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Quand j'étais petite, j'étais une princesse.
J'aimais pas quand maman et Lola se disputaient.
J'avais l'impression qu'il fallait toujours choisir un camp, que je n'avais
pas ma place.
Alors...
Je m'inventais une fille en parallèle.
Une fille où je n'avais jamais rien à choisir.
Mais il a bien fallu grandir un jour.
À ma droite, c'est Marie, ma meilleure amie.
Elle ment tellement à ses parents qu'ils la prennent pour la réincarnation de la
Vierge.
Et pourtant... Bah de la merde, j'ai que le prénom, hein.
Je vais faire un flash, Mils ! Même si elle le fait beaucoup, elle croit plus
trop en l'amour.
Ah oui, et puis faut pas trop la bousculer non plus.
Mange tes morts, fils de chien ! Attention, t'as la brioche qui dépasse
la baguette ! Mais t'es qui, toi ? Non mais t'es qui cette barrière ? Et lui, c
'est Lorenzo, mon meilleur ami que je partage un peu trop avec son nouveau
meilleur ami. Non, mais si un hétéro me drague et m'appelle frérot, ça veut dire
quoi ? Ça veut dire qu'il assume pas, Lorenzo ? Il me tue. Non, je veux avoir
l'air mystérieux, intriguant, mais sans avoir l'air bizarre.
Tu m'en demandes beaucoup, Lorenzo. Est-ce que tu trouves que je surréagis,
mon petit cœur ? Non, mais je m'en fous de te voir demain, moi, je veux le voir
ce soir.
Et après, tu me dis que tu surréagis pas, toi.
Et moi, c'est Louise.
Je sais toujours pas choisir, mais à 25 ans, j'ai appris à faire semblant d
'assumer ma vie.
Mais la question, c'est quelle vie ?
Celle qui fait rêver, celle qu'on vend, celle qu'on doit gagner,
celle qu'on doit sauver, celle qui fait flipper, halluciner,
militer, danser, s'aimer.
Voilà, c'est une contradiction, c'est un hétéro macho track et elle est
volontaire ou inconsciente. Dans tous les cas, ça veut dire quelque chose.
Et les deux beaux gosses là, c'est Noam et José.
Les tombeurs de la bande.
Ça fait quatre ans qu'ils vivent ensemble.
Inséparables, comme Aurel Sané et son frère.
L'un filme, l'autre chante.
L'autotune, ça va pas du tout. Je me casse les couilles. Je t'ai mis 18
autotunes. Tu crois que t'es booba ou quoi ? On a voulu filmer un clip sur un
toit et puis... Le tombeur est tombé.
Depuis... Noam s'occupe de Joseph, faisant de ses amitiés banales un pilier
pour la vie.
Ah ouais, et lui, c'est Marco, l'amour de ma vie.
Celui grâce à qui je peux avancer sans cette boule au ventre.
Ça va tout le monde ? Ça va.
Désolé, je suis en retard.
On fait tout à deux.
On a fait nos études ensemble, on a créé une start-up ensemble, on vit ensemble.
Bref, un vrai couple, quoi. Ce que j'essaie de dire, c'est qu'on n'est plus
un vrai couple, Louise. Quoi ? Se quitter.
Ça, on l'a pas fait ensemble.
Je suis désolé, ça marche pas.
Tu t'accroches à un truc qui existe pas.
Je sais ce que vous vous dites.
J'aurais sûrement dû pleurer, crier, faire quelque chose, mais non. Ça, c
'était clé, OK ? Merci, mon amour.
Je suis restée figée.
Je crois qu'on appelle ça la dissociation.
Y a pas de on, y a pas de on, y a pas de on.
C'est comme notre boîte. Tu veux même pas faire de la tech. Si j'avais voulu
ouvrir une boucherie, tu serais en train de couper du jambon.
Tu veux quelque chose ? À part toi ? Non.
Wow,
quelle chaleur ! T'as pas soif, toi ? Hein ? T'as pas soif ? Julie, tu me fais
une vodka maté, s'il te plaît. J'ai pas soif, je suis esquinté, esquinté.
Et puis merde, ces chaussures-là ! Non mais t'as vu ce que j'ai mis ? Je
comprends pas. Ouais, tu m'écoutes pas.
Ça s'appelle comment, là, Tintin ?
Euh, je sais pas.
Ah, merci.
Faudra que ça te voie envoyer du bois, ça, hein.
Il est craquant, non ? Il est jeune, quand même, non ? Majoré consentant,
isolément. Et puis, il veut une femme like me.
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,
aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,
aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,
aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,
aïe, aïe,
aïe,
Anne, je te présente JP. JP, Anne.
Bonsoir. Voilà.
Et avec Anne, on va rester dans le salon.
Parce qu'on a envie d'être que avec Anne.
Vous allez qu'Anne ? Il est... C'est JP, il est marrant. Hein ? Il est marrant et
puis il va nous laisser, Jean-Paul.
M'appelle pas Jean-Paul, on dirait qu'on est fâchés.
Oh, gosse. Je suis désolé.
Il est bête, mais il est gentil.
Et toi, t'es magnifique.
Il est là, il est là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là
Salut. Bonne soirée, madame.
Ça t'apprendra à m'appeler madame.
Elle m'a roulé mon joint.
Elle est partie avec mon joint.
Ah, je... Pardon.
Louise ? Oui ? Vous avez cliqué sur trajet partagé.
Quelle soirée de merde ! Je peux descendre si vous voulez, hein ? Non, ça
va.
Je suis désolée, normalement je suis plus agréable que ça.
Juste là, j'ai passé une très mauvaise soirée.
Je peux faire quelque chose ? Je sais pas, qu'est-ce qu'on peut faire quand on
vient de se faire briser le cœur ? Bah, souvent des bêtises.
Je veux pas rentrer, je veux pas rentrer chez moi, je veux pas rentrer chez moi
seule.
Je veux pas rentrer, je veux pas rentrer chez moi, je veux pas rentrer chez moi
seule.
Oh, mon Dieu ! Mais qu'est-ce que tu m'as fait ? Oh, toi aussi, tu m'as fait
peur. Qu'est-ce que tu fais, là, ma puce ?
Je me suis engueulée avec Marco.
Je savais pas où aller. Je suis désolée.
Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Il est tard.
Je... J'étais à un séminaire, un truc.
Tu sens l'alcool et le pétard.
C'est vrai, j'ai un peu pris l'habitude d'être libre.
C'est sûr qu'avec nous, t'étais en prison.
Je vais me coucher, bisous.
Je t'ai pas dit, en fait, j'ai... Je t'ai pas prévenu que j'avais fait
quelques petits aménagements. C'est-à-dire des aménagements ? Là, tu
vas certainement trouver ta chambre un tout petit peu... Vos enfants ont quitté
la maison ? 7 conseils pour aménager une chambre en salle de sport.
Mais c'est quoi ce bordel ? Et pourquoi pas la chambre de Lola ? C'est elle qui
s'est barrée vivre à l'autre bout du monde ? C'est plus pratique, elle est
plus grande ta chambre.
Non, c'est juste que Lola, elle te manque tellement qu'elle, tu lui gardes
sa chambre comme un petit musée. Mais non, j'avais besoin de rangement, je me
suis réappropriée un petit peu d'espace.
J'ai le droit, non ? Oui, t'as le droit.
Sauf que là, c'est ma chambre.
Écoute, ta chambre, tu n'y es plus, tu n'y dors plus depuis, je sais pas, moi,
deux ans. Je pouvais pas prévoir que... Que mon couple allait foirer ? Moi non
plus. Sauf que là, c'est ma chambre avec mes souvenirs, et c'est tout ce qui me
reste, mes souvenirs, vu que j'ai cramé mon avenir.
Welcome back.
Sous-titrage
ST'
501
Sous-titrage ST' 501
Ma petite sœur, je sais que tu vas finir par ouvrir ce journal.
Ce jour-là, rappelle-toi que je t'aime et que tout passe.
Grandir, ça fait peur, mais c'est aussi être libre de devenir qui on veut.
Je t'aime pour toujours.
Ta Lola.
Ça sera toujours ta maison ici, tu sais, ma puce.
Tu sais.
Mais il faut que je devienne indépendante quand même.
Indépendante ? Quelle connerie.
Tout ça pour finir seule dans un Ehpad.
Et enfin, c'est toi qui disais que les femmes devaient être indépendantes, non
?
Oui, mais je pensais pas qu'elles finiraient toutes accros devant leur
TikTok, devant des tutos make-up ou fashion.
Parce que t'as TikTok maintenant, toi.
Non, j'ai pas TikTok.
Je connais quand même.
C'est ma maman qui est jeune.
Ouais.
Je t'aime, maman. Moi aussi, mon p...
Oh chéri, qu'est-ce que tu fais là ? J'ai des papiers à récupérer.
Et toi, qu'est-ce que tu fous là, frérot ? On s'est disputé avec Marco.
Pourquoi t'appelles ta sœur, frérot ? Parce que c'est ma sœur.
Ah.
C'est vrai ? Et toi, pourquoi t'es habillé comme un vigile de supermarché,
là ? Parce que je vais à la banque.
Pour ? Je vais faire un emprunt.
Pour ? Eh ben, on va déménager avec Eva.
Ah bon ? Mais il est pourtant mignon, votre appartement.
Ouais, mais il est un peu petit.
Pour vous deux, ça va, pas besoin de... Bah justement, on va plus être deux, là.
Bon, maman.
Lâche ton téléphone.
C'est-à-dire, vous allez plus être deux ? Eva, elle est enceinte.
C'est trop bien, ça ! Et de qui ?
À deux mois, je crois, maman.
Ah bon ? Mais comment ? Comment ? Je sais pas, je vais pas t'apprendre
comment on fait un bébé, quoi.
Non, mais... Tiens, regarde.
Regarde-moi la beauté.
T'as vu, avec le cœur qui bat et tout ? Tiens, mets le son, c'est mieux.
