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Zulu
A quelle heure êtes-vous rentré hier soir ? Pourquoi les stores étaient-ils
fermés ?
Les
dernières vacances, vous les avez passées où ? Vous aimez les
oeufs ?
Savez-vous nager ?
Vous
connaissez un certain Boris ?
Combien
vous possédez de paires de chaussures ?
À quel âge avez-vous fait votre première communion ?
Qu
'est-ce que vous faites exactement ? Vous êtes comédienne ?
Danseuse ? Mannequin ? Call girl ? Cover girl ? Girl ?
Script girl ?
Quelqu'un d'autre est venu.
Quelqu'un d'autre que moi était là.
Quelqu'un est venu.
Nora est morte.
Je suis seule sur la plage.
La mer déferle à mes pieds.
Quelqu'un d'autre est venu.
Connaissez-vous cet objet ?
Non ! Vous ne connaissez pas cet objet ? Non, merde !
On l'a pourtant trouvée dans votre chambre.
Tiens, c'était peut-être un aura.
Et vos empreintes y ont été relevées, toutes fraîches.
Pas d'autres traces.
Seulement celle de l'inspecteur qui a fouillé l'appartement après le meurtre.
Il a emporté beaucoup de choses ? Moi, je vous parle de cette chose-là.
C'est l'arme de crime ?
Apparemment, non.
Vous le savez bien.
Alors, qu'est-ce que vous en avez à foutre ?
Eh bien, ça aurait pu être l'arme du crime.
Mais non, ce bout de verre, c'était un jouet, comme en ont les enfants.
Vous continuez à prétendre qu'un homme dont vous ne savez rien, mais qui
semblait depuis plusieurs semaines surveiller vos allées et venues, est
entré brusquement chez vous.
Comment est-il entré ? Avec sa clé.
Il avait une clé de votre appartement ? Une fausse clé, naturellement.
Comment l'avait-il eu ? Il l'avait fait faire.
La vraie clé restait toujours sur le paillasson quand on n'était pas
ensemble.
On n'en avait qu'une pour Nora et moi.
Un jour, il l'a prise et il l'a fait fabriquer un double minute par le
serrurier du coin.
Comment le savez-vous ? Je ne sais pas, j'imagine.
Ou bien il a dit que c'était chez lui et qu'il avait perdu sa clé.
Alors le serrurier est venu travailler directement sur la porte un après-midi
qu'on était là ni l'une ni l'autre.
Ou bien... Ça suffit ! Les suppositions, c'est pas votre boulot.
Vous m'aviez dit qu'il fallait être coopérative.
Il aurait gardé la vraie clé et mis la fausse sous le paillasson.
On a bien vu un soir avec Nora que ça n'était plus tout à fait le même à nous.
De toute façon, si ce personnage existe, il ne s'est pas servi d'une clé.
L'inspecteur a trouvé la serreur fracturée en arrivant.
L'assassin venait donc de l'extérieur ? Absolument pas.
C'est aussi bien vous qui avez fracturé la porte.
Ça faisait partie de votre mise en scène.
Continuons à votre version des faits.
Avec ou sans clé, cet homme s'est introduit chez vous et il a
tranquillement attaché votre ami sur son lit pour l'assassiner plus à l'aise.
C'est moi qui l'avais attaché.
Je croyais vous l'avoir dit, on faisait ça pour jouer.
C'était un modèle pour une peinture.
Donc je sais, il n'y avait pas de chevalet dans la pièce, ni de tableau
commencé, ni même de toile vierge.
J'aurais pris d'abord une photo pour travailler seule ensuite avec des
couleurs à l'huile.
Il y avait des pinceaux et plusieurs pots de peinture.
L'inspecteur a dû les voir.
Uniquement de la peinture rouge ? Oui, de rouge, pourquoi pas.
Et quand tout a été en place, l'assassin providentiel est arrivé et a plongé un
poignard dans la poitrine de Nora ? Des ciseaux. Des ciseaux, qui d'ailleurs
vous appartiennent et sur lesquels on n'a relevé que vos empreintes ? Bien
sûr, puisqu'ils sont à moi.
