All language subtitles for La bataille De Gaulle l age de fer-2026 partie 1-fr

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Original subtitles

La pendule fait tic tac tic tic, les oiseaux du lac pic pac pic pic, glou

glou glou font tous les dindons, et la jolie cloche ding ding dong, mais boum,

quand notre coeur fait boum, tout avec lui dit boum, et c'est l'amour qui s

'éveille.

... ...

...

... ...

Vers 4h30 du matin, nous avons appris que deux aérodromes hollandais étaient

bombardés par l'aviation allemande. Et quelques minutes plus tard, nous avons

aperçu à travers les fenêtres du ministère des Affaires étrangères les

premiers bombardiers allemands qui survolaient Bruxelles. Nous avons

entendu les premiers éclats de bombes.

Aucune contestation.

Aucun... Ici

Radio Paris.

Longueur d'onde 312-29.

Hier au matin, les Panzerdivisions allemandes ont contourné la ligne

Maginot par les Ardennes et sont entrées sur le territoire français.

Nos soldats se sont sacrifiés heure après heure, mais nos défenses sur la

Meuse sont tombées.

Aujourd'hui, ils se battent encore.

Après les guerres arènes et valenciennes, les civets sont passés au

bas de la ligne.

Le foudroyant appareil militaire déchaîné par Hitler contre la France

semble inarrêtable. Et les civils des régions de l'Est et du Nord sont appelés

à suivre les ordres d'évacuation des autorités.

Les troupes allemandes s'approchent de la petite ville de Montcornet qui ouvre

la route vers Soissons et Paris.

A l'heure où nous parlons, la 4e division cuirassée du colonel de Gaulle

fonce vers Montcornet pour verrouiller l'axe de progression ennemie.

Mon colonel, les Allemands ont pris mon cornet.

Vous les avez vus ? Eh bien, moi, je vais aller voir.

Il faut faire demi-tour, mon colonel.

Dépassez les unités.

Mattez la vitesse.

Jusqu'où, mon colonel ? Jusqu'à ce qu'on nous tire dessus.

Mon colonel, 10 unités sont loin derrière.

Qu'est-ce qu'on fait ? À la direction de mon bras.

On a honte de limiter les pertes. Faut faire demi-tour maintenant. Mon colonel

!

Il m'a tiré ! Dans la direction de mon bras ! Il m'a crié !

S'il te plaît !

Mon colonel, on est tout seul au milieu de l'ennemi, à quoi ça sert ? On a

perdu, c'est la débandade ! Ai-je l'air de débander ?

Continuons.

Français, de notre cœur serré, je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le

combat. Moi, Maréchal Pétain, j'assure à partir d'aujourd'hui la direction

de la France.

Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est

prêt à rechercher avec moi, entre soldats, après la lutte, et en honneur,

les moyens de mettre un terme aux hostilités.

Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside et

fassent taire nos revoirs.

Vous êtes libre, Courcel.

Vous pouvez disposer.

Continuons.

C'est la panique à Londres depuis que la France a rendu les armes. C'est pour ça

que je viens.

La France a eu des hauts et des bas depuis Covis, mais elle ne lâche pas ses

alliés.

Il faut que je m'adresse aux Français.

Vous n'avez pas entendu le maréchal ? Madame, il y a 200 000 soldats d'amants

en France.

Que voulez-vous qu'ils fassent contre 40 000 Français ?

Allez,

c'est fini, petit.

Entre chez toi.

Monsieur ?

M. le Président.

Les chefs qui depuis de nombreuses années sont à la tête des armées

françaises ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Mais le dernier mot est-il dit ? Non.

Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite...

Il faut qu'il y ait un soleil.

Il faut qu'il y ait une espérance. Il faut que quelque part brille et

brûle la flamme de la résistance.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres.

Le maréchal veut vous voir, Amiral.

Vous le connaissez, ce De Gaulle ? Un petit colonel nommé général en pleine

débandade.

qui remercie son pays en crachant sur son gouvernement depuis Londres. Et qui

refuse l'armistice.

On ne l'a fait pour moins que ça.

Allons-y.

L'armée française doit rester neutre et désarmée. Sous le contrôle des

Allemands.

Sous le contrôle de l'amiral de la flotte, principalement.

Spiers, pourquoi ne pas emmener Darlon à Londres ? Où est-il maintenant ? J'ai...

Il est trop long.

On a toujours un oeil sur lui.

L'armée française a été abandonnée par la défaite.

Les soldats l'honorent encore plus comme résultat.

Même Marshal Pétain ne pouvait pas le forcer à envoyer sa puissante équipe aux

Allemands. Une puissante équipe ? C'est une puissante équipe.

Et peut-être que nous pouvons l'éloigner si nous jouons nos cartes.

Nous ne savons pas où il se trouve.

Il ne pense pas beaucoup à Pétain.

Mais il haite l'opinion open.

C'est pourquoi avoir quelqu'un à Londres qui insulte l'ancien marshal sur les

étoiles est exactement ce que nous ne devrions pas faire.

Qu'est-ce qu'il s'appelle encore?

Gold.

Degas est le seul général français qui veut continuer à combattre les germes.

Un général provisional déchiré, Spears.

Le traître, comme il est maintenant connu aux Français.

Ecoutez, nous pouvons avoir l'admiral Dallon avec son équipe, ou nous pouvons

avoir Degas avec son affichage.

Nous ne pouvons pas avoir les deux.

Je suis désolé, c'est à ce que ça s'applique.

Sous-titrage ST'

501

Monsieur le Premier ministre, les Français ont besoin d'entendre une voix

qui leur dit de se battre.

Et moi, j'ai besoin de la flotte française.

J'étais ravi de vous laisser parler à la BBC.

Et je peux vous dire que j'étais bien le seul... L'Angleterre doit rester ferme

sur ses principes.

Pour tous ceux qui, comme moi, croient en sa victoire.

Ça ne fait pas beaucoup de monde, même ici.

Je dois pouvoir continuer à parler avec votre gouvernement, même

s'il a honteusement capitulé.

La France n'a pas capitulé.

Peut-être un signe en bas de la page. La France a capitulé et personne ne peut le

contester. Eh bien, moi, je le conteste.

Vous...

Ce que signe Pétain n'engage pas la France, dès lors qu'il agit sous la

contrainte de l'ennemi.

Général de Gaulle, la France est un vieux pays, un grand

pays.

Je n'ai pas, infortunément, le pouvoir de remplacer son chef d'État.

Monsieur le Premier ministre, Je formerai un grand comité national avec

tous ceux qui viendront à moi.

Les ambassadeurs, les gouverneurs.

La France dispose de grandes armées intactes d'Alger à Dakar dans tout l

'Empire.

Reconnaissez-moi et nous lèverons l'armée de la victoire.

Nous ? Vous êtes seul, général.

Nous sommes seul Winston.

