All language subtitles for René la canne (1977) 1080p FR [SubRipper.com].fr

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Original subtitles

...

Des cloches d'église sonnent.

...

Musique vive

...

...

...

-Vous voyez, le maréchal aime les petits enfants.

-ON A 13 ANS, MA SOEUR.

...

...

...

ON VOUS AIME.

Il siffle.

...

... ...

...

... ...

-Merci pour lui.

Et vive le Maréchal ! ...

... ...

...

... ...

... ...

Il parle en allemand.

... ...

-Marchand !

Vous êtes un terroriste !

Police française !

Français de merde !

...

...

...

Marchand siffle. ...

... ...

-Il est là ! A cheval ! Le voilà ! Le voilà !

Vite ! Vite !

... ...

Brouhaha

...

...

On parle en allemand.

...

-Au moment où la France entière donne à nos grands vainqueurs

l'exemple de l'intégrité, de l'honnêteté,

du courage civique,

vous n'hésiterez pas à punir ce représentant

d'une jeunesse dépravée, qui, comme le dit le maréchal,

a préféré l'esprit de jouissance à l'esprit de sacrifice.

Un soldat est un soldat.

Une armée est une armée.

Car, outre son forfait, cet homme

a profané l'uniforme.

L'uniforme allemand, mais un uniforme est un uniforme.

Alors, soyez sans pitié.

Il doit payer !

-La parole est à la défense.

-Cet enfant

sans mère, ce fils

d'un père ivrogne,

giflé, battu,

affamé...

Cet enfant qui a eu la rue

pour foyer, les bouges pour école.

La société...

oserait-elle le condamner ?

Il crie.

-Attention, il mord !

-Non seulement c'est un voyou, mais en plus, c'est un malade !

Cris et gémissements

...

Cri satisfait

...

Gémissements de lamentation

...

-Ils sont gentils à Londres.

Mais moi, je vais me faire piquer

à force de récupérer toutes les cloches de la résistance !

-La lampe à souder a brûlé la purée.

-Oui, oui, je sais.

Vous aurez vos papiers dans 15 jours.

...

-Oh...

Il ricane.

Hé, toubib, y a un fou qui se barre !

-Ah, c'est Bornier ! C'est un simulateur.

Ca me fera une bouche de moins à nourrir.

Qu'il se tire !

Bon vent !

Coups de feu au loin

On parle en allemand au loin.

...

...

Tirez-vous, vite !

Allez, par là. Vite, vite, vite !

Allez.

Des chiens aboient.

...

... ...

...

... ...

-Où est le terroriste ? Où est le terroriste ?

...

On crie en allemand au loin.

...

...

Cris au loin

On parle en allemand.

...

...

...

Des chiens aboient.

...

(Voix aiguë) -Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ils baragouinent.

-N'y va pas.

Mais n'y va pas ! Tu vas te faire piquer.

Planqué !

Minus !

Collabo !

Des chiens aboient.

On parle en allemand.

...

Marchand gémit.

...

-Ah...

...

L'homme toussote.

Marchand gémit.

-Ils t'ont dérouillé, hein ?

Il a fallu que tu leur dises que t'étais flic.

Il est flic !

Il est en cavale. Et il s'en vante !

...

Tu pouvais pas leur dire que t'étais truand ?

-Je suis flic, je suis pas truand.

Ca, non.

-Ils sont gentils, les Allemands, avec les truands.

Ils les envoient en Allemagne comme travailleurs volontaires.

Alors que les flics qui font de la résistance,

ils les refilent aux sbires de Pétain,

qui les refilent à la Gestapo.

C'est ça que tu cherches ?

...

-J'ai soif. J'ai soif.

-N'y pense pas.

N'y pense pas !

Ecoute-moi.

Ecoute-moi.

Tu t'appelles Fernand Coquet, dit La Sournoise.

Tu es né à Calvi en 1901. 23 juin.

Eh, La Sournoise, oh !

Tu as fait le casse du Crédit Lyonnais.

Boulevard Barbès, en 39.

-Avec ma tête de flic, ils me croiront jamais.

-Oh, il me pompe, ce mec, enfin !

Tu leur files du détail.

La caissière, tiens, par exemple.

Tu leur dis : "Je devais neutraliser la caissière."

Je lui ai filé 2 baffes et du coton avec de l'éther dans le nez.

Ca fait vrai, ça, crois-moi.

Remarque, elle y est restée, la vieille.

-Je tue pas les vieilles dames. J'aime bien les vieilles dames.

-C'est pas ta faute.

C'est pas ta faute, le coton est resté dans la bagarre.

Mmh ?

-Je suis flic, pas assassin, faut pas oublier, hein.

-Il me pompe, ce mec ! Je vais lui foutre une volée, moi !

-Crie pas comme ça !

Je suis Fernand Coquet, dit...

-La Sournoise. -La Sournoise.

-La Sournoise. Ca te va bien.

-Ouais. -Allez, répète, répète !

-Je suis Fernand Coquet, dit La Sournoise.