Tiens.
Ah oui, c'est... C'est fascinant.
Et vous allez le garder ? Bah oui.
Enfin... Maman, t'es bizarre, là. On dirait que t'es pas contente.
Maman voulait être libre.
Je cite.
Oh, arrête, Louis. J'ai jamais dit ça.
Pas plus tard qu'hier.
Attends, mais t'es contente ou pas ? Oui.
Ah oui, oui, je suis ravie.
Ravi, ravi, ravi. C'est fou comme ça au petit déjeuner, là.
Et du coup ? Tu vas être mamie, maman.
C'est... merveilleux.
Oui, c'est merveilleux, voilà, j'allais le dire.
Allô, maman, accroche-toi, j'ai une nouvelle.
Ça y est, il t'a dit, Théo ? Quoi, t'étais au courant ? Bien sûr, avant
moi. Ça sert à ça, les grand-mères. Tu verras, tu verras.
Ah ben, super.
Je t'embrasse.
là tu vas où eh ben je m'en vais parce que il ya le petit qui est tombé à l
'école ils viennent de m'appeler faut que j'aille le chercher enfin bon bref
tout un bon mais attend ton fils il peut pas y aller là mais il travaille mon
fils enfin toi aussi tu as encore un travail je te rappelle ah mais non mais
nous c'est pas pareil on est proche de la retraite oh oh oh déjà tu dis pas
nous est ce que par hasard tu allais calculer tes points de retraite sur ma
retraite.com tu devrais au fait quoi alors hier soir
tintin au pays de la playstation ah bon Non, les jeunes, ils sont trop jeunes.
Alors les vieux... Trop vieux, non, cons.
Voilà. Bisous, bisous.
À plus tard.
Pour le coffee shop, il y a un petit changement. Ils veulent du blanc à la
place du beige, c'est ça ? Non.
Ils veulent Alice pour ce contrat.
Alice, la stagiaire ? Oui, je sais, mais les proprios la trouvent moderne.
Tout le monde aime son travail, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Voilà, et moi, je suis vintage, c'est ça ? Mais non, mais c'est pas ça, c'est
juste, elle est très suivie sur son compte d'archi. Tu sais à quel point ça
compte aujourd'hui ? Coucou tout le monde, c'est encore moi. Aujourd'hui, je
vais vous montrer comment on aménage un petit dressing, même quand on a
beaucoup, beaucoup d'affaires, comme tout ce bordel.
C'est parti ! C'est une gamine, elle a zéro expérience. Ça fait pas deux mois
qu'elle est là, que ça y est, elle est déjà... Ah ! Coucou Alice.
Coucou.
Ça, c'est les dossiers que tu m'as demandé ? Merci.
Merci Alice.
Ben alors, j'ai expliqué à Anne que vous alliez faire équipe sur le coffee shop.
Je suis trop contente.
Merci.
Ben voilà.
Attends, attends, Anne.
Faut accepter ce qui se passe dans la vie, hein. Tu sais, la ménopause, on s
'adapte. Attends, attends, attends.
Avant, on me demandait si j'avais mes règles.
Et maintenant, c'est la ménopause.
Non mais ça va s'arrêter quand, là, ces conneries, là ? Ça s'appelle du
réglosplaining.
Je vous laisse.
Fais un petit effort.
Cette génération, tu sais, ils sont pas que nuls, hein.
Il doit être passionnant.
Vas-y, allume-le, toi.
T'es prêt ? Quoi ? Tu parles du bébé ? Ben oui.
Non.
Et ça t'angoisse pas ? Ben non, tu sais très bien, je suis un mec, moi.
On fait les trucs, on réfléchit après, voilà. C'est comme ça.
Le pire, c'est que c'est vrai.
Tu vas toi au mariage de papa ? Bah oui.
Bah quoi oui ? Ça te dérange pas ? De quoi ? Tu dirais quoi toi si maman elle
sortait avec un de tes potes ? Pire si elle se mariait avec un de tes potes.
Bah les mecs c'est pas pareil, je sais très bien.
Bah si c'est pareil, c'est pas comme si leur bite avait un statut diplomatique.
Je te jure, j'ai l'impression qu'ils ont qu'une seule réplique dans la bouche.
Nous on valorise leur expérience et eux ils utilisent la nôtre pour nous traiter
de putes. Ils veulent faire du sale dans une meuf propre en fait.
Deux secondes ! Mec.
Tu veux une meuf épilée comme une actrice porno qui sent la tisane au
teint ? Mais frère, vas-y, une bougie en fait.
Et Marco, qui ose me parler de mon kilométrage, s'il te plaît ? Et qu'ils
apprennent à faire des cunniers avant d'avoir peur d'être comparés, là.
Je te jure, je peux plus me les voir. Tu leur montres, ils se vexent, tu leur
montres pas, ils trouvent pas. Je dis pas bonjour à ma cerise, je te nettoie
pas le casque, c'est mort.
C'est quoi qui est mort ? Pas de cunni, pas de pipe.
Moi, perso, ça me va, j'aime ça.
Ah bah, c'est quand tu veux, mon frère.
Oui, bien sûr, et tu vas nous dire que le body count d'une meuf, ça compte pas
? C'est sûr que si on dev
Moi, ça me saoule, je te dis 15 fois, arrête avec les applis. Oui, oui, bien
sûr. Et puis, dans la vraie vie, il arrive au ralenti, il me sourit, je lui
souris, on tombe amoureux, il me passe la bague au doigt, il me doite. C'est
incroyable ce qu'il s'est fait faire.
Dans la vraie vie, c'est des sacs de merde et pas au ralenti. Sors dehors,
dans la vraie vie, rencontre des vrais gens.
Attends, attends, attends.
M. Grinder, là, il va nous faire une leçon de morale. Grinder, c'est parce
que j'ai pas le choix.
D'accord ? Bah oui, t'as pas le choix.
Qu'est-ce que je réponds pour qu'il se sente désiré ?
Mais pas trop non plus.
Trouvez-moi un pédé, un brun sympa, un peu joli et qui a envie d'une relation.
Au milieu de tous ces hétéros dans le placard, là.
Regarde comment tu la trouves.
Elle est fraîche, non ? C'est ma kiné sur Doctolib. Montre.
Ah ouais, Doctolib is the new Tinder.
Ah non mais arrêtez les gars avec ça, regarde si elle est bonne déjà.
Elle est super bonne. Non mais bonne kiné.
Ah la kiné, ouais la kiné, ok. Pensez rééducation.
Toi, les jambes, et toi...
Globale.
Rééducation globale pour toi.
Globale, c'est pas mal, ouais. Toi, rééduque ta chatte, toi.
Toi, rééduque ta bouche, ouais.
Oui, mère.
Je vous... Je vous la porte tout à l'heure.
19h pile.
Je vous embrasse.
Putain, mais tiens.
Putain, mais tes parents, ils savent pas quitter, en fait.
Bah non.
Sinon, ils me soulouent plus leur chambre de bonne. Attends, parce qu'ils
te la soulouent encore, là ? Les cochons de bourgeois. Oh, les rats.
Oh, waouh. Et encore, c'est parce qu'ils me croient toujours à la fac.
Alors, tu te retournes pas ? Non, arrête.
Pourquoi tu m'as dit pas de retourner ? Comment ça va ? C'était elle, ma
meilleure amie.
Victoria.
Pour la vie, mes amours.
On se quitte plus jamais.
Putain, j'arrive pas à croire qu'on l'a eue.
Ça va, Marie ? Je l'avais présentée à mon père pour qu'elle fasse un stage
dans sa galerie d'art.
Merci beaucoup pour le stage.
Non mais alors, c'est génial que je tombe sur toi. T'es dispo la semaine
prochaine pour qu'on se fasse un petit dîner avec ton père ? En tout cas, vous
faites beaucoup plus jeune que votre âge.
Qui ça ? Disons qu'ils se sont un peu trop kiffés. T'as dit mon âge, toi ? Non
mais tu sais qu'on part habiter à la campagne ? Euh, attends, quoi ? Mais
pourquoi il me l'a pas dit ? Et bah parce que tu l'appelles jamais. Voilà
pourquoi. Enfin peut-être parce qu'il sort avec une meuf de l'âge de sa fille,
tu comprends que c'est violent ou pas ? Ouais, d'accord.
Vous avez rien à dire ? Non.
Ok, donc je vois que personne n'a changé dans cette équipe.
Eh ben non.
Allez, bonne année.
La prochaine fois, je vous prendrai ma fourchette. C'est une conne, c'est une
conne. Ah putain, il y a le mec de Grindr qui me harcèle. Je suis à deux
doigts de le bloquer. Je parle de ton horreur de la dernière fois.
Quel bolo, celui-là.
Louise, c'est juste pour te dire que j'ai eu les nouvelles des investisseurs
et qu'évidemment, ils ne prennent pas l'appli.
Je vais t'envoyer les documents que tu dois signer et aussi, il faut qu'on s
'organise pour que tu me rendes les clés.
C'est juste pour te dire que j'ai eu les nouvelles des investisseurs et qu
'évidemment, ils ne prennent pas l'appli.
Je vais t'envoyer les documents que tu dois signer et aussi, il faut qu'on s
'organise pour que tu me rendes les clés.
Tu m'en délais. Tu m'en délais.
Tu m'en délais. Tu m'en délais. Tu m'en délais. Tu m'en délais. Tu m'en délais.
Tu m'en délais.
Tu m'en délais. Tu m
'en
délais. Tu m'en délais.
Tu m'en délais. Tu m'en délais. Tu m'en délais. Tu m'en délais. Tu m'en délais.
Tu m'en délais. Tu m'en
délais. Tu continueras de chialer, tu continueras d'être énervé avec du recul.
On a bad side, make your mama sad side, make your girlfriend mad side, make your
girlfriend mad side, on a bad guy.
Sous-titrage
ST' 501
Qu'est
-ce
qu'il me fait, lui ? Madame ! Oh, oh, oh ! Madame, non !