Lui, il avait des gants, des gants noirs.
Et pourquoi aurait-il fait ça ? Sans doute un pauvre malade jeté dans le
crime par la fermeture des bordels.
C'était peut-être pour jouer, lui aussi.
N'est-ce pas ce qu'on appelle un transfert ?
Et vous êtes resté bien sage à le regarder faire.
Non mais dis, tu te fous de moi ? Tu te fous de moi ? Vous allez me violer pour
me faire avouer ?
Laissez
-moi tranquille, vieux dégoûtant !
Ce
truc-là, c'est classique, tu sais.
Ça n'arrange pas du tout ton affaire.
Il voulait vous embrasser.
Me violer, vous voulez dire.
Et sans doute ensuite m'assassiner à coups de couteau dans le ventre et à l
'intérieur des cuisses.
Tous les hommes sont des maniaques.
On m'a dit que vous étiez vous-même coupable d'un meurtre. Ah, pas coupable,
accusé. C'est tout à fait différent, c'est même pas ce que le contraire.
Il paraît que c'est une belle jeune femme dont vous avez transpercé le sein
jusqu'au cœur.
C'était votre amie ? Est-ce que vous l'aimiez ? Je ne sais pas.
Elle m'aimait probablement.
Ça ne veut rien dire ?
Elle avait de longs cheveux, la bouche rouge et les yeux verts.
Il ment, je l'ai pas tué ! J'ai seulement pensé que ça ferait une jolie
morte.
Peut-être que vous allez m'assassiner, moi aussi.
T'es pas assez belle ? Avec toutes ces robes, on sait pas comment t'es faite.
Vous allez m'étrangler ? Ou bien quoi ? Écoute...
J'ai pas besoin de t'étrangler ni rien d'autre, j'ai un pouvoir magique.
Il suffirait que je prononce à voix haute une phrase qui te condamne à mort.
Ça fait déjà un certain temps que je me suis aperçue.
J'étais au bord de la mer.
Nous avions un professeur de français, une jeune dame venue de Paris, dont
toutes les autres filles étaient folles.
Moi aussi je voulais toujours rester seule avec elle.
Mais elle était volage, elle avait de longs apartés avec n'importe qui.
Un jour on est allé se promener.
tout ensemble sur la falaise.
La paroi rocheuse est trop haute, son arête est fragile, escarpée, dangereuse.
Le sentier s'approche trop du bord.
Maintenant, l'amour va glisser.
Qu'est-ce que tu fais ? T'es folle ? Son cœur ne bat plus.
Tu as du sang sur les lèvres.
J'ai voulu la ranimer, bouche à bouche.
C'est pas un noyer ? Elle avait pu perdre le souffle en tombant.
Mouah
Qu'est-ce que vous fabriquez avec ce truc ? Eh bien, vous voyez, j'écoute de
la musique.
Tenez, ça pourrait être l'arme d'un crime.
Commencez à m'emmerder avec vos histoires.
Alors laissez tomber, si j'ose dire.
Merde, je me suis coupée.
Il faudrait sucer le sang.
Vous ne voulez pas lécher ? Sans ça, peut-être je vais mourir.
C'est vous maintenant qui allez mourir.
Vous avez peut-être avalé un morceau de verre.
Il y avait une chaussure de femme.
Sous un globe de verre, dans votre chambre.
Qu'est-ce que ça représente au juste ? C'est une chaussure fétiche.
On l'a trempée dans un bénitier à Notre-Dame.
Elle sert pour nos expéditions de racolage.
Quand on n'a plus d'argent, la maison n'aura ce prostitué un peu.
Moi aussi quelquefois, mais c'est plus dangereux quand on est mineur.
Ça nous amuse beaucoup, comme une aventure ou comme une fête.
Le soulier bleu est un talisman pour conjurer les mauvaises rencontres, les
flics, les fous, les maladies, enfin tous les ennuis en général.