Né à Calvi le 23 juin 1901. -Chut, chut !

On entre.

-Vous êtes Fernand Coquet ?

-Mon Général, c'est mon ami, il dit la vérité.

Une vraie crapule.

-Nous allons vous remettre à la police française.

-Non !

-Non, non.

-Vous n'aimez pas la police française ?

Ils marmonnent. -NON...

-A partir d'aujourd'hui,

vous êtes travailleurs libres en Allemagne.

Signez.

-Je signe.

Vive l'Allemagne.

A bas la police française ! Vive le Reich !

-Vous serez régénérés par l'Allemagne nazie.

Heil Hitler.

-Heil Hitler !

-HEIL HITLER !

*Annonce à l'interphone

*-Fermez les portières. Attention au départ.

La locomotive siffle.

-Ne me trompe pas, chéri, avec toutes ces salopes !

Je t'enverrai des chaussettes !

Tu m'aimes ? -Oui, oui.

Ecossaises, les chaussettes.

-C'est un garçon très bien.

Il n'est ni juif, ni communiste, ni résistant.

Qu'est-ce que tu veux de plus ?

Vrombissement des machines

...

-Hé !

Tu m'as pas regardé, là ?

Je te fais confiance, toi. Faudrait jamais.

...

Il chantonne.

On crie en allemand.

-Vous, pas toucher à madame.

Il parle en allemand.

-Je fais mon job !

Jamais on m'a parlé comme ça, moi, jamais !

Ils savent pas qui je suis.

-Eh, oh, oh, oh...

Vrombissement des machines

...

Musique cocasse

...

-Le Front Popu, ça leur a vraiment manqué à tous ces cons.

Regarde comment on travaille, ici.

Comment on traite l'ouvrier.

-Faut faire travailler les autres à sa place, c'est la règle.

René rit.

Oh !

-Oh !

-Toi, "gut" travail, content.

-Toi, travailler "fur mich", ja ?

-Moi, payer toi.

-Paquet, paquet.

-Ja ! -Ja !

-Y en a qui feraient n'importe quoi pour de l'argent.

-Ja !

Cris d'enthousiasme

Brouhaha

...

-Je te parie qu'il y en a qu'une.

Combien ? -Je parie pas, c'est immoral.

Je préfère penser qu'il y en a 2. -2.

Elle t'a souri, fais-lui un petit signe.

...

-Franzosisch, gros filous.

...

Bombardement

-Merde, ça marchait !

Brouhaha

Merde ! Poussez pas, y a pas le feu !

-Cette cave sent le soufre.

Vrombissement des avions

Explosion

-Oh, je me suis trompé, pardon !

Explosion

On crie en allemand.

Propos entremêlés

...

Marchand s'exclame.

Vrombissement et explosion

...

-Non, non, non ! -Demain, demain, demain !

Elles parlent en allemand.

-Ja, ja, ja !

Gut, morgen, morgen ! -Morgen !

On rit.

-Tu paries qu'il se pète la gueule, le mec ?

-Tu m'emmerdes avec tes paris. Je n'ai plus d'argent.

-Justement. C'est le moyen d'en avoir.

-Il sautera pas. Les Serbes, c'est fort.

-C'est fort, mais c'est con.

Ils rient.

...

-Les paris sont ouverts ! Faites vos jeux !

Sautera pas, sautera !

Sautera pas, sautera. Sautera, sautera pas.

Sautera pas, sautera. Sautera, sautera pas.

Sautera, sautera pas.

Sautera pas, sautera pas...

Sautera, sautera pas. Sautera pas, sautera.

-Ah... Ah...

Ah...

Ah... Ah !

Oh ! L'estomac du mec.

-Le Serbe ? -Non.

Le mec qui pense à prendre du blé à ce moment-là.

Chapeau. -C'est pas mal, hein ?

-Mon vieux, si je t'avais connu avant la guerre,

on les battait tous.

Oh...

La godasse.

Musique cocasse

Chut ! Oh...

(Applique-toi !)

(Recommence.)

-Naissance d'une vocation.

...

On déverrouille la porte.

...

Ils s'exclament.

Les lits grincent.

...

Musique douce

... ...

... ...

Alors, imbécile, c'est du kif ? -Je trouve ça immoral, c'est tout.

-Was ist das, "immoral" ? -T'occupes, chérie !

On cogne à la porte.

On parle en allemand.

-Ouvrez la porte !

...

Nous enfonçons la porte ! Ouvrez.

On cogne à la porte.

Ils enfoncent la porte.

Ignobles Français dégénérés. Coucher avec femmes allemandes.

Schnell ! Schnell !

Où sont putains allemandes ? Où sont filles Zuzukerei ?

-Des femmes ? Des femmes ! -Y a pas de femmes ici.

Elle est folle, celle-là. Quelle horreur.

Nicht, nicht.

-Vous, alors, ment. Vous, étoile rose.

Rose. -Il en fait partie, ma parole.

Il veut que je l'enfile, c'est ça ? Il veut que je l'enfile ?

