All language subtitles for La.Crim.S07E06

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Original subtitles

ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte !

ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte !

ArrĂŞte ! ArrĂŞte

!

VoilĂ , c'est lui Boucher.

C'est lui qui s'est évadé de la santé il y a une heure.

Je viens d'avoir les mecs de la 5ème DPJ qui m'ont confirmé que c'est bien lui

qui a buté une fille pour lui piquer sa bagnole. C'est pour ça que le procureur

nous a saisi. C'est parce que Boucher est dangereux.

Très dangereux.

Ce film, il a été tourné au 36 ? Tout à fait.

Oui. Il y a deux ans.

C'était lors de son ultime interrogatoire.

Après l'enquête, on m'a emmené par le capitaine Siskowski.

Boucher venait de nous faire ses aveux.

Ensuite, les assises n'ont été qu'une simple formalité. Il a écopé de la

perpétuité. Qu'est-ce qu'il a fait déjà pour prendre perpète ? Un tas de trucs

assez gratinés.

Quand même assez spécialisés dans le meurtre.

Je l'ai coincé, moi, il venait d'embrouiller un couple de retraités.

Comme les petits vieux l'avaient surpris chez eux, il les avait séquestrés et

puis il les avait torturés pendant des heures.

Avant de les tuer, bien sûr.

Non, non, c'est au moins un barge.

Et comment t'as réussi à l'avoir ?

Boucher est homosexuel et j'avais retrouvé son petit copain de l'époque,

un certain Castelli, celui qui est Ă  l'image, justement.

Castelli m'a servi d'indique, il était au courant pour le cambriolage et je l

'avais convaincu de témoigner contre Boucher. C'est pour ça que Boucher le

menace, parce que Castelli venait de le donner.

Mais pourquoi Boucher menace aussi la famille de Castelli ? Parce que

Castelli, bien qu'il ait été avec Boucher, il avait déjà à l'époque une

femme et un enfant à qui il cachait son homosexualité, évidemment.

Le plus dur, c'était de le faire témoigner contre Boucher, mais...

Il l'a fait. Si Castelli sait que Boucher s'est évadé, il doit pas emmener

large.

J'aurais du mal, moi, Ă  imaginer que quelqu'un veuille s'en prendre Ă  mes

gosses et à moi. Bon, ça va. On doit pas prendre ce mec au sérieux. Maintenant qu

'elle est dehors, elle va pas venir frapper Ă  notre porte. Il en est bien

capable. Boucher est un sociopathe extrêmement dangereux d'après les

psychiatres.

Le meurtre de l'innocente automobiliste prouve bien sa rage et son indifférence

Ă  la souffrance d'autrui.

Voilà, ne négligeons pas son esprit de vengeance.

Oui, pas qu'il vienne, hein ? Bon, je l'attends.

Bon. Ça va, en attendant qu'il arrive, il faut retrouver Castelli, savoir s'il

habite toujours Ă  la mĂŞme adresse, lui et sa famille, et qu'on nous foute une

protection rapprochée. Michel, voyez avec la BRB, ce qu'on a comme biscuit

sur d'éventuels complices debouchés.

Nous, on file à la santé, interroger le personnel et les co-détenus.

Commandant, une jeune femme, Camille Varro, vous attend à côté.

Elle dit que c'est urgent.

Merci Stéphane.

S'il vous plaît Camille, asseyez-vous.

Alors, je me situe.

C'est un ami journaliste qui a subtilisé ça à un paparazzi.

Un salaud qui veut faire un article sur moi dans un torchon Ă  scandale.

Il aurait déjà le titre.

La veuve joyeuse.

Oui, effectivement, à quelques jours du français, c'est fâcheux.

Mes beaux-parents et mon mari ont été massacrés sous mes yeux.

Cette ordure.

Et encore, cette photo, il paraît que c'est rien.

Est-ce que vous suggérez que ce photographe détiendrait des clichés plus

suggestifs ? Michel, je ne passe pas mon temps au lit avec mes artistes.

Il se trouve juste que j'ai embrassé Tibor après le vernissage pour le

féliciter. Un baiser parfaitement anodin. Oui, mais qu'il suffit à vous

salir.

Je n'irai pas, Michel.

Je n'irai pas au procès.

C'est trop dur. Je ne pourrai pas revivre tout ça. Je ne veux pas.

Il faut y aller. Tout le monde viendra vous soutenir.

Votre vocation sera lĂ  et moi aussi, je serai lĂ .

Je suis ingrate avec vous.

Je ne vous vois à présent que lorsque j'ai des problèmes.

Il n'y a pas jusqu'à dire que je désinfectionne, mais ils me permettent

au moins d'être à vos côtés.

Avez-vous le nom de ce paparazzi ? Oui, mon ami me l'a dit.

Baria, je crois.

C'est ça, oui, Paul Baria.

Oui, Baria. Baria, je connais.

C'est un sinistre individu, une petite crapule qui est avide de sensationnel.

Nous l'avons vu quelques fois sur des scènes de crime.

Aussi, rassurez-vous, je pense que cet article ne verra pas le jour.

