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Allo, tu es bien arrivé ? Tout va bien ?
Très bien. J’ai une chambre sur la mère
C’est fantastique.
Pas du tout, je suis en pleine forme. Je vais aller me promener avant le diner.
Non t’inquiète pas. Je ferais attention.
Mais non, ne t’inquiète pas, je te dis.
D’accord, papa.
Y’a un parachutiste, devant la fenêtre
C’est magnifique...
Allo, papa ? On a été coupé.
Je te disais de pas t’inquiété.
Mais que pourrait-il m’arrivé ?
Vous êtes blessé ?
Qu’est-ce qu’il m’est arrivé ?
Venez, je vais m’occuper de vous.
Hé bien, c’est pas ton jour.
Les urgences, à la porte principale.
Arrêtez !
Mr le président Pourrais-je vous parler un instant ?
Je n’ai pas le temps. Voyez ma secrétaire.
C’est au sujet de votre fille.
Venez.
Je vous écoute.
Ce que je vais vous proposer va vous paraître absurde.
Ça fait plus d’un mois qu’elle a disparu.
La police n’a rien retrouvé et le privé non plus.
J’ai vu un radiesthésiste, hier, Mr Meyer.
Un type avec un pendule ! Plus rien ne parait absurde.
Vous allez tout de même me prendre pour un fou.
Excusez-moi.
S’il-vous-plait.
Je peux vous emprunter ça, un instant ?
Il y a à la comptabilité un homme nommé François Perrin.
Pourriez-vous lui demander de nous rejoindre.
On va faire une expérience.
Ça fait 10 ans que je travaille ici, monsieur.
Quand vous parlez de votre fille, c’est pour raconter une catastrophe.
Le nombre pépin qu’elle a pu avoir. C’est ahurissant.
C’est la fille la plus malchanceuse que je connaisse.
C’est fascinant la malchance. Fascinant.
Mr Perrin est là, Mr le président.
Faites-le entrer.
Vous allez lui demander de s’asseoir.
- Comment ? - Dites-lui de s’asseoir.
Mr le président.
Asseyez-vous, je vous prie.
Asseyez-vous.
- Il faut que je m’assoie. - Oui.
Où ?
Où vous voulez.
Excusez-moi.
Je suis désolé.
Merci, Mr Perrin. Vous pouvez nous laisser.
Si votre fille était entré ici. Elle aurait fait la même chose.
Mr Campana est là, Mr le président.
Entrez, Mr Campana. Merci d’être venu aussi vite.
Je vous présente Mr Meyer, notre psychologue d’entreprise.
Mr Meyer a eu une idée et j’ai voulu vous la soumettre.
Asseyez-vous.
Avant de vous envoyer au Mexique
Je vous avais parlé de la malchance de ma fille.
De là Mr Meyer a élaboré une théorie...
qui peut paraître absurde, mais...
Allez-y Meyer.
D’après moi, la seule façon de retrouver la petite
c’est de confier l’enquête à quelqu’un aussi malchanceux qu’elle.
Un type comme vous ne peut pas la retrouver. Vous êtes normal.
Tandis qu’un malchanceux qui va glisser sur les mêmes peaux de bananes qu’elle
Peut éventuellement retrouver sa trajectoire
Je peux vous parler seul à seul ?
C’est quoi ces conneries ?
Laissez nous Lambert.
Ça fait 10 ans que je fais ce métier, ce gugusse ne retrouvera personne.
- Écoutez-moi... - J’ai passez 42 jours là-bas.
J’ai fait tout ce qu’on peut faire. Ne croyez pas ce genre de type.
Ce sont des marchants d’espoir.
Vous repartirez pour le Mexique avec Mr Perrin. Vous allez reprendre l’enquête à zéro.
- Avec qui ? - François Perrin.
Ce garçon travaille à la comptabilité.
Meyer l’a étudié et c’est ce qu’il nous faut.
Trouvez-vous quelqu’un d’autre. Je suis désolé.
Ne me laissez pas tomber, Campana.
Je vous en supplie. C’est mon dernier espoir.
Le voilà.
Je l’ai connu il y a 2 ans chez Bens.
C’est moi qui lui ai fait passe les test, et depuis je l’observe.
Il est phénoménal.
Il a l’air tout à fait normal.
Il est né à 7 mois, prématuré.
On l’a mis dans une couveuse. Vous savez ce qu’il s’est passé ?
La couveuse est tomber en panne.
Je suis désolé, la malchance, je n’y crois pas. C’est de la foutaise.
- Vous connaissez Eugène Delacroix, le peintre ? - Oui
À l’âge de 3 ans, il s’est pendu en jouant avec une cordelette de rideau.
On le sauve in extremis. Plus tard sa moustiquaire s’enflamme, il est gravement brûler.
En convalescence à Marseille...
Un domestique le laisse tomber à l’eau.
On le repêche par miracle, on le ramène à la maison...
et il s’étouffe avec une grappe de raisins.
Tout cela est rigoureusement authentique.
Delacroix est un exemple d’homme poursuivi par une incroyable malchance.
Mr Perrin est là, Mr le président.
Vous jouez le jeu Mr Campana ?
Vous savez ce que je pense de cette affaire.
Faites-le entrer.
Entrez, Mr Perrin.
Vous connaissez Mr Meyer. Je vous présent Mr Campana.
Asseyez-vous, Mr Perrin.
Vous vous demandez pourquoi je vous ai convoquez.
Oui, Mr le président.
Vous n’ignorez pas ce qui est arrivé à ma fille.
Non, quelle terrible histoire, Mr le président.
Vous pouvez m’aider, Mr Perrin.
