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Qu'est-ce que je vais pouvoir faire de ta créteil ? Un mois, tout seul, avec
mon gamin.
Voilà, rien de fumé.
Rien n'a plu et crois-moi, c'est pas prêt de ressortir.
C'est évident que les vacances en octobre, c'est un moyen efficace de
résoudre le problème sur notre dos.
Ils diminuent leur production en nous forçant à loisir. C'est pas con, Romain.
Pas con.
T'as réduit le personnel et puis eux, ils trouvent un équilibre.
Les vacances en octobre, c'est une belle connasse.
Tu l'as dit, ça.
Mais qu'est-ce que tu veux faire ? Tu ne peux rien faire.
Ils sont tous d'accord, patron et syndicat. Alors, il n'y a rien à perdre.
Moi, je l'aime, cette usine, tu comprends ? Je me sens proche des
ouvriers. Je ne peux pas travailler pour des lignes.
Mais tu es vraiment con, Gérard.
Il serait bien mieux de se mettre à notre compte.
Tu ne vas pas passer toute ta vie dans cette usine de merde.
Eh oui, je sais, tu as raison. Bien sûr, c'est une usine de merde.
Et alors ? Mais moi, j'y crois, moi !
Même s'il y a des flics, des patrons, c'est des chiens de merde !
Allez, viens ma chérie. Qu'on retarde.
Il est frais avec moi parce qu'il pleurait.
Il pleurait ? T'avais faim, mon bébé. Viens, viens.
T'avais faim, mon chou.
T'avais faim, mon petit poussin.
Mais tu sais... C'est joli, ça.
T'as vu comme elle est belle ? Non, mais je voulais voir là.
Elle est gentille, aussi.
Elle va nous rendre notre marionnette, aussi.
Mon chou.
Elle est gentille, elle est gentille.
Oh, mais non, n'aie pas peur, c'est rien, c'est de rien.
Elle a peur du chien. Il faut pas avoir peur,
non, non.
Tu m'accompagnes, j'ai peur.
Bien sûr que je t'accompagne.
T'as peur des chiens ? Non.
J'ai peur de la violence, tu sais. Les enfants la sentent aussi, ça les rend
merveilleux. Je ne savais pas ça.
Tu ne les connais pas bien, les enfants.
Non. Tu vas où en vacances ? Monastir.
Tunisie. Ah, et en belle conscience politique.
La mer, au soleil.
Pourquoi tu ne restes pas avec moi ? Parce que j'ai un ami qui m'attend.
Tu dors avec lui ? Nul au soleil.
Je t'emmène à la porte. Prends le casque.
Amène toujours un casque de femme avec moi.
C'est dommage parce que...
La Tunisie ou le Créteil.
Vas-y.
T'as raison.
Merde, il fait chier, celui-là !
Tu
as oublié ton petit drapeau d'oreille.
Excuse-moi, monsieur.
Vous êtes femme libre.
Je reste avec ma douleur.
Au revoir, monsieur.
À quand notre voyage vers le soleil ?
Et sa mère, où elle est ? Sa mère, elle est partie. Elle est
plus là, sa mère.
Elle s'est envolée, comme un long-aseau.
Mon Pierrot.
Tout ça, c'est... C'est la faute du couple, ça.
C'est le couple.
Les gens, ils peuvent plus... On peut plus vivre à deux.
Enfin, à deux... Pourquoi tu t'es mariée ? Ouais.
Tu vas voir sa petite bête !
Regarde sa petite bite.
Tiens, prends-le.
Tu le vois, la vieille ? Regarde.
T'es une vraie mère.
Je te le laisse, mais j'ai très bien m'en occuper aussi.
Pas pris dans les livres, j'ai appris avec lui.
Ils sont beaux, tous les deux.
Alors, ça va bien, mon coco ? Dis
donc, maintenant qu'on s'est bien occupés de lui, on va peut-être pouvoir
s'occuper de nous.
Il faut être doux avec moi.
Pourquoi tu m'as mordu ?
Ça,
c'est pour moi.
Est-ce que je peux faire quelque chose ? On va lui faire un petit dodo pendant
une heure.
Tu mangeras mieux après.
Allez,
mon grand-père.
On t'ouvrira l'appétit.
Tu sais j'ai un peu peur.
Comment tu t'appelles ? Valérie.
Et toi, Gérard.
Comment tu le sais, ça ? Tu es le seul homme à venir chercher son enfant à la
garderie. Vous êtes tendre.
