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Original subtitles

L'HOMME EST LE PLUS CRUEL DES ANIMAUX. NIETZSCHE

Par terre !

Qui êtes-vous ?

Je suis le Dieu qui agit.

Je suis la liberté absolue.

Tu peux prier ton Dieu invisible maintenant,

et peut-être qu'il te répondra.

Ou tu peux me prier.

Tu... tu as son visage.

Alors prie-moi.

Répète ces mots.

Tout est juste pour l'auteur de la justice.

Tout est juste pour l'auteur de la justice.

Frère, sois mon épée...

Frère, sois mon épée...

afin que ta famille puisse vivre.

afin que ta famille puisse vivre.

Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde.

- Tout va bien se passer. - Ta gueule !

Putain de merde.

À l'aide !

Je veux cet homme.

Sa femme. Ses enfants.

Et ses chiens.

MUZZLE 2: CITY OF WOLVES

Allez, tiens.

Bonne fifille... Joyeux anniversaire, ma belle.

HORS LIGNE

Pas maintenant, Argos.

Je peux pas, là, j'ai rendez-vous.

Argos.

Tu vas pas lâcher l'affaire, hein ?

Tu es gâtée aujourd'hui, Socks.

Pas étonnant qu'elle te préfère.

C'est bon, chérie ?

- Parfait. - Vraiment ?

Bon travail, Jake.

Chérie, tu es filmée.

Je voulais pas t'en parler, par pure superstition, mais...

Oh... Quoi ?

Tu vas pas me laisser comme ça ?

Tu as dormi la nuit dernière.

Je dors toutes les nuits, tu sais ?

Je veux dire vraiment dormi.

Eh bien, tant mieux alors.

Je suis contente que tu sois plus flic.

Dresser des chiens, c'est ton truc

et je vis plus la peur au ventre.

Tu m'as jamais dit que tu avais peur. De quoi ?

Peur pour toi.

C'est comme si tu luttais contre quelque chose.

C'est ma façon de me détendre.

Ces derniers temps, tu as l'air bien plus calme.

C'est comme si cette force, cette chose contre laquelle tu te battais...

Vos côtes de bœuf. Et au plaisir.

- On reviendra, c'était délicieux. - Merci.

Donc, tu disais ? Continue.

C'est comme si t'avais gagné.

Oh ! Il y a le feu !

- Quoi ? - À la maison. On doit y aller.

C'est pas vrai.

T'as pas éteint le four ?

Je l'avais pas allumé.

Qu'est-ce qu'il y a, ma jolie ?

Attaque !

Tue !

Mia, appelle la police !

Police-secours, je vous écoute.

On nous attaque, aidez-nous.

Vous êtes en danger ?

Oui, on nous attaque. Venez.

Quel est votre nom ?

- Mia Rosser. - Je vais...

Un homme veut tuer mon mari.

Je vous envoie quelqu'un.

Madame ? Madame ? Qu'est-ce que-

Non !

Jake !

Jake !

Argos, protège !

Il n'ira nulle part.

Socks !

Appelle les secours.

- Envoyez un médecin. - Tiens le coup.

Je vais pas te manipuler.

Où est-ce que t'as mal ? Les secours vont arriver.

Il est à l'intérieur. Jake !

- Jake ! - Cobb !

- Socks est blessée. - Brown a appelé les secours.

- Mia, ça va ? - Ça va.

Mon chéri.

- Ça a l'air d'aller. - Oui.

- Mia, reste ici. - Tu vas bien ?

Argos, pas bouger.

Mes yeux sont tes yeux,

pour veiller et te protéger toi, et les tiens.

Mes oreilles sont tes oreilles,

pour entendre et discerner les esprits malveillants de l'ombre.

Mon nez est ton nez,

pour flairer l'envahisseur.

Et afin que tu puisses vivre.

Ma vie est aussi la tienne.

En rang ! Présentez.

Armes !

Prêts. Engagez. Feu.

Prêts. Engagez. Feu.

Pas bouger, pas bouger.

Argos.

Tu rentres.

Allez.

OK, c'est bon. On y va, monte.

Je ne pouvais pas le supporter.

De te voir là,

au milieu des morts.

Voilà ce que je voulais

Tu reposes près de l'océan.

Je peux pas revenir en arrière.

Au revoir, ma jolie.

À très bientôt, Socks.

À très bientôt.

Ma compagnie d'assurance va pas couvrir ça ?

Comment ça se fait ?

M. Rosser, dans votre contrat, section 4, paragraphe 9-

- Attendez. Laissez-moi finir, d'accord ? - Oui.

Je vois pas ce qu'il y a de compliqué, OK ?

Je comprends, mais...

Je vous paye un contrat d'assurance professionnelle.

Et ma société, assurée chez vous, vient de souffrir un sinistre.

Oui, c'est vrai.

Comment je dois vous l'expliquer ?

M. Rosser, dans un tel sinistre, vos caméras de sécurité-

Inutile. Les images ont disparu, d'accord ?

La société de sécurité a été piratée.

Lâche !

Je peux vous mettre en contact-

Sans ces images, votre demande risque d'être rejetée.

Vous pouvez répéter ?

- Sans les images... - Il y a un rapport de police !

- J'ai une idée. - Pourriez-vous vous calmer ?

Voyons qui raccrochera le premier.

Il est pas dangereux.

Je suis pas inquiet. On dit que vous êtes un bon dresseur.

C'est à lui que je parlais.

Jake. Je suis l'inspecteur Thorne.

- Le moment est mal choisi ? - Non, au contraire...

J'ai obtenu aucune réponse.

Je peux l'entraîner pendant qu'on parle ?

- Bien sûr. - Argos, cherche !

C'est bien, trouve-le.

Quelle sera sa fonction ? Chercher des cadavres ?

Non, des stupéfiants.

Il a un sacré flair. Regardez-le faire.

Bravo, mon chien.

Gentil chien.

Il trouverait un cadavre dans une décharge, hein ?

J'espérais que vous m'éclaireriez sur certains points précis.

Argos, attaque !

C'est quoi, "tuer" en allemand ?

C'est "attaque".

Mais là, il attaque pas.

Normal, il vient de voir sa famille se faire décimer.

Donc, il est désorienté.

Vous êtes de la brigade criminelle ?

Dites, c'est vous qui devriez être inspecteur.

