Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Musique majestueuse
...
Musique jazz
...
...
- Où il est ?
- J'en sais rien.
Il est parti sans prévenir.
- Vous êtes amis, vous lui avez offert
un travail, un toit...
- Un endroit sûr pour se cacher.
- Ca, il peut trouver tout seul.
Même si je savais où il est, je dirai rien.
Gémissements d'effort Légers chocs métalliques
... ...
Musique douce
- Ils veulent quoi, papa ?
- T'inquiète pas. C'est pas pour nous.
Ils cherchent tonton Enea. - T'avais dit
qu'il avait rien fait.
...
- Sauf qu'il a décidé de s'enfuir.
- Parce qu'il savait
que c'est lui qui serait inquiété, pas Guarco.
- S'il appelle,
essayez de le raisonner.
C'est pour son bien.
Musique de tension
...
- Le portable de la victime
était dans le double fond
du sac d'Enea Cavo.
...
- Présence sur la scène du crime,
empreintes sur l'arme et le téléphone.
T'avais vu juste, avec ce Génois !
Tu dérailles plus que d'habitude.
Mais j'ai enfin compris pourquoi.
Musique de suspense
...
La coiffeuse t'a drôlement loupée.
Musique cocasse
...
Ma femme aussi,
quand ça lui arrive, elle est
toute drôle. - Vous comprenez bien les femmes.
- Tu trouves ? - Vous avez raison.
- Hé ! Sers-t'en comme sonnerie.
"Le chef a toujours raison." Léger rire moqueur
"Le chef a toujours raison."
...
Carità ?
Le téléphone de la victime ?
- La scientifique l'analyse. Il faut du temps.
- Traînez pas. Trouvez-moi ce Génois !
Allez, les gars, du nerf !
Cris de mouettes
- S'il te plaît ! Donne-moi du café !
Allez, saleté ! - Bacigalupo a été dur avec toi.
Léger vrombissement
- Tu penses aussi
que je tourne au ralenti ?
- On peut chasser
le naturel, il revient toujours au galop.
Un menteur continuera à mentir.
- Tu ne parles plus d'Enea.
- J'ai enquêté sur Falena.
- On était d'accord. Ma vie te regarde pas.
- J'ai enquêté sur Domenico
en tant que policier.
J'ai reconstitué
ses déplacements en Ukraine.
Il s'est rendu d'Odessa à la ville de Valya,
Dobroslav. - Il nous en a parlé
l'autre jour.
- Mais il n'y est pas allé qu'une seule fois.
- Il peut y avoir plein de raisons.
- Et tu sais qui a payé les funérailles du mari de Valya ?
Falena.
Il savait que Valya était mariée
et avait une liaison avec elle avant la mort de son mari.
Tu ne dois pas faire confiance
à cet homme.
Où tu vas ?
Le retrouver ?
Il te mentira encore !
- Je m'en rendrai compte. - Comme avec Enea ?
Musique douce
... Corne de brume
- Tu savais que Valya
était mariée.
Dis-moi la vérité.
Si tu me dis des conneries, c'est la dernière fois.
- Oui, je savais.
- Pourquoi t'as rien dit ? - Je me sentais
merdeux.
- Car t'as mis enceinte une femme dont le mari
était à la guerre ? - Oui, aussi.
Et car je l'ai laissée quand j'ai su pour sa grossesse.
Je croyais que c'était
un mensonge.
Et si c'était vrai, je ne voulais pas d'enfant.
Alors j'ai coupé les ponts.
Jusqu'à ce que...
On lui annonce la mort de son mari.
- Payer les funérailles était une façon de te racheter.
- J'aurais dû faire encore plus.
Mais je suis parti aussitôt.
Je l'ai revue
la nuit qui a précédé sa mort.
Soupir
Arrête, Blanca.
- T'es un menteur, un manipulateur...
- Et aussi un lâche, dis-le !
Je suis un lâche !
Mais je sais quel est mon devoir.
Le bébé doit pas payer pour mes erreurs.
Je le retrouverai. - Et tu feras quoi de ton fils ?
- Je l'emmènerai chez la soeur de Valya.
Puis je reprendrai ma vie,
et j'essaierai d'oublier mes erreurs.
- Pour toi, un bébé, c'est une erreur ?
- Si tu veux pas en avoir, oui.
Moi, j'en voulais pas.
