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Je suis un américain et j'ai tué des américains.
Je suis un être humain et j'ai tué des êtres humains.
Et je l'ai fait au sein de ma société.
Redmond ! Redmond ! Tu peux me donner un coup de main ?
Salut, maman.
J'espère que t'es contente.
Parce que je viens de les tuer tous les deux.
J'ai tué grand-mère et grand-père.
Edmund.
Je m'attendais à ce que tu sois bien plus enthousiaste que ça.
Regarde-toi.
Tu es en train de rêvasser.
J'étais dans mes pensées.
Il faudra que tu évites de faire ça lorsque tu discutes avec quelqu'un.
Ça peut être très déroutant.
D'accord, très bien.
Désolé. Ne t'en fais pas, ce n'est pas grave.
Ton carrosse t'attend, mon garçon.
Alors...
Souviens-toi de tout ce dont nous avons parlé ensemble, et ça va aller. Tout se
passera bien.
Et... Si jamais tu te retrouves dans une situation peu confortable, je t'en
prie... Appelle-moi.
Mais non, enfin, je veux dire oui.
Docteur, je le ferai.
Je vous appellerai. Oui, mais j'ai compris ce que tu voulais dire, fiston.
Tu étais un garçon en arrivant.
Tu t'en vas en homme.
En homme ? Exact.
Tu découvriras un monde dehors qui a évolué en ton absence.
La pire chose à faire serait d'essayer de le rattraper.
Tu as payé ta dette.
Aujourd'hui, tu ne dois plus rien à personne.
C'est bien clair ? Oui, docteur.
Bon courage, Edmund.
Oh, et Edmund, une dernière chose.
Dans l'intérêt de tout le travail que nous avons accompli ensemble, je t'en
prie, reste loin de ta mère.
Salut, maman.
Ça grossit.
Eh bien, là-bas, y a rien à faire à part manger.
Et te faire soigner ? Et ça aussi.
T'as faim ? Il y a de la bière au frais.
En fait, j'ai besoin d'aller aux toilettes.
Ah, elles sont juste là, vers la chambre d'amis.
T'y dormiras.
Si t'as faim, la cuisine est au fond.
Je te ferai pas à manger.
Ma chambre a une salle de bain, mais je refuse que tu l'utilises. Compris ?
La
guerre
provoquait de graves divisions dans notre pays et était critiquée par nombre
de nos alliés, mais aussi par nos ennemis à l'étranger.
T'as dû voir qu'il n'y a pas de papier toilette. Alors, si c'est la grosse
commission...
Eh
bien,
mon vieux, il semble qu'on soit face à un chemin semé d'embûches.
Merci, Seigneur.
Il sait enfin comment se laver les mains.
Oui. Si seulement j'avais une serviette pour les sécher.
Au fond du couloir, dans le meuble, petit génie.
Écoute, je ne serai pas là ce soir, alors j'imagine que tu préfères rester
ici pour t'installer.
Oui.
C'est ma première nuit après avoir été enfermé cinq ans. Pourquoi je voudrais
fêter ça ? Ce n'est pas ma faute s'ils t'ont fait sortir un samedi.
Ouais, j'aurais dû demander à sortir un jour qui t'arrangeait mieux.
Petit malin.
Merde, la voilà.
Fais l'entrée, dis-lui que je m'habille et... Tu es déjà habillée.
Commence pas.
Et ne lui dis pas que t'étais dans un asile de fous, c'est... J'ai dit autour
de moi que t'étais avec tes grands-parents.
En quelque sorte, on peut dire que c'est le cas. Je te demande de pas me faire
honte.
Oh, salut.
Clarnel est là ? Elle m'a dit de vous dire qu'elle s'habille.
Oh. Eh bien, je peux entrer ? Oh, bien sûr.
Pardon. Je m'appelle Sally.
Moi, c'est Ed.
Enchanté. Je sais.
Elle m'a beaucoup parlé de toi.
Vraiment ? Oh, bien, ça lui est arrivé, oui. Qu'est-ce qui se passe ?
Rien. On peut y aller ? Oh oui.
C'était un plaisir, Ed.
Ravi de vous avoir rencontré. Bon sang, allons-y.
Et toi, tu me brûles pas la maison, c'est clair ?
Papa ?
S'il te plaît, t'en vas pas. Mon grand, viens là.
Hé.
Ça ne pleure pas un soldat, pas vrai ? Encore moins un grand comme toi.
Salut ! Écoute.
Entre ta mère et moi, c'est... On n'arrive plus du tout à s'entendre.
Elle me déteste.
Non, ce n'est pas vrai.
Elle ne te déteste pas.
Fiston, tu es spécial.
Et un jour, crois-moi, ta mère
et le reste du monde s'en apercevront.
Tu leur montreras.
Ne l'oublie pas.
Tu diras à tes sœurs.
Que je les aime et que j'appellerai une fois installés.
Je t'aime, fils.
Où tu crois aller comme ça ? Papa a oublié ses disques. Viens ! Je serai
sagement.
Va en bas.
Allez, Lascar, debout et tu l'es. Debout là-dedans.