Même quand on tue des criminels, ça reste un meurtre.

Vous savez quoi ?

Vous avez raison.

Le moment est très mal choisi.

Franchement, les flics, mon beau. Ils font comme d'habitude.

Ils me cherchent des poux...

Et pourquoi ?

Parce que j'ai protégé ta mère ?

C'était légal ?

Non, c'est pas une question de légalité.

C'est une question de morale.

Qu'est-ce qu'on y peut ?

Même si je t'expliquais le rôle qu'a joué le grand jury.

Même si je t'expliquais ce qui arrive à un flic en taule

ou ce qu'est une dette.

La faillite, le mariage, bla-bla-bla...

Ça changerait quoi ?

Tu sais pourquoi ?

Parce que t'es libre.

Tu comprends certainement ça mieux que moi.

Être en cage te rend fou.

Mais si, par miracle,

j'arrive à payer l'hypothèque,

que l'assurance couvre les dégâts

et que ces tarés essaient plus de me tuer,

y a de fortes chances

que je finisse mes jours en prison.

Il faut qu'on parle, inspecteur.

- Prenez rendez-vous, M. Rosser. - Non.

- Vous ne pouvez pas être ici. - Mais je suis toujours dans le système.

Pourquoi ils vous ont mis sur ce dossier ? Vous ne me connaissez pas.

Je pourrais vous arrêter rien que pour être ici.

Exact, mais vous n'en ferez rien.

- Qu'avez-vous fait ? - C'était qui ?

Répondez d'abord.

Techniquement, j'ai répondu et j'ai pas cinq ans.

De quoi vous avez peur ?

- J'ai entendu parler de vous. - Ah, ouais ?

On a emmerdé la même personne. Vous pourriez m'aider.

Il s'appelait Adolfo Reyes.

Voilà qui nous éclaire un peu.

Il n'était ni du Cartel ni illégal.

Un Mexicain qui vivait ici.

Comment il a atterri chez moi alors ?

Tiens, la voilà.

Tu as mangé ?

Je suis en retard pour une autopsie.

Allons prendre un petit-déj'.

Je suis punie ?

Tu traverses une période difficile.

Te laisser mourir de faim t'aidera pas.

Je te rapporterai des tacos.

Merci. Je finirai bien par avoir faim.

Ta mère, ça va un peu mieux ?

Je garde espoir.

La plupart des gars ont participé.

Embrasse-la. D'accord ?

C'est gentil, vraiment. Merci.

Reyes était journaliste. Pas exactement un fan des cartels.

Quoi d'autre ?

Ancien flic, ex-boxeur amateur.

Sa famille et lui ont disparu deux jours avant de s'introduire chez vous.

Où vous êtes garé ?

Quoi ? Pas de tacos ?

Demain. Je vous enverrai l'adresse.

Alors, vous êtes garé où ?

Et demain, garez-vous plus loin.

C'est juin, et t'as passé la journée dans les ordures.

Des visages, des visages et encore des visages.

Allez, frotte. Enlève-moi ça.

Tu sais quoi ? Totec est un con, et moi, je suis un prophète.

Et ce faux-cul, mec. Cet enculé va se pointer là.

Tu te prends pour le chef ?

Tout ça, c'est du cirque.

T'es un animal déguisé comme une bonne petite pute.

T'as beau essayer de t'enfuir. Arrête tes conneries.

Ta salope ? Elle mérite mieux.

T'as la tête remplie de merde.

Tu crois qu'elle voudra encore de toi ?

C'est comme la roulette russe.

Beekman va partir en fumée et tu vas te faire descendre.

- OK, l'ami. Prenez soin de vous. - Je suis américain.

CONNEXION WI-FI

Couché.

Pas bouger.

Tu crois vraiment qu'on a besoin de tout ça ?

- Hé... - C'est cher.

Je m'occupe de tout.

Argos va nous rapporter beaucoup d'argent.

Enfin, quand il sera prêt.

- Jake, je veux participer. - Non.

- Je peux retravailler à l'hosto. - Non.

Ce serait pas un souci.

- Non ! - À temps partiel.

- Le temps que l'assurance nous paie. - Et si c'est pas le cas ?

Tu voulais plus bosser.

Je t'ai fait une promesse et je vais la tenir.

Moi aussi, je t'ai fait une promesse. Pour le meilleur et pour le pire.

Eh ben, "pour le pire" c'est maintenant.

Je dors comment ces derniers temps ?

- Comme un bébé. - Ouais.

Les bébés, ça se chient dessus aussi...

Content que ce soit toi.

J'étais volontaire. Je fais confiance à personne.

Tant mieux. Je te fais à peine confiance.

C'est pas ce que je voulais dire.

Tout le monde est fiable dans le service,

mais j'en ai assez des bas-fonds, des ruelles remplies de seringues.

Eh bien, Mia est infirmière, elle peut te trouver des seringues.

Disperse-les sur la pelouse. Je me sentirai comme à la maison.

D'accord, Cobb. Merci, vraiment.

T'inquiète, mon pote.

Au pied.

Tu sais, tu sais, il boit plus.

Il a tenu sa promesse. Je sais, mais...

Argos.

J'entends cette voix dans ma tête qui me dit qu'il finira par craquer.

Que je le verrais aux infos.

Mais je sais que c'est dans ma tête, que c'est la peur.

Il fait tout pour être un bon mari et un bon père.

J'essaie de lui faire confiance, mais c'est épuisant.

Oui, je sais.

Ça me donne envie de boire.

RENDEZ-VOUS DEMAIN À 13H COCINA OAXACA - DÉT. CUTLER

C'est comme ce type dans ce mythe qui pousse un rocher en haut d'une colline.

J'ai oublié son nom, mais...

Et là, elle lui dit qu'elle sait que je fais de mon mieux,

que c'est pas ma faute.

Elle devrait pas m'en vouloir, pourtant elle m'en veut.

Ses ressentiments ont pris le dessus sur tout le reste.

Elle m'aime toujours, je dis pas le contraire.

Elle doit penser que si je me rends compte qu'elle connaît toutes mes failles,

ça pourrait créer une dynamique entre nous,

où je la prendrais pour une bouée de sauvetage.

Du coup, elle pense que je suis une sorte de clébard errant,

de chien vulnérable...

Je parle pas de toi, hein.

Donc, elle doit jouer la comédie tout le temps.