Et j'en veux pas plus
aujourd'hui.
Musique triste
- Bien.
...
- Blanca !
...
... Corne de brume
...
Sanglots
...
Gémissements
... ...
... Léger rire
- Merci.
Mais j'ai pas besoin de léchouilles.
...
J'ai envie de taper fort sur quelqu'un.
... Gémissements
...
Musique rock
...
- Je pensais pas te revoir avant 6 mois.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je pensais à toi et papa.
Et après, j'ai eu la nausée.
Papa est quelqu'un de bien,
il ne sait pas mentir.
C'est le meilleur père du monde.
Et toi, t'as fait quoi ?
Tu l'as quitté.
Tu l'as abandonné avec 2 petites filles.
Les hommes comme lui, ça court pas les rues.
T'es qu'une connasse ingrate.
- T'es enceinte, c'est ça ?
Musique douce
...
Les mères comprennent certaines choses.
Même les mères nulles à chier.
...
Et le père n'est pas dans ta vie.
Tu veux savoir ce que je pense ?
- Non. - Si je pouvais
revenir en arrière, je ne ferais pas d'enfant.
Vous mettre au monde a engendré de la souffrance,
pour moi, votre père et vous.
Ta soeur est morte, t'es devenue aveugle.
Si j'avais avorté, j'aurais évité toute cette douleur.
Mais tu n'es pas moi.
Tu es bien plus forte que moi.
Tu es courageuse.
Tu es Blanca,
et tu as les capacités pour élever un enfant.
Même si tu n'y vois rien.
...
Même s'il n'y a pas de père.
...
- C'est facile pour toi
de donner des conseils.
Mais quand j'accoucherai, tu seras en cellule.
Parce que t'as choisi un criminel plutôt que moi.
...
Tu penses que ça m'intéresse,
tes conseils ? Je sais pourquoi
tu veux que je garde ce bébé.
Pour soulager ta conscience.
...
Va te faire foutre, Nadia.
...
Ouverture de la porte
...
- Mademoiselle ? - Oui ?
- Je suis don Luigi. On m'a dit que je vous trouverais ici.
Je dois vous parler.
D'Enea.
- Que dire de plus ? Il s'est fichu de moi, de vous,
et de Serena. - C'est vrai.
Je dois avouer quelque chose
qui me pèse sur la conscience.
- Serena en avait un identique.
- Des amis à elle les fabriquent.
Ils ont fait un don à la prison,
et ont offert ce gadget à notre bibliothèque
en souvenir de ce geste de charité.
- Le gadget de la charité
qu'Enea a utilisé pour tuer Serena.
Soupir
- Il jouait avec quand il était nerveux.
- Que voulez-vous ? Je ne suis pas
tenue au secret du confessionnal.
- Serena avait découvert
quelque chose dans l'historique d'un ordinateur
qui lui avait fait penser qu'Enea
organisait un nouveau cambriolage.
- Pourquoi ne pas le dénoncer ? - Par ma faute.
Je lui ai dit de discuter avec lui.
- Donc ils ne se sont pas disputés pour des raisons
sentimentales.
- Si elle avait prévenu le directeur, elle serait peut-être
vivante. Tout ça me paraît tellement absurde.
- De quoi ?
Que l'artiste du cambriolage ait du mal à s'arrêter ?
- Il avait changé grâce à elle.
Ils s'aimaient.
Ou bien je suis trop ingénu.
J'ai peut-être trop confiance en l'âme humaine.
- A cause de l'habit que vous portez.
Mais je fais un autre métier.
- Attendez.
Tenez, écoutez ça.
- C'est quoi ? - Le podcast que Serena et Enea
avaient commencé à enregistrer.
- Les journaux ont tout publié. - Non,
seulement des extraits tendancieux. Ecoutez jusqu'au bout.
S'il vous plaît.
- Au revoir, don Luigi.
- Merci.
Musique de suspense Vrombissement
... ...
...
- Alors ?
- On ne va rien faire.
Pas de braquage.
- Bruno... Oh !
Tu déconnes ?
On se connaît depuis qu'on est gamins.
On a tout fait ensemble.
Et tu me lâches ? - Elle est morte, c'est dangereux.
On ne va pas faire la même erreur
que la dernière fois.
- C'est parce qu'elle est morte que je renonce pas.
Ils m'accuseront, de toute façon.