- Moi ? - Oui, vous.
Mr Meyer qui vous connais bien, nous a affirmé que vous avec une sagacité...
un esprit déductif peu commun.
Je vous demande de partir au Mexique à la recherche de ma fille.
Vous êtes mon dernier espoir.
Au Mexique ?
Mr Campana partira avec vous.
C’est un enquêteur professionnel.
Il vous servira d’assistant.
Alors, c’est oui ?
Ravi de travailler avec vous.
Vous n’avez pas eu beaucoup de chance, mais à nous deux ça va changer.
Je vais me donner à fond et ça va faire mal.
On fera un bonne équipe.
Je vais chercher un chariot.
- Il est a moi le chariot. - Pardon ?
Je viens de le sortir pour mes bagages.
Mais vous fâchez pas. Il est pas marquer dessus qu’il est a vous.
J’ouvre le coffre et il me pique mon chariot.
Je vois un chariot vide, je le prends. Il fallait pas le lâcher.
- Je l’ai pas lâcher. J’ouvrais mon coffre. - Laissez-lui son chariot. Venez.
Non, si monsieur m’agresse, je ne me laisse pas faire.
Merde ! Je fais des kilomètres pour trouver un chariot et cet abruti me le fauche.
On pas besoin d’un chariot pour deux valises. Venez.
Il m’a traiter d’abruti.
C’est une affaire entre lui et moi. Je vous demande de ne pas intervenir.
Vous m’avez traité d’abruti ?
Je pratique les arts martiaux : judo, aïkido, karaté.
La première chose qu’on nous apprend, c’est le contrôle.
Un type me traite d’abruti, je ne cogne pas. Je le regarde et je m’en vais.
Bien, tires-toi alors.
Vous avez de la chance. Allez, prenez ce chariot et filez.
Vous avez de la chance.
Gros connard.
Vous avez de la chance.
Pédé.
Je suis arrivé à un contrôle total.
En route.
Pardonnez-moi, cette démonstration de force, mais j’ai horreur qu’on me marche sur les pieds.
C’est la première fois que je vois ça.
Le système électronique d’une porte qui se bloque.
Ça va mieux ?
Les bagages sont enregistrés. Si on n’y va pas, ils vont partir sans nous.
J’ai la tête qui tourne un peu.
- Le système électronique qui... - On va le louper, hein !
Jamais vu ça.
Allez, venez vite !
- Merde ! - Quoi ?
Ma mallette est à l’infirmerie. J’ai tout mes papiers dedans.
C’est pas la peine !
C’est foutu, on l’a loupé.
Une seconde.
C’est arrangé.
RETARDÉ
Et voilà.
Bon, je vais chercher ma mallette. On a tout notre temps maintenant.
Vous n’avez pas fait le coup de l’alerte à la bombe, quand même ?
On n’a pas rater l’avion. C’est l’essentiel, non ?
Mais, il l’a fait, ce dégueulasse.
J’ai dit à Mr Bens qu’on partirait aujourd’hui, on partira aujourd’hui.
Quand je suis lancer c’est difficile de m’arrêter.
- Mr Perrin ? - Veuillez nous suivre.
C’est bien votre valise ?
Nous sommes navrez, c’est un accident de contrôle.
- Comment ? - Un con nous a fait le coup de l’alerte à la bombe.
Y’avait pas de bombe. Mais votre bagage a souffert du déminage.
Alors vous allez faire un état des objets pour être indemniser.
Faut la réenregistrer.
Pas la peine, elle passe comme bagage à main maintenant.
L’embarquement est terminer, messieurs.
C’est pas grave, on partira demain.
Y’a pas un vol d’Aer Mexico pour Acapulco ? - Oui, à 14h.
Bon, on va prendre une correspondance à Acapulco pour Puerto Vallarta.
Ça nous évitera de perdre une journée
Vous aimez l’avion, vous ?
Moi, j’aime bien prendre l’avion.
Remarquez, la dernière fois, on a eu un problème.
On a failli y rester.
C’était à Orly, au décollage. Les volets sont resté coincé.
On a quitté la piste, on s’est planté dans un champ.
Ça arrive plus souvent qu’on le croit, il parait.
- Ça y est, on décolle. Enfin, j’espère. - Bon, ben ça va.
Il roule bien longtemps, je trouve.
- On arrive en bout de piste, non ? - Merde !
Ça va pas de crier comme ça. Vous m’avez fait peur.
Pourquoi il décolle pas ce putain d’avion ?
Vous l’avez remarqué vous aussi.
Ça y est, on est décollé.
Vous avez peur en avion, ou quoi ?
Puerto Vallarta, 16h30.
Ça va, on a encore une heure devant nous.
Pour mon chef comptable.
Je lui écrit « Amitié d’Acapulco. »
Il va en crevé.
Voyons, qui j’ai oublié ?
Cette porte qui est resté bloqué à Orly...
- Ça ne vous étonne pas ? - Si.
Mlle Martin !
Elle est gentille Mlle Martin.
C’est elle qui m’a ramassé quand je me suis électrocuté.
Vous vous êtes électrocuté ?
Oui, au bureau. En branchant la machine à café.
Je voulait du jus, j’en ai eu.
Du jus, du café, du jus, du courant. Vous comprenez ?
Je vais me laver les mains. Je reviens tout de suite.
La dame des lavabos, je lui donne des francs mais elle veut de l’argent mexicain.
Elle me dit « Pesos, pesos ! ». Mais j’en ai pas de pesos.
Finalement...
- Je peux vous prendre une salière ? - Bien sûr.
Finalement, elle l’a pris, mais quel cirque.