Ce qui est une façon de dire qu'elle me ment.

Elle prétend que je dors mieux.

Elle veut préserver l'image que j'ai de moi...

celle d'un protecteur qui prend soin des siens.

Elle pense qu'elle fait pour moi

ce que je pense faire pour elle.

C'est de la folie, c'est dingue. Mais c'est ça, le mariage.

Nachos à la viande pour la table 5.

Donc c'est un kidnapping, en gros.

Et la rançon, c'était moi.

Livre-nous Jake Rosser, mort ou vif, et ta famille sera libre.

T'as mis le nez dans leurs affaires à Los Angeles, et ça leur a pas plu.

Pourquoi il ne s'est pas fait exploser en entrant ?

Le labo a pas encore déterminé le type d'explosif.

Ils pensent qu'il pourrait avoir été déclenché à distance avec une minuterie.

Reyes croyait peut-être la désamorcer, s'il vous attrapait à temps.

Ouais, les cartels ne sont pas réputés pour tenir leurs promesses.

Ça dépend de la promesse.

Où tu veux, mon ami.

Je suis encore debout.

Estime-toi heureux.

Celui qui dirige le cartel de Santa Muerta est un vrai monstre.

Je te déconseille de regarder la suite.

La vidéo a circulé hier.

Quant à sa famille, le cartel a exposé leurs corps,

du moins, ce qu'il en restait,

à la vue de tous, en plein centre-ville.

Ils ont retrouvé le corps de son frère, mais pas sa tête.

Elle finira par réapparaître

sur une pique ou dans un paquet envoyé au maire.

Qui sait ?

Santa Muerta.

La Sainte Mort.

Pas vraiment approuvé par l'Église.

Non. Reyes devait être un bon journaliste.

Un vrai fouteur de merde.

Ouais, je sais ce que c'est.

Il n'y a pas d'échappatoire, Jake.

Reyes avait un informateur.

Dans un grand laboratoire pharmaceutique.

Il a jamais nommé le labo dans ses articles.

Ni l'informateur.

Il a dû parler quand ils ont eu sa famille.

Il a pas eu à le faire.

Le jour où l'article a été publié,

Barry Taft, vice-président des ventes chez Davro Pharmaceuticals, est mort.

Un suicide... entre guillemets.

À Los Angeles ?

En centre-ville. C'est arrivé hier.

Qu'est-ce qu'il dénonçait ?

Un lien entre les antidouleurs produits par Davro,

le gouvernement chinois et le cartel de Santa Muerta.

Une partie de sa production provenant de Chine est détournée

et vendue directement dans nos rues.

Ils sont là, Jake.

Je suis prêt.

Pas moi.

BON RÉTABLISSEMENT

Ma mère.

Elle n'a que moi.

Ils ont dit qu'ils allaient la tuer.

- Tu peux le descendre. - C'est pas nécessaire.

Argos, pas bouger.

Désolée, Jake.

On tient nos promesses, Jake.

Et je suis sur le point d'en faire une autre.

Dis-moi ce que tu veux, je te dirai d'aller te faire foutre

et tu pourras me refroidir ?

Je vais pas te tirer dessus.

Tu vas le faire tout seul.

Ah, ouais ?

Je vais devoir t'emprunter un flingue.

Ton gars a pris le mien.

Tu es perspicace.

Jake, s'il te plaît ! Ils vont nous tuer !

Assis !

Fais ce que je te dis ou on les tue.

Il pointe dans la mauvaise direction.

Plomo.

Du plomb.

Tu te débrouilles en espagnol.

Gracias.

On te connaît.

On t'a écouté.

Chez toi.

Dans ta voiture.

Chez ton psy.

Des pulsions suicidaires, Jake ?

Stress post-traumatique ?

Tiens donc, on est en séance là ?

En quelque sorte.

Une détente, et ton fils vit.

Deux, et ta femme est libre.

Trois, et tu sauves la vie de ton amie.

Ou quatre...

et même le chien s'en sortira.

Et à cinq détentes ?

Tu réessayes.

Tu es joueuse, Cutler ?

- Quelles sont mes chances ? - Jake...

Félicitations.

Un de plus, Cutler, et t'es libre.

Salud.

Ça faisait longtemps.

- On dirait qu'il a hâte d'en finir. - Ouais !

J'allais dire 50-50.

Parce que t'es stupide. Et mauvais en maths.

Sortez-la d'ici. Préparez mon camion !

Sortez-la d'ici !

- Jake. - Laissez-la partir.

Vamos!

On reprend.

Je vais viser plus haut.

Bonjour ? Je suis venue récupérer une commande.

T'as de la visite.

Vous m'entendez ? Je viens chercher une commande !

Elle va partir.

Je vais pas partir.

Je t'entends, connard.

C'est vraiment pas cool.

On est fermés.

Ta pancarte dit "ouvert", crétin.

On est fermés !

La porte est fermée.

C'est pour ça qu'on répond pas ! On est fermés !

Tu réponds là.

Écoutez-le ! On est fermés !

Bon chien.

- Quoi ? - Argos, attaque.

Attaque.

Je retire ce que je viens de dire.

Yo, Jake.

- Ils ont Mia. - Quoi ? Attends, attends.

Écoute-moi. On m'a piégé.

Attends.

Tu m'entends ? Ils disent qu'ils vont la tuer.

Jake, attends.

Allez ! Argos, entre !

Je l'ai entendue.

Tout va bien ? Jake, elle est juste là.

- Quoi ? - Juste devant moi.

Je veux la voir.

Ça te va ?

- C'est eux en ce moment ? - Oui.

J'arrive.

Argos, assis.

Réponds...

Vous êtes sur le répondeur de l'inspectrice Cutler.

Où tu es, Cutler ?

NUMÉRO INCONNU

Tu sais où tu es ?

Qui êtes-vous ?

Ce camion m'appartient.

Ah ouais ?

Alors va déposer plainte.

Tu vois ton amie ?

Qui ça ?

Elle est suspendue au rétro. Tu ne peux pas la rater.

C'est pas mon amie.

Elle va le devenir.

Ça fait très longtemps que tu la cherches.

Argos !

Police !

Ventre à terre.

Les mains en l'air.

- Retiens ton clébard ! - On coopère.

Argos.

Je vais tuer cette saloperie.

Argos, couché.

J'ai dit ventre à terre.

Mec ! Attention aux mains !