...
Merci, mon pote.
...
... Vrombissement
... ...
...
*Notification
*- Ils m'appellent l'artiste du cambriolage.
Ils ont raison.
Je fais des braquages depuis mes 12 ans
et que j'ai dévalisé une salle
de jeux. Les cambriolages, c'est
mon adrénaline.
J'arrive pas à m'en passer.
Bonjour, Mesdames
et Messieurs !
Ceci n'est pas un carnaval,
mais un braquage. - Face au mur !
Tous face au mur !
- Quand je braque un flingue
sur des gens à terre,
je me sens puissant.
Tous à terre ! Les mains sur la tête !
C'est bien.
Tout le monde rentrera chez soi content.
Dépêche-toi ! Oh ! Face au sol !
Face au sol !
Mains sur la tête !
Face au sol !
Je sais maintenant qu'il n'y a rien
d'artistique dans un braquage.
Seulement de la terreur.
*Je l'ai compris grâce à S.
La psychologue de la prison.
Au début, je le reconnais,
j'allais aux séances pour qu'elle m'aide
à obtenir une remise de peine.
- Vous vous sentiez comme un héros ?
Qui vole les riches pour tout garder ?
- Les banques sont assurées contre les braquages.
Je volais les riches, pas les clients.
*Ensuite, j'allais tout claquer.
En boîtes de nuit, en bagnoles, en femmes...
Je remettais l'argent en circulation.
Une petite contribution à l'économie.
Et j'ai jamais blessé personne. Jamais fait de victime.
- Comment vous appelez les gens face à terre ?
- J'ai jamais fait de mal à personne. Hé,
tout va bien ? Hein ?
Couche-toi par terre. Tu as peur ?
Rire Bouge plus !
Donne-moi cette putain de radio !
- Ces gens en ressortent traumatisés
pendant des années.
Ils ne dorment plus,
ils n'arrivent plus à sortir.
Ce ne sont pas des victimes ?
Musique mélancolique
...
*Parlez-moi de votre mère.
- C'est la seule personne qui m'a vraiment aimé.
- Elle est morte pendant votre cavale.
- Elle souffrait du coeur.
Les crises cardiaques ont commencé après ma 1re arrestation,
quand j'étais jeune.
*- Vous pensez qu'il y a un lien ?
Vous êtes allé à ses obsèques ? *- Quelle question !
J'étais en cavale, vous l'avez dit.
- Le jour de l'enterrement, vous étiez où ?
Musique de tension
...
- Je braquais un bureau de poste.
...
*J'ai repensé
au désespoir.
Après la mort de ma mère, je l'ai ressenti qu'une fois.
- Lors du dernier braquage.
...
Comment ça s'est passé ?
*- Vous savez ce qu'est une bande ?
*- Un groupe de délinquants qui font un pacte.
*- C'est plus que ça.
B, M. et moi étions comme des frères.
On braquait depuis qu'on était gosses.
On nous appelait "Les Lys".
- Comme dans la chanson de De Andrè,
"Si ce ne sont pas les lys Ce sont pourtant des fils
"Victimes de ce monde". Vous vous apitoyiez sur votre sort.
- Parce qu'on était des victimes.
On se sentait invincibles. - J'ai fini !
On se casse. - Allez.
- Bougez pas !
Lâchez votre arme !
- Jusqu'à notre dernier casse.
Musique grave
...
On aurait pas dû faire ce braquage.
- Lâche ton arme !
- B. avait eu un accident et s'était cassé des côtes.
...
Mais c'était plus fort que nous. - Pas de conneries !
Lâche ce flingue.
- Tire ! - Lâche
ton flingue !
Grognement Tir
...
- Hé !
Hé !
Hé ! Allez, on se casse.
Merde ! Putain !
...
Hé !
...
Après la mort de M., je n'avais plus envie de vivre.
J'ai souvent pensé en finir.
...
Et puis, j'ai rencontré S.
J'ai recommencé à espérer.
Musique douce
*- OK. Ca suffit pour aujourd'hui.
Le reste au prochain épisode.
...
- Qui est B. ? - On sait qui est
la femme qui est morte. M. pour Mara Govi.
Vous la connaissiez ?
- Vous étiez le 3e de la bande ? - Non.
J'aurais bien voulu.
Quand on naît dans ce quartier,
on a 2 choix : cravacher comme une mule,
ou devenir délinquant.
