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...
Musique orientale.
...
- Il était une fois, dans une petite ville d'Orient,
un brave homme qui s'appelait Ali-Baba.
- Ali-Baba
Ali, Ali-Baba
- Ali, Ali, Ali-Baba
De la mosquée à la casbah
Quand on m'aperçoit Ce n'est qu'un cri
Bonjour, Baba Adieu, Ali
Toujours content Jamais pressé
Je n'ai qu'à me laisser pousser
Et quand, par hasard Ça ne va pas
Je me dis : "Mektoub, Inch'Allah"
Ali-Baba
Ali, Ali, Ali, Ali-Baba
Ali-Baba
Ali, Ali, Ali, Ali-Baba
Baba
Baba
- Salut, Ali.
- Salut, Ali. Ça va ? - Bonjour, Ali.
- Salut, Ali. - Salut.
Brouhaha.
...
-...les 12 plus belles femmes du monde.
Voici Leïla.
Et voici la plus belle, Sitha, authentique princesse des Indes.
Elle fut capturée il y a 6 mois par des bandits mongols,
à qui je l'ai rachetée au poids de l'or.
Approchez ! Approchez ! Venez !
Venez voir les plus belles filles de la ville !
- Voyez. Ses yeux sont des amandes, ses joues, des pêches,
sa bouche, une cerise. Je la vends 100 piastres.
- Les fruits sont chers, cette année !
- Bonjour, mon fils.
Ah ! Mon bon ami, plains-moi.
Plains un pauvre père dans la misère.
Je suis obligé de vendre mon unique trésor.
Ma fille bien-aimée !
Vois comme elle est belle !
Ah ! Tu arrives bien, mon ami !
Regarde.
Ces voiles cachent la beauté la plus parfaite de tout le pays.
- C'est toi qui le dis. Nous, nous voulons voir.
- Oui. C'est ça.
Mais vous la gênez, cette petite !
Il imite son rire.
...
20 piastres.
- Ah ! Non, non.
-21.
- Ah non !
-50 piastres.
-50 piastres. Allons, messieurs.
-51.
- 100 piastres. - 100 piastres ! Qui dit mieux ?
-101.
-101 !
-150 piastres.
-150 piastres ! Qui dit mieux ?
- Adjugé !
Prends l'argent, et rends-moi la bourse.
- Il y a 150 piastres là-dedans ?
- Pas une de plus, pas une de moins. Tu peux compter.
Tu es triste ?
Ça te fait de la peine, de quitter ton vieux papa si sympathique ?
- Ma fille est vierge. - J’espère bien.
- La femme t'appartient.
- Pas à moi. Allez, prends tes affaires.
Viens.
Bonsoir, beau-papa !
Cloches.
...
...
Dis, tu vas le barrer longtemps, ce chemin ? Hé !
Je ne suis pas à mon compte. Je travaille pour les autres.
- Dommage pour toi. L'homme libre prend son temps.
- Mon maître, lui, il a beau être libre,
il est quand même pressé.
Hé ! Tu entends ce que je te dis, marchand d'oiseaux ?
- On s'en va... - On s'en va ! Il est drôle, lui !
- Il est gentil !
Regarde.
- Combien ? - 20 piastres.
-20 piastres ! Tiens. Tu peux le garder.
Allez. J'ai dit : "Allez."
- 15 piastres. - Au revoir, mon ami.
...
Tu vois ?
C'est ici que j'habite.
Cris de douleur.
...
- Méchant homme !
...
...
Musique orientale.
...
- C'est ça que tu me rapportes ?
...
- Jouez.
...
- Ali !
...
Elle est stupide !
Je t'avais dit de m'en acheter une bien grasse.
- Elle n'est pas bien grasse, mais elle est bien belle.
- Combien tu as payé ça ? - Oh ! 150 piastres.
- Quoi ? Le prix d'un chameau ?
- Regardez.
...
Elle crie.
- Ali-Baba !
Ali-Baba !
- Attention, monseigneur.
- Qu'y a-t-il ?
- Votre vie est en danger.
Donnez-moi votre main.
Tâtez un peu votre veine. - Et alors ?
- C'est gros. Ça gonfle.
Ça va éclater.