Argos.

Non.

Enroule cette lance.

Arrose ça, petit.

Merci.

Ce foyer, là-bas.

J'ai parlé au personnel, ton histoire tient la route.

Tant mieux.

Où est mon chien ?

À la fourrière, le temps qu'on règle ça.

À la fourrière ?

Je suis en état d'arrestation ?

Tu as fait exploser ta voiture.

C'est pas vrai.

- Elle a explosé toute seule ? - En quelque sorte.

Argos !

- Hé, tout doux, mec. - Allez.

Attendez une seconde.

Allez, entre.

- On y va. - Argos !

Où vous l'emmenez ?

Chérie.

Tu as raison de poser la question.

Tu n'as pas compris ma question.

Alors, aide-moi.

J'aurais dû être plus explicite.

- Tu n'as pas à me protéger. - Je sais.

- Je peux encaisser la vérité. - Jake.

Je le mérite.

Ne m'accuse pas de mentir.

Tu fais comme moi, tu fuis les conflits.

J'ai déclenché cette dispute.

- On se dispute pas. - On se comprend.

- C'est pas le problème. - Alors quoi ?

C'est une distraction qui t'empêche de me poser la vraie question,

de ce que t'aurais dû savoir avant de m'épouser.

Je veux juste que ça marche.

Ça marchera pas si je suis pas prêt.

- Jake. - C'est ce que t'allais dire, non ?

Jake !

Jake ?

DÉTENTION POLICIÈRE

Je m'appelle Liz, je suis infirmière.

On est quel jour ?

Vous ne le savez pas ?

Vous n'avez dormi que deux heures.

Je suis mort de soif.

Les analgésiques ont dû vous déshydrater.

Je vais vous chercher de l'eau.

- Merci. - Je reviens.

Où est l'agent qui a amené mon patient ?

- En salle de garde. - Merci.

Agent Beekman ?

Il est réveillé.

Il est lucide ?

Il va bien.

Peut-être une commotion cérébrale.

Il peut sortir de l'hôpital ?

Dès que le médecin aura donné son accord.

Environ dans une heure, je dirais.

Ah ! Merde...

Je devrais peut-être aller lui parler.

Et qu'est-ce qu'il a fait ?

C'est un terroriste.

Il a voulu faire exploser une voiture.

Mais il n'a pas réussi ?

Elle a bien explosé mais pas à l'endroit prévu.

Où ça ?

Où elle devait exploser ou où elle a explosé ?

Où elle devait exploser.

Sûrement devant une synagogue ou un fast-food.

On pense que c'est un suprémaciste blanc.

Allons le voir, d'accord ?

C'est par ici ?

Merci.

Madame, vous nous donnez une petite minute ?

Tu parles un peu espagnol, Jake ?

Un peu.

Assez pour commander à manger ?

C'est à peu près ça.

" Yo quiero Taco Bell ", le basique, c'est ça ?

Tu vois mon avocat ici ?

- Jake, Jake. - Tu perds ton temps.

C'est pas grave. Vu que t'es allongé, on peut discuter.

Et puis, on a un peu appris à se connaître.

" Plata o plomo ". Tu piges l'expression ?

" Le fric ou je tire ", grosso modo.

Pour toi, ça veut dire quoi ?

Quand le cartel débarque en ville,

il parle à tout le monde, aux agriculteurs comme aux flics,

aux honnêtes citoyens qui ont les pieds sur terre.

Et le cartel leur donne le choix.

Soit ils sont de la partie,

et ils crachent l'argent,

soit...

je vois que tu sais ce que veut dire le plomb, pas vrai ?

- Ouais. - Ouais.

Dans notre métier, on gagne pas beaucoup.

Tu le sais autant que moi.

Je connais ta situation.

Ton hypothèque.

Ta couverture d'assurance.

Ils sont venus me parler.

Ils ont besoin de gens qui ont pas l'air à la rue,

tu vois ?

Ils vont vers le nord.

Alors ils m'ont donné le choix.

Et maintenant, je te le donne aussi.

Bois ceci.

Tu t'endormiras...

et tu ne te réveilleras jamais plus.

Ou regarde ta femme et ton enfant

brûler vifs sur Internet.

Bon...

Je suis pas aussi pourri que toi.

Allez.

Je suis désolé.

Liz, il faut vous calmer.

Vous pouvez faire ça pour moi ?

Je ne vous ferai pas de mal. Je suis pas un criminel.

Hochez la tête si vous comprenez. C'est bon ?

OK, génial, écoutez, ce flic vient d'essayer de me tuer.

Il a mis un liquide dans l'eau. Un sédatif ou du fentanyl. Analysez-le.

Ma famille et moi, on est en danger.

Je dois partir. Je dois retourner auprès d'eux, d'accord ?

Liz, j'ai besoin de votre aide,

alors je vais vous laisser partir.

Merci pour tout ce que vous avez fait.

Et si vous criez,

je devrais vous tabasser.

Infirmière, venez.

Venez là, allez. Fermez-la.

Allez, approchez, putain.

Vous allez bien ?

Oh, mon dieu.

- Vous allez bien ? - Chut.

- Votre visage. - Ça va. Je vais bien.

Il est parti.

Qui est parti ?

- Le suprémaciste blanc. - Entendu, merci de me l'avoir dit.

Par où il est parti ?

Vous êtes sûr que ça va ?

Je vais bien, ça va.

- Vous avez vu par où il est parti ? - Oui.

- Oui ? - Oui.

Par où il est parti ?

Il a pris les escaliers.

- Les escaliers. Par là ? - Oui.

J'ai une dernière question.

- Vous allez le signaler ? - Bien sûr.

Dans combien de temps quelqu'un viendra ici ?

- Il faudrait que je prévienne le docteur. - Donc ça prendrait un certain temps.

Bien. OK.

Vous devriez vous asseoir.

Voilà. Très bien.

Restez assise.

Tout va bien. C'est fini.

Tenez. Buvez un peu d'eau.

- Merci. - OK.

OK.

Restez assise.

Oui, restez assise.

ACCÈS AU SOUS-SOL

Ouais. J'ai merdé.

Comment ça, t'as merdé ?

Il est pas mort. Il s'est barré.

C'est une mauvaise nouvelle, M. Beekman.

Je le retrouverai.

S'il est arrêté...

Il le sera pas.

