All language subtitles for Romasanta.2004.FRENCH.VFI.720p.WEBRip.x264.AAC-[YTS.GG - YTS.BZ]

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Original subtitles

L'Église nous enseigne que le diable peut prendre plusieurs aspects, se

manifester sous différentes formes.

Ce jour-là, j'ai su que c'était vrai.

Sous-titrage FR ?

Maria ? Ma sœur ?

Combien de temps vas-tu pouvoir rester cette fois ? Une ou deux semaines.

Un mois peut-être.

Pourquoi ? J'espérais que tu resterais plus longtemps.

Les loups ont attaqué tellement souvent ces derniers temps.

Le bailli a disparu. Il y a un mois maintenant.

Sa famille est désespérée.

Ils disent que c'est sûrement les loups.

La nuit, on les entend hurler tout près.

Tu n'as pas peur, hein ?

Tu devrais pourtant.

Tu sais ce qu'un loup est capable de te faire ? Si un chien essaie de te mordre,

tu peux le chasser d'un coup de pied.

Mais si c'est un loup... Qu'est-ce que c'est ? Comment est

-ce que tu peux rire de ça ? Il ne s'agit pas que du bailli.

Il y a d'autres personnes qui ont disparu.

Vous n'avez rien à craindre. Vous êtes en sécurité ici.

Qu'est-ce qui ne va pas ? Je ne veux pas que Teresa finisse avec les mains dans

cet état.

Mais ce n'est pas inéluctable.

Il paraît qu'on a inventé un nouveau langage basé sur les signes.

Et qu'on apprend aux gens à parler avec les mains.

Peut-être qu'à cent ans d'air, Teresa pourrait l'apprendre.

Je vais t'attendre à l'étage.

Par arrêté du maire, je suis chargé de vous prévenir, étant donné les récents

événements... qu'il vous est fortement conseillé de ne pas vous aventurer dans

les bois d'alentour sans autorisation des gendarmes.

Et de veiller à ce que vous vous trouviez dans vos foyers au coucher du

soleil. Il y aura une récompense de 10 pièces pour chaque loup mâle capturé et

de 15 pièces pour chaque femelle enceinte.

Le représentant du ministère public, Don Luciano de la Bastida.

Ce jour, l'an de grâce 1851.

Je vais aller faire un petit tour dans le village. Tu ne peux pas rester ici et

m'aider un peu ? Mais si.

Tu pourrais essuyer ces bouteilles.

Elles te plaisent ? Oui.

Elles sont magnifiques.

Tu devrais en essayer.

Manuel, cette femme veut te dicter une lettre pour sa fille.

Je vais chercher mon écritoire.

Retourne t'occuper de Teresa.

Juliette, embrasse-moi, embrasse-moi, embrasse-moi.

Je t'aime tant, Roméo.

Je t'aime encore plus, Juliette. Non, non, c'est moi qui t'aime plus.

Non, c'est moi.

Non, c'est moi. Non, je t'aime encore plus.

Oh, Roméo, mon Roméo, pourquoi nos familles se haïssent-elles ? Je veux

dire au monde entier à quel point je t'aime.

Non, je t'aime encore plus. Je t'aime tellement que je vais mourir d'amour.

Ils sont là ! Ils sont partis à l'ombre ! Ce n'est pas du

loup dont vous devriez avoir peur.

C'est le bailli.

Ils ont retrouvé son corps.

Ne pleure pas.

J'ai une bonne nouvelle.

Nous allons partir d'ici.

Nous allons aller vivre à Santander.

Il n'y a pas de loups là-bas.

Qu'est-ce que tu viens de dire ?

On va les attendre à la carriole.

Qu'est-ce que tu viens faire là ? Je veux venir avec vous. C'est hors de

question. Pourquoi ? Je ne veux pas qu'on me laisse ici toute seule.

Ne sois pas ridicule.

Tu nous rejoindras aussitôt qu'on t'aura trouvé une place quelque part.

Et si vous ne trouvez rien ? Vous imaginez que je vais attendre combien de

temps ? Vous n'avez pas le droit de m'abandonner.

Ne fais pas l'enfant, ça ne marche pas avec moi.

Il y a longtemps que tu es une femme.

Je ne suis pas dupe, figure-toi.

