All language subtitles for La.Crim.S07E01

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Original subtitles

Bonjour commandant, merci d'avoir fait aussi vite.

Dites, c'est le bout du monde ici, j'ai mis trois quarts d'heure pour venir.

Ah mais ça valait le déplacement.

Faut savoir ce qui nous amène dans cette joyeuse montrée.

Nadine Tadev, 45 ans, une ouvrière dans une boîte de textile.

Elle a pris un coup de couteau dans le ventre.

Apparemment une agression aussi triste que banale.

C'est un îlotier qui a découvert le corps. Elle avait encore sur elle ses

papilles d'identité, mais pas d'argent.

Cette pauvre femme est probablement morte pour quelques euros.

Si c'est aussi banal, qu'est-ce qu'on fout là ? Oui, qu'est-ce qui se passe ?

Il n'y a plus de commissariat dans le 18e ? Quand le taux de la criminalité

augmente, on met la crème sur le cou. Ça rassure la population et les médias.

Un seul coup violent est porté au niveau de l'abdomen. Le coup a été porté

vraisemblablement à l'aide d'une arme blanche, voire un couteau.

La lividité du cadavre l'a supposé qu'elle s'est vidée de son sang.

Oui, mais du sang, Michel, il n'y a nulle part autour du cadavre. Donc on

peut dire qu'il aurait été transporté post-mortem.

Déjà moins banal comme agression.

Bon,

le quartier est délicat en ce moment, alors je compte sur vous pour ne pas

vous tromper de cible et éviter que nous ne devenions celles des médias.

Au revoir, commandant. C'est ça, au revoir.

À cette heure-là, vous devriez traverser Paris en moins de deux heures.

Trois, au maximum.

Au revoir.

Bonjour.

En retard le premier jour, franchement... Je suis désolée, j'étais

avec Domenech, j'arrivais pas à m'en défaire.

Domenech, le sous-directeur de la PJ ? C'était encore son gardien, pas dix

minutes. T'as pas plus gros comme excuse ? Bon allez, dépêche.

Je suis désolée, j'étais... Ouais, ça va, c'est bon, t'excuses pas.

Lieutenant Nina Lefebvre, notre quatrième de groupe.

Elle nous a été chaudement recommandée, n'est-ce pas ?

J'ai signé la prise en charge.

Je... J'allais au casting.

Tu l'as recruté où, dans un concert de rock ou à l'école de police ? Pas

choisi, figure-toi.

Y'avait que l'oublier qui s'est mis en congé pour s'occuper de sa sœur. On t'en

manque d'effectifs. La crise est parfois du bon.

Laisse tomber, propriété privée. Oh, mais... Si, si, si, Domenech.

Domenech, le directeur de la PJ.

Sa maîtresse.

Ah bon ? Oui, la petite Lefebvre, elle est dans l'ongle.

Alors si t'as vraiment envie de te faire te plier sur les doigts, les gars, tu

les poses.

Oh, on peut juste... Non, on peut rien. Comment on peut ? On peut rien.

C'est qui, ça ? Domenech ? Pas si beau, Domenech.

C'est sûrement moins fidèle.

C'est mon chien, Tanguy. Je l'ai laissé à ma mère en province.

C'est bien, je suis allergique.

Merci.

C'est une oeuvre sur Michael Tadef.

Le mari de la victime.

Il est fiché au grand banditisme. Il a fait six ans de taule pour complicité de

feu monnayage.

Assorti quand même d'une interdiction définitive du territoire français. Il a

cloché sa peine et il y a un an, il a été renvoyé dans son pays d'origine.

Là.

Bulgarie. Pourquoi l'expulser s'il a purgé sa peine ? Parce qu'il est

étranger. Moi, je trouve ça aberrant.

Oui, peut-être, mais c'est légal, voyez-vous.

La réforme sur la double peine ne remet pas en cause interdiction de séjour sur

le territoire national. Des auteurs de crimes portant atteinte aux intérêts de

l'État. La fabrication d'une fausse monnaie en fait partie.

Faut reconnaître que ça fait quand même réfléchir un petit peu, surtout quand

les pays d'origine ne sont pas spécialement accueillants. Ouais, on va

peut-être pas se lancer maintenant dans un grand débat démocratique.

Je veux tout savoir sur cette histoire de fausse monnaie.

Le rôle de Tadef et le nom de ses complices. Tu crois que Nadine Tadef

aurait été victime d'un règlement de compte de complice de son mari ? Pour l

'instant, rien ne prouve qu'il y ait un lien entre le meurtre de Nadine Tadef et

l'expulsion de son mari.

C'est une piste à creuser.

Cisco, la famille ? Rien.

Depuis l'expulsion de son mari, elle vivait dans un petit appart dans le

19ème arrondissement, avec sa fille.

Pas bien, on y va demain matin, première heure.

Cette fois-ci, le fèvre, elle essaiera d'être à l'heure, d'accord ? Dis-moi...

J't'aurais pas passé pour un vieux con, mais t'es à la crime ici.

Alors si t'avais des fringues, on va dire, comme ça, quoi, plus classique.

Non ?

Ah,

si tu veux, j'ai un pote qui travaille dans le prêt-à-porter.

Ah, haut de gamme, hein. Je peux te filer l'adresse, t'y fais de ma part.

Merci. Et mon ex bosse dans la haute couture.

À demain.

À demain.

À demain.

Michel, vous êtes allé hier soir à la galerie de Calumier.

Pourquoi aurais-je dû m'y rendre ? Parce que c'était son vernissage hier soir,

celui de son jeune peintre, Tibor.

Vous avez bien dû recevoir un carton d'invitation.

Oui, oui, oui, en effet, mais je n'étais pas disponible, voyez-vous.

Vous devriez y aller, Michel.