Allez, Lascar, on se réveille.
Je te laisserai pas ici sans rien faire.
Sans rien faire ? Mais ça fait même pas 24 heures que je suis arrivé.
Eh ben alors dis-moi, petit malin, combien de temps je vais devoir te
laisser paraisser avant que tu bouges tes grosses fesses pour trouver un fichu
travail ? Sûrement plus que 24 heures.
Je me lève.
Je me lève.
J'ai un cadeau pour toi.
Vraiment ? T'es pas obligé de faire comme si c'était un exploit.
Qu'est-ce que c'est ? Un autocollant de l'université.
Je vais travailler à l'atelier de théâtre avec toi ?
Jamais l
'empothécté ne viendra dans l'enceinte de mon travail.
Te voir sur scène dans Mort d'un commis voyageur dans le rôle de Willy Loman.
C'était hilarant.
Alors, ça va me servir à quoi ? C'est pour que tu me déposes et me récupères
sans me faire honte quand on te demandera ce que tu fais là.
Tu m'as pourtant dit que je ne devais pas approcher de ton travail.
Non, j'ai dit dans l'enceinte.
Puis je pourrais avoir besoin d'un chauffeur et t'es un peu mieux que le
bus.
Tu vas t'acheter une voiture ? Oui.
J'imagine que j'ai pas le choix.
C'est certain. En Californie, seuls les flemmards et ces fichus hippies n'ont
pas de voiture.
Toi non plus, t'as pas de voiture.
C'est une épave.
Ouais, mais qu'est-ce que t'as contre les hippies ? T'as bien entendu parler
de Manson à Los Angeles ? Des hippies, autant qu'ils sont.
Mais c'est un peu faire un amalgame, ça, non ? Ça me plaît absolument pas.
Oh, il y a des céréales dans la cuisine, si tu veux.
Edmund ! C'est l'heure du dîner ! Mon Dieu ! Oh non, Seigneur !
Edmund ! Edmund, qu'est-ce que t'as fait ? Tu regardes quoi, comme ça ?
Dis-moi, il est à qui, ce chat ? T'occupes pas de ce fichu chat.
Je veux juste savoir à qui il appartient.
T'en occupes pas, ok ? Très bien.
Non.
Et n'oublie pas de faire la vaisselle. Je vais la faire.
Je t'ai inscrit le numéro de mon travail en cas de besoin. Et il y a de la
charcuterie dans le frigo si tu veux pour ce midi.
Merci m'man.
Et tu vas laver ton bol.
Je t'ai dit que j'allais la faire m'man, c'est bon.
Ne me parle pas sur ce ton là. Tu dis que tu vas le faire, mais tu ne fais
rien du tout.
Je me demande comment tu peux me connaître autant sans m'avoir vu pendant
six ans.
Viens pas me dire que c'est à cause de moi. C'est pas ma faute si t'as été
envoyé dans cet endroit. T'es sûre, maman ? T'es sûre ? Mais t'es vraiment
qu'une ordure.
Ouais, une ordure, exactement, comme ma mère.
Comment oses-tu me parler de cette façon chez moi ? Si tu peux pas me respecter,
moi ou cette maison, alors tu te tires d'ici, c'est bien compris ? T'es
réveillé ? Oui, maman.
T'as nettoyé ta porcherie ?
Je le ferai en rentrant. Je vais être en retard au travail. Faut vraiment être
désespéré pour être prêt à te payer pour que tu travailles pour eux.
C'est... C'est très encourageant, maman.
Nettoie cette foutue chambre !
Les
répétitions vont durer plus longtemps ce soir.
Les enfants sont aussi mauvais que tu es laid.
Ne m'attends pas.
Je t'ai fait à manger.
Bon appétit.
PS. Nettoie cette fichue chambre.
Ma... Ma...
Enfin, je vais prendre la même chose.
Désolée, la réunion avec les parents des frères Johnson s'est éternisée.
Oui, ça nous fait perdre du temps.
C'est pas grave.
Merci, Jazz.
On peut avoir comme d'habitude ?
Tu les connais ? Il a déclaré que Santa Cruz était la capitale mondiale du
meurtre.
Attends.
Sally.
Sally. Tu les connais ou pas ?
Je les ai déjà vues. Où ça ? Ici.
Elles travaillent au tribunal, je crois.
Arrête d'être paranoïaque. Je veux juste pas perdre mon boulot à cause d
'accusations à notre sujet.
Relaxe.
Alors, il va bien, le crétin ? Il a une voiture, un boulot.
Où ça ? Division des autoroutes.
Il doit ramasser des déchets.
J'imagine que ça réduit les tensions.
Pas vraiment.
C'est même pire, en fait.
Alors mets-le dehors.
Tu sais, j'aimerais avoir une relation normale avec lui, mais à chaque fois que
je le regarde, je vois son père ou je revois les choses qu'il a faites plus
jeune et ça me rend malade.
Il y a vraiment quelque chose qui cloche.
Les regards qu'il jette.
Peut-être que les psys l'ont pas soigné, finalement.
Tu pourrais le renvoyer là-bas ? Non, je peux pas faire ça.
