All language subtitles for Balthazar.S01E04.Les.ames.soeurs.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTTالحلقة الرابعة

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Original subtitles

...

Musique douce

...

*Cet éclairage vous avantage.

*-C'est pour ça qu'on est ici.

*-Pas pour que je voie le travail de vos concurrents ?

*-Pas mal, hein ? *-Hm.

*-Je leur ai appris à faire ça.

*-Est-ce que les jeunes en faisaient autant à votre époque ?

*-Oui. Sinon, je ne serais pas venu ici.

- Il y a un médecin ?

S'il vous plaît, un médecin !

- T'es médecin, non ?

- Non, non.

- S'il vous plaît !

- Ici ! Lui, il est médecin.

Dis-le. - Oui. OK.

- Dépêchez-vous. - Coupable...

Qui a mangé trop de pop-corn ?

- J'ai prévenu les pompiers.

Elle titubait et elle s'est écroulée.

Il y a du sang partout. Elle a dû être poignardée.

- Allez.

OK. Allez.

C'est qui ?

- Je sais pas. Je la vois passer tous les soirs.

- Allez.

Allez.

C'est fini.

Il n'y a plus rien à faire.

Elle a été poignardée ?

- Oui, je pense.

- Attendez.

Il n'y a pas de plaie.

Oh, non. Pas de signe d'hémorragie extériorisée.

Merde !

Le sang, ce n'est pas le sien.

Vu la quantité, soit la personne est morte,

soit elle va l'être si on ne la retrouve pas.

Générique : "Balthazar"

...

- Le capitaine Bach sera là dans 10 minutes.

- C'est trop long.

On doit trouver la 2e victime.

- Comment ?

- En utilisant ce qu'on a : elle.

C'est des piqûres de rosier

qu'elle soigne avec du millepertuis.

Je reconnais l'odeur. - Une fleuriste ?

- Non, les fleuristes utilisent des gants.

Elle devait jardiner chez elle.

Il y a des jardinets, dans le coin ?

Ou des grands balcons ?

C'est là. Appelez les secours.

Il y a quelqu'un ?

(Oh, merde.)

Râles

...

Qu'est-ce que tu as fait ?

C'est un coup de couteau ?

OK, ça va aller.

Pourquoi tu ne respires pas ?

Qu'est-ce que tu as, putain ? Pneumothorax.

- Balthazar ?

- Capitaine Bach, donnez-moi un stylo à bille.

- Un stylo ?

- Un stylo à bille.

Maintenant. Non. Enlevez la cartouche et le bitoniau.

Videz-le complètement. Voilà. Trouvez un alcool fort.

N'importe lequel.

Et aspergez-le.

- OK.

- Allez, Hélène.

- Je l'ai. Je l'ai.

C'est bon.

- Merci. Appuyez là-dessus.

Maintenez bien.

On draine le pneumothorax.

- Le quoi ? - Le pneumothorax.

5e intercostale. L'air va sortir. - Non.

- Allez, on y va.

Prête ? - Non.

- Allez. 3, 2, 1...

Cri - La vache.

L'homme tousse et reprend son souffle.

- J'ai parlé aux voisins.

Les victimes s'appellent Jasmine Lefèvre et Lucas Giraud, 28 ans.

Heureux, sympas. Ils allaient se marier.

Il va s'en sortir ?

- Probablement, oui.

Mais elle, j'ai rien pu faire.

- Mon chéri. Tu es tellement incroyable.

- Attendez, je vous présente. Capitaine Bach : Iris,

une amie.

Et capitaine Bach...

Une collègue de travail.

- Bonjour. - Enchantée.

- Enchantée.

- Bon, eh ben... Vous n'avez plus besoin de moi ?

- Non, c'est bon.

- On retourne au cinéma, alors.

Allez.

- C'est fou, quand même.

On se dit "jusqu'à ce que la mort nous sépare".

On se dit

que c'est dans longtemps qu'on sera vieux,

qu'on n'aura plus envie de faire l'amour,

de voyager...

Qu'on aura eu des enfants

et qu'ils nous oublieront déjà,

très occupés à vivre cette vie qu'on a déjà vécue.

Jamais on pense que ça peut arriver si vite,

que ça peut finir, à 25 ans.

- Peut-être que...

