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Hommage à ma millième femme.
Je tiens compte de tes autopsies ? Uniquement des dames.
Je les classe selon différents critères. Âge, couleur des cheveux, cause de la
mort, bien sûr.
Pour l'instant, c'est les brunes qui arrivent en tĂŞte.
C'est passionnant. Néanmoins, j'imagine que vous ne nous avez pas conviés ici
dans le seul but de nous faire participer à cet événement.
Je ne peux rien te cacher.
Notre belle inconnue a été retrouvée dans la Marne hier matin. Elle y a
séjourné une dizaine d'heures. Elle était toute habillée.
Il lui manquait sa chaussure gauche.
La chose étrange, elle n'est pas morte noyée.
Elle aurait été étranglée avant d'être jetée à l'eau ? Exact.
La ringue, c'est cartilage de la trachée fracturé. Même chose que pour l'océoïd,
sous la langue cassée nette.
Ă€ ce stade-lĂ , c'est vraiment de l'ajarnement.
Vous pouvez regarder ses petits hématomes sur les bras.
Même chose de l'autre côté.
On dirait que le meurtrier l'a bloquĂ© avec ses cuisses, comme s'il Ă©tait Ă
Califourchon sur elle.
Aucune trace de violence sexuelle.
Non. Ni de rapports récents.
Elle est morte vendredi soir entre 20h et 22h.
Vous savez, j'imagine que c'est une partie qui est permettant de l
'identifier.
Mais peut-ĂŞtre bien, mon petit Michel.
Mais notre inconnu a une très belle cicatrice autour de la hanche. J'ai fait
des radios.
Vous voyez cette tige métallique avec des vis ? Oui, mais elle a subi il y a
moins d'un an une importante opération du col du fémur.
Oui, à son âge, c'est pas très courant. Cadou ! En montrant ça au service de
chirurgie orthopédique, vous devriez pouvoir mettre un nom à ce mur-là .
C'est fini la tournée des hostos ? Oui, on a le nom de la fille, Eve Fontaine.
Le chirurgien qui l'a opéré de son col du fémur l'a formellement identifié
grâce au radio.
Voilà , selon sa fiche de renseignement, notre victime avait 38 ans, était
célibataire et travaillait dans un service d'action sociale.
Elle habitait à trois pièces, genre propres. On en revient, elle n'a pas été
tuée là -bas.
Et vous les Bordemarnes, ça a donné quoi ? On a retrouvé le deuxième escapin de
la victime, à 50 mètres de l'endroit où on l'a repêché.
Le meurtrier a dû garer sa voiture sur le chemin et puis traîner le corps jusqu
'Ă l'eau.
Pensez à se débarrasser d'elle discrètement.
Pas de cadavre, pas de meurtre.
On a aussi fait le voisinage.
Et en fin de compte, personne n'a remarqué de voiture ou de mouvements
suspects. VoilĂ , c'est vendredi soir.
J'ai aussi contacté les mariniers qui passaient à proximité. Et là aussi,
peanuts. En tout cas, Fontaine n'est pas rentrée chez elle. Son voisin de palier
est venu sonner vers 20h. Elle n'était pas là .
Voisin, genre voisin, voisin ? Non, il a 75 ans. Et alors ? Bah non.
C'est son voisin depuis 22 ans.
Elle a toujours vécu là avec sa mère. Elle s'en est occupée jusqu'à sa mort l
'an dernier.
Vieux voisin, vieille mère, vieille fille.
Tu parles d'une vie sociale.
Apparemment, elle avait décidé de changer ses habitudes. On a retrouvé ça
dans ses papiers.
Le carnet des activités de Love Match.
La clope de rencontre pour célibataires. Elle s'y était inscrite il y a un mois.
Oh, dis donc, un garçon, une fille, 7 minutes en tête à tête, c'est pas mal.
Oui, c'est du speed dating, des rencontres express.
Dans un café branché, il y a 10 mecs, 10 nanas, et chaque couple a 7 minutes pour
faire connaissance et tomber amoureux. Je ne savais pas que ça se commandait
comme un whisky.
Eh oui, et je doute fort que l'ivresse soit au rendez-vous. Mais moi je trouve
ça pas mal comme système en fait. C'est vrai que si la fille te plaît pas, moi t
'es pas obligé de te la cogner toute la soirée. Hein ? Hein ? Et si elle te
plaît par contre, tu rentres avec elle ? Ah non, tu fais la liste des gens qui t
'intéressent, et puis si c'est réciproque, on t'envoie leur numéro le
lendemain. Voilà , à l'occasion de la soirée de mercredi dernier, il semble
que le courant soit passé avec un certain Fabrice.
L'onet, love match.
Envoyez un e-mail avec ces coordonnées. Bon, Bailly et moi on s'occupe de l
'heureuse élue.
C'est ce qu'au Louvier.
Vous allez au service d'action sociale oĂą elle travaillait.