Mets-toi debout.
Écarte les jambes.
Plie-toi, idiote !
Cambre
les reins !
Sale putain.
Peut-être que cette fois-ci tu vas tomber sur un sadique, et qu'il voudra
que tu...
Bonjour, mademoiselle.
Asseyez-vous.
Mettez-vous à l'aise.
Vous êtes également prostituée ? Mais oui.
Comme tout le monde à présent.
Ah.
Et vous aimez cela ? Oui.
C'est assez agréable.
Excitant pour l'esprit, si vous voyez ce que je veux dire.
Mais il ne faut pas être esclave du métier.
Oh, je vous comprends. Refusez les passes à la chaîne, il vaut mieux.
Demandez beaucoup d'argent pour faire des choses plus rares ou plus sales.
Ça y est, je suis prête.
Au revoir, mademoiselle.
On va torturer cette putain.
Mais on va d'abord la violer.
Ce jour-là, on s'est amusés comme des folles.
Mais le sang qui coulait, ça venait d'où ? C'est un truc d'un fou fakir africain
que j'ai appris en Tunisie.
Je te montrerai un jour.
Vous êtes un monstre.
Voilà Maître David.
Nora. Comment ? Qui êtes-vous ? Je suis votre avocate.
Vous ressemblez à Nora.
Ça m'étonnerait.
Et puis vous avez assez joué, mon petit.
Ressemblance, répétition, substitution, simulacre.
Ça suffit maintenant.
Votre affaire est assez mauvaise comme ça.
Et alors, qu'est-ce que je risque ? On décapite pas les petites filles, n'est
-ce pas ? Taisez-vous, idiote.
Vous savez très bien que vous êtes innocente, mais vous faites tout pour qu
'on croit le contraire.
Pourquoi est-ce que le juge ne vient plus ? Il était gentil.
Il est tombé malade.
Oui, c'est à cause de moi.
Il va mourir.
Il a mangé du verre, il a bu mon sang.
Écoute, avec moi, c'est inutile.
D'abord, je suis là pour t'aider à t'en sortir.
Ensuite, tes inventions d'enfant gâté n'ont aucun effet sur moi.
Tu perds ton temps.
Alors, dis-moi plutôt qui était cette Nora ?
Et quels étaient vos rapports exactement ? Vos rapports exactement ?
Rapport, rapport de police, rapport sexuel, maison de rapport.
Rapport inverse, chaîne qui rapporte.
Nora était une garce.
Elle me faisait peur.
Elle avait toujours des prétextes pour me punir.
Je devais manger ma soupe par terre dans une écuelle, à genoux, toute nue et les
maliers derrière le dos.
Quand elle n'avait plus d'argent, elle me forçait à dormir avec des hommes, des
hommes vicieux, comme tous les hommes.
Et quelquefois, elle regardait en se caressant.
Les jours où je ne pouvais pas, parce que je perdais du sang.
Elle m'attachait sur le lit et elle me frappait avec le fouet du chien.
Et puis aussi, pour m'effrayer, elle faisait semblant d'être morte.
Nora ! Nora ! Nora !
Tu es une barque échouée, un coquillage ouvert, une chienne gluante, une
grenouille écrasée. Tu iras en enfer.
Tu seras brûlée vive et ventrée en palais, enterrée vivante.
Glissement des poissons dans les algues, trop dense, prise entre les barreaux de
fer, du lit sans drap rougis au fer de lance, dont la pointe déchire
d'un coup la soie sur la chair quand la mer se retire.
Laissant les algues mortes dans le soir, en liseré noir bordé d'écume claire,
sans bouger l'autre main, ni les yeux vers la mer, dans les sables qu'elle
noie, ou le vent violent, le pâle et lent glissement froid du couteau sur la
chair.
Pose du corps à son dernier soupir, moi seule en être cause, et la mort qui
passe.
Corps beau, corps trop beau.
Et allez donc, ça coûte pas cher.
Voilà, c'est fini.
On n'a plus mal.
On pleure plus.