Lucas, il va la vivre, sa vie.

Peut-être... qu'il finira vieux,

ridé, décati

et heureux.

Et qu'il aimera à nouveau.

- Qui tu veux convaincre, Raphaël ?

Moi ?

Ou toi ?

Une porte s'ouvre.

- C'est parti ?

- C'est parti.

*-Alexandre, le cousin, qui est là. Juste là.

Ma tante.

Ca va ou quoi ? *-Ca va. Pas mal.

Tintement de verre

*-Votre attention. Avec Jasmine, on a un truc à vous dire.

Mais lève-toi...

*-C'est toi qui le dis. *-D'accord.

Euh... Voilà : avec Jasmine, on va se marier.

Cris de joie et applaudissements

*-Bravo, frangin.

...

*-Arrête de filmer.

*-Ca va ! Mon petit frère se marie !

- C'était il y a 2 mois.

On sait ce qui s'est passé ?

- Des voisins ont vu une silhouette cagoulée sortir de chez eux.

Pour le reste, il nous faut du temps.

Parlez-nous de vos enfants.

- Jasmine est formidable. C'est une battante.

Quand ma femme est morte il y a 5 ans,

moi, je me suis écroulé.

Mais pas elle.

Elle a bien tenu le cap. Elle a bossé comme une tarée

et elle a décroché ce boulot dans le cabinet d'architectes.

- On a une ecchymose de 4 cm sur 3 cm

en région occipitale droite, causée par un objet contondant.

Le choc a provoqué

un hématome sous-dural,

probable cause de la mort.

Elle a dû s'évanouir quand l'agresseur s'occupait de Lucas.

- Elle a pu se réveiller et aller chercher de l'aide ?

- Oui.

L'hématome met du temps à se développer.

- Putain, elle l'a sauvé.

- On dirait, oui. On dirait.

- Lucas l'a aimée tout de suite.

Ils n'étaient pas du même milieu,

mais ça ne le gênait pas. Rire

- Parce que vous, oui. Hein ?

Elle n'était pas assez bien pour vous.

- Pierre, vous savez qu'on aimait Jasmine.

- Lucas, il faisait quoi ?

- On voulait qu'il reprenne l'hôtel.

Ca marche bien et on voulait travailler en famille.

Il avait d'autres idées.

C'est un artiste.

Fragile. Sensible.

- Avec lui,

Jasmine était tellement heureuse.

Oui.

Elle disait qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse.

- Lésions d'automutilation sur les cuisses.

Et sur les avant-bras.

Vu la cicatrisation,

certaines lésions semblent récentes.

- Elle devait souffrir.

- Eddy, tu peux me sortir la radio du pied droit ?

Fracture du calcanéum

qui date d'environ 10 jours.

La consolidation osseuse a à peine démarré.

C'est bizarre,

elle n'a pas de plâtre.

Ca devait lui faire mal.

Passe-moi un scalpel.

- Et dans leur couple,

ça allait bien ?

- Oui, très bien.

Ils voulaient un enfant.

Musique de suspense

...

- Un implant contraceptif.

Posé il y a environ 2 ou 3 mois.

C'est bon.

Tout va bien.

- Vous vous souvenez de quelque chose ?

- Je devais être au match.

J'avais mal à la tête,

alors j'ai préféré rentrer.

Quand je suis rentré,

elle était là.

Par terre.

Elle ne bougeait plus.

Je me suis précipité et...

c'est là qu'on m'a sauté dessus.

J'ai rien vu.

Je me suis battu.

Après, c'est le trou noir.

- Vous aviez eu des ennuis ?

Entre Jasmine et vous, ça allait bien ?

(- Oui.)

Pourquoi ?

- On pouvait lui en vouloir ?

(- Non, pas du tout.)

Tout le monde adorait Jasmine.

Elle était géniale.

Gentille...

Drôle.

Elle était douce.

- Elle n'a pas changé de comportement

il y a environ 2 mois ?

- A ton retour d'Espagne,

tu ne l'as pas trouvée chelou ?

(- Si.)

Quand je suis rentré,

l'appartement était dégueulasse.

Comme si elle n'était pas sortie

depuis des jours. Et puis...

Elle était... bizarre.

- Bizarre comment ?

- Elle délirait.