Restez tranquille. Je reviens tout de suite.
- Où vas-tu ?
- Chez le marchand d'herbes pour votre potion. Laissez-moi faire.
- Mohammed !
Conduis-la au harem.
J'irai tout à l'heure.
Musique !
Musique orientale.
...
- Bonjour. - Comment vas-tu, Ali ?
- Et alors ?
- Tu as besoin de mes services ? Qui est malade ?
Toi ou Cassim ? - Le mulet.
- Qu'est-ce qu'il a ?
- Il a la rage. Il faudrait le faire dormir.
- Et quel âge il a ?
- L’âge de Cassim.
- Il devrait déjà être au paradis des mulets.
- Vite. Il mord tout le monde.
- Il doit dormir longtemps ?
- Une semaine. - Mais il sera mort, ton mulet !
- Pas de danger, il se porte bien.
Je veux dire... Tu me comprends ?
- Oui, oui. Tiens.
Je te mets la dose.
Tu m'en diras des nouvelles. Ça endormirait un éléphant.
- Je n'en demande pas tant.
Tu mettras ça sur le compte de Cassim.
Au revoir. - Au revoir, Ali.
- Salut.
Musique orientale.
...
- Assez ! Allez-vous-en ! Tous !
- Allez ! Sortez ! Allez !
Allez !
- Où est la nouvelle ?
- Tu as la potion ? - Oui.
La voilà.
Buvez.
Allez. Hop !
- Ça va mieux.
- Mais ça ira de mieux en mieux, vous allez voir.
- Merci, mon ami.
La petite est prête ? - Oui, seigneur.
- Je sens que je vais accomplir des prouesses.
Au fond, tu es un bon serviteur.
...
- Non ! Non !
Non, laissez-moi ! Laissez-moi !
Non ! - Allez, allez.
- Lâchez-moi !
Non ! Laissez-moi ! - Rentrez, là !
- N'aie pas peur.
N'aie pas peur.
N'aie pas peur !
N'aie pas peur.
N'aie pas peur.
N'aie pas...
Oh...
- Pssst !
Ronflements.
Il dort. Rentre vite dans ta chambre.
Dépêche-toi. Et surtout, ne fais pas de bruit.
Allez, va.
Va.
Pssst !
Ne t’inquiète plus. Il dormira comme ça pendant longtemps.
Comment tu t'appelles ? - Morgiane.
- Morgiane !
C'est bien.
Tu es triste ?
Qu'est-ce qui pourrait te distraire ?
Tu veux un petit chat ? Miaou !
Tu veux un petit chien ?
Oh ! Le perroquet ?
Tu veux le perroquet.
Je vais te le chercher.
J'aime parler avec toi.
La conversation des femmes est fatigante.
Mais la tienne, elle me plaît.
- Hé !
Que fais-tu dans ta chambre ?
- Le maître s'est endormi.
- Allez.
Cris de joie des enfants.
...
...
- Hé !
- Bonjour. Que veux-tu ?
- Je viens acheter ton perroquet. Descends.
- Tu es fou ! Je perdrais ma place dans la caravane.
- Arrête-toi, je t'en supplie.
- Tu as l'argent ? - Oui.
Tiens. Regarde.
Ça va, comme ça ?
- Prends la cage, derrière. - Merci.
Hue !
Hé !
Ça y est, je l'ai. - Adieu, ami. Adieu.
...
Cris de guerre.
...
- Des voleurs !
Il crie.
Cris de guerre.
...
- À terre !
Attachez les chameaux !
On les emmène. Allez !
En avant !
En avant !
...
Halte !
Sésame, ouvre-toi.
Hé !
Halte !
À terre !
Déchargez ces chameaux. Vite.
Déchargez ! Vite ! Déchargez !
Cri strident du perroquet.
Allez ! Vite !
Allez ! Allez !
Allez !
Vite, vite ! On nous attend ailleurs.
Chassez-moi ces animaux. Allez ! Allez !
...
Allez ! À cheval !
Dépêchez-vous.
Sésame, referme-toi.
...
Le perroquet crie.
...
- Toi ! Ta gueule !
Sésame, ouvre-toi.
...
Qu'est-ce que c'est ?