-Fais-le, mon chéri ! Baise-le, baise-le, baise-le !

Propos entremêlés

Marchand et René crient.

-Heil Hitler.

Légers rires aigus

Musique douce

...

On cogne à la porte.

-C'est encore le pédé ?

-Français.

-Ca n'empêche pas !

Pour toi, chéri.

-Ah ! Ah, c'est toi !

-Non, c'est le pape.

1 200 kilomètres pour voir ça.

1 faux-cul,

1 maquereau et 2 putains.

Paris, c'est l'enfer.

-Y a l'Occupation.

-Chéri, j'ai pas pu tenir sans toi.

Je t'aime trop, mon chat.

-Tu n'as rien à faire ici !

C'est pas un pays pour toi !

Marchand glousse.

-Ca va, vous, hein ?

Je t'ai amené un petit Bayonne.

Et des saucisses.

-Oh, ma louloute !

Oh, ma louloute !

Le voyage t'a fatigué, ma louloute ?

-C'est ce guignol qui me fatigue.

Marchand gémit.

...

La Sournoise, ça vous va comme un gant.

-Et merde !

Reprenez-le, votre mec !

Allez vous faire baiser dans un coin !

Emmerdez pas les honnêtes gens.

-Tu vas te reluquer et fissa.

Rentre à la maison. Vu ? Allez !

-Moi, je reste ici.

Il faudra m'amener de force.

-J'arrive !

Musique douce

...

Nom de Dieu, de nom de Dieu, de nom de Dieu.

Où c'est qu'elle s'est tirée ?

Tu pouvais pas me réveiller, toi ?

Hein, où c'est qu'elle est ? -Au boulot.

-Au boulot ? -C'est une patriote.

Contre une Krista,

2 prisonniers de guerre français retrouveront leurs familles.

-Tu fais le facteur, toi, maintenant ?

-Elle a pris un engagement d'un an pour te rejoindre.

Elle t'aime, Krista.

-Elle est où ?

En usine ? Krista en usine ?

Je me casse le cul pour pas qu'elle travaille

et elle se tire en usine ? Au lieu d'aller se battre en Russie ?

Non ! Pour être peinard.

Avec notre petite permission, notre petit Bayonne,

nos 2 petites frisées.

Non, il faut qu'elle déconne.

La porte claque.

Vrombissement des machines

...

Il parle en allemand.

...

On parle en allemand.

Sifflement

-Aïe !

Nein !

Elle crie.

...

-C'est pour ça que t'es venue ?

Salope ! -C'est pas vrai, c'est un fou !

Grognements et gémissements

-Schnell ! -"Schnell", vite, vite, "schnell" !

"Schnell"...

Rhabille-toi, vite !

Tire, tire, vite !

Coup de feu

Oh, merde !

Dépêche, t'en fais pas ! Allez, viens, vite, vite !

...

...

Musique douce

...

Annonce en allemand

Bombardement

...

...

...

Une femme crie.

-Ma chérie, qu'est-ce qu'il y a ? Faut faire quelque chose !

-Du calme, mesdames.

Je suis impresario, moi, pas médecin.

-Français ? -Toubib ?

-En cavale.

-Les 2 ? -Oui, oui, je payerai !

-Je t'ai rien demandé. Tu sais faire un garrot ?

Bombardement

-Stop !

Stop !

Crique.

-On a crevé ? -Grouille !

Bris de verre

Direction la France !

Et pas de conneries, t'as bien les ausweis.

Musique douce

...

-Oh, mais c'est pas vrai !

-Tu dis ton prix ?

-Ah, bien, j'oserais pas.

Tu n'es plus dans le coup, mon pauvre René.

Tu sais, l'Occupation, c'est sérieux.

Bon, et pour tes papiers, tu reviens jeudi.

-Et l'argent ?

Fais-moi une avance, je suis raide.

-T'as pris des risques énormes pour rien.

Faut te mettre sur des coups sérieux.

On te rencardera.

-Quels genres de coups ?

-Bah, les juifs.

Tu balances, et hop, tu ramasses.

Les youtres, qu'est-ce que t'en as à foutre ?

-Je suis pas un donneur, moi.

-Tu sais, les principes, en ce moment...

-Je travaillerai seul. -A ton aise, mais t'as tort.

Alors, tu donnes ? Tu payes ou tu payes pas ?

-Non, eh...

Il souffle.

Musique douce

Explosion

Vrombissement des avions

...

Marchand parle en allemand.

-Je vous adore.

...

Explosion

On cogne à la fenêtre.

-Chéri ! -Prends ça.

Fracas

-Un baiser. -Non, après, après !

Mais non, après, après. Tout de même.

-Tu n'as pas envie ? Je t'attends depuis 15 jours.

-Est-ce que c'est ma faute à moi ?

Hein ? Ca devient dur !

C'est la dèche.

Non, il faut attendre. Il faut attendre le débarquement.

Tu comprends ?

-Mais attendons-le ensemble, mmh ?

Regarde.

Elle sifflote "La Marseillaise".