Elle disait que c'était un monstre,

qu'on n'avait rien à faire ensemble.

Mais...

le lendemain, tout allait mieux.

- Merci.

Reposez-vous.

- Docteur ?

Pourquoi vous m'avez sauvé ?

- Parce que c'est mon métier.

- Oui...

Pourquoi vous ne l'avez pas sauvée ?

- Je suis désolé. Il était trop tard.

- Il fallait me laisser crever.

- Jasmine a bien reçu un choc, mais elle n'a rien dit.

Creuse ses relevés bancaires, ses mouvements GPS...

Qu'on sache pourquoi elle est partie en vrille.

Oui. Salut, Delgado.

Ca va ?

- Ce sera dur pour lui.

De vivre sans la femme de sa vie.

Désolé, je suis sentimental, ce soir.

C'est le stylo dans le thorax, ça crée des liens.

Allez, bonne soirée.

- Bah. - Hmm.

- Je déteste les encornets.

- Mais comme tu es morte, je mange ce que je veux.

- Arrête. Tu as tout fait pour me forcer à les manger.

- Si on avait eu des gosses, tu en aurais mis dans leur biberon.

- Avec toi, ça aurait été jambon-coquillettes.

- Oui, ben... Ils auraient adoré.

Tout le monde aime ça.

- J'aurais adoré avoir des enfants avec toi.

Musique mélancolique

...

Il faut que...

j'accède à la base de données des flics.

Rapport à l'odeur de bougie

que Sarlat a sentie en trouvant ton corps.

Pour voir s'il y a eu des affaires similaires.

- Tu as interdiction d'enquêter.

C'est pas un peu risqué ?

- J'ai pas le choix.

Je peux pas rester sans rien faire. Un innocent croupit en prison...

et ton tueur est en liberté.

Je peux pas.

- OK.

Mais fais attention à toi.

Sonnerie de portable

...

- Oui, Delgado.

Je suis chez Jasmine et Lucas.

Pour m'assurer qu'on n'a rien laissé passer.

Je te rappelle.

Musique inquiétante

...

Quelqu'un marche à l'étage.

... ...

Police ! - Oh !

- Pourquoi vous êtes là ?

- Je veux comprendre ce qui s'est passé avec Jasmine il y a 2 mois.

Baissez votre arme.

- Pardon. - Merci.

- Vous alliez tirer.

- Non. - Si.

Vous aviez le doigt sur la gâchette.

C'est bon ? - Oui. Je descends.

- OK.

Rire nerveux

Balthazar éternue. - A vos souhaits.

- Merci.

- Elle est charmante, votre copine.

- Ingrid ?

- Iris, je crois.

- Oui, Iris, oui.

C'est pas ma petite amie.

C'est une copine. Enfin... Une connaissance.

- Vos connaissances vous appellent "chéri" ?

Vous avez de la chance.

- Vous êtes jalouse ?

- Simple curiosité.

Déformation professionnelle.

Il éternue.

J'ai rien trouvé. Et vous ?

- Des antidépresseurs. Prescrits il y a 2 mois.

Elle était en dépression. Ca ne nous avance pas.

Ah, et des gouttes pour chats. Je suis allergique aux chats...

- Ce papier est bizarre, non ?

- Je n'aurais pas choisi ça.

- Tout est net, propre, bien rangé et...

Il est mal collé.

...

- Vous avez vu le chat ?

- Non.

Une voiture l'a renversé il y a 1 semaine.

- Il s'appelait comment ?

- Pâquerette.

Je vous laisse vous recueillir,

j'appelle l'IJ. Pour le papier peint.

- Hm. Il a une pelle, le voisin ?

- Vous allez l'autopsier ?

- Oui. Il est mort 1 semaine

avant sa propriétaire. Je me pose des questions.

Et j'ai l'habitude.

- Comment ça, l'habitude ?

- Ben...

Quand j'étais môme, je m'entraînais sur les chats du quartier.

- C'est une blague ?

- Non.

Comment j'ai fini 1er de ma promo ?

Je vous ai eue.

Je vous ai eue.

Vous croyiez vraiment que je torturais des chats.

- Vous avez de l'humour.

- On y est.

Alors, Pâquerette...

Non,

tu me charries ?

Miaulement

Tu vas aussi me sermonner ?