Mais j'avais pas les couilles. Mais mes amis, oui.
Je vais pas les trahir.
- Il ne s'agit pas de trahir.
Mara est morte.
Et on découvrira qui est B.
- B., c'est pour Bruno
Torre.
Il ouvrait le bal. Costaud
comme il était, il faisait peur.
- "Ouvrir le bal" ?
- Quand on entre, qu'on crie "c'est un braquage",
et qu'on ouvre les portes aux complices.
- Bruno était le costaud, Enea, le cerveau.
Il choisissait la banque
et concevait le plan.
- Pourquoi avoir choisi Mara comme chauffeur, ce jour-là ?
- C'était une vraie pilote de course.
Enea et Bruno étaient amoureux d'elle depuis tout gosses.
Mais plutôt que les délinquants...
Mara a choisi la mule.
C'est comme ça que Matteo est né.
Elle ne devait pas participer à ce braquage.
Mais Bruno l'avait convaincue.
Matteo est né
avec une maladie des os. Et moi...
Musique douce
Je ne gagnais pas assez d'argent.
...
- Enea aurait pu contacter Bruno ?
- Lui, j'ignore ce qu'il est devenu.
Après cette maudite journée.
...
- On n'a pas d'autre question.
Mais restez disponible.
...
Bruno Torre.
Il a fait 6 ans pour vol, cambriolage
et résistance à l'autorité. - Ah,
il a un beau curriculum.
- Mais il manque le braquage où Mara est morte.
- Il a pu s'enfuir.
- C'est pas tout.
- Quoi ?
- Il est revenu
à Gênes il y a un mois.
Musique rythmée
Son adresse est là.
- Tiens donc.
...
- Vous vous donnez trop de mal.
Le braquage où Mara est morte, c'est vieux, y a prescription.
Soupir
- Vous n'êtes pas là pour ça.
Mais pour celui que vous organisez
avec Enea.
- J'ignore de quoi vous parlez.
- Vous êtes revenu à Gênes il y a un mois, non ?
Serena Zoardi a découvert
qu'Enea organisait un nouveau casse.
Elle a voulu l'en empêcher, et vous...
- J'ai découvert Zoardi dans le journal.
Enea est comme un frère.
Je tuerais et je me ferais tuer pour lui.
Mais je toucherais jamais à sa gonzesse.
Et de toute façon, j'ai un alibi.
J'étais à San Remo, au casino.
- Il pourrait faire un casse sans vous ?
- Je suis là, non ?
Vous me tiendrez à l'oeil, non ?
Donc je suis cramé.
Mais Enea peut s'en sortir seul, c'est le meilleur.
Et vous ne l'arrêterez pas.
- Que chaque homme
disponible surveille
les banques, les bijouteries.
Qu'on sache que le Génois prépare un braquage. Faites
attention, ne courez aucun risque.
- Vous en êtes sûr ?
- Tant que tu tires pas, oui.
Si tu veux être utile,
épluche la déclaration des voisins de Zoardi.
S'ils discutaient avec Cavo du prochain coup,
peut-être qu'on trouvera des indices.
Allez, allez !
- Vous pourriez m'aider ?
C'est important.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Je suis
la mère de ce bébé,
Ivan. On l'a adopté, grâce à New Hope.
On nous avait dit
que les papiers étaient en règle.
Sauf qu'un type dit qu'Ivan est à lui
et il veut le récupérer. - Je comprends.
Venez avec moi.
- Mais vous êtes...
- Aveugle ? Oui. Venez.
Asseyez-vous.
Oh ben, il est où ?
Il était là ! Léger rire
Oh ben, où il est ?
Il était là !
- Vous savez y faire.
Vous avez des enfants ? - Oui, une fille.
Elle s'appelle Lucia.
Elle était grande quand j'ai eu sa garde.
- Vous ne pouvez pas avoir d'enfant ?
- Si, si, je peux en avoir.
Y a pas de doute.
- Alors pourquoi vous imposer ce cauchemar bureaucratique ?
L'attente, les entretiens avec les assistantes
sociales ? - Ca s'est fait par hasard.
C'était...
une jeune qui avait des soucis. Je ne voulais pas d'enfant.
- Moi, j'en ai perdu 3.
Chaque fois, on me disait
que ça allait bien se passer.
Et au lieu de ça...