Qu'est-ce que c'est ? -Ah, oui. Ah, oui, oui.

J'ai fait les collections...

C'est très bien, les couturiers, en ce moment.

Je te la donne, tiens.

Je te la donne.

Oh, toi ! Oh, toi !

Oh, toi !

Ils ricanent.

-Oh, chéri. Vive de Gaulle !

-Je crois que tu as perdu Wagner.

Ca te fait quel âge, Bornier ?

25, 26 ?

Tu ne me reconnais pas.

Ta femme ?

Madame.

Propos indistincts

René gémit.

-Je reviens ! Te fais pas de bile, je reviens.

-J'aime bien les patriotes.

Aïe ! La garce ! Ordure ! Saloperie !

Je vais t'apprendre, moi !

Musique patriotique

Krista crie.

...

...

René gémit.

Alors, Bornier ? T'as pas voulu travailler dans le système.

Tant pis pour toi.

En plus, tu as buté un de ces messieurs.

T'accumules les conneries.

Ta femme... c'est une salope !

En route.

Des chiens aboient.

...

...

-Mais c'est à moi !

-Ca ne fait rien ! Je te file mes pompes !

Je te file mes pompes.

...

On parle en allemand.

Non, non, mais on y va, on y va. Allez, vite !

...

Sifflement du train

-Vas-y, papa, baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur !

-Déserteur ?

Un déserteur ?

-Non, Franzosisch. Français !

-A la guerre, comme à la guerre. Allez, venez, montez.

Gémissements

...

Les passagers s'exclament.

...

-Toi, tu es un frère !

...

-Alors, comme ça, t'es Français ? -Oui.

Toi, t'es pute ? -Ouais.

Propos entremêlés

...

-Tiens !

Musique intrigante

...

-Saute, Bergonzat.

Ils parlent en allemand.

Coups de feu

...

...

René crie.

-Viens, viens.

Reprise douce de "La Marseillaise"

...

-Tire-toi, salope ! Mon héros, tu l'as bien mérité.

...

Musique cocasse

...

Le téléphone sonne.

-Je peux ?

-Je n'aime plus mon uniforme.

-Eh bien, prenez du 50, ça vous donnera de l'ampleur.

-Je veux passer ce concours. Je le veux.

Je veux être inspecteur première classe.

-Une question.

Qu'est-ce que vous faisiez en Allemagne pendant 2 ans ?

Je sais, vous allez me dire que vous tripotiez des petites blondes,

que vous vous tapiez des Gretchen.

Alors, dans ce cas-là, allez trouver ces messieurs de l'APP.

Parce qu'eux, ils ramassent tous les branleurs de l'Occupation.

Qu'est-ce que tu fais, toi ?

Il imite la grenouille.

-Et vous, que faisiez-vous à Londres avec vos petits messages ?

Vous vous tapiez des Anglaises ? Allez, signez !

-Signer quoi ?

-L'autorisation de me présenter au concours d'inspecteur !

-Attention, jeune loup !

Vous êtes en train d'employer des procédés de basse police !

Sachez que la police française n'est pas la Gestapo, nom de Dieu !

Faut pas confondre.

Allez, donnez-moi votre papier.

Voilà.

-Je serai le meilleur ! -Ca, c'est la meilleure !

Cris d'enfants

...

Il sifflote.

...

Musique vive

...

-La Sournoise !

-Krista...

...

-Laissez-nous !

Laissez-nous !

...

Marchand gémit.

...

-Quelle histoire !

Je rencontre une jeune fille par hasard.

Je la suis par distraction.

-Mais oui, mais oui.

-Oh, j'ai mis du sang sur votre ensemble.

Oh, pardon, pardon.

-Je reviens. -Pardon.

Musique douce

...

Oh, merci.

...

Oh, je vous ai aimé !

Oui, vous. Au premier regard.

Avec votre petit Bayonne, vos petites saucisses.

-Vous voulez que je rappelle les petites ?

Puisque vous êtes venu pour... -Pour vous.

Uniquement pour vous.

Je vous aime.

-Vous ne m'aimez pas.

-Ah, je comprends.

René.

Ce bon René.

Qui y a-t-il ?

-Il est à Marseille.

Il importe, il exporte. Des affaires énormes.

-Donc,

vous êtes très seule.

-Oui.

-Très seule.

-Oui, très seule.

Garde-les, chéri. Viens.

Ils gémissent.

Oh, la Sournoise. Oh, Fernand !

-Je ne m'appelle pas Fernand Coquet, dit La Sournoise.

Je suis l'inspecteur Marchand, de la Sûreté nationale.

...

-Oui ! Oui ! Oui !

-Non ! Non ! Non !

Non. Je refuse.

Je suis tout de même le responsable de la police

de la deuxième ville de France.

-Monsieur le Commissaire, vous êtes mon ami.

-Non, non, non.

Cette fois, je ne peux rien. N'insistez pas.

-Les pompes en croco à 35.

Le diadème de madame. Les études des petits.

