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Original subtitles

Ouvrez les yeux.

Prenez une grande inspiration.

Vous n'êtes pas venu ici par hasard.

Non, si vous êtes assis dans cette salle, c'est pour comprendre qui vous

êtes. Pour reprendre le pouvoir sur un monde de plus en plus fou, de plus en

plus violent.

Et tout ça, toutes ces armes, elles sont déjà en vous.

Vous vous rendez compte du pouvoir que vous avez ? C'est votre volonté qui va

donner au monde ses couleurs.

qui fait que c'est un monde de joie ou de peine.

C'est vous et vous seul qui allez programmer votre univers mental et

affectif avec vos envies, vos rêves, vos objectifs.

Le monde est votre monde.

Et je vais vous dire quelque chose aujourd'hui.

Je sais pourquoi vous êtes là.

Laurent, je sais. Xavier, Nadia, Jennifer aussi.

Vous êtes tous là pour la même raison au fond. Vous êtes là parce que vous avez

décidé.

Décidé de faire du monde votre monde. Vrai ? Vrai ! Maintenant qu'on est tous

ensemble, moi j'ai envie de remplacer tous vos pourquoi par des comment.

Comment rester fidèle à votre idéal, à vos rêves. Comment être impatient avec

le monde et patient avec vous-même.

Ce que tu veux, c'est ce que tu es.

Tiens, dites-le avec moi ceux qui veulent. Ce que tu veux, c'est ce que tu

es. C'est ce que tu es. Encore une fois, ce que tu veux. C'est ce que tu es.

OK.

Vous sentez ? Vous sentez cette vibration ? Cette force, cette énergie,

il y a un truc.

Et on vient à peine de commencer.

C'est énorme. C'est énorme. OK, vous savez quoi ? Levez-vous.

Allez-y.

Et maintenant, le regard droit devant vous. Les épaules droites aussi.

Ouvrez votre plexus solaire, allez-y, en arrêtant de vous excuser d'être là. Et

rien qu'en faisant ça, vous aidez votre système hormonal, vous doublez votre

taux de testostérone, c'est prouvé.

Et c'est bon pour les femmes aussi, la testostérone, ça marche aussi.

Comment tu t'appelles ? Julien.

S'il vous plaît.

Merci.

Julien. Salut Julien.

C'est la première fois que t'es parmi nous ? Ok, super.

Comment tu te sens ? Ça va.

Un peu fatigué, mais ça va.

Et pourquoi t'es fatigué comme ça ? Ouais, j'ai beaucoup de mal à dormir.

Parce que j'ai arrêté les médocs et la weed aussi.

C'est bien.

Qu'est-ce que tu fais dans la vie, Julien ? Je suis programmeur.

Dans le jeu vidéo.

C'est un beau métier, ça. Tu travailles avec l'imaginaire, c'est super.

Alors pourquoi tu me dis ça comme si t'en avais honte ? Non, non, j'ai pas

honte de ce que je fais. C'est cool.

Et qu'est-ce qui se passe, alors ? De quoi t'as honte ? Y a quelque chose ?

Non, rien, je sais pas, c'est comme si j'étais... Enfin, c'est comme si quelque

chose... Comme si quelque chose en toi avait pris le contrôle de toi ? Oui, c

'est ça, voilà.

OK.

Ça, ça s'appelle le système limbique.

Tu peux oublier limbique, mais...

Mais pense système, très puissant un système.

Je te parle de toute une organisation neurophysiologique qui vise une chose,

une seule, ta survie.

Le système limbique, c'est ce qui permettait à tes ancêtres de pas se

faire bouffer par les loups quand ils partaient chasser.

Seulement cette arme, qui devrait te protéger, elle est en train de te

dévorer de l'intérieur, Julien.

Comment t'en es arrivé là, hein ?

Qu'est-ce que tu me dis pas là, Julien ? T'es avec nous, mais en même temps, je

te sens tellement loin. J'ai l'impression de... Je sais pas, de voir

des fantômes passer dans ton regard.

Non, non, mais... Je suis pas sûr d'avoir envie de remuer le passé.

Je comprends.

Je comprends parce que moi aussi, j'ai vécu ça.

Cette souffrance qui devient une peur, qui devient une angoisse et qui finit

par te paralyser complètement.

Moi aussi, j'ai cru que j'allais rester prisonnier d'un tunnel sans fin.

Sauf qu'un jour, je pense qu'il faut se bouger, Julien.

Faut faire un pas en avant. Faut prendre le risque.

Et ça peut être aujourd'hui. Et s'il faut mettre les mains dans la boue et

dans la merde, on mettra les mains dans la boue et dans la merde et on ira faire

le sale boulot.

Qu'est-ce que t'en penses ? Qu'est-ce que t'en dis ? Est-ce que t'es prêt à

nous ouvrir cette putain de porte ? Oui, je vais essayer.

Essayer, ça me va. Essayer, c'est déjà une révolution.

Ok, vas-y, Julien. Je t'écoute.

Je peux pas.

Je suis désolé. Désolé pour quoi ?

Parce que t'arrives pas à parler.

Mais moi, je t'entends déjà, Julien.

Ton visage, tes yeux, tes mains, tout me parle.

T'as déjà décidé.

Après les mots, tu les dis quand t'as envie de les dire.

C'était qui, Julien ?

Mon père.

Pardon ? C'était mon père.

Ok.

Ok. Vas-y, Julien. Je suis là.

Lâche, Manon. Lâche.

Vas-y.

Venez, s'il vous plaît. Approchez-vous de Julien.

Tu sens, là ? Tu sens cette énergie ? Moi, je sais pourquoi t'es là, Julien.

T'es là parce que t'es prêt.

T'es prêt à ouvrir ce nouveau chapitre.

Ok ? Alors, dis-moi.

Qu'est-ce qui t'a fait, ton père ? Il m'a violé.

Toute mon enfance, il m'a violé.

Quand celui qui est censé te protéger, c'est celui qui te trahit, c'est là que

t'entres en enfer.

Bien sûr.

Le cerveau émotionnel, il est pas fait pour encaisser ça. Il débranche, tout

simplement. Il débranche.

Sauf qu'il y a un jour où faut le rebrancher. Ce jour, c'est peut-être

aujourd'hui.

Et moi, je le sens. T'es en train de faire des pas de géant, là.

Hein ? Ta volonté est plus forte que ta mémoire.

Ton avenir est plus grand que ton passé.

Vas-y, dis-le. C'est très important, ça. Dis-le, s'il te plaît.

Mon avenir est plus grand que mon passé.

Et mon futur.

Et ton futur, il est grand. Tu le mérites, Julien.

Bien sûr que tu le mérites.

Bon, après, la phrase, c'était pas exactement ça, mais on n'est pas à la

messe, donc ça va.

Regarde, regarde autour de toi, Julien. Tu sens cet amour ? Tu le sens ?

Oui, je le sens !

Je le sens, Matt ! Bien sûr que tu le sens ! Tu vas faire des grandes choses !

Tu vas y arriver, je te jure ! Je te le jure ! Viens là !

Vas

-y, lance la musique.

Plus fort.

Tu sens ce qui se passe là ? De toi à moi, de moi à toi, tu sens ce qui se

passe là ? Je vais pas te lâcher ! Je vais pas te lâcher !

Et qu'est

-ce

que la nature,

après tout?

C'est le développement.

Dynamics.

Regarde-moi ça, ces gens qui étalent leur bonheur comme ça sur les réseaux.

Regarde sa tête à lui, on dirait qu'il a gagné au loto. Il est content.

Elle est beaucoup trop bien pour lui, cette meuf.

T'as bon d'accord.

Salut à toutes, salut à tous. Comment être plus focus, comment être plus

sharp, comment être plus précis dans son écoute, comme dans sa capacité à être

écouté et donc à convaincre. Ce sera un long week-end intense qui va

certainement changer votre vie. Quoi qu'il arrive, on ne fera le troisième et

dernier prélèvement qu'en début de mois et on vous prévient par mail.

Vous êtes à Bruxelles même, si vous prenez le 6h02.

Et vous verrez, la dimension entrepreneuriale est au cœur du

séminaire. C'est le droit à l'image et le NDA qui est un accord. Exactement, c

'est toute la magie de l'événement. C'est à la fois une expérience très

individuelle, personnelle, intime, mais c'est aussi une expérience collective.

J'aurais dû faire ça, j'aurais dû être ça. C'est peut-être des phrases qui ont

déjà tourné. Ça va toi Rudy, ça forme ? C'est top boss.

On arrive dans 24 minutes.

Écoutez Jeanne, j'en ai moi-même parlé à Matt et il a été très touché par votre

histoire, vraiment.

Il vous identifie très bien et de toute manière je vous dis qu'il se souvient de

tout et de tout le monde.

Absolument.

Alors, vas-y, shoot.

Alors, tu commences avec Didier Marchand en one-to-one. Tu sais, lanceur UbiMan.

Ouais, Loire-Atlantique, divorcée, reconversion dans l'immobilier, c'est ça

? Ouais, bah là, il envisage de créer sa propre agence.

Ensuite, t'as David Nguyen. Alors lui, il sort d'une très grosse dépression.

Ouais, et à quel âge ? 43.

Il a grandi à Lyon dans un climat de terreur. Son père avait trouvé un truc

bien tordu.

C'est-à-dire ? Il serrait des balles de golf dans une serviette et il tapait

dans le ventre.

Ça fait hyper mal, ça déglingue les intestins, mais ça laisse pas de traces.

Il est resté un one-to-one sur son pack titanium.

Je comprends pas, il a rendez-vous là ? Non.

Tu veux que je gère ? Non, vas-y, je m'en occupe.

Merci. OK.

Salut,

Julien. Ah, le big boss. Ça va ? Et toi ? Ouais.

On en a déjà parlé, faut pas débarquer comme ça.

Non, mais c'est ce que je dis à la demoiselle. Comme je sais que tu

commences tes calls à 9h, je me suis dit, bon, je vais passer vite là, quoi.

Ouais. Merci, Alice.

Mais non, mais tu sais quoi ? Tu book vraiment un créneau sur le site ?

Au pire, t'envoies même un petit message à Sam, ok ? Mais je voulais dire que j

'ai commencé les rendez-vous.

Comme consultant indépendant, c'est ça ? Ouais, je présente mon parcours, ma

méthode, mes prestats.

Ok, super. Bah écoute, cale un slot et puis on s'en parle, ok ? Ouais, attends.

Tu sais, moi j'ai quitté mon taf et ça m'a mis un coup de bouse de ouf. Merci

beaucoup, c'est grâce à toi tout ça.

Et tu vois, donc moi quand j'arrive au rendez-vous, je suis prêt, je suis

frais, je suis bouillant, tu vois, j'ai acheté des trucs et tout.

Mais en face, sérieusement... Ouais, en face ? J'ai des petits soldats, tu vois.

J'ai des N-17 qui flippent des N-16 qui eux-mêmes pétochent des N-15.