Ici Londres. Vous allez écouter une déclaration importante pour tous les

Français.

L'engagement qu'a pris aujourd'hui le gouvernement britannique en

reconnaissant dans ma personne le chef des Français libres a une grande

importance et une profonde signification. Il permet aux Français

libres de s'organiser pour continuer la guerre aux côtés de nos alliés. Je

décide ce qui suit.

Premièrement.

Je prends sous mon autorité tous les Français qui demeurent en territoire

britannique ou qui viendront à s'y trouver.

Deuxièmement, il sera formé immédiatement ici.

Il sera formé immédiatement ici, une force terrestre navale

aérienne.

Cette force sera composée pour l'instant de volontaires. Cette force concourra d

'abord à toute résistance française qui se fera partout dans l'Empire.

J'appelle tous les militaires français de terre, de mer et de l'air à venir s'y

joindre. J'invite à s'y enrôler tous les jeunes gens et tous les hommes en âge de

porter les armes.

Généraux.

Qui est-ce ?

Look, if I don't tell you, your cabinet will.

He's making it look ridiculous.

Allow me to appreciate true panache in a soldier.

People like him won the great war, not your usual run-of-the-mill pen pushers.

Still, betting on de Gaulle seems like something of a leap of faith, don't you

think?

Antony, this is not my first war.

If he fails, we'll get rid of him.

Encore merci, monsieur Pleven.

Bon général.

Ravi. Monsieur l'ambassadeur, vous prenez les affaires étrangères, vos

monnaies et les finances.

Puisque Churchill nous a reconnus, il faut écrire une réponse officielle.

Attention, chaque mot compte, c'est un traité d'État à État. Mon général, les

Français de Londres feront chacun selon leurs convictions.

Et vous, monsieur l'ambassadeur ? C'est mon pot de départ.

Je vois.

Monet, je compte sur vous.

Mon général.

Le président Roosevelt me demande de le rejoindre à Washington.

Et Monsieur Pleven part avec moi.

L'ambassadeur a eu la gentillesse de réunir l

'élite de la communauté française.

Vous tous ici.

Le maréchal Pétain a livré...

La France a l'ennemi.

Vous pouvez le suivre dans la voie de l'humiliation ou vous pouvez choisir l

'honneur. Il n'y a pas de troisième voie.

Accepter l'armistice, c'est tôt ou tard faire le jeu des Allemands.

C'est nous qui devons ramasser le tronçon du glaive.

J'invite tous ceux qui veulent que la France soit libre à me rejoindre.

Le maréchal tente de protéger les Français. Il ne faut pas couper les

ponts avec lui, mon général.

Nous restons fidèles au maréchal Pétain.

Il a été nommé en toute légalité.

En général, le bateau qui devait emmener votre famille est arrivé sans eux. On

attend des nouvelles.

Autre chose ? Le gouvernement français vous a déchu de votre

nationalité et la cour martiale vous a condamné à mort.

Ah.

Passionnant.

C'est tout ?

Pas de visite, ni d'appel.

En général, on peut encore renoncer.

Il nous reste suffisamment d'argent pour partir au Canada.

Je suis un soldat, mon père.

Les malheurs de la France, j'en suis responsable.

Péché d'orgueil, mon fils.

Je sais, mon père.

Pourtant, je préfère disparaître plutôt que de voir la France accepter sa

défaite.

Sans elle, je ne sais pas où aller.

Combien de compagnies vous ont rejoint ? Pas même un solde, mon père.

Si vous avez besoin d'un aumônier ou d'un ancien officier de marine ? Les

deux.

Par la grâce de Dieu, tenez bon.

Allô ?

Qui

êtes

-vous ?

Je suis le général de Gaulle.

Repos.

Repos.

Blaise, c'est ça ? Bien.

Asseyez-vous là, vous allez répondre au téléphone.

Sir ?

Shit ! D. L. E. F. O.

N.

Merci d'être venu.

La France a besoin de vous.

Mon général, je me suis déjà fait mon opinion.

La République s'est déshonorée, mais c'est la République.

Mon rôle n'est pas de trahir une... Oh, je sais, c'est Washington qui a besoin

de vous. Là-bas, il manque de tout, tandis qu'ici, c'est l'opulence.

En tant que responsable des affaires étrangères et des finances, vous auriez

le droit de choisir votre propre bureau.

Sur quelle base discutez-vous avec les Britanniques ? Nous sommes la France.

Nous ? Vous ? Nous.

Si seulement vous étiez élu.

Ne serait-ce que d'un village.

Vous vous rappelez, sans doute, d'un type du nom de Clovis.

Eh bien...

Quand il est arrivé, la baraque devait être défendue contre tout le monde,

comme aujourd'hui. Nous étions au plus bas de la courbe. Seulement Clovis a

commencé à la remonter et il a battu les barbares à Tolbiac.

200 ans plus tard, on a eu Charlemagne.

Dans 200 ans, peut-être, on constatera que la France est repartie ici, grâce à

nous.

On vient tous de la même île de Bretagne, l'île de Sein.

On est des pêcheurs.

On a entendu votre appel et on est tous venus.

L'armistice, on n'y croit pas. On n'y croira jamais.

On ne veut pas des Allemands sur notre île. On est venus avec nos bateaux.

On en a quatre. C'est absurde, ils ne savent pas se battre. Ah si, si, on sait

se battre. On se battra même mieux que vous autres soldats.

Quel âge avez-vous, mon petit ? 18 ans, monsieur.

16 ans.

T'en aimas, toi ?

Bon, le temps.

J'espère que ça vous va.

À vos ordres, mon général.

Qu'est-ce que vous êtes venu faire à Londres, moi, Lambert ? La guerre, si

possible, mon général.

Très bien, nous sommes deux.

Je ne veux pas que ma famille me prenne pour un déserteur. Moi non plus.

Il me faut une armée.

Vous serez en charge du recrutement.

Rompez.

À vos ordres, mon général.

Capitaine Cuny, les jouets transgèrent.

Ah si.

Comme le métro. J'ai pris un pseudonyme pour protéger ma famille.

Capitaine Philippe de Haute-Cloque.

À vos ordres, mon général.

Capitaine de quoi ? Cavalerie.

Vous n'avez pas de famille, vous, au moins ? Une femme et six enfants en bas

âge, mon général.

Ils sont en France.

Pensez à un pseudonyme.

Ce sera Leclerc.

Vous parlez l'anglais.

Bon, vous allez me créer un service de renseignement.

Compris. Je vous formerai la première brigade de la France libre et vous serez

le premier à aller au choc avec les Allemands.

Bien, mon général.

Vous avez des munitions.

Alors trouvez-en.

That, not that.

Repeat after me.

I know that France... I know that France... Bien.

I know that France will rise... Rise.

Tout ça, c'est de la boyaudade ! I'm

sorry, madame.

