'émotion.

J'ai honte de moi.

Mais non, voyons.

Stalpitasco.

Stalpitasco.

C'est une prière de mes ancêtres pour demander pardon d'une faiblesse.

Nous partons ? Vous êtes gentille, merci.

Je vais vous raccompagner.

Je suis vraiment désolée.

Je peux vous reconduire toutes les deux.

Merci, Matt, mais je crois qu'elle aimera mieux être seule.

Si vous cherchez à faire votre bonne action de la journée, vous pouvez me

payer à boire.

En quoi c'est une bonne action ?

Tunaï ne s'est pas montré. Il nous reste plus qu'à fouiller tous les coins de la

montagne pendant le jour.

Montez !

Bonjour, John.

C'est justement vous que je cherchais.

Ça tombe pile.

Monsieur Lester, j'admire votre dynamisme. Vous avez une bonne humeur et

un enthousiasme comme je n'en ai jamais.

L'enthousiasme, mais ça se commande.

Ça se tient dans la tête.

Exemple. Un jour, j'ai le cafard.

Si un client me dit comment ça va, est-ce que je vais répondre j'ai le

cafard ? Non, je dis ça va à merveille, je suis en pleine forme.

Et ça le met aussitôt de bonne humeur. L'enthousiasme ce n'est que ça, c'est

infectieux. Le mot exact est contagieux.

Vous me rappelez un de mes anciens représentants, c'était un espèce de

puriste. Il était tout le temps à me dire, vous ne mettriez pas un chiffre

faux dans votre comptabilité, alors pourquoi employer des mots faux en

parlant ?

C'est contagieux, alors.

Une bière pour moi et un autre pareil pour lui.

C'est jour de fête, aujourd'hui ? Vous l'avez dit, un verre pour la route. Ma

femme et moi, nous partons demain ou après-demain.

On ne vous regrettera.

Oui, les meilleures choses ont une fin, qu'on le veuille ou non.

C'est un petit souvenir de notre part.

Vous avez été si gentil de prendre toutes ces photos de Mme Elster et de

moi. Je vous remercie.

Ouvrez-le.

C'est une plaisanterie, je suppose.

Non, c'est très sérieux. C'est un aide-mémoire de la part de qui vous

savez.

Quand est-ce qu'on va dîner ? Alors, vous avez oublié que je vous ai invité.

Moi, oublier un gueulepon, c'est que vous ne me connaissez pas encore.

Venez me retrouver ici à 7 heures. Bon, entendu, à 7 heures.

Moi, oublier mon petit estomac.

Je ne savais pas que vous apparteniez. Je le sais.

Adams, pourquoi croyez-vous que vous êtes ici ?

Si Johnny vous a envoyé, c'est pas pour faire le coq de village avec une jeune

indienne. Qu'est-ce que vous savez d'elle ? C'est notre boulot de tout

savoir. Et maintenant, vous ferez bien penser aux affaires sérieuses.

Mais ce revolver, j'avais cru qu'il fallait que ça ait l'air d'un accident.

Il y a du nouveau. Le procureur est certain que la petite était présente.

Maintenant, nous n'avons plus le choix.

S'ils mettent la main sur elle, ils l'emmèneront en prison pour la protéger.

Et après, on sera cuit.

Il est temps de l'empêcher de se mettre à table.

J'ai compris ? Oui, j'ai compris.

Il y a autre chose que je vais vous dire.

Dans ce coup-là, il y en a deux qui sont dans le bain.

Il y a moi et il y a vous.

Si jamais Johnny Yonkers décide d'en faire disparaître au moins un, ça ne

sera pas moi.

Sur ce, je vous souhaite bonne chance.

À bientôt !

Bonsoir, Paul.

Où est Louise ? Louise ? Elle est au Grill Room.

Vous vouliez la voir ? C'est pour des photos en couleur que j'ai faites d

'elle. Elle veut les envoyer à New York.

On se voit ce soir, n'est-ce pas ? Certainement, Marie. Mais peut-être

assez tard.

Ça ne fait rien si c'est tard.

Merci pour le dîner, Alex. Vous êtes un bon voisin. Ne me remerciez pas, c'est

elle qui m'a influencé. Ne vous disputez pas. Je suis certaine que vous finirez

par devenir amis. Ça, j'en doute fort.

Comment comptez-vous passer la soirée tous les deux ? Seul. Matt. Oh, encore

ce personnage.