Et puis, ce que fait ce jeune peintre est très bien.

Vous ici, Michel ? Un mardi matin ? Il n'y a pas un joli petit meurtre pour

vous retenir au 36 Quai des Orfèvres ? Si, si. Je dois me rendre à l'Institut

Médico-Légal. Et comme j'avais un peu de temps... Vous êtes pressé voir mon expo

? Et pour aller du Quai des Orfèvres à la Place Mazas dans le 12e, vous passez

par Montparnasse, vous ? Auriez-vous perdu votre sens de l'orientation ?

Non, c'est-à-dire que le capitaine Siskowski m'a longuement parlé du talent

de votre artiste Tibor.

Je me suis dit que... Michel, si je ne vous ai pas invité hier soir au

vernissage, c'est précisément pour éviter ce genre de conversation

ridicule.

Nous sommes quittés, disons, mon ami.

Alors essayons de le rester.

Maintenant, si le travail de Tibor vous plaît... Oui, justement, cette œuvre-là

me semble intéressante.

Victor, vous pouvez renseigner monsieur, il sera intéressé par ce tableau.

La prochaine fois que vous souhaiterez me parler, évitez de vous déplacer.

Laissez-moi un coup de fil.

Vous voulez mettre une option, monsieur ? Oui, c'est ça, une option, une option,

c'est ça.

Je peux réfléchir ? Bien sûr, monsieur.

Je ne sais pas ce que maman faisait dans cet endroit.

Tout ce que je sais, c'est qu'elle est tombée sur un malade.

On m'a déjà volé mon père et maintenant, c'est ma mère.

Ce n'est pas possible.

Et vous ne voyez personne dans l'entourage de votre mère ou bien celui

de votre père qui aurait pu... Qu'est-ce qu'il y a à voir avec ça, mon père ? Ça

fait déjà un an qu'il n'est plus là, expulsé comme un chien. Et ne me dites

pas que vous n'êtes pas au courant. Ne me prenez pas pour une conne.

Il ne s'agit pas de votre père, mademoiselle Tadef, mais de gens qu'il

aurait pu rencontrer dans le passé et qui auraient repris contact avec votre

mère. Elle ne voyait personne.

Et encore moins les gens qui avaient foutu mon père dans la merde.

Vous voulez dire qu'on a obligé votre père à fabriquer de la fausse monnaie ?

Il a fait une bêtise quand il était plus jeune.

La journée, il travaillait dans une imprimerie.

Mais le soir, il jouait aux cartes.

Quand il a rencontré ma mère, il a arrêté de jouer.

Mais il avait emprunté de l'argent à des gens pas nets.

Il a dû leur rembourser ce qu'il leur devait. En aidant ces types à fabriquer

des faux billets, il n'y avait pas d'autre moyen.

Est-ce que vous avez des nouvelles de votre père ?

Depuis son expulsion, il ne nous a téléphoné que quelques fois.

Il ne connaît personne en Bulgarie.

Il zone.

Son pays, c'est la France.

Et depuis son expulsion, justement, est-ce que vous pensez que d'anciens

complices de votre père auraient pu reprendre contact avec votre maman ?

Elle détestait tous ceux qui entraînaient mon père à faire des faux

billets.

Je ne peux pas déconner.

S'il avait voulu être français, il le serait depuis longtemps.

Tu as été élevé dans la nostalgie de ton pays d'origine, tu as envie d'y

retourner. Voilà, sauf que ce n'est pas si simple avec les parents, évidemment.

Je suis bien passé pour te le dire, je suis un fils d'immigré.

C'est n'importe quoi, c'est histoire de double peine.

Ouais, enfin, si le père avait pas fait de conneries, hein. C'était pas la peine

de le dire à cette pauvre fille qui a failli se fermer comme une huître.

La psycho à l'école de police, c'est une option maintenant ? Excusez-moi,

commandant, je recommencerai pas. Ça va.

Une autopsie plutôt ennuyeuse.

Vu la qualité du modèle, je m'attendais à mieux.

Pas la moindre trace de viol ni de sévice. Rien.

Je ne veux pas jouer les enfants gâtés, mais il ne faudrait pas que ça se

reproduise trop souvent.

Votre dépit, mon cher Salinas, vous aurait-il empêché de déterminer l'heure

du décès ? Presque.

Mais je me suis repris à temps.

Elle est passée de vie à trépas hier à l'heure du thé.

Vers 17h donc ? J'aime votre rapidité d'esprit.

Je vous ai déjà dit que vous me rappeliez une de mes amies anglaises qui

me faisait déguster d'une façon très particulière et plutôt intime cette

boisson très chaude.

C'est ma fille.

Monsieur Monnier, nous aimerions vous poser quelques questions, mais pas

maintenant, et pas ici.

Ici ou ailleurs, j'étais sûr que ça finirait mal.

Certains. Votre fille avait des problèmes ? Un seul.

Mickaël, son mari.

D'abord la prison, puis l'expulsion.

Elle n'était pas une vie pour Nadine.

Ni pour personne d'ailleurs.

Vous pensez que le meurtre de votre fille peut avoir un rapport avec l

'expulsion de son mari ? Non, je n'ai pas dit ça.

Je dis juste que Nadine était malheureuse.

Et depuis longtemps.

Elle ne voulait pas le laisser tomber.

Même à 5000 kilomètres.

Je lui disais qu'il fallait qu'elle passe à autre chose.

Que c'était sans issue.

Ces derniers temps, j'avais l'impression qu'elle s'était fait une raison.

Oui.

Oui, oui.

Non. Pas encore, non.

Monsieur Mounier, à quand remonte votre dernière rencontre avec votre fille ? Il

y a deux jours.

Je vais vous noter quelque chose de particulier.

On a parlé de tout, de rien.