Blaise ? Bonjour.

I know that France will rise again.

That's good.

Very good.

Thank you.

I do speak English, you know.

Pas du tout. Concentrez-vous, Blaise.

Que puis-je faire pour vous aider, mon général ?

Amiral Muselier.

Il me faut une flotte de guerre, par exemple.

Ce qu'il vous faut avant tout, De Gaulle, c'est

un emblème.

Vous voulez me vendre comme une savonnette ?

C

'est

la plus grande salle des boulevards.

Ce sera très mauvais signe qu'elle ne rouvre pas.

Et bien sûr, il y aurait des places pour vous et tous vos officiers.

Oui.

Pour vos soldats également.

Nous n'allons pas au cinéma dans la journée.

Oui, bien sûr. La pendule fait tic-tac, tic-tic. Les oiseaux du lac piquent,

piquent, piquent.

Glou, glou, glou font tous les danos. Et la jolie cloche ding-dong-dong. Mais

boum ! Quand notre cœur fait boum.

Tout avec lui dit boum. Et c'est l'amour qui s'éveille.

Tout a changé depuis hier. Et la rue a des yeux qui regardent aux fenêtres.

Il y a des boches et il y a des mains tendues sur la France, le soleil va

disparaître.

Boum, quand mon cœur fait boum, tout avec lui dit boum.

Et c'est la rage qui s'éveille.

Boum.

Dépêche-toi, il y a des postes à pourvoir.

Maréchal, vous avez capitulé alors que ma flotte n'a pas perdu une seule

bataille.

Je ne la donnerai pas aux Allemands.

Je ne me soumettrai pas.

Tout ce qui compte, c'est que vous ne l'envoyez pas en Angleterre.

Les Allemands nous le feraient payer trop cher. Contrairement à De Gaulle, je

ne suis pas un traître.

Entre la soumission et la trahison, il y a une troisième voie.

Celle de la raison.

Si c'est la vôtre, vous aurez votre place dans mon gouvernement.

Envoyez votre flotte en terre neutre.

Ministre de la Défense, et je reste amiral de la flotte.

La voie de raison.

Darlan a envoyé une troisième de sa flotte en Algérie, où les Allemands

pourraient facilement l'obtenir.

C'est trop grand une menace.

Nous avons essayé de parler à Darlan une dernière fois.

Il pense que nous perdons la guerre.

Et que nous devrions signer un traité avec les Allemands.

Il a fait sa choix, Winston.

Nous devons faire notre choix.

C'est une situation horrible.

Nous n'avons pas une choix, n'est-ce pas ? Non, monsieur.

All right, take them out.

Should we tell the goal?

No spam.

Voici les victimes d'une agression qu'un Français n'aurait jamais vu. Mon pauvre

Albert. Il a battu à 22 ans par les Anglais, sans pouvoir se défendre.

Il y a encore quelques semaines, cette escadre combattait côte à côte avec la

marine française.

Et sans prévenir... Je suis désolé, tante Catherine. Elle détruit alors une

flotte qui, il y a un mois, jour pour jour, a protégé les Anglais près de

Dunkerque et leur a permis de faire leur fameuse retraite victorieuse.

S'il en est parmi vous qui gardait un doute sur les sentiments du traître de

Gaulle, aujourd'hui, vous avez compris.

Il a levé le masque.

Marins français bombardés et coulés.

Et leurs frères d'armes enfermés ici.

Qu'est-ce qu'on va leur dire ? Qu'est-ce qu'on peut leur dire après ça ?

Battez-vous aux côtés de ceux qui viennent de tuer 1300 de vos camarades ?

Moi, je peux pas.

Il faut bien que quelqu'un le fasse, Muselier.

Pour l'ensemble, gardez-vous ! Marins français,

hier, un coup de hache s'est abattu

sur notre tête.

Il n'y a pas un Français qui n'ait appris avec douleur et avec

colère que des navires de la flotte française avaient été coulés.

par nos alliés.

Mais ceux qui ont livré notre pays à l'ennemi

auraient pu l'éviter.

Et comment ? En refusant la capitulation infâme

en vertu de laquelle, tôt ou tard, l'ennemi allait employer nos

navires contre l'Angleterre.

La France et l'Angleterre succomberont toutes les deux ou

gagneront ensemble.

Que ceux qui veulent, que ceux qui veulent combattre l'Allemagne restent.

Les autres peuvent sortir des rangs.

Gardez-vous.

Soldats de la France libre, je vous promets trois choses.

De rue de combat, jamais un tir entre Français.

Et la victoire.

N'attendez pas que je vous félicite, vous ne faites que votre devoir.

Et c'est tout.

Vous avez raison, c'est n'importe quoi. Qui se prend ça ?

Votre discours pour ce soir, mon général.

Déparlé par Spiers.

En anglais ? Trois pages.

Je suis venu vous présenter un homme remarquable qui peut aider notre pays à

défendre l'ennemi. S'il vous plaît, accueillez le général Charles de Gaulle.

Merci beaucoup.

C'est quoi la blesse ? Vous croyez que je suis serrurier ?

Tout va bien, maintenant que vous êtes là.

Le contact dans tous les pays de l'Empire français est fort la vie. C'est

rigolo. Tout ce qu'on a, c'est l'Empire français. Et on l'a pas.

Vous croyez que Jeanne d'Arc avait des jambières en béton pour lever le siège d

'Orléans ? Alors concentrez-vous et dites-moi ce qu'on a. Je vois Churchill

dans une heure.

Dites-lui qu'on a des pilotes d'avion sans avion et des commandants de bateau

avariés.

On a quelques recrues quand même.

Surtout des civils.

Pour faire la guerre, il faut des armes.

Je sais.

Mais pour Churchill, il me faut des ralliements.

Pleven.

Un seul gouverneur a répondu à votre appel.

Celui des îles Nouvelles-Zébrides.

La France libre n'a qu'à aller s'installer aux îles Nouvelles-Zébrides.

Les îles Zébrides, je...

Un peu plus à l'est.

Mon général.

Et Dakar, Alger ? Aucun signe ? Non.

Et rien du Cameroun non plus.

Le gouverneur du Tchad était prêt à rallier, mais il aurait fallu lui prêter

main forte sur le terrain.

On a qu'à envoyer notre bataillon imaginaire avec des épées en bois.

L'effet de surprise.

Leclerc, vous partez au Cameroun.

À vos ordres, mon général.

C'est de la folie, mon général.

Il ne fera pas un pas sans se faire arrêter et exécuter. Et vous, Pleven, au

Tchad.

Excusez-moi, lui, au Tchad ?

Je n'ai jamais mis un pied en Afrique, mon général.

Très bien, mon général.

Premièrement, mes condoléances en personne pour l'armée du maire d'Al

-Kabir.

C'était la décision la plus douloureuse que j'ai jamais faite.