-L'aîné a une bourse. Faut pas l'oublier.

-Je n'oublie rien !

Je n'oublie rien.

La villa à Cassis. La Studebaker.

Les actions de la société marseillaise

de récupération de ferrailles. Hein ?

Et quelques soirées amusantes.

Glouton, hein ? Oh, oui !

René rit.

-Passe pour les pneus, l'essence, les cigarettes.

Passe encore pour les Liberty ships.

Les GMC, les Jeeps. Je ne vous ai jamais emmerdé.

Pourquoi vous obstinez-vous à protéger ce petit zazou ?

Non, dévaliser la villa de l'ambassadeur américain

au Cap d'Antibes, ce n'est plus de l'import-export.

C'est un faux pas. -Je ne vous demande pas d'apprécier.

Je vous demande de m'aider.

-Non.

-Non ? -Non.

-Non ? -Non.

-Mmh ? -Non.

Non, non.

-Je dois sortir ce môme des pattes de la police.

Je l'ai promis à sa famille !

Aidez-moi à faire oeuvre humanitaire.

-Dans ce cas. -Alors ?

-J'ai peut-être une idée. -Oh.

Oh !

Le téléphone sonne.

...

-Oui ? Oui.

Oui.

J'ai pas une voix spéciale.

Si, si, je suis tout ouïe.

Pourquoi je l'aurais vu ?

Moi, je t'ai dit ça ?

Comment veux-tu que je sache ?

-Fais un effort, enfin !

Rappelle-toi combien il mesure. 77, 78 ?

-Hum...

80 ?

-Les yeux ? Marrons ?

-Plutôt noirs.

Noirs.

De la braise.

*-Tu m'écoutes ?

-Si, si, je t'écoute.

-Teint ?

-Visage ?

-Ovale.

*-Signe particulier ? -Néant.

-Raccroche, on a à faire, on a à faire.

-Néant, je t'ai dit !

-Qu'est-ce qui te fait marrer ?

-Non, c'est toi qui me fais rire, chéri.

-Bon.

Alors, démerde-toi de me trouver le numéro de sa carte de poulet.

-C'est pas facile.

-Si, c'est facile. Si, c'est facile.

Allez, rappelle-moi. Ciao.

-Ciao.

-Tu es fatiguée.

T'as pas assez dormi, mon amour.

-C'est ça. C'est ça. Je suis toute chose.

-Heureuse ?

Marchand gémit.

...

Passe-moi le Turbigo 42 42 !

Je ne peux pas t'abandonner comme ça.

Je reste.

Allô, Monsieur le Directeur ?

Je ne pourrai pas passer au bureau aujourd'hui.

Je suis sur un coup très important.

Une filature que je ne peux pas abandonner.

Ca va être difficile d'en parler au téléphone.

-Inutile, je vous en décharge.

Vous partez en mission ce soir.

-Quelle mission ?

*-Des petits cons ont fait un casse dans la villa

de l'ambassadeur des Etats-Unis au Cap d'Antibes.

Les Etats-Unis, c'est très important.

Ca fait bouffer tout le monde.

Monsieur le ministre ne veut surtout pas d'un ténor.

Il veut un type inodore, incolore et sans saveur.

Que la presse ne soit pas alertée.

Et que la police locale ne se vexe pas.

Il veut un type nul.

Je n'ai qu'un inspecteur

qui corresponde au signalement.

Vous.

-Et vous avez pensé à moi ?

Merci, Monsieur le Directeur. Merci.

Oui, j'obéis, Monsieur le Directeur.

Et pour les frais ?

Bien, les voyages, tout ça.

Bien, j'avancerai la somme.

La France est pauvre, mais elle me remboursera.

Au revoir, Monsieur le Directeur.

Poulette !

-Oui, chéri, me voilà.

-Chérie, où étais-tu ? On m'envoie en mission.

Une enquête diplomatique. L'ONU, le gratin, tout.

Il leur fallait un type très fort, le meilleur.

-Pourquoi toi ?

-Nous allons chez le docteur tout de suite.

-Puisque je te dis qu'il ne s'est rien passé.

-A l'ordre de ?

-A l'ordre des oeuvres sociales de la police.

-Merci.

-Monsieur.

-Inspecteur Marchand, Sûreté nationale.

-Enchanté.

Il chuchote.

Lui, là-bas ? -Oui.

-Alors, petit voyou, on récidive ?

Evadé de Doullens, vol à main armée...

Bravo, beau début de carrière.

Ah ! Ah, c'est joli, ça, hein ? C'est propre.

Allez, Monsieur l'Inspecteur va s'occuper de toi.

-ALLEZ.

-C'est propre, hein ? -Oui.

-Propre.

-Allez.

Allez, avance.

-Bon débarras !

Oh, le salaud.

C'est dégueulasse !

-Le sergent Lévy s'est fait descendre

dans une boîte à Juan-les-Pins.

Remercie le pochard avec qui il se bagarrait.

-Merci, le pochard. Et merci à toi, René.

J'ai fait une connerie, mais je te revaudrai ça.