Comment ça, Michel ? Vous n'allez rien faire d'illégal ? Une fois n'est pas

coutume.

Michel, vous ĂŞtes policier.

Vous n'allez pas menacer ou blesser ce type ? Physiquement, non.

Non, mais laissez-moi faire, Camille.

Je vous tiendrai au courant.

C'est insensé.

Boucher a simulé un malaise et le maton, Rousset, il l'a amené à l'infirmerie.

Il y avait un flingue manqué sous un matelas.

Boucher l'a récupéré.

Il a pris Rousset en otage. Il a été obligé de les laisser sortir.

Et le maton dans l'inérador, pourquoi ils n'ont pas tiré ? Trop dangereux.

Si il y en avait manqué Boucher, il aurait vidé son chargeur sur Rousset.

Ils ont filé comment ? Rousset avait sa voiture dans la prison. Ils l'ont prise.

Boucher a préféré s'arrêter plus loin et il a abandonné Rousset et sa bagnole.

Dis donc, il a eu du bois de son sortir, votre Rousset.

Oui.

D'autant que ton chier, c'est un type qui est sans pitié.

Et il est oĂą maintenant, ce Rousset ? Il est Ă  l'infirmerie avec un psy.

Et il a été secoué.

C'est au moment que la conductrice qui s'est fait descendre par Boucher.

Ça arrive souvent que des flingues traînent sous les matelas, monsieur le

sous-directeur.

Je sais.

Boucher avait forcément un complice, mais on ne sait pas qui c'est.

Vous ne pensez pas qu'il avait un... Comment dire ? Un larbin, ici ? Oh, que

si.

Morales. Une petite frappe.

Bon, c'était le marchand.

Castelli a déménagé, il l'a pas encore localisé.

J'espère que l'hécatombe s'arrêtera là.

Je m'occupe de Morales.

Morales, c'est ça ? Tu viens avec moi ? L'infirmerie, c'est là.

Je comprends pas, je... Je me suis laissé avoir comme un bleu.

J'ai déjà dit ça au type de la BRB.

Je ne sais pas pourquoi la crème est là.

Boucher a abattu une femme pour lui piquer sa bagnole.

Je suis désolé.

Je ne voulais pas de ça.

Mais personne ne vous accuse, M. Rousset.

Je sais, c'est un malade.

On avait peur de lui ici.

Je ne suis pas responsable.

Je vous le répète, je ne savais pas que Boucher voulait s'évader.

Je ne savais rien.

Boucher ne m'avait rien dit.

Vous m'étonnez, Morales.

Vous m'étonnez.

On sait bien que chez les détenus de longue peine, l'évasion est le sujet de

prédilection.

Vous ĂŞtes son voisin de cellule pendant un an.

Je suppose que s'il y en a un qui est au courant, c'est bien vous. Je vous dis

que je ne savais rien.

Bon, écoutez, on ne vous demande pas grand-chose.

On ne note rien.

On ne met rien par écrit.

On écoute juste qu'on répètera personne.

Alors si vous pouviez nous aiguiller un peu.

J'ai pas une balance.

Pibouché c'est un tueur.

Il n'a peur de rien ni de personne.

S'il apprend que j'ai bavé sur lui, il sera capable de revenir ici rien que

pour me buter. C'est ridicule ça Morales.

Il a tous les services de police aux trousses.

Il ira pas bien loin.

Et quand on l'aura coincé, on le mettra en garde à vue, tout seul, pour qu'il

parle Ă  personne.

Vous avez rien Ă  craindre Morales.

Je vous reconnais vous.

Je crois pas non.

Mais si, c'est vous, Siskowski.

Boucher parlait toujours de vous, ici, tout le temps.

Il vous décrivait.

Si tu peux pas vous oublier, il disait.

Ça, il avait la haine. Bon, ça suffit, Morales.

Non, non, continue.

Hé, ça m'intéresse.

Boucher, il parlait de vous et de Castelli aussi.

Pour être sûr de bien vous reconnaître pour le jour où ils viendraient tous

vous flinguer.

Ce genre de menaces, tous les flics en ont eu, tu sais.

Et ton Boucher, c'est rien qu'une grande gueule.

Il est juste bon Ă  buter des vieux ou des gonzesses, c'est tout.

Pourquoi vos spires ont pris mes appareils photos ? Vous pensez pas que c

'est dans ces coins pourris que je trouvais quelque chose Ă  mitrailler ?

Monsieur Barrière, je ne saurais trop vous incliner à ne pas fanfaronner.

Écoutez, moi, mon truc, c'est de traquer les faits divers et les trucs un peu

crânes. Bon, il se trouve que je fais du fric avec et que c'est légal. Alors quoi

? Alors vous ĂŞtes sur le point de publier un article lamentable sur une

amie très chère, Camille Varro. Cela me déplait au plus haut point.

Et comment vous pensez m'empêcher de publier ça ? Imaginez le mal que vous

pourriez lui faire à l'aube d'un procès.

Déjà suffisamment médiatique.

Imaginez-vous Ă  sa place.

Mais je ne suis pas Ă  sa place.