Ce qui vous rend beaucoup plus difficile de vous dire qu'on ne peut pas continuer

de vous protéger.

Nous avons essayé, vous avez essayé.

Mais nous avons besoin des Américains pour participer à la guerre.

Et les Américains ont besoin d'alliés solides.

Nous allons reprendre l'Afrique.

I am talking about Africa.

Starting with the heart of the continent, le Tchad.

Tchad. C'est très simple.

Tout repose sur une antenne à ondes courtes qui se trouve être...

Au Tchad. Primo, un coup de force, tout en douceur. Mes troupes sont prêtes.

Il ne manque qu'à pouvoir les envoyer sur place.

Dezio, l'annonce.

Du ralliement du Tchad se propage par les ondes, causant un émoi considérable

au Cameroun.

À partir de là, l'effet domino devient inarrêtable. Mes troupes recrutent,

agitent, activent, pénètrent jusqu'au Sénégal pour faire basculer Dakar.

Mais... ça ne va pas suffire, pas pour prendre un port comme Dakar. Justement.

En parallèle, dans le secret le plus total, vous et moi lançons... Une

opération conjointe dans la baie de Dakar.

Marins britanniques, fantassins français surgissent ensemble un beau matin pour

cueillir le fruit mûr sans un seul coup de feu.

Mais I like that.

À l'Angleterre, la force, à la France, le verbe.

Si vous voulez.

Prime Minister.

Dakar, carrefour de l'Afrique.

De l'Europe, de l'Atlantique, Dakar.

Capitale de la France libre, Dakar.

Port de débarquement de l'Amérique.

De quoi avez-vous besoin ? Je puis avoir pour vous 10 avions samedi, le double

dans une semaine.

Un seul suffira.

Un hydravion fera l'affaire.

Un hydravion pour décider du sort de la France libre.

Général, j'imagine que pour cette épopée extraordinaire, il vous faut un pilote

exceptionnel. On va vous donner un bon pilote. J'ai déjà un bon pilote. Nos

carcasses marchent à merveille, mais elles sont spécifiques.

Il faut un toucher anglais. Je ne suis pas inquiet. Les pilotes français ont

survolé l'Afrique bien avant les vôtres.

Avec combien de crashs ? Les Français doivent être conduits au combat par des

Français. Ça me paraît une évidence.

No English pilot, no airplane.

I'm afraid we have hit a dead end.

Indeed.

Jones, your pilot. Marmier, votre pilote.

A vos ordres, mon capitaine. Deux pilotes pour se débrouiller.

Monsieur, en présence de Monsieur Pleven, commissaire à la France Libre,

je décide de proclamer le ralliement du Tchad au général de Gaulle.

Mon lieutenant.

Le Tchad.

L'Empire français se lève pour reprendre le combat.

Le gouverneur du Tchad vient d'en donner la preuve.

L'ex-général de Gaulle s'attaque à l'Empire de la France.

On parle uniquement du Tchad, maréchal. Messieurs, ça n'a aucun sens.

De Gaulle a un plan.

Leclerc est entré au Cameroun ? Non.

Et Vichy a envoyé des gardes frontières en urgence.

D'un vrai.

La France Libre, Groupe de Sentinelles. Tenez-moi votre arme. On va pas tirer

sur des Français.

Les Anglais ont déjà appelé trois fois, ils veulent annuler Dakar.

Qu'est-ce que je leur dis ? C'est de la folie, cette histoire.

Mon général, les renforts sont envoyés aux frontières et on n'a aucune nouvelle

de Leclerc.

Il plaît.

Merci, Blaise.

Si nous tuons un Français, la France libre ne sera plus jamais elle-même.

Anna !

Arrête ! Bougez pas ! Toi, bouge pas ! Lâche ça à la tête ! Allez ! Lâche ça !

Mais monsieur, bouge pas ! Donne ton arme.

Où est le gouverneur ? Là-haut.

M'inviteriez-vous à petit déjeuner, gouverneur ?

Général

? Victoire, Cameroun !

En route pour Dakar.

Allez, avant Dakar, un petit tour à la cave.

Papa.

120 bombes aujourd'hui. J'ai vu. Mais on a de quoi célébrer.

On dirait que votre plan farfelou fonctionne en Afrique.

En effet.

Quelle audace.

Vous êtes un malin.

Vous trempez bien votre monde avec votre aide vieille gouvernante.

J'ignorais que c'était jour de carnaval.

Ça, tout le monde ne peut pas s'habiller comme le soldat inconnu.

Je vais vous dire une chose que vous serez les seuls à savoir.

Savez-vous quelle est ma chanson préférée ?

Merci, mon ami.

Oh,

tout m'inflige et me nuit et conspire à me nuire.

Merci.

It's gonna be quite a day.

D'accord.

À l'aube.

Le soleil se lève sur le port, un soleil glorieux. La population s'éveille

devant notre armada.

Et, surprise, vous voient lui parler depuis l'âge.

Sur la rive, les partisans nous acclament. Le soir, ils trinquent avec

vous du champagne millésime à la victoire finale.

Ici,

Votre téléphone sonne.

On vous passe. Le président des États-Unis. L'Amérique entre en guerre.

Hitler a perdu et vous avez gagné.

Quand je vois nos soldats marcher joyeux, nous

y comptaitre.

Ah, je dis, marquons-le pas, comment jadis la France est belle,

comme autrefois.

Sola, je revois, car nous décrétons la victoire.

Marchez à la gloire, mes chers enfants, revenez

triomphants.

C'est ma chanson préférée.

Dakar.

Peuple de Dakar ! Ici le général de Gaulle, chef de la France

libre. Je me présente devant vous.

avec nos alliés britanniques.

On ne voit rien avec cette brume.

Peuple de Dakar, répondez à mon appel et rejoignez-moi dans le

combat pour libérer la France.

Just come through, sir.

Peuple de Dakar ! C'est en feu ! C'est en feu !

C'est en feu ! C'est en feu ! C'est en feu ! C'est en feu ! C

'est en feu ! C'est en feu !

Et maintenant, il y a Stuart et Brooke.

On va les couler.

Churchill a besoin de Dakar.

Pas au prix d'une guerre civile entre Français.

Chassez le feu.

On ne tire pas sur les Français.

Très bien.

Gardez vos principes et dars-les en garde, Dakar.

Vous en assumerez les conséquences.

Kronenhof.

Félicitations, Amiral.

Je n'ai fait que mon devoir.

Vous savez, si vous étiez prêt à sympathiser davantage avec les

Allemands, vous feriez un bon Premier ministre.

C'était

une concatenation de...

circumstance and rotten luck. Please don't tell me about the fog.

Your quixotic general taught us one thing at least.

He's useless.

He thought. You thought.

I thought. You anointed him in a fit of despair, didn't you?

The Free French, huh?

I'm amazed you believed in his fairy tale.