T'es un chat.

C'est ça. Fais le malin.

- Oh...

Ca pue.

- Hm.

- Tu trouves quoi ?

- Ca peut être le choc avec une voiture ou autre chose. On va voir.

- Fatim ne voulait pas venir. - Ah ?

- Elle a dit : "Les humains, OK, mais pas les chats."

Franchement, qui dit ça ? Qui dit ça ?

Elle est tarée. Et elle rit jamais à mes vannes.

Je ne serais pas surpris que ce soit un tueur en série.

- Méfie-toi,

si c'est le cas, tu risques d'être sa première victime.

- Ah, ouais ?

Merde.

- Bingo.

- J'ai les analyses balistiques de la balle.

Vous devinerez jamais.

Le flingue a servi à braquer un hôtel.

- Non, l'hôtel de... - Jean-Paul Giraud.

Le père de Lucas.

Le futur beau-père de Jasmine.

- Ils ont piqué quoi ? - Absolument rien.

Un vigile les a surpris, ils ont tiré sur lui et sont partis.

- Jasmine a vu quelque chose et on a buté son chat

pour la faire taire ?

- On va voir ça.

J'ai les vidéos. Je peux ?

*-Pousse-toi. Pousse-toi.

Recule ! Recule ! Ton sac.

Cris

Détonation

Recule ! Recule !

- La petite cachottière. - Pardon ?

- Remontez un peu

en arrière.

Regardez le braqueur.

Il prend un coup sur la cheville.

Regardez comment il marche.

- Il se fait mal.

A part ça, rien.

- La fracture de Jasmine.

- Elle ne s'est pas fait soigner car elle avait peur

qu'on remonte jusqu'à elle.

- Le lien entre Jasmine

et le braquage,

c'est qu'elle l'a monté.

- Pourquoi elle a fait ça ?

- C'est ce qu'on essaie de comprendre.

- On finançait l'appartement, le roman de Lucas, leurs vacances...

Elle n'avait qu'à demander

de l'argent.

- Elle avait posé des questions sur la sécurité ?

Les codes, les vigiles...

- Oui.

Il y a quelques semaines.

Pour son boulot. Elle refaisait un hôtel

et elle voulait des infos

sur la sécurité.

Je pensais pas... - T'as de la merde dans les yeux.

- C'est bon. Arrête.

- Elle profitait de Lucas.

- Arrête. Elle n'avait pas de thunes,

mais elle l'aimait.

Elle était honnête.

- Au point de nous cambrioler ?

- Désolée, je dois y aller.

Ma chérie.

Ca va ? - Ca va.

- C'est ta cheville ?

T'as mal ? - Oui, j'ai mal. Arrête.

- T'as vu un médecin ? - Non, ça dure 3 plombes.

- C'est le proviseur qui t'a amenée ?

- Non.

J'étais pas en cours.

- T'étais où ?

Manon, t'étais où ?

- A Montreuil. Dans un squat.

- Pardon ?

- Il y avait des skateurs, des graffeurs...

C'était pour faire un tour.

- T'étais dans un squat ? Mais tu as 13 ans.

Qu'est-ce que tu fous ? T'as l'âge de jouer à la dînette.

- Je suis plus un bébé. Tu le comprends pas, t'es jamais là.

Et vu la honte que j'ai eue, j'y retournerai pas.

- Je sais pas quoi dire.

- Ben, dis rien.

Un téléphone vibre.

...

- C'est papa.

...

Oui.

Chambre 215, au bout du couloir.

Ben, si.

Ah, t'es là.

- Ca va ?

- C'est une grosse entorse. T'étais où ?

- Au ciné.

- Depuis 17h ?

- Oui. Manon était censée être au collège.

- Elle n'y était pas. Elle était dans un squat.

A 13 ans. A 17 ans, elle va nous faire un braquage ?

- Elle a dû rejoindre Bryan. - Qui ?

- Ca te dit rien ?

Un graffeur de 3e. Elle est folle de lui.

Ah ben, non. Comment tu le saurais ? Tu la vois 1/2 heure par jour.

- Commence pas à me faire chier.

Ouais, je travaille et je finis tard.

Et merde.

On parle de ta carrière ?

Avec tes soi-disant séminaires de reconversion à Lyon.