- Pourquoi vous me regarder comme ça ? - Pour rien.
Trop salé, c’est œufs.
- Quels sont vos intentions ? - Comment ?
On sera à Puerto Vallarta en début d’après midi.
Vous êtes censé reprendre un enquête. Vous avez un plan ?
Je compte procédé d’une manière classique.
Oui ? Et c’est quoi la manière classique ?
On s’infiltre dans le milieu, et on recueille des renseignements.
- Le milieu ? - La pègre, quoi !
Pardon !
J’ai traversé ce pays pendant plus d’un mois. J’ai rien trouvé.
Mais je suis là maintenant.
Je ne voudrais pas vous décourager...
mais elle a disparu depuis 42 jours...
et on n’a pas la moindre piste.
Alors je ne vois pas comment...
- Vous m’écoutez, Perrin ? - Oui, oui.
Elles sont pas mal les filles dans ce pays.
Merde !
Tout le monde vous regarde. C’est finit ce cirque ?
Quoi ? J’ai une hémorragie. Il faut bien faire quelque chose.
Arrêtez vos clowneries. Allez à l’infirmerie.
Entrez.
Vous avez mis le temps.
Elle était très mignonne, l’infirmière. On a sympathisé.
Je lui ai raconté que je m’étais cogné à Orly, et elle a eu le même cas ici...
Quelqu’un c’était pris la porte dans le nez.
Un française en plus, une jeune fille. Marrant, non ?
Qu’est-ce qu’il vous arrive ?
Attendez-moi ici.
Oui, elle lui ressemble.
L’autre était blonde, mais elle lui ressemble.
- Le type qui l’accompagnait ? - Il s’appelle Arbal.
C’est un voyou.
Et où on peut le retrouver ?
Ça fait 5 ans qu’on le recherche.
- C’est tout ce que vous pouvez me dire ? - Si vous voulez plus, allez voir l’inspecteur Custao.
Vous le trouverez au commissariat central. On peut l’appelez d’ici.
Police de l’aéroport. Passez moi l’inspecteur Custao.
- On l’a loupé. - On part pas.
Comment ça, on part pas ?
Nos bagages sont parti. Qu’est-ce que vous faites ?
- La fille qui s’est cogné ressemble à la petite Bens. - Quel genre de voiture désirez-vous ?
Même visage, mais les cheveux noirs, et elle voyage avec un voyou...
Les flics le recherche depuis longtemps. Il s’appelle Juan Arbal.
Je dois voir celui qui s’occupait de l’affaire au commissariat central à 6h.
Finalement, c’est pas une mauvaise chose de m’être cogné le nez.
Si je m’étais pas cogné le nez, on aurait pas atterri ici...
Commencez pas à m’emmerder avec ses conneries, vous !
- Qu’est-ce qu’il vous arrive ? - C’est une coïncidence.
Et surtout rien ne prouve que c’est la petite Bens.
Alors vos salades vous les garder pour vous, et vous me laissez faire mon travail.
Stop !
Qu’est-ce qu’il se passe ?
Je n’aime pas votre attitude depuis le début. Vous vous conduisez comme si vous étiez le chef.
Mr Bens a bien défini les rôles, je fais l’enquête vous êtes mon assistant.
Ne m’obligez pas à lui téléphoner.
- Ça va être dur. - Comment ?
Non, rien.
Attention, hein !
Allez, roulez !
Il me reste une très belle suite sur la mer...
et une petite chambre sur le parking.
Je prends la suite. Donnez la chambre à monsieur.
Rendez-vous au bar tout à l’heure pour un petit briefing.
Vous comptez rester ici combien de temps, monsieur ?
Deux ou trois jours maximum.
Vous avez de l’eau dans votre chambre ?
- Dans la salle de bain ? - Ben, oui.
Moi pas. J’ai pas pu me doucher. Je l’ai signalé à la réception.
Bon, faisons le point.
- À quelle heure on voit le commissaire ? - 6h.
Comment vous voyez la suite des opérations ?
Y’a une chance sur 1 millions pour que cette fille soit la fille Bens....
mais on va rester ici un jour ou deux pour tirer ça au clair.
Le flic de l’aéroport m’a dit qu’elle avait perdu son sac en s’enfuyant.
Il y avait un passeport au nom de Ginette Lefranc. C’était un faux.
- Ça vous intéresse pas du tout. - Hein ? Si, je vous écoute.
Je vous disais que le passeport de la fille est un faut.
Mais ne prouve que c’est la petit Bens.
On peut imaginer qu’on l’a enlevé, drogué, on lui a mis une perruque.
C’est fini, oui !
Excusez-moi, mais je crois que j’ai un ticket.
- Cinquante dollars. - Pardon.
C’est une pute. 50 dollars, elle se couche tout de suite.
Vous vous foutez le doigt dans l’œil.
Je sais reconnaitre une professionnelle.
Et je crois savoir quand je ne laisse pas une femme indifférente.
Allez la voir et dite lui simplement « cinquante »...
et vous vous retrouverez dans votre chambre dans 3 minutes.
Vous m’étonnez.
Essayez. C’est moi qui vous les donne si ça ne marche pas.
- Pour en revenir à la petite Bens... - J’ai fait exactement ce que vous m’avez dit.
Je me suis trompé, on va pas en faire la soirée maintenant.
C’est la première fois que je prends une gifle devant tout le monde.
- Grâce à vous, et vous l’avez fait exprès. - Pas du tout !
Pour me rendre ridicule parce que vous êtes un salop.
C’est une pute à 50 dollars ! Avec n’importe quel homme, mais pas vous.