Tu es sorti ?
Comment tu as fait ?
Allez, rentre.
Allez, rentre.
Je te dis : "Rentre, coco." Tu vas rentrer ?
Coco ! Si je t'attrape...
Coco ! Où il est, le joli coco ?
Je suis propre, moi, maintenant !
Coco ?
Coco ?
Coco ! Viens vite.
Coco !
Coco !
Coco ! Viens...
Coco ! Là...
Il marmonne.
Coco !
Hein ? Coco !
Qu'est-ce que tu fais là ? Hein ?
Le perroquet crie.
...
...
...
Ronflements.
...
Cliquetis.
...
Ronflements.
...
- Oh ! Le diable ! - Mais non. C'est Ali-Baba.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Va chercher mon petit-déjeuner. - Non.
Non, non. Je ne suis plus à votre service. Je démissionne.
Je vous ai assez vu. - Quoi ?
- Parlons de la petite. - Quelle petite ?
- Celle que j'ai payée trop cher. Je vous la rachète.
Voici votre argent.
5, 10, 15.
15 pièces d'or, de 10 piastres chacune.
- Et d'où vient cet argent ? - Lâchez-moi.
Allez, allez ! Lâchez-moi.
Je suis riche, moi !
Très riche. Mille fois plus riche que vous.
Tenez. Regardez.
Je pourrais acheter cette maison, et vous prendre à mon service.
Vous êtes un trop mauvais maître pour faire un bon domestique.
Je pourrais acheter toute la ville.
Mais je ne connais pas ma fortune.
Adieu, seigneur Cassim !
- Ali !
Ali !
Ali ! Où vas-tu ?
- Je m'en vais. Je quitte votre service.
Faites-moi venir la jeune esclave.
- Certainement. Mais certainement, mon cher ami.
À boire. À manger. Envoie-moi les musiciens.
Allez me chercher la nouvelle.
Je veux qu'elle danse pour mon ami Ali-Baba.
Allez, va. Plus vite !
Ali-Baba... Je t'ai toujours considéré comme mon fils.
- C'est pour ça, les coups de bâton ?
"Qui aime bien châtie bien."
- C'est ça. C'est ça, exactement.
- Exactement... - Ali-Baba, mon fils,
soyons bons amis. - Hé là ! Hé là !
- Asseyons-nous. - Ça, d'accord.
- Raconte-moi ce qui t'est arrivé. - Pourquoi ?
- Non ! - Non.
- Mangeons d'abord. - C'est ça.
J'ai une de ces faims ! J'ai fait une course, ça m'a creusé.
Où est la petite ?
- Mais la voici.
Approche, petite. Approche.
- Viens. Tu n'es plus à lui, je t'ai rachetée.
Dites-lui de danser. Moi, j'ose pas.
- Enfant ! Danse, petite. Danse.
Musique orientale.
...
Ça te va ? - Oui.
- Ah, brave Ali. Ça me fait plaisir, de t'avoir à ma table.
...
Elle est belle. Tu as fait une bonne affaire.
Si j'avais su, je t'aurais pris un petit bénéfice.
- Si ça peut vous faire plaisir... - Non. Marché conclu.
Mais, dis-moi, cher Ali,
où as-tu trouvé tout cet argent ?
- Voilà. Je l'ai trouvé...
exactement, mais alors là, exactement...
dans un endroit que vous ne trouverez jamais.
Il rit.
...
- Un peu de vin ? - Je ne bois que de l'eau.
- Tu n'as jamais bu de vin ?
- Jamais. - Même pas un peu dans ma cave ?
- Même pas. - Ça, par exemple ! Tu m’étonnes.
Mais de celui-ci, tu vas en boire...
parce que c'est... Si, si, c'est du vin de Chypre.
- Ah ! Si c'est du vin de Chypre !
Ça va.
...
- Ali. Allons, dis-moi ton secret.
- Tu veux... Tu permets que je te tutoie ?
Tu voudrais bien le savoir.
Eh ben, tu ne le sauras pas.
...
- Alors ? Cette formule magique, tu la retrouves ou pas ?
- Ça y est. Ça me revient.
C'est un nom de graine.
Reste là. Tu vas voir.