Doux.
Doucement.
Tu mangeras après, quand j'aurai fini.
Il me coupe des fois.
J'ai faim.
J'ai
faim, moi.
Oh, mais t'as faim, toi ? T'as faim, mais t'es mort.
T'allais le dire. Je prends du pain.
On va s'habiller.
On va aller danser.
On va faire des choses en règle.
C'est beau.
Vous lui donnez tout ça ?
Mais n'entendez pas de bide, c'est pour qu'il dorme.
Vous foutez un peu la paix.
Tu fais toujours ça quand il doit faire l'amour.
On va sortir un peu.
Tout à l'heure, j'avais trop envie.
C'était brutal.
C'était bon, quand même.
Tu feras, ça sera mieux.
La première fois, c'est difficile.
Tu
vois,
il est à ta place.
Tu vois, ça, c'est la poule, c'est toi.
Et là, c'est moi, c'est le coq.
Non, non, non, non.
Non, non, non.
Non.
On s'arrête, tiens.
Hein ? Mangez.
Sérieux. D'accord ? Soyons sérieux.
Je vais mettre mon petit paletot.
Ça, c'était pour ton mariage.
C'est qu'un tas de types se sont mariés pour... Vous avez entendu cette chanson
? Ça fonctionne très bien pour baiser. C'est ça, une atmosphère sentimentale ?
Ça dépend.
Et dépêche-toi, vite, toi, on va faire un coup de neige danser.
On est vraiment obligés de sortir ? Non, non, non, non.
C'est le bleu.
Le bleu.
Valérie ! Valérie ?
Sors-tu ?
Ah non, ça.
Non, non.
J'aime bien, mais je ne veux pas que quelqu'un l'entende.
On a failli nous bouffer, ces saletés. On n'a rien à foutre.
Les enfants et la baise, pas dans le même panier.
Une.
Deux.
Trois.
Quatre.
Il faut qu'on parle.
Laisse-moi attendre.
Enfin. Confiance.
Oui, tu sais, un homme et une femme, ensemble, comme nous, il faut qu'ils
échangent des idées pour mieux se comprendre.
T'es sûr que t'as vraiment envie de parler ? On va faire un petit effort.
Ça sent bon.
J'ai envie.
Pourquoi parler ? C'est peut-être mieux comme ça.
Allez, viens, Gérard.
Viens.
T'as raison.
Je pense qu'à moi.
C'est vrai.
Il faudra que je change.
Tu m'aideras à changer.
Reste, d'accord ? Tu restes.
Je vais renseigner.
T'aurais dû m'arrêter.
On y a été trop fort, là.
J'ai abusé.
C'était bien, quand même, non ? Oh,
pour
ce petit oiseau. Il faut qu'il guérisse vite.
Mais sinon, qu'est-ce que tu vas devenir sans lui ? C
'était
bon.
Tu sais ? Alors ça va mieux, tu t'es soigné ? Je m'excuse.
C'est bon ce roast beef.
Le roast beef aussi.
Elle est bonne. Tu cuisines bien.
C'est ma spécialité.
Peut-être faire une petite tranchette aussi.
Fais attention de ne pas te couper.
Je ne peux pas supporter la vue du champ.
On va sortir un peu, hein ? On va aller un peu en société.
Parce qu'à force de rester à deux, on devient claustro.
Ça, c
'est gentil, alors.
Compliment, mademoiselle.
Vous avez de la chance, j'ai des perdros. Vous restez dîner avec nous ?
Non, je peux pas, parce que je voulais demander à Benoît si c'était possible qu
'elle garde le petit, ce soir. Tu n'as rien remarqué de nouveau ? Regarde cette
petite merveille.
Ah, permettez que je me présente, R et R.
Mais René Rossi, lui étant mal élevé, il ne présente jamais ses amis. Vous prenez
un drink ? Non, écoute, René, on n'a pas beaucoup de temps.
Je vais aller avec l'autre danser un peu.
Oui, vous.
Qu'est-ce que je peux vous offrir ? Du whisky, va.
Et vous êtes, mademoiselle ? Valérie.
Valérie, quel joli nom.
Quel signe vous êtes ? Ah,
moi aussi.
Ah oui.
Vous voyez, Paco ? La moquette est encore sale. Qu'est-ce qu'on va faire ?
Non, non, c'est la couleur de la moquette qu'elle est sale et sale.
Bon, on n'insiste pas.