J'avais peur de ne jamais pouvoir devenir maman.
Mais Ivan est arrivé, et ç'a été comme une résurrection.
J'ai retrouvé le sourire, j'étais de nouveau heureuse.
Musique mélancolique
Je ne permettrai pas qu'on m'enlève mon fils.
...
- Vous pouvez porter plainte
contre Falena. Je peux vous accompagner.
- Non. Mais j'ai apporté les documents
qui attestent de la régularité de l'adoption.
...
Ivan est mon fils.
Nous ne l'avons ni kidnappé ni acheté.
Et personne ne pourra nous le retirer.
...
Une porte s'ouvre.
Aboiements
- Qu'est-ce qu'il y a ? ...
File. Gémissements
...
Papa, c'est toi ?
- T'es enceinte ?
...
- Il est trop nul,
ce livre audio.
Oui, je suis enceinte.
Dis quelque chose.
- T'es heureuse ?
- J'en sais rien.
Et toi ?
- Oui.
Oui, très heureux.
- Mais ?
- Viens dans mes bras, viens là.
Et le père ?
- Ah, le père,
on va faire comme s'il n'existait pas, OK ?
Je sais que tu penses que je peux tout faire, que si j'ai pu
travailler dans la police,
je peux avoir un enfant toute seule.
Que je ne dois pas avoir peur.
- Moi aussi, j'ai peur, tu sais.
Pour toi,
pour lui aussi.
Ou elle.
Un bébé, c'est une aventure merveilleuse.
Mais je vais mourir avant toi, ce qui est normal et naturel.
Et tu te retrouveras toute seule.
Tous les parents ont peur que ce jour arrive, mais...
Moi, encore plus.
Je t'ai appris à t'en sortir,
je suis heureux de voir celle que tu es devenue.
Une femme forte et indépendante.
Mais je passe mes nuits avec le téléphone à côté du lit.
Comment tu feras quand je ne serai plus là
pour répondre ?
Musique triste
...
- Que dois-je faire ?
T'es pas un chien pour maman aveugle.
Comment je guiderai ses 1ers pas
si je me cogne dès que je sors ?
Et si
au parc, il s'éloigne et finit sous une voiture ?
Fin de l'histoire.
Gémissements
Voyons ce que dit l'expert.
*- La présence de votre mère sera fondamentale.
Qui mieux qu'elle, qui a déjà été maman, pour vous aider ?
- Oui, depuis sa cellule.
Soupir
On va travailler ça vaudra mieux.
Repasse-moi les témoignages des voisins de la victime.
*- M. Sarti, pouvez-vous confirmer votre identité ?
*- Antonio Sarti, habitant d'Albaro.
Musique de suspense
...
*- La victime et l'homme que vous avez entendu,
sur quoi portait leur dispute ?
*- Des questions de coeur, je crois.
Ils parlaient d'un autre homme. Elle disait qu'elle l'avait quitté,
mais ça ne suffisait pas à son interlocuteur.
Il était furieux.
Sa voix était profonde,
chaude, un vrai baryton.
*- Il avait une voix aiguë.
On aurait dit qu'il pleurait. A mon avis, il pleurait.
Il disait avoir épaté la galerie.
Serena avait répondu que c'était qu'un "manant".
*- Vous avez dû mal entendre. Zoardi n'aurait pas dit ça.
- Elle n'a pas dit "manant"...
Monet.
*Notification - Appelle Liguori.
*Tonalité Aboiement
... *...
... Aboiement
... Vibreur
...
Léger rire
- Au moins, avec les déménagements, on jette ce qui ne sert plus.
*Tonalité Aboiement
- Qu'est-ce qu'il y a ? ...
Il y a personne.
D'accord ? Gémissements
Quoi ? Aboiement
Y a quelqu'un ? Salut ? Y a quelqu'un ? Non.
Y a personne. Je le sais, alors que je vois rien.
Fermeture de la porte
Musique de suspense Où tu es ?
Aboiement Où tu es ? Viens.
Viens avec moi. Viens.
- Les déménageurs passent demain.
...
Tout ça te manquera, je sais.
Je sais que Blanca te manquera beaucoup.
- On va faire comme ça.
Zou !
Je dois travailler. Merci.
Ils m'ont donné un toutou zinzin.
Fermeture de la porte
Aboiements - Passer la chercher le matin,
... enquêter ensemble...