C'est ça la vérité.

Moi, le gaming, je connais.

Si je veux y retourner en salarié ou en lindé, j'ai tous les jours ma place.

Mais moi, ce que je veux, c'est bosser ici, avec toi.

Je connais tout par cœur.

Ta méthode, tes valeurs, ton univers.

Je te connais, toi.

Tu te dis toujours qu'il faut avoir le courage de faire ce qu'on aime.

Écoute, là, faut que j'enchaîne, mais... Prends un vrai rendez-vous et on se

parlera. Ouais, ça t'arrange ? Ouais, ça t'arrange.

Ok, go for it, man ! Yes !

Bonjour,

je peux vous aider ? Bonjour, j'ai un appel à l'attention de monsieur Mathieu

Vasseur. Ouais, c'est moi.

Tenez.

Je vous en donne une petite signature.

Oui, bien sûr.

Très bien. Au revoir.

Merci.

Mais c'est une obligation légale de s'y rendre ? Ah ouais, ouais, bien sûr.

Ça te va, ça ? Écoute, moi je me dis que si je peux les aider à mieux comprendre

ce qu'on fait, à mieux cerner le secteur, ouais.

C'était pas une mauvaise idée de réfléchir à une loi, tu vois.

Il y a un peu de tri à faire entre les coachs virilistes, les quantiques, les

anges de lumière.

Il y a quand même pas mal d'escrocs, voire de mecs carrément dangereux.

C'est sûr, on pourrait réfléchir à mieux protéger les gens.

Qui d'autre sera entendu ? Il n'y a que du lourd.

Des universitaires, des philosophes, des juristes.

Tu as même Mathieu Vasseur, je crois.

Je ne sais pas si je t'ai dit.

Même pas le bac, mais déjà référent pour la République française.

Tu sais quoi ? Je pourrais inviter mon frère.

Je vais enfin connaître le mystérieux Christophe.

On pourrait déjà l'inviter à déjeuner, non ?

Ça

a l'air super intéressant. T'es à l'origine de tout, en fait.

Ingénieur système, j'ai toujours trouvé que ça sonnait pas mal.

Ouais, c'est vrai que c'est assez passionnant.

Enfin, ça l'a été parce que là, j'ai... J'ai envie de changer de crèmerie.

Ah ouais, c'est-à-dire ? Figure-toi que je vais démissionner.

Ah ouais ? Ouais.

Envie de nouvelles aventures et puis se rapprocher de Paris aussi.

Sophie a fait ses études à Paris, elle adore.

Mais dis-moi, toi, Matt... Où ? En ce moment, le coaching, c'est le grand

sujet, non ? J'imagine que c'est pour ça qu'ils te convoquent au Sénat.

Ouais, c'est ça.

Ils veulent avoir les spécialistes du secteur, ouais.

Non, non, mais c'est parce qu'en fait, avec Sophie, on a vu ce sujet à la télé.

Il paraît qu'ils réfléchissent à un diplôme d'État obligatoire, ouais.

Enfin bon, moi, je m'inquiète pas pour toi, tu sais.

Toi, tu vas t'en sortir, c'est sûr.

Même si c'est pas faux de t'avoir dit de faire des études.

En tout cas, je me souviens que tu m'avais surtout dit que la France était

un pays très rigide, et c'est vrai que ça se vérifie, t'avais raison.

Encore une fois.

En tout cas, moi, ma vision, elle n'a pas changé. C'est qu'une société qui va

bien, moi, je crois que c'est une société où les gens vont bien. C'est

tout. C'est juste ça, le travail que j'essaie de faire.

Oui.

C'est aider les gens à aller bien, finalement.

Exactement. En tout cas, les accompagner, individuellement,

collectivement aussi, dans leur besoin de mieux se connaître, de mieux s'aimer

aussi.

Arrête, qu'est-ce que tu me fais, là ? T'es pas non plus sur le mont des

Oliviers à prêcher la fraternité universelle, non ? Non, non, je te

rassure, je... Je me prends pas encore pour Jésus, mais... Mais tu sais quoi ?

J'aime bien l'image.

Je pense que quelque part, on fait un peu le même métier, lui et moi, ouais.

Non, mais tu entends ça ? Mon frère est devenu fou, on l'a perdu, là.

On l'a perdu, Matt.

Je sais pas, moi. Tu proposes des choses à des gens à qui ça fait du bien.

Où est le problème ? Merci, Sophie. Bon, écoute, chérie, la politesse, c'est

bien, mais faut pas être non plus complètement hypocrite. Mais non.

Arrête, arrête, Sophie.

Arrête, c'est... Je dis juste que personnellement, je serais quand même

plus rassuré quand ils auront adopté une loi. C'est tout.

Et puis comme je t'ai dit, tu vas t'en sortir, toi. Y a pas de souci.

T'as jamais eu peur de rien. Donc ça, quand on a la confiance... C'est

merveilleux, c'est vrai.

À 12 ans, il me disait qu'il allait gagner Roland-Garros, à 15 ans qu'il

allait plier à l'Astarak. Bon bah écoute, qu'est-ce que tu veux, hein ? T

'as raison.

Faut jamais rien s'interdire.

Quelle heure il est ? Je sais pas l'heure qu'il est, mais... On va vous

laisser rentrer peut-être, il est tard.

Je vais quand même finir mon verre, si tu veux bien. Il est tard.

Allez.

T'as de la route.

On est pas bien là.

Allez, c'est bon.

Faut y aller maintenant.

Allez, allez.

C'est quoi ton problème, putain ? Arrêtez, arrêtez.

Matt, s'il te plaît.

Allez, cassos.

Ciao, l'artiste.

Monsieur Vasseur, pourriez-vous nous donner votre définition du coaching, s

'il vous plaît ? Oui, bien sûr.

Pour moi, le coaching, c'est l'art de l'accompagnement.

C'est lire les problématiques d'un individu, les comprendre, et puis mettre

en place avec lui la discipline dont il a besoin.

J'aime aussi l'idée que c'est apprendre à désapprendre.

Et enfin, je voudrais profiter, mesdames et messieurs les sénateurs, de votre

invitation aujourd'hui.

Pour vous dire ma conviction profonde, le coaching n'est rien en dehors de la

relation interpersonnelle. Alors est-ce que ça, ça s'apprend ? Est-ce que ça s

'enseigne ? Je ne sais pas.

Mais peut-être qu'on pourrait imaginer un dispositif confraternel de mentorat.

Ou des coachs plus expérimentés. Pardon, je voudrais être sûre de bien

comprendre. Vous-même avez bénéficié d'un mentor ? Alors moi, mon maître

compagnon, si je puis dire.

J'ai dû un petit peu me le rêver parce qu'il était quelque peu inaccessible,

mais ça a été une grande source d'inspiration pour moi. Merci.

Ce que tu veux, c'est ce que tu es.

Vous reconnaissez cette... Comment dire ? Maxime ? Oui, oui, oui, c'est une

formule que j'aime employer, oui. Doit-on comprendre que nous sommes d

'abord ce que nous décidons d'être ou qu'il suffit de vouloir être heureux

pour le devenir ? Écoutez, moi, je vois nos vies comme des chemins.

Comme la traversée d'un désert où chaque oasis qui nous apparaît peut devenir...

Je vais vous demander un petit peu moins de métaphores et un peu plus de réponses

directes, s'il vous plaît, monsieur Vasseur.

Oui, oui, bien sûr.

La psychologie positive repose en effet sur cette idée que nous avons tous en

nous une puissance absolument insoupçonnée. Donc votre réponse est

plutôt oui.

Voilà, oui, en effet.

Vous connaissez le professeur en neurosciences Jean-Philippe Carcenti ?

Non. Nous l'avons reçu hier. Il a publié une trentaine d'ouvrages, il a enseigné

à l'ENS, à Cambridge, aujourd'hui au Collège de France. Et il nous a expliqué

qu'aucune étude en psychologie expérimentale ne permettait de démontrer

qu'un tel volontarisme puisse aider à gérer un deuil. Et qu'au contraire, qu

'on fragilisait son psychisme.

Ce que résume le concept de positivité toxique. Vous connaissez cette notion ?

Euh, oui, je... Pardon.

Oui. Mais je pourrais vous présenter des gens que j'ai accompagnés justement dans

l'épreuve du deuil et qui présentent des résultats... Vous considérez qu'un ou

plusieurs cas individuels ont autant de valeur scientifique qu'une étude menée

selon un protocole d'expérimentation défini et reconnu. Non, mais si vous me

permettez le fait de poser la question dans ces termes... Ces termes sont juste

ceux de la science moderne, M. Vasseur. Et en l'occurrence, ma question était

une question fermée.

Euh... Non, non, bien sûr. Un cas individuel ne peut pas suffire.

Merci, je poursuis.

Considérez-vous que votre métier a une fonction thérapeutique ?

Monsieur Vasseur ?

Oui, j'aide les gens à avancer, en tout cas à faire des choix.

Vous revendiquez aussi les aider à se libérer de blocages qui les font

souffrir. Oui, en effet.

À la manière d'un psychologue ? Alors la méthode est différente.

Mais l'objectif est le même.

Oui ou non ?

Oui, j'imagine. Vous considérez que l'État doit contrôler la profession de

psychologue ? Oui, mais je n'ai pas dit que le coaching devait échapper

absolument à tout contrôle.

Non, vous proposez un système de mentorat ou de compagnonnage, et dans ce

cas-là, c'est l'État qui désignerait et garantirait les mentors.

Non, je ne pense pas que ce soit à l'État forcément.

Donc aucun contrôle ? Attendez, pardon, mais on parle de quoi là ? On ne va

pas... demander un diplôme d'État à chaque coach. Et pourquoi pas ? Pourquoi

pas ? Enfin,

excusez-moi, mais là, moi, je crois qu'il faut aussi, à un moment, faire le

pari de la responsabilité individuelle, la responsabilité de chacun.

L'État peut pas tout contrôler, tout légiférer. Vous en avez compris, je

crois. Je cite à nouveau le professeur Kersanti, les coachs de vie dans la

lignée de l'américain Peter Conrad proposent à leurs clients des moments de

catharsis collective extrêmement puissants, leur donnant l'illusion de

pouvoir se libérer de toute limite.

Mais comme les faits ne durent pas, les clients sont incités à revenir au

séminaire encore et encore.

Et j'ajouterai à payer en quatre fois sans frais si nécessaire.

Pas de titanium pour les plus motivés.

Ou les plus désespérés.

Viens.

Encore Christophe ? Ouais, il me lâche pas.

Lui, il en veut encore.

Il a pris son pied, il en veut encore.

Il veut entendre ma voix, il veut entendre comment j'ai mal.

C'est ça qui le fait bander.

Et comme eux, en fait.

Eux ? Ouais, les politiciens, les sachants, les rois des matinales

parisiennes.