Tu comprends notre manière de procéder, Beekman ?

Oui, je comprends.

Alors tu sais qu'à partir de maintenant,

ton travail consiste à assurer la sécurité de ta famille.

S'il te plaît, chérie, réponds.

Allô ?

- Chérie. C'est- Oui. - Chéri ?

Depuis où tu appelles ?

Je n'ai pas le temps de t'expliquer.

Écoute-moi, d'accord ?

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Ne dis pas mon nom.

Fais comme si tu parlais à ta mère.

- C'est une question de vie ou de mort. - D'accord, maman.

- Comment va papa ? - Parfait.

Continue comme ça. Ouais.

Maintenant...

Va dans le salon.

D'accord, maman, tu veux que je vérifie quelque chose ?

Oui.

Dans le meuble. Près de la télé.

Je peux amener une salade.

Retire le tiroir du bas.

Tu l'as sorti ?

Oui. Des raisins sans pépins.

Tu vois le clou au fond ? Ce n'est pas un clou.

Tire dessus.

Là-dedans, il y a une boîte.

À l'intérieur, il y a des passeports,

des certificats de naissance pour toi et les enfants.

Il y a 60 000 dollars en espèces.

Il y a des clés de voiture et une carte pour la retrouver.

Utilise le téléphone qui est dedans. N'utilise pas Uber, d'accord ?

Maintenant...

J'aimerais pouvoir te dire à bientôt, chérie,

mais je ne vais pas pouvoir venir.

Qu'est-ce que tu veux dire ?

Qu'est-ce que tu racontes ?

Réponds-moi !

Mais tu...

- Enfuis-toi. - Qu'est-ce...

Qu'est-ce qui se passe ?

Vis...

et sois heureuse...

et oublie-moi.

Oh, mon dieu ! S'il te plaît, non !

Pars aussi loin que possible d'ici.

C'est une blague ?

Et essaie...

et pardonne-moi.

- Oh, mon dieu ! - D'accord ?

S'il te plaît, ne fais pas ça.

Parce que tu...

Ça a toujours été toi.

Mes dernières pensées seront pour toi.

Non, non. Rentre à la maison.

Tu seras à la maison-

Allez.

Ne parle pas.

C'est moi qui vais parler.

Et tu vas agir. Et sans raccrocher.

- Tu es sûr que c'est lui ? - C'est ce qu'ils ont dit.

Il a un collier et une adresse.

Le flic a dit de l'euthanasier.

- On n'a jamais fait ça avant. - Toi, non.

Et tu devrais te demander

pourquoi t'es en bas de l'échelle, contrairement à moi.

Si t'avais fait preuve d'initiative au boulot,

t'en serais pas là aujourd'hui.

Il est encore temps.

Mais tu dois arrêter de te comporter comme un gros loser.

Un peu d'ambition.

Ah, putain !

SORTIE DE SECOURS ALARME À L'OUVERTURE

Hé ! C'est quoi ce bordel !

SORTIE DE SECOURS ALARME À L'OUVERTURE

Nous avons une information de dernière minute.

Les autorités ont révélé le nom de Jake Rosser,

suspecté d'être l'auteur du vol du camion.

Un ancien policier de la brigade cynophile de Los Angeles.

Selon ses collègues,

Rosser pouvait parfois être imprévisible et violent.

Il avait été sanctionné

après l'agression d'un ambulancier hispanique,

peu avant son départ du service.

Les événements montrent que Rosser visait non seulement ses collègues policiers

mais aussi les diverses communautés qu'il avait juré de protéger.

Nous avons été informés que Rosser est actuellement en garde à vue

dans un hôpital de Los Angeles dont le nom n'a pas été divulgué.

Avant son arrestation,

ses actes violents ont causé la mort de plusieurs employés d'un restaurant,

dans ce qui semble être un acte de violence raciste ciblé.

Le Dr Yan Sanyay, psychiatre légiste,

a analysé le comportement du suspect au cours des dernières heures.

Bien sûr, il n'est pas mon patient.

Je n'ai pas examiné le suspect,

mais des rapports font état d'un enfant afghan

impliqué dans un incident survenu en 2005.

Un petit garçon nommé Abdul,

dont la mort a été causée par le suspect.

Selon l'un de mes confrères, le Docteur Morang, psychiatre militaire,

le suspect estimait ne plus mériter de relations humaines après cet incident,

et a donc reporté son affection sur les chiens.

Des investigations plus approfondies révèlent que le suspect

a causé la mort d'un chien lors de son service en Afghanistan...

Bonjour...

Je me suis perdu.

Je suis rentré une minute pour...

Vous faites quoi avec mes fringues ?

Qui, moi ?

Je croyais que c'était les miennes.

Vous mentez.

Non, je me sens un peu confus...

- Ma tête... - Qui êtes-vous ?

Rosser souffre de stress post-traumatique

et présente des traits de narcissisme et de psychopathie extrêmes.

- Vous... - Non.

- Le terroriste raciste, c'est vous ! - Non, c'est pas moi.

Police ! À l'aide !

À l'aide !

La dépression est un combat.

J'ai fait des progrès grâce aux antidépresseurs,

j'ai obtenu des victoires quotidiennes et réduit les symptômes,

mais je continuais à nier ma dépression.

J'en ai donc parlé à mon médecin.

Te voilà...

Tout doucement.

C'est fini.

C'est bon, je coopère.

Je tiens le suspect, on est dehors. Jake Rosser.

Bien reçu. Suspect appréhendé.

Mais qu'est-ce que tu fais ? Résiste pas !

Tu peux pas faire ça.

- J'ai besoin de renforts. - Fais pas ça.

- Il veut prendre mon arme ! - Non.

Tes empreintes sont partout dessus.

Mec, tu es filmé.

Tu me crois assez con pour me retourner ?

Non.

T'es bien trop malin pour ça.

Je veux une copie de ces images.

Ta gueule !

Ta gueule !

Dégage de là.

Connexion à OnStar.

Bienvenue, M. Raskin. En quoi puis-je vous aider ?

Bonsoir... Comment allez-vous ?

Bien, merci. Comment allez-vous, monsieur ?

Ça va, merci. À vrai dire, je ne suis pas M. Raskin.

Je suis l'agent Cobb, police criminelle

et je viens de retrouver ce véhicule volé

et j'aurais besoin de votre aide.

Je peux signaler le vol du véhicule.