... La protéger du danger.
Musique inquiétante ...
... ...
Et puis, Blanca
est amusante, imprévisible, et aveugle.
Elle a besoin d'aide.
...
Aboiement au loin
Tu t'es habitué à elle.
Mais confonds pas l'habitude avec autre chose.
C'est une addiction. Quand on doit
arrêter de fumer, on arrête, c'est tout.
...
- Oui, t'as raison.
Blanca est une addiction.
Et je ne veux pas arrêter.
C'est pas une cigarette.
Blanca, c'est tout le paquet.
J'aimerais qu'elle ne s'arrête jamais.
...
- Liguori ?
Où tu es passé, encore ?
J'ai découvert un truc sur Cavo, dont je dois te parler.
Je sais où sera son prochain coup.
... Cris étouffés
...
- Psst !
On va le faire, ce casse.
Cette nuit.
- T'es sûr ?
Sans Bruno...
- C'est toi qui nous l'as proposé.
C'est toi, le cerveau.
On va le faire tous les deux.
Soupir
- Mais je n'ai jamais... - T'en es, oui ou non ?
- Et la flic aveugle ?
- Elle ne nous posera plus de problème.
Musique de suspense
...
- Avant, l'eau passait
ici pour remplir la citerne de la Villa.
On est à l'intérieur, suffit de monter.
Dépêche-toi. On a 30 min avant que les vigiles
commencent leur ronde.
...
- C'est le système
d'alarme périmétrique. - Oui.
- Il s'active la nuit
et se désactive la journée.
Je les ai vus installer la centrale d'alarme.
...
...
Soupir
On a réussi. Léger rire
Musique de tension
- Il est à moi.
...
- Qu'est-ce que tu fais ?
...
- Tu m'as bien entendu. Le tableau,
il est pour moi.
Et merci pour l'ouverture.
- J'ai eu l'idée le premier.
L'argent servira à soigner Matteo.
Et tu me dois bien ça. Mara est morte par ta faute.
- Je te dois rien du tout.
On est quittes.
Après ce que t'as fait à Serena.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Je suis sûr que c'était toi.
Ce soir-là, tu m'as suivi.
T'as attendu que je sorte
de chez elle, t'es entré à ton tour.
Et tu l'as tuée.
Tu savais très bien qu'on m'accuserait.
Comment tu as pu penser à ça ?
Comment ça a pu te traverser l'esprit ?
- C'est pas ce que tu crois. - Non ?
Raconte-moi, alors. - Elle est venue chez moi.
La veille de ta sortie de taule.
Elle avait tout compris.
- Vous travaillez pour une agence de nettoyage
qui s'occupe de la villa Guarco, non ?
Où sera exposé un Monet.
J'ai vérifié le planning.
Vous avez travaillé là-bas.
Et comme par hasard, Enea a fait
des recherches sur ce tableau et les souterrains
de la villa Guarco.
- En quoi ça me concerne ?
Peut-être que, comme vous dites, c'est un hasard.
- Je pense que vous lui avez proposé un coup.
- Non, il a beaucoup changé. Grâce à vous, d'ailleurs.
Pourquoi il aurait accepté ? - Il ne sait pas vous dire non.
Il se sent coupable pour Mara.
Vous le savez.
- C'est des conneries, tout ça. - On verra
ce qu'en pense la police.
- Si vous nous dénoncez, je perdrai mon boulot.
On m'enlèvera Matteo.
Enea retournera en taule.
Lui dites rien. Je lui parlerai ce soir.
Je lui dirai que j'ai changé d'avis,
que c'était une mauvaise idée.
Que ça vaut mieux pour tout le monde.
- Je vous laisse jusqu'à demain.
Ensuite, je vous dénoncerai.
J'ai tout enregistré.
Pour la police, ça ne sera pas "des conneries".
- Elle avait confiance en toi.
Toi, tu as pris ton temps.
Pour la tuer... Pour me piéger.
- Non !
Non, je te le jure.
Je suis allé chez elle pour la supplier, lui dire
de ne pas nous dénoncer.
Elle a dit qu'elle m'avait déjà laissé une chance,
et qu'elle devait aller voir la police.
- C'est impossible.
- J'ai pris le presse-papier...
Je l'ai frappée avec.
Musique grave
...
Respiration saccadée
...
- Tu l'as laissée mourir.