-Tiens. Prends ma canne.

Elle te portera bonheur. Ciao.

-Ciao.

Musique légère

...

-Waouh ! Ca !

-Non, c'est trop. -Mais non, mais non.

Ca ira bien avec ta peau de brune. Allez, viens.

...

-Ca.

-Non, c'est trop, ma chérie.

-Ca ira bien avec ma peau de brune. -Si ça te fait vraiment plaisir.

...

-Oh, pitié, Monsieur !

Non !

...

-Oui... Plutôt grand, 1 mètre 80.

-Je te reconnais, toi ! Le train, le déserteur.

-Oh, le petit marin. Alors, toujours pute ?

-Oui. -T'as pas changé.

-Toi, si.

T'es sur la côte ? -Bah oui.

-Poivre et sel, les cheveux.

Oui. Vous voulez pas retirer votre chapeau ?

Un peu dégarni.

-Nom de Dieu, qu'est-ce qu'il a fait encore ? Oh !

-Votre patron.

-Allô ?

Moi-même.

Comment ça, mes fréquentations ?

Je ne connais pas cet imposteur.

Un jaloux, sûrement.

De quoi ? Bien, de ce que je représente !

Le succès, l'argent, la réussite... Les gens sont si méchants.

-Mais qu'est-ce que je vais dire au ministre, Marchand ?

-Que l'enquête suit son cours.

Ca marche toujours et vous ne vous mouillez pas.

Bonne nuit, chef.

-Alors là, je...

Je me répands en excuses.

Ces maudites fausses cartes d'identité.

Depuis la guerre,

on peut pas reconnaître les vraies des fausses.

Vous vous seriez laissé abuser comme moi.

-Non. -Oh, si, oh, si.

-Non ! -Oh, si, oh, si. Vous savez,

ça vous défile sous les yeux.

C'est... -Parfait, vieux.

Vous êtes libre, ce soir ?

-Oui, on peut s'arranger, peut-être.

-Prenez les dossiers de tous ces gens. Leurs familles et alliés.

Surtout celui de ce Bergonzat.

Que l'inspecteur Marchand a libéré. Hein ?

Et si vous avez quelques bières...

S'il le faut, on passera la nuit.

-On a fait une connerie, hein ? Faux pas.

Il cogne.

-C'est moi, enfin !

Elle déverrouille la porte.

-Entrez.

-Compte.

-Pas la peine. C'était pour le plaisir.

-Et les flics ? Emmerdants ? -Non, mais le vieux...

C'est tout juste s'il m'a pas accusé de l'avoir truandé.

On se revoit à Paris ?

Quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

-Hasta luego.

Excusez-moi. -Oh...

-Fernand ! -René !

-Dis donc ! -Qu'est-ce que tu fous là ?

-Je suis partout, vieux ! Ah, là, là !

Rire nerveux

Ah, là, là...

Ils sont forts, hein ? -Ouais.

-Et toi, qu'est-ce que tu deviens ?

-Flic. -Hum ?

-Flic ! Tu savais pas ?

-Ah, Krista me l'avait dit, mais je voulais pas y croire !

T'as repiqué au vice, hein ? -Krista ?

-Oui, oui, Krista. J'y vais demain matin et hop.

Attention, Krista, faut pas lui en promettre.

-Ah ! Ah, Krista ! -Oui !

Toujours aussi futée, toi, ma grande.

Alors, ça boume ?

Non, le...

-Ca va, vieux, ça va très bien.

-Tiens, tu viens en première ? Je te paye le supplément.

-Non, non. Incorruptible.

-Et ton truc de la police ? Ca marche ?

-Ca marche fort. Très fort, très très fort.

-Tu m'étonnes. Tu dois pas faire des étincelles.

T'es bien noté par tes chefs ?

-La preuve, je suis ici en mission spéciale.

Et toi ? -Moi, j'arrête pas de cavaler.

Les affaires, on brasse, on ne sait plus comment on vit.

-Import-export ?

Rires nerveux

-Bon, je m'ennuie pas, mais je vais rejoindre ma place.

Standing, mais...

Salut, Marchand. -Salut, René.

-Salut.

-Oh, il va l'ouvrir, le coffre. Ouvre le coffre !

Ouvre le coffre. Ouvre.

Viens ici. Prends ça.

Rentre là-dedans, toi.

Prends ça, toi, prends, ça ! Rentre là-dedans.

Il reste ici. Tirez-vous ! Tirez-vous !

Couvre-moi, toi ! Couvre-moi !

...

Musique douce

...

-Qui est-ce ?

-Bah c'est René.

...

Tiens, je t'ai rapporté un petit souvenir.

-Ah, non ! -Quoi, non, quoi ?

-Tu peux courir ! -Ah, mais je rêve !

-Non, tu rêves pas. C'est non.

-Toi, tu me trompes, toi.

Hein ? -Tiens, prends-la, je la veux pas.

-J'aimerais savoir quel est l'enfant de salaud qui te fait la cour.