Madame, eh, stop.
Désolé, je ne sais pas ce qui lui a pris.
Ça va aller ? Oui.
Non, je ne sais pas.
Je ne sais pas pourquoi, mais tout m'agresse en ce moment.
Je ne pense pas qu'il ait envie de vous agresser, c'est... J'ai l'impression qu
'au contraire, qu'il vous aime bien.
Ah ben oui.
On dirait même un coup de foudre, là.
Eh, arrête d'embêter... Anne.
Vincent, enchanté.
Bon, je vais y aller, moi, de toute façon.
Alors, qu'est-ce qui te prend, toi ? Ça va pas ou quoi ? Je suis désolé, je
crois qu'il a envie de vous accompagner.
Et moi, je n'ai pas tellement envie de me contrarier.
On ne va pas aller loin, j'habite à demi. Viens là, viens.
Là, c'est mes grands voyages. Vous savez, ça commence par des petits pas.
Oh là là, c'est nul ce que je viens de dire.
Ça se fait plus, ce genre de truc.
D'accord.
La drague, la drague lourde.
Ah bon ? Dommage.
C'est par là.
Ah, c'est tout près de là où vit ma fille.
Ouais, je garde son bébé des fois l'après-midi.
Ah bon ? Ah oui, grand-père. Je sais, non, c'est pas très sexy. Même moi, en
10 ans, ça me... Non, non, pas du tout, pas du tout. C'est pas ce que je voulais
dire.
J'ai pris le chien, c'était pour ne pas me sentir seul.
Et puis ça m'est tombé dessus un vendredi après-midi.
C'est ma fille, elle a ressurgi en pleine nuit.
Moi qui rêvais d'être au calme.
Calme ? C'est un vilain mot ça.
Ah bon ? Pourquoi c'est un vilain mot ? Parce que la vie seule, c'est pas de la
vie.
Je suis là. C'est de la survie.
C'est pas marrant quoi.
Bon, bah, à bientôt, peut-être. Allez.
Ah oui, à bientôt, oui.
Au revoir.
Et... Bah, on a son adresse, mais
on n'a pas pris son numéro.
C'est con, hein ? Putain, Louise.
Tu vides au moins les cendriers, là. Ça pue.
Non, mais en fait, j'ai plus 17 ans, maman.
Et puis, j'ai encore le droit de me sentir chez moi, ici, ou plus du tout ?
Tu veux te sentir chez toi ? Tu payes un bout du loyer, alors.
Ah, OK.
Pas de souci. Il faut instaurer des règles. C'est pas possible, là. Toi, là,
dans le salon, c'est... Non. Si tu veux, je peux me terrer dans ma chambre. Comme
ça, tu seras pas dérangée.
Non, c'est pas ce que je veux te dire.
T'inquiète.
Je vais gagner de l'argent et me dégager d'ici.
C'est super, je suis contente pour toi, ma chérie.
Mais là, je suis un petit peu déboussolée. Tu peux comprendre, j'ai le
droit.
Parce que c'est sûr que moi, ça m'amuse de revenir miffler ma mère.
D'avoir gâché cinq ans d'études et deux ans de ma vie à créer une start-up pour
changer le monde, tout ça pour que ça se pète la gueule. Le discours de Miss, je
veux sauver le monde, du coup tu fumes des pétards devant ton ordi toute la
journée.
C'est pas la vraie vie, ça.
En fait, si je fume des joints, maman, c'est juste pour calmer mes crises d
'anxiété. Je sais pas si ça t'intéresse, mais je suis TDAH, en fait.
Ah, la nouvelle mode, là. Tout le monde a un pet de travers, maintenant.
TDAH, HPI. Non, mais lol, quoi ! En tout cas, c'est sûr que c'est pas avec des
gens comme toi qui va changer le monde.
Louise, tu me parles sur un autre tournoi.
En fait, tu sais quoi ? J'ai plus envie d'être la bonniche de personne.
J'ai pas envie de m'occuper de ton linge, de faire les courses, de passer l
'aspirateur lors d'un tachant, mais dégueulasse ! Mais personne te...
de la ranger, ma chambre. Mais ça me fait flipper, moi, de te voir, là,
régresser, là, comme une ado qui squatte chez moi.
On dirait comme ta sœur, là, il y a 15 ans. Non, mais c'est un cauchemar.
Moi aussi, hein, j'ai eu des traumas.
Mais je me suis battue, je me suis sortie les doigts du cul.
Maintenant, j'ai besoin d'un temps pour moi.
Voilà, moi.
Moi, moi, moi.
Moi, moi, moi.
La seule qui régresse et qui a peur de grandir ici, c'est toi.
Mais de quoi tu parles ? Je suis une adulte, moi, madame. Une adulte ? Qui a
peur à l'idée d'avoir un petit-fils et quelques rides au front ?
Madame ? Ok, j'avoue, ça a été un peu un choc pour moi.
Et désolée si j'ai du mal à m'y faire.
Moi aussi j'ai du mal à m'y faire.
Et bien comme ça on a du mal ensemble.
Super, voilà, super.
Ça va mieux mon bébé d'amour ? Pof, je t'avoue.
C'est à cause de Marco ?
Je sais pas si je devrais le rappeler.
Bah, moi, je t'ai dit non, mais attends, je demande quand même, comme ça... Non,
mais si je te demande à toi, c'est pas pour que tu demandes à JJPT, en fait.
Quels sont les erreurs à ne pas commettre quand on rappelle son ex ?
Voilà, ne pas... Voilà, c'est exactement ce que tu fais. Ne pas rappeler si c
'est... Pour raviver la flamme, ce que tu sais de faire.
Oui, en gros, ne pas rappeler, sauf si tu veux recréer une histoire avec lui,
ce que tu veux pas faire.
Eh bah, écoute, c'est super.
Je vais me noyer et je te rappelle.
Non, non, mais attends.
Dis, on joue toutes les deux ? Qui tu veux être ? Je sais pas, bébé.
Je sais plus qui je veux être, je t'avoue. Bon, alors toi, t'es l'enfant,
et moi, je suis le morse et le cheval.
J'ai plus envie de jouer aux filles qui auraient une bébé.
Ça, c'est pas facile, la vie d'adulte.
Bah, que c'est que si ça te fait trop ? Je peux la prendre un peu avec moi,
hein. Bah, t'as qu'une seule chambre.
Sauf si t'as décidé de la faire dormir entre toi et ta future femme, son ex
-mailleur ami, là, tu sais.
Bon, alors, déjà, t'es pas obligé de me parler sur ce ton, et on va déménager.
Ah ouais ? Vous allez où ? À la campagne.
À acheter une petite longère dans la Beauce.
Tu détestes la campagne ? Oui, bah...
Ça prouve que j'ai vieilli ? Déjà, tu vas être grand-père.
Quoi ? Quoi, quoi ? Lola est enceinte ? Non, ton
fils.
Enfin, sa femme.
Mais pourquoi il m'a rien dit ? Pardon, je savais pas que tu savais pas.
Cela dit, il paraît qu'ils font des doubles poussettes pour jumeaux.
Comme tu vas aussi faire un enfant à mademoiselle 25 ans.
C'est pas impossible, mais on n'est pas là pour parler de moi, si ? Alors ? Ah
non, mais j'adore.
J'adore la capacité que vous avez, vous les hommes, à tout recommencer.
Voilà, comme dans le Roi Lion, tu sais, le grand cercle de la vie.
Parce que toi, tu couches pas du tout avec des petits jeunes, par exemple.
Oui, mais moi, je suis pas le grand lion de la savane. Moi, je suis la cougar.
Et toi ? T'es content ?
De ? D'être papy.
La nouvelle est récente, déjà.
Puis moi, bon, le projet, c'était de me remarier, de refaire ma vie, mais...
Ça rajoute un peu de bordel, mais... Quant à ce qu'on est peinard, quoi.
Dans la tombe.
Papy, mamie.
Voilà.
C'est pas beau, ça ? Si, c'est beau.
Ça te va bien, mieux qu'à moi.
Ben voyons, ben bien sûr.
En tout cas, merci, tu me sauves avec ce taf.
Normal, hein, t'inquiète.
Je te dis juste, le gars qui gère ici, son père est mort il y a six mois.
Il vient de récupérer le resto, il a une pression de fou, donc nous, il faut qu
'on file droit.
OK.
Je sais même pas comment ils t'ont pas encore cramé, je te jure. Meuf, deux ans
de cours de théâtre.
Je suis pas Monica Bellucci, mais... César, je veux que tu me
construises un palais. Trois mois.
Trois mois, c'est trop.
Ça va, je vous dérange pas. Ah oui, Jules, je te présente Louise.
C'est elle qui va nous aider.
Première adresse.
Non, mais on va continuer chez monsieur, finalement.
Non, non, non.
Monsieur Bosto.
Et surtout, monsieur ne voudrait pas que mademoiselle fasse des bêtises qu'il
regretterait le lendemain matin.
Ok.
Au revoir.
Et on ne dit plus mademoiselle.
Bonjour mademoiselle.
Enchantée.
T'as déjà servi ?
Oui, bien sûr.
L'été à la guinguette de l'île de Ré.
Ok, ici, c'est pas l'île de Ré.
Je peux te former si tu veux, mais si tu t'en sors pas, je pourrais pas te
garder.
Ok.
Ok ? Merci.
De rien.
Mouaf, il s'est passé quoi, là ? Le Hubert.
C'est lui.
On peut commencer à commander, si vous voulez. On est pressés, là.
C'est vraiment le premier tournateur, là. Pardon.
Et voilà pour vous.
Ah, pardon ! Je suis désolée.
Donnez-moi la saucisse.
Je vous rapporte ça tout de suite.
Vous pouvez me ramener une serviette, quand même ?
Vas-y, essaye, mais fais gaffe. Lâche pas la manivelle. T'as vu, je peux le
faire.
Ça va ? Je t'ai pas fait mal.