Surtout de Julia, ma petite fille.

Je ne la vois pas souvent.

Les jeunes, vous savez ce que c'est.

Je vis seul depuis la mort de ma femme.

Ok, Jean-Louis, on arrive.

Il s'appelle Miguel Tadef.

Condamné pour monnayage. Il n'a pas le droit d'être en France.

Vous le trouverez chez sa femme.

Voilà, c'est un appel au 17 qui a été enregistré.

L'appel a été reçu deux jours avant le meurtre.

Évidemment, des mecs du commissariat se sont pointés chez Nadine Tadef et n'ont

trouvé aucune trace de son mari.

Bon, c'est impossible de savoir si c'est la voix d'un homme ou d'une femme. Ils

ont localisé l'appel ? Une cabine téléphonique proche de chez Nadine

Tadef. En tout cas, celui qui a fait ça ou celle qui a fait ça a l'air d'être

drôlement au parfum, de bien connaître Tadef.

Ouais, ou sa femme. Bon, on envoie ça au labo pour décoder l'empreinte vocale.

Vous pensez vraiment qu'il y a un lien entre le meurtre de Nadine Tadef et

cette dénonciation ? Dans le cas contraire, ce serait une drôle de

coïncidence, voyez-vous. Je me demande surtout qui avait intérêt à dénoncer

Tadef. Monnier, son beau-père.

Visiblement, il supportait assez mal la vie que son gendre faisait mener à sa

fille. Elle le supportait peut-être mal, elle aussi.

Elle balancerait son propre mari au flic pour s'en débarrasser ? J'ai du mal à y

croire, moi. Bon, attendez, c'est peut-être aussi des voisins, tout

simplement, qui ont fait ça pour dénoncer. Ce serait pas la première

fois. Ce qui est plus important, c'est que si Tadef...

Il n'est plus chez sa femme, c'est qu'il se planque ailleurs, depuis le passage

des flics. On surveille sa fille, Julia, elle sait peut-être où est son père.

Et les complices de son F, on a des nouvelles ? Je m'en occupe. Très bien.

Oui, c'est moi.

Écoute, je vais être plus tard, ce soir.

Non, je peux bien faire autrement.

Bon, écoute, on en parle plus tard, parce que là, c'est vraiment pas le

moment.

Oui, c'est ça, à tout à l'heure.

Merde.

Bah non, mais ton mari a envie d'être collé à toi tout le temps, faut pas se

perdre de ça, quand même. Franchement, je connais un paquet de femmes qui

rêvent de ça.

C'est pas vrai ? Ah bah si.

Non ?

Et

pourquoi t'as choisi la

police ? Pour me taper un maximum de mecs.

Sinon j'aurais fait bibliothécaire avec des femmes.

Moi je demandais ça comme ça, c'est pas méchant, c'est pour m'intéresser. Ah d

'accord, c'est différent.

Ce propos je me demandais, ta femme elle est flic elle aussi ? J'ai pas de femme.

Enfin j'en ai plus, c'est-à-dire qu'on va divorcer, on s'est séparés là pour l

'instant. Mais ça se passe très bien.

Quand un mec parle comme ça de son ex et qu'il a des gosses, t'en as combien ? J

'en ai un.

Enfin j'en ai une parce que c'est une fille.

Elle s'appelle Amandine, elle a 4 ans.

C'est joli comme prénom, Amandine.

Je suis sûre qu'elle est charmante, ta fille.

Comme son papa.

Ah, généralement, on rentre avec ses courses, hein ? On sort rarement avec.

On y va !

Je ne vous embarque pas, je vous laisse rentrer chez vous, mais vous restez à

notre disposition.

Merci. Allez, viens.

Réconnaissez au moins que votre présence sur le territoire français, qui plus est

au moment même où votre femme vient d'être assassinée, a de quoi surprendre.

Je suis chez moi ici.

J'ai toujours été français.

La France, c'est mon pays, c'est pas la Bulgarie.

J'avais deux ans quand mes parents sont partis à cause des communistes.

J'ai toujours été français.

Et pourtant, vous n'avez jamais demandé la nationalité française que vous auriez

obtenue sans aucun mal.

Mes parents n'auraient pas supporté. Pour eux, j'étais bulgare, comme eux.

C'était même la seule fierté qui leur restait.

Et après leur mort, quand j'ai voulu faire les démarches, c'était trop tard.

J'étais déjà en prison. Votre fille prétend qu'on vous a forcé à faire de la

fausse monnaie.

J'ai fait des erreurs, j'ai payé.

Mais j'ai tué personne.

C'est moi qu'on est en train de tuer en ce moment en me séparant de ma famille

et de mon pays.

Quand êtes-vous rentré à Paris ? Trois mois.

Je pouvais pas vivre sans ma femme et ma fille.

J'aimais ma femme.

Je l'aimais comme un fou.

Bien, permettez-moi d'aborder un sujet plus terre à terre et qui concerne votre

situation. D'après les renseignements que nous avons obtenus, Votre femme

travaillait dans une entreprise textile et votre fille est employée comme

caissière à mi-temps dans une grande surface.

Ces deux salaires ne permettaient pas de subventionner votre retour clandestin.

Vous avez raison, j'étais une charge pour les deux, mais ma femme voulait que

je sois là, alors on avait décidé d'assumer les risques ensemble.

Vous saviez que vous avez été dénoncé à la police ? Monsieur Tadej, nous sommes

là pour...

Nous occuper du meurtre de votre épouse, pas pour nous intéresser à votre

situation illégale sur le territoire français.

Aussi, nous allons vous demander où étiez-vous hier vers 17h au moment du

meurtre.

À l'hôtel. Quelqu'un peut en témoigner ? Euh, non. C'est embêtant parce que si

vous n'avez pas d'alibi, vous pouvez avoir un mobile.