It's clear now, his kingdom is nothing but empty promises, complete fiction.

Monsieur le Président, je prends toute la responsabilité pour De Gaulle.

Mais en laissant Dakar à côté, je pense que vous pourriez m'agir d'un très bon

défilé.

Je veux dire, pour une île sans amis, face à un continent d'ennemis, je crois

que la Grèce et son empire seront formidables alliés.

Quand vous êtes prêts, c'est ça.

Mettez votre maison en ordre, mon ami, et faites-le maintenant.

Monsieur ? Nous devons trouver quelqu'un d'autre.

J'avais du mal à De Gaulle.

Consell, on va rejoindre Leclerc au Cameroun.

C'est la dernière option.

Ça y est, nous sommes en territoire français.

Regardez, Courcelles, la végétation commence.

Regardez ces cases, ce sont de gros villages.

Vous ne les voyez pas, mais il y a d'énormes troupeaux. C'est un pays

fantastique.

Monseigneur, nous avons perdu le moteur.

Nous allons tenter un atterrissage sorti.

Accrochez-vous ! Accrochez-vous pour ça !

Ce

siècle nous a fait naître dans un âge de fer.

Redonnez vie à ce qu'on nomme l'âge d'or.

J'ai rencontré jeudi dernier le chancelier du Reich.

Cette rencontre a suscité des espérances et provoqué des inquiétudes.

Je vous dois à ce sujet quelques explications.

Une telle entrevue n'a été possible quatre mois après la défaite de nos

armes que grâce à la dignité des Français devant l'épreuve.

Grâce aussi... à l'héroïsme de nos marins, à l'énergie de nos chefs

coloniaux... Fernand, rasseyez-vous ! Oh,

p'tit con ! Tu

remets.

Fernand, remettez-le, et retournez à votre place.

Tu remets.

Belle rentrée.

T'es d'où ? D'ici même.

J'aurais dû oublier.

Il était pas mal ce discours de pétain.

Vous avez une radio clandestine ? C'est ma sœur.

Elle récupère les pièces à sa boutique et on bricole ensemble.

Pierre, qu'est-ce que tu racontes ? C'est bon, Livia, il est pas avec les

touristes.

Qu'est-ce que t'en sais ? Je te rappelle le soir de la capitulation.

Quand je t'avais dit qu'il fallait qu'on aille à l'Arc de Triomphe pour lancer le

mouvement, tu m'avais dit qu'il y aurait personne.

Bah lui, il y était.

Faut reconnaître qu'il y avait pas grand monde.

Enchanté, madame.

Fernand.

Il a penché un portrait du maréchal en plein cours.

Si le professeur Dressen n'était pas intervenu, il sera à l'hosto.

De quoi ça sert de pencher un portrait ? Vous croyez que ça va faire fuir les

Allemands ? Faut que j'y aille.

Attends. Le couvre-feu ? Y a pas de couvre-feu. Monsieur le héros ! Si vous

êtes courageux, c'est trop vous demander que de pas mourir bêtement.

Au revoir, madame.

Certains parlent de manifester le 11 novembre.

Ça, ça peut faire chier les touristes.

Mon général ! Mon général ! On a pris un nouveau message de l'ombre. Un général 5

étoiles a été reçu par Churchill à Downing Street pour vous remplacer.

Churchill lui a prêté son avion personnel.

Il a rejoint Pleven au Tchad pour le mettre sous ses ordres.

Sous-titrage ST'

501

Mon général ? Salut de me saluer.

A vos ordres, mon général.

Repos, mon général.

Ils sont gentils, tous, mais s'ils pensent que c'est une sinecure...

Bienvenue sur les terres de la France libre, mon général.

Vous

êtes

la France, mon général.

Vous êtes l'espoir.

Je sais, Leclerc.

Je vois.

C

'est

librement. Je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi de

sa part aucun dictat, aucune pression.

Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays.

J'en ai accepté le principe.

L'organisme 6 à Vichy, qui prétend porter ce nom, est inconstitutionnel et

soumis à l'envahisseur. Il faut donc qu'un pouvoir nouveau assume

la charge de diriger la France.

Les événements m'imposent ce devoir sacré.

Je n'y faillirai pas.

Officiers français, soldats français, Citoyens, Français, des chefs séniles

veulent livrer à l'ennemi l'empire intact de la France.

Debout ! Et aux armes !

Il me faut ça, ça et ça.

Koenig, vous serez le premier à rendre à la France son honneur.

Reprendre le combat contre l'ennemi.

Vos hommes sont-ils suffisamment formés ? La France ne peut se permettre une

nouvelle capitulation.

J'entends, Spears.

Dites-moi quand je dois l'appeler.

Eh bien, je serais absolument ravi d'accueillir votre

premier ministre ici, à Brazzaville, capitale de la France libre.

Vous n'êtes pas de Gaulle, Spears ?

De Gaulle n'obéit qu'à la France.

Évitez à moi les moustiques.

Spears, les moustiques ne piquent pas le général De Gaulle.

Le général, le général.

Écoute pas lui.

C'est la seule chose à faire. Le 11 novembre.

Hors de question.

Honte, Aspyrs.

Le perfide Britannique est venu me menacer avec ses moustiques.

Unbelievable.

Je suis navré d'apprendre que les moustiques ne vous obéissent pas,

général de Gaulle.

Attention.

Plaise.

Il veut nous enfermer dans la Tour de Londres.

Il doit.

C'est la fièvre.

Pas uniquement.

C'est son espoir.

En général.

Good luck !

J'en ai plus.

Moi non plus, j'en ai plus. Enfin si, j'en ai, mais... Rends-moi ça. Allez ! C

'est tout froissé maintenant.

Vous croyez que ça aura un impact pour De Gaulle ? Ça dépend.

Je pensais qu'on sera combien à l'Arc de Triomphe ? Trois. Et encore.

Son patron au magasin, il dit que De Gaulle n'existe pas.

Il n'y a personne qui s'appelle De Gaulle.

C'est qui le général qui parle à la BBC, alors ? Un acteur.

Payé par les Anglais.

Oui.

J'avais tout entendu.

De Gaulle, le foyer des Juifs. De Gaulle, la pute de Londres. Mais là...

Et si on n'est vraiment que trois à l'arc de triomphe ? Dans ce cas, on sera

quatre.

Il y aura toujours un vainqueur de 14 qui viendra exhiber sa croix.

Au moins, on l'aura lui.

Elle a des fautes de se battre.

Mon père l'a eue, la croix de guerre.

Désolée.

Il est mort ? Non.

Il est parti vivre à Alger avec une femme.

Il me l'a laissé.

Et moi, six mois après, j'aurai eu l'âge de me battre.

Je voulais aller dans les tanks, mais mon oncle m'a pas laissé gonger.

Bon, j'ai fini.

Plus de papier.