- Pourquoi pas moi ? - Pourquoi vous vous cognez dans les portes ?
Pourquoi c’est votre valise qu’on écrase ? Pourquoi il n’y a pas d’eau dans votre chambre ?
C’est vous qui avez traiter mon amie de pute ?
Non, c’est lui.
Mais non, personne n’a traiter personne de pute.
C’est un malentendu.
- Il a même dit qu’elle valait 30 dollars. - Cinquante !
Très bien.
Bon ça va.
Ne nous fâchons pas.
Permettez-moi de me présenter. François Perrin.
Je suis désolé pour tout à l’heure, mais c’est mon camarade le fautif.
Je ne me serais jamais permis.
Je suis pardonné ?
Peut-on vous dire que vous êtes charmante.
Excusez-moi, je n’ai pas de carte. Mon nom c’est François Perrin.
Appartement 3. Vous m’appelez et on bois un verre tranquillement.
Je crois qu’on a beaucoup de chose à ce dire.
À très bientôt. Appelez-moi vite.
Au revoir toi.
Ça y est, c’est arrangé.
6h moins dix. Faut y aller. On va rater le commissaire.
Sept ans de malheur.
Putain.
Elle avait ça dans son sac.
C’est elle et c’est pas elle.
Elle a l’air complètement droguée.
Perrin ? Ça va pas ?
Si, si, ça va.
Excusez-moi, je vais prendre l’air.
Il est très émotif.
Non, il s’est cogné la tête ce matin, et là il vient de se la recogner.
C’est pas son jour.
C’est jamais son jour.
- Il est tombé ? - Surement, oui.
Ça m’étonnerais que se soit elle.
Le type qui l’accompagnait n’a pas les épaules. Je ne le vois pas se lancer dans un kidnapping.
Et puis, personne n’a demander de rançon.
Ce type ne s’est pas manifesté depuis l’aéroport ?
Y’a certainement des gens qui le connaissent ?
Il a vécu avec une fille qui s’appelle Sonia.
Elle travaille dans le Sunny Club, un bar à pute qui se trouve sur le port.
Ça va ?
Comme ça.
Je vais vous déposé à l’hôtel.
J’ai un peu mal à la tête.
- Vous allez où vous ? - Sunny Club.
Je vais prendre des aspirines et dormir un bon coup.
- C’est quoi ce nightclub ? - Un bar à pute.
Peut-être pas bon que je me couche maintenant pour le décalage horaire.
J’ai peur de me réveiller très tôt demain matin.
Vaut mieux que je me couche pas tout de suite.
Je vous accompagne.
Mlle Sonia, s’il-vous-plait.
Elle ne travaille plus ici.
Elle est partie il y a 3 semaines. Elle n’a pas laissé d’adresse.
En route.
- Je boirais bien quelque chose. - On boira à l’hôtel. Venez.
Attendez, y’a pas le feu. On va interroger une de ses camarades.
On va se coucher, on a du travail demain
Allez vous coucher.
Je reste sur le pont.
- «Sur le pont», qu’est-ce que vous allez foutre ? - Interroger un témoin.
Vous payez une pute aux frais de Bens. Dites les choses clairement.
- Qui a parler de payer ? - Alors, vous vous décidez ou quoi ?
Peut-on vous offrir un verre, Mlle ?
Qu’est-ce qui vous ferait plaisir, Mlle ?
Vous parlez l’espagnol ?
Pour interroger le témoin, ça ne va pas être commode.
Vous avez peut-être raison. Je vais en prendre une autre.
Je vais me débrouillé.
Je vais l’interroger en anglais.
Où vous avez appris l’anglais ?
- Pourquoi ? - Non, pour rien.
Cinquante dollars.
Arrête, arrête.
Allez Campana, détendez-vous.
Je vous donne quartier libre, ce soir.
Vous voulez pas en interroger une ?
Allez, larguer moi ce boudin, et foutons le quand d’ici.
Cette fille sait quelque chose, C’est évident.
Elle sait qu’elle a trouvé un gros pigeon. C’est effectivement évident.
Excusez-moi mais j’ai la danse dans le sang.
Donnez-moi votre fric.
- Votre fric, donnez-le moi. - Pourquoi ?
Parce qu’elle va le piquer, abruti. Vous allez vous faire michetonner.
Comment vous m’avez appelé là ?
À l’instant, vous m’avez traiter de quoi ?
- Connard ? - Non, vous m’avez traité de quoi ?
Ducon ?
- Vous faites exprès ? - Pas du tout. J’ai pas fait attention.
Moi, je sais. J’oublierai pas.
Je m’en vais, Perrin.
Je n’serais peut-être pas à l’hôtel.
Je commence à en avoir par dessus la tête de vos conneries.
Un assistant comme ça, je peux m’en passer.
Je vais rentrer je suis fatigué.
Tiens, au revoir.
Vous êtes vraiment très aimable.
C’est pas grave.
C’est incroyable la vie, tout de même.
Hier, j’étais à Paris, tout seul. Il faisait gris.
Je faisais de la comptabilité.
Aujourd’hui, je suis au Mexique, il fait beau, avec une jolie fille...
Et j’ai une vie d’aventurier.
J’ai une chance inouïe, non ?
La réception ?
Mr Perrin n’est toujours pas rentré ?
Merci.
Mais qu’est-ce qu’il fout cet abruti ?
Vous êtes sûr que c’est le chemin de l’hôtel ?
C’est pas la direction de l’hôtel, dites moi ?
Mais où vous m’emmenez ?
Mais qu’est-ce que vous faites ?