C'est dans le 11ème près de République. Je ne voudrais pas te contrarier, excuse
-moi, mais tout le monde ne travaille pas dimanche, donc lĂ -bas... Bon, vous
irez demain matin.
F.
Fontaine a été assassinée ? Je ne pourrais pas vous dire que je la
connaissais bien.
Je l'ai vue l'autre soir Ă Love Match, c'est tout.
Et je n'étais pas le seul.
Oui, mais vous êtes le seul à avoir eu ces coordonnées.
Est-ce que vous l'avez revue entre-temps ? Non.
J'ai juste parlé au téléphone jeudi soir.
On a décidé d'en rester là .
Elle et moi, on cherchait pas les mĂŞmes choses.
Et vous avez fait quoi vendredi ? Pas 19h ? Vendredi, j'étais à mon
imprimerie.
Après, je suis allé à mon club de gym.
Boulevard Mandel, jusqu'Ă 22h.
Pourquoi ça a pas marché avec Alphontaine ? Parce que son truc, c
'était de fonder une famille là tout de suite et que c'est pas le mien.
Moi, je cherche plutĂ´t quelqu'un pour sortir, vous voyez.
Bon, faut que j'y aille.
De toute façon, je pourrais pas vous en dire plus.
Merci, au revoir.
Au revoir.
Bon, alors qu'est-ce qu'on fait ? On va le mettre sur notre liste ? Je sais pas,
mais en tout cas, il me faut pas 30 secondes pour voir qu'il a tout d'un
dragueur et rien du père de famille.
Bon.
Ça, c'était il y a un an, quand Eve est arrivée dans le service.
Excuse-moi, Mme Berthier, vous prenez en charge ici les jeunes délinquants, c'est
ça ? Pas seulement.
Il y a aussi tous les enfants qui nous sont confiés par la justice.
Des enfants qui ont besoin d'être protégés. Ce dossier-là , elle l'avait
mis de côté, il y a une raison ? Ah oui ? C'est le dossier NERAC.
C'est Thierry qui s'en occupait avant l'arrivée d'Eve.
Deux enfants, 10 et 12 ans.
Ils ont été abandonnés par leur mère et placés dans une maison d'accueil.
Depuis deux ans, le père, un ancien militaire, veut à tout prix récupérer la
garde. Et Eve était contre.
Le rapport était tendu.
C'est passé en jugement vendredi ? Oui. Le juge a suivi la recommandation d'Eve.
Il a reconduit le placement des enfants.
J'ai eu le greffier ce matin.
Il paraît que Nérac l'a très mal pris.
Vous pensez que... Vous connaissez le centre ? Oui.
Il a très bien pu passer ici après l'audience.
En plus, elle était toute seule quand je suis partie à 18h.
Mais il y a une entreprise de nettoyage qui s'occupe de nos locaux. Faudrait
leur demander.
D'après la directrice du club de rencontre, Eve Fontaine a eu 5 contacts,
dont Lonech, mais aucun n'a donné suite. Il faut dire aussi qu'elle le voulait
drôle, solide, beau, cultivé. Ah, Michel, vous auriez eu toutes vos
chances.
Bon, la libide Lonech, on en est où ? J'ai déjà vu plus solide, il était bien
Ă son club de gym vendredi soir, mais il est parti Ă 21h alors qu'il nous avait
dit 22.
Pareil pour le coup de fil avec Eve Fontaine, ils se sont parlé très
longuement au téléphone jeudi, mais elle l'a aussi rappelé.
Le jour de sa mort durait de l'appel 45 secondes.
Ça ressemble fort à un message.
Oui, enfin, message ou pas, il sait bien garder de nous le dire.
Ou j'imagine qu'il n'a pas non plus évoqué l'enquête concernant le récent
incendie de son entreprise.
Il a été interrogé à plusieurs reprises et il est considéré comme suspect.
Bon, ben ça se confirme, le mec est pas clair. On le convoque.
Et tu contactes aussi les gonzesses que l'honneur a rencontrées par l
'intermédiaire de Love Match, pour savoir un peu ce qu'elles portent du
danger.
Et c'est ce que les Louvières, ils sont où ? Ils doivent aller interroger Nérac.
Le père de deux enfants dont s'est occupée Eve Fontaine.
Voilà , il paraît que c'était pas le grand amour entre eux.
Bon.
Monsieur Vérac ? Si vous le voulez.
Brigade criminelle.
Capitaine Nouvier, Capitaine Siskowski.
Nous voudrions vous poser quelques questions.
Je suis RĂŞve Fontaine.
Vous l'avez vu quand, la dernière fois ? Pourquoi vous me demandez ça ? Parce qu
'elle a été assassinée, monsieur Nerac.
Eh.
Nous enquĂŞtons sur sa mort.
La dernière fois, c'était il y a dix jours.
Au centre.
C'est lĂ que je vois mes membres.
On s'est laissé dire que vendredi, chez le juge, vous seriez énervé quand vous
avez appris que vous n'auriez pas la garde de vos enfants.
Ouais.