T'exagères pas un peu, là ? Chez nous, à la maison, y'a que les notes qui

comptaient.

J'étais juste une classe en dessous.

Et ce truc de... de compétition dégueulasse.

Il était jaloux de tout, tout le temps.

C'est devenu super malsain.

Je sais pas pourquoi je te raconte tout ça, ça sert à rien.

Peut-être parce que t'en as besoin ? C'est exactement ce que j'essaie d

'apprendre aux gens à pas faire.

À parler ? Non, mais... Je sais pas, le côté victime, tout ça...

Parce que tu crois que je suis le genre de meuf à être avec une victime ?

Le 7-10. Et l'invité du 7-10 ce matin est la sénatrice Carla de Maison.

Bonjour.

Vous soutenez un projet de loi de lutte contre les manipulations mentales. Mais

vous craignez quoi exactement ? Que le coaching soit une porte d'entrée vers

des dérives sectaires ? Tout à fait. Et l'audition de certains coachs a

complètement confirmé cette réalité. Vous avez notamment auditionné Mathieu

Vasseur, qui est aujourd'hui le numéro 1 des coachs français, à la fois en termes

d'influence sur les réseaux, mais aussi sur le nombre de participants.

Il y en a de plus en plus à ces séminaires. Oui, ou un autre, peu

importe. beaucoup trop nombreux à être toxiques. D'où notre volonté de mettre

en place une certification d'état obligatoire pour exercer la profession

de coach. La sale pute ! Ils vont le faire, je te jure, ils vont le faire ces

gros malades.

Attends, mais donc... Donc quoi, c'est quoi que tu comprends pas ? Donc on va

tous être au chômage comme des crevards, c'est plus clair ça ? On pourra toujours

aller à l'étranger.

Où ça ? Tu veux que j'aille au Luxembourg, en Belgique ? Qu'est-ce que

je vais foutre là-bas ?

Non, mais pourquoi pas les US ? Mais quoi les US ? Aux US, il y a des

millions de gars comme moi. Tu veux quoi ? Que je reparte à zéro ? C'est ça, je

repars dans un 6 mètres carrés à bouffer des boîtes de thon ? Putain Rudy, je te

jure, réfléchis quand tu parles, ça aide pas t'entendre dire de la merde comme

ça.

Excuse-moi pour ce que je t'ai dit.

J'en veux à la terre entière, mais... Le gros con dans l'histoire, c'est moi.

Mais non, dis pas ça.

Mais non, mais si, si.

J'aurais jamais dû y aller à cette putain de commission, évidemment.

Quel naïf.

Tu sais, quand j'ai commencé, je faisais quatre vidéos par jour.

Sept jours sur sept étaient comme hiver, à heure fixe.

Je me pétais les dents sur l'algorithme.

Je faisais des petites salles que j'arrivais même pas à remplir.

Je gardais Smile toujours.

Souriant.

En acier trempé alors que je bouffais qu'un jour sur deux.

Je peux pas retourner en arrière.

Je peux pas les laisser tout me prendre.

On peut pas toujours tout régler avec les mots.

De là où je viens, les mots, ça suffit pas.

Enfin, autrement.

Qu'est-ce que tu veux dire ? Juste que je suis avec toi.

C'est tout.

Ruben Alvarez.

Bon, je l'ai eu au téléphone.

Très doux, très gentil. Bon, il était hyper inquiet de ne pas comprendre.

Alors, en fait, il parle très bien français.

Donc là, on est dans la faille narcissique à tous les étages.

... ... ... ... ... ... ... ... ...

Dick Rivers a qu'à bien se tenir.

C'est comme des envies de métrosurf, là, d'un coup.

OK, OK.

On enchaîne.

Ensuite, on a Louise Martin, 34 ans, célibataire, secrétaire médicale depuis

10 ans. Et ensuite, on a Laura Pichet, 56 ans. Attends, attends, pardon. Je

reviens sur Louise Martin, de seconde secrétaire médicale, célibataire, sans

enfant.

On n'a rien d'autre sur elle ? Elle s'est inscrite hier matin. Même le

questionnaire de personnalité, c'est vide.

Tu l'as eu au téléphone ? J'arrive pas à la joindre.

T'as laissé un message ? Je vais même essayer de la trouver sur les réseaux,

mais bon.

Et Louise Martin, il y en a un paquet, c'est ça ? Ouais.

Avec Google Images, tu peux vérifier si la photo, c'est du mythe journée ou un

truc comme ça ? Avec Google Images, non, mais j'ai un petit logiciel qui donne

une probabilité pour voir si c'est généré par une IA, ouais.

Ok, ouais, vas-y, je viens.

Oh putain, t'as raison, c'est sûrement un fake.

Ben voilà.

Donc, c'est pas sa photo, mais elle a quand même payé.

Je cherche pas.

C'est une journaliste.

Chaque fois qu'on a accepté des sujets avec des journalistes, on s'est fait

dégueuler dessus.

Justement, depuis le Sénat, on a fait comme t'as dit, on a trop fusé.

Apparemment, ça suffit pas. Faut que vous soyez au taquet, là.

Tu penses bien que si elle vient incognito, c'est qu'elle va nous

défoncer ? Ça peut qu'aider cette putain de sénatrice à faire passer sa loi, là.

Vous réalisez ce qui se passe ?

Tout le monde est sur notre gueule et moi, mon équipe, elle fait quoi ? Elle s

'organise ? Elle me protège ? Non, non.

Non, on est en train de déconner, à dire, je sais pas quoi, ça coupe de

cheveux, t'as vu, j'ai envie de faire du surf. Non, mais sérieux, sérieux.

Tout seul, je peux pas y arriver, là.

Là, j'ai besoin de vous.

OK ? Allez.

Tiens, tu me montres Louise Martin ? Elle est placée où ? Euh... Idis.

Non, non, ça en fout de cette meuf, hein.

Je veux juste la voir.

Tu me la montres, s'il te plaît ? Franck, tu me spots I10, s'il te plaît.

Math.

Qu'est-ce qu'il y a ? T'as peur de quoi ? Ça va. De toute façon, vu comme on est

mal avec la presse, ça peut pas être pire.

Je te promets que si, ça peut toujours être pire.

Merci, merci, merci ! Je vais vous dire quelque chose.

Je sais pourquoi vous êtes là.

Est-ce que vous êtes là pour que je vous explique les 7 étapes secrètes du

bonheur ? Ou comment devenir un maître en séduction, en charisme, ou encore

comment gagner votre premier million d'euros en à peine 3 mois ? Non, les

amis. Vous le savez, avec moi, il n'y aura pas de formule miracle ou de

baguette magique. Je vais simplement vous accompagner.

Et vous donner les bons outils pour réussir.

en F7, 35 ans, sort d'une grosse dépression avec hospitalisation suite à

la mort de son frère. On va aussi essayer de relier notre système nerveux

autonome avec notre activité cardio-respiratoire.

Ces outils-là, vous allez les maîtriser.

Fanny.

Fanny, je suis content de te voir. Comment tu te sens ? Super.

Mieux ? Je me bats.

Pendant ces trois jours, on va tous se battre à tes côtés. D'accord ?

Ok, Gabriel, en cas 10, ces trois enfants vivent avec leur mère au

Mexique. Vous savez quoi ? J'aimerais vous demander qu'on essaie de se

connecter tous les uns les autres.

Vraiment harmoniser notre vibration, ici et maintenant.

Et peut-être pour ça, on peut se donner les mains. Allez-y.

Vous savez quoi ? Donnez-vous les mains.

Très bien.

Voilà. Je veux sentir que tout s'unifie entre nous.

Pardon, excusez-moi, j'ai juste l'impression qu'il y a quelque chose qui

n'arrive pas tout à fait à s'accorder, à synchroniser.

Comme si quelque chose ou quelqu'un... C'est la première fois que j'ai... Il

y a quelque chose que je sens pas, là.

Non, Matt, qu'est-ce que tu fous, putain, là ? Matt, c'est moi. Fais pas

ça.

Matt, écoute-moi.

Matt, s'il te plaît.

Matt. C'est pas vrai.

Louise, c'est ça ? Bonjour.

Bonjour. Tiens, on peut donner un micro à Louise, s'il vous plaît, qu'on l

'entende bien ? Merci.

Comment ça va, Louise ? Super.

C'est la première fois que tu viens ici ? Oui.

Tiens, tu peux te lever, s'il te plaît ? Merci.

Et alors, comment tu te sens ? Vraiment, je veux dire.

Je découvre.

Puis je suis assez timide de caractère.

Non, mais bien sûr, on a tous nos natures, mais... Mais là, c'est autre

chose.

Tu vois, là, tu me parles, j'entends des mots, mais c'est comme si ça ne

résonnait pas du tout.

Comme s'il y avait un vide.

Un vent froid.

Comme une dalle en marbre noir.

Excuse-moi, mais j'ai... Je veux juste prendre un moment pour être sûr de bien

comprendre ce qui se passe. T'as décidé de venir ici.

Cette décision, c'est quelque chose d'important pour toi.

Oui ou non ? Oui, oui.

Qu'est-ce que tu fais dans la vie, Louise ? Je suis secrétaire médicale.

Comment ça se passe ?

Ça va.

On va pas y arriver comme ça.

Vous sentez ? OK.

On va essayer autre chose.

Si tu veux bien.

Tu sais quoi ? Viens avec moi, Louise.

On peut l'applaudir. Allez, Louise ! Vas-y.

Viens, Louise. Viens.

Rejoins-moi.

Tourne-toi face à la salle.

Vas-y, qu'on te voit bien.

Et maintenant, si t'es d'accord, j'aimerais essayer quelque chose. J

'aimerais que maintenant tu nous donnes trois mots.

Trois mots pour comprendre qui est Louise.

Trois mots pour te décrire, mais comme ça, sans trop réfléchir.

Euh... Sérieuse.

Ok.

Euh... Vas-y.

Comme ça vient.

Déterminé ? Ce sont de belles qualités, ça, Louise.

Et pour le troisième mot, j'aimerais que tout le monde ferme les yeux, s'il vous

plaît. On ferme les yeux pour entendre ce que nous dit Louise, mais aussi ce qu

'elle ne nous dit pas.

Pas seulement le mot, mais sa... sa résonance profonde.

Essaye de ne pas trop réfléchir.

Je voudrais vraiment que ce mot devienne du cœur.

Je ne sais pas, courageuse, franche, honnête.

Fais-toi confiance, il n'y a que toi qui sais.

On t'écoute, Louise.

Louise ?

Alors là, les amis, je vais vous dire, c'est... C'est la première fois que ça m

'arrive, ça.

Je souhaite de trouver les réponses qu'elle cherchait, peut-être ailleurs.

Allez !

Madazor, c'est ce coach de vie qui avait été entendu au Sénat et qui s'était fait

défoncer la gueule par toute la presse bien pensante. Les intellectuels l'a

autoproclamé. J'ai été retardé le profil de la meuf. La meuf n'arrête pas d

'écrire des papiers en donnant des leçons morales à la terre entière.