Louise, je vous ai cherché un peu partout. Pour quelque chose d'important

? Quand je vous invite à dîner, c'est une chose importante.

À dîner ? Mais nous n'avions pas rendez-vous ce soir. J'ai même déjà dîné

avec Matt et Joe.

Vous voyez bien qu'elle est occupée, Madame.

Vraiment, je m'excuse, Paul, mais je vous assure qu'il y a eu un malentendu.

Vous êtes tous les mêmes, les civils. Jamais capables de vous organiser.

Enfin, il n'y a pas de mal.

Notre promenade au clair de lune tient quand même. Il veut dire notre

promenade. Que ce soit à trois, à deux ou à un, vous verriez beaucoup mieux le

parc en plein jour. Quelle ingratitude.

Je le nourris et il ne me soutient même pas.

Allô, Parker ? Vous m'entendez, Parker ? Allô, Parker ? Excusez-moi.

Vous m'aviez promis de venir dîner avec moi. Vous n'allez pas me refuser de

faire une balade ? Eh bien oui, bien sûr, si j'avais promis.

Ici Parker, je suis à l'hôtel. Qu'est-ce que c'est ? Un incendie de forêt, ça a l

'air sérieux. On a retiré le foyer à 500 mètres nord-ouest du Sceau d'Urnard.

Section E.

Combien avez-vous d'hommes ? 30 pompiers et une demi-douzaine de volontaires.

C'est pas assez, je viens immédiatement.

Qu'est-ce qu'il y a ? Montez.

Montez ? Il y a un incendie.

Eh bien, il y a un incendie. Vous n'avez pas l'air très discipliné, vous.

Plus maintenant. Maintenant, je ne suis plus... Oui, je sais, vous n'êtes plus

qu'un civil.

Mais dans un cas pareil, j'ai le droit d'exiger l'obéissance de tout le monde,

civil ou pas civil.

Commandé, commandant ? Ce n'est pas le moment de plaisanter. Vous êtes un homme

énergique et j'ai besoin de vous.

Je comptais sur cette petite promenade. Ça ne fait rien, on se retrouvera

ensuite.

Pourquoi pas, Adams ? Il adore les bois.

Vous venez, Adams ? Habillé comme je suis ? Et moi, vous croyez que c'est ma

tenue de campagne ? S'il y va, j'y vais aussi.

Allez, Adams.

Voilà, ça au moins, c'est un brave.

On n'aura pas pour longtemps.

Soyez prudents, vous les trois.

Alors, vous

venez nous aider, Alain ?

Combien, sinon Barker m'accuserait d'être un incendiaire. Vous en faites

pas pour ça. Vous et Adams, mettez-vous en tue de travail. Vous en trouverez là

-dedans.

Que dit le dernier rapport ? Le feu gagne, humidité 10, vent de 15 km heure

venant du sud-ouest. Il y a du monde là-bas ? Non. Filez, je vous rattrape

dans une minute. Très bien.

Allez, en route ! Dépêchons-nous !

Allez les civils, rouillez-vous.

Amenez le matériel, vite.

On va aller voir en bas.

Allez, par ici, par ici.

Oui, Marguerite est là, elle vient d'arriver.

Pour l'instant, ça flambe dur.

Oui, on pourra le maîtriser si le vent n'augmente pas.

Le vent vient en plein sur nous. Il faudrait du renfort. Le bulldozer pourra

pas gravir la pente.

Essayez d'avoir le district.

C'est une tranchée le long de la clairière. On va tâcher de faire un coup

de feu avant que ça atteigne la crête. Allez, la moitié avec moi.

On va commencer à l'autre bout.

Allez, activons.

Activons.

C'est Jim au district.

Allô, Jim ? Ça commence à souffler dur.

Un coup de vent du sud-ouest.

Faudrait que vous m'envoyiez une autre équipe.

On dure à 20, c'est plus qu'à brassier. On n'en viendra pas à bout.

C'est ça.

Allez, tenez.

On va commencer ici.

Vous trois, vous allez me dégager une bande d'un mètre de large.

Coupez tout ce qui peut brûler. Vous irez jusqu'à la crèche.

Nous, on va abattre celui-là.

Hé, regardez ! Ça va ? Non, ils ne sont pas là.

Vite ! Hé ! Gardez

par le feu ! Essayons de faire le tour, il faut qu'on passe.

Allez ! Laissez ! Encore ! Vous nous entendez ? Attention !