Ça vous fait rien Ă vous quand on vous pique vos moums ? Vous rendiez Ă
fontaine responsable de la situation.
Évidemment. Elle était même pas là chez le juge.
Elle a fait son rapport et puis basta, elle est passée à autre chose. Vous avez
fait quoi, monsieur Nerac, à 18h après l'audience en revue ? J'étais chez moi,
j'ai mangé un morceau et puis j'ai regardé la télé.
Vous étiez seul, bien sûr.
Oui.
C'est un crime ? Excusez-moi.
Oui ? Vous ĂŞtes avec Nerac, lĂ ? Oui.
Bon, on a eu la société de nettoyage du service d'action sociale.
On a parlé à la femme qui a fait le ménage vendredi soir.
Et Fontaine a quitté les bureaux vers 20h.
Là , elle a été agressée par un mec. Elle a réussi à se dégager, mais le type s
'est tiré dans une camionnette sur laquelle il y avait un logo. Un logo ?
Oui, un logo blanc en forme de feuille.
Je n'ai rien Ă voir dans cette histoire.
Personne ne vous accuse, ce sont des simples questions de routine.
Merci, Scandre.
Vous venez ?
Dis-moi, on a de la place dans la voiture, lĂ ? Parce que je crois qu'on
ne s'est pas déplacés pour rien.
Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe, monsieur Nerac ?
Vous avez vu Eve Fontaine, vendredi ? Pourquoi est-ce que vous ne m'en avez
pas parlé ? Elle n'était pas là , chez le juge.
Il fallait que je la voie.
Vous allez nous expliquer tout ça au 36.
Allez, venez nous suivre, monsieur Nerac.
Ça va ? Merak, arrête ou je tire ! Arrête ou je tire
! Arrête ! Les mains sur le capot ! Écarte les jambes !
Allez ! Plus !
Bouge pas
! Merak, bouge pas ! Lâche ta main, Merak ! Lâche ta main, Merak
! C'est toi qui va lâcher ton arme.
Lâche ton arme, Stélie ! Tout de suite ! Lâche-la au clavut.
Lâche-la.
VoilĂ .
Ici ! Ici, Stélie !
Viens, toi.
Allez, monte ! Ferme la porte !
Elle n'est pas lĂ , les gars ! Elle n'est pas lĂ !
Scande. C'est moi. Non, Scande,
écoute ! Il y a une merde.
Il y a une merde, Scande.
Tes mains sur la banquette.
Ok, on se calme. Tes mains sur la banquette, je te dis.
Ă€ quelle heure ? Oui, d'accord.
Surdivisionnaire, la camionnette de Nerac a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e par Agnolotti, Ă
Nanterre. Nous ne l'avons pas arrêtée.
Le temps de prévenir une patrouille. La camionnette était loin. Elle roulait en
direction de Colombe.
Ces gamins sont dans une famille d'accueil Ă Clichy.
Alors il va peut-ĂŞtre essayer de les rĂ©cupĂ©rer. On a envoyĂ© une patrouille lĂ
-bas. Une autre état-ville juif, là où habite Nerac. Mais il ne semble pas
prendre cette direction. Étant donnĂ© son caractère impulsif, nous sommes prĂŞts Ă
toute éventualité.
Dites-moi, Louvier, elle a un portable, non ? Oui.
Eh bien, appelez-la.
Non, on ne peut pas prendre ce risque. Si Nerac n'est pas au courant, elle peut
encore essayer d'appeler. Écoutez, faites ce que vous voulez, mais
retrouvez Louvier au plus vite.
Je vais en rendre compte à l'état-major.
S'il y a du nouveau, vous m'appelez.
Et rien ne doit filtrer hors d'ici. On n'a pas besoin des médias.
Alors vous enfermez tout le monde et vous nous prévenez si ça bouge.
Ok, merci.
Ça y est, les mômes sont à l'abri avec la famille d'accueil. Mais alors
toujours rien sur les racks.
Putain, mais qu'est-ce qu'il a dans le crâne ce mec ? Où il va ? Et à son
boulot, ils disent quoi ? Elle a pas son patron, c'est un type lunatique, il aime
bosser seul.
A priori, il a pas de petite amie.
Bon, très bien.
C'était un militaire, c'est ça ? Un rachetiste engagé à 19 ans. Il a
participé à plusieurs opérations spéciales au Rwanda en 94, puis il a
quitté l'armée et il a disparu.
Jusqu'à il y a deux ans. Il était bien quelque part, il a pas disparu comme ça.
Il a bien, je sais pas, un passé, une famille, des amis, quelque chose.
Vous avez vu son patron ? C'est Louvier.
Demandez une localisation d'urgence.
Il se sert de son portable comme mouchard.
Dépêchez-vous.
Vous réalisez ce que vous êtes en train de faire ? Ferme-la. Vous n'avez aucune
chance de vous en sortir.
N'aggravez pas votre cas, vous vous arrĂŞtez et on se parle calmement, d
'accord ? Il n'y a toujours pas.
Allez, arrĂŞtez-vous.