Comment voter, comment manger, même comment nitter.

Tu penses vraiment que j'ai besoin de temps pour s'entendre nitter ? Non mais

je vous explique, moi je la connais la meuf là, la journaliste, mais c'est pas

une journaliste. En fait c'est une militante de complément d'enquête. Vous

connaissez les compléments d'enquête, ils en ont fait un sur moi. Elle prend

un gars qu'elle aime pas, elle le flingue, sauf que là, elle s'est pris un

gros mur dans la

Merci d'avoir décidé.

Rien ne sera plus jamais comme avant.

Tu sais ce que tu vas prendre, toi ? Je crois que moi je vais prendre un... Un

kebab au caviar.

Ouais.

Ouais.

Pardon.

Tu disais ? Tu sais ce que c'est que le striatum ? T'as fait une vidéo là-dessus

? Le striatum, c'est ce qui t'envoie des shots de dopamine à chaque fois que tu

réagis sur les réseaux.

C'est un ogre.

Faut le nourrir encore, encore, encore.

Ils bougent tout en un quart de seconde et le quart de seconde d'après, ils leur

demandent. Attends, tu me fais la leçon là ? Non. Tu sais que je bosse pour toi.

Je sais, merci, mais moi je veux pas que tu bosses pour moi, je veux que tu sois

avec moi.

Mais c'est exigeant. Et t'as le droit de l'être aussi.

Tu veux me demander quelque chose ? Vas-y, tu peux.

Dis-moi quelque chose que t'as jamais dit à personne.

Déjà fait.

Ton frère ?

Parle-lui.

Tu peux pas en rester là.

Non, Adèle... Honnêtement... Pourquoi ? Parce que c'est ta seule famille.

Non, ma famille, c'est celle qu'on va faire tous les deux.

Non, c'est pas ça, votre truc.

J'ai l'impression de vivre avec un mec qui a un fantôme planqué dans le coin de

son âme.

Je suis désolée, ça me va pas.

Je sais.

Je suis exigeante.

Si un journaliste tombe dessus, il risque de vouloir le contacter. Et là,

on va avoir l'air d'une belle fabrique à dingo, je te le dis. Attends, attends,

mais c'est quoi la vidéo ? Elle est où ? Facebook.

Et Julien est déjà au bureau, hein.

Il attend que tu le remercies de t'avoir sauvé la vie.

Je te laisse, je la regarde.

Bonjour à tous.

Je prends la parole aujourd'hui, et je le fais rarement, mais là, c'est de

circonstance, parce qu'il y a des choses très graves qui se passent dans ce pays.

On est en train de basculer en pleine dictature.

Aujourd'hui... Une loi est sur le point d'être votée qui concrètement va aboutir

à priver de parole les esprits libres. Là, ça menace quelqu'un que moi j'estime

plus que tout. Coach Matt. Beaucoup d'entre vous sont déjà mobilisés. Et à

ceux-là, je dis continuez.

Continuez parce que vous, vous avez compris.

Vous, vous avez le mindset.

Et aux autres, déjà les politicards de merde, je vous emmerde. Allez voir les

vidéos. Ce mec-là m'a sauvé. Et j'ai pas peur de le dire. Je serais mort s'il n

'était pas là.

Matt, c'est quelqu'un que j'estime plus que tout. Et j'ai la chance aujourd'hui,

Matt est un ami.

Matt, je t'aime.

Donc à tous les politicards de merde, laissez-le tranquille. Allez vous

occuper des brigands.

Accélère, s'il te plaît.

Ça va, Matt ? Suis-moi.

Vas-y.

Ta vidéo, là, faut que tu la supprimes.

Pourquoi ? Non, mais c'est important d'expliquer... D'expliquer quoi, Julien

? Pardon l'ami, expliquer quoi ? T'as l'air d'un fou.

Ok ? Moi je te le dis, t'as l'air d'un fou. Je dirais que t'as deux doigts de

nous dire que la loi elle a été créée par des reptiliens pédophiles qui

essaient de nous cacher que la terre est plate ou je sais pas quoi, mais je te

jure on est pas loin avec ton truc.

Je te jure.

Donc vas-y maintenant, sors ton portable et supprime.

Allez.

C'est bon ? Oui.

C'est fait ? Moi, je voulais juste t'aider. Ouais, non, mais ça m'aide pas,

en fait.

Donc maintenant, stop.

Voilà, tu t'arrêtes de penser à moi, tu penses un peu plus à ta vie, à tes

trucs.

OK ? Mais je pourrais quand même venir te voir au prochain séminaire.

Non, parce que moi, niveau, tu ne sais, je t'avais dit, ça va le faire, parce

que moi, j'ai récupéré le pavillon où vivait ma grand-mère. Mais il n'y a pas

de prochain séminaire, putain ! Qu'est-ce que tu comprends pas, là,

Julien ? Tu entends ce que je dis ou pas ? Donc maintenant, tu reprends ton taf,

tu vas bosser chez McDo. Je veux plus te voir.

Il y a d'autres problèmes là, tu me saoules, tu me parasites, vas-y, tu sais

quoi, sors, sors, t'es en train de me rendre fou, sors.

Allez.

Alors ?

Il a supprimé... Bon, on a reçu une demande d'entretien de l'Express.

J'ai parlé avec le journaliste et franchement, tu devrais aussi lui

parler. Non, non, Sam, ça y est, on s'est déjà fait bien baiser une fois,

là, ça suffit.

Non, maintenant, il faut qu'on aille sur notre terrain.

En fait, la question, ça doit plus être pour ou contre la loi, mais pour ou

contre Mathieu Vasseur.

Allez, aujourd'hui, mes chéris, on va parler coaching, un sujet qui est assez

chaud, à cause d'un projet de loi en préparation pour encadrer la profession.

On va en parler avec Matt, qui est là pour nous.

Bonsoir, Matt.

Bonsoir. Merci.

Donc Matt, c'est quelqu'un qui pèse lourd dans la profession.

Déjà sur Insta, je crois que c'est près de 800 000 abonnés.

TikTok, c'est une dinguerie aussi.

Le projet de loi, si j'ai bien compris, vous vous dites que c'est une bêtise,

vous n'êtes pas trop pour, parce que vous n'avez pas de formation académique.

Donc le truc, c'est que vous pouvez potentiellement fermer boutique. Donc

forcément, c'est un gros enjeu pour vous. Alors moi, en effet, je n'ai pas

de diplôme d'État, mais j'ai la certification d'un très grand coach

américain. Peter Conrad.

Exactement, Peter Conrad, oui.

C'est quelqu'un qui a conseillé des gens comme Barack Obama, Federer, Steve Jobs

même. D'ailleurs, allez voir ses vidéos.

C'est une dinguerie, le gars.

Le mec, il est entre Moïse et Michael Jackson.

Ouais, c'est une bonne manière de le décrire, ouais.

Mais ce qui est intéressant, moi, je trouve, chez lui, c'est que cette

réussite matérielle, elle ne peut être que la conséquence d'une réussite

personnelle. Donc c'est vrai qu'une élite, aujourd'hui, décide de faire d'un

diplôme d'État la condition de tout pour tout, ça paraît un petit peu compliqué,

voire complètement déconnecté de la réalité.

Géraldine, vous en pensez quoi de tout ça ? Moi, je suis un peu relou, donc je

ne sais pas.

Je me dis que pour aider les gens qui ont vraiment des grosses difficultés, il

vous met des garanties, et là, il n'y a pas de garantie, donc forcément... Oui,

mais alors forcément, passer par une fac de psycho, c'est ça ? Je ne suis pas

nécessairement convaincu, moi. Je ne sais pas, Cyril, vous, vous êtes agrégé

en animation télé ? Non, mais plus sérieusement, coach, c'est un métier de

contact. C'est un métier...

qui demandent des qualités extrêmement diverses. Moi, je ne suis pas certain

que ça s'apprenne dans les amphis, en fait.

Si on prend l'exemple de Freud, qui, lui, était bel et bien diplômé de

médecine, ça ne l'a pas empêché d'être violemment misogyne, homophobe, de

vanter les mérites de la télépathie, de la cocaïne.

Ce qui est sûr, c'est que les gens, je ne peux pas leur mentir. Je suis avec

eux, ils me voient, ils me sentent, ils sentent que je suis comme eux.

Vous n'êtes pas exactement comme eux.

C'est vous le chef, c'est vous le chef d'orchestre du bail.

Et c'est quand même vous qui encaissez des sous.

Non, mais c'est vrai, vous avez raison, je ne suis pas exactement comme eux à l

'instant où je leur parle.

Bien sûr.

Sinon, je n'aurais rien à leur transmettre. Mais je n'ai pas toujours

été là où je suis dans ma vie aujourd'hui.

Moi aussi, il m'est arrivé... Il m'est arrivé d'avoir peur, il m'est arrivé d

'avoir mal, il m'est arrivé d'avoir honte.

Ouais.

Qu'est-ce qui vous est arrivé, Matt ? Je... Vous n'êtes pas obligé de

répondre. Ce n'est pas... C'est...

J'ai été trahi, si on peut le dire comme ça. J'ai été un enfant trahi par

quelqu'un en qui j'avais une confiance absolue, infinie.

Je ne sais pas si c'est l'endroit pour en parler, mais c

'est quelqu'un que j'aimais plus que moi-même et

dont il m'était impossible d'imaginer qu'il puisse me faire du mal.

Peut-être pire encore qu'il puisse aimer me faire du mal.

Aussi bien moralement que physiquement.

C'est... C'est un parent ? C'est mon frère.

Mon seul frère.

Qui, à l'époque, était mon... Mon modèle, mon... Mon idéal.

Mon héros.

C'est pas vrai.

Mais c'est pas vrai.

C'est pas vrai, c'est pas moi ça.

C'EST PAS VRAI !

C'est Matt, vous pouvez laisser un message. Putain. Allez, dégage putain !

Merci.

Non, je savais que ça avait été compliqué, mais j'imaginais pas ça.

Et donc il a été dans TPMP ce soir face à Cyril Hanouna et il a joué le tout

pour le tout. Sans masque, pas de fil.

C'est fou tout l'amour que les gens t'envoient là.

Ah ouais, ça a réagi bien ? Non mais c'est en train d'exploser. Il y a même

des gens qui ont créé le hashtag « Touche pas à mon coach ». Pas mal.

C'est mon père. Il pense à toi. Il t'embrasse. C'est gentil.

Tu le salues ? Ouais.

Moi, lui aussi.

Bye. Il y en a beaucoup qui demandent si tu comptes porter plainte.

Mais pourquoi faudrait-il toujours faire intervenir l'État ou la justice pour

tout régler ? Je sais pas. Enfin, en tout cas, moi, c'est pas pour ça que j

'ai parlé.

Mon Dieu ! Peter Conrad ? Qu'est-ce qu'il y a, Peter Conrad ?