Un téléphone vibre.

...

- Vas-y, décroche.

...

- Oui ? *-Le complice du braquage

a laissé ses empreintes chez Jasmine. L'IJ nous appellera.

*-Tiens-moi au courant. - OK.

- Le braquage n'explique pas sa dépression, les scarifications...

- C'était une nana instable, elle a profité des Giraud.

- Non. Je crois à leur amour.

- Vous enchaînez les nanas, mais vous êtes un romantique.

- A ce sujet...

- Ah ! Je vais enfin savoir ce qu'on fout ici.

- Ca a été ? - Oui. Super.

C'est délicat. Prenez un dessert.

- Je prends le macaron. C'est mon péché mignon. Et vous ?

- Une tarte tatin. - Parfait.

- Tin tin tin.

- Euh...

Ca reste entre nous. - Bien sûr.

- J'ai couché avec une fille tarée.

Et... Bref,

pour faire court...

Elle a changé les mots de passe de mon téléphone, ma box, tout.

Je n'ai plus accès à rien.

- Vous voulez que je m'occupe d'elle ?

- Non, je veux que vous m'aidiez à trouver le mot de passe.

- Ah...

A part les idiots qui mettent "123456"...

Merci.

La plupart du temps, les mots de passe,

c'est le nom du conjoint,

le groupe préféré, le chien...

Moi, je suis seul, j'aime que le zouk...

- Vous avez un chien ?

- Ouais. Pupuce.

- Pupuce ?

- Ben, ouais.

Téléphone

- Merci.

- OK.

On a un nom pour le complice.

Morceau rap provenant d'un appartement

...

- Police ! - Bouge pas ! Bouge pas !

Bouge pas !

Ferme ta gueule. A genoux ! Ferme ta gueule.

Toi, ferme ta gueule.

- Vas-y.

- Police ! Bouge pas ! - A terre ! Magne-toi.

Magne-toi !

...

(- OK.)

Bip

...

Alerte sonore

(Alors... "Infraction.")

(Homicide.)

(Bougie.)

Une porte claque.

- Appelle le proc'. Je m'occupe de lui.

Il y a vos empreintes chez Jasmine Lefèvre.

Vous avez tué son chat.

- Quoi ? Vous faites une descente chez moi pour un chat ?

- Pas que. Vous avez aussi braqué un hôtel avec elle.

Vous êtes allé chez elle et avez tué son chat.

Et une semaine après, vous la tuez et vous attaquez son fiancé ?

- N'importe quoi. Pas du tout. J'ai jamais fait ça.

(Salope.)

- Pardon ? "Salope" ?

Un peu de garde à vue, ça va te détendre.

- Attendez. Deux minutes.

On peut se parler, non ?

- Vas-y. Je t'écoute.

- Le braquage, là,

j'y étais.

Le chat aussi, c'est moi.

Mais pas ça. Non, j'ai jamais fait ça.

- Alors raconte-moi.

- Avec Jasmine, on a grandi dans le même quartier.

On se connaît depuis toujours, sauf qu'elle a fait des études.

Vous voyez le genre ?

On s'est perdus de vue. Récemment,

elle se pointe dans un bar où je traîne.

Je l'avais pas vue depuis 1 000 ans. Elle débarque, super mignonne,

elle m'allume, on discute et elle me dit qu'elle a un plan

pour braquer un hôtel de bourges où les clients paient en liquide,

ce qui fait que le tiroir-caisse, il est blindé.

C'était du tout cuit. Le braquage,

la meuf...

J'ai dit oui.

Comme un con.

- Ca a merdé ?

- Oui. Il y a un vigile qui est arrivé.

Elle a paniqué, on s'est barrés sans rien.

Je l'avais mauvaise.

Je la retrouve, je vais chez elle,

et je vois qu'elle m'a pris pour un con.

Elle vit en couple avec un petit mec, posé.

Ca m'a fait vriller.

Je lui ai dit : "Tu m'as promis de l'argent. Trouve-m'en."

Voilà.

J'avoue, j'ai buté son chat. Pour lui mettre la pression.

- Une semaine après, elle est tuée. C'est bizarre, comme coïncidence.

- Hé, je les baise, tes coïncidences. OK ?

Je l'ai pas tuée,

cette connasse.