Qu'est-ce que t'as lĂ ? Qu'est-ce que t'as lĂ dans la main ? C'est quoi ce
bordel ? Merde, elle s'est fait repérer.
Merde. Putain ! Il va la buter, c'est un con, ce mec ! Bon, les marchands, on les
a localisés ? Non.
Pardon.
Chut, putain ! J'ai fait avoir comme un bleu.
Pour rien, c'est un concours de circonstances, d'accord ? Il a un
portable, les rats ? Non, j'ai vérifié.
Ça y est.
Merci. La dernière borne à avoir relayé l'appel de Louvier est située à Sanoy,
entre Montmorency et Anguien-les-Bains, à 15 kilomètres de Paris.
Ça vous dit quelque chose ?
Quand je m'occupais de Nerac, il était hébergé chez un ami. Je me souviens plus
de son nom, mais je crois qu'ils étaient au lycée ensemble.
En tout cas, il habitait Ă la banlieue Nord.
Oui, mais oĂą ? Essayez de vous rappeler.
Bon, d'accord. Il faut trouver le lycée de Nerac et la liste des anciens élèves
pour savoir oĂą ils habitent maintenant.
Fisco, tu préviens le SRPJ de Versailles. Je crois que c'est eux qui
sont compétents dans le Val d'Oise. Allez, on bouge. Allez !
Allez, debout.
Debout ! Qu'est-ce que vous faites ?
J'ai
un Alain Schmitt Ă Sarcelles.
Non, c'était pas un nom comme ça.
Bon, on verra que dans le passé, il a déjà été violent. Non, enfin, il a juste
fait une tentative de suicide il y a quelques années.
On était pas d'accord avec elle à propos de Nérac. Je voulais plutôt lui laisser
une chance avec ses mots.
Vraiment, je comprends pas, j'aurais jamais imaginé. Ah, j'ai dit rue des
cerisiers à Hermon à Ferrand Antoine. Ferrand Antoine, c'est ça.
C'est un ami à Nérac, il l'a appelé Tony.
Alors, la dernière bande, c'était Sanoir.
Hermon, vous dites que c'est juste au-dessus. C'est pas une coĂŻncidence,
ça. Jean-Louis, viens, viens. On y va avec Cisco. Vous prenez les mecs du SRPJ
qui nous assistent. On reste en contact.
On est devant chez lui.
Non, toujours rien.
Il y a une sortie derrière ? Oui, j'ai envoyé Laurent pour surveiller.
Il y a deux collègues de la griffe qui arrivent d'avant.
Bon allez, vas-y.
Salut,
c'est lĂ .
J'ai vu un voisin de Ferrand il y a une heure, il a vu un homme et une femme
sortir du garage.
Oh putain, elle est toujours gigante. Bon, depuis qu'on est lĂ , rien n'a
bougé. Bon, on a quoi sur Ferrand ? Rien, c'est un moniteur d'auto-école et
il vit seul. Attention, objectif en vue.
Attention, c'est lui.
Bon alors, tous, on se tient prĂŞts.
Vous laissez descendre nos voitures.
Alors on t'attend qu'il soit Ă la porte et tu le sers.
Je viens m'aider.
On y va, on y va ! Police, ne bouge pas ! C'est merde, mais ça va pas non !
Arrêtez là ! C'est quoi ce bordel ? C'est un gars criminel, allez ! Ça vous
donne le droit de m'écraser la gueule par terre ? Il est où l'Irak ? Il est
chez toi ? Oh, réponds, il est chez toi, il est au premier ? Regarde-moi, réponds
-moi.
Allez, réponds ! Bon, la baraque est vide, mais j'ai retrouvé ça.
Dans l'intérieur.
Bon, il est parti oĂą ? Il vous a pas attendu, on dirait.
Commandant, venez voir.
Allez.
Et sa camionnette ? Il t'a laissé en révision ? J'ai eu un problème de Delco.
Ah oui ? Je suis mécanou à mes heures, moi. Si ça continue, c'est toi qui vas
avoir un problème de Delco. Tu sais ça ? Il y avait ça dans la camionnette.
C'est ce que c'est, ça ? C'est l'écharpe d'une collègue.
Une flic.
Que n'est rate ton pote ? Tiens en otage.
Mon otage ? C'est quoi ces conneries ? C'est pas des conneries, tu sais, t'en
as parlé ou non ? Par exemple, tu nous dis où il est tout de suite.
Bon, allez, on l'embarque. Allez ! Oui, ça va.
Allez, doucement.
Allez les mecs, en plus, bon boulot !
Je
l'ai fait installer des barrages.
Alors, ça donne quoi avec Ferrand ? Il dit que Merak lui a téléphoné à son auto
-école pour lui demander les voitures. Voilà , il a encore une clé de chez lui.
Ah oui ? Il s'est pas posé de questions ? Aujourd'hui, c'est un ami. Alors, il
lui demande le service, il lui rend, point barre.
Bon, Ă ton avis, il sait oĂą il est ? Oui.
