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Bonjour.
Bonjour.
Stella.
Je suis désolée.
C'est rien.
Je vais y aller.
Je t'appelle plus tard.
Salut.
T'en as mis du temps. Ca va ?
J'étais inquiète.
Oui, désolée.
Je trouvais pas mon portable.
T'as bien dormi ? Je passe te voir après ?
J'ai très bien dormi.
Super bien.
Je me sens mieux. Et toi ?
- Ca va ? - Bien.
Carità m'a appelée.
Sérieusement ?
Oui. Il a été galant,
charmant et gentil.
Il est intéressant.
On parle bien du même Carità ?
Tu le connais mal.
Faut que tu m'expliques.
Il est surprenant et incroyablement tendre ?
Comme ton biscuit.
Tu dois pas savoir...
Tu sais quoi ? C'est pas grave.
OK ? Je veux rien savoir.
Salut.
Alors ? Comment ça s'est passé ?
Il paraît que t'as dormi chez Blanca.
Par sécurité.
Qui te l'a dit ?
Stella.
On s'envoie des messages.
Excuse-moi.
Oui ?
C'est bien moi.
Pardon ?
J'arrive.
Il était devant chez Fochetti,
le pharmacien.
Où est Fochetti ?
Il a quitté Gênes.
Il est parti dans la nuit.
Il s'est enfui.
Il faut le retrouver et l'interroger.
Il a un traumatisme crânien.
Il est dans le coma.
Comment il va ?
Il est sous sédatifs, il se repose.
Il était chez le pharmacien.
Des témoins ont vu une voiture grise
avec un phare cassé.
Pourquoi il était là-bas ?
Bonne question.
Ecoute...
On a besoin de toi.
Prends ton temps, mais tu me manques.
En attendant, je te tiens au courant.
- D'accord. - A plus.
Tout va bien ?
Mon chef a eu un accident.
Je suis désolé.
Pardon. On en était où ?
J'ai vérifié la liste des familles,
mais ça a servi à rien.
- Je veux continuer. - Comment ça ?
Retournons chez Gardi,
le médecin de la clinique,
pour entrer dans son bureau.
Tu parles au pluriel.
Toi et moi, on est pareil.
Comment ça ?
T'as dit quoi, l'autre soir ?
"Les crétins sans espoir au coeur broyé.
"Les soldats des causes perdues.
"Nous qui luttons dans la vie."
Quelle mémoire !
Cette nuit-là, je l'oublierai jamais.
Moi non plus.
- Pardon. - Il est territorial.
- Oui. - C'est normal.
Oui.
Ecoute...
- Tu peux me rendre un service ? - Bien sûr.
J'ai envie de sortir.
Je dois aller quelque part.
- Tu m'accompagnes ? - Bien sûr.
Je vais me changer.
Chien trois, calme-toi !
- Je t'attends dehors. - Merci.
Pardon.
- Je voulais pas vous déranger. - C'est pas le cas.
Je voulais savoir comment il allait.
Vous êtes sa fille ?
Non.
Une collègue.
Je suis sa préférée.
Blanca. Enchantée.
Anita Pastori.
Comment il va ?
Il est sous sédatifs.
Il est plus sympa comme ça.
Il est très gentil.
J'ai passé 2 jours enfermée chez moi.
Je me suis confinée.
J'avais peur du monde extérieur.
Pourquoi vous êtes sortie ?
Pour lui.
Pour savoir comment il allait.
Pour vous, c'est un gentil,
pour moi, c'est mon abruti de patron.
Mais j'ai pas envie qu'il meure.
Les autres nous donnent le courage d'avancer.
Anita ?
Je te cherchais.
Allez, viens.
- Tu m'as fait peur. - Pardon.
Au revoir.
On se retrouve tous les deux.
Pourquoi vous êtes gentil avec elle et pas avec moi ?
Vous allez vous réveiller, pas vrai ?
Bonjour.
C'est quoi, cette odeur ?
- De l'iris ? - Oui.
C'est mon parfum.
Ca sent si fort ?
Je vois !
Venez là !
Venez dans mes bras.
Il y a des notes de patchouli.
Je vois !
- Ca va ? - Oui.
Blanca !