Votre femme en avait peut-être assez de cette vie. Peut-être qu'elle s'était

rendue compte qu'elle avait fait une erreur en acceptant votre retour.

Mais vous comprenez rien.

J'aimais ma femme.

On voulait vivre ensemble.

On avait décidé d'aller voir un avocat. On allait y arriver.

Les honoraires d'avocat, voyez-vous, sont élevés.

Comment auriez-vous pu les payer ? Les deux petits salaires réunis de votre

épouse et de votre fille n'y suffisaient pas.

Je travaillais au Black, chez Deversy, le patron de Nadine.

Qu'ils disent la vérité ou pas, il est dans l'inégalité la plus totale.

J'ai demandé au proc de le garder chez nous. Autant y voir plus clair.

Pauvre type, s'il ment pas, il accumule les emmerdes.

Bon allez, c'est bon pour ce soir, on ferme.

Comme j'habite en province, je cherche un studio à Paris.

La visite, c'est maintenant.

Alors si vous avez plus besoin de moi... On va essayer de se débrouiller sans

toi. Surtout pas te mettre en retard.

Je voudrais organiser un pot pour fêter mon arrivée. C'est

possible ? Bien sûr, fais comme chez toi.

Allez, salut.

J'espère qu'elle n'oubliera pas d'inviter Domenech, tout seigneur, tout

honneur. Ah, écoutez, ne nous plaignons pas, nous avons hérité d'une accorde

pompadour. Nous aurions pu tomber sur une austère maintenant.

Dis-moi, Bailly, viens voir, j'ai un truc à te dire.

Là, tu sais, quand Louis a quitté la crime, je me suis demandé si t'allais

être à la hauteur.

J'ai eu le temps de me poser la question parce que tu l'es.

Justement, je voulais te remercier parce que ça semble grâce à toi que je suis

passée troisième de groupe.

Donc j'espère que t'as pas eu à trop assister. Non, c'est bon, ta promo, c

'est à toi que je la dois.

C'est ton mari qui voudrait être content ? Oui, je ne lui ai pas encore dit.

Déjà que ça l'emmerde que je rentre tard le soir, donc l'ambiance est plutôt

moyenne. Ne t'inquiète pas, quand il sera au courant, on sera très fiers.

D'accord ? Salut.

Alors, qu'est-ce que tu fous ? J'ai la camionnette qui est garée. En double

fiche, je vais me choper une prune en plus.

En plus de quoi ? Dis donc, de venir t'atteler chez moi, ça commence bien la

cohabitation. Oh non, écoute, ça suffit.

Allez, allez, allez. C'est bon, hé ho.

J'ai jamais vu des bouquins aussi lourds, moi.

J'aurais préféré déménager en analphabète.

Écoute, dans le culturisme, il y a culture, mon grand.

Pause, pause, pause.

Tu sais...

Un espèce de saint, dans un corps sain.

En parlant de... En parlant de demoiselles,

comment on fait ? Comment on s'organise ? Pourquoi ? Pour les filles ?

C'est pareil, chacun pour soi.

Bonjour, bonsoir, et basta.

D'accord ? Bien. T'as quelqu'un,

toi, en ce moment ?

Tu vois, ça commence.

Non, personne.

Bon.

Et alors, bon, donc, le fèvre.

Oh non, non, Cisco.

T'es lourd, là, maintenant. D'accord ? Ah non, non.

Ah, dis donc, non, pas du tout, je te dis. En flic, en collègue, tu la trouves

comment, ça ? Bon, voyons. Eh, Domenech, rappelle-toi. D'où ? Domenech, je tâche

comme ça.

Qu

'est

-ce que vous croyez ?

que parce qu'on est dans la confection, on emploie forcément les clandestins.

Allons.

Par contre, sa femme, Nadine, enfin, Madame Tadef, ouais, je la connais. Elle

travaillait chez moi, avec un contrat, tout ce qu'il y a de plus légal.

Je peux m'asseoir ? Non, pas mal.

Mais dites-moi, peut-être que vos employés le connaissent ? Eux, Michael

Tadef. Vous savez ce qu'on va faire ? On va leur demander.

Et en même temps, on va leur demander leur permis de travail. Pour les

étrangers, bien sûr.

À moins que vous n'employiez que des Français, Monsieur Leversy.

Ça va.

Oui, Tadef l'a fait travailler.

Et c'est sa femme qui me l'a demandé.

On va boire un café. Non, là-bas.

Qu'est-ce qui est mieux ? De laisser un homme dans la misère ou de lui donner du

travail ? Ça a dû être un vrai dilemme pour vous.

Surtout que j'imagine que vous l'avez payé au tarif syndical.

Moins les charges patronales, évidemment.

Vous avez pris un tel risque pour aider le mari d'une de vos employées ? Vous

êtes coutumier de ce genre de service ? Je ne sais pas.

On va boire un café.

Mais pas de sucre.

Une tartine aussi ? Nadine travaille depuis longtemps pour moi, tu sais.

Vous savez, dans mon entreprise, c'est comme une famille.

Je lui faisais confiance, et j'avais raison d'ailleurs.

Son mari, c'était un bosseur. Je ne veux plus que ce soit une feignasse.

Et qu'un employé modèle vienne travailler du jour au lendemain, ça ne

vous a pas étonné ? Je n'ai pas compris.

Je n'ai pas osé demander à Nadine d'explication. Elle n'avait pas l'air

bien. Il m'a dit qu'il ne viendrait plus.

Je ne vais pas chercher plus loin.

Je ne pouvais pas imaginer que ça finirait comme ça.

Depuis quand ta def n'est pas venue travailler ? Deux jours avant la mort de

Nadine. Sa femme, elle est venue travailler tous les jours ? Non, pas le

jour de sa mort.