J'allais bien dedans.

Attention ! Nous ne passerons pas, c'est impossible ! Il faut

allumer un contre-feu plus au nord, Combré.

Le feu progresse rapidement vers la Grande Crique.

Donnez-moi ça.

Ici Parker, regardez s'il n'y a personne servé par les flammes. Tiens, chef, c

'est Pasquine.

Pasquine, par ici !

Où est le reste de votre équipe ? Ils sont entourés de tous les côtés. Alette,

Adam, c'est le gosse. Il faut absolument les sortir de là. Il n'y a aucun moyen

de passer. Eh bien, il faudra en trouver un. Venez, vous restez ici.

Et vous, en contrefeu, vous n'avez pas vu les hommes qui mentent ? Non, on n'a

rien vu.

Ils ne pourront pas tenir le coup là-dedans.

Il faut absolument les trouver.

Mais tâchez de ne pas faire comme eux.

Entrez chez nous de gagner par là, si vous pouvez.

Allez, emmenez-vous.

Viens-t'en ici, je vais vous faire dormir.

Rensez, rensez.

Ça sera un suicide d'essayer de passer.

Retournons à l'arrière. Retournez.

On ne peut pas se tourner. Ah non, mais je venais ici.

Vous êtes complètement fous.

Calmez-vous.

Et c'est moi tranquille ou je vous tue.

Vous ne m'avez pas encore pu, allez.

Allez, allez-moi.

Je reviens par ça.

C'est pas joli, cette paix-là. Il faudrait y faire quelques points de

suture. Vous êtes garde ou médecin ? Je vous ai déjà dit qu'un garde doit savoir

à peu près tout faire.

C'est pas un métier de manchot.

Croyez-moi, Adam, je ne savais pas où je vous entraînais.

J'ai aidé à éteindre des incendies quand j'étais gosse, mais pas comme celui-là.

Nous pourrons le raconter dans nos mémoires.

Je crois que je vous dois des excuses pour vous avoir demandé de venir, à tous

les deux. Deux malheureux civils sans défense. Allez, dépêchez-vous un peu, je

suis pressé.

Après votre conduite au cours de l'incendie, vous seriez qualifié pour

être garde auxiliaire du parc national.

Vous entendez, Adams ? Évidemment, il vous faudrait faire une période d

'entraînement d'un an. Mais si vous passiez l'examen, vous seriez nommé

garde en pied.

Vous entendez, Adams ? C'est à vous que ce serait, Salette. Vous avez tout de l

'homme des bois.

Plus ça va, moins vous êtes sympathique.

Je n'ai pas besoin de votre affection.

Il me suffit que vous m'ayez sauvé la vie.

Allez, debout, l'homme des bois. Essayez de voir si ça peut aller.

Oh, c'était pas tant.

Oh, qu'est-ce qu'il y a ?

C'était battant, mais je ne peux pas marcher.

Remettez votre pantalon, je vais vous reconduire à l'hôtel.

Merci, Saint Vincent de Paul.

Paul, vous voilà.

Je ne vous ai pas vu revenir. Nous sommes entrés par derrière, nous étions

en piteux état.

Grâce à lui, il ne vous a rien appris. Non, merci.

Ça a dû être terrible.

Où est Matt ? Il n'a rien eu ? Oh, il va bien, il est monté se changer.

Marie est là.

Non, elle est partie de bonne heure.

Louise. Je suis extrêmement ennuyé. Il m'arrive une histoire.

Bonsoir. J'ai failli vous faire attendre.

Enfin, j'arrive à temps pour le clair de lune.

Monsieur Allette, on vous demande au téléphone.

La personne dit que c'est urgent.

J'y vais tout de suite.

Vous serez prête dans une heure ? Je serai prête.

Bon.

Louise, il faut que je vous voie. C'est très urgent. C'est à propos de Marie.

De Marie ? Oui, Louise.

J'ai absolument besoin de vos conseils. Je sais que Marie est votre amie et que

vous feriez n'importe quoi pour elle. Oui, bien sûr.

Mais qu'est-ce qu'il y a donc ? Eh bien, pouvez-vous m'accorder une demi-heure

avant votre rendez-vous ? Ma voiture est à la porte.

Oh, bon.

Oui, si c'est pour Marie.

Laissez-moi une minute pour fermer. Merci.

Allô, mademoiselle, je suis en ligne.