- Ca va ? - Oui, très bien.
Attends !
Alors, on va voir Gardi ?
C'est important et je veux t'aider.
- Mais je peux pas. - Tu vas où ?
Je vais travailler.
Je vois à nouveau.
Désolée.
- Pardon. - C'est rien.
Désolée. Au revoir !
Salut !
- Salut ! - Excusez-moi.
Un bateau part pour le Qatar demain.
J'ai besoin que t'y ailles.
N'importe qui peut faire cette mission.
Pourquoi moi ?
Je pensais que ça te ferait plaisir.
T'en as pas marre de Gênes ?
J'ai doublé ton salaire.
10 000 euros.
Quelque chose te retient ici ?
T'as quelque chose à me dire ?
C'est lié à ton fils ?
J'ai trouvé une liste de noms.
Ceux des familles qui l'ont peut-être adopté.
C'est pas dangereux ?
Pas plus que ce qu'on fait au quotidien.
Je peux t'aider.
Blanca va m'aider.
Elle bosse avec la police.
Elle pourrait te piéger.
Non, au contraire.
Elle peut m'aider.
Et...
Elle est pas comme ça.
T'es amoureux d'elle ?
Cette histoire tourne à l'obsession.
Elle t'aide pas.
Tu mérites la paix.
Partir te fera du bien.
Crois-moi.
Capitaine ?
Allez-y.
On l'a arrêté à Vintimille.
Il allait en France.
Excellent travail.
J'ai pas touché à ce flic.
C'est lui qui m'a agressé.
Et Dellepiane ?
Inspectez ma voiture.
J'ai pas renversé votre collègue.
Vous connaissez le coupable ?
Ces types sont prêts à tout.
Il y a deux mois,
des types louches sont venus à la pharmacie.
Ils n'achetaient rien.
Ils faisaient le tour des rayons et...
Un jour, ils m'attendaient dehors.
Ils vous ont proposé un marché.
Je devais scanner des ordonnances et leur donner les médicaments.
Ils voulaient acheter mon silence.
Vous avez accepté.
J'avais pas le choix.
J'avais besoin de cet argent.
Et Dellepiane ?
Aucune idée.
Je sais même pas à quoi il ressemble.
Mais je connais leurs méthodes.
Ils ciblent un cabinet, menacent les médecins
et s'ils refusent...
Un de mes collègues a fini dans le coma.
Donnez-moi des noms.
Vous avez mal compris.
Ils sont venus devant chez moi.
Vous allez prendre 30 ans pour trafic
et pour le meurtre de Dellepiane. Navré.
Je l'ai pas tué !
En quelle langue je dois vous le dire ?
Je vous crois.
Mais on pourrait penser
que vous êtes complice de trafic de médicaments.
Le seul complice.
Un seul complice,
un seul suspect.
Sauf si quelqu'un d'autre est impliqué.
Je veux des noms.
- Dustin est là. - Le voilà.
Je vous l'appelle.
Stop !
Arrête !
Ca suffit !
Arrête !
Face au mur !
Contre le mur !
Bouge pas !
Jette ton couteau !
Assieds-toi !
Doucement.
- Bien joué. - Toi aussi.
- Tu m'accompagnes ? - Oui.
Alors ? Ca s'est bien passé ?
C'était mouvementé.
Ils ont voulu tuer Carità à la machette.
Ca va ?
Oui.
Mais c'est des tarés.
Sans Liguori, ils m'auraient décapité.
Tu sais te débrouiller seul.
"Tu reviens quand ?
"Tu me manques."
Pourquoi t'es là ? Ca va mieux ?
Beaucoup mieux.
Tout est revenu à la normale ?
Je comprends pas ce qui m'est arrivé,
mais je suis là et ça va.
Vous avez arrêté ceux qui ont renversé Bacigalupo ?
Le pharmacien nous a tout raconté.
Il donnait des médicaments
à des trafiquants nigériens.
Super.
On va les interroger ?
Oui.
Je pose ma veste.
J'y vais, alors.
Non !
C'est par là.
Alors ?
Vous connaissez cet homme ?
Vous utilisez ses ordonnances
pour récupérer des médicaments.
Il a changé d'avis, donc vous avez fait quoi ?