- Emmène-le en GAV.

A demain, M. Bartez.

- Je t'emmerde.

- Bonne nuit à vous aussi.

Qu'est-ce que vous faites là ?

- Je m'ennuie. Il n'y a rien à la télé.

J'apporte le rapport d'autopsie dans l'affaire Fréjus.

- OK.

- Il a avoué ?

- Pas encore, non.

Je ne ressemble à rien. Je vais dormir

et je le réinterrogerai après.

- C'est pas gagné.

- De ressembler à quelque chose ?

- Non. De dormir.

- Il est là, l'assassin ?

- Pourquoi t'es là ?

- C'est lui ?

C'est toi, enculé ?

- Calme-toi. Calme-toi !

- Casse-toi !

Cassez-vous.

Bouge.

- Lucas.

Calme-toi. - Je vais te buter. Il l'a tuée.

- Donne-moi cette arme.

- Il l'a tuée !

- Je l'ai pas tuée. Fais pas le con. Je l'ai pas tuée.

- Et son chat ?

Et le braquage ? - Ca, si. Mais je te jure,

je l'ai pas tuée.

- Ta gueule. - Bon, baissez vos armes.

- Lucas, tu sais ce qui se passe quand on tire dans la tête

de quelqu'un ?

La balle rentre dans le crâne,

rebondit sur l'os

et transforme le cerveau en purée de légumes,

comme un mixeur.

Résultat, ça crée

une cavité énergétique pressurisée.

Pour évacuer cette pression... Pardon, monsieur.

Le crâne explose.

Du coup, lui, il est mort.

Du moins, on lui souhaite. Donc il s'en fout. Toi,

tu auras sa cervelle dans tes narines, sur tes yeux

et dans la bouche. Et s'il y a un truc

que je ne voudrais pas,

c'est avoir sa cervelle dans ma bouche.

Ah, autre chose :

t'as pas chargé la 1re balle.

- Lâche. Lâche.

Lâche ton arme.

- C'est bon.

Il s'est calmé.

Hé, Lucas, ça va ?

T'es calmé ?

Ca va ? Ho.

Regarde-moi.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- La neurofibromatose, tu connais ?

Ca génère des inflammations le long des trajets nerveux.

Ca se manifeste par des taches couleur café au lait

sur la peau ou dans les yeux.

- De quoi tu parles ? Arrête.

- Et Lucas et toi,

vous avez la même maladie.

Alors qu'elle est rare.

Très rare, même.

Et elle se transmet génétiquement.

- Tais-toi. Ca m'a coûté trop cher de garder ce secret.

- Je suis désolé.

J'ai pas le choix.

J'aurais pu trouver plus tôt

si j'avais comparé les bonnes choses.

Comme ton ADN...

et celui de Lucas.

C'était pas juste ton fiancé.

C'était ton frère.

- C'est la commission rogatoire pour perquisitionner votre domicile.

On sait tout.

- Pardon ?

- Karima Latoufi, il y a 26 ans.

Elle était femme de chambre ici.

Vous avez eu une liaison. Elle a eu une fille. Jasmine.

- De quoi vous parlez ?

- On a épluché vos relevés bancaires.

Vous avez fait un virement à BioFab,

un laboratoire qui fait des tests de paternité.

Vous saviez qu'elle était votre fille.

Elle avait tout découvert et vous l'avez tuée.

- Je ne comprends rien.

- Ca va, papa ?

- Oui, oui, ça va.

- Vous en êtes sûr ?

On a trouvé ça.

Ca a été nettoyé.

- Il reste des traces ?

- Il en reste.

- C'est à vous ?

- Oui, ce sont les miens.

Vous avez raison.

J'ai tué Jasmine.

Il y a 3 mois, Jasmine et Lucas ont dîné à la maison.

Jasmine a sorti une photo de sa maman, qui est décédée.

Et là, j'ai... J'ai reconnu Karima.

On avait eu une liaison. Quelques semaines.

Il y a 26 ans.

L'âge de Jasmine.

Je n'étais pas sûr. J'ai fait un test de paternité.

- Jasmine était votre fille

et elle couchait avec son demi-frère.

- Hm. Je l'ai dit à Jasmine quand Lucas était en Espagne.

Je lui ai dit de partir. C'était monstrueux. Elle a refusé.