Magnifique.
Seigneur, la côte de bœuf, on est d'accord ? Oui, très bien.
Tu peux leur filer ça ? Oui, bien sûr.
Tu donnes ça à la table là-bas au fond à gauche. Et voilà ce qu'on vous m
'adresse. De rien.
Ça va être bon ça.
Tout s'est bien passé pour vous ? Je peux vous proposer un dessert, une
petite glace ? De
rien.
Putain, Marco, il m'a bloqué.
T'as de la merde dans les yeux ou quoi ?
Oh,
la paire de rois, l'enculé,
putain.
Tu veux pas mincer moi aussi, s'il te plaît ? Ouais, grave, tu veux que je te
suce aussi ? Ça ira.
Merci beaucoup.
Yes. Ah, je crois que c'est elle.
D'après mon Apple Watch, j'ai eu un coup de foot cette semaine.
She was standing !
Le contact visuel, c'est souvent le premier déclencheur du fameux coup de
foudre. Alors qu'on ne s'y attend pas, on a l'impression de subir un
électrochoc.
Bonjour.
Je suis Madeleine Schneider, votre kinésithérapeute.
Oui, je vous ai reconnu.
Enfin, je veux dire, je me doute.
Vous me suivez ? Bien sûr.
Tu vas lui dire quoi ? De quoi tu parles ? Quoi ? T'as été pris dans ton
école de cinéma à Londres ? Je sais pas, j
'arrive pas à lui dire.
Ça va pas être facile sans toi.
Ouais. Moi je voulais te... Allô ? Ouais.
Oui, t'as pris l'adoucissant ? Oh putain, l'adoucissant j'ai oublié. Je
suis désolé.
Déjà que tu devais t'occuper des lessives et que je me tape tout, ça va ?
Vas-y, allez, faut que j'y aille.
À plus, mon amour. Bisous.
Pas simple, le couple, hein ? Pas mon mec.
Allez, envoie une lavette.
Il y avait quand même pas mal de mots-clés, genre, je sais pas, lessive,
adoucissons... Mon amour, ça faisait quand même très couple.
C'était pour mon ami Joseph, il est en fauteuil, du coup, il peut pas vraiment
faire ses lessives.
Ok, donc en fait, j'ai juste été hyper indiscret.
Je peux te poser une question ? Dis-moi tout.
T'as pas vraiment l'air d'avoir besoin d'argent, donc je comprends pas trop
pourquoi t'es là.
Je suis là parce que mon mec, qui était aussi mon associé, a décidé de fermer la
boîte avant de me quitter et que ma mère veut que je lui paye un loyer.
Du coup... Ok, je comprends.
Et tu sais quoi ? Je suis en train de me rendre compte que c'était pas fait pour
moi, la tech.
Au moins, là, je peux parler à des vrais gens.
En tout cas, moi, je te trouve très courageuse.
Ah bon ? Ah ouais, ça doit pas être simple d'être sérieuse quand t'as fait
autant d'études.
Putain, mais ça me rend dingue, ces tables-là, donquelles à chaque fois.
Putain de trottoir, là.
Et je voulais te dire, je suis désolée pour le Uber.
J'ai...
J'étais très mal et ça m'a fait déraper.
Moi, c'est pas le dérapage que je regrette.
T'as toujours des cales comme ça sur toi ? Toujours.
Ça me rend ouf quand c'est pas... Quand c'est bancal.
J'en ai partout, dans toutes les poches.
Ah oui, faut vraiment pas être bancal avec toi.
Qu'est-ce qu'on fout là, je te jure ? Bah écoute, avec notre projet de coffee
shop, moi, je m'inspire, tu vois. Ah ouais ? Ça t'inspire vraiment ? Tu les
as vus tous ? Tous avec des oreillettes, virés des petits robots ? Non mais
franchement, je sais pas, avant les cafés, il y avait un truc... Tu vois, ça
puait, ça sentait la clope, on nous parlait comme de la merde, mais au
moins, on avait l'impression d'être dans un film de Claude Sautet, tu vois. Hé,
mamie ! Tiens, tu ferais bien de pas la ramener, toi.
Tu vas pas leur dire que j'ai une grand-mère. Mais c'est pas la honte, tu
sais ça.
Bienvenue au Columbus Café, qu'est-ce que je vous sers ? Un café.
Café ? Deux cafés, s'il vous plaît.
Espresso, Longo, Latte, Cappuccino, Mocha, Frappé.
Euh, tu veux comment ? Bah, au lait.
Au lait.
Latte, d'accord.
Allô ? Comment ça, il a pas son bonnet ? Quel lait ? Bah, du lait.
Avoine, amande, demi-écrémé, entier, coco ? Ouais, normal, entier.
Voilà, je vous dois combien ? Ça dépend, on n'a pas fini.
Quelle taille ? Oh, merde !
Quoi ? Je me suis plantée. J'ai mis le bonnet de laine à la place du bonnet de
piscine, dans le cartable. C'est embêtant. Je retourne à l'école.
Tu restes pas à la Réunion ? Non.
Allez les filles, vous êtes prêtes ? On a des prénoms, Anne.
Les filles, c'est très genré quand même.
Ah oui, papa.
Cathy, elle vient ? Elle vient pas ? Non.
Alors... Quoi, il y a quelque chose qui vous fait rire ? C'est le
podcast que j'écoute.
Quoi, t'écoutes un podcast pendant la réunion ? Bah oui, ça s'appelle le
multitasking. Et c'est un podcast hyper important en plus. C'est hyper
important. Ça parle de racisme systémique et de comment on peut faire
pour le déconstruire. Je comprends, mais notre réunion aussi, elle est très
importante. Alors avant de déconstruire, on pourrait construire, non ? Plus
importante que le racisme ? Non, pas du tout. Non, non, c'est pas ce que je
voulais dire. Mais je pense que c'est important de se concentrer aussi sur
notre projet, quoi.
OK, en fait, c'est exactement ce que les podcasts expliquent.
Tu vois, les boomers qui ont porté des pins touchent pas à mon pote et qui se
disaient que ça y est, il avait fait le taf.
Tout va bien.
Voilà. C'est exactement ça.
J'ai jamais porté de pins.
Des badges, alors, peut-être.
Bon, tu peux enlever tes écouteurs pendant qu'on se parle, s'il te plaît.
Mes écouteurs ? Oui, tes pins, là. Ah, mes Airpods.
Des Airpods.
Bonjour, le bruit.
La vie, la ville, les humains.
Alors ?
Mais c'est chiant pour moi. C'est chiant.
Allô ? Allô, allô ? Pourquoi tu cries comme ça, maman ? Ah pardon, excuse-moi.
Ça va mon chéri ? Oui, ça va super.
Avec Eva, on se disait que ce serait pas mal d'organiser un dîner entre toi et
ses parents, non ? Mais je les ai déjà rencontrés, ses parents, moi.
Oui, mais pas depuis la nouvelle.
Ça change quoi ? Ça change que vous allez être grands-parents du même bébé,
c'est important.
Je sais pas, faut officialiser.
Ok, si tu veux.
On fera ça à la maison ? À la maison ? Mais quelle maison ? Bah chez toi, chez
nous. Je sais pas, c'est mieux si c'est le futur papa qui reçoit, non ? Bah c
'est quand même toi le futur papa, non ? Enfin maman, c'est pas parce que j
'habite plus à la maison que c'est plus la maison, si ? Bah voyons. Bisous.
Oh, bonjour toi !
Bonjour, toi.
Attends, je parlais aux chiens, je ne me serais pas fermée. Je plaisante.
Vous êtes venu voir votre petite fille, là, dans le coin ? Non, pas aujourd'hui,
non. Non, à vrai dire, je voulais vous demander, enfin, si vous êtes d'accord
avec ça, de me donner votre numéro.
Ça m'évitera de le promener dans le quartier en espérant vous croiser.
Je ne sais pas si c'est mignon, flippant ou... C'est surtout très con parce que
je vis à côté d'une forêt.
En plus.
Donc, vous voulez bien me donner votre numéro ? Pour ? Pour vous inviter à
dîner, par exemple.
J'ai pas de stylo.
On n'est quand même pas boomers à ce point-là. On peut faire avec le
portable, direct.
Ah, mais oui, je me fatigue.
Alors... Comme ça ? Ah oui, comme ça. Voilà.
Ah.
Bon.
Appelez-moi.
Promis.
Non, appelez-moi maintenant, parce que je... je réponds pas aux appels
inconnus.
Pardon, oui.
Voilà. Eh ben voilà, ça marche.
Alors, à bientôt.
À bientôt.
Oh là, papa, il va tomber très, très amoureux.
Coucou.
Coucou, ma puce.
Ça va ?
J'ai rencontré un homme, là, dans la rue.
Trop bien.
Raconte. Il était avec son chien, là.
Très beau, hein ? Qui ça, le chien ou le mec ? Les deux, en fait.
Tu sais quoi ? Il m'a dit qu'il était grand-père aussi.
Ça a dû vous rapprocher.
Ah non, non, non, je lui ai pas dit que... Que ? Que j'allais être comme
lui, là.
Grand-mère, tu veux dire ? Voilà, c'est ça.
Tu l'as trouvé vieux ?
Non. Bon, c'est pareil pour toi, maman.
Ah non, c'est pas pareil pour les femmes, ma chérie. Pas que les hommes
vieillissent mieux, mais peut-être qu'ils sont regardés avec plus de
tendresse par nous. Mais t'as pas regardé avec tendresse, lui ? Si, si,
si, un peu.
Il a même pris mon numéro.
Mais c'est super ! Ouais, ouais, bon, mais je fais quoi, moi ? Après, on va
dîner, on va coucher ensemble.
Bah oui !
Et après, on va passer nos week-ends à garder nos petits-enfants. Tu sais c'est
quoi ton problème ? Tu t'es tellement habitué à te battre seul que t'es
incapable de voir que la vie te fait un cadeau.
Profite.