On va être gentils maintenant.
Je ferai une peinture de toi coiffée comme ça. Tu seras Sainte Agathe.
Pourquoi Sainte Agathe ? Parce que c'est la plus belle de toutes.
Elle a été martyrisée le jour de ses noces.
On a déchiré tout le haut de sa robe blanche et on lui a arraché les dessins
avec des tenailles rougées au feu.
C'est toujours comme ça qu'on la voit sur les images.
L'autre jour dans le journal, il y avait un article d'un médecin spécialiste qui
donnait des conseils pratiques.
Seul ou à deux ?
Avec des jolis mots scientifiques.
Vulve, algolagnie,
cunnilingus.
Ça, c'est vraiment dégoûtant.
Oh, qu'est-ce que vous avez fait
? Sortez, Sœur Maria.
Vous serez punie.
Voilà votre avocate, fille du démon.
Les sœurs avaient des mines bizarres.
Il s'est passé quelque chose ? C'est des histoires entre elles.
Vous savez ces religieuses, elles ont en privé des drôles de relations.
Ah oui ? Dans quel genre ? Sado machin, c'est
connu.
Vous devriez changer de coiffure.
Vous ne voulez pas que j'essaie ? Cesse de jouer, c'est sérieux.
Qu'est-ce qui est sérieux ? Qu'on va me couper la tête ?
Vous
croyez que ça fait mal ? Écoute-moi, il faut que tu m'aides.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire de bêche ? Quelle histoire de bêche ?
Ne recommence pas à faire l'idiote.
On a trouvé une bêche de jardinier dans un placard de ta chambre.
Ça intrigue les enquêteurs.
Je sens plus que tu as été incapable de fournir la moindre explication à ce
sujet.
C'est exceptionnel de posséder une bêche dans un appartement en ville.
Alors dis-moi pourquoi.
Pour tuer l'assassin.
Explique-toi.
Cet homme qui nous épiait.
Et Rodin autour de nous, on savait qu'il avait une fausse clé.
Alors on voulait pouvoir se défendre.
Maintenant, où as-tu pris la bêche ? À la cave.
Il y avait une bêche à la cave ? Il faut croire.
Parce que je sais, moi.
Vous êtes comme je peux.
Tu ne veux donc pas sortir d'ici, alors que ce serait si facile ? Oh si, je veux
sortir.
Vous ne pouvez même pas deviner ce qui se passe.
Tout a l'air sans mystère. Les cellules sont bien propres, les religieux sont
bien propres, les prisonniers aussi.
Mais à la moindre faute, on nous emmène par les escaliers secrets, dans les
cachots souterrains.
Et là, c'est trop horrible.
Comme si on était au Moyen-Âge.
Allons, calme-toi.
Je suis là.
Il ne peut rien t'arriver.
Tu as fait un mauvais rêve.
...
Entrez. Bonjour, mon enfant.
Je ne vous imaginais pas comme ça.
On vous a donc parlé de moi.
Naturellement. Je suis le berger de toutes les agnelles perdues et je m
'intéresse aux fraîches arrivées de ce troupeau.
Sœur Julia m'a prévenu que vous auriez besoin de confesser un crime. Alors il
doit s'agir plutôt de ma cliente. Moi je suis seulement l'avocate.
Ah, bien.
Je reprends donc.
De confesser un crime que ne punit pas assez la justice des hommes.
L'invention.
Vous êtes blessée ? Non, pourquoi ?
Ce n'est pas
du sang, mais de la peinture rouge.
Une éclaboussure a dû sauter pendant le travail de notre jeune artiste.
Ah, bon.
Vous me rassurez.
À moitié, du moins.
Bien, je vous laisse.
Merci.
C'est une bien dure corvée qu'on vous fait faire là.
Mais non, c'est un très bon exercice.
Je voudrais vous demander quelque chose.
On m'a dit que... Est-ce qu'il y a des punitions corporelles quand vous êtes
prise en faute ? Des punitions ? Oui.
Ne craignez rien, mon petit, je suis avocate.