Chut.
Orge, ouvre-toi.
C'est pas ça. - Tu te fous de moi ?
- Eh oui ! On va lui proposer autre chose.
Avoine, ouvre-toi.
Il aime pas l'avoine non plus. - C'est terrible !
- Eh oui. C'est terrible. Oh ! Ça y est.
Ça y est, je me souviens.
C'est une graine qui donne de l'huile.
- Olive, ouvre-toi.
- "Olive" ! C'est un fruit.
C'est une graine qui donne de l'huile.
Tournesol. Tournesol, ouvre-toi.
C'est pas ça.
Sésame. Sésame, ouvre-toi.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Allez, viens !
Allez, viens, je te dis.
Voilà. Regarde, c'est là.
- Tout ça est à moi.
- La moitié.
- Oui. Oui...
- Oui. On dit ça, mais après...
...
Cassim ! Regarde ce beau sabre.
Par ici, ça pique. Par ici, ça coupe.
Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Tiens. Je t'en fais cadeau.
Amuse-toi bien. Moi, j'ai autre chose à faire.
...
Les voilà !
Allez, maintenant. Pensons aux choses sérieuses.
Voyons.
Voilà pour une maison.
Elle est un peu petite.
Je l'agrandis.
J'oubliais le jardin.
Un arbre.
Deux arbres. Trois arbres.
Un fusain. Deux fusains.
Et maintenant. Maintenant...
Ah ! Pour les amis.
...
Tu as vu ?
Tout ça ! Hein ?
Qu'est-ce que tu fais ? - Moi ? Rien.
Donne-moi ça.
Chut.
Écoute...
- Quoi ? - Les voleurs.
- Les voleurs !
- Oui. Allez, viens vite.
...
- Alors ? Qu'est-ce qu'il y a ? - J'ai entendu du bruit.
Sésame, referme-toi.
- Partons. - C'est ça. Partons.
...
Hennissements.
...
- Ali !
Ali !
Ali-Baba !
...
Ali !
...
Allez ! Debout ! Feignants ! Debout ! Allons.
Et lui ! Canaille ! Toi, debout !
Allez ! Suivez-moi.
Ali-Baba a disparu. Je veux le retrouver à tout prix.
Fouillez la maison et les jardins. Séparons-nous.
Brouhaha.
- Pas possible ! Mais où sont-ils ?
Venez voir.
Ils sont tous sortis. Nous sommes seules.
Vite ! Le maître est parti avec tous ses hommes !
C'est magnifique. Nous sommes seules.
Aïcha ! Aïcha !
Alors ? - Les couloirs sont déserts.
- Allons voir dans le jardin.
- ALI-BABA ! - Bonsoir, belles dames.
Excusez-moi. Laissez-moi passer.
- Ali !
Brouhaha.
...
- Mais lâchez-moi !
Arrière ! Allez-vous-en ! Allez !
...
- Alors ?
- J'ai rien trouvé. - Imbécile !
Et voilà. Il est parti !
Vous l'avez laissé s’échapper. Imbéciles !
Venez ici ! Viens ici.
- C'est là ?
Tu ne veux pas rentrer chez ton père ?
Tu préférais rester chez Cassim ? - Non.
- À la bonne heure !
Maintenant, tu es libre. Libre comme l'oiseau.
Comme le vent. Il ne te manque qu'un amoureux.
Je veillerai à ce que tu le choisisses toi-même.
Allez, viens.
Viens t'asseoir. On va parler un peu de ça.
Tu vois, ton amoureux, je le verrais plutôt gai.
Gai et riche.
Riche et pas trop beau.
Pas trop beau et pas trop jeune.
Non...
Les jeunes, c'est égoïste.
- Que faites-vous là ?
- On parlait. Je te ramène ta fille. Je te la rends.
- Vendu, c'est vendu. Je n'ai pas d'argent à rendre.
- Je ne t'en demande pas. Au contraire.
Moi, je t'en donne. Tiens.
- Encore ? - Oui.
Je veux que tu puisses te conduire comme un vrai père.
- Ma fille bien-aimée, la joie de ma vieillesse.
- Je vous laisse.
- Ali-Baba !