Moi, je profite.
Allez, je t'aime. Moi aussi.
3600 mots les charges.
C'est bon, j'ai terminé, je peux y aller ? Ça va ?
Arrête avec tes « mh mh », on dirait ma psy, là.
T'as le temps d'aller chez la psy, toi ? Une question de temps, c'est que si j'y
vais pas, je... Bah si, tu vois, moi j'ai les fournisseurs sur le dos, un
retard de loyer et les marchands nuls, donc je t'avoue que j'ai un peu de
choses à foutre que d'aller chez la psy.
Oui, mais faut que tu te détendes aussi.
Mon père est mort et je dois gérer tout son bordel, donc je t'avoue que c'est un
peu compliqué d'être détendu.
T'es au courant qu'un resto, c'est pas juste des chiffres sur un ordinateur.
C'est aussi une ambiance.
Une vibe.
Une vibe.
Oui, une vibe.
C'est un peu un truc de bobo, ça, non ? En attendant, la bobo, elle se demande
si t'as mangé.
Bah non, j'ai pas le temps.
Allez, bouge.
Qu'est-ce que tu fous ? T'occupes !
Et voilà pour monsieur.
Tu me fais des pâtes comme dans La Belle et le Clochard ? Et du coup, c'est qui
le Clochard ? Tenez.
C'est une petite recette que ma mère m'a apprise quand rien ne va plus.
Goûte.
Ah ouais, c'est bon.
Donc en plus, tu cuisines.
En plus de quoi ?
Tu devrais servir des trucs comme ça aussi dans ton restaurant.
Tu ferais la gueule de mon père, que je commence à servir des plats pour enfants
dans son restaurant.
C'est ton restaurant, maintenant.
Non, ce sera toujours le sien.
Tu te fais pas y aller, toi ? Si, mais j'avais un patron à psychanalyser.
Y a-tu boulot ?
Je le fais pas dire.
T
'écoutes
quoi ? Coucou. Ça va ? Attends.
Pas mal, j'aime bien.
C'est bon monsieur !
Sous-titrage
Société
Radio-Canada
Maman, t'es avec nous là ?
Oui, oui, oui. Bien.
Mais c'est pas un peu trop tôt, là, pour choisir ? Non, c'est pas trop tôt. Je
veux juste voir si t'arrives à la plier, à la déplier. Oui, bien sûr.
Tu comptes t'en occuper aussi de cet enfant, non ? C'est pas que pour ma
pomme. Tu peux essayer, s'il te plaît ? Ça va, je sais ce que c'est qu'une
poussette.
Voilà, comme ça.
Presse le truc derrière.
Quoi, ça ? Voilà.
Bon.
C'est pas compliqué. T'as deux boutons, tu fais ça, ça... Mais ça marche pas. Un
peu de patience, non ? Vas-y. Alors toi, parce que tu sais tout mieux.
Je lui laisse du temps.
Pour moi aussi, ça a pas été facile au début.
Ah bon ? Bah non.
Toi, t'es une mamie géniale. Elle aussi.
Mais elle le sait pas encore.
Ah bah je m'en disais aussi.
C'est mort, je me couche. Et pas dans ton lit.
Je vais
te
foutre à poil.
C'est dans tes rêves, ça.
Petite paire de 10 en moins.
Bien joué, bien joué, bien joué.
Rolanda, si c'était pour moi.
Allez, ramenez-moi l'oseille.
Non, en vrai, mon amour, t'as bien fait de la jouer.
Vraiment, t'as bien fait. Bon, moi, je vais faire un petit bout, là.
Tu veux un petit bout ? C'est quoi ? C'est des petits chocolats.
Ah, mais le mec, il a un menu carrément pop, acidulé.
Cause me choc.
T'as déjà fait cause me choc ? C'est du chocolat ? Avec des petits champignons
hallucinogènes dedans.
Tu veux un petit bout ? Non, merci, t'inquiète. Tu veux un petit bout ?
Après, moi, je suis chaud. Tu peux me relever avec ça ? Non, mais tu vas
décoller, bébé. Fais un petit bout avec moi.
Non,
moi, je travaille demain.
Bon, on en fait une partie encore et je le vois. D'ailleurs, toi, raconte avec
ta kiné.
Gênant de ouf.
Elle me met sur la table, là, et qui me met debout.
Madeleine. J'adore votre prénom. Donc je tente une approche.
C'était la femme de Jésus, non ? Marie-Madeleine.
Et je ne suis pas sûre qu'ils étaient mariés, ça l'a dit. Alors, on se
concentre bien le regard sur l'horizon.
Je la vois qui se baisse.
Et là... Bam !
Énorme tricasse en dessous de son nez.
Ça peut arriver avec le verticalisateur. Je pense que ça a plus à voir avec vous,
Madeleine. Joseph.
Madeleine.
Au moins, elle sait que ça marche.
Cochon. Mais il y a un monde après ça, peut-être, je suis en envie de boire un
verre. Peut-être. C'est clairement ma carte.
40 ans, des gosses, petite milf. Elle me fait penser un peu à la mère de Louise.
Toi, commence même pas avec madame. C'est pas de ma faute si ta mère, c'est
la première milf qui me fait bander.
Bonsoir, Anne. Bonsoir, maman.
Bonsoir, tout le monde.
Bonsoir, tata Anne, ça va ? Ça va, Marie, ça va, les gars ? Bonsoir.
Je suis Jules.
Ah, enchantée. Jules, vous êtes le restaurateur. C'est ça, oui, exactement.
Ah, super.
Elle est très contente. Je vous imaginais pas aussi jeune.
Maman !
Pardon, excusez-moi, je vous laisse les enfants.
Non, non, non, un petit verre. Un petit verre. Non, j'y vais, j'y vais.
Allez, Anne, c'est sûr.
Non, allez, Anne.
Anne, s'il te plaît.
J'ai travaillé des années, cent et demi, jour et nuit,
pour réussir, pour gravir le sommet.
Mes amours, mes emmerdes Un corps perdu,
j'ai couru Assoiffé, obstiné Vers l
'horizon, l'illusion Vers l'abstrait, en
sacrifiant C'est d'abord, je m'en accuse à présent
Mes amis
Mes amours, mes emmerdes.
Mes amis, c'était tout en partage. Tous mes amours faisaient très bien l'amour.
Mes emmerdes étaient ceux de notre âge. Où l'argent s'est dommagé, pleuronnait
nos lourds.
Pour être fier, je suis désolé pour tout à l'heure.
C'est plutôt flatteur en vérité.
Bien que je ne sois pas passionné par le mot MILF.
Cela dit, je vais être grande MILF.
Félicitations, d'ailleurs.
Merci.
Ça va ? Ça va et toi ? Je suis trop contente que tu sois venu. Mais oui, c
'était trop cool, vraiment, ça m'a fait trop plaisir. Quoi, ça t'a fait trop
plaisir ? Ah oui, c'était trop bien.
Il faut que j'y aille, là.
Mais attends, non ? Bah si, je resterai à 9h.
Salut les gars.
À la prochaine, c'était trop cool. Salut le boss.
Salut, bisous.
Attends, attends, attends.
T'es sûr que tu veux partir ? Tu sais, il y a deux types de gens qui sont pas
très compatibles.
Quoi ? Les hommes et les femmes ? Non, les gens du jour et les gens de la nuit.
Alors, parfois, ils se croisent le petit matin comme ça, mais en général, ceux du
jour réussissent mieux que ceux de la nuit.
Et moi, j'ai envie d'en faire partie.
Oui, bah moi aussi, j'ai envie d'en faire partie.
Donc, demain, 9h.
T'es sûr ? Vraiment ? Je peux trouver quelqu'un pour te remplacer encore,
vraiment. Eh, si je t'ai dit que je serais là, je serais là.
A demain.
9h.
Cardavou.
Et je veux bien 4 shots de Jet 27.
Ça part. Merci.
Qu'est-ce qu'il y a ? Ah non, la paix ! Mon cœur regarde pas.
Il y a la meuf que j'ai envie de chiner qui est là.
Oh putain, pourquoi il est là, lui ? Ça va ? Ouais,
ouais, ouais, ça va.
Très bien.
Je peux y aller ? Oui ! Si ça va pas, t'inquiète, vol quand ? Si ça va pas, tu
m'envoies en vol quand ? Oui, allez ! Vas-y, va qu'elle. Va qu'elle, mon
enfant ! Mon amour, comme elle est belle.
Merci beaucoup.
Ça va ? Ça va et toi ? Tu veux que je reste ? Non, t'inquiète.
Je vous laisse, ça fait plaisir de te voir.
Ouais.
T'es belle.
Merci.
Quoi ? Tu m'as manqué un peu.
Toi aussi, tu m'as manqué.
Beaucoup.
Mais là, c'est... Ça va mieux.
Voilà, elle va mieux, elle va mieux. Merci Marco, au revoir Marco.
Oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh. Attends, je vais me la faire.
Qu'est-ce que tu fais là-dedans ? T'as pas des vaches à traire ? Eh ben,
Louise, Carla, salut.
Regarde, regarde, regarde.
Je peux avoir un truc là.
Tu trompes déjà mon père quoi ? Je suis amoureuse de lui. Attends, attends,
attends, mais j'ai l'impression qu'elle va lui arracher les cheveux là. C'est
super. Tu sais ce que je t'arracherais bien moi ?
Toi, t'es bourré, toi.
Non, c'est juste que quand je bois, ça me donne envie de... Ça me donne envie
de t'embrasser.
Tu sais qu'il y a beaucoup de monde qui a envie de m'embrasser quand ils sont
bourrés.
Recule, recule, parce que là, je suis très, très sensible, OK ? Ça va à un...
Un ? Non.
Même pas à un et demi, ce que tu veux, non.
Dans tous les cas, moi, je me tire. Demain, c'est fini, tu me verras plus.
Mais le seul truc que je te demande, viens à notre mariage.
Fais-le pour lui, le fais pas pour moi.