Imaginez que votre épouse et vos deux enfants, Thomas et Lola, découvrent que

vous couchez avec votre indique, une prostituée connue pour piéger des hommes

politiques dans son lit. Qui vous a dit ça, l'ERG ? Écoutez-moi bien.

Afin que des hommes comme vous ne puissent plus nuire, la police se charge

de collectionner des informations qu'elle peut ressortir au moment

judicieux et adéquat. C'est le cas. Vous êtes flic.

Il serait illégal pour vous de divulguer une info comme ça. Et coucher avec une

prostituée et la rémunérer dans l'espoir d'obtenir un scoop, cela peut s

'apparenter à du proxénétisme. Et là, les ennuis deviennent sérieux. Vous vous

bluffez, là. Écoutez-moi.

Publiez le moindre article dégueulasse sur la vie privée de Camille Varro.

Écrivez ne serait-ce qu'une seule ligne et vous êtes un homme fini.

Je vous briserai.

OK, OK.

Après tout, Camille Varro, c'est peut-être pas un sujet terrible.

En fait, elle est quoi, cette fille, pour vous ? Fous le camp.

Fous le camp, je te dis.

Le boucher reste introuvable. D'après nos collègues de la BRB, il n'aurait pas

repris contact avec ses anciens complices.

En ce qui concerne toutes les réquisitions envoyées aux divers

services administratifs assez hors tardive, il semble impossible d'obtenir

l'adresse avant demain matin.

Bon, et le fichier des cartes grises ? Pas besoin d'attendre demain pour

consulter un fichier, merde ! Cela va de soi, commandant, j'ai commencé.

Par là, il semblerait que Castelli n'ait pas changé d'immatriculation de son

véhicule lors de son déménagement.

Ça arrive souvent.

Vous-même, commandant, l'avez-vous fait ? Espérons juste que Boucher n'aura pas

trouvé Castelli avant nous.

Dis-moi, t'as pas oublié d'envoyer une équipe chez mon ex ? T'inquiète.

Je lui ai demandé une protection maximum.

Les mecs de la BRI sont sur place.

Ton ex-femme ne risque rien et ta fille non plus.

A propos de fille, elle vient de m'attendre Ă  l'hĂ´pital. Mon petit-fils s

'en sort demain. Alors, extinction des feux. Allez.

Dis-moi.

Quoi ? Ça te dirait d'aller boire un verre pour décompresser ? Écoute, le

fait est vrai.

J'ai eu une journée assez dure comme ça.

Alors si je dois en plus me faire insulter comme l'autre soir dès que j

'aurai passé le pas de ta porte... Voilà, tu comprends ça ? Tu comprends ?

Oui. Oui, donc je préfère aller dormir tout seul.

Qu'est-ce qui se passe ? Le médecin ne sait pas si Théo pourra sortir demain.

Quoi ? Il y a un problème.

Nous avons découvert une autre fracture.

Plus petite celle-ci, mais qui nécessite de nouveaux soins.

Théo ne pourra pas rentrer chez lui.

Comment ça, une autre fracture ? Vous foutez de ma gueule ? C'est quoi cet

hĂ´pital de merde ? Je vous prie de baisser le ton. Je vous rappelle qu'hier

encore, votre fille était suspectée de maltraitance envers son fils.

Il ne faudrait pas retourner la situation.

Parce que là encore, c'est elle qui a fait ça ? Calmez-vous, je n'ai pas dit

ça. Papa, ça suffit, arrête.

Écoutez, docteur, faites votre maximum.

Moi, je veux que mon fils reste ici. J'ai confiance en vous. Ne craignez

rien. Je vous appelle, je vous tiens au courant.

Rentrez chez vous maintenant.

Reposez-vous. Merci.

Écoute, emmenez Théo dans un autre hôpital.

Elle n'a pas la science infuse, cette connasse de médecin.

Pourquoi tu t'es énervé ? C'est parce que tu n'as pas confiance en moi, c'est

ça ? Tu me crois peut-être capable de lever la main sur mon fils ? Non,

chérie, non.

Je n'ai jamais pensé ça, d'accord ? Je m'en fous de ce que j'en peux penser.

Tout ce qui compte pour moi, c'est que Théo guérisse.

Oui. T'as raison.

On va se battre tous ensemble.

D'accord avec Antoine ? Parce que vous êtes des parents formidables et ça va s

'arranger. Ok ?

Désolée pour le retard, mauvaise nuit.

T'as rien loupé, EDF nous a communiqué l'adresse de Castelli, on s'est pointé

vite fait. Boucher, toujours pas localisé ? Non, allez.

J'ai vu une ombre dans la maison, c'est mon signal.

Je suis le bon frère de Catherine ! Arrêtez pas moi !

Je

crains que nous arrivions trop tard.

Merde.

C'est Marine Castelli.

C'est la femme de Castelli.

OĂą sont son mari et son fils ? Allez-y.

Bon, soit elle a été tuée ce matin au réveil, soit hier soir devant la télé.

Vu la rigidité canovérique, je dirais hier soir.

Le fils est encore dans son lit.

Il a reçu une balle dans le cœur.

À l'étage, il y a deux chambres des toilettes, pas de Castelli.