- Ça t'ennuie de me quitter ?
Ça te ferait plaisir que je vienne te voir ?
Alors, je viendrai tous les mois.
C'est un peu long, peut-être ?
Je passerai toutes les semaines ?
Oui...
Choisissons un jour. Le samedi, par exemple.
- Justement. Demain, c'est samedi.
- Pour une coïncidence, alors ça, c'est une coïncidence.
Mais alors... À demain.
...
- Allez, rentre ! Il y a du linge à laver. Allons.
Dépêche-toi ! Allez !
Feignante !
Je vais te faire danser, moi ! Tiens !
- Alors ? - Tiens ! Ali !
- Bonjour, Ali. - Bonjour, Ali.
- Qu'est-ce que c'est, ce sac ?
- Si tu étais riche, qu'est-ce que tu ferais ?
- Je mangerais toute la journée, de tout.
Des tomates, du mouton... - Ça va, ça va.
Et toi ? - Je mangerais beaucoup.
Et je m’achèterais des babouches.
- Moi aussi. 3 paires. - Oui, ça va. Et toi ?
- Oh moi ! Je mangerais, j'aurais des babouches...
Je coucherais dans une maison. - Moi aussi.
- Moi aussi, pardi !
- Je vous comprends.
Et toi ? - Moi ?
Je mangerais, j'aurais des babouches, une maison.
Et une femme. - Ah oui !
Ça peut toujours servir.
- J'aurais une femme aussi.
- MOI AUSSI.
- Écoutez-moi bien.
Tout ce que vous venez de souhaiter,
le bon Dieu va vous le donner par mon intermédiaire.
Vous aurez le nécessaire et le superflu.
Des pauvres, il n'y en aura plus. Je m'en charge.
Appel à la prière.
...
Mon Dieu, je vous remercie de m'avoir donné cette richesse,
de m'avoir donné les moyens de faire le bonheur des autres.
Merci pour la belle Morgiane.
Je sais qu'à Vous, on peut demander beaucoup.
Faites qu'elle m'aime un peu...
et pas seulement pour mon argent.
...
Brouhaha.
...
- Vive Ali-Baba !
Vive Ali-Baba !
Vive Ali-Baba ! - Vive Ali-Baba !
- Vive Ali-Baba !
- Seigneur Ali-Baba, voici la maison.
- Eh ben, elle est bien jolie ! - N'est-ce pas ?
- Pourquoi tu vends ta maison ?
Si c'est par besoin d'argent, je peux t'aider.
Comme ça, tu la garderas. - Tu es bon. Je te remercie.
Mais grâce au ciel, ce n'est pas par besoin d'argent.
Je la vends car je quitte la ville.
Pour le salut de mon âme, je vais faire un long pèlerinage.
- Dans ce cas... Je peux visiter ?
- Entrons, Ali-Baba. Tu es déjà chez toi.
- Allez, venez.
- Allons, allons, allons...
Allons, allons.
Allons !
...
- Pas mal, hein ? - Oui. Ça peut aller.
- C'est même bien.
Ça coûte combien ? - 10000 piastres.
- Donne-moi 20000 piastres.
- Seigneur Ali ! Je ne sais que dire d'une telle générosité.
- Bagatelle !
- Voulez-vous monter sur la terrasse ?
La vue est magnifique. La plus belle de la ville.
Seigneur Ali-Baba, voici la terrasse.
Vous avez la vue sur la ville.
Et vous avez la vue sur les jardins.
J’espère que vous y vivrez en paix.
Les arbres sont vigoureux.
Le père de mon père les a plantés lui-même.
- Ils sont beaux.
- Ici, le marché aux esclaves.
- Ah, mes bons amis ! Plaignez-moi !
Plaignez un pauvre père dans la misère.
Je suis obligé de vendre mon unique trésor.
Ma fille bien-aimée. Regardez-la.
- Allez, venez !
- Allez. Suivons-le !
-70 piastres à ma gauche.
- 75. - 75 !
-80.
- Ali !
- C'est encore moi.
Toi, je t'épouse.
- Vive Ali-Baba !
Acclamations.
...
- À quand la noce ? - Ce soir.
...
- VIVE ALI-BABA !
...