On m'a parlé de cachots souterrains, de chaînes, de fouets.
Et même pire.
Non, je n'ai jamais rien vu de pareil ici.
C'est dommage. Ça serait peut-être amusant.
Vous trouvez ? Amusant pour qui ? Je ne sais pas, moi.
Pour les spectateurs.
Vous êtes blessée ? Non, ce n'est rien.
Je dis m'écorcher un bouton ou une piqûre de moustique.
Sans m'en apercevoir.
Vous êtes avocate ? Oui.
Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ? Non, ce n'est pas cela.
Mais vous n'avez pas l'air.
Pourquoi donc ? Avocate, c'est quelque chose comme
juge. Oui, si tu veux.
Ou peut-être c'est exactement le contraire.
Paru étrange.
Avocat du diable, peut-être.
C'est vous qui l'avez choisi ? Non, désigné d'office. Ah,
pas de saint-office, sans doute.
Méfiez-vous de ces gens.
Méfiez-vous de ces lieux.
Mais pourquoi, mon père ?
L'accusation n'est qu'un prologue au crime.
L'internement, c'est l'apprentissage du vice.
Les prisons religieuses sont aussi, hélas, l'école du péché.
Du vice, mon père, que voulez-vous dire ? Je ne suis pas votre père.
Je suis pasteur de l'église non unifiée.
Et je veux dire qu'ici, c'est l'empereur.
Ne faites pas votre...
Petite Sainte Nitouche, j'ai surpris votre jeu.
Avec cette créature marquée par le démon.
Mais mon père, je ne comprends pas, où est le mal ? Le mal est là.
Et là.
Et là ! C'est vrai mon père, il y a une des sœurs qui me touche souvent à cet
endroit. Je croyais que c'était par hasard.
Vous, petite malheureuse, donnez-moi des détails, aussi nombreux et précis que
vous pourrez.
C'est pour votre salut.
Et puis, j'ai aussi surpris des scènes dont je ne comprenais pas le sens.
C'est peut-être de cela que vous parlez.
Des scènes entre qui ? Eh bien, entre les sœurs et des jeunes prisonnières,
surtout les plus jolies.
Racontez ! Vite !
Décrivez-moi tout avec soin.
Ou bien le dieu de colère vous fera brûler toute vivante un petit feu.
Mon père, je n'ose pas.
Tu vas parler, dis ! Putain !
Sous-titrage
FR ?
Sous-titrage FR ?
Et pour faire ça, vous avez demandé de la peinture et des pinceaux ? Oui, ma
sœur. Vous ne trouvez pas ça joli ? Peut-être que vous n'aimez pas l'art
moderne.
Rabillez-vous, insolente ! Mais lavez au moins votre corps ! Si c'est possible.
Comment laver mon âme, ma sœur, dans une si petite cuvette ? Tous les parfums de
l'Arabie ne pourraient purifier... Ne me touchez pas ! Vie visqueuse ! Impudique
! Criminel !
Il n'y a que vous regarder pour savoir que vous êtes l'assassin.
Je ne vois pas le rapport, ma sœur.
Jésus était innocent.
On l'a condamné à mort parce qu'il avait le don d'exaspérer.
Je parlerai à mon avocate vos propos affamants.
Parlons-en de votre avocate.
Vous voulez savoir où elle est en ce moment ? Et ce qu'elle y fait ? Venez,
suivez-moi.
C'est un ordre.
Tenez ma sœur, voilà le voile de Véronique.
Je me vengerai.
Carresse-moi.
Ici ? Oui, ici.
Mieux que ça, idiot !
Cette nuit, j'ai rêvé du pasteur.
Il venait pour célébrer mon mariage, et il profitait de ce que j'étais à genoux
sur le prédieu pour me caresser sous ma robe.
Ça m'infourageait dans les froufrous de dentelle, et remontait entre mes cuisses
jusqu'au sexe.
De toute façon, ça ne m'étonne pas de lui, c'est un obsédé sexuel.