Vous avez essayé de le tuer.
Vous êtes allés chez le pharmacien,
pour lui faire peur, mais vous êtes tombés sur lui.
Vous avez voulu tuer un policier.
Quand on trouvera le véhicule utilisé,
parce qu'on le trouvera, vous irez en taule.
Appelle le juge.
Ils vont dormir en prison.
Ils ont peur de rien.
On les arrête pour tentative de meurtre sur Bacigalupo.
On doit découvrir s'ils ont tué Dellepiane.
Il a été tué par injection.
Ces gars-là, ce sont des brutes.
- D'après toi, c'est pas eux ? - Non.
On reprend l'enquête sur Anita Pastori.
Bacigalupo la croit innocente.
Je pense qu'il a raison.
Je l'ai rencontrée.
Elle m'a pas l'air capable de tuer.
Ni...
de m'envoyer au tapis et de me laisser là.
- Tu l'as rencontrée quand ? - A l'hôpital.
Je suis allée voir Bacigalupo.
T'es allée voir le patron ? C'est mignon.
Je voulais savoir comment il allait.
- Je suis un coeur tendre. - Je sais.
C'est une des facettes de toi que je préfère.
Anita était avec un homme.
- Sûrement son avocat. - Non.
C'était pas la voix de l'enregistrement.
C'était quelqu'un d'autre.
Alors ? C'était l'avocat ?
Non, absolument pas.
J'en étais sûre.
Attends.
Un autre homme les attendait.
Carità va vérifier son identité.
Bacigalupo est réveillé.
T'es de retour ? Les vacances sont finies ?
Vous aussi, vous m'avez manqué.
Alors ?
Ces trafiquants m'ont renversé,
mais on ignore s'ils ont tué Dellepiane.
C'est quoi ?
Anita Pastori est venue vous voir.
Elle est partie avec ces deux types.
C'est peut-être des amis. C'est interdit ?
On s'est renseigné.
Ils ont un casier judiciaire.
Ce sont des voyous.
OK.
Interrogez-les.
Perdez pas de temps ici.
Filez.
Viens.
Damiano Piccolomini,
Riccardo Anceschi.
Connus pour vol et trafic.
Beau CV.
Ca, c'était avant.
On est juste des videurs.
Ah oui ?
Vous connaissez Anita Pastori ?
C'est une amie.
Vous l'avez rencontrée où ?
Dans le coin.
Vous savez ce que je pense ?
Anita va pas bien, elle a besoin d'aide.
Elle se dispute avec le Dr Dellepiane,
elle veut lui faire du mal, mais elle peut pas.
Elle appelle deux de ses amis,
des gars honnêtes, des videurs.
Quelqu'un a désactivé les caméras du musée.
Il voulait aider Anita.
On a rien fait.
Vous avez aucune preuve.
On est là parce qu'on est amis avec une femme ?
C'est un peu léger.
T'en penses quoi ?
Je sais pas.
Comment une femme qui vit recluse peut fréquenter des délinquants ?
Si on trouve où ils se sont connus,
on comprendra leur lien.
Idem avec Dellepiane.
Quoi ? T'as souri.
- Non. - Je connais ce bruit.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je suis content que tu sois là.
Alors ?
Ils nous ont parlé d'Anita.
Vous avez dit quoi ?
Tu nous prends pour qui ?
OK.
Y a qu'une chose à faire.
On avoue tout avant que la police le découvre.
T'es fou ?
On pourrait avoir des circonstances atténuantes.
La police a déjà des coupables.
- C'est pour Anita. - Ou pour toi ?
- Comment ça ? - Si on avoue,
les flics s'en prendront à nous, pas à toi.
Tu crois que je veux vous entuber ?
Ouais.
- C'est toi, le coupable ! - Arrêtez !
On doit penser à Anita.
Cette histoire va la tuer.
Et c'est pas la seule.
- Je t'en prie. - Merci.
Merci de m'avoir déposée.
T'as besoin de quelque chose ?
Je t'aide à monter ?
Si tu veux dormir ici, il suffit de le dire.
Bonne nuit.
Repose-toi bien.
Le patron revient demain.
- Les vacances sont terminées. - Oui.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Blanca a besoin de calme.