Il y a encore un truc dans la chambre du petit Castelli.

Le meurtrier a laissé un message.

Vas-y, on entre.

L'enfant est probablement mort en même temps que sa mère.

Et puis s'il est recouvert d'un drap, je suppose pendant son sommeil.

Enfin, je l'espère.

Jour des morts, Castelli et le flic auront rejoint la famille Ă  l'enfer.

C'est quand le jour des morts ? 2 novembre.

C'est-Ă -dire demain.

Je reste fumier avant qu'il me trouve.

C'était ma seconde famille.

J'ai épousé, il y a longtemps, la sœur de Marine Castelli.

Après, il y a ma femme qui est morte d'un cancer. Bon, M. Delbar, ce n'est

pas le moment de nous raconter votre vie.

Par contre, je voudrais savoir pourquoi vous avez du sang sur les mains.

Parce que je me suis approché d'elle.

Elle ne bougeait plus.

Alors j'ai tourné son visage vers moi et j'ai vu que... Pourquoi vous êtes rentré

si personne ne vous répondait ? Je vous ai dit que j'étais le beau-frère

Castelli. Tous les dimanches et les jours fériés, je venais chercher les

Castelli pour aller Ă  la chasse.

Aujourd'hui, c'est la Toussaint. On avait rendez-vous.

J'ai sonné.

Personne ne répondait. Je suis entré. Je ne vais pas rester devant la porte.

Monsieur Delbar, pourquoi Castelli n'est pas lĂ  ? Castelli, pourquoi il n'est pas

lĂ  ? Je ne sais pas.

Il doit ĂŞtre Ă  son bureau.

Il est comptable dans une boîte qui est actuellement en redressement judiciaire.

Il avait dit qu'il devait passer la nuit à refaire les comptes de la société.

Vous pouvez m'écrire l'adresse là-dessus ? C'est à moi d'y aller.

Allez.

C'est à moi d'annoncer à Castelli ce qui est arrivé à sa famille.

Ă€ moi.

Il n'y a personne d'autre.

Merci.

Voilà les projectiles que j'ai retirés, à vue de nez du

9 mm.

Vu qu'Ă  l'hybride identique Ă  celui qui a servi Ă  tuer la conductrice, la

balistique nous en dira plus.

Ah, mais je crains fort qu'il ne s'agisse pas de l'âme de ce sinistre

boucher. Pour le gosse, c'est tout.

Pour la mère, il se pourrait qu'elle ait pris son pied avant de rendre l'âme.

Il suggérait-vous un viol ? Pas sûr.

Il y a des traces de sperme, mais aucune lésion vaginale.

Il y aurait-il eu un amant dans le placard ? Écoutez, retrouver un témoin

de ce double meurtre, il t'était une aubaine ?

Puisque tel n'est pas le cas, voyez-vous, je vous suggère de refermer

le placard avec votre hypothèse d'amant et sur votre humour déplorable.

Le seul survivant de ce drame arrivant bientĂ´t.

Mais je suis un être humain. Bon, Michel, j'ai pensé au père.

Après l'autopsie, nous avons préparé l'enfant avec Hélène, mon meilleure

thanatopracteur.

Oui, magnifique.

Vraiment, bon travail.

Merci, Salinas.

Une fois n'est pas coutume.

Il est beau.

La mort ne l'a pas trop abîmé.

Vous savez, c'est un garçon exceptionnel.

Très doué pour la musique, le dessin.

C'était un artiste.

Laissez-moi, laissez-moi.

Je suis désolé, monsieur Castelli.

Tout ça ne serait pas arrivé si je n'avais pas témoigné au procès de

Boucher.

Parce que c'est lui qui a fait ça, n'est-ce pas ? Il y a des chances, oui,

monsieur Castelli.

Si vous ne m'aviez pas utilisé comme indique, on n'en serait pas là.

Maintenant, ma femme et mon fils sont morts.

Et bientĂ´t, ce sera mon tour.

Non, non.

Non, M. Castelli-Boucher n'arrivera pas. De toute façon, c'est mieux comme ça.

Je n'irai plus que deux.

Pourquoi est-ce que je survivrai Ă  la mort de ma femme ? Et surtout Ă  celle de

mon fils ?

Je vais jurer à Castelli de ne pas le faire témoigner pour faire tomber

Boucher et... J'ai pas tenu ma promesse, voilĂ .

Tenez, erreur de jugement, d'appréciation.

Vous n'avez pas pu tenir votre promesse.

Nuance. Je vous rappelle que c'est le juge d'instruction qui a insisté.

Vous ne pouviez aller contre les décisions de ce magistrat qui avait tout

pouvoir. Vous n'aviez absolument pas le choix.

Seul Castelli était au courant de cette histoire de retraité.

Sans son témoignage, on n'aurait pas eu Boucher. Oui, mais à cause de ce

témoignage, je te rappelle qu'une inconnue est morte dans la rue.

Elle a été abattue.

Le fils et la femme de Castelli sont morts aussi.

Concernant Delbar, le beau-frère de Castelli, on a pris ses empreintes pour

pas les confondre avec Boucher. Enfin, ceci dit, Boucher n'a laissé que deux

sur la porte d'entrée.