Quand on ira en Europe, je lui dirais de se trouver un logement.
Et lorsqu'on viendra, il sera parti.
Six semaines, c'est assez pour trouver un endroit.
Même pour lui.
En tant que mère, je me sens coupable, mais... Il va vraiment pas bien.
D'ailleurs, en parlant du voyage, je ne pense pas pouvoir y aller.
Quoi ? Désolée.
Sally en prévoit ses vacances depuis des mois. Je sais, je sais.
T'as encore le temps de récupérer ton argent.
Je l'ai récupéré hier.
La totalité.
Je vais y aller.
Avec ou sans toi ? Mais, Clarnelle !
Jazz, sers-moi un shot de whisky.
Regarde, il y en a un autre avec ton nom, Bighead.
Merci.
De rien.
Non, laisse.
T'es sûr que tu veux écouter ces conneries ? Bah ouais, mec. J'ai un
cousin là-bas.
Il a tué des viettes ? Tu sais, il m'a dit dans un courrier qu'il a déjà tué
plus de 50 personnes.
Il avait une photo de lui avec une tête coupée dans la main.
Les viettes, ils sont pas humains.
Pas sûr qu'il pense pareil.
Je lui ai répondu. Je lui ai demandé ce que ça faisait.
Moi, je peux te le dire.
C'est la vérité, alors ? Je le savais ! Ok.
Pourquoi ?
Je voulais savoir ce que ça faisait de tuer grand-mère.
Ravi pour toi, Bighead.
T'es un vrai taré, toi.
Il y a tout qui va trop vite.
Et pas suffisamment vite. Tu regardes quoi, comme ça ? C'est quoi ce que tu
manges ce midi ? Salade d'œuf ? Ah oui, avec la chaleur, ça sent pas trop
mauvais, j'espère.
T'es trop dingue pour moi.
T'inquiète, c'est pas contagieux.
Eddie... Eddie ! Laisse-moi sortir, s'il te plaît ! S'il te plaît, laisse-moi
sortir ! Occupe-toi de ta mère ! Au secours !
Eddy ? Je le laisse sortir ?
S'il te plaît, maman, je serai sale ! Ferme-la !
Oh, espèce de morveille bon à rien ! Maman, je pensais qu'il y avait quelque
chose dans la...
Encore tes sept années western ? T'en as donc pas marre de regarder ça ? Si j'en
ai marre du Duc ? Ça jamais.
Va me chercher une bière, Laska.
Laisse-moi tranquille, s'il te plaît. Mais pourquoi t'aimes regarder ces films
? Plein de types aiment le Duc.
Mais la plupart des hommes n'ont aucune raison de se sentir inférieurs.
Sinon, je change de chaîne.
Franchement, John Wayne, c'est la définition de la vérité et tout le
contraire de toi.
Non, laisse-moi tranquille, s'il te plaît.
C'est juste que tu dois te sentir mal de regarder un homme pareil faire des
choses si viriles.
Et toi, ça te fait quoi de savoir qu'un homme pareil...
Te donnerai même pas l'heure.
T'as dit quoi ?
Tu as eu trois maris que tu n'as pas su garder, alors. Pourquoi ils seraient
intéressés par toi ? Espèce de sale petit... Ils sont tous partis à
cause de toi !
Le dernier type, tu l'as rencontré après que j'ai été enfermé.
Je doute fort que tu lui aies parlé de moi.
Oui, je le savais.
Un jour, il faudra bien que tu acceptes que je ne suis pas la cause de tous
tes problèmes.
Bonne nuit.
Tu n'es pas la cause de mes problèmes.
C'est toi mon problème.
C'est ça, va-t'en.
Tu ne vois pas ton cher duc se sauver devant une femme.
C'est donc si difficile de faire un pas sans cela.
Pourquoi ? Cette arme.
Débile, laisse le bébé tranquille.
Tu ne rentres pas pour le dîner ? Très bien.
Billy, repose les allumettes.
Nervin est un relaxant destiné à soulager les tensions nerveuses légères.
Vous ne serez pas transporté dans un autre monde. Il vous aidera simplement à
mieux vivre dans celui-ci.
Ouvre la porte, Duc ! Ouvre cette fichue porte !
Je dois te montrer un truc.
Je vais te montrer pourquoi il me regarderait.
Il me prendrait tellement fort.
Pendant que ton père et toi, les moviettes, vous vous touchez votre petit
engin, Il me prendrait ! Oh, si fort ! J'ai joué dans un
tramway nommé « Désir ». La cruauté délibérée n'est pas
pardonnable.
C'est la seule chose dont j'ai jamais, jamais été coupable.
J'ai tellement hâte. Ah oui ? Si tu savais.
Je veux faire la fête et avoir un week-end loin de l'école. Moi, j
'appréhende de le voir.
C'est vrai ? Ouais. Mais pourquoi ? Je sais pas, je suis stressée.
Tu vas trop t'amuser.
Tu crois ? Tu vas voir. Ouais.
Ok. Et c'est juste de te la jouer cool une fois là-bas ? Ouais.
Ok.