Qu'est-ce que tu veux dire ? Tu n'as pas à me donner d'ordre. Laisse-moi parler à

Manuel.

Seule une putain voudrait voler l'homme de sa sœur.

Maintenant, rentre à la maison.

C'est parfait ici pour passer la nuit.

J'ai peut-être été trop dure avec elle.

Arrête de te tourmenter.

Elle est assez grande pour s'occuper d'elle.

Tu devrais aller te baigner avant qu'il ne fasse nuit.

Mais surtout, fais attention où tu mets les pieds.

Il y a des pieds jaloux partout.

Tu as envie de le voir voler comme un papillon ?

Lâche-le.

Lâche-le !

Ce

n'est qu'un oiseau.

Mademoiselle, je suis Luciano de la Bastida, procureur près du tribunal de

Galice.

Il est de mon devoir de vous demander de nous aider à identifier les restes de

cette jeune fille.

Nous pensons qu'il peut s'agir de votre nièce.

Nous n'avons trouvé ni vêtements, ni quelques objets personnels que ce soit.

Votre nièce a-t-elle des signes particuliers ? Telle qu'une cicatrice ?

Ce n'est pas elle.

Ce n'est pas Teresa.

Mademoiselle, vous êtes sûre ? Je

suis navré d'avoir dû vous imposer cela.

J'espère que vous comprenez. Il y a quelque chose dans les cheveux.

Une boucle d'oreille, apparemment.

Personne ne peut s'offrir ce genre de bijoux par ici.

Elle devait appartenir à une riche famille de la ville.

Mais nous sommes loin de la ville, monsieur.

Et les loups mangent à l'endroit où ils tuent.

Et ils n'éparpillent pas les restes.

Il faut absolument que nous sachions ce qui est arrivé à ces gens.

Teresa ! Arrêtez, c'est une

farce !

Ce n'est pas drôle !

Suite à la requête du ministère public, ce tribunal salue la collaboration du

professeur Philips, éminent expert de l'Université d'Algérie.

Professeur Philips.

Le rapport d'autopsie semble indiquer que le viol a effectivement eu lieu

après le décès de la victime et que par conséquent l'auteur du crime, est un

nécrophile.

Les auteurs de ce type de crime présentent des signes classiques d

'anomalies pathologiques.

La boîte crânienne, légèrement plus épaisse que la normale.

Une forte sudation, en particulier au niveau de la paume.

Cet homme est trahi par son aspect physique.

Par conséquent...

Nous l'avons identifié comme criminel. Nous l'avons emprisonné et ainsi empêché

de commettre ces crimes abominables.

Il existe deux types de criminels. Les criminels de circonstance et les

criminels génétiques.

Pour ceux de la première catégorie, une guérison possible est envisageable grâce

à des traitements administrés sous contrôle médical.

C'est la science et non la prison.

qui désormais peut nous aider à résoudre ces problèmes.

Dès sa naissance, cet homme était un criminel et par conséquent destiné à une

vie de violence et de crime. Il n'avait pas le soi dans cette affaire. Saint

Augustin nous dit que l'homme dispose de son libre arbitre.

Néanmoins, ce que vous nous dites, cher monsieur, c'est qu'une grosse tête qui

transpire des mains est incapable de s'opposer à ce qu'elle est.

Peut-être m'aider, monsieur, à faire une petite démonstration. Si vous voulez

bien vous donner la peine d'avancer jusque-là.

C'est une procédure irrégulière, monsieur le président.

S'il vous plaît.

Bien.

Nous allons montrer comment un homme peut s'opposer à sa propre volonté.

Vous pouvez regagner votre siège.

Votre aide m'a été très précieuse.

Merci.

C'est l'homme dont vous avez besoin.

Professeur.

Dieu du Ciel.

Les journaux n'ont parlé que de quatre victimes.

C'était les quatre que nous ne pouvions cacher.

Nous voulons éviter la panique.

J'ai bien peur que nous en trouvions d'autres.

Pourquoi conservez-vous les cadavres ? Pour vous les montrer.

Teresa va à sa nouvelle école.

Et elle apprend très vite.

Ta sœur t'a trouvé une place dans une maison.

Je t'accompagnerai.

Enfin, si tu veux y aller.

Elle est parfaite. Tu dois savoir comment les femmes sont faites.