Elle était de récupération.

Belle formule.

On l'a donc retrouvée morte dans une impasse où elle n'a pas été tuée.

Salina, c'est formel, le corps a été déplacé.

Les employés de Versy ont confirmé que Nadine Tadef n'a pas travaillé le jour

de sa mort.

Reste à savoir ce qu'elle a fait ce jour-là et en particulier l'après-midi

du meurtre.

Elle est peut-être allée voir Tadef à son hôtel.

Au fait, on s'est renseigné.

C'était un prisonnier modèle.

Pas d'histoire avec les autres détenus et aucun contact gardé avec ses anciens

complices. De toute façon, on peut les écarter. Ils sont en détention pour d

'autres délits.

Avec ça, on est bien avancé.

Moi, j'ai peut-être un truc.

Julia, la fille de Tadef, elle n'est pas que caissière.

Elle est aussi visiteuse de prison.

En fait, elle a largué ses études par rébellion parce qu'elle n'a jamais

digéré qu'on expulse son père.

Et depuis, elle continue à fréquenter les parloirs.

Elle a même une liaison avec un type qu'elle a rencontré là-bas.

Lucas Bélivé, c'est son nom.

Pas mal. Moi, je me demande comment sa mère prenait de la voir ainsi marcher

sur ses brisés.

Leur relation n'était peut-être pas aussi idyllique que le prétendait Julia.

On va lui demander.

Capitaine Siskowski, tu me la convoques, je veux la revoir.

Donc...

Après l'expulsion de votre père, vous avez interrompu des études, plutôt

brillantes d'ailleurs, pour vous spécialiser dans les visites

pénitentiaires.

Je préférais les bancs des parloirs à ceux de la fac.

J'avais l'impression d'être un peu plus utile.

C'est comme ça que vous avez connu M. Bélivet ? Vous le connaissiez avant ?

Non, c'est comme ça qu'on s'est connus.

Pour votre mère, ça a dû être dur à accepter, non ? Vous abandonnez vos

études, vous prenez un job de caissière à mi-temps, et l'autre moitié, vous le

passez dans les parloirs des prisons ?

Elle était bien placée pour comprendre.

Oh, mais comprendre, oui, d'accord. Mais de là à accepter que vous reveniez à la

maison avec un extolard, ça n'a pas dû lui faire très plaisir, non ? Ça fait

longtemps qu'elle n'avait plus genre de préjugés.

Pourtant, d'après son patron, votre mère était moins gaie ces temps-ci.

Il semblait avoir des problèmes.

Évidemment, ce n'est pas le genre de situation spécialement légère.

Il y avait des tensions, c'est normal.

C'était dur pour ma mère de s'occuper d'un mari qui était condamné à être

clandestin.

Votre grand-père avait plutôt l'air de penser au contraire qu'elle s'était

faite à l'idée de ne plus voir votre père.

Qu'est-ce qu'il en sait, on le voit jamais. Est-ce que votre grand-père

savait que votre père était en France ? Ma mère lui avait dit, elle a eu tort.

Il voulait qu'elle rompe.

Mon père a même pris le risque de traverser tout Paris pour aller lui

parler. Ça n'a servi à rien.

Est-ce que vous pensez que votre grand-père aurait pu le dénoncer ? On n

'est pas très liés, mais c'est pas immense non plus.

Non, évidemment que non.

Bonjour.

Lucas Bélivet, s'il vous plaît.

Lucas Bélivet ? Oh yes.

Je suis en réinsertion, pas en taule.

Ici aussi, il faut vous ramener, qu'est-ce que vous voulez ? Julia Tadev,

vous connaissez ? Bien sûr.

Il lui est arrivé quelque chose ? Il y a un endroit calme ici ? Ouais.

Pour sa mère, vous êtes au courant ? Ouais. Et vous vous entendiez bien avec

elle ? Au début, c'était un peu tendu.

Remarquez, je comprends. Mais après, j'étais plutôt bien accueilli.

Elle a vu que Julia était heureuse. Et puis, il faut dire qu'un salaire de plus

dans la famille, ce n'était pas du luxe.

Pourtant, réinsertion, vous ne devez pas gagner des milliers d'essence.

Je me débrouille.

Je travaille un peu au black.

Je n'ai pas trop le choix.

Vous habitez chez Nadine Tadef ? Maintenant.

Depuis le retour de son mari, on était un peu à l'étroit.

J'habite chez un pote, mais je passe souvent voir Julia.

Ça me dit du meurtre. Vous étiez où ? Je piquais un roupillon chez mon pote.

Seul ? Ouais, seul, ouais.

Ça fait des semaines que je bosse comme un âne. J'ai bien le droit de me

reposer. Pourquoi j'aurais buté la mère de Julia ? Vous savez que Tadef a été

dénoncé ? Bon, ça va, je suis pas une balance.

J'étais plutôt emmerdé pour Julia et sa mère après l'appel anonyme qu'avaient

reçu les flics.

Tadef était pas là quand ils sont venus, mais il pouvait pas rentrer chez lui. Il

avait besoin d'une planque.

Alors c'est moi qui ai donné les coordonnées de l'hôtel. Voilà.

À mon avis, Monnier nous a menti.

Il a très bien pu aller voir sa fille l'après-midi du meurtre. Ils ont discuté

une fois de plus de son mari. Ça a dégénéré.

J'ai l'impression qu'il aimait vraiment sa fille. Et puis franchement, il faut

en avoir gros sur la patate pour tuer son gosse, non ? Non, en même temps,

entre Monnier et l'état d'aide, ça ne devait pas être l'entente cordiale.

Je vais appeler les îles pour leur demander de passer au pas une fois l

'appartement d'état d'aide. Si tu veux, je peux me charger de les appeler.

Ok, ouais.