Mais il n'en a plus pour longtemps, lui non plus.
Maintenant, il va se suicider.
Tous les gens qui t'approchent sont donc fous, menteurs, pervers.
Mais rien n'existe que dans cette petite tête.
À propos, comment va votre petite amie ? Peut-être as-tu seulement trop d
'imagination. Je ne sais pas ce que tu crois avoir vu dans la salle de musique.
Sœur Julia était avec moi et a vu aussi... Je n'ai aperçu que toi, en
chemise de nuit, comme une somnambule.
Quant à Sœur Julia...
Tu prétends qu'elle te déteste.
Elle serait donc prête à dire n'importe quoi pour te faire du mal.
Qui parle de me faire du mal à moi ? Ce n'est pas dans votre pouvoir.
Et puis cesse de me tutoyer.
La reconstitution aura lieu demain.
Essayez de ne pas faire de bêtises pour une fois.
Je vous accompagnerai à votre ancien appartement.
Le commissaire de police nous y rejoindra.
Il y aura aussi un magistrat, mais ce ne sera pas le même, sans doute.
Ce
ne sera pas le
même, sans doute.
Écoutez, mon père, le sang qui bat trop fort et demande à sortir.
Écoutez le flot montant du plaisir que nul amour ne purifie.
Connaissez-vous, mon père, le sang des filles qui jaillit sur la chair blanche
en ruisseau de feu ? Touchez mes seins, touchez mes hanches.
J'ai dans tout le corps une mer violente et douce qui coule lentement, hors de
moi. Hors de moi.
Mon père, il faut m'exorciser.
Laissez-moi, démon.
Je suis maintenant déjà vieux et malade.
Exorcisez-moi.
Déchirez ma chemise.
Griffez ma peau fragile.
Écrasez ma chair dans vos mains, dans vos bras.
Laisse-moi.
Laisse-moi dans ma tombe.
Punissez-moi, mon père, si vous en êtes encore capable.
Autrefois, vous m'auriez brûlé comme sorcière.
Après m'avoir longuement enfoncé des aiguilles dans tout le corps pour
chercher la marque du diable.
Caché toujours aux points les plus secrets.
Et vous auriez joui de mes hurlements et de mes râles.
Sous-titrage ST' 501
Liberté ! Liberté !
Désordre. Relapse.
Reconstitution. Reconstitution.
Reconstitution.
Plaisir.
Récidive.
Récidive.
Récidive.
Permutation.
Désordre !
Viole
!
Parricide,
parricide, parricide, parricide, parricide, parricide, parricide.
Aversion.
Aversion.
Je.
Une paire de chaussures.
Deux paires de chaussures.
Trois paires de chaussures.
Table du verre cassée.
Du sang ! Du sang.
La mer déferle sur la plage.
Alors qu'est-ce qu'on fait ? On attend un peu.
On attend quoi ? Eh bien le parquet, le commissaire de police, tous les gens qui
doivent être là pour la reconstitution.
Qui jouera l'assassin ? Je ne sais pas.
Un flic probablement.
Peut-être ce type qui est en faction à la porte.
Et le rôle de Nora ? Ils ont prévu quelqu'un, sûrement.
Ça commence à quelle heure ? En principe maintenant, mais ils sont toujours en
retard.
On attend toujours quelqu'un ou quelque chose.
Qu'est-ce que tu fais ? La reconstitution.
Ils ne vont pas arriver tout de suite.
À mon avis, s'ils sont là dans une heure, on aura de la chance.
J'ai soif.
T'en veux ?
C'est fou ce que tu lui ressembles.
Tu es folle.
Tiens, fais ça.
Surtout ne crie pas.
Ça va s'arrêter et ils n'oseront rien.
Je crois que je vais...
Tu es belle.
Voilà, c'est fini.
La reconstitution n'aura pas lieu.
Votre innocence est enfin prouvée.
On a retrouvé le voyeur assassin et il a fait des aveux.
Vous êtes blessé ?
Ah
bon ? Alors tout est à recommencer.
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