Combien de femmes as-tu connues dans ta vie ?

Quelle réponse veux-tu entendre ?

Cette femme avait une quinzaine d'années environ.

En jugée par le triste état de ses os, je dirais qu'elle souffrait d'une

carence chronique en calcium.

La plupart des éraflures parallèles ont été faites par des griffes de canidés

bien acérées.

Il est plus que probable que cette femme a été attaquée par un loup.

Mais ces entailles-là ont été faites par un couteau.

Regardez comme les veines et les artères ont été rompues uniformément.

Cela a dû être fait après le décès de la victime.

Que faites-vous maintenant ? J'écoute. Il se pourrait qu'elle ait quelque chose

à me dire.

Il n'y a pas de graisse, ni dans les cuisses, ni dans les fesses, comme si on

l'avait extraite pour une raison quelconque.

Pour quelle raison quelqu'un voudrait de la graisse humaine ? Le savon.

Pour faire du savon.

Les restes ont été abandonnés dans les bois pour nous faire croire que ce sont

les loups qui ont attaqué les victimes. Nous avons certainement affaire à un

individu hors du commun.

Nous ferions de grandes découvertes si nous pouvions le capturer vivant. Si

nous pouvions entrer dans son esprit, nous apprendrions tellement de choses.

Si nous pouvions entrer dans son esprit, mon seul souci, professeur, serait de

savoir où il se trouve.

Je suis un homme de science.

Je ne mène pas une enquête.

Pour être tout à fait franc, je suis plutôt surpris que quelqu'un comme vous,

qui n'est apparemment pas partisan de mes théories, sollicite ma

collaboration.

J'ai besoin de votre aide pour pouvoir l'arrêter et le juger.

Je vous aiderai à le trouver.

Et maintenant, mon jeune ami, je vais me reposer.

Et je vous conseille d'en faire autant.

Si seulement je pouvais savoir ce que vos yeux ont vu.

Monsieur, aidez-nous, s'il vous plaît. Je vous en supplie.

Il s'est pris un coup de foussille.

Mettez-le dans la carriole.

Je vais l'emmener au prochain village.

Vous avez perdu beaucoup de sang.

Vous serez mort avant qu'on atteigne le village.

Ma femme, je ne peux pas mourir sans lui dire adieu.

Alors pourquoi ne pas lui écrire une lettre ? Comme ça vous prendrez congé d

'elle.

Merci, monsieur.

Je vois que vous êtes un homme de Dieu.

Nous n'avons pas beaucoup de temps. Que voulez-vous que je lui écrive ?

à ma bien-aimée, Antonia, et à ma fille adorée, Anna.

Je vous écris cette lettre qui sera la

dernière.

Au moins, je m'en vais vers Notre Seigneur en ayant intimement conscience

d'avoir eu le bonheur d'être l'époux de la femme la plus merveilleuse du monde.

Je pars avec la vision de ton visage souriant.

Et cette image m'accompagnera à jamais où que je sois.

J'ai demandé à ce charmant gentilhomme qui s'est montré si amical en cette

dernière heure de te remettre cette lettre en personne.

Il a généreusement proposé de veiller à tous les besoins auxquels tu pourrais

devoir faire face après ma mort.

Puisse Dieu avoir pitié de mon âme.

Je dois partir bientôt.

Mais je ne veux pas te laisser seul ici.

Alors ne pars pas.

Viens avec moi.

Tu peux m'aider dans mon travail.

Vraiment ?

Je te montrerai des endroits que tu n'imagines même pas.

Je vais prendre bien soin de toi.

Je vais rester ici à tes côtés.

Je veux te donner ça.

C

'est

très important pour moi.

Tu m'as sauvé.

Je ne l'oublierai jamais.

Ma vie t'appartient maintenant.

Tu as besoin de repos.

Essaie de dormir maintenant.

Vous avez faim ?

Ne faites pas un pas de

plus.

Il est parti.

Et il ne reviendra pas.

On en est débarrassés.

Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ? Je veux vous protéger.

Et en plus, les balles ordinaires ne me font rien.

Qui êtes-vous ?

Je

suis un homme

qui a regardé une fois le diable dans les yeux.

Francisco ?

Dieu m'a abandonné à cause de mes péchés.

Depuis ce jour fatal, je suis condamné à un véritable enfer.