- J'ai paniqué. - Comme toujours.
Depuis tout gosse,
t'es lâche.
Tu n'as même pas eu
le cran d'appeler les secours.
- Parce que je voulais qu'elle y reste.
... ...
Qu'est-ce que j'aurais dû faire ?
Renoncer au braquage
parce que tu étais tombé amoureux ? J'aurais dû
te regarder mener la grande vie
avec elle pendant que je finissais en taule
et que Matteo finissait en fauteuil roulant ?
Des pas approchent.
Musique de suspense
...
Sonnette
- Papa ? - Va voir.
...
- Salut. Ton papa est là ?
- Papa !
La police est là !
...
- C'est toi le lâche...
qui n'a pas tiré sur le vigile, ce jour-là à la banque.
T'as laissé Mara mourir !
...
- Aujourd'hui, je tirerai.
- Non. Tu l'as jamais fait.
- Les gens peuvent changer.
...
C'est ce que Serena répétait.
...
- Bougez pas !
Baissez votre arme ! - Enea,
faites pas ça !
Ne gâchez pas tout. Faites-le pour Serena.
Tir Exclamation de surprise
Respiration saccadée
... Musique rythmée
...
- Je vous l'ai déjà dit.
Je ne tue pas les gens.
...
Il n'y a que les lâches qui tuent.
...
- Dis-moi que tu n'étais pas au courant,
que tu n'as pas monté une opération
avec un repris de justice
sans l'autorisation du juge ?
- Non, j'étais pas au courant.
- T'étais au courant ? - Non, il ne savait rien.
Quand il est arrivé,
c'était déjà trop tard.
- Mais j'assume la responsabilité
de l'opération. - On n'est pas loin du conseil
disciplinaire. Quant à toi, je peux
te faire virer. - Si j'étais une policière.
Mais je suis consultante.
Il suffira de dire
au juge que j'ai reçu un appel
anonyme. Léger rire
Vous voulez me mettre dehors ?
J'imagine d'ici les titres des journaux :
"Une consultante aveugle
"résout l'affaire Zoardi avant d'être licenciée
"dans le dos de tout le monde."
Tan tan
Tan !
- Fous-moi le camp !
- Bonne soirée.
"Merci, Blanca, d'avoir résolu
"cette affaire." "Je vous en prie, chef,
"c'est un plaisir."
Musique légère
- Blanca a raison.
Le juge comprendra.
- C'est la dernière fois que tu la défends.
Après ton départ, qui lui servira
de chien d'aveugle ?
Carità ? Rire
- A propos, je ne pars plus.
- Ah.
Tu t'es engueulé avec ta fiancée ?
- Ex.
...
- Blanca est au courant ?
- Non.
Elle...
Pas encore.
- Ah...
Peut-être que cette fois,
tu devrais te bouger le cul.
...
- Avec votre permission.
Rire
- A ton avis, j'ai les jambes gonflées
parce que je suis restée debout toute la nuit, ou...
parce que je suis enceinte ?
Soupir
Gémissements
C'est comme ça. Il y a celles qui ont les câlins
de leur mari...
Et moi, je t'ai toi.
...
Musique douce
...
Tonnerre Aboiements
... ...
... Pluie sur les vitres
C'est rien, c'est le tonnerre. Aboiements
...
C'est pas parce que t'aboies qu'il va
s'arrêter. Allez, viens là.
Gémissements C'est normal.
T'as peur de ce que tu ne connais pas.
...
Et toi, la crevette, là-dedans ?
...
Tu as peur, toi aussi ? Tonnerre
Tout est sombre là-dedans, pas vrai ?
...
Tu n'y vois rien du tout.
Comme moi.
Pourtant, tu ne dois pas avoir peur.
Parce que cette obscurité, c'est moi.
...
Et si tu en as envie...
Si tu en as envie...
je serai contente de t'apprendre à danser sous la pluie.
...
Musique jazz lente
(Ouais...)
...
Cris de joie
...
... ...
- Je pensais que la vie était un défi permanent.
Comme un parcours d'obstacles
qu'il faut surmonter avec courage.
Une série de banques
à braquer avant d'échapper à la police,
et aux responsabilités.
Mais un jour,
on m'a dit que ce que je prenais pour du courage,
c'était de la peur.
La peur d'une vie normale.
...