- La paix sur toi. - Un pauvre que je ne connais pas !
Tu n'es pas d'ici ?
- Je voudrais te dire la bonne aventure.
- Je suis heureux. Que pourrais-tu m'apprendre de plus ?
- Quand on tient le bonheur, on croit que c'est pour la vie.
Reste à savoir si tu le garderas.
- Je me demande qui pourrait m'en empêcher.
- D'abord...
pour le présent... tu as trouvé la femme de tes rêves.
- C'est pas bien difficile à deviner.
- Et puis...
Tu as de l'argent. - Ça se voit ?
- Cette fortune est inépuisable.
- Tu n'imagines pas à quel point.
- Je sais d'où tu la tiens.
- Ça, si tu le savais, tu m'épaterais.
- Cet argent, tu l'as obtenu en prononçant trois mots.
- Ah ! Tu commences à m'intéresser.
- Tu garderas cette fortune aussi longtemps que le destin
te le permettra.
- Et après ?
- C'est tout.
- Merci, mon ami. Merci.
Là, tu m'as fait plaisir. Attends.
Viens.
Je suis bien content de te connaître.
- Pas tant que moi. À ton service.
- Viens.
Je chasse aussi les mauvais génies dans les maisons.
- Ah oui ! Ça tombe bien. Je t'invite ce soir
à mon mariage.
- Merci. Pourrais-je me permettre d'amener aussi quelques amis ?
- Avec joie ! Tes amis sont les miens. Amène-les tous.
- Nous serons peut-être nombreux. - Combien ?
- Quarante. - Quarante ?
Tu dois être un bien brave homme pour avoir autant d'amis.
À ce soir. Viens.
...
- Allons, les enfants ! Sauvez-vous !
- Des gâteaux ! - Sauvez-vous !
- Donne-leur des gâteaux.
- Fatima !
- Merci, Morgiane.
- Merci, Morgiane.
- Merci, Morgiane.
- Merci, Morgiane.
- Tu n'en prends pas, maîtresse ? - J'en mangerai tout à l'heure.
- Combien ton mari a d'argent ? - Ça m'est égal.
- Quoi ?
- Pauvre, je l'aimerais tout autant.
- Eh ben, il en a, de la chance.
- J'ai fait broder ton costume avec des fils d'or.
- Mais ça va me coûter très cher.
- Je n'ai pas regardé au prix.
- Merci, tailleur. Tu as ma clientèle.
- Regardez le beau costume.
- Superbe. - Magnifique.
- Maintenant, allons manger.
- Alors ? - Il a fini de s'habiller.
- Bon. Je vais y aller. Viens voir.
Je reviendrai vous ouvrir cette porte.
- Compris.
- Place ! Allons, place ! Place !
Je suis l'ancien patron d'Ali-Baba.
- Passe.
Voilà, voilà.
- Alors ! Cachez-vous, bande d'idiots !
- Ali-Baba, je te salue. - Moi aussi, Cassim.
- L'autre nuit, tu es parti si vite
que Morgiane a oublié quelque chose.
- Je ne te croyais pas si délicat.
Assieds-toi prés de moi, veux-tu ?
Et toi, quitte tes oranges.
Apporte-le à ta maîtresse.
Toi, donne ce perroquet à ma future femme
de la part du seigneur Cassim.
Mange.
- Gloire à toi, seigneur !
- Encore un ami ! Viens, mon cher.
Assieds-toi. Pousse-toi.
Mais pousse-toi, je te dis !
Tu es seul ?
- Tu devais m'amener 40 mendiants. - Je suis le premier.
Mes amis arriveront tout à l'heure.
- Je les recevrai avec plaisir.
- Tu as l'hospitalité généreuse, Ali-Baba.
- Tu connais mon camarade ? Le seigneur Cassim.
- Il me semble l'avoir déjà aperçu.
De loin.
- C'est un devin extraordinaire, si j'en juge par moi-même.
Il ne dit que des choses agréables et vraies.
Oh ! Dis-lui donc la bonne aventure.
- Ta main est très intéressante.
J'y vois des choses instructives.
Les chemins de ta vie sont sombres et tortueux.
Tu es cruel, avide.
Dur avec les petits.