J'attends.

Matt, je vais revenir dans quelques minutes. Où allez-vous ? J'ai à parler à

Paul. Oui, mademoiselle, oui. Vous promets que je reviendrai après.

Allô, mademoiselle.

Allô.

Oui.

Je n'entends rien.

Oui.

Qu'est-ce qui se passe ? Vous les avez vus ? Qui ? Louise et Adams.

Ils viennent de partir en voiture. De quel côté ? Il y a trois routes qui

peuvent avoir prise. Pourquoi ? Écoutez, Joe, j'ai besoin de vous.

Vous êtes de la police, vous ? Police centrale de New York. Il faut que j

'arrête Paul Adams.

Pourquoi ? Venez, je vous expliquerai.

Pour un simple flirt de vacances qui a tourné trop au sérieux.

Maintenant, c'est arrivé à un point où il n'y a plus de solution.

Eh bien, je suis extrêmement surprise.

J'avoue sincèrement que je n'aurais pas cru ça. Je sais bien, Louise, mais Marie

me plaisait tellement.

Ah, si vous vouliez essayer de lui expliquer qu'elle a attaché trop d

'importance à cette histoire.

Bon, eh bien, je lui parlerai.

Pas pour vous, pour Marie.

Merci, Louise. Vous me soulagez d'un grand poids. Il faut que j'aille

retrouver Matt maintenant. Oui, bien sûr. Je regrette de vous avoir retardé.

Nous interrompons notre émission pour vous faire entendre un message de la

garde du parc national.

Ne quittez pas l'écoute.

Voici un appel à toutes les personnes de la région.

Au séjour.

Nous demandons à chacun de nous signaler la présence du nommé Paul Adams.

J'en répète, Paul Adams, dangereux gangster new-yorkais.

On pense qu'il a kidnappé Louise Graham dans l'intention de la tuer.

Adams conduit une décapotable couleur crème.

La voiture est parquée en direction du lac.

Elle ne sait rien d'autre.

Elle était en bas du ravin.

Il y a combien de temps ? À peu près une heure. À peu près une heure, selon son

estimation. À peu près une heure.

Louise ! C'est moi, Joe.

Ça va bien ? Oui, ça va.

J'ai envoyé Matt vous chercher en bateau.

Restez là-bas, je vous retrouverai plus tard.

Bon, c'est entendu.

Nous demandons à chacun de nous signaler la présence du nommé Paul Adams.

Je répète, Paul Adams, dangereux gangster new-yorkais. On pense qu'il

a... Voulez-vous redemander la chambre de M. Paul Adams ?

Paul,

j'ai essayé de vous téléphoner.

Je suis là, Marie.

Je t'ai tellement inquiète. Vous êtes en retard de deux heures. Je suis navré.

Je n'ai pas pu faire autrement.

Il est arrivé quelque chose ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Dites-le-moi. Oh, rien du tout. C'est trop ridicule pour

qu'on en parle. Je vous en supplie, dites-le-moi.

Marie, je suis sur le point d'être arrêté. D'être arrêté ? Tous les gardes

sont à ma poursuite. Les routes sont surveillées et on a placé des barrages à

tous les croisements. Tous les habitants de Glacier Park recherchent Paul Adams.

Mais pourquoi ? Je vous l'ai dit, c'est ridicule. Une affaire où je n'ai

absolument rien à voir.

Mais, vous ne pouvez pas me le dire ? Marie...

Ma voiture avait été volée devant chez moi et elle a servi à des cambrioleurs.

Mais ce n'était pas vous. Évidemment non. Et pour le prouver, il faut que je

rentre à New York avant que la police ne me trouve.

Je me suis caché pour rentrer dans l'hôtel.

C'est pourquoi il faut que nous partions ce soir.

Vous voulez venir avec moi, n'est-ce pas ? Vous savez bien que oui.

Mais si vous n'avez rien fait, alors... Écoutez, Marie, ma famille est bien

connue dans l'Est.

Je ne peux pas me permettre de risquer un scandale, même étant innocent.

Si je suis arrêté, le mal sera fait.

Alors partons tout de suite.

Je vais laisser un mot à Louise, elle serait inquiète. Ne lui parlez pas de

nous.

Dites-lui seulement que vous lui donnerez de vos nouvelles.

Vous croyez qu'il y a un chemin par lequel on peut sortir du parc national

sans être repéré ? Oui, par la passe de Mahotopa.