Il a déjà été signalé, madame.

Donc, nous l'envoyons à la fourrière

et il faudrait que vous le démarriez.

J'aurais juste besoin de votre matricule.

De mon quoi ?

De votre matricule.

C'est Bravo, Neuf, Cinq,

six, huit, deux ?

Je vérifie ça tout de suite.

Merci beaucoup.

Merci d'avoir patienté, agent Cobb.

- Demande en cours de traitement. - Merci.

Merci de démarrer le moteur afin de transférer le véhicule à la fourrière.

Bien reçu. Restez en attente.

On a reçu un signalement de coups de feu ?

On a un 10-71 à cet endroit. Il se passe quoi ?

Où est le suspect ?

- Ça va ? - Je vais bien.

Négatif. Pas de tireur.

Personne ne doit te voir faire ce qui est nécessaire.

- Tu dois me servir en secret. - Dites-moi ce que je dois faire, putain.

Au pied, mon brave chien.

C'est un bon chien, ça.

J'ai laissé une friandise dans ton coffre.

Rapporte-moi mon lapin,

ou je tuerai ta chienne, avec toute sa portée.

C'est ta dernière partie de chasse.

Je t'ai épousé.

Je sais.

Alors, tu veux quoi de plus ?

Sache que je suis prêt.

Oui, je le sais.

- Tu as raison de poser la question. - Jake, ce n'était pas-

Si tu m'aimes, alors fais-moi confiance.

Tu peux me parler de n'importe quoi, sans crainte.

C'est le cas.

Tu sais ce que j'ai traversé.

En grande partie, oui.

Oui, enfin, pas tout.

Je parle pas de la guerre.

- Tu veux que je le fasse ? - Non.

Mais confie-toi à moi, d'accord...

Autant que tu veux.

Tu m'as vu sombrer à l'époque.

Mais je peux maintenir notre famille unie.

Tu ne veux pas t'occuper de moi pendant dix ans.

Non.

Non, je veux pas.

C'est pas vrai !

Oh, bon sang.

Qu'est-ce que j'ai fait ?

Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

Bon Dieu, je me suis pas défilé, j'ai fait tout ce que Tu voulais.

Et oui, Tu m'as donné cette belle vie et une merveilleuse famille,

et Tu veux tout me reprendre ?

Seigneur, on avait un accord tous les deux.

Je suis pas un citoyen modèle, je sais, j'ai des problèmes.

Je suis un minable, ça Te va ?

Donc, voilà le nouveau deal.

Je suis désolé. Je me repentirai.

Je me livrerai, je ferai ce que Tu veux mais fais-moi juste un signe,

ou dis-moi quelque chose.

Par pitié, ne les punis pas, punis-moi.

Je paierai.

Tu m'as donné de l'espoir.

Pour une fois dans la vie, j'ai eu de l'espoir, et maintenant quoi ?

S'il Te plaît, parle-moi. Ne m'enlève pas ma famille.

S'il Te plaît.

On ne peut pas guérir à l'endroit où on a été blessé.

L'un des défis les plus difficiles dans la vie...

Pardon, où est le ruban adhésif ?

- Comment ? - Non, rien, j'ai trouvé.

C'est aussi simple que ça ?

Non, individuellement, je les adore.

Chaque personne que je rencontre,

je veux pas avoir l'air mystique, mais je vois l'univers en eux.

Oh, ouais.

Au piment doux.

Savez-vous comment bien préparer la nouvelle année ?

À part se heurter à un mur, je sais pas quoi dire.

- Mec, désolé de devoir faire ça. - De faire quoi ?

- Merde ! - Les mains en l'air.

- Ne bouge pas. - D'accord.

- J'ai pas envie de faire ça. - Faire quoi ?

- Écoute-moi. - Prenez ce que vous voulez.

- C'est pas un braquage. - Quoi ?

- Écoute-moi. - Prenez ce que-

Doug !

Ne te préoccupe jamais des critiques

de quelqu'un à qui tu ne demanderais jamais conseil.

- Quoi ? - Active une des pompes à essence.

Doug, j'ai une femme et un enfant, d'accord ?

On traverse une période un peu compliquée.

Ils sont en danger. Je dois les protéger, compris ?

Ouais, monsieur.

Alors active une pompe.

Je dois baisser la main alors.

D'accord, vas-y.

C'est fait.

D'accord. Écoute, je te ferai pas de mal.

- Je vais t'attacher les mains. - Pas d'agression sexuelle, pitié.

Personne ne va te toucher, OK ?

J'ai déjà assez de mal, niveau santé mentale.

Au secours ! Il a un flingue !

J'ai besoin que tu me fasses confiance, Doug, mais l'homme dehors...

Doug, non !

Il veut me violer, descendez-le !

Mes yeux sont les yeux de Dieu, mais plus perçants.

Dieu n'agit pas. Il en est incapable ou Il refuse de le faire.

Moi, j'agis.

Nous savons que ta femme s'est enfuie.

Mais nous ne la poursuivrons pas,

tant que tu accompliras ton devoir.

À présent, tu vas répéter ce que je vais dire.

Dis : "Jake, ce n'est plus moi qui te parle."

Jake !

Ce n'est plus moi qui te parle.

C'est Dieu qui parle à travers moi.

C'est Dieu qui parle à travers moi.

Il m'a parlé deux fois aujourd'hui.

La première fois dans ma voiture...

la deuxième dans celle de M. Raskin.

Tu as cru que personne ne t'entendait prier, Jake.

Mais moi, j'écoutais.

Tu as cru que personne ne t'entendait prier, Jake.

Mais moi, j'écoutais.

On dirait pas le Dieu auquel je m'adressais.

Je suis le seul Dieu qui t'ait entendu...

Je suis le seul Dieu qui t'ait entendu...

me supplier de te prendre...

afin d'épargner ta famille.

afin d'épargner ta famille.

Maintenant, tu vas baisser ton arme.

Maintenant, tu vas baisser ton arme.

Non. Non.

C'est à toi que je parle, Beekman. Baisse ton arme.

Maintenant, répète :

Je ne suis pas miséricordieux, mais je suis puissant.

Je ne suis pas miséricordieux,

mais je suis puissant.

J'ai dit à mon petit chien de rester au pied.

L'heure est venue de l'endormir.

L'heure est venue...

L'heure est venue de l'endormir.