-Personne. -Sûre ?

-Sûre.

-Alors ?

-Alors ?

Alors basta ! Ca fait 3 mois que tu as disparu.

Va chez tes poules !

Tiens. Prends tes cliques et tes claques.

-Ah !

Il était temps que je revienne. Il était temps !

...

-Allez.

Dehors. Dehors !

-Tiens, elle fait "reureu" et elle ferme les yeux.

-C'est ça, c'est ça. Tire-toi ! -Non, mais... d'accord.

Alors.

-Hé, j'étais là le premier, ça va pas, ça !

Hé ! J'étais là le premier !

...

Ils gémissent.

...

-Allô, allô.

Passez-moi la dame, s'il vous plaît, oui.

Le téléphone sonne.

-Oui ? *-Ecoute, chérie.

-Grand imbécile.

On s'est tout dit. Tu verras mon avocat.

*-Mais non ! Te fâche pas, attends, écoute.

Ne raccroche pas, s'il te plaît.

Elle gémit.

Ah, la salope. Ah, la salope.

-Dis donc, comme toi, jamais.

*Oh là là !

*Ils gémissent.

...

-Elle ne sait pas ce qu'elle perd.

Il est terrible, le bonhomme. -Oui, terrible.

-N'importe quoi pour faire l'intéressant.

*La femme gémit.

Cette petite pouffiasse.

Bonjour, cher ami.

Come stai, Carlo ?

J'ai des choses très intéressantes à vous dire.

-Quel salaud, ce Bornier, je le sais !

Tu vas me dire ou tu vas te faire baiser !

-Je sais pas !

-Bornier, où est-ce qu'il te saute ?

-Je sais pas !

-Tu me fais souffrir. Me faire ça à moi !

Je veux savoir où est ce mec. Qu'il paye !

-La pouffiasse baise avec La Canne, tu dis ?

Tu voulais qu'on arrête La Canne pour te venger.

-Oui.

-Tout ce que tu trouves à dire, c'est qu'elle veut pas causer.

C'est ton problème.

Moi, je suis pas indic.

T'as des peines de coeur.

-Faut comprendre, Monsieur Marchand.

Cette petite, je suis fou d'elle.

-Sortez-le.

Tu reviendras quand tu pourras me donner des tuyaux sur Deauville.

Bornier, La Canne, y était.

Qui sont ses complices ? Où sont les bijoux ?

Vous m'avez préparé la liste...

avec l'estimation de chaque bijou ?

-La voici.

-Fichtre ! C'est aussi lourd que la Bégum.

-Je le crains, Monsieur l'Inspecteur, je le crains.

...

Musique douce

...

-Mais enfin !

-Tu n'as pas compris. René est revenu.

-Oui, et alors ? -Mais je l'aime.

-Elle est raide, celle-là. Aussi vulgaire.

Toi, si fine. Si délicate.

-Restons amis, mmh ?

...

Tu connais ton copain. Il est si susceptible.

...

-Ouste !

-Quand tu cognes avec tes mains, ça doit faire mal.

-Mais...

-Qu'est-ce qu'il veut ? Qu'est-ce qu'il veut ?

La grenouille coasse.

...

-Oh, merci, merci, merci ! Merci, Marchand.

Je te revaudrai ça.

Bien entendu, venez avec moi. -Non, non, non.

Non, non, non, non, non, non !

A vous la gloire d'alpaguer La Canne.

Je vous le donne, c'est un cadeau.

-Merci. Oh...

...

Où est-ce ? -Euh...

Là. -Ah, là.

-Laisse-moi passer, toi !

...

-Ah !

T'es pas une salope ! Pire, t'es une donneuse.

...

-Alors, Monsieur le Directeur ? Ca boume ?

L'arrestation de La Canne est un succès qui rejaillit sur nous tous,

Monsieur le Directeur. -Je m'en fous !

Je m'en fous, Marchand.

Je m'en fous. Je n'ai plus de goût à rien.

Mais qui l'a fait évader ? Qui l'a fait évader ?

Qui ? -Qui, Monsieur le Directeur ?

-Ma rainette, ma petite reine. Elle est partie, envolée.

Où est-elle ?

C'était ma seule compagne.

C'était ma raison de vivre. C'était tout.

-Mes condoléances, Monsieur le Directeur.

-Je me fous de vos condoléances hypocrites.

Ce que je veux, c'est le magot de Deauville.

Voilà, ce que je veux !

-Moi aussi, Monsieur le Directeur.

-Dussiez-vous employer les moyens les plus abjects !

Je veux le magot !

-La police française n'est pas la Gestapo, Monsieur.

-Oui, oh...

Musique vive

...

Un homme crie. -Hein ?

Où est le magot de Deauville ? Tu y étais, tu devrais le savoir !

Allez ! -Vous pouvez rien contre moi !

J'ai un passeport américain.

-Citoyen américain depuis le 23 mai 1946.

Je le sais.