Servile avec les grands. Il est une espèce de reptilien.
Dans une vie précédente, il a été serpent.
- Il sait tout.
- Oh là là. Tu as grand besoin de purifier ton âme.
- Je sais ce que j'ai à faire.
Cette année, je pars pour La Mecque accomplir mon pèlerinage.
- Le serpent qui va à La Mecque ne revient pas pèlerin.
- Et le serpent, c'est toi !
Allez !
- Ta ligne de vie s'arrête là.
Tu vas mourir bientôt. - Hé là !
- Tu le plains ? Le bonheur est au paradis d'Allah.
- Justement, j'ai peur que Cassim n'y arrive pas.
- Ali-Baba ! - Oui !
- Vite ! Sa Sainteté le mufti est arrivé.
- Ne le faisons pas attendre.
Maintenant, on va manger pour de bon.
Venez, vous autres. Viens aussi, toi.
Allez ! Le mufti !
...
- Prenez place, Votre Excellence.
- Ta figure me plaît. Tu dois être un brave homme.
- Merci, Votre Excellence. Nous venons tout de suite.
- Je reconnais tous les plats :
couscous,
brochettes de cœur d'agneau,
confiture de rose. Ça peut aller.
N'oublie pas de réclamer mon obole avant la cérémonie.
Après, les gens sont moins généreux.
- Ali-Baba.
Saint homme, merci de t'être dérangé pour mon mariage.
Je connais ton désintéressement.
J'insiste pour que tu acceptes un cadeau.
Ne proteste pas. Ce ne sera pas grand-chose, mais...
Un geste...
- J'aime ton visage, Ali-Baba. Tu m'as l'air d'un brave homme.
Je te fais confiance.
Cliquetis.
- Maintenant, mes amis.
Asseyons-nous.
Mais où est Cassim ? On l'a perdu ?
Avec tes prédictions, tu lui as fait peur.
Va le chercher, il faut bien qu'il mange.
- Non, reste.
J'y vais moi-même.
- On peut manger ? - Mangeons.
Où sont mes musiciens privés ?
- Ils sont là. Ils attendent.
- Ils sont sympathiques !
Musique orientale.
...
- C'est le moment. Ils sont sur la terrasse.
Je laisse la porte ouverte.
...
Il siffle.
- Le mendiant ?
- Me voilà !
Qu'y a-t-il ? - On a retrouvé Cassim.
- Il est de meilleure humeur ? - Excellente.
...
- Cassim, tu n'imagines pas comme je suis heureux.
Cette soirée, je la savoure. La vie est douce !
Cri.
Qui a crié ? - Mais non. Personne.
Personne n'a crié. - Non ?
- Mange en paix, Ali-Baba. - Je croyais.
...
Mes invités font du bruit !
- Mais laisse-les s'amuser.
On se marie qu'une fois. - C'est vrai...
Qu'est-ce que c'est ? C'est une main !
Les voleurs !
- Oui, les voleurs. - Le chef des voleurs.
- C'est le chef des voleurs ?
- Les voleurs !
- Qu'est-ce qui se passe ?
...
- Pourquoi ils courent ?
...
Elles crient.
- Allez !
Viens ! - Non. Laissez-moi.
- Viens ! - Laissez-moi.
- Allez !
- Laissez-moi !
Non ! Laissez-moi !
Lâchez-moi !
Non ! Laissez-moi !
- Il n'y a pas de non !
- Allez, viens.
Il crie.
...
- Le voilà !
Ali-Baba !
Acclamations.
...
Brouhaha.
...
...
- Ali-Baba avait dit aux pauvres :
"Tout ce que vous souhaitez,
"Dieu vous l'accordera par mon intermédiaire.
"Vous aurez le nécessaire et même le superflu."
Un jour, pour tenir sa promesse,
il les conduisit tous lui-même à la caverne magique.
Brouhaha.
...
- C'est là. - C'EST LA !
...
...
- Sésame, ouvre-toi.
Brouhaha.
...
...
Mais qu'est-ce que c'est ?
...
- Ali !
...
- Tu es gentille, toi !
Allez, viens.
Rentrons à la maison.
...
Sous-titrage : Eclair Group
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