Même pas en rêve.
Voilà, je me dis, je vous aime. Je vous aime, je vous aime. Et tu me dis ça
parce que t'es bourré ? J'ai envie d'un grec, là. C'est un tomate au
noix, j'ai un barbecue.
Ça fait deux ans que j'ai pas mangé un grec.
Ça dépend quel grec. Attends, quel grec ? Stop ! Je crois qu'il faut que j'aille
bosser, ça y est, là.
T'as un shift, là ? Bah oui, j'ai un shift. À ton avis, pourquoi je voulais
pas boire ? Tu vas pas bosser comme ça, t'es sérieuse ? Mais j'ai pas le choix,
Julie, il va me tuer si je vois ça. Elle va aller bosser, cette folle.
Au travail.
C'est reparti pour le restaurant.
Ça, c'est un étranglement, c'est pas un câlin. Je vous aime, mes amours.
Elle va vraiment bosser. Bonne chance.
Elle est déchirée.
Julie va la tuer.
Quelle roue de merde ! Je suis chiée, putain !
Merde !
Qu'est-ce qui se passe ? C'est mon verrou, là. Tu peux m'aider ? Attends,
putain, là, tu pues l'alcool, là.
Non, mais détente.
Détente, Jules, ça va.
Je savais que t'allais me planter.
Tu savais que j'allais te planter. Je suis là et à l'heure, en plus.
Tu crois que tu peux travailler comme ça ? Je peux laisser une pochtrone servir
mes clients ? Une pochtrone ? Oui, une pochtrone.
Comme mon père, en fait.
Putain, tu fais chier.
J'ai pas envie de revivre ça, là.
Et c'est pas la peine de revenir.
Moi, j'ai pas la place pour les gens bancales dans mon restaurant ou dans ma
vie, en fait.
C'est ça, mais là il vaut mieux mettre du verre.
Ça va ensemble.
Enfin ça sera flash quand même.
C'est quoi ça ? Quoi ça ? Les traits là.
C'est les murs.
Les murs ? Oui, tu sais les trucs qui tiennent les maisons, tu vois.
Mais c'est triste quoi.
Trop triste comme ça.
Les américains détestent les espaces fermés.
Open space.
Ah, open space.
Je crains néanmoins que la plupart de ces murs ne soient porteurs et nous n
'avons pas le budget pour les IPN.
Détrompe-toi parce que j'ai appelé l'ingénieur et ça fonctionne.
Sans m'en parler avant.
Je suis désolée, ma grand-mère m'appelle, il faut que je réponde.
Une minute, pardon.
Allô ? Oui, mamie, ça va et toi ? Là, je suis au travail, mais je termine d'ici 2
-3 heures.
Je passe à la pharmacie et je viens te voir.
C'est mignon.
Bah quoi ?
Tu verras.
Je t'aime.
Bisous, mamie.
Je suis vraiment désolée, c'est ma grand-mère. Elle se sent un peu seule en
ce moment.
Non, mais ça va.
On disait quoi déjà ? Je pense que tu as peut-être raison. On va réfléchir pour
ces histoires d'hypn.
Merci.
Vous vouliez faire quoi plus jeune ?
Je voulais être écrivain.
Mais mon père voulait que j'aie un vrai métier, donc je suis devenue archi.
Quand j'étais petite, je voulais pas choisir mon métier.
J'avais une petite boîte dans laquelle je mettais tous les métiers que je
rêvais de faire.
Mais c'est pas pareil. Pour notre génération, c'était différent, non ? On
n'avait pas le temps de réfléchir à tout ça, quoi. À ce qu'on voulait être,
faire.
Et je m'étais toujours dit qu'un jour je piocherais celui qui sera mon métier.
Allez-vous penser à vous y remettre ? À quoi ? À écrire, faire ce que vous avez
vraiment envie de faire.
Je rêvais de tomber sur la petite sirène, d'avoir le cran comme elle de
tout quitter pour aller vivre une nouvelle vie. Et après, bien sûr, j'ai
fait des études et j'ai oublié ma boîte à métiers.
Enfin, qui a envie de lire les problèmes d'une quinquagénaire ? Il serait temps
de passer à la prochaine étape, non ?
Mais vous parlez de moi ou de ma fille, là ? Vous parlez de moi ou de ma mère,
là ? Je crois que je vais lancer un petit poker en attendant le rendez-vous,
là. Non mais mec, faut que t'arrêtes le jeu, là. Tu sais combien tu me dois ou
pas ? Mais bien sûr, je sais combien je te dois. Ça va, je vais me refaire.
Comment tu vas te refaire ? En jouant.
Mais t'es un ouf, en fait.
C'est en jouant que tu perds tout.
T'es devenu complètement accro, quoi, toi.
Moi, je suis complètement accro ? Moi, je suis devenu complètement accro ? OK.
Tiens, prends le téléphone, on va voir si je suis accro.
Et puis tu sais très bien, c'est pas facile pour moi. J'ai pas l'argent de la
maïf qui tombe comme toi. Si tu veux, on échange.
En vrai, je suis chaud.
T'es sérieux, là ? Vas-y, tous les jours, j'échange pour tes vieilles
jambes, là.
Putain, t'es vraiment trop con.
Quoi ? Ok, y a Madeleine qui arrive.
Vas-y, casse-toi.
Tu parles mal.
Madeleine ? Monsieur Boischenko ? Qu'est-ce que vous faites ici, tout seul
? Madeleine, on peut s'appeler par nos petits noms en dehors du service, non ?
Joseph, la déontologie m'interdit. Déontologie ?
Je vais choisir un autre thérapeute, si y a que ça.
Qu'on puisse aller boire un verre.
Je bois pas.
Si j'étais pas avec le patient, j'aurais une chance.
Ce n'est pas le cas, Joseph.
Et si j'avais mes jambes ? Ça n'a rien à voir.
Il faut que j'y aille.
J'ai écrit une chanson pour vous, Madeleine. Vous le savez, ça ? Vous êtes
musicien ? Je préfère poète.
Je fais du rap.
Je fais un concert bientôt.
Vous viendrez écouter la chanson ? J'ai hâte de l'entendre.
Alors ma biche d'amour, c'était comment le rendez-vous ? C'était ouf.
Je l'ai invitée à venir me voir au concert.
Et en plus, j'ai eu un petit bisou.
Attends, de quel concert tu parles, là ? Frère, ça fait cinq ans qu'on fait de la
musique. J'ai jamais fait de concert.
J'ai envie de sortir de l'ombre, là, ça y est.
Putain, mais c'est bien. Enfin, tu perds tes coups, frérot. C'est bien, ça. Ça va
le faire.
Ouais, ça va le faire. Mais par contre, je sais pas quand, je sais pas où, je
sais pas avec qui on va faire ce concert.
Mais on va le faire, ce concert. Je vous le dis, on va faire le concert. On va se
démerder. On va se démerder.
Louise, je peux te parler une minute ? Qu'est-ce que tu fais là ? Tu me suis ou
quoi ? C'est Victoria qui m'a dit... En plus pour me parler d'elle ? Louise,
je veux juste te parler deux minutes.
T'as pas compris que moi je veux pas te parler ? Que je veux pas venir en week
-end chez toi et surtout qu'il n'y a pas un monde où je fous un pied à ton
mariage avec elle ? Je comprends que ce soit difficile pour toi.
Pour tout te dire, moi non plus je m'attendais pas à devenir le cliché du
vieux mec de 50 ans qui sort avec une fille de la moitié de son âge.
Mais c'est trop bête de passer à côté de l'amour, tout ça pour pas être une
caricature. L'amour, carrément ? L'amour, oui, carrément.
Je veux profiter du moindre rayon de soleil que la vie va m'offrir, Loulou.
Et je vais te dire un truc, je pense que tu devrais en faire autant.
Je crois qu'il y a pas mal de nuages qui cachent mon soleil en ce moment.
J'imagine que tu veux pas en parler ?
Difficile,
hein ?
Bonjour Anne, c'est Vincent.
Bonjour Vincent.
Je me disais que... Vous pouvez boire un café tous les deux, je suis pas loin de
chez vous.
J'essaye de ralentir sur le café, mais je peux vous en offrir un quand même.
Ouais, enfin je vous propose pas une dégustation des grands rues arabicains
non plus, mais un verre d'eau ça suffira.
J'ai toute la belle famille à bruncher là, j'ai plein de trucs à préparer. Ah
mais je peux aider moi si vous voulez, je peux faire le commis ? Ah bah c'est
parfait, vous connaissez l'adresse, je vous envoie le code. Super !
Super, ok, j'arrive. J'arrive.
Pourquoi ça vous angoisse comme ça, ce
brunch ? C'est le côté formel, adulte.
Je sais pas, je me sens envahie, là, tout d'un coup.
J'en rajoute, c'est ça ? Non, mais je... Je l'utilisais pas, ça, pour vous.
C'est bon, le chocolat.
Ça m'a fait chier, ce brunch, là.
Je crois que ça va aller, la carotte, là.
On a mieux à faire, non ?
Vincent,
j'ai... Moi aussi.
Moi aussi quoi ? Bah, moi aussi, je...
C'est sexy. C'est sexy.
C'est très sexy.
Je suis bien là.
Moi aussi.
Ça ? Oui.
Ah,
mais c'est beau, là. C'est beau.
Ah, c'est doux. Ouais, sans doute, c'est drôle.
Ça fait comme, regarde... Comme une danse.
Oh là là.
C'est doux, là, c'est doux.
C'est beau, hein ? Je
vois la voie lactée.
Ça sent bon.
Oh putain, putain, putain, c'est mon fils.
J'ai tellement zappé.
Ah ouais ? Allô ? Maman, j'ai oublié mes clés.
T'es où ? J'arrive, là. Tu peux m'ouvrir, s'il te plaît ? Ok, ok, ok, j
'arrive. Faut y aller, là, faut y aller. Il y a mon fils qui arrive. Il a quel
âge, ton fils ? 28 ans. 28 ans ? Ah,
c'est cool, ça.