Je sais vraiment pas comment on va faire pour distribuer tout ça.

J'ai tout prévu.

Sous-titrage Société Radio-Canada

On se barre.

Allez chez vous !

On fait sur la scène ?

Ah

mais c'est des gaules ! Des gaules ! Comment ça ?

Bien joué, ma sœur.

Alors,

on a bien penché le portrait du maréchal, là, non ?

On a repris Paris.

On va reprendre la France.

Bientôt, on sera libres.

Et toi qui avais peur qu'on soit trois ? Tiens, donne-moi tes gaules.

Laissez passer la France libre ! Laissez passer la France libre ! Attention, hop

!

Tu crois qu'on est combien ? Un, deux, trois, quatre.

Alors Fernand, on drague ? T'as le cœur qui flic boum ? Qu'est-ce que tu fais ?

Regarde ! Regarde ici, espèce de crétin ! C'est sur la part des vaches !

A France.

A France.

Fernand, tu pars à Alger chez ton père.

Je t'ai obtenu à laisser passer pour Marseille.

Non, non, non, pas de discussion, Fernand.

Les Allemands sont en train de perquisitionner.

Ils arrêtent les manifestants chez eux.

Fernand ! Fernand ! Laissez-moi !

Sois raisonnable.

À une condition.

Je n'ai pas pu obtenir de laisser passer pour elle.

Elle est juive.

On bouge pas.

Prends-la toi.

Ils vérifieront pas le nom.

Jean Moulin. J'habite ici.

Je peux passer ?

Le républicain d'Alger, Robert de Montmorency.

De France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de France, de France, de France, de France, de France, de France, de

France, de

T'as reçu un courrier ? Je t'ai remis sur ton lit. Bonjour, Adrienne.

Tu pourras lui faire les matchs, hein, non ? Bien sûr.

Maman, quand est-ce que je pourrais retourner à l'école ? Vous prenez ça au

maréchal Pétain, ma chérie ? Eugène ! J'ai mis les juifs à la maison.

Demain, quoi, les poils jaunes ?

Je veux me battre, papa.

Il y a un an, les lycéens manifestent en plein Paris au péril de leur vie et vous

n'êtes même pas capable d'entrer en contact avec eux.

À quoi passez-vous vos journées ? Facile ! Je vous ai demandé d'établir une tête

de pont en zone sud, une en zone occupée. C'est un concept simple, même

pour un polytechnicien. Mon général, à chaque fois qu'un Français réussit à

venir à Londres, il est reçu par les Anglais. Je n'en entends plus jamais

parler.

L'Allemagne a déclaré la guerre aux États-Unis.

Par conséquent, l'Amérique rentre en guerre.

Churchill est en route pour Washington, mais il nous demande de suspendre toute

activité contre Vichy jusqu'à nouvel ordre.

Muselier est au large de Saint-Pierre-et-Miquelon, avec trois

corvettes et un sous-marin. Faut le prévenir, tout de suite.

Il s'apprête à rallier l'outre-mer à la France libre, mais... En général, on

parle de deux petites îles et d'un village enneigé toute l'année. On peut

sans problème le laisser à Vichy.

L'Amérique, 35e armée du monde en 1940, va gagner la guerre et devenir l'unique

seigneur de l'Occident.

L'Angleterre restera quand même toujours... Tous les autres pays seront

vassalisés, y compris l'Angleterre. Et dans ce monde nouveau, la France, elle,

restera souveraine.

Mais comment ? Vous avez raison, Pleven.

Il faut créer l'événement.

Là, c'est musulier. C'est une question de souveraineté.

Vous êtes Don

Quixote ?

J'ai le soutien de mes journalistes avec leurs aventures.

Qu'ai-je à dire ? Monsieur le Président, nous avons besoin d'un avancement

bientôt.

Nous sommes sur nos pieds.

Nous avons les avions, les navires, les hommes, pour durer plus longtemps.

Les Allemands construisent leur présence en Afrique du Nord. Nous ne pouvons pas

se battre partout à la fois.

Je suis sympathique de votre honnêteté, Premier ministre.

Mon général, il est là.

Monsieur Moulin, heureux que vous ayez pu rejoindre Londres.

Que sont devenus les jeunes manifestants du 11 novembre ? Difficile à savoir.

Certains croupissent en prison, d'autres sont passés dans la clandestinité.

Ils ont fait à l'arc de triomphe ce que notre armée a été incapable de faire.

Ils ont allumé une étincelle.

Et Vichy va devoir faire avec.

Partout, des réseaux sont en train de se former.

Sont-ils solides ? En général, ils sont isolés, éparses, peu organisés. Pas

d'armes, aucun moyen de communication, sans directive.

Mais ils ont la rage au cœur, ils veulent se battre.

Sont-ils au courant de nos actions ? Le bombardement de Mersel-Kébir a laissé

des traces.

Dakar aussi.

La propagande martèle que vous êtes vendus aux Anglais.

Mais l'affaire Saint-Pierre et Miquelon a démontré le contraire.

Pas de gain.

Nous devrions parler de quelque chose de plus important que l'île de Saint-Pierre

et Mika. Mais, Premier ministre, une île juste à notre côte.

Nous ne pouvons pas avoir votre homme lancer une attaque contre elle. Ce n'est

simplement pas possible, mon Dieu. N'était-ce pas assez Dakar ? Les gens

américains ne vont pas s'amuser avec ces aventures de chivalrie.

Pas quand nous leur demandons de combattre un ennemi qui est puissant,

inutile et assez rationnel.

Un ennemi qui n'est pas en train de tomber sur des murs d'air.

Peut-on établir le contact ? Peut-on disposer d'avions ? À chaque pleine

lune, tout phare étant, quand les Anglais acceptent, toute la logistique

repose sur eux.

Je repartirai à la prochaine lune.

Il me faudra une radio.

Monsieur le Préfet, votre valeur ici est inestimable. Là-bas, vous seriez la

première cible. Je ne peux pas risquer de vous perdre.

Mon général, je connais le terrain.

C'est là-bas que je serai le plus utile à la France.

J'écrirai sous le nom de Rex.

S'il vous plaît.

Général de Gaulle.

Mon général.

Je vous ai invité à venir ici.

Je n'ai pas dit mon général, je ne l'ai pas invité.

Général, je vous ai convoqué.

J'ai très bien compris.

Je n'ai rien à vous dire.

I have nothing to tell you. No, just go, just go.

Peake, you translate.

Mr. Peake from the Foreign Office has the dubious privilege of being your new

liaison officer, replacing General Spears.

Je vais avoir le privilège... Spears avait un ego surdimensionné.

Mais il a aussi un ami, le Président.

Le Général Spee est un ami.

Oui, merci.

Qu

'est-ce que

tu joues ? Dans ces petites îles ? On a tellement à faire !

Si vous aviez attendu une semaine, j'aurais pu donner mon

accord.