Le 23 mai 1946, quelqu'un dont je tairai l'identité

t'a fait sortir du commissariat de Cannes,

t'a filé les papiers d'un GI, et une place

pour la Constellation militaire en partance pour Tanger.

Avant, tu t'appelais Charles Bergonzat.

Maintenant, tu t'appelles Gino. Gino, quoi ?

Hein ? Tu vas le dire ! Hein ? Gino quoi ?

Gino Lévy, c'est ça ?

Né à Philadelphie en 1926. Bien, je le garde.

Pour compléter le dossier de Charles Bergonzat.

Hein ?

-Je ne sais rien du magot de Deauville.

Je ne sais rien du tout. Sauf que vous êtes une ordure.

-Qu'est-ce que tu vas foutre à Annecy ?

Hein, vacances ? Voyage d'affaires ?

Il crie. -OK !

OK, OK, OK.

...

-Toi, tu arrêtes la voiture un peu plus loin.

Et tu récupères l'or.

Exact ?

-C'est illégal de passer de l'or en Suisse.

-Eh oui, il peut pas te dénoncer. Tu risques rien.

-Eh, non.

-Vous avez mon petit cadeau ?

-Jeudi, je me fais porter raide. Et ciao, la compagnie.

-Quand j'ai appris la nouvelle de l'arrestation de René...

-Notre bonheur aura été court.

-C'est affreux.

-René en prison. -C'est injuste.

-Il faut le sortir de là.

-Pleure, pleure. Laisse couler tes larmes.

-Je l'aime. Je n'aime que lui.

-Il en a besoin.

Il en a... Il a... Oh !

Mais... nom de Dieu !

-Chéri, qu'est-ce il y a ? Tu veux que j'enlève ma robe ?

-Non, reste comme ça. C'est trop beau !

Musique douce

...

Musique intrigante

...

-Pousse !

Pousse !

...

-Monsieur le Directeur !

Allô ? Allô !

On a retrouvé votre rainette ?

-Non... Parti en cavale.

Evadé !

René La Canne s'est évadé.

Le magot, Deauville, kaput.

-Pas du tout, aucun problème ! Je n'ai plus qu'à le suivre.

Le téléphone sonne.

-Oui ?

-Allô, Gino ?

Tu as réfléchi ?

Tu as des scrupules ?

Est-ce que tu peux t'offrir des scrupules ?

Faut pas vivre au-dessus de ses moyens, Gino.

Moi, j'ai un papier sous les yeux.

Un certificat de décès.

Ouais.

De ton décès.

Ouais.

Je lis.

"Charles Bergonzat.

"Bergonzat.

"Né à Marseille.

"Décédé en mer."

On cogne à la porte. -Qui c'est ?

-Devine.

...

-Oui, oui.

-Salut, l'Américain.

-Passez-moi Turbigo, 43 43.

Tonalité

-Alors, ça y est, tu me le livres ?

Vivant ? Sûr ?

-Oui, sûr.

-Alors, je tamponne.

Et je signe. Ciao.

...

-Faites qu'il sème la police.

Cette saloperie de police.

Faites que ce soit lui. Faites que ce soit...

Mon amour !

Un baiser ? -Après !

Je vais t'apprendre à jouer la poupée !

-Aïe ! -Garce !

Tu m'as trahi !

-Mais c'est pas moi ! Je t'aime !

-T'as pas honte de voler les gens ? Ton mari ?

T'as pensé à ce que dirait ta mère ?

Hein, tu y as pensé ? Hein ? Là !

Musique légère

...

Tu vas voir ! Tu vas voir !

Salope !

Il grogne.

-Aïe !

Cris

...

Krista crie.

Marchand siffle.

...

...

-Police, police !

-Chéri !

-Police, police !

...

Il déverrouille la porte.

-Chéri !

-Quelle brute sanguinaire !

Ah, le mec !

Ma voiture nous attend en bas. Viens, partons.

-Oui, emmène-moi.

Je ne veux plus le voir. Je le hais.

Je le hais.

C'est toi que j'aime. -En route !

Nous atteindrons la frontière avant l'aube.

...

S'il vous plaît.

-Je n'ai rien à déclarer.

-Rien à déclarer ? Et ça ? Et ça ?

Et ça ?

Allez !

Musique légère

...

Haut les mains !

...

Monte ! Monte !

...

Charles Bergonzat est mort. Vive Gino Lévy !

...

-Laisse-moi me tirer, on s'arrangera.

-De l'inspecteur Fernand Coquet, dit Le Loyal,

de la brigade financière. Répète, petit con.

Brigadier.

-Oh, mais ça va pas ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

Bon, "je suis l'inspecteur Fernand Coquet, dit Le Loyal,

"de la brigade financière."

...

Oh.

Tu peux pas dire à ton brigadier de se calmer un peu ?

Qu'est-ce que c'est que ça ? Ah, parce que tous les 2...

Ah, non, moi, je descends.

...

Mon amour !

...

Oh, mon amour !

...

Oh, je t'ai fait mal.

...

Mon amour.

...

Ah !

...

Sous-titrage : BLEU OUEST

...

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