Enfin, c'est rien. Mais il est coriace et je veux pas le lâcher. T'inquiète
pas. Ça donne quoi, la diffusion pour la voiture ? Toujours rien.
Le portable de Louvier est coupé. C'est pour qu'on le repère pas, putain.
Aujourd'hui, ça fait 4 heures maintenant. Bon, on relâche pas la
pression. Louvier compte sur nous, d'accord ?
Toujours rien ? Toujours rien, non.
Alors ? Tu as vu les enfants de Nérak ? Oui, mais ça n'a rien donné. Ils
connaissent à peine leur père, ils ne les emmènent jamais nulle part et ils le
voient au centre une seule fois par semaine.
La perquise à la part ? Nérak vit de façon spartiate. Il a parlé des seins de
ses enfants, aucun élément rappelant son passé. Un détail cependant, il a fait
avoir regardé la télévision le soir du meurtre. Or, il n'y a pas de téléviseur
chez lui.
Ok, il a raconté n'importe quoi. Après son dossier...
Irak s'ouvre d'une névrose de guerre.
Il était au Rwanda en 94, au moment du génocide d'Outsi.
VoilĂ , 3 millions de morts.
La mission de ces soldats consistait Ă enterrer les cadavres dont la plupart
avaient été torturés.
Et alors, il a pété les plombs ? Il est sorti en France.
Il a subi une profonde dépression.
Repli sur soi, agressivité, mal maîtrisé, paranoïa, exacerbé. Il a
effectué plusieurs séjours dans des services psychiatriques, mais son état s
'est peu amélioré.
Il a quitté l'armée, ainsi que sa femme et ses enfants.
Il est allé se réfugier au fin fond de l'Ardèche. Il aurait dû rester.
Comment ça se fait que ce genre de mec soit pas enfermé ? Attends, ça fait 8
ans. Depuis, il a remonté la pente, il a trouvé un appart, un boulot.
Il cherche à récupérer ses gosses. Oui, et il bute l'éducatrice qui l'en empêche
?
Et dans ce genre de névrose traumatique, il y a des rémissions.
Le seul risque, c'est qu'un événement inattendu vienne la réactiver. Ok, Nira
qui est psychopathe et en plus maintenant, il est armé. Je suis sûr que
le capitaine Louvier saura user de tact et de psychologie avec lui.
OĂą on est ?
Qu
'est-ce que vous allez faire de moi ?
On va nous trouver, ce n'est qu'une question de temps.
Mais si vous me laissez les appeler... C'est trop tard ! Maintenant, tout va
ferme.
Je vais vous expliquer.
Dire que...
Avec F.Fontaine, vous avez agi sous le coup de la colère, vous vouliez pas
vraiment la tuer. Je l'ai pas tuée ! Alors pourquoi vous faites ça ? Vous
vouliez me coller sans meurtre sur le dos.
Pas du tout, on vous donnait une chance de vous expliquer. Je veux plus t
'entendre ! C'est clair ?
Non, non, Etienne, je peux pas rentrer maintenant, c'est vraiment la merde ici,
on est tous super débordés.
Je te rappelle.
Il y a Lenné au sas.
J'avais oublié, c'est le playboy de Love Match, là , il était convoqué. Ok, bah je
vais dire d'entrer chez lui parce qu'on a autre chose Ă foutre ici, ok ? Non,
non, non, attends, il a menti sur son alibi, il a menti sur le coup de fil d
'Ed Fontaine, il nous cache des trucs, c'est sûr, il faut l'interroger. Mais t
'attends quoi de lui exactement ? Je veux être sûre de ce que l'éducatrice a
fait le soir du meurtre et avec qui. Oui, moi je le sais, elle s'est fait
étrangler par un malade.
Eh ben, elle est oĂą, l'homme ?
Oui, c'est vrai. F. Fontaine m'a appelé vendredi. Enfin, elle m'a laissé un
message. Elle voulait que je la rappelle.
Mais comme je n'avais pas l'intention de le faire... Vous n'avez pas jugé utile
de nous en parler, M. Launay, au niveau des problèmes de mémoire en ce moment ?
Parce que l'employé du gymnase où vous étiez vendredi soir est formel. Il dit
que vous ĂŞtes parti Ă 21h et non Ă la fermeture Ă 22h.
Oui, 21h, 22h, c'était tard.
Je me suis trompé.
Qu'avez-vous fait après cette intense séance d'exercice physique ?
Je suis allé au cinéma.
Quel film, quelle salle, quel horaire ? C'est un film de Jackie Chan, je me
rappelle plus du titre.
Monsieur Lonnais, vous nous faites perdre notre temps, qui est précieux en
ce moment aussi, je vous le demande pour la dernière fois. Où étiez-vous vendredi
après 21h ? J'étais sur les Champs-Elysées, on prenait un verre avec
un ami.
Je ne pouvais donc pas ĂŞtre avec elle.
Non, et coordonnez de cet ami.