Non, pardon, c'est son assistante, Cassandra.

J'ai son Insta, donc je lui ai envoyé le lien de l'émission, là.

Elle a regardé, elle a kiffé. Enfin, ça l'a touché, quoi.

Et elle va le montrer à Peter. Non, mais t'es sérieuse ? Ouais, je suis sérieuse,

ouais. Et il va adorer, c'est sûr.

Tu te rends compte, là, Matt, ou pas ? Peter Conrad.

The king of the kings. Je suis trop fière.

Tu veux pas répondre ? Si, si, ouais, je vais le prendre.

Ouais, Christophe. Tu te fous de ma gueule ? Écoute, Chris, je comprends que

ça va aller vite pour toi non plus, mais... Moi, j'ai besoin de parler, là.

Je pense que le mieux, maintenant, c'est qu'on regarde tous les deux devant nous.

Putain, écoute-moi bien.

Ok.

Ok, ça marche.

Carrément, on se parle demain.

Attends, je peux te montrer un truc, boss ? Euh, ouais.

Tiens.

Bonjour à tous.

Ici Coach Rudy, première vidéo.

Je suis super content de pouvoir m'adresser à vous.

Donc, mon histoire, c'est l'histoire d'un mec de quartier.

Une mère célibataire accro à la dope et deux frères en prison une année sur

deux.

Donc voilà, j'ai dû apprendre à survivre seul au milieu des loups du pitume. Mais

aujourd'hui, je suis bien dans ma tête et je suis bien dans mes pompes. Et ça,

c'est important.

Et dans les quartiers, il y a un gros marché, je te promets que tu vas voir.

Mais tu voulais pas faire du coaching sportif, toi ? Non.

Faut se rinventer.

Attends, je vais t'en montrer une autre pour que tu vois vraiment.

Donc celle-là, c'est vraiment sur les débuts, quand je me suis mis à faire

beaucoup, beaucoup de sport pour me sortir un peu de mort, quoi.

Et je voulais vraiment essayer de transposer ce que ça demande, la

détermination, le dépassement de soi, tout ça. Je voulais faire un parallèle

entre la rigueur que ça demande, comment tu peux transposer ça.

Mais attends, regarde, là tu vas la liker des deux doigts. Tiens, tu me

saoules là, c'est pas le moment.

Ça va ?

Alors, Christophe ? Il dit que tu racontes n'importe quoi.

Que t'as jamais manqué de rien, qu'il t'a jamais touché.

Le plus dingue, c'est que si ça se trouve, il croit lui-même à ce qu'il

raconte.

C'est l'impression qu'il m'a donnée.

Le déni, c'est vraiment l'étoile noire de notre psyché.

C'est terrible.

Je suis un peu perdue, là.

Attends, comment ça t'es perdue ? Il avait l'air tellement mal.

Tu plaisantes, tu l'as vu comme moi l'autre jour. Il transpire la haine, la

jalousie, il se bourre la gueule à la moindre occasion. Ça veut pas dire qu'il

ment.

Ni que toi tu dis la vérité.

Adèle, tu t'entends là ? Enfin, pardon, mais je sais pas, tu me parles d'amour,

de confiance, de jamais se quitter tous les deux. Attends, c'est ça ton argument

?

C'est parce que j'ai dit que je t'aimais que je dois oublier que j'ai un cerveau

et croire tout ce que tu me dis ? Mais je comprends pas, en fait, tu veux quoi

? Tu veux que je te raconte tout ? Tu veux des détails ? Peut-être, ouais.

Je sais pas si c'est son côté ingénieur, mais... Il a toujours été très

méthodique, mon frère.

Au bout d'un moment, il a fini par mettre au point une technique pour...

Pouvoir frapper sans laisser de traces.

Avec des balles de golf.

Bien serrées dans une serviette.

Après tu tapes dans le ventre, t'as même pas besoin de forcer tellement ça fait

mal.

J'avais tout le temps des problèmes de bide, personne comprenait.

Ce qu'il veut, c'est juste ça.

Là, ce qui se passe entre nous deux.

Qu'on s'engueule et que du coup je me comporte comme un con avec toi.

Adèle.

On est au cœur d'une grosse bataille là et ça va continuer à venir de tous les

côtés. Et je sais que c'est pas évident, je sais.

Mais c'est pour ça qu'il faut qu'on reste soudés tous les deux.

Moi j'ai besoin de savoir là.

Ok, alors va sur la dernière vidéo par exemple.

Ok.

Salut à toutes, salut à tous. Comment être plus focus ? Je suis dessus là.

Comment être plus sharp ? Comment être plus précis dans son écoute ? Comme dans

sa capacité à être... Hé, Hector94, c'est ça ? C'est ça.

Le mec a tout posté entre 1h et 2h du matin.

Tu penses que c'est Julien ou pas ? Oui, oui, ça lui ressemble, ça peut être lui.

Ok. On fait quoi ? Bah rien, qu'est-ce que tu veux faire ? Il va se fatiguer, t

'inquiète. Écoute, il y a des journalistes qui contactent des anciens

participants pour trouver des témoignages à charge. Et honnêtement,

moi, à leur place, j'essaie direct de rencontrer Hecteur 94, tu vois.

Matt, le vote de la loi, c'est dans 10 jours.

Alors chaque article compte, tout va peser, là. Je sais, je sais.

Ça va aller.

Attends, attends, attends, j'ai mon call. J'ai mon call. Je te laisse.

Hello, Cassandra.

Bonjour, Matt. Comment allez-vous ? Au top, au top. Et vous ? Bah super.

Alors... Comme j'ai grandi en France, j'ai pu traduire l'émission à l'équipe

et surtout à Peter. Mais est-ce que ça vous va si on continue en anglais ? Oui,

bien sûr, bien sûr, of course.

Ok, great.

Well, I have got big news for you. Peter is thinking of you for the opening of

his next Touch the Sky in Las Vegas.

Wow, seriously ? Yeah.

There is just one thing and this may seem a little intrusive and I do

apologize for that.

No, no, it's ok. Tell me, tell me.

I imagine things have been a bit...

Oui,

oui, c'est vrai.

Euh...

Prêt pour quoi ? Je te connecte avec Peter.

Quoi ? Maintenant ? Hey Matt, comment vas-tu ? Oh, bonjour !

Honnêtement, je pense que je ne pourrais pas être meilleur, Mr. Conrad. C'est...

Appelle-moi Peter.

Ok. J'ai vu ton style, ton expression, ton langage de corps, le son de ta voix,

ton honnêteté. Ce que tu as dit sur ton frère, j'ai été très émouvé.

Et je pense que tu peux faire de grandes choses.

Merci.

Merci beaucoup.

Maintenant, cette chose de la loi, Cassandra m'en a parlé un peu.

C'est fou.

C'est complètement communiste.

Mais tu tiens juste à tes armes.

Et tu as raison.

Il y a tellement de choses à faire en Europe. Oui, j'y crois.

Les gens sont dépressifs. Ils ont peur de tout.

Mais toi et moi, avec le soutien de la groupe Conrad, nous allons leur donner

leur appétit pour le succès.

OK, yes, I'm fired up, Peter.

How fired up?

Like hellfire.

OK, so Cassandra's told you I want a European for my next Touch the Sky.

Yes, yes, she told me.

I'll be making my decision in a week or so, Max, and you're one of the five

finalists. So I wanted to tell you to your face.

OK, all right, thank you.

Thank you.

Thank you.

Regarde-moi.

Je viens te démentir aujourd'hui sinon je peux te plaindre, ok ? Plante pour

? Diffamation.

Ah, vas-y.

Tu sais que les médias vont te détruire, tu sais ça, hein ? Quels médias ? Les

médias des élites, des intellos ? J'ai mes propres canaux, je m'en branle.

Autre chose ?

Pourquoi tu me fais ça ? Je suis ton frère, putain.

Je suis ton frère. Attends, Christophe, pardon, mais... Je crois que tu

comprends pas, je te fais rien, en fait.

T'es pas le sujet dans l'histoire.

Coach Matt, c'est un personnage.

Avec un scénario, une story, c'est comme dans les contes de fées, voilà.

Pour être admiré, pour avoir de la valeur, il faut que le héros ait vécu

des choses, il faut qu'il ait surmonté le pire.

Le pire, c'est moi.

Non, c'est pas toi, Christophe.

Le frère dont j'ai parlé, là aussi, c'est un personnage.

Tout ça, ça n'a pas forcément à voir avec notre vraie enfance. Tu saisis ?

Putain.

Écoute, Chris, excuse-moi, mais... C'est pas moi qui fais les règles, c'est comme

ça depuis des millénaires. Les gens, ils ont besoin de storytelling, ils ont

besoin d'histoire.

Y'a que ça qui leur donne la force de se battre.

Je vais me faire lourder.

Comment ça ? Qu'est-ce qui se passe ? Je suis tellement dans la merde.

Je me fais virer.

J'ai reçu ma convocation.

Mais tu m'avais pas dit que tu voulais démissionner ? Non, c'était des

conneries. Je vais me faire virer, c'est la vérité.

T'es content ?

J'ai tout fait bien, j'ai tout

fait bien.

J'ai suivi les règles. Écoute, Christophe... Là, tu traverses une

épreuve.

C'est certain, mais...

Une épreuve, ça peut être un obstacle, ça peut aussi être un tremplin, tu sais.

Tu peux le faire.

Chris, regarde-moi.

T'es pas tout seul.

C'est pas une fatalité, hein ? Moi, je peux t'aider.

Même financièrement.

T'aurais besoin de combien, là ?

T'es sérieux ? La condition que tu te soignes niveau alcool ?

Ouais ?

Ça

va aller.

... ... ... ... ...

... ...

Sous-titrage FR ?

Putain.

Salut Julien.

Ça fait plaisir de voir la visite.

Je peux entrer ?

Bon, j'imagine que tu sais pourquoi je suis là.

Parce que tu m'aimes bien, non ? Ben oui, bien sûr que je t'aime bien.

Ça tombe bien, moi aussi je te kiffe.

Bon, écoute, j'ai vu la vidéo.

Bravo.

Très flippant.

Hyper bien fait.

Je vois pas de quoi tu parles.

J'ai pas fait d'idéaux, moi. Bon, écoute, Julien, je vais être clair, moi

j'ai pas envie d'aller voir la police, j'ai pas envie que t'aies des ennuis,

je... Je te veux que du bien. Moi aussi, je te veux que du bien.

C'est pour ça que je réponds pas aux journalistes qui m'appellent.

C'est toute la journée que je reçois des appels maintenant.

C'est ouf comme ils ont l'air de me kiffer.

Même la petite meuf de complément d'enquête, Constance Soriano.

Elle veut qu'on se voit, même que je l'invite ici, que je lui parle de ma

situation financière.

Voir si je suis pas devenu accro au coaching, comme la dope, avant.

Mais moi je te veux que du bien.