Improbable également d'en retrouver sur le clavier de l'ordinateur qui a servi à

écrire ce message.

Castelli nous ayant dit que toute la famille l'avait utilisé.

En revanche, en ce qui concerne l'auteur de ce message, ça ne fait aucun doute.

Mais c'est ridicule. Boucher n'a aucune chance de flinguer Cisco d'ici demain.

C'est juste un barge qui nous provoque parce que ça l'excite.

C'est la preuve qu'il va commettre une erreur. Bon, on a quoi ? Du sperme sur

les pouces de Castelli ? Donc ça veut dire deux choses.

Soit elle a un amant, soit elle a été violée.

D'accord ? L'ADN de Boucher n'est pas répertorié.

Mais j'ai prélevé un cheveu sur le peigne de Boucher dans sa cellule.

Voilà, on attend le résultat.

Et bien que Boucher soit homo, j'ai l'idée que le viol fait partie de ses

manières à cet enfoiré.

Quoi d'autre ? Je me suis rappelé l'audition qu'on avait faite de Morales,

le voisin de cellule de Boucher.

Je me suis demandé s'il était paniqué parce qu'il avait peur de Boucher ou s

'il avait peur parce que Boucher n'était plus là.

Boucher étant homo, j'imagine que Morales lui servait de paillasse.

Si Boucher se tapait Morales, ça veut dire que Morales, un tôle, était sous sa

protection.

Exact. Et j'ai appelé le directeur qui me l'a confirmé.

Il m'a aussi confirmé que Boucher était détesté des autres gaïdes.

Tant mal Ă  raison.

Maintenant que Morales se retrouve sans son protecteur, il va être livré en

pâture à tous ceux qui détestaient Boucher.

Ça commence à devenir dangereux pour lui.

Bon. Il faut se faire sur Morales.

Votre travail est faible.

C'était pas la peine de me faire sortir de tôle, j'ai rien à vous dire.

On t'a fait sortir pour te faire plaisir une heure ou deux.

Pour que t'apprécies ces moments en notre compagnie.

Avant de retourner Ă  ton enfer.

Parce que c'est ce qui t'attend lĂ -bas, en tĂ´le. Un enfer.

Parce que ça va chauffer pour ton petit cul. Pense plutôt à ton cul à toi.

T'as intérêt à le planquer si tu veux pas que Boucher vienne le trouver.

Ça me donnera au moins une occasion de le rencontrer, dis donc.

Ce qui malheureusement n'est plus ton cas.

Tu le verras plus jamais, Boucher.

Et plus de Boucher, plus de protection.

Parce qu'on sait que Boucher, t'es ton protecteur.

Et on sait aussi qu'un nouveau cahier va prendre sa place et va éliminer tout ce

qui se rapprochait de près ou loin de Boucher.

Monsieur Morales, soyez sûr que nous ferons en sorte que plus jamais Boucher

ne soit incarcéré.

À la santé, nous ferons passer le message aux autres détenus afin que vous

vous retrouviez irrémédiablement seul.

Seul ! À la merci d'autres détenus, des brutes qui n'attendent que ça pour vous,

vous suicider.

Fumier. Je vous crains fort, voyez-vous que la flatterie n'arrange rien.

On a déjà commencé à menacer.

Je sais bien que je vais finir pendu dans les douches et tout le monde s'en

branlera. Moi que je soumette ton transfert à l'autorité judiciaire et

qu'on t'envoie dans une autre centrale.

Je connais les flics.

C'est pour mettre un tas de trucs.

Et une fois que j'aurai parlé, vous me laisserez crever.

Jure-le-moi que tu me feras transférer. Jure-le-moi comme t'as juré à Castelli

qu'il n'ira pas témoigner.

Je vous le jure, personnellement, et tout le monde ici sait, que je tiens

toujours mes promesses.

Ok.

J'ai pas grand-chose Ă  vous dire.

Boucher, il avait préparé son coup seul.

En tout cas, pas avec moi.

Il a bien fallu la faire rentrer, cette arme.

Il l'a planquée.

Vous voyez, ça écroussait, le maton.

Il était sous pression parce que Boucher menaçait de s'en prendre à sa famille s

'il ne faisait pas ce qu'il voulait.

Boucher en pouvait plus, il faisait une dépression.

Bon alors, je vous ai déjà tout dit.

Alors pourquoi vous m'atorgez ici ? Pourquoi pas à la santé ou chez moi ?

Oh, pour faire jaser ! Eh oui, monsieur Rousset, parce que certains, mĂŞme si

vous vous taisez, vont commencer Ă  se poser des questions sur votre bonne foi.

À commencer par les membres de votre administration pénitentiaire qui vont se

demander pourquoi monsieur Boucher vous a laissé la vie sauve.

Oui, parce que nous, on est persuadés que vous avez aidé Boucher à s'échapper.

On est sûr que c'est vous qui avez fait rentrer le flingue dans la tôle.