Avec moi, c'est pas le cas ?
Vous l'embarquez dans vos histoires.
Vous êtes jaloux.
Je veux la protéger.
Vous devriez faire de même.
Croyez-moi.
Vous me menacez ?
- Je t'écoute. - Tu t'es décidé ?
Le bateau part à l'aube.
Je peux pas.
Je dois rester ici.
Ils sont pas nés la même année,
pas dans le même quartier
et ils ont fréquenté des écoles différentes.
On a trouvé aucun lien.
Avant de se confiner,
Anita allait à la fac et à l'hôpital.
Piccolomini et Anceschi n'ont pas terminé le lycée.
Anita vous a dit quelque chose d'utile ?
Quand ses parents se faisaient arrêter,
avec son frère, ils allaient en foyer.
Ils les ont tous faits.
- Ca doit être ça. - On vérifie.
Dellepiane bossait dans les foyers, non ?
Oui. En foyers d'accueil pour mineurs.
Ensuite, il est parti aux Etats-Unis.
Vous êtes trop mignons.
On fait une vérification croisée.
Ca, c'est Anita.
Ca doit être Giulio, son frère,
et là, il y a Piccolomini et Anceschi.
Lui, c'est Dellepiane.
On a découvert autre chose.
- Lui. - C'est qui ?
L'avocat d'Anita, Pietro Valli.
Ils connaissent tous Dellepiane ?
Il est là, le mobile d'Anita.
Dans son passé.
Pourquoi vous avez convoqué ma cliente ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous vous connaissez, n'est-ce pas ?
Vous étiez dans le même foyer.
Vous connaissiez Dellepiane.
Je veux rentrer.
On a rouvert le dossier sur la mort de votre frère.
Ce n'était pas un accident.
Je veux rentrer.
D'après le dossier,
un soir, votre frère a quitté le foyer
et il s'est jeté de l'aqueduc.
On a conclu à un suicide.
D'après l'autopsie, il avait du LSD dans le sang.
Il était pas toxico.
On le sait.
Il prenait du LSD pour se soigner.
Prescrit par Dellepiane.
C'est pour ça qu'il avait été embauché.
Pour expérimenter avec du LSD.
Il avait l'autorisation de l'institut,
et il avait des cobayes parfaits : vous.
Votre frère en est mort.
Il est mort,
et personne a été poursuivi.
Dellepiane agissait légalement
et il n'a pas été tenu responsable.
Quand votre psychiatre vous a adressée à Dellepiane,
vous l'avez reconnu.
Vous avez appelé vos amis
pour vous faire justice vous-mêmes.
Pour venger Giulio.
Vous saviez que Dellepiane venait ici le samedi matin.
Vous êtes venus ici, vous avez trafiqué les caméras,
vous vous êtes procuré du Propofol,
et l'un de vous l'a tué.
La vraie question, c'est...
lequel ?
Sans preuves, vous pouvez pas nous accuser.
Il a détruit vos vies et je le comprends.
Si vous l'aviez pas rencontré, Giulio serait en vie.
Giulio est pas mort !
Il a été assassiné !
Cet enfoiré l'a tué avec ses expériences.
Quand il m'a revue, il m'a pas reconnue.
Mon frère ! Je suis Anita Pastori.
Je lui ai parlé de Giulio.
Il s'en souvenait pas.
Pour lui, on était rien.
Viens, on s'en va.
- Aidez-moi. - On a servi de cobayes.
C'était son travail.
Et nous ?
Qui pensait à nous ?
Il a fait carrière aux USA,
mais mon frère est mort.
Il a détruit nos vies.
Je voulais qu'il meure.
Je les ai appelés.
Il a gâché nos vies.
On devait le faire ensemble.
On a tout organisé.
Tout était prêt.
Mais on a changé d'avis.
On est pas comme lui.
On voulait pas le devenir.
On a fait machine arrière.
On l'a pas tué.
Qu'est-ce que t'as fait ?
J'ai dit la vérité.
On l'a pas tué.
Vous faites quoi ? On a rien fait !
Ils ont assez pour t'arrêter.
Regarde-moi.
Ca va aller.
On va trouver une solution. Respire.