T'es tendu ou quoi ? Non.

Ah oui.

Tu sais, derrière, il y a la cité Pablo Neruda, alors... C'est chaud, il y a

déjà eu des tentatives, tu sais ce que c'est.

Pour faire sécuriser, être aux aguets.

C'est beau comme truc.

C'est fou ce que ça fait d'avoir ça dans les mains.

C'est comme si on était fait pour avoir ça, nous les hommes.

Le pouvoir sur la mort.

T'as lu l'Iliade, toi ? Homer ? Ouais.

C'est un truc qu'on lit quand on est gosse.

Ça a toujours marché sur moi.

Depuis que je suis bon.

C'est un monde où il n'y a que la force pure et brute de la guerre.

Ça parle que de ça.

Le moment face à la mort.

C'est la mort.

La mort de l'autre.

Ouais, je prends des trucs, là.

Ouais, j'ai pas le choix.

Avec l'alcool, ça tape un peu, mais... C'est fatiguant.

Fatiguant.

Je viens... Non, vas-y, recule ! Tu m'étouffles, assieds-toi ! Assieds-toi !

Ouais, je suis assis.

Je suis assis.

Non, vas-y, je t'écoute.

Qu'est-ce que t'as à dire ? Je voulais juste te dire, je suis... Je suis peut

-être allé un peu loin l'autre jour, j'ai peut-être été dur avec toi.

Et je suis désolé, mais c'est aussi parce que je te respecte, Julien.

Je t'ai jamais pris pour un gosse, moi.

Jamais.

On est toujours plus exigeants avec les gens qui en croient. Ah, tu crois en

moi, toi ? Bien sûr que je crois en toi.

T'es un mec très courageux, je l'ai vu tout de suite.

C'est quoi le courage, Matt ? Le courage, c'est juste... Non, non, reste

assis, reste assis.

Le courage, c'est être capable de tenir malgré la douleur.

C'est arriver à regarder sa souffrance bien en face et attendre de voir le bout

du tunnel, les yeux grands ouverts, la tête droite.

Ouais, je crois que le courage... Putain, est-ce que tu peux saouler ?

Allez, Matt, hein ? Va falloir sortir la magie, là.

Va falloir faire plus.

Tu vas me donner quoi ? De l'amour ? De la confiance ? De l'énergie sacrée ? Du

fucking morpharique, mes couilles ! Hein ? C'est ça que tu vas me donner, regarde

-moi ! Bon courage, mon pote.

Parce que ton petit monde en plastoc où chacun peut créer son petit royaume, c

'est fini, j'y crois plus.

Tu comprends ça ? Ce que moi je vois, par contre, c'est un tas de boues

collantes et des viscères explosées. Voilà ce que je vois, moi. Là, là, là.

Au sol, au plafond.

Partout, sur les murs.

Les Achaéens qui se fracassent avec les Troyens, partout sa bastonne et sa

gicle. Là, un mec qui regarde sa lance s'enfoncer dans le bite d'un autre mec.

Et là, au contraire, quelqu'un qui se regarde crever comme une merde ! Comme

une merde, Matt ! Parce que personne vient l'aider ! Le sang est la merde !

La puanteur de la mort ! La puanteur de la mort, Matt ! Julien... Reste assis,

Matt. Non, à partir de maintenant, tu vas me regarder, Julien. Reste assis,

reste assis. Non, Julien, maintenant, tu me regardes. Tu vas me laisser assis !

Ouais.

Then one day, friends, I made a decision. It's the simplest yet most

radical decision that anyone can ever make. The decision to be happy.

Well, I'm here to tell you it's never too late. In fact, I've practiced so

much that now a few seconds are all it takes to give me all the serenity I need

to be the man I want to be. The man I've decided to be. The man who

knows que la vie est trop courte pour l'incapacité.

Le homme dont l'incapacité est aussi...

Sous-titres par Jérémy

Diaz

Quelqu'un qui est au contraire sur... Non, reste assis !

Sur les trois derniers jours, on a donc

32 appels, 67 textos envoyés, 67.

Un certain nombre de mails aussi.

Ça tourne pas mal autour de la vidéo qu'il a faite pour vous, qu'il a effacée

à cause de vous.

On peut dire ça, non ?

Oui, je pense qu'on peut tout à fait dire ça.

Julien était dans un état évident de décompensation.

Mon rôle n'était pas de l'exciter, de l'encourager davantage, mais bien d

'essayer de lui poser certaines limites.

Je regarde un certain nombre de vos vidéos.

Votre truc, c'est plutôt le potentiel infini, plutôt que les limites.

Pourquoi vous n'y croyez pas, monsieur le procureur ?

Pardonnez-moi, mais si vous êtes installé ici aujourd'hui, j'imagine que

c'est parce que vous avez su développer ce potentiel plutôt que de vous arrêter

ou pleurnicher sur vos propres limites, non ? Aucun regret, donc ?

Écoutez, j'essaie justement de voir ce qui, dans cette tragédie, pourrait m

'aider à évoluer, à progresser encore pour les gens qui ont besoin de moi et

de mon enseignement.

Votre enseignement. Mon client est venu ici pour vous aider à mieux cerner la

personnalité de Julien. Rien de plus.

Je ne vois d'ailleurs pas quelle infraction pourrait lui être reprochée.

Le maintien d'une personne en état de suggestion psychologique ayant pour

effet de la conduire à un acte qui lui est gravement préjudiciable. Trois ans d

'emprisonnement, 375 000 euros.

On monte à 5 ans et 750 000 quand l'infraction est commise par un

dirigeant de groupement. Dans ce cas, pourriez-vous me dire à quel moment, c

'est-à-dire quand et où, en présence de quel témoin et par quel moyen Mathieu

Vasseur a-t-il incité intentionnellement M. Julien Rochebourg à mettre fin à ses

jours ? Vous avez un mail, un texto ?

Un enregistrement, un témoignage ?

Non.

Ça va ?

Ça va.

Écoute Adèle, si tu me dis rien, je peux pas t'aider moi.

C'est toi qui me dis rien.

T'as reparlé à ton frère ? Tout va bien, ok ?

Comment ça tout va bien ? On s'est parlé.

Ah, on s'est parlé.

Mais attends, tu me le dis pas.

C'est à toi Matt.

Ouais, ok, j'arrive.

Je sais pas, Adèle, honnêtement, je te reconnais plus.

Tout le temps en train de faire la gueule, tu te prends la tête pour rien,

là. Mais c'est ton frère, c'est pas rien. Si, en fait, si.

C'est ça que tu veux pas comprendre.

Merci ! Merci beaucoup ! Moi aussi,

moi aussi je vous aime. Mais l'amour les amis, l'amour ne suffit pas.

Il faut apprendre à aimer, il faut apprendre à être aimé et aussi à se

faire respecter.

Et je vais vous dire quelque chose.

Moi, dans ma vie, il y a une personne, et beaucoup d'entre vous le savent, avec

qui j'ai la chance, l'immense chance de partager cette ambition, cette quête de

sincérité, de vérité.

Cette personne, c'est Adèle.

Elle est là, et je vais vous demander de faire du bruit pour Adèle !

Merci beaucoup.

Merci pour elle. Merci.

Vas-y, dis quelque chose.

Merci.

Merci à tous.

Je vous souhaite un excellent séminaire.

Et j'aimerais maintenant que vous fermiez les yeux et que vous mettiez les

mains devant vous. Vous allez dessiner un mur invisible qui va délimiter votre

espace intime. C'est chez vous ça, c'est votre safe zone.

Personne n'a le droit d'y pénétrer sans votre autorisation.

Vous êtes le maître des lieux.

Maintenant, vous pouvez baisser les mains et rouvrir doucement les yeux.

Ça va, Daniel ? Tu m'as autorisé à être là ? Ouais, je crois

pas. Alors, qu'est-ce que tu fais ? Ouais, OK. Viens avec moi, s'il te

plaît, Daniel.

Mets-toi face à moi. Vas-y.

Ose le buste. Regarde-moi.

Impose-toi.

Ouais. Très bien.

Merci. À la maison, comment ça va ? Ça va, ça va.

Avec ta femme ? Ok, trois mots pour décrire ta femme, s'il te plaît.

Solide, insomniaque et maman.

Qu'est-ce que tu fais dans la vie, Daniel ? Je suis chauffagiste.

Et comment ça se passe, ça ? Ça se passe bien ? Pas trop. En fait...

J'ai un chef pas facile.

Pas facile ou... ou un énorme connard ? Un énorme connard. OK.

Est-ce qu'il te respecte, ton chef ? Est-ce qu'il rentre dans ta zone de

défense, comme ça, comme je suis en train de le faire, là ? Vas-y, pousse

-moi. Réclame-la, ta zone.

Vas-y. Tu peux, tu peux me pousser. Pousse-moi.

Ouais, c'est chez toi, exactement, très bien. Tu fais quoi alors ? Quand ton

patron il fait ça, tu fais quoi ? Ben, c'est mon patron.

Et t'as peur de perdre ton travail ? J'ai quatre enfants.

T'as quatre enfants qui ont un père qui a la trouille.

C'est terrible.

C'est terrible.

Insulte-moi, Daniel.

Insulte-moi.

Vas-y, t'aimerais lui dire quoi à ton chef ? Je sais pas, pauvre type.

Connard ! Fils de pute ! Un peu tout ça, en fait ? Ouais, un peu tout ça, tu m

'étonnes.

Eh ben moi, maintenant, je suis ton patron.

Et je te le dis, je le vois, t'es une grosse merde, Daniel.

Qu'est-ce que tu réponds à ça ? Je sais pas. Je sais pas, je sais pas.

Moi, je suis ton ami, là, et on est en train de faire un jeu. Si t'y arrives

pas maintenant, t'y arriveras jamais devant ton patron.

Vrai ? Vrai ! Vrai.

Ok.

Tu veux pas insulter ton patron parce que tu veux pas perdre ton travail ? Ok,

bien sûr, moi je comprends, on comprend.

Mais moi je veux que ton chef il sente ce que t'as dans le bide.

Je veux qu'il sente ta force, Daniel.

Je veux qu'il respecte ta zone de défense, ok ? Ok. C'est ce que tu veux

aussi ? Oui. Je veux qu'il le sente dans ton souffle, je veux qu'il le sente dans

tes tripes.

Va falloir aller chercher la haine en toi, Daniel.

Parce que toi, ton mur, c'est pas avec de l'amour, en fait, que tu vas le

construire. Ça, t'as essayé. T'as déjà essayé toute ta vie, ça a pas marché. Ça

marchera jamais.

L'amour ne te sauvera pas, Daniel.

Tu crois que ta femme, elle a besoin de ça ? De vivre avec un homme qui se

cache, qui passe comme un fantôme ? Tu crois que tes enfants, ils ont besoin de

ça ? D'un père, comme ça, un père comme une colonne de sable, on pose la main,

il s'effondre.