Ça me fait plaisir que tu me fasses confiance.

Je suis un naturel méchant, je suis comme ça, on s'en fait pas.

Écoute, je couche avec Domenech, je vis pas avec.

Il a aucun droit sur ma vie, je lui demande rien.

C'est quand même lui qui t'a pistonné pour rentrer à la crime, non ? Et alors

? Tu veux que je fasse me casser, hein ? Je te signale que j'ai toujours pas d

'appart, qu'il me reste à peine de quoi me payer une nuit d'hôtel et que c'est

pas Domenech qui va me tirer du blé.

T'es au crevé.

Ça va, c'est bon, c'est bon, tiens, tiens.

Si vraiment t'as un problème de logement... Je peux me pointer chez toi

? Bah oui, enfin, pour une nuit ou deux, quoi.

C'est gentil, mais je devrais pouvoir m'arranger.

Comprenez-nous, monsieur le monnier, vous auriez pu nous avertir que vous

étiez au courant du retour de votre gendre.

Retour qui, j'imagine, n'était pas fait pour vous ravir.

Le retour, plan destin de mon gendre, ne faisait que raviver les souffrances de

chacun. C'est difficile pour moi d'en parler.

Je suppose que...

Vous aviez mis en garde votre fille, peut-être même lui avez-vous suggéré de

divorcer. Donc, Tadej, furieux, vous a rendu une visite et vous vous êtes

disputé ? C'est vrai, je voulais que ma fille rompt avec son mari, pour son

bien. Malheureusement, Nadine n'a pas eu le courage de le faire.

Donc, vous l'avez aidé ? Oui.

En trois fois rien, hein ? Un petit coup de fil dans une cabine publique ? Je ne

vous dis pas que je n'y ai pas pensé.

Surtout après qu'elle soit venue me voir, elle était...

Elle disait qu'elle avait commis une erreur en demandant à Deversy de faire

travailler Mickaël.

Depuis, ses relations avec Deversy s'étaient détériorées.

Nadine ne savait plus quoi faire et disait que ça ne pouvait plus durer.

Et pourquoi Deversy en aurait-il voulu à Nadine ? C'était pas une bonne employée

? Nadine a eu une liaison avec son patron quand Mickaël était en

prison. Elle a rompu avec Deversy.

juste avant que son mari ne sorte.

Elle était amoureuse ? Lui, il était.

Mais Nadine tenait à son couple.

Et quand Deversy a accepté d'embaucher Tadev, après son retour, tout s'est

envenimé. Je n'ai rien dit de tout ça pour préserver l'image de Nadine et ne

pas faire de mal à Julia.

Votre petite fille, pourtant, n'est pas très tendre avec vous. Elle dit même que

vous ne vous fréquentiez pas.

Mais c'est faux ! J'étais proche de Nadine, je suis même allé la voir deux

jours avant sa mort.

Elle avait besoin d'argent pour aider Tadev à s'en sortir.

J'ai refusé.

J'ai une petite retraite.

C'est moche.

En résumé, vous êtes victime de votre bon cœur et de votre générosité. Si je

comprends bien, votre seul tort a été d'aimer Nadine Tadev et d'avoir procuré

du travail à son mari.

Sans contrepartie, si je vous ai bien suivi.

Pardon ? Votre silence m'oblige à être plus direct avec vous. Quels étaient

exactement les rapports que vous entreteniez avec Nadine Tadef ? Et

pensiez-vous du retour de son mari, Mikael Tadef ? Nadine méritait mieux qu

'elle n'en ait un tolère.

Si j'ai embauché Tadef, c'est uniquement un souvenir de notre histoire.

Point barre.

Après l'embauche de son mari, Nadine Tadef rentrait de plus en plus tard chez

elle. Avez-vous une idée de ce qu'elle pouvait bien faire ? On avait

recommencé.

C'était dur de travailler avec elle tous les jours sans pouvoir... En plus,

elle était d'accord.

Surtout qu'elle avait le choix.

Un service contre un autre.

Est-ce que son mari était con ? Non, enfin...

Je ne crois pas.

Oui, c'est uniquement de la situation dont vous avez abusé. Si, je comprends

bien. Mon Dieu ! Quel marché sordide ! Mais je l'aimais Nadine.

Vous ne croyez pas ? Je l'aimais vraiment.

Où étiez-vous l'après-midi du meurtre ? Je n'ai pas quitté le boulot, mais mes

employés vous le diront. J'espère pour vous, monsieur de Bercy.

Je l'aimais.

Je lui aurais jamais fait de mal.

Vous me comprenez ? Je t'aimais.

Je vous prie de m'excuser, Camille. Je suis en retard, mais votre vendeur m'a

dit que je pouvais réfléchir et j'ai longuement réfléchi.

Et je ne suis plus acquéreur de ce tableau.

Je m'en doutais un peu, Michel.

Alors je l'ai vendu il y a une heure. Attention.

C'est bien vous, ça ?

À force d'hésitation, vous passez à côté de tout.

Oui, oui, j'en suis bien conscient, Camille.

Attention. Excusez-moi, monsieur.

La dernière fois que je vous ai demandé de m'aimer, vous avez refusé.

C'est pour ça que je souhaiterais ne plus vous voir.

Soyez gentil, faites-le pour moi.

Laissez-moi tranquille.

Pas trop salée, la vinaigrette. Non, pas trop.

A cette heure-ci, toi, t'attends quelqu'un ou non ? Non.

Ah ! Ah ! Je vous dérange pas ? Non. Non.

Mais en fait, je suis pas très douée en calcul et j'ai même pas de quoi me payer

une nuit d'hôtel.

Alors, avant de toucher ma paie, comme tu me l'as gentiment proposé, j'ai... Ah

bon ? Oui, ah bon.