Vous aviez besoin de demander la permission à l'Amérique.

Je croyais que la Grande-Bretagne était une nation souveraine.

My mistake.

Tell me, General, does Admiral Muselier know you ordered him to land against my

express instructions ? Je ne m'occupe pas des affaires internes du

gouvernement britannique. J'ose croire que vous faites de même avec les

affaires françaises. Bofco.

Mais laissez-moi dire que je trouve cet admiral, cet admiral de haut niveau, de

plus en plus agréable à travailler avec. Je le trouve rationnel, congénial, les

qualités que l'on cherche dans un leader.

Je me souviens qu'il y avait un problème avec le cocaïne.

C'était tout un malentendu. En ce moment, nous devons mettre fin à ce

Saint-Pierre et que nous puissions nous réparer.

Prendre l'île à Darlan, à Pétain.

Vous plaisantez.

Comment pouvez-vous soutenir ceux qui collaborent avec Hitler contre ceux qui

le combattent ? Ce n

'est pas à Hitler que vous faites la guerre, c'est à moi

! Regardez-vous.

L'Allemagne, l'Italie et le Japon ne vous souffissent pas.

Vous voulez aussi vous battre contre l'Angleterre et l'Amérique.

Je prends ça pour une plaisanterie de très mauvais goût. Car s'il y a un homme

sur lequel les Anglais ont pu compter, c'est moi.

Vous, vous ne causez plus de tracasse que tous les autres gouvernements

réunis. Les dossiers qui vous concernent prennent plus de place que tous les

autres mis bout à bout. C'est normal.

La France est une grande puissance.

Général de Gaulle, j'espérais en vous reconnaissant que vous pourriez nous

aider. Vous avez échoué et nous allons devoir changer de stratégie.

Par conséquent, vous mettez fin à l'alliance entre la

France et l'Angleterre. Entre de Gaulle et l'Angleterre. Pourquoi discuter avec

de Gaulle s'il n'est pas la France ? Vous n'êtes pas la France !

Je ne vous reconnais pas comme la France !

C

'est toujours un plaisir de vous voir, madame.

Madame Turcu.

C'est tellement charmant !

Et vous, de Gaulle, je vous propose le poste de gouverneur du Tchad.

On est chez les fous.

Démerdez-vous.

Il a disparu, monsieur.

Il s'est caché dans sa maison à Hampstead, avec sa femme et sa fille.

Sous-titrage ST'

501

C'est pas grave.

Christian, viens m'acheter.

En t'écrivant, j'enfreins les règles que je me suis fixées.

Mais hier, j'ai appris que Pierre avait été fusillé.

Je sais qu'il aurait voulu que je te le dise.

À Paris, nous n'étions pas nombreux à pouvoir nous parler et nous comprendre.

Jusqu'à cette journée, la plus belle et la plus terrible de toute ma vie.

Sur le quai de l'égard, j'ai compris que je devais disparaître.

Adieu, Fernand.

Tu comptais pour lui.

Hitler's Africa Corps continues to wreak havoc against the British in North

Africa, eroding confidence in Churchill's military strategy.

The tide is turning, Winston.

We lose North Africa means we lose the Mediterranean, and then the war. Our men

are outgunned and outnumbered by Rommel's 30,000 soldiers and tanks.

Rommel's victorious offensive continues.

Our forces had to abandon El Agheila and retreat to Tobruk.

Rommel now zones in on Tobruk. If he succeeds,

it will give him free access to Egypt, leaving the British no choice but to

surrender and lose the war.

Londres. L'Afrique du Nord change de couleur sur la carte et devient de plus

en plus allemande. Les Français libres en entraînement dans la zone s

'interrogent sur leur futur si la défaite annoncée des Anglais a lieu dans

les prochains jours.

Nous ne pouvons pas combattre une guerre sans l'huile. Donnez-moi une minute,

Anthony.

Je suis

venu.

C'est presque toute notre huitième armée, trappée dans Bruxelles.

C'est un total désastre.

Pourquoi nos hommes ne peuvent pas tomber ? Parce qu'il n'y a pas assez de

temps. Les Allemands peuvent sortir demain, le lendemain.

Qu'est-ce que c'est ? Bia Hakim, monsieur. C'est un petit outposte dans

le désert. Il n'y a que 3000 soldats sous-équipés, libres français.

Nous ne pouvons pas leur demander de se battre contre Rommel.

Pourquoi pas ? Parce que ça serait si cruel comme si c'était pointillé. Rommel

est en train de se battre avec 30 000 hommes, monsieur.

Tanks, artillery, planes.

Mais plus ils s'attirent, plus nous sauverons Tobruk, correct ?

Et ils se battraient jusqu'à la fin pour De Gaulle.

Laissez-le.

Qui, monsieur ? La bête de Hampstead.

Non, c'est un sacré sacrifice de lui, Winston.

Bienvenue de retour, monsieur.

Un être qui a assez de courage pour tenir tête, non pas à dix Allemands,

mais à mille.

C'est la mort assurée pour tous nos soldats. Et tout ça pour protéger

Churchill ? Churchill et la France.

Mieux vaut la mort que la capitulation. C'est la raison d'être de la France

libre.

Nous avons levé un espoir.

On ne peut pas sacrifier la France libre sur une seule bataille.

Ils sont en train de se rendre.

La France ne s'est pas rendue en 40.

Elle ne se rendra pas maintenant.

Dites à Koenig que toute la France les regarde, lui et ses hommes, et qu'ils

sont... son orgueil.

Le dernier mineur est entré.

Toutes les mines sont placées.

Mon général ? Le polygone est prêt.

Le général ?

Ici Koenig.

Caporal Hubert. Commandant Imogen.

Caporal Duterte.

Primo, nous devons nous attendre à une attaque par tout moyen combiné.

Artillerie, infanterie, char, aviation.

Et elle sera puissante.

Primo. Primo.

Nous devons nous attendre à une attaque par tout moyen combiné. Nous devons nous

attendre à une attaque par tout moyen combiné.

Artillerie, infanterie, aviation, char.

Deuxièmement, je renouvelle ma certitude.

Que chacun d'entre vous fera son devoir.

S'enfaiblir.

A sa place.

Deuzio, je renouvelle ma certitude. Que chacun fera son devoir. S'enfaiblir.

A sa place. A sa place.

Coupez au nom des autres. Coupez au nom des autres.

Coupez au nom des autres. Carcio, aujourd'hui, la France reprend les armes

contre l'Allemagne.

Notre mission est de tenir jusqu'au bout.

Quarton, bonne chance à tous.

Bonne chance à tous.

À vos postes de combat !

Mine opérationnelle ! Feu ! Feu ! Feu ! Chargez ! Chargez ! Feu !

Ça fonctionne.

Ouais.

On va leur donner du fil à retomber.

Bien.