Un père qu'on regarde même plus comme un vieux drap usé, un père dont on a honte,

dont on a honte d'avoir honte, alors on fait semblant.

Et ça continue encore jusqu'à soi-même devenir père, une autre colonne de

sable, encore un vieux drap usé, encore une génération de fantômes, encore et

encore ! Tu crois que c'est ça ? Non ! Alors sors ton téléphone, Daniel ! On le

sait, toi et moi, ça peut plus durer ! Il faut que tu démissionnes !

Maintenant, il faut faire les choses. Pas quand c'est agréable, pas quand ça t

'arrange de les faire, mais quand il faut les faire. T'es prêt à aller

chercher la haine en toi, Daniel ? Oui, je suis prêt ! Ok, alors sors ton

téléphone et passe-le, ce putain de coup de fil ! Appelle ton chef ! Prends une

décision ! Change ta vie !

Écoute-moi bien, là, c'est pas

juste un téléphone que t'as dans la main.

C'est ton existence, c'est ton choix, c'est ta vie.

Maintenant, c'est toi qui décide. Qu'est-ce que tu veux pour toi ? Qu'est

-ce que tu veux pour tes enfants, ok ?

Alain

? Oui, pardon, c'est moi.

Non, c'est parce que je voulais juste te dire... Je me casse, putain !

Je me casse, tonton ! T'es qu'un gros fils de pute ! Et je t'encule, Alain, tu

comprends ça ? Je t'encule, Alain !

C'est quoi cette ambiance ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

Qu'est-ce qu'il se passe ? Mais t'es sérieux ? Tu viens lui faire plaquer son

taf ? T'as pas le droit de faire ça, Matt ! Bon, attendez, vous voulez

vraiment qu'on parle de ce que j'ai le droit de faire ou non, là ? Moi, je

crois surtout que j'ai pas le droit de laisser les gens s'autodétruire.

Mais ça n'a rien à voir ! Bon, je l'ai pas forcé, Daniel.

Vous l'avez vu comme moi, c'est quelqu'un qui veut évoluer, c'est quelqu

'un qui voulait partir, j'ai été là pour l'aider. D'accord ? Mais vous dites

rien, vous ! Sérieusement ! Bon, Adèle, Adèle, pardon, mais tu sais pourquoi les

gens, ils sont dans la salle ? La mo

Ils renoncent à partir en vacances avec leurs gosses et moi vous voulez que je

les laisse dans leur merde ? Avec leurs patrons sadiques, leurs conjoints

dingues, leurs rêves piétinés par le système ? Mais tu peux pas prendre une

décision pareille sous la pression de 300 personnes en délire ! C'est pas

possible ça ! Écoute, tu sais comment ça fonctionne un cerveau humain ? Il y a

rien de plus conservateur, c'est une machine à fabriquer de la normalité

encore, encore. Tu vas me parler du striatum maintenant ? Bon écoute, si tu

veux être dans le déni de ce qui te constitue biologiquement, vas-y, tu fais

comme tu veux. Putain mais t'as été brutale, t'as été violente ! Mais tu

crois quoi en fait que c'est avec des fleurs que je vais aider les gens ?

Que c'est en les maintenant dans leur putain de médiocrité que je les aide,

non ! La vérité c'est que les gens ils finissent par en crever de pas sortir

les doigts du cul.

Addiction, cancer, suicide.

Bien sûr que je suis brutal, bien sûr que je suis violent, ça te choque ? Les

gens ils viennent pas pour apprendre et comprendre, c'est pas un cours de philo

ce que je suis en train de faire là.

Je pourrais leur dire l'inverse de ce que je leur dis, ce serait la même

chose.

Les mots on s'en branle.

Une question d'énergie, c'est une question de coup de pied au cul, de

reset ! Un bon gros kick et ça repart ! Voilà !

Reset, reset, c'est très bien pour un séminaire, ça, ça

peut être très bien. Allez, c'est bon.

Moi, j'ai ma dose, là.

Sam ! Quoi ? Oui, oui, je sais.

Si je passe cette porte, je reviens pas, c'est ça ? Bah vas-y, casse-toi.

Très bien.

Au moins elle a pris une décision claire, vous avez vu, elle a peut-être

retenu quelque chose finalement.

Et pour les autres qui décideraient de rester, je vais vous la dire la vérité,

la vérité simple. Le monde il est pas fait pour permettre aux gens de réussir,

de s'enrichir, de se dépasser, trouver l'amour véritable ou je sais pas quoi, c

'est des conneries ça. Le monde il est fait pour que chacun reste à sa petite

place, sans rien remettre en question, et ça vous l'acceptez vous ? Moi je l

'accepte pas ça.

Moi j'ai choisi de me battre pour eux.

J'ai choisi de donner ma vie pour eux.

J'ai choisi pour que eux aussi puissent choisir à leur tour.

Alors venez pas me dire ce que j'ai le droit de faire ou pas sur scène.

Et maintenant ils peuvent voter toutes les lois du monde, j'en ai rien à

branler, je suis libre moi. Si demain il faut que je parte aux US, je pars aux

US, je suis prêt, pas de problème. Let's fucking go for it !

C'est moi.

Rappelle-moi qu'on puisse parler.

Je t'embrasse.

Vous devez vivre votre histoire comme si vous écriviez votre légende.

Mais attention, les amis, cette force nouvelle qui est en vous, elle va aussi

perturber vos relations avec vos proches, possiblement. Il y en a

certains qui le supporteront pas.

Alors vous allez me dire, peu importe, vous êtes fort, ils sont faibles, donc

vous n'avez rien à craindre. Mais c'est faux.

Le faible possède une force secrète et immense.

L'apparence de la sincérité.

Rien n'est plus puissant et plus manipulateur que la pitié face à quelqu

'un qui vous dit, je ne suis rien sans toi.

Je ne suis qu'une merde.

Pourquoi montrer sa faiblesse comme ça ? Mais précisément pour vous faire lâcher.

lâcher vos défenses et pouvoir vous demander quelque chose, obtenir quelque

chose de vous, n'importe quoi, un service, de l'argent, un peu d'amour.

Je me souviens, c'est ton frère. Ouais.

Il fait quoi, là ? Là, il regarde son portable.

Attends, là, t'as vu ? Tu regardes vers lui, tu te souviens pourquoi ? Essaye de

te souvenir, s'il te plaît. Qu'est-ce qui se passe ? Regarde, il vérifie un

enregistrement, c'est sûr.

De quoi ? De moi.

Il est venu, il m'a fait son numéro de pleureuse, et à la main comme un con, j

'ai eu pitié de lui.

Ouais, et alors ? J'ai voulu le rassurer, j'ai dit ce qu'il voulait

entendre. Ouais, c'est-à-dire ? Il a appliqué exactement la technique que je

décris dans une vidéo, ça a plus d'un an.

La force secrète du faible.

Ouais, ça me dit quelque chose, ça. La pitié comme arme de manipulation.

Putain, putain, j'y crois pas.

J'y crois pas.

Il me l'a fait.

Le truc, c'est qu'il m'a sûrement enregistré.

Et ça peut pas sortir, tu comprends ? Les ricains, ils rigolent pas avec ça, c

'est des gros flippés.

Ils veulent du super clean, ils veulent du cachère. S'il y a suspicion de

mensonge, on est mort. Il n'y a pas de Vegas, il n'y a pas tout ça, c'est mort.

Quel mensonge ? Mensonge sur ce que t'as dit chez Hanouna ? Il sourit.

Il sourit, ce gros pervers, regarde.

Crois-moi, j'ai passé ma vie à décoder les coups de pute des gens, je suis sûr.

Va le voir alors, parle-lui.

Non, tu me l'as dit toi-même.

Parfois, les mots, ça suffit pas.

Ecoute Matt, moi ce que je vois là, c'est juste un mec qui regarde son

portable en souriant, tu vois. Il y a mille raisons possibles à ça. Un texto

sympa, par exemple, je sais pas... Oh, puis c'est ton frère, hein.

C'est juste un pauvre type.

C'est pas du tout un stratège de l'enculade.

Ok, donc... Respire un coup, là.

Ouais, t'as raison.

T'as raison. Bien sûr que j'ai raison.

Allô ? Hey buddy.

Peter ? How are you ? Amazing.

Because I found my partner today.

It's you, Matt. You're in.

No, seriously ? Of course.

Oh, wow.

Thank you. Thank you so much. Thank you.

Mon message a besoin d'un gars comme toi pour continuer à se diffuser.

Nous allons faire de grandes choses ensemble.

Tu le sais, n'est-ce pas ? Oui.

Oui, oui, nous le ferons. D'accord, Matt. Et préparez-vous pour Vegas.

D'accord. Prenez soin de vous. D'accord. Merci, Peter. Merci.

Au revoir, Matt. Au revoir.

Oui, la loi sur les professions de soins et les risques sectaires a finalement

été adoptée en l'État avec une courte majorité. Madame Carla de Maison, est-ce

que vous pouvez nous en dire plus ? Écoutez, le vote de la loi ce soir est

un moment décisif pour notre pays. Parce qu'il va permettre de protéger les

personnes susceptibles d'être abusées par de pseudo-entrepreneurs en bonheur

individuel. Vas-y Hélène, Hélène, coupe.

Je pense qu'on a compris.

Compris qu'on est dirigé par des clowns.

Surpayés avec mes impôts en plus.

Mais qu'ils le fassent, qu'ils le fassent, c'est bon.

Moi j'ai mon ticket pour les US.

J'arrête là.

Et je vous dis pas que ça me fend pas le cœur, parce que c'est chez moi, c'est

mon pays, mais là, cette France qui crache à longueur de journée sur les

démerdards, ceux qui se bougent, les petits, les acharnés comme moi qui

veulent juste tracer leur route, c'est bon, j'ai ma dose.

Écoute, j'ai un peu gambergé sur ton truc, là, ton frère... Attends, vas-y.

J'ai demandé à Laurent les codes pour voir l'historique de consultation des

vidéos sur le site.

T'as toutes les adresses IP avec leur localisation.

Tu m'as dit qu'il habitait dans quel coin, ton frère ? Il est en banlieue d

'Evry. C'est un tout petit patelin, quoi.

Ruyant sur Essonne ? Ouais.

Il y a un mec de ce bled qu'a maté 11 fois ta vidéo mardi dernier.

Ma vidéo sur la force du faible ?

Merci.

Vous savez pourquoi vous êtes là ? Moi, je sais pourquoi vous êtes là. Vous êtes

là parce que vous avez déjà choisi.

Vous savez, j'ai dit il n'y a pas longtemps que j'avais été trahi par

celui que j'aimais plus que tout.

Mais je dois vous avouer quelque chose.

Ces mots, ils étaient vides.

Parce que la vérité de l'existence, elle n'est pas dans des généralités qu'on dit

comme ça sur des plateaux télé, non.