Si je ne suis pas revenu dans une heure tu rentres chez toi.
Salut.
Si Mr Perrin arrive, vous lui direz que je suis parti le chercher.
Appelez un médecin.
C’était la fille du bar.
Mon argent, tout mon argent.
- À tout à l’heure. - Attendez.
Je vais venir avec vous.
Bagagiste, mettez ça dans ma voiture.
Je t’écoute.
Elle habite avec Fernando.
Il dirige un cercle de jeux.
- On peut entrer ? - C’est privé.
- Quelles sont les formalités pour faire partie du club ? - Lâchez-moi.
J’ai pas bien compris. Ouvrez on entend mal.
- Mr Fernando, SVP. - Qu’est-ce que vous lui voulez ?
On vient retirer le dépôt qu’on a fait chez vous.
2000 dollars.
Personnelle. Merci beaucoup.
Au revoir madame, au revoir messieurs.
Messieurs, dames.
On devrait se défoncer pour retrouver Arbal. Mais non, on fait les cons toutes la nuit.
On fait les cons parce que le séducteur c’est fait michetonner par une pute.
Arrêtez de renifler, merde !
Je suis désolé, je reconnais que j’ai eu tort.
Mais je vous demande de m’excuser.
Bon ça va.
- Qu’est-ce que vous faites ? - Je jette un Kleenex.
C’est mon mouchoir, c’est pas grave.
Pardon.
Mais je suis chamboulé, moi.
Je vais me reprendre et on va retrouver Arbal.
Il est comment cet Arbal ? Physiquement.
Taille moyenne, brun, les yeux noirs.
- Dommage qu’on ait pas une photo. - J’en ai une, qu’est-ce que vous croyez.
Ça fait 10 ans que j’ai ce métier.
C’est pas grave, vous savez, si vous êtes pas physionomiste.
Ça m’arrive souvent de ne pas reconnaitre les gens.
On peut très bien être bon policier et avoir une mauvaise vue.
À un certain âge, ça baisse la vue.
Assez.
Lâchez-moi.
Mais j’ai déjà donné.
Tu connais ?
Je suis pas de la police. Je veux récupérer cette fille.
Si tu me dis où elle est, je te donne 1000 dollars et tu files.
Descend !
T’as 5 secondes pour me répondre. Un...
deux...
trois...
quatre...
Que des emmerdes avec cette fille, je le savais.
- C’est elle. - Vous croyez ?
- Que des emmerdes, c’est elle. - Que des emmerdes, je le savait !
Mon pauvre vieux.
- Qu’est-ce qu’il vous arrive ? - Rien. Je t’écoute.
Moi, je lui voulais aucun mal.
Quand je l’ai ramassé, je savait qui s’était.
Quand je l’ai su, je m’en suis débarrassé. Cette affaire était trop gros pour moi
Alors je l’ai refilé à Fernando.
Le patron du club de jeux ?
- Où est-elle maintenant ? - J’en sais rien, je sais pas ce qu’elle est devenue.
Je veux surtout pas le savoir.
En route.
On va le ramener à sa partie de carte. Je veux parler à Fernando.
Encore, trois fois...
Non, pas moi. Je veux pas aller au club.
S’ils savent que j’ai parlé, ils vont me descendre.
- Donnez-moi mon argent. - Je l’ai pas sur moi on va passer par l’hôtel.
- Qu’est-ce qu’il se passe, encore ? - Je sais pas.
On s’est enlisé.
À c’est pas vrai.
- Mais qu’elle con, alors ! - Qui ça ?
Mais vous ! On n’a pas idée de se garé dans cette merde.
Mais gueulé pas comme ça ! Je m’arrête où je peux, moi.
Et vous vous arrêtez dans la merde. C’est bien ce que je dis.
Je m’arrête peut-être dans la merde, mais j’ai pas du caca dans les yeux, moi.
- Comment ? - Je dis, j’ai pas du caca dans les yeux.
Quand j’ai la photo d’un type dans la poche, j’ai pas besoin de deux voyages pour le reconnaitre.
Oui, je me marre. Le grand professionnel qui a du caca dans les yeux.
Il a pas arrêté de m’engueuler...
et quand il se sent coupable, il dit pardon et il s’en va.
Attention !
Perrin, vous n’avez rien ?
Non, ça va.
C’est grave ?
Que des emmerdes, je le savais.
Il est mort ?
Ça sent l’essence, non ?
Il est mort. Il y a une balle dans le réservoir.
Et la petite Bens est peut-être dans un bordel au Venezuela.
Y’a beaucoup de bordel au Venezuela ?
Ben, on les fera tous voilà tout.
Jour et nuit, s’il le faut, je ne dormirai pas.
Ça prendra le temps qu’il faudra mais on les fera tous.
Faudra demander une rallonge de frais à Mr Bens.
Qu’est-ce que vous faites ?
Je coupe.
Vous allez pas vous fâchez si je vous dit quelque chose ?
Dans le fond c’est encore grâce à moi si on a retrouvé sa piste.
Si j’étais pas allez au Sunny Club, j’aurait pas la blonde à boire un verre,
les types m’auraient piqué mon argent...
Je ne crois pas à la magie.
Je crois à la logique. Vous savez ce que ça veux dire.
Je suis un homme rationnel, cartésien.
Et je ne compte pas, pour faire une enquête, sur des coïncidences fumeuses.
Qu’est-ce qu’il vous arrive encore ?
- Je ne sais pas je m’enfonce. - Pourquoi ?
Je ne sais pas, je vous dis.
Vous allez arrêter de faire le pitre quand je vous parle !