Elle a dit qu'elle aimait Lucas plus que tout

et que s'ils voulaient un enfant,

ils feraient des tests génétiques.

J'ai essayé d'oublier.

C'était impossible.

Ca me dégoûtait.

- Vous avez proposé de l'argent à Jasmine ?

- Elle est devenue folle.

Elle m'a dit qu'elle avait braqué l'hôtel

et qu'elle était capable de tout si je la séparais de Lucas.

Alors j'ai décidé de la tuer.

- Vous avez décidé de...

De tuer votre propre fille.

- Alors ?

- J'ai eu le proc. On le défère au parquet.

Balthazar...

- Vous avez vu ?

- Quoi ? - Attendez !

- Stylo.

- Ca recommence ? - Attendez.

- Il respire bien, lui.

- Ramassez.

Allez-y. Ramassez.

OK. Stop. Stop. Stop.

La neurofibromatose, vous connaissez ?

La maladie que vous avez transmise à Jasmine et Lucas.

Une maladie bénigne

avec des complications comme la compression médullaire.

La tumeur vous comprime la moelle épinière.

Ca crée des problèmes de dos

et les bras perdent en force et en mobilité. Donc...

- Il n'a pas pu pousser Jasmine ni poignarder Lucas.

- Vous protégez qui ?

...

- J'ai consacré ma vie à cet endroit.

Il va me manquer.

Je pense que...

ça peut disculper Jean-Paul.

J'ai pris ses gants, pensant que c'était les miens.

J'ai tout fait.

Il a avoué pour me protéger.

- On sait tout.

Que s'est-il passé ?

- Je l'ai entendue parler avec mon mari.

Je savais qui c'était.

La fille de mon mari et de cette pute de Karima.

Elle allait épouser mon fils.

Faire des enfants avec lui.

Avec son frère.

Hors de question.

Elle allait détruire ma famille, mon fils,

prendre notre hôtel...

Elle devait mourir. C'était la seule solution.

- Vous êtes entrée

chez eux ?

- Lucas devait être absent.

J'ai assommé Jasmine et il a débarqué.

Il a attrapé un couteau et...

Ca a merdé. On s'est battus...

et je lui ai planté...

un couteau dans le torse.

Elle sanglote.

...

J'ai failli tuer mon fils.

Vous comprenez ?

Je voulais protéger ma famille.

- Je vous laisse expliquer ça à Lucas.

...

*-Ils vont se marier !

*-Mon petit frère se marie !

- Ouais, Balthazar.

*-Oui, je voulais vous féliciter pour votre arrestation. Bravo.

- Bravo à vous. Sans vous, on n'y serait pas arrivés.

- Disons qu'on fait une bonne équipe. *-Oui.

Oui. Disons ça, oui.

C'est moi.

Je dois vous laisser. *-Pourquoi ? Pardon.

Je sais. C'est votre mari.

Il vous attend. Nu. Avec une érection.

- Exactement.

Et vous ?

- Ce soir, j'ai R. -V. avec une bonne bouteille de whisky.

Je vous ferai goûter, un jour.

*-Je tiens mal l'alcool. - Raison de plus.

- Au revoir.

- Bonne soirée.

Quoi ?

- Rien.

- Vas-y. Balance.

- Tu l'aimes bien, le capitaine Bach.

Ballade blues

...

Elle frappe. - Hm ?

- Comment ça va ?

- Ca va. J'ai des potes qui sont passés me voir.

- Il y avait Bryan ? - Comment tu connais son prénom ?

T'as encore fait ta flic ? - Hé, ho.

- C'est ma raclure de frère ?

- Ta "raclure de frère" ? C'est marqué

sur ton plâtre.

- Regarde. C'est lui. - C'est lui ?

- Il est grave beau, hein ?

- Ouah. Ouais, il est...

Il est grave beau.

- Hm. - Hm.

- Merci.

Respiration haletante

...

- Merde.

...

La même marque sur le pouce. La même odeur de bougie.

6 meurtres avec le même mode opératoire.

- Sarlat ?

- Impossible.

Il était en prison. C'est pas lui.

Il va recommencer, Lise.

Si on ne l'arrête pas, il va tuer à nouveau.

Sous-titrage : Nice Fellow

.

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