Viens, viens me vérifier. Pourquoi ne pas en avoir parlé plus tôt ? Bon, j
'étais pas avec elle, ça vous suffit pas ? Monsieur Lonel, nous avons horreur des
trous de mémoire et des omissions en 36, souvenez-vous-en.
Allons-y.
Nous n'avons pas réussi à contacter l'ami de Lonel Baillet au bar où ils
se sont soi-disant retrouvés. C'est parce qu'on en a rien à foutre de ce
mec. C'est sur Nera qu'il faut se concentrer. Oui, merci de nous le
rappeler, capitaine.
Je vous rappelle par contre que Louvier n'a pas retrouvé.
Merde ! Croyez-vous que je l'oublie ? Vous n'avez pas le monopole de l
'inquiétude. Bon, Cisco, on fait notre boulot, on néglige aucune piste. Et je
te rappelle que l'examen de la camionnette de Nerac a rien donné.
Parce qu'elle est peut-ĂŞtre morte, elle est foutue dans un sac, il n'y a pas de
traces, voilĂ , c'est tout.
On ne connaît même pas les raisons pour lesquelles il peut l'enlever. Il vous a
pris pour une menace, ça l'aura déstabilisé.
C'est quoi, c'est la marchandise ? C'est votre façon à vous de me rappeler que j
'ai fait une connerie ? Je pense que c'est inutile.
Bon, on se calme, on est tous à cran, c'est pas comme ça
Moi, alors, je trouve ça hallucinant qu'on reste comme ça.
VoilĂ , sans rien faire, comme des cons.
Et qu'ils nous appellent pas, ça vous étonne pas, ça ? Siskowski ?
Non, le capitaine Louvier n'est pas lĂ . C'est de la part de qui ? Bonsoir.
Est-ce qu'il serait possible qu'on se voit ? On peut se trouver chez vous ?
Très bien, merci.
C'est la sœur de Louvier. Elle est très inquiète.
Elle arrive pas, je donne sa sœur.
Je vais lui parler.
Et vous n'avez aucune idée de...
De l'endroit où se trouve Anna ? Les moyens sont mis en œuvre pour la
retrouver. On a déployé des barrages et des patrouilles.
Et puis on n'a pas fini de fouiller dans la vie de son révisseur.
Mais cet homme, qu'est-ce qu'il veut ? T'es trop tĂ´t pour le dire.
Je suis convaincu que Louvier, enfin Anna, sera sortie de ce genre de
situation. Elle aura les bons réflexes. Les bons réflexes ? Je connais bien ma
sœur. Parfois, elle me fait peur.
Elle prend des risques qu'elle ne devrait pas.
Depuis l'accident, elle agit comme si sa propre vie n'avait plus d'importance.
Vous le savez, vous.
Vous avez parlé avec elle.
Oui.
Je ferai tout ce qui est possible pour la trouver.
Je vous le promets.
C'était il y a 6 ans, quelques jours avant l'accident.
Merci.
Et merci pour le café.
Non. Dégagez.
Dégagez ! Ça va ?
Tu veux de l'eau ?
Moi aussi je fais des cauchemars.
Presque toutes les nuits.
J'ai eu un accident de voiture il y a quelques années.
Depuis je le revis en boucle.
Je connais ça moi aussi.
Vous c'est quoi ? Les cadavres.
L'odeur des cadavres au Rwanda que j'arrive pas Ă oublier.
Il y en avait partout, dans les rues, dans les églises, dans les
écoles.
Des corps mutilés, décomposés.
Ça imprégnait les vêtements, les cheveux, la peau.
Ça se passait sous nos yeux.
Et nous.
Fabrice Leney est hors course pour le meurtre.
J'ai eu le serveur, il m'a confirmé qu'il était bien au bar vendredi soir et
le type avec qui il avait rendez-vous est un habitué.
J'ai compris pourquoi il ne voulait pas nous en parler.
Son pote a des antécédents et il est suspecté dans plusieurs incendies
criminels. D'accord. Il aurait mis le feu Ă l'imprimerie pour que le nez
touche l'assurance ? On prévient la DPJ qui est sur l'enquête.
Quant Ă nous, retour Ă la case Nerac.
Mirac a frappé cette femme. Il l'a projetée sur le sol où il l'a plaquée.
Ensuite, il l'a bloquée entre ses cuisses pour qu'elle ne puisse pas s
'échapper.
Puis il l'a étranglée sans qu'elle puisse se défendre.
Il l'a serrée.
Serrée.
Jusqu'à lui écraser le larynx.
Mirac n'a pas pu faire ça.
Non.
Nira qui est psychologiquement instable depuis le Rwanda.
Vous ne pouvez pas dire le contraire.
C'est un malade.
Vous ne savez pas ce qu'il a vécu là -bas.
Personne n'est préparé à cette horreur.
Écoutez, une seule chose m'intéresse.
Moi, c'est de le retrouver avant qu'il ne tue ma collègue.
Alors je vous demande tout simplement oĂą est-il.
Il doit se planquer.