Mais je ne fais pas le pitre. Le terrain se dérobe sous mes pieds, je m’enfonce.
Et pourquoi je ne m’enfonce pas, moi ?
Sans doute parce que vous êtes sur une bande de un terrain dure et moi sur une meuble.
Si on avait pas quitté la route, ça ne serait pas arrivé.
Et vous vous enfoncez sans réagir ?
Si je réagi, je m’enfonce plus dans le sable mouvant. C’est bien connu
Perrin ! Il n’y a pas de sables mouvants signalés dans cette région !
Si vous voulez mon avis, il est temps de les signaler.
Accrochez-vous !
Merde ! J’ai perdu une chaussure.
Vous vous reposez jamais, Perrin ?
Venez, vite !
Ouvrez !
On n’a rien fait !
On est français ! Ouvrez !
On va rester ici combien de temps ?
Je leur ai dit de prévenir le commissaire Custao. J’espère qu’ils l’auront fait.
Ouvrez ! Mais ouvrez, nom de Dieu !
- Vous fatiguez pas, ça sert à rien. - Ça sert à rien.
Ça fait 2 ans que je suis là, moi.
Les voilà.
Ils vont prendre un de nous au hasard, et cogner dessus comme des brutes.
C’est leur grande distraction.
Ça veut dire quoi ça ?
Y’en a un de nous 3 qui va en prendre plein la gueule.
Bon ?
Pourquoi vous me regardez comme ça ?
Toi !
- Moi ? - Oui, toi !
Viens avec nous !
Merci, camarade.
- Ça va, Campana ? - Ça va.
Vous avez mal ? Venez.
Asseyez-vous, reposez-vous un peu.
Vous vous êtes fait mal ?
Non, ne me touchez pas.
Ne m’approchez pas.
Tu n’as pas de chance, camarade.
Ça n’existe pas la chance ! J’y crois pas, merde !
C’est toi qui gueule ? Allez, viens par ici !
Qui ça ?
Campana et Perrin ?
Nom de Dieu, j’arrive.
Je suis absolument désolé. C’est un malentendu absurde.
Ils ont retrouvé Arbal sur la route, ils ont pensé que vous l’aviez tué.
Je vous raccompagne à l’hôtel. Je vous prie de nous excuser.
C’était bien la petit Bens. On a peut-être encore une chance.
Où est elle ?
Laissez-moi faire. Allez vous reposer.
Je vous rappelle dès que j’ai du nouveau
Campana ? C’est Custao... Oui, il a parlé.
Je dois malheureusement vous annoncer une mauvaise nouvelle.
Elle est morte ?
Bien, c’est tout comme, oui.
Ils ont voulu la caché, ils l’ont emmené en avion, mais il n’est jamais arrivé.
Oui, il a dû tomber quelque part dans la forêt vierge.
Je comprends maintenant pourquoi il n’y a pas eu de demande de rançon.
Voilà, c’est tout ce que je sais.
Je suis désolé pour vous.
Je vous laisse le soin de prévenir le père.
Mr Bens ?
Tant qu’on a pas la preuve qu’elle est morte, je n’y croirai pas.
Elle a traversé trop de catastrophe dans sa vie pour qu’on perde espoir.
Elle a un ange gardien extraordinaire, Mr Bens.
Il a eu tellement de boulot, qu’il est sur entrainer.
Il faut lui faire confiance.
Je n’y crois plus, Meyer.
On ne retrouve pas un petit avion de tourisme dans la forêt tropicale.
Non, c’est foutu maintenant.
Pas sûr.
Je suis désolé Mr, j’ai buté dans votre chaussure.
C’est pas grave, c’est ma faute. J’avais qu’à la ranger.
Rapportez-moi la même chose.
Vous ne voulez pas que je dise à la femme de chambre de venir ?
Non, c’est pas grave, allez.
C’est pas grave, allez.
La petit Bens, c’est foutu. On rentre.
- Comment ? - Elle a eu un accident d’avion. C’est fini.
Vous pouvez être prêt dans combien de temps ?
Allô. Bonjour monsieur.
Ne quittez pas, je vous le passe.
Allô. Mr Meyer a eu une idée.
D’ailleurs je vous le passe. Il va vous expliquer lui même.
Allô ? Bonjour, voilà. Vous allez louez un avion.
Oui. Louer un avion, mettre Perrin dedans...
et tourner autour de la forêt.
Quoi ?
Mais qu’est-ce que ça veut dire, ça encore ?
Enfin, moi je ne discute plus. Je vous rappelle. Au revoir Mr Meyer.
Connerie de merde de putain de connerie de merde.
Qu’est-ce qu’il se passe ?
Ils ne veulent pas admettre que c’est foutu.
Qu’est-ce qu’ils disent ?
De vous mettre dans un avion et de faire de rond au dessus de la forêt.
Curieuse méthode.
- Entrez. - Vous êtes prêt.
- Vous avez de l’eau dans votre chambre ? - Oui, c’est réparé. Pourquoi ?
En route.
Je suis comptant de faire un petit tour en avion, moi.
Votre lacet est défait.
Votre lacet est défait, là.
J’ai cassé mon lacet.
C’est pas grave.
- C’est un signe. - Un signe de quoi.
Je me comprends.
Vous avez des parachutes dans votre avion ?
Non. Vous avez déjà vu des parachutes dans des avions de tourisme ?
Y’a pas moyen de s’en procurer un ?
Bien, vous avez confiance en moi, dites donc.
Non, il ne s’agit pas de vous.
On peut avoir un pépin mécanique.
Il est optimiste, votre copain.
Il va finir par nous porter la poisse, oui.
C’est la meilleure, celle-là.