Au revoir.

C'est un loup qui se transforme en homme pour séduire et assassiner

ses victimes.

Garde, emmenez le prisonnier.

S'il vous plaît, je vous en supplie.

Manuel m'a obligé à faire ça. Je ne suis pas mauvais.

Je vous ai sauvé.

Cet homme est fou.

Oh mon Dieu, quel idiot j'étais.

Vous ne pouvez pas accorder foi au délire de ce pauvre homme.

Et je ne le fais pas.

Mais il se trouve que mes sœurs sont mortes. Pour autant que nous sachions,

vos sœurs sont à Santander.

Il m'a donné ceci.

Il peut se cacher partout.

Il connaît tout le monde.

Les villageois ont confiance en lui.

Il écrit les lettres qu'il veut envoyer. Barbara, laissez cela aux mains de la

justice.

Je vous promets que je finirai par le trouver et qu'il sera châtié pour ses

crimes.

À présent, rentrez chez vous.

Carbalho, le 13 juillet 1850.

Ma chère mère, vous n'imaginez pas à quel point vous me manquez et à quel

point je suis navrée de devoir vous demander d'annuler votre visite.

Ma patronne m'a demandé de l'accompagner dans son domaine de balance au moment où

vous recevrez cette lettre.

J'espère que le temps passera vite jusqu'à ce que nous ayons la joie de

nous retrouver après ces trois longues années de séparation.

Bien affectueusement, Sarah.

Affol Sagrada.

Je travaille très dur pour que vous puissiez venir et vivre ici avec moi, à

Fonsagrada. Et c'est pourquoi...

Il n'y a pas de tâche qui soit trop difficile ni rebutante.

Que Dieu vous bénisse tous.

Votre mère qui vous aime.

Mon cher frère, je suis très heureuse de vous annoncer que je vais finalement

épouser le pharmacien dont je vous ai parlé dans mes précédentes lettres. C

'est à cette fin que je me permets de bien vouloir remettre mes affaires au

charmant gentilhomme qui vous a donné cette lettre. À la grâce de Dieu, Elena

Gutiriz, l'An de Grâce 1850.

Vous connaissez cette personne ?

Il

s'apprêtait à laver les corps aux savants.

Où est l'homme qui vous les a vendus ? Je ne m'en souviens pas, monsieur.

Très bien.

Enfermez-le.

Attendez un instant, s'il vous plaît.

Ça me revient maintenant.

Pourquoi tu as un couteau ? Je

cherche un monsieur qui s'appelle Manuel Roma Santa.

Tu le connais ? Tu es sûr ? Il est grand et très fort.

Viens avec moi.

Anna, retourne jouer dehors.

Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Je suis à la recherche de Manuel Roma

Santa.

Je ne connais personne de ce nom-là.

C'est un marchand ambulant.

Vous lui avez dicté cette lettre pour qu'il la remette à votre sœur.

Je me souviens d'un écrivain public.

Mais j'ignorais son nom.

Il était dans la région il y a quelques mois.

Il est venu me remettre une lettre de mon mari.

Et ensuite, je lui ai dicté celle-ci.

L'avez-vous revue par la suite ? Non, il n'est venu que cette fois-là.

Merci.

Qu'a-t-il fait pour que vous partiez à sa recherche avec un couteau ? Je suis

désolée de vous avoir importuné.

Qu'est-ce que vous faites ? Rendez-moi ça ! Où avez-vous eu cela ? Un marchand

de guitaristes me l'a vendu. Et où est-ce que je peux le trouver ?

Une fille est venue ici, elle te cherchait.

Elle a dit que tu t'appelais Manuel Romacenta.

Et qu'est-ce que tu lui as dit ? Je lui ai dit que tu ne vivais pas ici.

Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est ta maîtresse ? Rassemble tes affaires.

Pourquoi avait-elle la lettre destinée à ma sœur ? Prends tes affaires, nous

partons.

Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Et qui est cette femme ?

Non.

Monsieur, on les a trouvées.

Elles sont dans les tables.

Seigneur.

L'esprit humain est un mécanisme complexe, très fragile.

Antonio ne peut pas accepter la nature monstrueuse de ses cris, mais par

conséquent, son cerveau décide de modifier le souvenir qu'il en a.