Mais tu sais, je te jure que je suis complexée maintenant. Parce qu'à chaque
fois qu'on doit sortir quelque part, tu me dis toujours que je dois me la jouer
cool.
Quoi ? Mais non ! Oh si.
C'est comme si dès qu'on allait quelque part, t'avais peur que je te fasse
honte. T'as trop fumé, ma parole.
Je pense que c'est ton mécanisme de défense.
Tu veux que je passe pour une ringarde, et comme ça, toi, t'es la fille géniale.
Écoute, t'as tort.
T'es vraiment ringarde.
C'est ça, ouais.
Vous voulez que je vous dépose ?
Alors,
où est-ce que vous allez ? Stanford, pour voir nos copains.
Stanford ? C'est pas vraiment sur mon chemin.
Déposez-nous où vous pouvez, c'est très gentil.
Oui, merci beaucoup, monsieur.
C'est quoi tout ce plastique ? Pour mon travail.
Vous faites quoi ? Eh bien... J'adore conduire.
Oh ! Dans la division des autoroutes, je suis signaleur. Le genre de gars qui
contrôle la circulation.
C'est cool.
Vous travaillez dehors ? Ouais, c'est ça.
Monsieur, je veux pas être embêtante, mais... Vous êtes sûr que c'est par là ?
Ça ne dure jamais longtemps.
Je vous demande pardon ? On s'amusait bien, pourtant.
Vous pouvez nous déposer ici.
Vraiment, ça nous va ici.
Monsieur, vous nous faites peur.
Mettez-vous sur le côté, on va finir à pied.
S'il vous plaît, monsieur, ça nous va ici, c'est bon. Je vous en prie,
arrêtez. C'est très bien là.
Pitié, garez-vous ici. On va continuer nous-mêmes.
Pitié, arrêtez-vous là.
Amour de Dieu, ferme-la, bordel, ou je te tire dans la tête !
Soyez sages et vous verrez qu'en moins de deux,
ce sera terminé.
Qu'est-ce que vous nous voulez ? Tu sais ce que je veux.
Écoute, continue.
Tu l'ouvriras la porte.
Elle est juste là.
Viens.
Viens là.
Tente quoi que ce soit.
Et j'explose la poitrine de ta copine. Ça va aller.
Ça va bien se passer.
Bouge pas.
Suis-moi.
Vas-y, monte.
On dirait rien à personne.
Tu préfères que je vous tire une balle dans le ventre et que je vous laisse
ici, vous vider lentement de votre sang ? Alors monte.
Attention la tête.
Allonge-toi.
Mets-toi sur le ventre.
... ... ...
Qu'est-ce que tu regardes ? Maman, qu'est-ce que tu fais là ? J'ai pris un
taxi puisque t'étais pas là comme tu me l'avais promis.
Imbécile.
C'était aujourd'hui ? C'est quoi ça ? Oh, juste des photos.
De quoi ? Des photos avec mes amis.
Oh, toi, t'as des amis ? C'était
bien ton voyage ? Ça t'intéresse ?
Oui, et c'est pour ça que je te demande.
T'es vraiment qu'un crétin.
Pourquoi je me fatigue autant ? Va me chercher de l'eau de valise, il me faut
une bière.
Si t'as pas déjà tout bu.
Et pourquoi t'as pas répondu au téléphone, bon sang ? J'ai laissé sonner
mille fois.
Ah, tu me dois 5 dollars pour le taxi, espèce d'abruti.
Bienvenue à la maison, ma... Oh, mais que t'es bête ! Pourquoi avoir fait
semblant d'oublier ? J'avais sans doute peur qu'à cause de ma bonne action, tu
fasses une crise cardiaque. Tiens, c'est pour le taxi. Oh, pauvre Nico.
Et c'est pas tout. J'ai réservé une table pour ce soir.
Oh, je vais pas pouvoir, mon grand.
Je dois voir Sally. Elle m'a dit qu'elle allait se rattraper pour pas être venue
en vacances.
Une prochaine fois, ok ? Bien sûr.
Je vais prendre un bain.
Et n'oublie pas ma valise.
– Sous-titrage FR 2021
Je t'avais dit de me laisser mourir.
La sécurité t'a embêté ? Non.
Je les ai même pas vés.
Tant mieux.
Crevez les vendus ! Hé, faites l'amour, pas la guerre, bande de sales
capitalistes ! Quoi ?
Il n'y a pas de problème ?
Sous-titrage ST' 501
Désolé. Qu'est-ce que vous faites là toute seule sur ce banc ? J'avais un
changement, mais Sophie Chubus est en retard.
Écoutez, je veux surtout pas vous faire peur, mais il y a... Il y a des choses
horribles qui se passent par ici.
Des jeunes filles se sont fait tuer.
Oui, je sais, on en entend parler partout, mais en fait, il faut vraiment
que j'aille en ville.
Écoutez, je... j'ai pas trop le temps.
Mais ça me plaît pas du tout de vous laisser seul ici et attendre.
Il y a un autre arrêt de bus à quelques kilomètres d'ici.
Il est devant une station-service.
Au moins, je serai pas au milieu nulle part, vous voyez ? Eh bien, c'est
parfait ! Allez, venez !