Je te demande où il est. Je ne sais pas, je ne suis pas sûr.
OĂą ?
Il y a un endroit où il a vécu quand il était môme.
C'est une vieille usine à côté d'Aulnay où son père était gardien.
Il me racontait que le week-end, il jouait dans les ateliers.
Il se sentait bien lĂ -bas.
Quelle usine ? Elle est fermée depuis des années.
Je crois qu'il y retourne de temps en temps.
Le nom.
De cette fusée.
Manilou.
Les ateliers Manilou.
T'as des gosses toi ? Non.
Comment ils s'appellent les vĂ´tres ? Lila.
Et Tom.
Une heure.
J'ai le droit qu'Ă une heure par semaine avec eux.
C'est fini tout ça.
Je vais m'occuper de vous.
Qu'est-ce que vous faites ? Je vais les chercher.
Mais c'est de la folie, vous n'y arriverez jamais.
C'est pas ton problème, je me démerderai. C'est ça votre solution ?
Kidnapper vos gosses ? Même si vous y arrivez, la police ne vous lâchera
jamais.
Écoutez, je suis prête à témoigner en votre faveur pour l'enlèvement.
Dès que j'ai mes mômes, je t'y ouvre les côtés.
Allez, en position, plus vite, plus vite, plus vite ! J'ai les plans, lĂ ,
venez voir.
Bon, dans le bâtiment de gauche, tous les accès sont condamnés.
Ils doivent se planquer lĂ .
La voiture du ravisseur est garée juste derrière.
J'ai envoyé des hommes en reconnaissance.
Et qui est à l'intérieur ? Des anciens bureaux, des ateliers, un labo, c'est
immense, ils peuvent ĂŞtre n'importe oĂą.
C'est quoi ça ? Ça vient d'un bâtiment derrière, on y va. Allez, on bouge, on
bouge, on bouge.
Pourquoi t'as fait ça ? Pourquoi ? Nérac, je suis le commandant Scandella,
je veux appuyer un criminel.
L'usine est cernée, je vous demande de sortir calmement.
C'est pas vrai ! Eric, faites ce qu'il dit.
Ou appelez-le, vous avez mon portable.
Non, appelez-le, vous.
Et pas d'embrouilles, hein, c'est lent.
Vous montez, allez, allez. On sait même pas si elle est blessée, il faut donner
l'assaut maintenant.
Attendez, gardez votre sang-froid, hein, capitaine.
Pour l'instant, mes hommes se mettent en place, il faut savoir exactement ce qui
se passe à l'intérieur.
Tenez-vous en alerte, personne ne bouge avant mon signal.
Où allez-vous ? On est là ? Ça va ? C'était quoi ce coup de feu ? Non, ça
va, c'est un accident.
Un coq est parti tout seul, il n'y a pas de bruit.
Je te passe Nérac, il est à côté de moi.
Je vais voir mes membres, vous avez compris ? Je vais voir mes membres !
Fait chier ! Bon, calmez-vous Nérac.
On a tous envie que ça se termine bien, alors...
Libérez le capitaine Nouvier et aucun mal ne vous sera fait.
C'est ça, ne me prenez pas pour un con, hein ! On verra ça quand je verrai mes
mĂ´mes.
Hein ? Et préparez une voiture aussi.
Bon.
Si vous avez un conseil pour le raisonner, on est clients.
Communiquer avec lui, ça n'a jamais été facile.
Et là , je le reconnais pas. Mise en mise à repérer, là , depuis le toit du
bâtiment d'en face.
Ils sont au premier étage, là , les deux fenêtres au coin, dans le lierre sur la
gauche.
La diplomatie, c'est pas votre fort. Je crois mes mots, mais c'est tout.
Partir avec eux.
Refermer notre vie ailleurs.
Merde ! Merde ! Merde !
Qu
'est
-ce qui s'est passé avec la
fontaine ?
Qu'est-ce qu'on peut foutre maintenant ? Vous êtes allé la voir au centre.
Vous vouliez lui parler parce qu'elle n'était pas venue chez le juge.
Je voulais comprendre.
Je voulais comprendre pourquoi elle me faisait ça.
J'étais un peu nerveux, j'ai un peu bousculé, elle s'est débattue, puis elle
est partie.
Vous l'avez suivie, c'est ça ?
Je voulais m'excuser.
Elle était dans une brasserie pas loin.
Elle a rien voulu entendre.
Elle a même dit que si je continuais, elle ferait un rapport négatif sur moi
et que je verrais plus mes moums.
Et puis le barman est arrivé et il m'a foutu dehors.
Qu'est-ce que vous avez fait après ? Je me suis tiré.
J'ai roulé pendant je sais pas combien de temps puis je suis rentré chez moi.
pour me tuer.
Vous comprenez ça ? Tournez-moi le portable.
Scandella ? Non, attends, j'ai du nouveau.
Dites-moi, cette affaire de brasserie, on en est oĂą ? J'aimerais avoir quelque
chose de concret Ă dire Ă mon directeur.