Vous n’avez pas l’air dans votre assiette.
Si vous vous sentez pas bien, je peux y aller tout seul.
- Vous croyez ? - Mais oui, ça ne me dérange pas.
Je peux faire une reconnaissance avec le pilote.
- Puis je vous retrouve à l’hôtel. - C’est vrai.
Pourquoi s’entasser dans cet avion.
Allez vous reposer. À tout à l’heure.
Au revoir Perrin.
Un guêpe. ne bouger surtout pas.
- Comment ? - Une guêpe, je suis allergique.
Merde.
Si elle me pique, je meurt.
Puisque je vous le dis.
En vacances, j’ai été piqué. Une semaine d’hôpital, failli crevé.
Je gonfle puis je me met à étouffer.
On va attendre combien de temps comme ça ?
Je ne sais pas. Ça ne dépends pas de moi.
Bougez pas.
Faut pas l’affoler, je vous dis.
Elle comment, là ? Elle est affolée ?
Non, pas du tout elle est très calme.
Excusez-nous, hein.
Moi je m’en fout. Je suis payez à l’heure.
J’ai l’impression qu’elle s’est assoupie.
Perrin, si elle fait sa nuit ?
Ne me faites pas rire. Si je ris, c’est foutu.
Bien, alors ?
J’ai eu chaud. J’en ai mal au cœur, dites donc.
- Ça va aller ? - Je crois, oui.
Bon ben, je viens avec vous.
- Non, ça vaut pas la peine. Ça va je vous dis. - Allez en route.
C’est pas des blagues, vous savez. Je suis vraiment allergique.
C’est de famille. Ma mère a de l’asthme.
Et ma grand-mère quand elle mangeait des fraise...
elle attrapait comme des petites rougeurs.
C’est parti.
Qu’est-ce qu’il y a ?
Je sais pas. C’est un clou, une aiguille.
- On peut fumer ? - Oui, allez-y.
Non merci. Ça m’a fait comme une décharge électrique.
- Tout va bien ? - Impeccable.
Vous êtes sûr ?
- Vous êtes sûr ? - Puisque je vous le dis.
- Quel con, ce Meyer. - Comment ?
Non, rien.
C’est extraordinaire cette végétation.
Quelle richesse, quelle luxuriance.
Perrin, ça va ?
Ça va, et vous ?
Mexique, terre de contrastes.
Atterrissez le plus vite possible.
- Atterrissez le plus vite possible ! - Pourquoi ?
Nom de Dieu !
Campana, j’étouffe.
Vous avez encore besoin de moi ?
Non, ça va. Vous pouvez partir.
Ça va allez. Il y a un hôpital à côté d’ici. On y sera dans 10 minutes.
Merci, Campana.
Ça va, vous êtes tiré d’affaire.
- Ça va mieux ? - Ça va. Je suis tiré d’affaire.
- C’est très étrange l’histoire de ce type. - Comment ?
Son village a été incendié. On l’a ramené ici pour le soigner.
Et alors ?
Venez voir.
Toi raconter à mon ami ce qui est arrivé dans ton village.
La nuit quand il rêve, il parle d’une jeune fille.
« Fille à œil rond arriver dans village et tout flamber. »
Vous avez la photo de la petit Bens ?
Intéressant, non ?
Ça suffit, c’est pas un jeu.
Tu connais cette jeune fille ?
On n’en tira plus rien.
Il est trop choqué.
Qu’est-ce que vous décidez ?
On va faire un saut dans ce village indien.
Je n’osais pas vous proposer. Je sais que vous aimez la logique.
Ça n’est pas très logique, je me fais piquer par une guêpe...
Taisez-vous !
Il y quand même dans cette enquête une coïncidence troublante.
Ce qu’il est bruyant, ce type.
Je connais surtout l’Espagne, j’y vais tout les ans en vacances avec ma mère.
C’est joli aussi mais pas pareil.
C’est fou le nombre de chose qui me sont arrivée depuis que je vous ai rencontré.
À moi aussi.
Il reste pas grand chose.
Il y a quelqu’un ?
C’est ce que je craignais.
Tout à bruler, ils ont foutu le camp.
J’espérait qu’il en serait rester quelques uns, mais c’est rater.
- On l’est retrouvera plus. - Pourquoi ?
Pour retrouver, dans la forêt tropicale, des Indiens...
qui ont vu une fille à l’œil rond, c’est pas simple.
C’est foutu, alors ?
C’est con. Si je rate cette enquête, je ne pourrai pas monter mon agence.
Quoi ?
Je voulais prendre une licence de détective privé. Mr Bens m’aurait financé.
Je commence à aimer ce métier. C’est dure, mais c’est passionnant.
C’était la chance de ma vie, cette mission.
Parce que je peux vous avouer quelque chose maintenant.
J’ai pas toujours eu de la chance.
Sans blague ?
Dites-moi franchement, Campana.
Est-ce que vous me trouvez doué pour ce métier ?
Oui.
Un type comme moi à la comptabilité, mais je n’pourrai plus.
J’en peux plus prendre le bus le matin pour me retrouver enfermer dans ce bureau.
Quand on a connu tout ça.
C’est trop con, parce que je suis doué. Vous avez raison.
Allez, venez Perrin. On rentre.
Je vous aurais pris comme associé, tiens.
- On fait une bonne équipe tout les deux. - Très bonne, oui.
Il est con, ce singe.
Vous avez vu ? C’est insensé, non ?
Tenez, vous en aurez plus besoin que moi.
Mais qu’est-ce qu’il vous arrive ?
Qu’est-ce qu’il se passe ?