Non,
c'est important de savoir s'entraider.
Je m'appelle Ed, au fait.
Toi, t'as des amis ? Il y a un rouleau de
Sparadrap, là, dans la boîte à gants.
Passe-le-moi.
Est-ce que vous êtes nerveux ?
Mais
ma bouche n'est pas si grande.
Ouvre la bouche, voir si tu peux le retirer.
Bien.
Monte sur les sièges arrière.
Elles sont dans la voiture.
John Wayne est la définition de la vérité, tout contraire de toi.
Comment j'ai pu porter ça ? Oui, un cruel manque de goût.
Mais bon, si t'étais venue... Je ne veux plus qu'on parle de ça.
Je voudrais juste savoir pourquoi.
Laisse tomber, Clarnel.
Ça n'a pas d'importance.
Dis-moi, tu as invité des types récemment ? Les gars sont nasses.
Certaines filles le sont aussi.
Ça, je le sais.
Si les femmes n'avaient pas supporté un bon à rien, on pourrait être
présidentes.
Ça en ferait, des présidentes.
Tu vois ce que je veux dire.
Et si on allait dans ta chambre ? Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, mon sale
minable de fils vit encore ici. La prochaine fois que tu voudras faire une
allusion.
Tu te rendras peut-être compte que ce microscope que tu utilises pour juger
les autres...
S'il était pointé sur toi, ce serait deux fois pire.
Mais bon sang, Clarnel, de quoi tu parles ? Je ne faisais aucune allusion.
Je disais juste qu'on devrait aller dans ta chambre avant qu'il ne rentre. Oh,
donc je devrais marcher sur des œufs dans ma propre maison.
Je ne rentrerai pas dans ton jeu cette fois-ci.
Mais quel jeu, bon sang. C'est reparti. T'as annulé nos vacances et tu m'as
laissé y aller toute seule.
Tu te mets à boire, tu deviens odieuse, tu cherches le conflit. Ça ne prendra
pas cette fois.
Va te faire, je ne suis pas odieuse.
Et me tourne pas le dos.
Malady, tu m'as fait peur.
Désolé, Madame Allette, je ne vous avais pas vue.
Je t'en prie, ça fait cent fois que je te dis de m'appeler Sally.
C'est vrai.
Désolé.
Ta mère est une fois de plus de mauvaise humeur.
Ça fait quinze ans qu'elle est de mauvaise humeur.
Un petit conseil. Prends une bière, va dans ta chambre, ferme la porte et
laisse passer la tempête.
Entendu.
Mais dis-moi, ton coffre a l'air ouvert.
Merci, oui.
Il ne se fermera pas comme ça. Il faut le soulever avant.
Bon sang, Eddie ! Pardon.
Tu aurais pu me blesser. Désolé.
Pardon. Je vous prie de m'excuser.
D'accord.
Je vais rentrer et aller me coucher.
Ça fait suffisamment de folie pour une seule soirée.
Vas-y ! Tiens, tiens, tiens.
Le retour de l'idiot prodige.
Je vois que t'as fait fuir Sally.
Elle a une grande bouche.
Ben voyons.
Je peux savoir ce que ça veut dire ? Rien, m'man.
Non, c'était pas rien. Tu sous-entendais quelque chose.
Non, m'man, vraiment pas. Je... Je veux juste prendre une douche.
Pourquoi t'as besoin d'une douche ? C'est pas comme si t'avais travaillé
aujourd'hui.
J'ai... J'ai violé et assassiné une fille. J'ai son odeur partout sur moi.
Tu le sens pas ? Quoi ? Mais comment il peut trouver ça marrant ?
Et
puis ensuite, je lui ai tiré dessus.
Edmund, que s'est-il passé ensuite ? Eh bien, vous savez, elle est... morte.
Grand-mère ? Grand-mère ?
Grand-mère ! Excusez-moi de vous interrompre, monsieur Kemper,
mais... vous faites passer le meurtre de votre grand-mère pour un accident ? Eh
bien, c'est... c'est pas comme si je l'avais fait intentionnellement.
Alors comment expliquez-vous les coups de couteau ? Je... Je... Enfin, j'ai
paniqué.
Vous savez, j'avais pas de raisonnement logique à ce moment-là.
Et dans ma tête, je... Je me suis dit que je pourrais peut-être faire comme si
un cinglé était entré et l'avait tué. Comme ça, j'aurais pas eu besoin d
'expliquer à grand-père ce qui s'était passé.
Tu peux me donner un coup de main ? Edmund ?
Voilà
comment
ça s'est passé.
J'ai comme le sentiment, Edmund, que... vous racontez les détails du... meurtre
de vos grands-parents de façon... presque passive et...
C'est comme si vous n'étiez que spectateur.
Lors de nos sessions ensemble, je disais à Edmund que s'attarder sur le passé
était contre-productif et qu'il valait mieux pour lui qu'il se concentre sur le
moment présent.
Monsieur Kemper, vous devez comprendre que cette commission a aujourd'hui la
lourde responsabilité d'évaluer votre santé mentale.