Bon, dépêchez-vous.

Il va falloir vous changer.

Vous auriez pu vous éviter pas mal d'embêtements si vous aviez dit que vous

aviez assisté au crime au lieu de vous sauver. Pour me transformer en

personnage de jeu de massacre ? Avec Adam Sabotrous, vous étiez massacré

quand même.

Encore les fusils rouges.

Il doit toujours être en liberté.

Johnny Yonkerst est aussi.

Il a déjà avoué qu'il a tué.

Il compte invoquer la légitime défense.

C'est pour ça que je vous ramène à New York.

Est-ce tard de voir, monsieur Allett ? C'est aussi par égoïsme.

Je n'ai pas envie de me faire des cheveux blancs en pensant que quelqu'un

veut prendre pour cible la femme de ma vie.

Où êtes-vous allé chercher une pareille idée ? Vous savez, je viens de me rendre

compte que je suis amoureux d'un pigeon d'argile.

Matt, comment la police a-t-elle su que j'avais assisté au crime ? On le

supposait, on n'en était pas sûr.

Mais on a interrogé le concierge de la maison voisine.

Il a entendu qu'on jouait du piano.

Qu'on tapetait toujours le même air avec un doigt.

Il a entendu tirer et il a vu une femme s'enfuir.

Il faisait noir et il n'a pas bien distingué.

Mais d'après sa description, ça pouvait être vous.

C'était moi.

Je revenais voir si j'avais bien fermé ma caisse.

Et au lieu de ça, j'ai vu ce que vous savez.

C'est ce que nous avons pensé.

Et il fallait que j'en fasse la preuve.

Et en même temps que j'empêche Junkers de vous faire tuer par un de ses hommes.

Il ne va pas réussir.

Oui, mais comment avez-vous soupçonné Paul Adams ? J'ai demandé à New York des

renseignements sur lui.

Quand je les ai obtenus, il était presque trop tard.

Marie. Quoi ? Elle ne sait pas qu'Adam s'est atteint de peur.

Il faut l'avertir.

C'est tout ce qu'elle dit. Je pars pour New York. Je vous écrirai dès mon

arrivée, Marie.

Oui.

Nous passons tout de suite vous voir.

Parker voudrait vous parler.

Il sait où est Paul ? Il pense qu'il a dû sortir du parc avant que les routes

ne soient bloquées.

Hé ! Il y a un poste de police près d'ici.

De police ? Qu'est-ce qui se passe ? Il y a une voiture qui vient de rentrer

dans le décor. Je dormais dans mon sac de couchage en attendant l'heure de

pêcher et j'ai été réveillé par un vent épouvantable. C'était une voiture qui

fonçait dans les arbres. Le type devait sûrement être sous. Il a fait une

embarnée en plein dans le bois. Comment est la voiture ? C'est une décapotable

couleur crème. Elle doit être de 51 ou 52.

C'est la sienne. Vous pouvez me montrer où c'est ? Naturellement. Venez.

Je t'ai dit, le temps que j'arrive, il n'était plus là.

La police est après lui, hein ? Oui.

Il devait avoir une autre voiture toute prête. Il a abandonné celle-ci pour nous

dépister. Je n'en suis pas tellement sûre. Ah non, pourquoi ? Il y a près d

'ici une piste qui conduit à la grotte des vents où les Indiens se cachaient

autrefois. Je m'y suis promenée avec Marie.

La grotte est loin d'ici ? Oui, assez loin, et le chemin est dangereux.

Prenez la voiture et allez chercher Parker.

Mais vous vous perdriez sans moi.

Louise, Adam se cherche à vous tuer. Je le sais, mais il m'a déjà raté une fois.

Je m'appelle Alette. Voudriez-vous me rendre un service ? Voulez-vous

téléphoner aux gardes du parc national ? Vous leur expliquerez ce qui s'est passé

? Dites-leur que j'essaie de retrouver Adams. Avec plaisir. Contégeons-moi.

Merci.

Oui, ne quittez pas. Voilà, vous pouvez parler, c'est votre journal.

Allons. Ici Beaune, donnez-moi la rédaction. Tout ce que je sais, c'est qu

'il a essayé de la tuer. Elle n'a donné aucun détail. Où est-elle maintenant ?

Elle est partie avec M.

Hallett à leur poursuite.

J'avoue que ça me renverse.