Anita est assignée à résidence
jusqu'à la fin du procès.
Au moins, elle est pas en prison.
Si elle est condamnée, elle ira.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ca va pas ?
Je pense qu'elle est innocente.
Tu t'y mets aussi ?
Anita était sincère.
Et elle a peur du noir.
Tu l'imagines mettre un viseur nocturne,
entrer dans un musée et tuer un homme ?
Ses amis l'ont aidée.
Donc on a arrêté la mauvaise personne.
Chef.
Vous en pensez quoi ?
Je vais faire un tour.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Est-ce que je me suis trompé sur toute la ligne ?
Vous voulez savoir si je l'ai tué ?
Oui.
Je voulais le tuer.
Mon frère était mon géant
et il l'a rendu sans défense.
Mais je vous ai dit la vérité.
On l'a pas tué.
On s'est ravisés.
Mais cet enfoiré méritait de mourir.
Je suis contente que quelqu'un l'ait tué.
Après la mort de ma soeur,
j'en voulais au monde entier.
Aux médecins, à son petit ami,
à mes amis et même à mes parents.
Au destin et à Dieu...
Je cherchais à tout prix un coupable.
Il me fallait un coupable.
Ma soeur était comme toi.
Elle avait peur de tout.
Elle avait même peur de vivre.
Le cerveau, c'est un mystère.
Peut-être que c'était de la faute de personne.
Pourquoi vous me racontez ça ?
La soif de vengeance,
le désir de justice, l'obscurité, la lumière...
C'est jamais assez.
Il manque toujours quelque chose.
Tout le monde croit que...
jour après jour, la douleur s'estompera.
On nous dit d'être patient, qu'avec le temps
la douleur disparaîtra, qu'on aura moins peur.
Mais c'est faux.
La douleur reste la même.
L'obscurité ne disparaît jamais.
Mais...
Si cette obscurité n'existait pas,
on verrait pas les étoiles.
Vous me conseillez de sortir ?
Même si dehors, il fait noir ?
Si tu veux,
je t'aiderai à affronter l'obscurité.
J'ai eu peur toute ma vie.
T'en as pas marre ?
Chef ?
Je pensais être plus utile.
Oui.
Qu'est-ce qu'on ferait sans toi ?
J'ai rencontré Anita.
Elle est incapable de faire un truc pareil.
Tu te sens mieux ?
Ecoutez...
Je suis enceinte.
C'est une blague ?
Ca serait pourri comme blague.
C'est ta spécialité.
Honnêtement, je suis très drôle,
mais je suis sérieuse.
Je suis enceinte.
De qui ?
Laisse tomber, ça me regarde pas.
Aveugle et enceinte.
Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ?
Qu'est-ce que vous voulez entendre ?
T'es contente ? Ca va ?
J'ai peur.
J'ai...
J'ai peur de...
de pas savoir m'en occuper ou comment le protéger.
Quand ma fille est née, j'avais peur.
Qu'elle vous ressemble ?
Pardon.
Quand on me l'a mise dans les bras, je tremblais.
"Qu'est-ce que je fais de cette crevette ?"
Elle était minuscule.
Elle tenait dans ma main.
Elle tremblait et elle avait les yeux fermés.
Et elle m'a attrapé le doigt.
Tout le monde dit la même chose et j'y croyais pas.
Mais en fait...
La peur s'est envolée.
On a besoin de nos enfants.
Ils nous rendent courageux, meilleurs.
Il te donnera la force dont t'as besoin.
C'est peut-être déjà le cas.
- Je peux vous faire un câlin ? - Je préfère pas.
Vous avez raison.
Ca sert à rien.
Tu fais quoi ?
Je trie les affaires de Dellepiane.
Carità pourra les rapporter.
Pardon.
C'est quoi, cette odeur ?
Vous sentez ?
Non.
C'est quoi, ce machin ?
- Fais voir. - C'est l'agenda de Dellepiane.
C'est de l'arnica.
Heureusement que t'es revenue.
Moi, je sens rien.
L'hyperosmie gestationnelle, ça vous parle ?
Eclaire-moi.
Pendant le 1er trimestre, l'odorat des femmes se développe.
Ton flair ne suffisait pas.