Ainsi, nous devons éviter...
De se livrer à des conjectures sur la pertinence thérapeutique et nous baser
uniquement sur votre passé.
J'imagine qu'il est important pour vous.
Est-ce que ces bavardages incessants vont continuer ? Je commence à être là
de voir que tout le monde s'occupe de me donner des avis que je n'ai pas demandé
sous prétexte que l'on va se marier.
Monsieur Kemper.
Je me souviens de ce moment.
Quand j'étais enfant, j'avais pu voir... Maman...
Me faire un sourire. C'était un sourire radieux.
Un sourire... Que par la suite, je n'ai jamais
revu.
Nous sommes tous le fruit de nos expériences, et bien qu'il soit
néfaste de demeurer dans le passé, mais aussi de le nier afin de grandir et s
'épanouir en tant qu'être humain, il faut accepter et réfléchir à ce que l'on
a fait, car le seul moyen de vraiment se connaître, c'est de comprendre ce qu'on
a fait.
Au vu des progrès accomplis depuis sa sortie, ainsi que la lucidité et
perspicacité remarquables dont il fait preuve à l'égard de ses crimes, la
Commission estime qu'Edmund Kemper, troisième du nom, peut être reconnu apte
et sain d'esprit, sans danger pour la société, et que doivent lui être
accordées la liberté et l'indépendance qui en découlent.
Ainsi, nous recommandons que son casier judiciaire de mineur soit effacé, afin
que M. Kemper puisse bénéficier, comme il le mérite tant, d'un nouveau départ.
Hé, où est-ce que tu vas ? Cabrio. Je dois aller à la fac, j'ai un cours.
Un cours, hein ? Ouais, le professeur me lâche pas. Tu regardes jamais les infos
? Quoi, ces conneries qui se passent au Vietnam ? Pas vraiment.
La fac m'attend. Non, le tueur d'étudiantes.
Quoi ? Non, pitié.
Mon Dieu !
Je suis là pour vous.
Je suis inquiète pour Edmund.
Votre fils ? Oui.
Il a dit quelque chose l'autre soir, et avec tout ce que les journaux racontent
concernant ces jeunes filles… Rien de ce qui sera dit entre nous et Dieu
ne quittera sa maison.
Qu'il avait violé une femme.
Et... Et qu'il devait se toucher pour retirer son odeur.
Je vois, oui.
J'imagine que c'était une blague, mais... Avec ce qui se passe... Et son
passé... Je suis inquiète.
Son passé ne doit pas altérer votre opinion de lui.
Bien que ses paroles soient troublantes...
Ne tirez pas de conclusions hâtives qui pourraient renvoyer un innocent derrière
les barreaux.
Je sais, mais je... Je voulais en parler à quelqu'un et...
voir s'il y a une alternative.
Vous lui avez ouvert votre cœur, ainsi que votre maison, après son acte
épouvantable. C'est vraiment louable.
Et je suis convaincu que si vous parliez à votre fils... C'est difficile, mon
père.
C'est compliqué pour moi de... de communiquer avec lui.
Dès que je sais, des mots terribles me viennent.
Des choses que j'ai honte de dire, en particulier à mon fils.
Peut-être devriez-vous le faire venir.
Ainsi, nous pourrions en parler ensemble.
Sur un territoire neutre.
Merci, mon père. Je vais essayer.
Je veux être une bonne mère.
Salut. Merci de me déposer. Oui, pas de problème. Où vous allez ? Au centre
-ville. Ah, moi aussi.
Ah.
Mais... Vous n'êtes pas...
Ensemble ? Non, je fais du stop comme vous.
On ne veut plus de la guerre ! Non, c'est trop !
Monsieur
?
Un problème, monsieur l'agent ?
En raison des manifestations contre la guerre et des récents homicides, je dois
contrôler toute personne présente sur le campus.
Ah oui, bien sûr. C'est pour ça que j'ai un autocollant à l'arrière lorsque je
viens chercher mes sœurs.
Cette guerre, on n'en veut pas ! Cette guerre, on n'en veut pas ! Laissez-nous
vivre ! Vous pouvez pas dicter nos vies ! Allez, reculez, reculez !
Vos sœurs vous avaient dit ? Correct.
Super. Bonne journée, mesdemoiselles.
Bonne journée à vous aussi, monsieur.
Arrêtez la guerre ! Arrêtez la guerre ! Trois, c'est trop ! On est fatigués ! On
veut que ça s'arrache ! Oh, ça suffit ! Ça suffit ! Oh, oh, oh, oh !
Vous avez vu le gros cochon là-bas ? Quoi ? Où ça ?
Edmund ? Edmund ?
Je vais aller lui dire le fond
de ma pensée.
Edmond, ouvre cette fichue porte ! Edmond !
Bordel, mort ! Mais bordel toi-même ! Qu'est-ce que tu fabriques
? Je dormais.
Et c'était quoi ce satané bruit ? J'ai dû parler dans mon sommeil, j'imagine.
Bonjour, m'man.
Pas étonnant que t'aies pas de copine. Si c'est comme ça que tu la reçois le
matin. C'est pas ce qui se passe le matin le problème. C'est plutôt ce qui
se passe la veille au soir.