Ils ont pas des bons plans, les grands ponts de l'APJ ? Je viens de larguer

Domenech.

C'est pas la fin du monde.

On arrive au bout de notre histoire, chacun reprend sa route.

Et la tienne passe par ici ? Je connais personne à Paris.

On va leur montre. Viens.

Mets-toi mieux.

Voilà ! T'inquiète pas, en plus, j'ai prévu large.

On va s'arranger, parce que c'est pour une ou deux.

C'est vraiment sympa. Le canapé, ça ira très bien.

Je vais m'en voir à vie.

Sinon, tu peux prendre la chambre de Cisco.

La tienne.

Allez, plus calme.

Qu'est-ce que vous fêtez ? On est arrivés.

Ça vous a peu près certain que Nadine Tadef a été tuée à son domicile. Le sein

prélevé sur place par les techniciens de l'IGI correspond.

Je commence à me dire que si ça a dégénéré avant le meurtre, c'est que

Tadef avait découvert la liaison de sa femme.

En tout cas, la limite de Versi est béton. Il n'a pas dévissé de son

entreprise de l'après-midi.

Immunisation juridique, clandestinité forcée, trahison adultérine, on peut

tuer pour moins que ça.

Nous connaissons votre parcours, monsieur Tadef.

Tout le monde a le droit à l'erreur.

Vous, vous ne l'avez pas eue.

Expulsé du territoire français malgré un comportement exemplaire lorsque vous

purgiez votre peine de prison.

Contraint à la clandestinité après être revenu en France par amour.

Il y a de quoi se sentir humilié. Dites-moi, quand vous avez compris que,

de Versy, vous faisiez bosser pour obtenir les grâces de votre femme, ça a

bien dû vous énerver un petit peu, non ? En plus, ce n'était pas nouveau, cette

histoire entre eux, déjà quand vous étiez en tôle.

Votre dernier rempart venait de s'effondrer.

La digne qu'il avait tellement fait pour vous, vous trahissez à son tour.

Puis la dénonciation, c'est beaucoup trop pour un seul homme.

Vous avez peut-être pensé que c'est votre femme qui avait téléphoné.

C'était un bon moyen pour se débarrasser de vous. Je n'ai pas tué ma femme.

Je veux bien vous avouer le contraire.

Être condamné pour son meurtre, finalement, c'est ce qui peut m'arriver

le mieux. Moi, je pourrais rester en France.

Je crains que ce soit un très mauvais calcul.

Pensez à votre fille, Julia.

Et puis au meurtrier qui continuera de courir, en admettant, bien entendu, que

vous soyez innocent.

Ça, on n'est pas encore sûr.

Donc vous dites que vous êtes resté à l'hôtel pendant deux jours, c'est bien

ça ? Deux jours tout seul avec la peur qu'on vous trouve. Deux jours à penser

aux amours de sa femme avec son patron.

Il y a de quoi péter les plombs, non ? Enfin, pourquoi je l'aurais tué ? On

allait vivre ensemble devant tout le monde au grand jour.

Et puis Julia m'a...

Elle avait dit qu'elle avait trouvé l'argent pour me payer des faux papiers.

Un changement d'identité, ça coûte cher. Où est-ce qu'elle aurait trouvé tout ce

pognon ? Allez, répondez à Def.

Elle aurait trouvé où l'argent, votre fille ? Comme vous voudrez.

On va demander à Julia. C'est le petit copain de Julia. C'est Bélivé qui avait

l'argent. Elle m'a juré que c'était Réglo.

Moi, je lui ai dit que je la mettrais en rapport avec quelqu'un que j'avais

rencontré à la prison et qui pourrait me procurer des faux papiers.

Son nom ?

Le faussaire a parlé, il affirme que Julia est venue avec 6000 euros pour

faire les fous papiers.

Il les avait déjà fait.

C'est innocent de Tadef.

Je vois mal buter sa femme alors qu'elle faisait tout avec sa fille pour le

sortir de là.

Voilà, il n'a plus de mobile.

Oui, par contre, le petit ami de sa fille, Bélivé, en a un, énorme.

L'IGI a retrouvé des empreintes d'un dénommé José chez les Tadef. Alors, je

viens de voir un mec des stups, il se trouve que José était un gros dealer

bien connu de leur service. Ils ont fait une descente chez lui.

Ça veut dire quoi ? Pourquoi est-ce que ce José serait allé buter Nadine Tadef

chez elle ? Et quel rapport avec Bélivet ? Les stups ont retrouvé un carnet d

'adresse chez José avec les... Ah, ce que je vous sers ? Un café. Un café. Un

blanc. Hier.

Hier aussi, merci.

Sans alcool. Les stups, oui, ont découvert un carnet d'adresse chez José

avec le nom de Bélivet dessus. Mais ils savaient que Bélivet était un des petits

revendeurs de José. Et alors si José a trouvé l'adresse de Tadef, ça peut être

que par Bélivet.

Merde, mais si ça se trouve, Julia a piqué le fric de son petit copain,

Bélivet, sauf qu'en réalité, ce fric, il appartient au dealer, José.

José a cru qu'on était en train de l'arnaquer, alors il veut récupérer son

fric. Et il se pointe chez Nadine Tadef.

Ironie du sort, capitaine. En voulant se procurer de l'argent à tout prix pour

sauver la vie de son père, Julia Tadef a causé la mort de sa mère.

Bon, on confronte Julia et Bélivet. Allez. Attends, la bureau d'abord.

Merci, monsieur.

Un petit blanc.

Monsieur Bélivet, ces clichés qui nous ont été aimablement fournis par la

brigade des stupéfiants se passent de commentaires, vous y reconnaissez-vous,

en compagnie de José, célèbre trafiquant de drogue.

J'ai jamais pris de dope, moi, et j'en ai jamais vendu. Vous, non.