Adieu ! Salut, Paco ! Viva Chile ! Donne une bise à papa. Bon vieux scotch.
Merci. Comme le premier.
Tu vois ? C'est Benoît.
Mon ami dans l'immeuble. C'est elle qu'on garde toujours, Pierrot.
Vous êtes très jolie, mademoiselle.
Tu te rends compte ? Il m'a touché le cul.
Armando Moreno, l'Espagnol de Paris.
Tu veux le rendre ? Viens avec
moi. Tu connais Valérie ? J'ai quelque chose à te dire.
Lâche-moi.
Pourquoi est-ce que vous parlez à tout le monde de mon accroche-coeur ? Je veux
plus que vous m'adressiez la parole ni que vous me touchiez.
Accroche-coeur ? Non, viens voir, écoute. Qu'est-ce que c'est que ces
manières ? Viens voir, écoute, je vais te parler.
Qui c'est qui se rase la chatte ? C'est toi ou c'est moi ? J'ai bien le droit de
faire ce que je veux avec mon corps, non ? Vous connaissez nos pays ? Ils sont
beaux, pleins de soleil, femmes, pharmacie, et quelque chose... Voyons, à
toi ! Dieu vient, Dieu vient.
et avec mon corps, je fais ce que je veux.
Et alors ? On y va ? Elle est fâchée, mademoiselle ? Viens, chérie, viens,
parce qu'elle est complètement folle.
Tu sais, en huit mois, il fallait bien... Je pouvais pas rester tout seul,
tu comprends ? Alors, tiens, viens voir, je vais te montrer quelque chose.
Regarde, ma femme.
Celle-là aussi.
Avant toi, je la fréquentais.
C'est elle que je ne connais pas.
Toujours avec l'histoire de Marilyn Monroe.
Arrête de rire.
Cette femme, elle aussi, était différente des autres.
Pour moi, c'était une obsession.
Certaines femmes venaient rien que pour elle, pour son image.
Je passais toute la nuit à regarder.
Je n'ai jamais prouvé autant de désir avec cette femme.
Ce que je voulais te demander, c'est si elle venait ici, ce soir, au Chéry-en
-Lors, est-ce que tu voudrais bien que j'aille faire l'amour avec elle ? Hein ?
À qui tu parles, là ? Je te préviens, tu te tais, maintenant.
Tu te tais. Sans quoi tu verras tes seins.
Tu vas aller voir tes seins.
Je t'aime toujours.
Ne pleure pas. Je t'en supplie, ne pleure pas.
Je viens.
J'arrive tout de suite.
Gérard, faut que j'appelle un taxi.
Parce qu'il pleure, en plus.
Sois patient.
Quand un homme pleure, c'est moi, le taxi. Je t'emmène.
Luc ! Je pars.
Je pars.
Michel, aide-moi à fermer ma main.
J'avais dit que tu rentrais à la maison.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Si tu as besoin de moi, je serai toujours là pour toi, mon amour.
Son père, tout craché.
Tu veux manger ? Non, je ne veux rien manger.
Elle a changé nos habitudes.
Tu t'en vas comme ça ? C
'est
ton copain.
Dis-lui bonne nuit.
Oui, elle
est
partie, ta maman, tu sais.
Est-ce que tu as été chercher Pierre ? Le monde devient fou, ici.
Tiens-toi là.
Je veux entrer. Gérard, ouvre-moi.
Tu te tais.
Tais-toi.
Tais-toi, tu vas réveiller le môme.
C'est complètement fou, non ? T'as la tête froide, quoi.
Glacé, hein ? Tu passes toute la nuit avec un mec qui finit par te foutre à la
porte.
Personne m'a foutu à la porte. Je me demande des nouvelles de Pierre.
De toute façon, il n'y a que moi que ça regarde.
Ce qui s'est passé entre moi et Michel.
T'as raison, ça m'oyait pas.
J'en ai rien à foutre.
J'ai faim, moi.
Rien, tout le temps.
Non.
Allez dehors.
T'entends ? Ça m'inquiète pas, ça.
C'est vrai.
Fais traîner ton cul où tu veux.
Mais c'est pas vrai.
C'est pas vrai.
M'inquiète pas, Tantan, et tu veux la logique de tout ça, c'est que tu prends
ta malle et tu tires ! Michel, il a fait moins d'histoires que toi et c'est lui
que j'ai quitté.
Tu donnes moi ça, c'est à moi. Tire-toi de là, fous le camp, merde.
Fais pas chier.