C'est amer.
Les hommes aiment leur café fort.
Ne me traite pas de fillette, s'il te plaît, et donne-moi le lait.
Tu vas être obligé de t'y... faire ma petite fillette.
Qu'est-ce qui te fait rire ?
Mais...
Mais vas-y, dis-moi, dis-moi, qu'est-ce qui te fait rire ? C'est à cause...
Qu'est-ce qu'il a, mon slip ? Il y a une ouverture à l'arrière, petit coquin.
Toute mon enfance, vous me disiez de les garder propres, alors je ne me suis pas
méfié des trous.
Là, tu ne pourras pas m'accuser, petit bonhomme.
Alors, je suis obligé de boire ça sans lait ? On ira chercher du lait en
rentrant de l'église.
L'église ? Oui.
Pourquoi faire ? Le père Arnès voudrait nous parler.
Fais-le aimer ! Qu'est-ce qu'il y a ? Non, non.
Les mains moites, c'est tout.
Écoute, on ira chercher du lait en rentrant, d'accord ?
De quoi il veut nous parler ?
De... De notre relation.
De notre relation ? Justement.
Et de ce que tu as dit la dernière fois. Non, c'était juste une blague pour que
tu me laisses tranquille.
Non, blague ou pas, je... Je... Je peux pas.
Aujourd'hui.
Mais peut-être demain.
Non.
Frustration.
Perte de contrôle.
Mes enfants sont si mauvais que tu es là.
Décrivant quelqu'un d'extrêmement.
Vous verrez que vous avez...
Il
y a l'amour.
Et il y a la mort.
Je n'en ai connu qu'un seul.
Sous-titrage ST' 501
Le tueur semblait démembrer ses victimes après les avoir tuées.
Et c'est ce même mode opératoire macabre qui a été utilisé avec cette jeune fille
dont les membres ont été retrouvés éparpillés entre Santa Cruz et Big Sur.
Mais une hypothèse encore plus effroyable a été évoquée suite à la
découverte des deux jeunes filles à Castro Valley.
Elles ont été entièrement vidées de leur sang, suggérant qu'elles ont été
massacrées alors qu'elles étaient encore en vie.
Peter Burns se retrouve sur place à Santa Cruz. Vous avez arrêté de faire du
stop ? Oui, depuis...
J'ai... J'ai violé et assassiné une fille. Son odeur est partout sur moi. Tu
le sens pas ?
Sérieusement, mais qu'est-ce que tu fais là ? Je regardais juste comme ça.
Dans ma chambre.
C'est chez moi, il me... Non, non ! Lâche-moi, espèce de sale type ! Tu me
traites de sale type ! C'est toi qui m'as mis au monde, alors arrête un peu,
maman ! Après tout ce que je t'ai donné... Tout ce que tu m'as donné ? La
peur et la haine ? Tu m'enfermais des heures au sous-sol.
Tu me rabâches tous les jours que je ne vaux rien.
Toute ma vie, tu m'as dit que personne ne voudrait être mon ami.
Et quand j'étais au plus bas, tu me disais que je n'étais pas à la hauteur.
De toutes ces jolies étudiantes à qui tu parles au quotidien, comme si j'étais
une tumeur, un cancer qu'il fallait dissimuler. C'est de ça dont tu me
parles, maman, parce que si c'est le cas, j'ai de la peine pour les enfants
de ce pays.
C'est injuste. Ce qui est injuste, c'est d'avoir une mère qui ne t'a jamais
voulu.
Ce qui est injuste, c'est d'être traité comme si j'avais la peste. Ce qui est
injuste, c'est quand ta mère t'en veut être écorché le genou comme si je l
'avais fait exprès pour ruiner sa fichue journée !
J'ai peut-être pas été la meilleure des mères, mais j'ai toujours
été gentille avec toi.
Gentille, c'est avec les autres personnes.
Moi, avec ton fils, t'es censée être plus que gentille. Bon sang, tu traités
Aline et Suzanne mille fois mieux que moi.
J'ignorais que je te faisais te sentir ainsi.
Pour moi, on n'arrivait pas à se parler.
Et concernant Aline et Suzanne, j'ai le même amour dans mon cœur
pour vous trois.
Amour, c'est la première fois que j'entends ce mot sortir de ta bouche de
toute ma vie.
Tu t'es toujours focalisé sur toi.
J'ai tendance à faire ça.
Tout ce que je veux, c'est que tu sois fière de moi.
Oh, Edmund.
Edmund.
Qu'est-ce que tu comprends ?
Bon
Dieu, Jalousie.
Tu veux que je sois fière ? Fière de quoi ?
Ta seule réussite dans la vie, c'est d'avoir pu te faire enfin libérer de ce
foutu asile de dingue.
Je devrais y retourner.
Je dois vraiment être dingue pour croire que tu puisses être maternelle.
Tu me fais peur.
Ouais, tu devrais y retourner.
C'est bien le seul endroit où t'es pas complètement nue. J'en ai marre, je vais
faire un tour en voiture.