Non, la vérité, elle est dans des situations concrètes, avec leurs détails

cruels. avec leurs blessures encore brûlantes, indélébiles.

On entend beaucoup que la famille, c'est le lieu de l'amour, du partage, des

premières joies, de la bienveillance aussi.

Mais je pense que la famille, c'est aussi là qu'on apprend à dissimuler, à

mentir, à trahir.

C'est la plus vaste tromperie, la plus profonde illusion de l'histoire des

hommes, cette famille.

L'amour de la famille.

C'est ce cliché à l'abri duquel se commettent chaque jour des millions d

'actes de maltraitance, de violence physique, morale, d'inceste aussi.

C'est ce cliché qui a permis à l'humanité de survivre, ouais, en se

reproduisant. Mais ce qu'elle reproduit, c'est la terreur noire et moite de

chambres d'enfants devenues chambres de torture.

C'est l'injonction au silence jusqu'à l'amnésie, jusqu'à la folie. C'est cette

condition qui permet que tout se répète, recommence encore et encore.

Je comprends ceux parmi vous qui ne veulent pas regarder cette horreur en

face, cette horreur impensable, inconcevable.

Mais moi, Matt, je suis là aujourd'hui pour la nommer.

Et sans vous, sans ce qui nous unit, je vous le dis, sans cet amour, qui est l

'expression de notre choix, et pas d'une génétique qui nous est imposée.

Sans cela, sans cette force, nous ne pourrions pas faire face.

Magali, tu nous as parlé de ton oncle, de ce qu'il te faisait au moment de la

sieste. Quand tes parents étaient ailleurs, ta mère savait tout.

Ton père aussi savait tout ton enfer. Ils n'ont rien dit, ils n'ont rien fait.

Ont-ils même ressenti quelque chose pour toi ? La chair de leur chair ? Seulement

maintenant, je suis là.

Je suis là et je suis le messager de ces souffrances, de nos souffrances.

Alors tous, avec moi, abandonnez-vous à la vérité de ce monde.

On est assez fort pour y faire face. Je le sais, je le sens, je le vois.

Et maintenant que nous sommes nus tous ensemble, dans cette lumière blanche et

pure de la vérité, mes amis, libérez-vous ! Libérez-vous, arrachez

vos peines du tréfonds de vos armes, et hurlons ! Hurlons ensemble !

Sous-titrage MFP.

On vient de retrouver le véhicule, mais qu'on veut demander de trouver pour un

instant du venteur.

Mais on... on peut savoir qui... La voiture avait été déclarée volée.

Je suis désolé.

Ça va ou quoi ? Faut que je te montre un truc.

Regarde. Celle-là, j'ai tout donné, je te promets.

Salut les amis, ici Coach Rudy.

Je vous propose un exercice direct, là, sans réfléchir.

Non, mais Rudy, c'est sérieux, c'est pas de ma main. J'ai déjà posté, là.

Partage. Non, mais Rudy... Vas-y, putain !

Je

vous propose un exercice direct, là,

sans réfléchir.

C'est cool.

Oh putain, je le sens bien mon truc, là.

Je le sens très bien.

Je t'ai dit que je m'étais inscrit en fac de psycho ? Euh... Non.

Bah ouais, moi j'ai le bac, moi.

Tu savais pas non plus ? Non.

Tu me connais pas, en fait.

En gros, ça prend deux ou trois ans avant d'avoir mon tampon.

D'ici là, je balance à fond sur les réseaux, tu vois.

Comme ça, quand je lancerai mes premiers séminaires...

Ça va glisser tout seul.

Tu vas voir.

Tu vois, mon frère, il est comme ça, Rudy.

Réfléchis.

Calcule.

Il voit loin. Il voit très, très loin.

Et il a toujours trois coups d'avance.

Bon, allez, je sors du shopping. J'essaie de me faire beau gosse. À

toute.

Ouais, tu peux regarder s'il te plaît ? Là maintenant ? Ouais, là maintenant.

Alors deux secondes, avec les adresses IP, je peux dire les départements de

chaque personne connectée ? Non, non, non, pas département, dis-moi la ville,

le village.

Ouais, non, ça techniquement c'est impossible, je peux pas.

Attends, ok, mardi 7, t'as bien une connexion basée à Évry ? Évry, c'est

quel département ça ? 91.

91.

Si, si, si, tu dois avoir une connexion.

Regarde.

Ok, je vérifie.

Non, j'ai rien.

Attends, Laurent, t'es sûr ? Certain.

T'en penses quoi ? Général Laurent au téléphone.

Pour les connexions.

La vidéo, là, sur la force du faible, c'est pas ce que tu m'avais dit ? Ouais,

j'ai dû me tromper, hein.

Hé, oh, tu m'as bien dit que t'avais vérifié le portable de Chris avant de le

détruire, hein ? Euh, j'ai dit ça ? Putain, j'ai dit, il m'avait enregistré

ou il m'avait pas enregistré ? Je sais plus, je sais plus.

Tu te fous de ma gueule, en fait ? Calme-toi, là. Lâche-moi.

Chut, calme-toi.

Oublie pas ce que tu m'as demandé de faire.

T'es ma petite pute à moi maintenant, ok ? Et ma petite pute, elle va prendre

sagement son avion et faire ce qu'elle a à faire.

Et j'ai besoin que tu restes au top du top.

Pour moi.

Ok ?

Ça

va ? Ouais, je vais me prendre un café.

Adèle ? Non, merci.

Partenaire. Allez, à toutes les amoureux.

Partenaire.

Oh mon gars ! Putain c'est un délire !

C'est une

belle

idée ! Allez Matt, il va falloir faire plus que ton petit royaume. C'est fini.

Je comprends pas ça.

C'est un tas de boucles collantes et des viscères explosées. Voilà ce que je

vois, moi. Tu veux me donner quoi ? Regarde-moi ! Le sang est la merde ! La

plume interne de la mort ! La plume interne de la mort ! Et là, au

contraire, quelqu'un qui se regarde revient comme une merde ! Comme une

merde ! Les inquiets qui se fracassent et qui te voyant.

Partout, ça va, c'est un message.

T'es complètement malade. T'es un putain de putain de malade.

C'est quoi tout ça ? C'est un aréna.

C'est un aréna.

C'est comme si j'avais des moitié sur soi, c'est comme si j'avais des

moitié

sur

moi. La famille est le lieu de l'amour, le lieu

de la joie. Je suis prêt à le faire.

Je suis prêt maintenant.

Nous sommes juste ici à cause de notre choix et non à cause d'une génétique

stupide.

Génétique. Et maintenant, nous pouvons le faire ensemble.

Parce que nous sommes bons.

Parce que nous savons comment être bons.

Je t'ai réveillée.

Ça va ? Ouais, ouais.

Attends, une autre top, là ? Vegas, baby.

Et ça y est, la tempête, elle est derrière nous.

Et à partir d'aujourd'hui, moi, je veux que mon histoire, on l'écrive ensemble.

Et ça commence ici, ça commence aux States.

Qu'est-ce qu'il y a ? Oh.

Adèle, on est à Vegas, là. Moi, demain, je joue ma vie.

On va pas se faire la gueule, sérieux.

Arrête.

Putain, c'est quoi, le problème, là ? Qu'est-ce qui se passe, là ? Je te

reconnais plus.

Et puis, c'est quoi, cette histoire avec Rudy ?

Il me dit que tu veux t'associer à lui sur son nouveau business de coach. Mais

c'est un mytho, il t'a dit ça.

Un mytho.

Tout le monde est mytho avec toi.

Heureusement que toi tu dis que la vérité. Oh stop putain ! Qu'est-ce que

vous avez tous à me faire chier là ? Toi, Rudy, Christophe !

Attends mais pourquoi tu me parles de Christophe ?

Matt.

Qu'est-ce que t'as fait ? Qu'est-ce que

t'as fait ? Hé.

Attends. Oh.

Qu'est-ce que t'es en train de t'imaginer, là ? Ça va ? Qu'est-ce

que... Attends, attends, attends. Hé, hé.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux qu'on parle ? Vas-y. Tu veux qu'on parle de

Christophe ? Tu veux qu'on parle de Rudy ? Vas-y.

On va parler, c'est bon. Viens, viens.

Viens avec moi.

Viens, on va parler.

Attends, attends.

Attends.

Je suis désolée, je...

Je sais plus ce que je dis.

Je suis crevée, je crois.

Tu veux pas qu'on se parle demain ? Après le show ?

Adèle ? Adèle ?

Adèle

? Adèle ?

Attendez, Adèle, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe, Adèle ? Oh, c

'est bon, je vais lui parler, là. C'est ma femme, d'accord ? Adèle, qu'est-ce

qui se passe ? Viens me parler.

Viens me parler, qu'est-ce qui se passe ? Adèle ? Hé, attends, c'est ma femme.

Attendez, hé, hé.

Adèle ! Adèle,

je veux juste te parler !

Je veux juste te parler, Adèle ! Parle-moi ! Parle-moi !

Adèle ! Adèle ! Attendez.

Math ?

Oh, putain.

Math ? Oh, Math ? Tu m'entends ? Regarde-moi. Oublie les yeux. Regarde

-moi.

Bienvenue à Las Vegas, Matt.

Merci. Peter t'attend.

Suis-moi.

Ok, merci.

Allez,

fais un effort s'il te plaît.

Merci. Hey,

Matt.

Mon gars.

Tu sens la bouche.

Man, t'as l'air de merde.

T'es bien ? Non, oui.

Je suis super bien.

What the fuck?

These French fuckers, who do they think they are?

Are you sure you can do this, man?

Yeah. You're on my turf now. Don't fuck with my show, alright?

No, no, no. Don't worry. It's all good.

Now give me the killer.

Give me the beast.

You hear me?

Yeah. Give me the beast!

That's the killer. Now your turn.

Let me see the killer.

Bullshit.

You didn't convince me.

Let me see your real face.

Est-ce que vous êtes fucking prêts ? Je suis fucking prêt à fucking aller pour

ça, ouais ! Ok, allons-y.

Allez ! Je vais vous dire ce qu'elle est.

Bonjour Las Vegas ! Je vous aime !

Merci. Je suis venu ici chaque année pour 25 ans.

Mais il y a tellement d'autres endroits dans le monde qui ont besoin de nous

maintenant pour toucher au ciel.

Aujourd'hui, je veux vous présenter quelqu'un qui va m'aider sur cette

nouvelle aventure européenne depuis maintenant.

Mon propre ambassadeur personnel.

Vous allez voir pour vous-même, il est incroyable.

Il a ce point.

Et je sais que vous allez l'aimer.

Maintenant, donnez-le pour Matt Vasseur de France.

Tu vas bien ? Oui, je vais bien.

Bonjour à tous ! Je suis très

heureux d'être ici.

Tant que vous avez besoin de nous,

nous allons apparaître.

Parce que vous savez quoi ? Je vais vous dire quelque

chose.

Je sais pourquoi vous êtes là.

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