On sait que les matons sont soumis Ă  de grosses tensions psychologiques et vous,

vous vous ressemblez beaucoup, beaucoup, beaucoup Ă  un mec avec de grosses

tensions psychologiques.

Tensions confirmées par votre épouse que nous avons interrogées.

Elle dit que vous n'en pouvez plus, que la vie n'est plus supportable.

Et si ce n'est vous, elle finira bien par parler.

Voulez-vous que nous la harcelions ? Ok, ok, ok.

Laissez-moi réfléchir. Il faut que je réfléchisse. Très bien.

Puisque vous voulez réfléchir, vous allez connaître les joies du newf.

Comme vos copains détenus.

VoilĂ . On va faire une petite garde Ă  vue.

Oui. Oui, Camille.

Désolée de vous soustraire à votre enquête, mais il est si dangereux que

ça, l'homme que vous recherchez ? Oh, bien plus que ça.

Écoutez, en votre présence, toute violence s'évanouit.

Ah, la violence.

Avec le procès, on sera en plein dedans.

Justement, je me suis renseigné sur le président des Assises. C'est un éminent

magistrat, très sensible aux charmes des jolies femmes.

Et il mènera les débats.

De façon à vous rendre moins pénible cette épreuve. Tout sensible qu'il sera,

Ă  n'en pas douter, Ă  votre charme.

Je ne suis pas sûre qu'il opère à ce moment-là.

Il émane de vous à chaque instant, Camille.

Je voulais vous remercier pour ce que vous avez fait. Le paparazzi m'a appelé

et il m'a dit qu'il ne ferait pas cet article.

Qu'est-ce que vous lui avez dit ?

Voilà, je l'ai provoqué en duel et ce pharaon a tout de suite compris à qui il

avait affaire.

Ça fait bien longtemps que je ne vous avais vu rien de cette façon, Camille.

C'est grâce à vous, Michel.

Vous le savez.

Oui, le marchand.

Oui, oui, j'arrive.

Oui, c'est ça.

VoilĂ , j'ai des interrogatoires Ă  reprendre. La nuit sera longue.

Pour moi, je crois qu'elle sera douce.

Des hommes sont planqués au point stratégique. Si Boucher se pointe dans

la nuit, il pourra pas rentrer dans le pavillon. On l'arrĂŞtera avant. C'est une

connerie de rester ici.

Le message de Boucher est clair, il veut tuer Castelli, mais toi aussi.

HĂ©, calme-toi, je risque rien.

Et puis, malgré le massacre de toute sa famille, Castelli n'a confiance qu'en

moi.

Il sait très bien qu'en cas de problème, je vendrai chèrement ma peau.

Si quelqu'un doit défendre Castelli, c'est moi.

Je suis d'accord avec le fèvre. Mais arrêtez, le pavillon est cerné.

La radio sera branchée toute la nuit.

Je vais m'installer dans le salon, juste en dessous de la chambre de Castelli. Au

moindre bruit, au moindre incident, je vous préviens.

Ok, sois prudent.

Cisco, je rentre dans le pavillon.

Cisco, je rentre dans le pavillon.

Envoyez le fèvre, vous allez au 36, ils auront plus besoin de vous là-bas. D

'accord ? Vas-y.

Roussez, ça fait des heures que t'es là. Tu crois pas que tes collègues vont se

poser des questions ? On va faire courir le bruit que t'as touché du fric pour

faire ses vins débouchés.

Tu pourras toujours te brosser pour trouver du boulot après.

Ou alors Ă  Cayenne. Mais c'est faux, j'ai...

J'ai rien touché de Boucher, je le détestais, il me faisait peur.

Oui, c'est la raison pour laquelle vous l'avez aidé à s'évader.

Il menaçait votre famille, alors vous lui avez procuré une arme, ce Beretta

9mm qui a servi Ă  tuer une innocente, plus la femme et le fils Castelli. Tu

vas être inculpé de meurtre si tu parles pas. Si je parle, il me tuera, elle est

belle votre histoire.

Sauf si on met la main dessus.

Écoutez, je désapprouve cet écart de procédure.

Mais pour une fois, nous ne mettrons rien par écrit.

Rien. Bien sûr, nous pourrions nous procurer ces informations par nous

-mêmes, sans votre aide, mais le temps nous présveillez-vous.

Alors, vous pourriez peut-ĂŞtre nous mettre sur la piste, sans trop en dire.

Après l'évasion de Boucher, j'ai... J'ai pas récupéré mon téléphone portable.

Tu veux dire que Boucher a toujours ton portable ? Oui.

Oui, les marchands.

La bouchée est en possession du portable de Rousset, ce qui nous donne une chance

de le localiser, voyez-vous.

Je tenais Ă  vous en informer.

Ok, merci beaucoup.

Bonne nuit.

Vous aussi, bonne nuit.

Gastonine, tenez-vous !

Dégout, Castani.

Je sais pas.

Cisco ! C'est bon, il est lĂ .

Ça écoutera bien.

Je vous remercie.

Vous pouvez retourner dans la maison.

C'est bon.

Merci.

Bon, Boucher a sauté de la chambre de Castelli.

Vous ne pouviez pas savoir qu'il allait rester dans la maison après avoir buté

la femme et le fils de Castelli.