Tu m'as manqué, plus que je ne saurais le dire.
Je sais qu'on a des hauts et des bas, mais sache que je t'aime de tout mon
cœur.
Ton fils, le Lascar.
Désolé.
Je savais que t'étais pathétique.
Mais là, même pour toi, c'est grave.
Fais-le.
Vas-y, Eddie.
Qu'est-ce que t'as fait ? C'est pas normal, ça.
Fais-le, Eddie. Fais la terre.
Occupe-toi d'elle une bonne fois pour toute.
Elle doit souffrir.
Vas-y, Eddie, fais-le.
Vas-y, occupe-toi d'elle. Elle ne mérite pas. Tu l'as !
Va-t'en ! Vas-y, fuis, mon petit, comme ton bon n'a rien de pire
!
Non...
Tout va bien.
Ça va aller. Mon vieux, je doute vraiment que ça aille bien, car c'est
pas normal, un homme qui pleure.
Duc ? Fiston, le moment est venu.
De quoi ? Tu vas arrêter de me faire perdre mon temps.
Tu te prépares pour quelque chose, et on sait tous les deux de quoi il s'agit.
C'est le moment de te bouger un peu.
Et d'en finir enfin.
Edmund ?
Voilà que tu fais encore n'importe quoi, hein, George ? Comme ton incapable de
père. Si tu fais référence à des souris et des hommes, moi je serais l'énigme.
Je sais, espèce d'abruti.
J'ai joué le rôle de May sur scène avec Lon Chaney Jr.
Mais je ne suis qu'une tête coupée à présent, je peux le tromper.
Ça devrait te la faire fermer pour de bon.
Quel pervers.
Oh, je vais te donner le sourire, maman.
Non.
Clarnel ? Eddy ?
Où êtes-vous ? Joyeux Pâques
! Oh mon
Dieu !
Je ne méritais pas ça.
C'est une vraie scène d'horreur. Pour quelle raison
est démembré ? Il leur a coupé la tête. Tout droit sorti d'un cauchemar.
Qu'est-il avec les corps ? Fais-le !
Que c'est l'enfer, 30 secondes au pied avec toi et ton petit engin, mon grand.
Bonjour,
commissariat de Santa Cruz, ici l'agent Malone.
Allô ?
Il y a quelqu'un ?
Oui,
allô, commissariat de Santa Cruz.
Allô ? Allô ?
Commissariat de Santa Cruz ? Bon, si c'est une blague... Edmund Kemper, ne
raccrochez pas. Monsieur, envoyez quelqu'un tout de suite, je vais tuer.
Les étudiantes aussi.
Je ne bouge pas, je vous attends. D'accord, très bien. Où êtes-vous ?
Pueblo, je crois.
Dans le Colorado ? Oui, le Colorado.
Entendu. Restez où vous êtes, compris ? Je vous attends.
J'en ai terminé, maintenant.
Vous êtes là ? Localisez l'appel sur la ligne 3, tout de suite.
Allô ? Edmund ? Vous m'entendez ? Et voilà ce qui s'est passé.
Vous ne semblez pas éprouver de remords.
Et pourquoi donc ? Je pourrais vous dire que je suis désolé, et je le suis
sûrement, mais... Qu'est-ce que ça veut dire ? De la peine.
Pour ceux à qui vous avez fait du mal.
Du mal ?
Oui, j'ai massacré des gens.
Mais les seules personnes que j'ai vraiment blessées sont les proches et
les amis.
D'accord.
Donc vous reconnaissez avoir causé de la souffrance.
Évidemment que j'ai causé de la souffrance. C'est tout ce que j'ai
toujours connu, mais ce que j'essaie de dire... Peut-être que je ne suis pas
assez hypocrite pour essayer d'apaiser ma propre culpabilité en disant « Je
regrette, je suis désolé d'avoir fait ça ». Vous saisissez ? Je sais qui je suis.
Et je sais très bien de quoi je suis capable.
Très bien.
Nous avons terminé.
Merci, Ed.
Enfin, merci d'avoir accepté de me parler.
Détendez-vous.
C'est le...
Ouais,
je le sais.
Vous ne pensez tout de même pas que je suis venu ici sans moyen de me défendre
? J'en crois pas un mot, Ressler.
Ils vous auraient jamais laissé entrer avec une arme.
Vous avez quoi, alors ? Ed, je ne vais pas vous dire ce que j'ai ou ce que je
n'ai pas.
Une sorte de stylo empoisonné ? Possible.
Mais ce n'est pas la seule arme que l'on puisse avoir.
Karaté.
Vous avez... la ceinture noire ? Vous pensez
être de taille ? Ed.
Vous êtes intelligent.
Si jamais vous me faites du mal, vous allez avoir de gros ennuis. Qu'est-ce qu
'ils peuvent bien me faire, m'interdire de regarder la télé ? C'est rien comparé
aux délicieux souvenirs de vous avoir écrasé la tête comme un melon.
Agent Ressler ? Oui.
Merci, merci.
Vous savez bien que je plaisantais, hein ? Ouais.
Ok, Ed.
À plus.
Revenez bientôt.
Good night.
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