Nous avons dû lui planter des aiguilles en argent dans la peau pour le persuader

qu'il n'est pas maudit.

Elle seulement.

Cette interruption peut ruiner complètement les progrès que nous avons

accomplis. Quels progrès ? Il retrouve petit à petit sa santé mentale.

Pendant que vous vous amusiez avec vos aiguilles en argent, trois autres

personnes ont été assassinées.

Je suis navré, professeur.

Mais nous n'avons plus une seule minute à perdre.

Votre colère ne nous aidera pas à le trouver.

Il nous faut plus de temps.

Ils disent que le loup est dans ma tête.

Que c'est mon cerveau qui invente tout ça.

Il tue de plus en plus de gens.

Je me sens responsable.

Vous pouvez m'aider à le capturer.

Je le sais.

Je ne peux pas.

Vous connaissez Manuel mieux que n'importe qui.

C'était votre associé.

Dites-moi où je peux le trouver.

Laissez-moi tranquille.

Qu'est-ce que vous m'avez fait ? Nous nous

reverrons.

J'ai tout tenté, tout essayé pour me libérer de lui.

Mais je n'ai jamais réussi.

Pardonnez-moi.

Pardonnez-moi.

Pardonnez-moi ! Pardonnez-moi !

Je vous en prie.

J'ai besoin de votre aide.

Où peut-il aller, maintenant ? C'est l'époque des récoltes, dans le

sud.

À Burgos.

Les hommes vont là et travaillent comme des esclaves pendant la journée.

Et à la nuit tombée, se blottissent comme des animaux.

Roma Santa méprise ces gens.

Pour baisser leur femme qui se retrouve toute seule dans leur maison.

Il est très fort pour ça.

Vous étiez la plus belle de toutes.

Mais il sait qu'il doit se cacher cette fois.

Il va essayer de faire ce qu'on imagine le moins venant de lui.

Nous cherchons un homme plutôt grand, bien bâti.

Il porte des bagues, il en a plusieurs à chaque doigt.

Il s'exprime bien, alors... Je vous remercie.

Bonjour. Bonjour, monsieur.

Vous n'auriez pas vu un étranger qui cherche du travail ? Oh si, plusieurs

même. Voilà, celui que je cherche est fort, bien bâti. Il est très grand.

Il porte plusieurs bagues.

Il s'exprime très bien.

Ce tribunal de Galice, au nom de sa Majesté la Reine, inculpe le dénommé

Manuel Blanco Roma Santa des meurtres de Pascual Ferrero, disparu

le 19 février 1849.

Peregrina Rodriguez, disparu le 28 avril 1847.

Manuel Fernandez, disparu le 6 février 1850.

Maria Garcia et sa fille Teresa Lozada, toutes deux disparues le 24 septembre

1850, et Antonia Trinidad et sa fille Ana Fernandez, toutes deux

disparues le 21 juin 1851.

Sur l'ordre de Sa Majesté, Je déclare l'audience préliminaire ouverte, ainsi

que la demandée la défense.

Professeur Phillips, vous avez la parole.

Nous commencerons par une analyse mentale, puis nous poursuivrons par une

analyse biologique.

Vous êtes accusé d'avoir assassiné 15 personnes.

Rejetez-vous cette accusation.

Non, monsieur.

Je reconnais les avoir tués, de même que beaucoup d'autres.

Mais je n'avais pas le choix.

Tout le monde sait, là d'où je viens, que le diable a un droit absolu sur le

neuvième fils.

Et le fait est que j'étais le neuvième fils de mon père.

Donc, vous attribuez la responsabilité de votre mauvais sort à votre père ?

Mauvais.

Mais un loup tue par instinct.

C'est dans sa nature.

Avez-vous un vague remords pour ce que vous avez fait ? Maintenant, oui,

monsieur.

Où vous transformiez-vous ?

C'est une grave erreur que vous commettez, professeur. Il n'y a aucun

danger.

Il est en état d'hypnose. C'est un assassin enragé par un de vos animaux de

laboratoire. Tout à fait.

Ce n'est pas un animal.

Nous sommes ici pour examiner ses réactions dans un environnement moins

menaçant, à l'abri des chaînes et de ses geôliers qui le traitent comme une bête.

Je suis d'avis de suivre la proposition du professeur Phillips.

Libérez le prisonnier.