C'est une résurrection.

Pour la première fois depuis 1940, c'est un groupe de combattants français qui

supporte le choc principal des armées de l'Axe.

Quelle que soit l'issue de cette bataille, Bir Hakeim démontre au monde

une chose qui n'allait plus de soi, la France n'est pas morte.

Mon général, cinq tanks allemands ont franchi la ligne de défense à 1200

mètres nord-ouest. Passez-moi la 13.

Artillerie, déclencheur à tir de barrage.

Cinq tirs par pièce.

Correction 300 mètres ! Chargez !

Putain

de merde !

Le message

du chancelier

Hitler est très clair.

Les Français blancs et de couleur faits prisonniers à Bir Hakeim, n'appartenant

pas à une armée régulière, seront pendus.

Les Renégats gaullistes ne sont qu'un ramassis de jeunes voyous, de juifs

tarés et de tristes mercenaires.

Ils sont la honte de la France.

Mon général, on a une brèche à 2000 mètres. Nord-Ouest.

Coordonnées. 400.

Merde, le polygone tient plus.

390. Les mortiers sont à sec. On n'a plus d'obus.

L'inculpe sur les champs.

Laisse-moi la trise.

Imogen, ici Koenig.

Mortier d'assaut.

Quand on approche, passez-moi Hubert.

Correction 300 mètres.

Hubert, confirmez.

Sous-titrage Société Radio

-Canada

Essaye. Essaye de faire.

18 ans.

Point de situation.

Primo, le dispositif de l'ennemi se renforce.

Dozio, nos lignes de défense ont été endommagées, mais nous tenons.

Les axes de ravitaillement sont coupés.

Nous avons perdu notre couloir de sortie.

Ils auront tenu 15 jours.

Même s'ils sont obligés de se rendre, c'est déjà extraordinaire, mon général.

Les pertes de la 13 sont énormes.

Il faut les renforcer.

Bien fait, Premier ministre.

C'est bon.

L'Armée 8 n'est plus en sécurité.

et prêts à accueillir les Allemands.

Bien fait.

Et merci beaucoup.

Nous attendons l'accès à la ville, à 120 km.

Messieurs, mission accomplie.

Nous avons tenu.

Bien dans la vie possible.

J'ai choisi notre combat.

Je vous laisserai choisir votre mort.

Nous avons perdu notre couloir de sortie.

Vous le savez.

Si nous décidons de traverser les lignes ennemies, peu d'entre nous

atteindront les positions britanniques.

Si nous nous rendons... Si nous nous

rendons... La majorité d'entre vous sera

probablement épargnée.

C'est à vous de décider.

Faites qu'ils ne se rendent pas.

Vous, tombez pour les mines.

Dans le coffre ! Débat !

Regarde ! Toi, j'avoue !

Le bataillon du Pacifique.

Et la 13ème, ils sont où ? Je sais pas, je les ai perdues de vue à l'aube.

Vos jumelles.

Monsieur, un peu de tenue.

Continuons.

Présentez ! Stop !

beaucoup vécu parce que nous sommes des passionnés, mais aussi nous avons

duré. Ah, que nous sommes raisonnables.

of the British people demonstrates, gentlemen, that victory is in our grasp.

Je dis que nous sommes des passionnés, mais en fait de passion.

Nous n'en avons qu'une, la France.

For war is a matter of belief and of morale as much as

of material strength.

La France,

la vraie France, éternelle France, n'est pas défendue parce qu'elle croit en la

victoire.

Volontaires françaises, écrasés à votre poste. Combattants de Saint-Nazaire,

tombez le couteau à la main.

Deux fusillés de Nantes, de Paris, de Lille.

C'est vous, le

ciment de l'unité française.

C'est le sang des Français.

qui n'ont pas accepté l'armistice, qui n'ont pas voulu connaître la honte de

mourir sans avoir combattu.

Winston, n'est-ce pas exactement ce que vous avez prévu ? Ce que vous avez vu en

lui, malgré ce que nous avons tous dit.

Nous ne voyons pas comment nous pouvons le garder dans le noir.

Pas encore, pas maintenant.

Mais c'est une opération américaine.

Et j'ai promis à Roosevelt.

Les alliés ? Oui.

C'est quoi, Pédone ? Tu ne peux pas être impliqué dans l'arrivée. Tout le temps.

Il emboîte maintenant la résistance.

Algiers est une partie de France, Winston.

La résistance nous aidera à faire une entrée rapide, Dieu le veut.

Toutes les résistances françaises, je les vois, je les questionne l'une après

l'autre.

Et toutes elles me disent qu'elles viennent pour lui.

Les Allemands sont sur la route.

Nous continuerons à nous battre.

Comment vous vous sentez sur Maréchal Pétain ?

En présence du général Eisenhower, j'ordonne aux troupes françaises d

'Algérie, de Tunisie, du Maroc et de l'Afrique entière un

cessez-le-feu immédiat.

Effective immédiatement, l'admiral Darlan sera le commandant-chef de toutes

les forces de lutte françaises.

Ensemble, nous allons surmonter les Allemands.

Félicitations.

Le nouveau roi des Gaulois.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Messieurs, pour notre dernière réunion ensemble, je tenais tout

simplement, une fois n'est pas coutume, à vous dire merci.

Les Alliés ont fait leur choix, un choix stratégique,

immoral, douloureux.

Pour nous, choisir d'aller avec un vichyste, ce serait perdre notre âme.

Par conséquent, la France libre n'a plus de raison d'être.

Nous n'avons jamais failli à notre conscience.

Nous avons lutté avec passion.

Nous ne nous sommes jamais compromis.

L'histoire, qui se range toujours du côté des vainqueurs, retiendra sans

doute que nous n'étions...

qu'une poignée de fous.

C'est ça.

Je vais prendre Roosevelt sur la ligne chiffrée. Vous allez me chercher dans 30

minutes.

Bonjour, Amiral. Bonjour.

Amiral.

Fernand Bonnier de La Chapelle.

Avez-vous quelque chose à dire ? Oui.

Je dis que la France vaut bien ma peau.

À mon commandement ! On joue ?

Mon vieux papa, ne te désole pas si je dois mourir.

Eh bien, tant pis.

L'essentiel, c'est que toi et moi sachions que cette mort n'est pas

inutile.

Je suis certain que tu me pardonnes tous les coups de gueule que nous avons eu

ensemble, mais je tiens à te demander encore pardon.

Embrasse bien ta femme et la petite Christiane.

Si tu revois un jour oncle et tante, tu sauras, j'en suis certain, leur faire

comprendre tout l'amour que j'avais pour eux.

Et si un jour une certaine Livia demande après moi, dis-lui que je l'aimais bien.

La vie est faite de tant d'impondérables.

Au revoir, vieux papa.

Je vous embrasse du plus profond de mon cœur.

Sous-titrage ST' 501

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