Légis a découvert un réduit là-haut.

Alors Boucher a dĂ» se planquer lĂ  en attendant le retour de Castelli pour lui

faire la peau.

C'est bien la tienne qu'il a failli avoir.

Monsieur Castelli ? La police, on vérifie partout.

Boucher s'est enfui.

La journée n'est pas encore finie, capitaine.

Je suis au courant pour le message.

Aujourd'hui, mort.

C'est aujourd'hui, le 2 novembre.

C'est aujourd'hui que je vais mourir.

Je suis sûr.

Écoutez, Castelli, oubliez ce message stupide.

Vous allez m'accompagner au Quai des Orfèvres.

Boucher ne viendra jamais nous chercher dans cette forteresse.

Je vous assure que lĂ -bas, il ne vous arrivera rien.

Je vous le jure.

Vous m'avez déjà juré beaucoup de choses, il y a deux ans.

Tout va bien se passer à présent.

Ok, merci de votre habilité. Au revoir.

Merci.

Lieutenant Lefebvre ? Ça y est, la LOC-TR est en place.

Bien, la LOC-TR dans notre jargon, M. Castelli, veut dire la localisation en

temps réel.

Cela concerne le portable de M.

Boucher. Ce système de géolocalisation par satellite va nous permettre de

déterminer très précisément...

la position de M.

Boucher, au maître près.

En vérifiant le passage de Boucher dans votre chambre, Ligy a relevé les

empreintes de votre beau-frère, Delbar, qu'il avait un peu partout sur les

montants du lit.

M. Castelli, votre beau-frère était-il l'amant de votre femme ?

Bien, nous avons vos empreintes sur le lit des Castelli. Le fait d'emmener la

famille chasser tous les week-ends vous octroyait-il une sorte de passe-droit

sur votre belle-sœur ? En gros, est-ce que vous vous tapiez Marine Castelli ?

Ok, d'accord.

J'étais la main de Marine.

Je suis tombé amoureux d'elle après la mort de ma femme. C'est interdit ? Vous

savez, Marine s'est beaucoup occupée de moi.

Et petit Ă  petit, j'ai... On se fout de votre histoire de cul ! Ce qu'on veut

savoir, c'est si c'est vous qui vous l'êtes envoyée juste avant sa mort !

Oui, c'est moi !

Je suis passé chez Cassidy vers 22h. Leur fils était déjà couché. Il dormait.

Je savais que Cassidy passait la nuit Ă  son bureau.

Alors, Marine et moi, on a fait l'amour.

Dans sa chambre.

Vous ĂŞtes reparti vers quelle heure ? Vers... Vers 23h.

C'est un petit coup rapide.

Oui, c'est-à-dire que vous êtes parti avant l'arrivée de Boucher.

Enfin, si c'est Boucher qui a vraiment tué, étant donné que nous n'avons pas

retrouvé Néline et son arme.

Mais attendez, vous n'allez pas mettre le meurtre sur le dos, sinon ?

Pourquoi Delbar vous nous avez rien dit ? Mais parce que merde ! Après tout ce

massacre, j'allais vous dire quoi ? Que Castelli était cocu ? Vérifiez ! Marine,

elle lui a écrit une lettre comme quoi elle partait, elle voulait plus vivre

avec lui.

Bon, la lettre est peut-ĂŞtre encore dans son sac, elle a pas eu le temps de la

lui remettre. Merci.

Vérifiez ! S'il y aurait semblable que cela puisse paraître, le portable de

Boucher vient d'être localisé dans le pavillon des Castelli, le commandant

scandé la demande du renfort.

Vous, au dépôt !

Mon ami Delbar, le beau frère au dépôt. Mais vérifie quand même cette histoire

de lettres. La sac à main de l'épouse Castelli est encore ici. On va se le

faire, cet enfoiré. Allez-y.

C'est pas possible.

On a fouillé partout, Boucher est nulle part. Pourtant, c'est dans ce périmètre

qu'on l'a localisé.

Je vais appeler son portable.

S'il est branché et qu'on entend sonner, on saura où il est, cet enfoiré.

Je tiens prĂŞt.

Les collègues de la BRI ont déjà vérifié tout ça.

Dessous, il y a une ancienne fosse sceptique.

Date de l'époque où il n'y avait pas le tout à l'aimant.

Ces bûches ont été placées là il y a peu.

Elles bloquent la porte du souperail. C'est impossible.

MĂŞme s'il est lĂ -dedans, comment il a fait pour s'enfermer tout seul ? Il n'a

pas pu.

Et s'il est lĂ , c'est qu'il est mort.

Voilà le sac à main de Mme Castelli et le listing de l'activité du portable

détenu par Boucher.

Merci.

La calibre 12.

J'ai vu le trou dans l'estomac de la victime, c'est sûrement ce fusil qui l'a

tué.

Alors c'est ça Boucher.

Ouais, c'est cet enfoiré.

Ce Beretta 92 9mm vient d'être trouvé dans un faux plafond du pavillon. Faux

plafond qui se trouvait dans les toilettes de Castelli.