Manuel, reconnaissez-vous ce lieu ?

C'est ici que je les ai tués.

Mes sens étaient submergés.

J'entendais les racines des arbres pousser violemment sous la terre.

Teresa s'est retrouvée prise au piège.

J'ai senti son sang sous sa peau qui courait dans ses veines.

J'ai entendu Maria.

J'ai attaqué Maria ! Puis j'ai dévoré sa chair ! J

'entendais son cœur qui battait dans ma tête !

Cette soi-disant malédiction n'est rien de plus qu'un grave trouble mental qu'en

termes médicaux actuels nous rattachons à la lycanthropie.

C'est une pulsion incontrôlable qui transforme un homme ordinaire

en un animal sauvage et dangereux, un lycanthrope ou

loup-garou.

pour l'appeler par son appellation populaire la plus saisissante.

Pratiquement n'importe quelle émotion forte serait suffisante pour déclencher

la transformation chez le patient et conduirait inévitablement à des

intentions meurtrières. Monsieur le Président, c'est parfaitement grotesque

! Laissez le professeur poursuivre, je vous prie.

J'en conclue que Manuel Roma Santa n'est pas responsable de ses crimes et qu'il

peut être guéri.

En vertu de quoi pouvez-vous dire ça ? Aucun argument rationnel ne peut

permettre de tirer cette conclusion.

Monsieur Roma Santa, qu'est-ce qui nous permettrait de croire qu'il existe une

possibilité que vous guérissiez de votre malédiction ?

Elle.

Grâce à Barbara, je me suis senti humain pour la première fois.

J'ai éprouvé des émotions, peut-être de l'amour.

Et ainsi, pendant quelques précieuses journées, la malédiction m'a quitté.

Et j'ai vécu comme un homme.

Le fait qu'il n'ait pas tué Barbara Garcia prouve... Ça prouve qu'il n'a

simplement pas eu le temps, voilà tout. On ne doit pas l'emprisonner et lui

imposer des conditions qui aggraveraient son état. Nous sommes dans un tribunal,

pas dans un cirque, pour l'amour de Dieu ! Soyez raisonnable, monsieur le

président. L'accusé n'est pas un loup-garou, mais un monstrueux assassin

qui a méticuleusement préparé et exécuté ses crimes pour tirer le plus grand

profit possible de ses victimes. S'il va dans une institution, il ne manquera pas

de s'évader et il tuera à nouveau.

Seul l'emprisonnement et l'exécution satisferont notre exigence de justice et

feront en sorte qu'il ne sera plus jamais une menace pour notre communauté.

Au vu des circonstances exceptionnelles qui entourent cette affaire, à la

demande de sa majesté, je déclare qu'en ce procès du dénommé Manuel Blanco Roma

Santa, en l'attente d'un complément d'enquête, la cour sursoit à l'exécution

de la peine prévue.

Le prisonnier restera en détention jusqu'à nouvel ordre.

Je m'appelle Manuel Blanco Romacenta.

Je suis connu comme le loup-garou d'Alaris.

Certains disent que j'étais un homme qui se transformait quelquefois en loup.

Il serait plus vrai de dire que j'étais un loup qui se transformait parfois en

homme.

Nombreux sont ceux qui veulent me voir mort.

Certains par désir de vengeance, d'autres pour se délivrer de leur peur.

Et certains encore par jalousie, parce que j'ai osé faire ce qu'ils n'ont même

pas pu imaginer.

On m'a demandé si jamais j'étais relâché, si je recommencerais à tuer.

Je crois vraiment que je serai bientôt libre.

Et que cela importera peu.

Je savais que tu viendrais.

Et je sais que tu ne veux pas me tuer.

Tu en as déjà eu l'occasion et tu n'as pas pu le faire.

Alors tu es venu ici pour comprendre pourquoi.

Je ne veux pas te faire de mal.

Je n'ai jamais voulu te faire de mal.

Tenez ma liberté et je t'aime.

Et la raison pour laquelle tu n'as pas pu me tuer, c

'est que tu m'aimes aussi.

Et la mort dure.

Monsieur, il semblait être en argent.

Nous devrions interroger le garde.

Inutile.

Dans ce cas, que dois-je écrire dans le rapport ?

Sous-titres par Jérémy

Diaz

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