J'aime bien être avec toi.
Moi aussi, j'aime bien. J'adore.
Ah,
je sens le bois riparqué.
Ah, je sens l'arbre qui a été coupé. Il faut y aller, il faut y aller.
Maman, tu nous ouvres ? Sors par le jardin, par le jardin.
Bon, maintenant, tous là, s'il te plaît.
Ça va ? Mon amour, t'es tellement beau.
Je t'adore.
Ça va, maman ? T'avais un coup de tendu, t'es les femmes. Non, non, pas du tout
tendu. Eva, ma chérie, qu'est-ce que t'as fait ? Elle est ronde, elle est
belle.
Une planète qui plane.
Oui, enfin, je roule, hein, plutôt que je plane, mais... Ah, mais je sens
tellement d'amour entre vous.
Et entre nous aussi, non ? Oh, mes amours. En tout cas, c'est super, ce
brunch, maman.
Bonjour.
Bonjour. C'est qui ? Maman, c'est mes beaux-parents. On a été défoncés.
Ça va, Fabienne ? Bonjour.
Bonjour. Bonjour.
Ah, une grand-mère ! Oui.
Je crois que je vois un cheveu blanc.
Arrête avec tes blagues. Ça va, c'est bon. C'est une naissance, c'est pas un
enterrement. On peut rigoler.
Allez-y, Fabienne.
Tiens, maman, t'es là aussi. Pas trop fatiguée ? Ça va, ma chérie ? Je vais
voir un peu. Je vais très bien, maman. Tout va très bien.
C'est chouette, ça. C'est bizarre, ça. T'es douce.
Je vais me changer.
J'arrive.
Maman, t'as fait quoi à manger ? J'ai commandé thaïlandais. C'est formidable.
Allez.
Louise est revenue vivre à la maison.
C'est drôle, moi qui faillais avorter, elle revient comme un boomerang dans la
maison qu'elle aurait pu ne jamais connaître.
Y a pas de hasard.
Ça me va très bien, je suis végée, tout va bien.
Papa, d'ailleurs, pourquoi tu m'as servi du champagne ? Ça va, t'es pas en
retard, toi. C'est pour trinquer, ma chérie. Vas-y, désolé.
T'es pas obligée de le boire.
Je peux trinquer avec de l'eau.
Elle est bien douce, votre barbiche.
C'est une vraie barbiche de grand-père.
Oui, merci.
En tout cas, merci de nous avoir invités ici. C'est vraiment, vraiment sympa d
'organiser ça chez vous.
Tiens, je crois que t'as un message, maman.
Vous êtes une femme très moderne, Anne.
Oui.
Très moderne.
En même temps, attention, pas trop, hein.
Parce que une mamie, ça doit aussi savoir faire des bons petits plats. Non
mais papa, faut que t'arrêtes là.
C'est important qu'on ait tous un nom différent pour l'enfant.
Mamie, qu'est-ce que tu fais là ? C'est pas du chocolat, ça, faut pas manger.
Maminou, Maminette, Mamouna.
Qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que tu fais avec le chocolat ? Mamie, donne, s
'il te plaît.
Nous, c'est fait, on a choisi. Ça sera Pépé et Mémé. On assume.
Et vous ? La vieille.
Maman, c'est un sujet sérieux, là.
S'il te plaît.
Oui, je sais que c'est sérieux, maman.
Cet enfant, il m'appellera comme il voudra, non ? Ça va pas, mamie ?
Continuez, continuez, ça va.
Et Anne, il va falloir vous préparer aussi.
Peut-être protéger les meubles pour pas blesser le petit.
Mais elle a élevé trois enfants, ça va très bien se passer.
Ouais, enfin, de peu.
Comment ça, de peu ? Je sais pas, demande à maman.
Bah quoi, qu'est-ce que j'ai fait encore ?
T'as pas voulu m'avorter ? Mais pas du tout ! Pas du tout ? Je
l'ai lu dans ton journal intime en fait, arrête. Non mais t'es pas censée lire, c
'est mon journal intime.
Bon, on reparlera de ça plus tard maman, ok ? Toi ça va, t'es contente là ? T'as
bien niqué l'ambiance, tout va bien ? Vous savez quoi ? De toute façon j'ai
bien compris que j'avais pas ma place ici, donc bon déjeuner.
En tout cas c'est très très bon chinois.
Michel c'est du thai.
Oui, le taille.
Mais elle est bien partie, là.
Ah, zobelle et licorne.
On a une vraie solution pour sauver les tortues marines, mais pour ça, j'ai
besoin de vous. Le monde est littéralement en train de perdre ses
couleurs.
Je suis désolée, ma puce.
Vraiment, je pensais pas que ça changerait quelque chose pour toi. Si j
'avais su, je...
Je t'en aurais parlé, mais... Je sais pas si c'est ça qui change quelque
chose, mais j'ai juste l'impression de passer à côté de ma vie tout le temps.
Mais non.
On passe pas à côté de sa vie.
Moi, j'ai 25 ans quand même. Le temps passe, maman.
C'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons.
Enfin, en attendant, il y a des gens de mon âge qui ont vendu leur start-up des
millions d'euros, qui ont voyagé partout dans le monde, qui se marient, qui font
des enfants, qui... Et moi, je suis là comme une merde, retour à la caisse
départ. C'est moi, la case départ ? Ben oui, c'est toi.
Je suis bien.
Tu sais, à ton époque, nous, on cherchait à construire une vie, et déjà,
c'était difficile.
Vous, vous voulez en vivre mille.
Vous vous comparez tout le temps sur vos réseaux, là, à des milliardaires qui ont
même pas 20 ans.
C'est la comparaison qui vous tue, qui vous donne l'impression de passer à côté
de votre vie.
Ouais.
Même Jules, j'ai tout foutu en l'air.
Tu sais quoi ? Je pense que rien n'arrive par hasard, en fait.
On avait peut-être besoin de ce petit temps-là, toutes les deux.
Retour au nid, pour mieux reprendre notre enfole.
Mon petit oiseau.
Ça va être le concert de notre vie frérot.
Il y a mon ancien
lycée qui est ok pour le concert, donc j'espère que vous êtes prêts et
interdiction de planter.
Bonsoir Anne, on n'a toujours pas dîné ensemble avec tout ça, on fait ça quand
?
Bonjour.
J'ai que des poussettes maintenant.
Comment j'enlève ça ? Ça va ? Ouais, ça va.
Tu veux qu'on en parle ? De ?
Louise ?
Tu sais quoi, frère ? On va quand même en parler.
Ça me dégoûte, votre histoire.
Moi aussi, ça me dégoûte.
Non, mais moi, ça me dégue plus, plus.
Moi, je suis là, je galère à trouver quelqu'un.
Quelqu'un avec qui je m'entendrai bien, quelqu'un avec qui ça serait plus qu'un
pauvre comité d'un soir.
Et vous, vous êtes là, vous êtes comme les doigts de la main, ça s'imbrique, le
destin, c'est-à-dire moi, en d'autres termes, vous a réunis, et vous arrivez à
passer à côté.
Bah ouais, mais elle est trop bancaire, ta pote.
Tu peux prendre le risque de... De ? Bah putain, tu vois pas que je galère ? Tu
vois pas que c'est l'enfer avec le resto de mon père ? Moi j'ai toute ma famille
qui compte sur moi, ok ? J'ai pas comme vous des backups de partout, je dois me
démerder tout seul.
J'ai rien à foutre avec une meuf sur qui je peux pas compter.
Une fois frère.
Une fois elle s'est mis une race.
J'ai pas les moyens de prendre le risque de... Vas-y je préfère même pas que tu
la termines cette phrase, on dirait une phrase de vieux.
Quoi ? On sera tous à la fête de la musique, Louise sera là, t'auras les
infos sur le groupe, t'en fais ce que tu veux.
Tu crois que j'ai les moyens de fermer le sort de la fête de la musique ? C'est
quoi, t'allais faire un petit concert de pipeau ? C
'est bon, vas-y, casse-toi, c'est bon, allez, c'est bon. Je t'aime, viens.
Ouais, ouais, c'est ça.
Ciao. Ciao, ma couille.
OK, OK.
Ciao. Ciao, ma couille.
Maëlle ? Louise ? Mais oui ! Arrête.
Comment ça va ? Comment t'as changé ? Wow ! Trop cool de te voir.
Mais qu'est-ce que tu fous là ? Mais toi, qu'est-ce que tu fous là ? Moi, ils
m'ont demandé de faire un concert ce soir.
Donc je joue avec mon groupe, là.
Écoute, moi, je cherchais un lieu pour organiser le concert de mon pote et...
Dingue ! Ben, notre bon vieux Bayu, quoi.
Dingue ! Incroyable.
T'as des nouvelles de Lola ? J'arrive pas à la joindre depuis... Ben, Lola,
toujours au Costa Rica en train de planter des arbres.
Ah ouais.
Elle est douée pour planter, celle-là.
Pas que des armes, d'ailleurs.
Non, je rigole. En vrai, elle me manque.
Tu l'embrasseras de ma part. Moi aussi, elle me manque.
J'imagine.
Bon, et toi ? Raconte.
Pour être honnête, je suis bien paumée en ce moment.
Qu'est-ce qui t'arrive ? Je sais toujours pas quoi faire de ma vie. À mon
âge, c'est grave.
Si, si. T'as l'âge pour être paumée.
Parce que sinon, quoi ? Tu traces ta vie, tu te poses pas de questions et tu
restes un con toute ta vie.
Ça va bien se passer, je te jure.
Mais Louise, tu branles quoi ? Je
suis tombée sur Maëlle qui organise un concert ce soir aussi.
Enchanté. Maëlle.
Marie.
Ça fait deux M.
M&M's.
Bon, je vous laisse. Il faut que j'aille m'installer avec mes musiciens. On te
voit tout à l'heure, de toute façon.