Dans mon quartier, je pensais que ça n'existait pas.
Cette personne, c'était Serena.
Maintenant qu'elle n'est plus là, je dois affronter la vie seul.
Je le dois à moi-même, et à Serena.
Pour prouver
qu'elle avait raison. Que les gens peuvent changer de vie.
Même la vermine. Applaudissements
...
Brouhaha de conversations
...
Merci d'être venue.
- Non, c'est rien.
...
Beau discours.
- Non, c'est pas mon truc.
- Tout le monde a été touché, non ?
Mm ?
Il acquiesce.
- J'espère que ça aura été utile.
- Cette prison aura du mal à se passer
de vous.
- Peut-être que je devrai y retourner.
- Mm-mm.
C'est pas une bonne idée. - Je plaisante.
Je ne veux plus jamais revenir.
Et maintenant, j'ai quelqu'un dont je dois m'occuper.
- Le directeur a accepté que Matteo
aille voir son père.
Avec vous. - Alors
tchin tchin. - Tchin tchin.
...
Musique mélancolique
...
- Ca devient une habitude de venir. - C'est plus facile
maintenant, t'as une adresse fixe.
- Tu vas encore m'insulter ?
- Non.
J'ai décidé de garder l'enfant.
Musique douce
Pas parce que tu m'as dit de le faire.
- Ton père t'a convaincue ?
- Pas du tout, au contraire.
- Alors pourquoi ?
...
- T'as toujours eu peur de moi, de Béa.
T'avais peur de ce que tu ne connaissais pas.
Et tu t'es enfuie.
Tu es toi.
Je ne suis pas comme toi.
...
T'en fais pas.
Je te le présenterai. Ou je te la présenterai.
Je viendrai tous les 6 mois.
Je ne veux pas t'enlever le plaisir d'être grand-mère.
A défaut d'être mère.
...
Fermeture de la porte
...
*- Je vais être grand-père...
*Rire Je commençais à perdre espoir !
- A part ces deux-là,
le reste fonctionne encore.
- Je suis...
tellement heureux.
*- Mais ? - J'ai encore un peu peur pour toi.
*Quand je ne serai plus là. - Papa...
Ne t'inquiète pas pour ça.
- Le père, tu vas lui dire ?
- Blanca ?
- Je dois te laisser.
*Souhaite-moi bonne chance. - Bonne chance.
Mais pourquoi ? Blanca ?
*Tonalité
- Salut. - Salut.
- Salut, toi. Ca va ?
Au moins, lui, il ne m'en veut pas.
Et toi ?
- On a tous droit à une 2e chance. Même toi.
- Tu vas mieux que l'autre fois ? - Oui.
Beaucoup mieux.
J'ai pris une décision que je vais certainement
regretter plus tard. Mais je veux y croire.
- Cette décision a un lien avec moi ?
- Absolument, oui.
J'ai décidé
de te faire confiance. Mais ça doit être réciproque.
Je sais qu'à cause de ton travail,
tu fais pas confiance. T'es toujours en guerre.
Moi aussi, je suis toujours en guerre,
tous les jours, contre l'obscurité,
le jugement des autres.
Mais t'as de la chance.
En guerre, on a besoin d'alliés.
- Des alliés pour quoi faire ?
- Cette association.
Ils ont été contrôlés. Ils sont en règle.
- Je vous l'avais dit,
c'était un malentendu.
Docteur Gardi. Un instant.
Je voulais vous remercier.
Sans votre travail bénévole, nous n'aurions pas su comment faire.
- Et le couple que tu as suivi
a adopté leur enfant dans les règles.
Ce n'est pas ton fils.
Musique intrigante
...
On doit chercher ailleurs.
- "On" ? - Oui, "on".
Si tu ne joues pas aux cons.
...
Alors ?
On est alliés ?
...
- On est alliés.
...
- Un rendez-vous mardi, ça irait ? - Bonjour.
- Bonjour, docteur. - Oui, mardi.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
...
- Dites-moi.
- Nous sommes venus pour le versement.
La dernière échéance. - Ce n'était pas nécessaire.
...
- On pourra solder nos comptes ?
...
- Bien sûr.
...
- Il n'y aura plus de problème ?
- Je vous l'ai dit. L'enfant est à vous.
Personne ne pourra vous le retirer.
Petit...
...
Musique jazz
...
Sous-titrage : VDM
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.