Le marchand est bailli, je suis en train de vérifier.
Ça devrait pas être long.
Et vous, ce n'est rare que vous l'ayez pratiqué.
Vous pensez qu'on peut croire à ce qu'il dit ? C'est un homme perturbé, un
manipulateur, je crois pas.
C'est des conneries, tout ça.
Il cherche Ă gagner du temps, c'est tout. MĂŞme s'il s'est fait virer de la
brasserie, il pouvait très bien attendre qu'elle sorte et la buter. Je fais
confiance à l'instinct de Louvier, ça fait des heures qu'elle est avec lui.
Syndrome de Stockholm.
Oui, elle est en train de prendre le parti de son ravisseur.
Quelle attitude il faut prendre alors ? Le forcené a encore 5 balles dans son
chargeur et il peut faire des dégâts.
Les hommes sont prĂŞts Ă intervenir.
Oui, le marchand. Oui.
Oui.
Le miracle est bien passé à la brasserie et le serveur l'a viré.
Oui. AllĂ´, le marchand ? Je ne vous entends plus. AllĂ´ ? AllĂ´ ? Oui. AllĂ´ ?
Non. Bon, c'est Ă couper.
Ils sont en route, je crois.
D'après le serveur, Irak est monté dans sa camionnette et puis il est parti.
Ce ne serait pas lui le meurtrier, alors.
Il vérifie votre alibi.
C'est bientĂ´t fini.
Ça va ? Ça va ?
Tu vérifies mon olibi, c'est ça ? Je comprends pas.
Ouais.
Allez, viens, on se tire d'ici.
Allez, viens !
Il vient de la quitter la pièce, on ne le voit plus.
Pourquoi vous avez donné l'ordre de tirer ? J'avais dit qu'on arrêtait tout,
merde ! Un de mes hommes l'a vu s'approcher de votre collègue avec son
arme, il avait l'air menacé.
Le nerf est touché ou non ? Négatif.
Négatif. Ce mec est parano et vous lui tirez dessus.
Vous mettez Louvier en danger.
Alors, qu'est-ce qui se passe ici ? J'essaie de reprendre contact avec
Nerac. Il ne t'écoutera plus maintenant, après ça.
Je ne sais pas, il ne peut pas lui parler. Il vous écoutera, il vous fait
confiance. Je vais bien essayer, si vous pensez que... Regardez, répondez, merde.
A tous, on se tient prĂŞts.
Merde, qu'est-ce qui se passe ? Bon, allez, ça suffit, on y va.
Commandant, il y a une personne en civil qui progresse près du bâtiment.
C'est un homme de la crime. On le stoppe ?
Merde, qu'est-ce que ça veut dire, bordel ? Merci, Sco.
Bon, on y va doucement. Charlie, tu rentres par l'ouest, Thomas, tu passes
devant. Et Don, tu suis le mec de la classe.
J'ai rien compris à ce que vous disiez au téléphone, rien.
Après le départ de Nerac, un homme est venu retrouver Fontaine à la brasserie.
Pour un homme, comment l'homme ? 30 ans, brun, et le bouc.
Bernay ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Non, vas-y.
Je connais une usine, je trouverai un moyen de sortir.
Écoutez, venez.
Je vais leur parler.
Faites-moi confiance.
Ça va bien se passer. Pourquoi tu fais ça ? Parce que je vous crois.
Trop tard.
Réfléchissez.
Pensez Ă vos enfants.
Ils ont besoin de vous.
On me laissera pas les revoir.
J'ai tout gâché, tu comprends pas ça ? On peut pas refaire le passé, mais on
peut se pardonner.
Ça va aller.
Baissez votre arme.
Baissez votre arme.
Bouge pas ! Au sol
! Allonge-toi par terre
! Non ! Baissez votre arme.
Vous m'aurez pas les gars.
Plus de relance.
Eve m'avait parlé de son club de rencontre. Je m'étais dit pourquoi pas
moi.
On s'entendait bien, je pensais que j'avais ma chance.
Mais alors l'occasion s'est présentée ce vendredi à la brasserie. On avait prévu
de se voir pour parler boulot.
Mais après son clash avec Nerak, ça allait pas fort.
On a un petit peu bu.
Je lui ai proposé de venir chez moi. Elle a dit oui.
J'ai... J'ai ce problème avec les femmes.
Je...
A peine je commence que j'ai déjà fini.
Vous comprenez ? Et avec elle, c'était pire que tout. Je la désirais tellement.
J'ai essayĂ© de lui expliquer, mais... C'est qu'elle prĂ©fĂ©rait qu'on en reste Ă
des relations professionnelles.
Que lĂ , au moins, j'assurais.
Donc, vous avez voulu lui montrer qu'elle se trompait ? Elle m'a regardé
comme une minable.
Comme si j'étais rien.
C'était insupportable.
Je voulais qu'elle arrĂŞte, c'est tout.
Il est mort.
C'est qui ? Les enfants d'Erak.
Hila et Tom.
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