Mais votre copain Lucas, c'est pour ça que votre mère se faisait du souci ?

Elle avait peur pour vous ?

Elle savait que c'était avec cet argent que vous alliez acheter les faux papiers

de votre père.

Elle savait rien, elle savait pas.

Moi, je voulais trouver du fric, juste trouver du fric.

Mon père, après la dénonciation, il n'arrêtait pas de flipper, et ma mère

aussi. C'est pas vrai que c'est ce que je gagne.

Vous aviez compris que tu avais mené en bateau et que ces plans blous, c'était

du deal.

Le lendemain de la dénonciation, j'ai fouillé dans les affaires de Lucas.

J'ai trouvé l'argent, je suis allée chez le faussaire. C'était mon père qui m

'avait donné l'adresse.

Mais vous vous doutiez bien qu'il s'en rendrait compte.

Mais on aurait discuté, il m'aurait compris.

Mais j'ai pas eu le temps. C'était le jour où on a retrouvé maman.

Mais dites-moi, cet argent ne vous appartenait pas, monsieur Bélivet.

Non, vous deviez le rendre après avoir prélevé votre part à votre fournisseur.

Arrêtez vos conneries, c'est des trucs de flics, ça. Vous prêchez le faux pour

savoir le vrai, mais il n'y a rien à savoir.

José, c'est un pote, c'est tout.

Vous sachant dans l'incapacité de lui restituer cet argent, il vous a

contraint de le conduire chez mademoiselle Tadef, seule personne selon

lui capable de lui avoir dérobé cette somme.

Arrêtez, moi j'y suis pour rien.

Le domicile de Tadef, c'est pas Julia que vous avez trouvé, mais sa mère,

Nadine.

Dis-leur que c'est pas vrai.

Dis-leur. Bien sûr que c'est pas vrai.

Mme Tadef n'a rien compris à ce qui se passait. José lui a cru qu'elle faisait

tout ça pour convaincre sa fille.

Les choses se sont envenimées.

Sans doute Mme Tadef vous avait menacé de prévenir la police.

José lui avait probablement déjà sorti son arme pour l'intimider.

Se sentant sur le point d'être dénoncé, il l'a tué.

J'étais pas avec lui. Il aurait jamais pu transporter le corps tout seul jusqu

'à la masse.

Mais c'est pas moi.

C'est pas moi.

J'essaie de l'en empêcher, Julia.

Je te jure.

Le marchand a raison.

C'est comme si Julia avait tué elle-même sa propre mère.

C'est parce qu'un juge borné a appliqué bêtement les lois.

Et le gâchis.

Oui.

Ok, merci.

C'est des stups.

José vient d'avouer le meurtre de Nadine Tadef.

Il était bien avec Bélibé.

Et mon père, qu'est-ce qu'il va devenir ? Il va falloir qu'il reparte en

Bulgarie. Il n'a pas le droit de rester en France. C'est la loi. Il ne peut rien

faire. Je suis désolé.

Il faut toujours être représentant de la République et demander une grâce.

Je sais que ça paraît... Il faut le faire. Mais moi, à votre place, j

'essaierai. On devrait la laisser dire au revoir à son père.

Papa ! Non mais... C'est là ! C'est là !

C'est ma fille. C'est ma fille.

C'est ma fille.

Arrêtez, c'est bon.

Ok, c'est bon.

Je reviendrai, je te

jure, je reviendrai.

Toi, fais pas de bêtises.

Ton pays, c'est ici. Ta vie, c'est ici.

C'est ce que voulait ta mère, c'est ce que je veux moi aussi.

Hein ? Je t'aime.

Allez-y, c'est bon.

Il s'appelle Michael Tadev, condamné pour faux monnayage.

Il n'a pas le droit d'être en France. Vous le trouverez chez sa femme, 84, rue

de Danger, dans le 19ème.

Faites vite, il est dangereux.

On sait maintenant que c'est vous qui avez dénoncé la présence de votre gendre

sur le territoire français.

Les conclusions de l'expertise vocale sont formelles.

C'est à cause de vous, son grand-père, que Julia va être privée de son père.

Je croyais... Je croyais bien faire pour ma fille.

On va rien dire à Julia, monsieur Meunier.

Elle a assez souffert comme ça, non ? Et puis maintenant, elle n'a plus que vous.

Elle est fèvre ! Elle est fèvre, allez, voilà.

Je n'en ai pas l'intention.

Bon, je vais vous dire que j'étais très heureuse d'être ici. Super, merci.

Heureuse et fière et que je suis peut-être une recrue moins intéressante

que prévue puisque mes entrées dans la maison se limitent maintenant à la porte

de ce bureau.

Un autre groupe et sa cohésion qui le renforce. Voilà, qui le renforce.

Et puis il nous reste un petit problème de cohabitation à régler tous les deux.

C'est pas urgent ça.

Regarde, c'est pas urgent.

Allez, d'accord, très bien.

Bahie, à propos, j'ai un truc pour toi.

Merci, le Borgang c'est notre vin préféré avec Étienne. Bah oui, je sais,

c'est pour ça que je te l'offre.

Bon allez, dépêche-toi d'aller fêter ta promo avec lui.

Allez.

Tu m'excuses, mais j'ai une traduction à rendre demain.

Vu l'heure à laquelle je vais finir ce soir, je ne veux pas dîner avec toi.

Et les spaghettis à la bolo à la cuisine.

T'es en colère ? C'est parce que je ne suis pas rentrée de bonheur ?

Je ne pouvais pas faire autrement, je t'assure.

Ma chérie, je comprends tout à fait, je te demande juste d'en faire autant.

Les gamins sont couchés, baignés, nourris.

Et maintenant je voudrais commencer à bosser.

... ... ... ...

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