La grossesse te donne des pouvoirs.
Donc Dellepiane prenait de l'arnica.
- Non. - Merci.
Pas Dellepiane.
Le tueur.
La personne qui m'a poussée sentait pareil.
Arrêtez !
Bonjour.
Vous portez un patch à l'arnica ?
C'est bon
pour les cervicales.
Comme vous avez dit,
vous étudiez beaucoup, peut-être même trop.
Ca fait mal à la nuque.
Oui. C'est vrai.
J'étudie trop.
Chez moi, j'ai pas de place.
Je travaille où je peux.
Pourquoi ces questions ?
C'est l'agenda de Dellepiane.
C'est vous qui preniez ses rendez-vous ?
Oui, c'est mon boulot. Et alors ?
L'agenda sent l'arnica.
Celui qui m'a poussée sentait la même chose.
La veille de la mort de Dellepiane,
vous avez acheté un viseur nocturne.
Et vous l'avez tué, dans le noir. Pas vrai ?
On peut attendre les images
de la rue entre le cabinet au musée.
Celles du jour du meurtre.
Je suis certain que 10 caméras vous ont filmée.
J'avais pas le choix.
Un samedi où j'étudiais au cabinet,
deux hommes ont débarqué.
Ils m'ont forcée à ouvrir le bureau pour voler des ordonnances.
Ils m'ont menacée
et ils ont menacé ma famille.
Je les ai vus devant l'école de mon frère.
Vous leur avez donné les ordonnances
et Dellepiane l'a su.
J'ai voulu le rassurer, je lui ai dit...
qu'un autre médecin avait dû les prendre.
Ca peut arriver.
Mais il ne vous a pas crue.
Non.
Il ne lâchait pas le morceau.
Il voulait me dénoncer.
J'ai prévenu les hommes qui m'ont menacée.
J'espérais qu'ils m'aident,
mais ils m'ont dit de me débrouiller.
Sinon, ils nous règleraient notre compte,
à Dellepiane
et à moi.
C'était Dellepiane ou vous.
Vous savez de quoi ils sont capables.
Anita et ses amis ont tout organisé,
ils se sont ravisés et vous avez volé leur plan.
C'est ça ?
J'étais au musée pour réserver des visites guidées.
J'ai croisé Anita Pastori.
- Merci. - Tenez.
Bonne journée.
Merci.
Dellepiane mérite de mourir,
mais Pietro a peut-être raison.
On doit laisser tomber.
Je sais que tout est prêt, je suis au musée.
On peut pas faire ça.
Je sais !
C'était bien pensé.
Vous volez le plan d'Anita
et vous espérez qu'on l'accuse.
Ce samedi, j'ai attendu que le docteur sorte
et je suis allée au musée.
Je fais les injections à ma mère,
je sais y faire.
C'était facile.
Et le plus absurde,
c'est que ça me semblait juste.
Je devais protéger ma famille.
Vous êtes retournée au cabinet,
en cachette, après sa mort.
Pour me débarrasser des ordonnances restantes.
Je pouvais pas risquer que vous découvriez tout.
Ils m'auraient tuée.
J'ai jamais rien fait de mal.
Je suis l'aînée,
la fille parfaite.
Je fais médecine pour aider les autres.
J'ai fait ça pour ma mère et mes frères.
En sacrifiant Anita Pastori et ses amis.
C'est du propre.
J'ai essayé de sauver ma peau.
Je vous déconseille la tisane à la rhubarbe.
Il paraît qu'elle est atroce.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Ca va ?
Vous voulez bien m'accompagner quelque part ?
On jouait ici tous les jours
avant la mort de mon frère.
Viens.
Allez.
Panier !
C'était nul !
Ah oui ?
On va voir si tu fais mieux.
Non !
Bon sang ! C'était un coup de chance.
On va voir.
Non !
Allez. A vous !
Non !
Je suis nul !
- J'y vais. - Non !
J'y vais.
Anita ?
Parlez-moi de votre soeur.
Elle était sublime et adorable.
J'ai essayé de la sauver.
Mais j'ai échoué.
Vous m'avez sauvée.
Fais pas de conneries ou je tire.
Sous-titrage : VDM
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