Tu m'étonnes qu'on ait pas retrouvé Boucher.

Il était pas dans le pavillon.

Le seul qui était dans le pavillon avec Cisco, c'est Castelli.

Merde. Alors ça veut dire que c'est Castelli qui a essayé de tuer Cisco dans

le salon.

C'est lui qui a caché le Beretta dans les chiottes.

Et 48 heures, c'est vraisemblablement la durée du séjour de M.

Boucher à l'intérieur de cette petite cave.

Probablement, Castelli l'aura tué le jour même de son évasion, il aura

sûrement devancé M. Boucher, et il aura tué lui-même, sa femme et son fils.

Mais pourquoi ? Parce que Mme Castelli allait le quitter, elle allait partir,

comme l'a dit son beau-frère, et en partant, elle allait emmener son enfant.

Putain, faut prévenir Sisko.

Oui, Sisko ? Est-ce qu'on dégage sans temps ?

Castelli voulait être seul avec toi pour te tuer. Il a déjà essayé dans le

pavillon. C'est lui qui a tué Boucher. Il a aussi tué sa femme et son fils.

Alors fais gaffe, Cisco.

T'approches pas de lui, d'accord ? Oui.

Allez, allez, allez ! Castelli doit ĂŞtre seul dans le bureau avec Cisco. Allez !

C'est ça que vous cherchez, Capitaine Siskowski ?

Quoi, Castelli ?

Oh, c'est simple.

Depuis le procès de Boucher, ma femme s'était mise à me haïr.

Et mon fils aussi.

Vous m'aviez promis que je n'aurais pas à témoigner.

Vous me l'aviez promis. Je sais.

Mais il fallait votre témoignage pour faire tomber Boucher.

Il fallait.

Il fallait.

Il fallait que j'étale ma sexualité au grand jour.

Il fallait que je m'affiche aux yeux de tous comme une espèce de tante qui s

'envoie en l'air avec un assassin.

Il fallait que je témoigne, que je raconte tout ça pour... pour foutre ma

famille en l'air.

Je voulais pas tout ça.

Tout le monde nous a lâchés.

La famille de ma femme, les amis, les collègues, les voisins, les commerçants.

Mon fils humilié à l'école, pleurant tout seul le soir dans sa chambre.

« Je voudrais que tu sois mort », il m'a dit un jour.

Qui s'est soucié de tout ça ? Après le procès, hein ? Qui ? En tout cas pas

vous, Capitaine Siskowski.

Vous vous en foutiez.

J'avais fini de servir, je pouvais bien crever.

Allez, calmez-vous Castelli.

Tenez-moi cette arme.

Pour faire plonger un taré, vous avez sacrifié ma vie, ma famille.

Vous nous avez détruits.

Expliquez-moi, Castelli.

Ceci est un... listing des appels passés d'un portable

utilisé par... par Boucher.

Et... lĂ ... Je vois

qu'il a appelé chez vous.

Ouais. Pourquoi ?

Pour savoir si j'étais là.

Il voulait me tuer, ce salopard.

Après son évasion, il a tout de suite téléphoné chez moi.

Et... Au téléphone, il vous a dit qui il était ? Non, bien sûr.

Il avait déguisé sa voix, mais je suis tout de suite reconnu que c'était lui.

Ça faisait deux ans que je l'attendais.

Deux longues années.

Alors quand il a sonné à ma porte...

Moi et mon fusil, on était prêts.

Votre femme et votre fils étaient présents ? Oh, bien sûr.

Ils étaient sortis.

Ils sont rentrés que vers 20h, mais à ce moment-là, Boucher pourrissait déjà dans

ma cave.

Là, vous avez utilisé l'arme de Boucher pour tuer votre famille ? Faire croire

que Boucher était à l'origine de ces meurtres et surtout... Surtout pour m

'attirer, moi.

C'est bien ça ? J'avais envie de vous revoir.

Marine n'avait plus qu'un seul ami.

Delbar, son beau frère.

Il était amoureux d'elle.

Elle avait décidé de s'en aller avec lui.

Mais surtout avec mon fils.

C'est ça.

Et vous avez compris quand vous avez découvert la lettre dans le sac de votre

femme. C'est ça.

Restez avec moi, Capitaine.

Regardez comme il fait beau.

Une belle journée.

Un beau jour pour mourir. Le 2 novembre.

Le jour des morts.

Le jour des morts.

Le jour des morts, Castelli et le flic pourront rejoindre la famille en enfer.

Vous avez l'intention de nous buter tous les deux, Castelli ? D'une certaine

manière.

Pour boucher, j'avais pas le choix.

Mais vous, je n'ai jamais eu l'intention de vous tuer.

MĂŞme dans le pavillon.

En tout cas, pas comme ça.

Vous méritez mieux.

Vous, votre enfer, vous allez le vivre ici.

Parce que vous n'oublierez jamais que c'est vous le responsable de tous ces

morts.

Tout est de votre faute.

Vous nous avez tués, tous.

Ma femme, mon fils, et moi.

Non. Essayez de vivre avec ça maintenant, Capitaine Siskowski.

Non. Essayez seulement.

Non !

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