Qui aurait pu soupçonner ce garçon ? Tu aurais donné le bon Dieu sans

confession. En tout cas, elle l'a échappé belle.

Vraiment, c'est terrifiant. Chasseur ! Madame et moi, nous partons. Vous

porterez nos bagages à la voiture.

Bien, monsieur.

Nous approchons de la grotte des vents. Où est-ce ? Là-bas, dans ce creux.

Restez là, je vais y aller.

Matt ! Cachez-vous, c'est Adams !

C'est Katunai.

C'est Katunai, ce n'est pas la dame. N'avancez pas, Louise, n'avancez pas.

Vous êtes folle. C'est Katunai, il croit qu'on peut l'arrêter.

Il ne nous tuera pas.

Katunai, ce n'est pas vous qu'on cherche.

On essaie de retrouver Marie.

Elle est en danger.

Katunai, je vous ai vu dans le grenier de l'école et je ne vous ai pas dénoncé.

Je ne vous trahirai pas.

Marie est en danger de mort !

Pourquoi

Marie est en danger de mort ? Hier soir, un homme qui s'appelle Paul Adams a

essayé de me tuer. Il a réussi à entraîner Marie avec lui. Il y a des

chances pour qu'il soit passé par ici. Vous n'avez rien vu. C'est peut-être lui

qui les cache.

Oh, Katunaï, Marie ne sait pas à quel homme elle a affaire. Elle court

vraiment un grand danger.

N'oubliez pas qu'Adams est un tueur.

Y a-t-il un chemin pour sortir du parc que Marie puisse connaître ? Par le

glacier. Mais c'est dangereux. Dépêchons-nous.

Il y a des crevasses sous la neige. Marie risque sa vie si elle y passe.

Je crois qu'il faut rebrousser chemin.

Rebrousser chemin ? Je suis désolée, Paul. Je sais que c'est ma faute.

Nous aurions dû tourner deux kilomètres plus bas.

Je croyais que vous connaissiez le chemin. Nous sommes perdus maintenant.

Ce nous a seulement retardés.

Maintenant, je m'y reconnais.

Le matotopa.

Vous voyez, je vous le disais.

Cette gorge conduit de l'autre côté du glacier et ensuite on sort du parc.

Alors, marchons.

Le matotopa.

Nous allons bientôt arriver au glacier.

Nous sommes encore loin. Nous approchons.

Voilà le glacier.

Mais après, c'est long.

Non, pas très.

Pas très.

Qu'est-ce qu'il y a là ? Non !

Vous pourriez atteindre Marie.

Adams ! Rendez-vous, vous n'avez aucune chance d'échapper.

Laissez la tête.

C'est Alette. Alette ? Pourquoi tirez-vous sur lui ? Décidons.

Je vais la voir.

Pas encore.

Sinon, la surprise.

Louise, faites-lui savoir que vous êtes là.

Paul ! Paul !

Paul, vous feriez mieux de descendre.

C'est Louise.

Restez là et bouclez-la, nom de Dieu.

Il faut sortir d'ici.

Ne levez pas la tête.

Allez, passez devant et couriez-vous.

Il ne faut pas qu'il passe.

Tirez encore.

On ne l'aura jamais comme ça.

On va le prendre à refaire. Attendez.

Prenez mon fusil et empêchez-le de bouger.

Donnez votre revolver.

Je vais faire le tour et passer au-dessus d'eux. Bon.

Oh, il s'est monté !

Avance devant moi.

Dépêche-toi.

Matt.

Vous êtes blessé ? Non, ça va.

Il s'est sauvé.

Il est allé vers le glacier.

Où est la corde ? J'espère qu'on ne l'a pas perdue. Je vais la chercher.

Ne tirez pas.

Je vous ai dit de rester là-bas.

Matt !

On

va laisser les chevaux ici.

On ne peut pas traverser.

Timon, avance !

Son revolver ! Non ! C'est un poney !

Restez immobile.

Je vais passer la corde autour de vous.

Restez parmi nous.

Ne bougez pas.

C'est fini.

Alette ! Alette ! Louise ! Elle n'a rien.

Où est passé Adams ? Mort.

Dommage que vous soyez dans la police. On vous aurait pris comme garde.

Vous êtes trop gentil.

Mais le climat de la montagne est trop dur pour moi.

Qu'est-ce que vous allez faire d'un coco pareil ? J'en ferai un mari.

Tiens oui, c'est une idée.

Au revoir.

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