Y’avait un Indien là.
Il m’a semblé qu’il avait des lunettes.
Ça m’a paru bizarre, c’est Indien avec des lunettes.
Comment elles étaient, ses lunettes ?
- Je ne sais pas. - Mais vous les avez vu ou pas ?
Oui... non.
Je roulais et je me suis dit, « il a des lunettes, cet Indien. »
- Il doit être loin avec ses lunettes. - C’était peut-être la petit Bens ?
Ou la culotte de mon beau-frère. Je sais pas, je dormais.
Vous l’avez vu, et lui avez fait peur. On ne le retrouvera plus.
Et il fait chaud, et j’en ai marre.
Ne bougez surtout pas.
Ne bougez pas.
Mais quel con !
Vous êtes blessé, Campana ?
J’avais une vie un peu plate avant de vous rencontrer
Qu’est-ce que vous faites encore ?
- Ils signalent un mission sur la carte à 20 km. - Pour quoi faire ?
Pour votre jambe. Ils ont de quoi vous soigner.
C’est qu’une égratignure, j’ai pas besoin de soin.
Ça peut s’infecter. Y’en a pour 1h. Ne discuter pas.
C’est ça votre mission ?
Le 26 juin, il y a trois semaines.
- Il y a eu un tremblement de terre ? - Je sais pas.
C’est peut-être une tornade, ou un truc comme ça.
Ça me rappelle le pavillon de mes parents à St Cloud.
Y’a eu une tornade à St Cloud ?
Non, j’avais acheté une bouteille de butane et...
C’est tout de même curieux ce qu’il se passe dans cette région.
D’abord ce village incendié, maintenant cette mission.
On dirait qu’on suit une série de cataclysme.
À droite ou à gauche ?
À droite ou à gauche ?
À droite, c’est la piste. Mais à gauche, j’ai l’impression que c’est un raccourci.
- Qu’est-ce qu’on fait ? - Comment vous le sentez, vous ?
- Moi, mon instinct me dit d’aller à gauche... - À gauche !
On s’est paumé.
C’est pas grave on a qu’a revenir.
Alors là, je comprends plus.
Qu’est-ce que vous cherchez ?
La petite Bens et elle est pas là.
Y’a rien ici. On est paumé et y’a rien !
Je me suis laissé embarqué dans vos conneries et voilà le résultat, on est paumé.
Qu’est-ce qu’il vous arrive ?
La fille à l’œil rond, l’Indien avec les lunettes...
la bouteille de butane dans le pavillon de St Cloud,...
Et j’ai basculé, moi. J’ai perdu la boule. Voilà.
Donnez-moi le volant ! Allez, poussez-vous !
On va retrouver cette putain de piste.
- On va manquer d’essence. - Comment ?
On en a pour 10 km, maximum.
- Merde ! - Comme vous dites.
Passe pas beaucoup de monde, hein.
- Bon, on s’en va. - Pas question.
On n’a pas vu une voiture depuis hier. On ne va pas attendre des mois.
La règle n°1 c’est de ne pas s’éloigner de la voiture. On ne bouge pas.
J’ai la responsabilité de cette mission. C’est ma décision, on bouge.
Et moi je vous dis de vous asseoir, de ne plus m’emmerder. C’est un ordre.
Un ordre ? Vous me donnez des ordres maintenant ?
Je veux vous ramener vivant, faites ce que je vous dit.
- C’est moi le chef de... - Vous n’êtes rien du tout.
Comment ?
Vous savez pourquoi on vous a choisi ?
Parce que vous êtes comme la petit Bens.
Vous pouvez pas faire un pas sans causer une catastrophe.
Voilà pourquoi on vous a choisi.
Je voulais pas vous le dire mais vous me forcez à le faire.
On est paumé dans la brousse, parce que l’autre Mr Meyer...
a des théories sur la malchance.
- C’est pas vrai. - Mais, si, mon pauvre vieux.
« Votre sagacité, votre esprit déductif » Ils se sont foutu de votre gueule.
Je suis désolé mais j’ai pas envie qu’on vous retrouve mort d’épuisement.
Installez-vous dans la voiture et essayez de dormir.
Je vais vous cassé la gueule, Campana.
Faut pas m’en vouloir. J’étais pas d’accord avec eux.
- Défendez-vous ! - Faites pas l’idiot, vous allez vous faire mal.
Vous allez vous faire mal.
Vous vous êtes fait mal ?
Attention, y’a un arbre là.
Une seconde !
Voilà, vous pouvez y aller.
Ça va maintenant, calmez-vous.
Perrin, vous m’entendez ?
Le con.
On est arrivé Perrin.
On va s’occupé de vous. Tout va bien se passer.
Sûrement un traumatisme crânien. Vous pouvez faire des radios ?
N’ayez crainte. On va s’occuper de lui.
Y’a un chirurgien ? C’est peut-être grave. Faut peut-être l’opérer d’urgence.
Ne vous inquiétez pas.
Vous êtes de la famille ?
Oui.
Prenez bien soin de lui. Je vous en prie.
On est dans un hôpital de brousse. Il s’est cogné, il est dans le coma.
Je ne sais, ils vont l’examiné. Je m’en veut, Mr Bens.
Je le savais, tout ça, c’est des théories fumeuses. J’aurais jamais dû partir
Mais non, c’est pas votre faute. Vous avez voulu y croire.
Moi aussi, j’y ai presque cru.
Où suis-je ?
Je n’sais pas du tout.
Vous entendez les oiseaux ?
Oui, c’est joli.
Oui, c’est très joli.
Mais où on est ?
Où est-il ?
Perrin !
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