Attention, le poteau.
C'est qui, lui ? Une longue histoire.
Il était au ralenti, t'as vu ? Quoi ? Melto would be the perfect
marriage between French culture and American rituals.
Excusez-moi.
Qu'est-ce que tu fais ?
Non, t'inquiète, t'inquiète. Ça va aller, ça va aller.
Je peux pas te parler, là, je suis en pleine réunion.
Maman, faut que tu m'aides, là, j'ai une galère, là.
Qu'est-ce qui se passe ? C'est Eva, à la décontraction.
Anne, on est en réunion, là.
C'est-à-dire ? Mais quoi c'est-à-dire ? Enfin, à la couche, quoi. Maman, je suis
en galère, là, je suis à Rouen, y a pas de train, c'est la grève. Je suis
bloqué, là, c'est la fête de la musique.
Mais ils sont où, là, ces parents modèles ? J'en sais rien, ils sont en
Antarctique, je sais pas où, là, sur le Ponant. C'est leur noce de porcelaine ou
je sais pas quoi, là. C'est quoi
Ils sont vraiment ringards jusqu'au bout.
C'est 20 ans de mariage ? J'ai pas un bon feeling, vas-y.
Prends un maillot de bain, s'il te plaît.
Pourquoi un maillot de bain ? On accouche dans une piscine.
Voilà.
J'arrive, maman. Je bombarderai, vraiment.
Mais c'est... Bon.
Ça va, là, Han ? T'es avec nous ? On peut continuer ? Euh... Ouais.
Donc, comme je l'ai dit...
Je vais devenir grand-mère.
Comment ça, une grand-mère ? Oui, une grand-mère.
C'est incroyable.
C'est fou, mais t'es super jeune pour être grand-mère.
Ça, c'est gentil. Merci.
Qu'est-ce que tu fais là ? Tu t'en vas ? Qu'est-ce que tu fais là ? Tu vas où ?
Avec ma famille, quoi. Ils ont besoin de moi.
Mais nous aussi, on a besoin de toi. Écoute, Sylvie.
On se connaît depuis suffisamment longtemps.
Alice est une architecte plus que douée. Même si elle écoute des podcasts en
réunion, elle est tout à fait capable de présenter ce projet sans moi. Et puis tu
sais quoi, il y a un moment donné, il faut savoir passer le relais.
Voilà.
Allô ? C'est Vincent, je voulais... J'ai mon fils qui accouche là.
Je pars à l'hosto, c'est la panique.
Tu veux que je t'accompagne ? Ah oui, ah oui, ah oui.
Je te rejoins là-bas, je te rejoins là-bas. À toute.
C'est à toi dans 5 minutes.
Merci.
Putain, elle est pas là.
Elle est pas encore là.
J'ai peur qu'elle vienne, j'ai peur qu'elle vienne pas.
J'ai peur de me foirer. Non mais hé bébé, ça va très bien se passer. Elle,
elle a dû avoir un empêchement.
Je crois que c'est moi l'empêchement.
Arrête.
Bon, Jojo.
Regarde-moi quand je te parle.
Tu vois tout ça là ? On s'est fait chier à le faire.
On s'est cassé les couilles à le faire. Et pourquoi ?
Parce que c'est ton rêve.
Et là, ton rêve, on va le réaliser.
C'est bon ? Donc tu vas nous faire plaisir.
Tu vas te détendre, tu vas oublier cette meuf et on va y aller.
Ouais, on va gérer.
On va tuer ça.
Fais le fumet, fais le fumet. Mais t'es con, toi, il va chanter, là. C'est vrai,
c'est vrai.
Allez.
C'est mon premier date dans un hôpital.
C'est plus vraiment un date, si.
Bah, si, techniquement.
Bonjour. Bonjour.
Vous êtes le papa ? Le papa ? Du bébé ? Ah non, non, non, il est coincé là, mais
il arrive, il arrive tout de suite.
D'accord. Et vous êtes... La... La grand-mère.
Le travail a déjà commencé, vous voulez assister à l'accouchement ? Oui, vas-y.
Oui, elle veut.
Vas-y.
Et maintenant,
je veux un tonnerre d'applaudissements pour Joseph Di Tiro !
Avant
de commencer...
Je voulais rendre hommage à mes amis.
C'est grâce à eux si je suis là ce soir, en train de faire ce que j'aime.
J'imaginais même pas que je pouvais recevoir autant d'amour dans ma vie.
Ils ne m'ont jamais laissé tomber, et encore moins le jour où je suis tombé.
Noam, ça fait maintenant 4 ans qu'on vit ensemble.
Tu peux partir à Londres, dans ton école de ciné, tu le mérites tellement.
Sans eux, j'aurais jamais eu la force de me montrer comme ça devant vous.
Wake up, frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up.
Wake up, frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up.
Elle a un bête de charme, la classe à la Marilyn J'ai vu des photos d'elle jeune
dans les magazines Quand elle pose son regard sur moi, je crois presque aux APN
J'oublie mes douleurs et mes peines, la vie devient si belle 20 ans d'écart, mon
cœur sourit Je sens ses bras autour de moi et tous mes doutes s'enfuient 20 ans
d'écart, c'est la folie À ses côtés, je veux bien que ce voyage dure toute la
vie Wake up, frérot, je crois bien qu'elle m'a wake up Wake up,
frérot, je crois bien qu'elle m'a wake up
Wake up.
Frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up.
Wake up.
Frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up.
Wake up.
Frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up.
Allez, on respire ensemble.
On inspire.
Elle va arriver, Théo va arriver. Puis je suis là, ma puce.
Que tu penses que tu vas pas y arriver, que t'es épuisée, que tu voudrais que ce
soit fini, mais je te le dis moi, c'est le plus grand jour de ta vie.
Et puis de la nôtre aussi.
Allez, vas-y.
Prends ma force dans ta main et puis on y va.
On respire ensemble, allez.
C'est bien, bravo.
Vas-y, vas-y, c'est bien, c'est bien. Continuez, continuez, bravo.
C'est bien, c'est bien.
Ça va aller, ça va aller, ça va aller. Pousse, pousse, pousse, pousse, pousse,
pousse.
Vas-y, vas-y, vas-y.
Je suis là.
Oui.
Merci.
Je suis pas trop bancale ? T'inquiète, regarde, tu vas kiffer.
T'inquiète pas.
Tu m'as manqué.
Toi aussi, tu m'as manqué.
J'avais peur que tu sois parti.
Moi ? Jamais.
Alors ?
Tu m'as pris la main.
Oui.
Donc comme des enfants.
Oui, comme des enfants.
Coucou Lola.
Coucou Mathieu.
On est avec tout le monde, je te passe tout le monde.
Coucou ma grande sœur, on est tatas. C'est mon bébé, on a une belle surprise.
Bonjour Lola chérie, bonjour.
Mais on va pas se filmer, c'est pas nous les stars. T'as raison, voilà, vas-y.
Quand tu te réveilleras, t'auras une petite surprise.
Coucou,
c'est Jade.
Coucou ma Lola, j'espère que tu vas bien.
Comme tu l'avais deviné, j'ai trouvé ton journal intime.
Et tu m'en voudras pas, mais je me suis permise de te laisser une petite
réponse.
Oui, grandir ça fait peur.
Mais en voyant l'harmonie que cette toute petite vie peut apporter à notre
famille, j'ai compris beaucoup de choses.
Coucou ! C'est bébé ! Et mémé ! Et mémé ! On a vraiment hâte de
rentrer ! Ce n'est pas à nous de choisir la vie.
C'est la vie qui nous choisit.
Et il faut savoir lui faire confiance, je crois.
On peut être rejoints.
Même dans ses rêves les plus fous.
Après la petite sirène, la belle et les clochards, il faut les arrêter ce chat ?
J'ai arrêté de penser qu'il fallait que je sauve la planète entière pour y
mériter ma place.
Assumer mes envies sans avoir peur d'être jugée.
C'est ça le plus important.
Et je ne suis pas la seule.
Marie a enfin décidé de mettre sa prose au service de la vérité. Puisque je suis
sortie de votre chatte, il serait peut-être temps qu'on se tutoie.
Et de l'amour.
Tu fais attention, Sombra.
J'ai tellement manqué à moi.
Adios.
Petit cadeau d'adieu.
D'accord.
Le plus dur, c'est de réussir à se quitter.
Surtout quand on s'aime.
C'est le moment.
Je t'aime. Moi aussi.
Putain, je vous aime, les frères.
Bisous.
Tous ces petits moments qui n'ont l'air de rien, toutes ces petites
attentions qui parfois nous échappent, eh bien c'est ça, changer le monde.
C'est transformer le chaos en amour.
J'ai même encouragé maman à écrire. Et
c
'est de ça dont parle son livre.
De la peur de grandir, de changer.
Et de la joie d'accepter la vie telle qu'elle se présente.
Avec les enfants qui grandissent, qui partent, qui reviennent et qui naissent.
Et qui sait ? Et maintenant,
le plus beau de tout.
Et qui sait ? Peut-être qu'un jour, ils en feront un film.
Ah, au fait, je t'envoie la vidéo du concert de Maël.
Ça devrait te rappeler des bons souvenirs. Ce concert, je voudrais le
dédier à tous ceux et toutes celles qui ont connu leur premier amour, comme moi,
dans ce lycée.
Et je vois qu'on est nombreux.
Sous-titrage ST' 501
... ... ...
1,
2, 3, 0. Va à 2.0 ! Elle est motivée ! Va à 2.0 maintenant
! Il n'y a que ça qui me
motive dans les câlins, on le reste.
C'est beau.
Moi, j'ai envie de mettre tout ça.
Arrête de pleurer.
C'est super, il paraît.
J'en fais une, on en fait moins. Moi, je suis mes Sophie.
J'ai pas.
Un peu.
Sous-titrage
MFP.
Sous-titrage ST' 501
Sous-titrage MFP.
C'est ça.
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