Tu vas sortir le bidon d'essence qui se trouve dans le coffre.

Et maintenant, Beekman, tu vas t'asperger.

Pardon, vous pouvez répéter ?

Tu vas t'asperger.

Vous voulez que je... ?

Et si tu fais marche arrière, si tu vacilles,

ta femme souffrira une double agonie.

Maintenant, dis-lui...

"Voici la réponse à tes prières."

Voici la réponse à tes prières.

Je t'ai offert une mort sans douleur, et tu as refusé.

Mais si tu paies maintenant...

- Si tu suis les pas de mon serviteur... - Si tu suis...

les pas de mon serviteur...

ta famille sera épargnée.

ta famille sera épargnée.

Garde-la près de toi.

- Dans les ténèbres de ton désespoir... - Dans les ténèbres de ton désespoir...

- je te livre une torche... - je te livre une torche...

qui éclaircira le chemin vers l'absolution.

qui éclaircira le chemin vers l'absolution.

Et maintenant, M. Beekman, tu peux éclairer le chemin.

Argos !

Argos !

Argos !

Argos !

Je vais le faire. Je vais le faire !

Lâche !

Argos ! Viens ! Viens ! Au pied !

Oui, bon chien.

T'es un bon chien.

Viens, allons aider Cutler. Viens.

- J'ai besoin d'eau, Jake. - D'accord.

- Assieds-toi là. - D'accord.

Laisse-moi voir ça.

T'attendais qu'il te tire dessus ?

Enlève ta ceinture.

T'as besoin d'un garrot ?

T'as un traceur.

- Hein ? - Ouais.

Le fils de pute.

J'ai aussi besoin d'un garrot.

Attends !

Avis à toutes les unités, on a un 10-93...

- Je vais pas m'en sortir. - On va s'en sortir.

Je le mérite pas.

Moi non plus.

- Centrale. - Je vous écoute.

Localisez l'équipe médicale la plus proche.

Une ambulance à 15 kilomètres...

Et George H.W. Bush était à Dallas quand JFK a été assassiné.

Il travaillait sous couverture pour la CIA.

Du coup, Reagan était contre tout ce truc mondialiste.

Hé, je mange, mec.

Tu dis ça à chaque fois.

Non, c'est juste que ces trucs, ça me rend anxieux.

Ça me remue l'estomac.

Puis Reagan a choisi Bush comme vice-président,

et il s'est fait tirer dessus par John Hinckley.

Les Hinckley et les Bush étaient proches, ils mangeaient ensemble.

Ouais. Moi aussi, je mange, là.

Alors comment ces gouvernements top secret

peuvent œuvrer pour la même conspiration communiste,

sans qu'on en parle aux infos ?

C'est une prise de pouvoir mondialiste, tu piges ?

Ils établissent un gouvernement mondial,

avec les médias comme outil de propagande.

Ouais.

Je t'ai envoyé les sources.

- D'accord. - Quoi, tu les as pas lues ?

Tu m'envoies des tonnes de fake news d'extrême droite,

donc ouais, si tu veux, je les lirai.

Ça vient directement de ces gens-là.

C'est le Forum économique mondial.

"Vous ne posséderez rien mais serez heureux."

C'est ce qu'ils disent.

- Je te jure, mec. - Tout ça, c'est documenté.

Vas-y, rigole.

Tu verras quand tes enfants seront dans un camp.

C'est là que je rirai.

Parce que ça voudra dire que tu avais raison.

- Ouais. - Ouais.

Que t'avais vu juste depuis le début.

Démarre, mec.

On est foutus.

Les animaux sont pas autorisés dans l'ambulance.

Concentrez-vous sur elle.

Ensuite, vous nous laisserez partir ?

Oui, dès qu'on sera à l'hôpital, je me rendrai.

Y a un hôpital à trois bornes d'ici.

Non, pas cet hôpital. Allez là où je vous ai dit.

Et pour Mia et John ?

On les prendra en chemin.

Je suis inspectrice.

Je vais pas vous mentir, toute cette histoire, ça sent la merde.

Mais votre état est stable. Pas de douleur ?

Ça va mieux.

Allez. Tu vas y arriver.

C'est ça. Jusqu'au sommet.

Bon boulot, mon grand.

Hé, t'as raté une marche. Ça fait rien.

Si tu avais pas lutté,

si tu avais abandonné avant d'arriver, t'aurais jamais pu voir tout ça.

C'est beau, hein ?

Qu'est-ce que t'en dis, John ?

Je t'avais dit que ça valait la peine. Regarde comme c'est beau.

Hé ! Tout va bien. C'est fini.

Tout va bien. Je lui ai fait mal à la jambe.

- On doit y aller. - Je sais.

Où sont mes clés ?

Je sais pas. Ici !

Ne me regarde pas comme ça.

Désolée, mais je-

Ouais, ça m'énerve aussi.

Je sais, désolée, c'est juste...

que j'ai eu peur.

Allez.

Rosser, dont le comportement violent

était connu au sein du service,

est toujours en fuite et est soupçonné de l'enlèvement

et du meurtre présumé de l'inspectrice Idalia Cutler.

Je répondrai à toutes vos questions-

Tu sais, le meurtre n'est pas complètement exclu.

Faudrait que tu m'enlèves d'abord.

Pourquoi ils mentiraient ?

Mec, là tu viens de prendre la pilule rouge.

Très bien...

Je vais vous libérer.

Signalez le vol de l'ambulance.

Le vol de voiture, c'est le cadet de mes soucis.

Non. Ça, pas question. Je veux aller jusqu'au bout.

Vous me laissez votre téléphone ?

Merci.

Un policier de Los Angeles licencié est soupçonné

d'avoir commis une série de fusillades.

Allô, qui est-ce ?

Mia ? C'est moi.

- Jake, tu es vivant... - Tu vas bien ?

- Où es-tu ? - Où est John ?

Mia ?

On n'est pas en sécurité.

Mia, où est notre fils ? Où est-il ?

Il est chez ma mère.

D'accord, d'accord.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Je me suis fait piéger. - Piéger ?

Par des flics avec le cartel.

- Jake ! - Ils vous ont menacés, toi et John.

- Ils avaient ta voix. - Je ne comprends rien...

- Écoute-moi ! - Je t'aime, mais...

- C'était ta voix. Tu criais. - Quoi ?

Tu me suppliais de me suicider pour vous sauver.

Jake, arrête, d'accord ? Ça suffit...

- Tu ne me crois pas ? - Ne dis pas ça.

Tu crois que j'invente ?

C'est aux infos. Je suis censé dire quoi ?

Demande à Cobb. Il est au courant.

Cutler est avec moi. Elle sait tout.

Cobb ne t'a rien dit ?

Non. Il m'a juste fait un signe de la main.

Bon, sors. Je veux que tu lui parles.

Je suis pas fou, Mia.

- Je regrette d'avoir dit ça. - Ouais, je sais. Je m'excuse aussi.

Jake, on a besoin d'aide.

Je sais. Je sais.

Je veux dire d'un professionnel. Une thérapie.

Et on va s'en occuper. Je te le promets.

Jake...

Je sais. J'en ai besoin, aussi. Merci de le demander.

Hé, je t'aime. D'accord ?

Je t'aime.

Va chercher Cobb.

Il veillera sur toi jusqu'à ce que j'arrive.

Hé, Mia, tout va bien se passer.

Jake ! Jake ! Jake !

Il est mort, Jake.

Jake, il est mort.

Mia, écoute-moi.

Je veux que tu partes. D'accord ? Va-t'en. Cours.

Je raccroche pas. Dis-moi où tu es, on viendra.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Cobb est mort. Ils veulent Mia.

- Va la chercher. - Après on ira à l'hôpital.

- Dites-moi juste où aller. - Prenez cette sortie.

Je crois que je t'entends.

C'est nous.

Vous êtes loin ?

À deux minutes, peut-être moins.

Vite. Vite.

T'es toujours rue Mariposa ?

Je crois que c'est la quatrième.

Reste là. On est sur la quatrième.

Vers l'est, 30 secondes.

Jake ! Jake !

Je t'entends plus !

C'est elle juste là.

Tu nous vois, Mia ? Mia !

Mon téléphone bipe. Je t'entends plus.

Il bipe ? J'entends aucun bip.

- Arrêtez l'ambulance. - Pourquoi ?

C'est un piège.

Où est mon arme ?

Argos ! Hé !

Laisse-moi voir. T'as rien ?

Cutler, ça va ?

Jake.

Ma mère.

Veille sur elle.

Elle s'appelle Maria-

Cutler ! Non.

Argos, au pied. Écoute-moi.

Il faut que tu te battes, Argos.

Attaque !

J'ai pas dressé un lâche. Protège notre famille.

Argos, attaque !

Attaque !

J'ai élevé un guerrier.

Allez. Je serai juste derrière toi.

Attaque !

Argos, attaque !

Argos ! Viens là !

Au pied ! Allez.

Bon chien. Bon chien. Bon chien.

- Jake. - Mia.

Suis-moi !

Pas tout de suite.

Mia, par-dessus le mur. Argos, monte !

Il y a un de ces vacarmes dans la rue.

Je sais pas ce qui se passe,

mais envoyez quelqu'un rapidement.

Des intrus sont sur ma propriété.

Ils sont là, madame.

Votre adresse ? Êtes-vous en danger ?

Percy ? Mais c'est quoi ce bruit ?

Oh, mon-

Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !

Argos, monte !

Par la fenêtre !

Derrière le canapé.

Argos, couché.

À mon signal, va dans la baignoire et baisse-toi.

Jake, ne me laisse pas.

- Prête ? Vas-y ! - Ouais.

J'avais besoin de toi et pas le contraire.

Hé, t'es revenu tout seul vers moi.

T'es un chien solide.

Allez, Argos, protège !

Viens ici. Viens là.

Les plus authentiques pour moi sont les fous.

Ceux qui sont ivres de vivre.

Ivres d'envie de parler.

D'être sauvés.

- On doit y aller, madame. - Je peux pas !

On n'a pas le temps, on doit s'en aller !

Je n'abandonnerai pas mon mari.

Ceux qui veulent dévorer la vie à pleines dents.

Ceux qui ne se conforment jamais,

ceux qui ne disent jamais de banalités.

Mais ces gens-là brûlent comme ces vieux cierges jaunissants.

Ils explosent comme des étoiles dans le ciel.

Jusqu'à ce qu'on ne voie plus d'eux qu'une faible lueur bleutée

et que tout le monde fasse :

J'étais fasciné par leur lâcher prise et leur passion.

Mais ensuite, j'ai lu davantage, j'ai réfléchi à la question et...

avec l'âge, je ne me laissais plus

hypnotiser par leurs mots,

mais je comprenais réellement ce qu'ils signifiaient.

Et j'ai connu d'autres personnes qui brûlaient, brûlaient

comme ces vieux cierges jaunissants.

Attaque !

J'ai passé du temps avec ces gens, et...

Argos.

C'étaient des salauds.

Égoïstes, impatients, décadents.

Argos, lâche !

Dieu ne meurt jamais.

Si tout le monde était comme ça, la civilisation s'effondrerait.

Regarde ce qui est arrivé à Kerouac.

C'est pas ce que tu veux,

mais dans le meilleur des cas, comme pour moi,

quand on a des parents qui nous aiment inconditionnellement...

Disons qu'on donne tout ça à quelqu'un.

Pas de maltraitance.

Rien qui ne ressemble à un trauma,

à moins que tu mentes pour attirer l'attention.

Disons que tu fais tout à la perfection.

Le mieux que tu puisses espérer pour cet enfant,

qui est toute ta vie...

c'est de voir ce feu s'éteindre lentement.

Et de réaliser que ce feu n'est que du narcissisme.

En vieillissant, avec un peu de chance,

on finit par voir la flamme de son enfant se consumer jusqu'aux cendres.

Parfait.

Jake, s'il vous plaît.

Non, il a raison.

C'est pour ça que je me bats.

Quoi ?

C'est pas vraiment pour ça que je me bats.

Oui, c'est sans traumatisme,

sans devoir fuir.

Sans être traqué.

Tu me demandes de m'enfuir avec toi ?

Je te demande de prendre ton envol.

Impossible.

Ouais.

Tu es piégée.

Je préfère être piégée avec toi qu'avec un autre.

J'ai trop besoin de toi.

C'est terminé, Rosser.

Dis au revoir à papa. Dis au revoir.

PRISON DU COMTÉ DE LOS ANGELES

Secteur D12.

BUDDY TE SALUE

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