Moins de bruit, s'il te plaît, moins de bruit.
Je trouve que mes cassettes, elles sont les meilleures que les tiennes.
A la chance qu'il y a des voisins, parce que crois-moi, tu aurais pris deux ou
trois coups de pied dans le cul, tu aurais compris.
Moi, je serais revenue.
Parce que pour l'instant, j'ai envie de rester avec toi.
L'ennui, tu vois, c'est que moi, je veux vivre seul.
Tu comprends ?
Je vais me taper une queue.
Qu'est-ce que t'es belle ! Alors merde, on peut pas se concentrer, tranquille,
enfin ! C
'est mon lit, c'est à moi, ça, merde.
J'arrive pas.
Oui, mon chéri, tu l'as réveillée, tiens.
Pousse-toi de là, tire-toi de là.
J'ai pas envie de te voir, pas envie de te sentir, pas envie de... Ne fais pas,
mon chéri.
Fais les dodos.
C'est un gros dodo. Je sais bien. T'as réveillé.
Salope.
Ne me touche pas.
Mais touche-moi pas !
T
'aimerais
pas que je te dise que t'es différente des autres femmes ? Que j'aimerais
passer la vie...
Avec toi.
Je t'aimerais ça, qu'est-ce que t'en penserais ? Si je te disais ça ?
Eh
dehors ! Saleté, là
! Et ça,
c'est mon problème, à moi, ça.
Parce que moi, ces choses-là, je peux pas les dire, tu comprends ? Et je les
dirai pas.
Je n'y dirai pas, je n'y dirai pas.
C'est plus honnête de te le dire.
Je suis sûre qu'il est sorti juste pour m'embêter.
Regarde-moi ça. Il est 10 heures, il est même pas lavé, il est même pas changé.
Ma femme, c'est pas elle, là, cette folle.
Un tardieux, tiens, ouvre la bouche et ferme les yeux. Pas fameux.
Non,
non, c'est moi, c'est mon fils, c'est moi, c'est moi qui m'en occupe. Ça fait
320 jours que je tord.
Laisse-le-moi.
Ah, putain de merde !
Pas
mal.
J'habille pas mal.
Il y a mal lavé, ça va l'irriter.
Évidemment.
Si tu veux pas l'irriter, prends son éponge, pas l'espongée à baignoire. Ta
gueule ! Ça fait huit mois que tu m'en occupes.
Tiens, mon chéri, va.
Tiens, ton père.
Allez,
tiens-toi de là, toi.
Tiens-toi de là ! T'es plus sa mère ! T'es plus sa mère ! Aujourd'hui, tu l
'auras pas ! Tu seras puni ! Tiens, tu prends ça ! Punition ! Punition ! Merde
! Fais pas chier !
Il est bien ce petit caca, hein ? Ça fait combien de temps que tu le connais
? Quelques jours.
Moi, ça fait longtemps que je le connais. Menteuse, va ! T'as jamais
essayé de me connaître, va ! Te connaître, qu'est-ce que t'entends par
te connaître ? Oh, hé, ta gueule ! Moi, je te donne un conseil, file, pars
! T'inquiète pas pour moi, Gérard.
J'ai plus une petite fille.
Je te plains, Valérie.
Tu vas vivre avec cet égoïste.
Tout ce qu'il va faire, c'est te faire souffrir. Va t'utiliser, la pauvre.
Elle y est pour rien. Regarde cette petite gueule d'ingénue.
Elle est amoureuse.
Il est à moi, t'entends ? L'enfant, je te l'ai prêté.
L'enfant, c'est la mère.
Et la semence, à quelle est la semence ? Excuse-moi, mais pour la semence, il y
en a d'autres.
Son enfant.
Une fois par semaine, son enfant. Le reste du temps, c'est moi.
Salope. Allez, femme.
Hein ? Ouais.
Tiens. Ça ? Non, trop petit, ça. Trop petit, ça. Trop petit.
Voilà.
Ça.
Voilà.
Voilà.
L'affirmation inesthétique de la supériorité phallique.
C'est ça, votre problème ? Tu
fais ça devant ton fils
? Gérard !
Lâche !
Tu sais, elle n'a pas tous les torts.
Tu vas te lui donner raison, toi, maintenant aussi.
Tu sais, ce qu'elle t'en reproche, ce n'est pas tout à fait faux.
Les hommes, vous êtes égoïstes, possessifs.
Qui, moi ? Moi ? Moi, je suis égoïste ? Alors là, tu me connais mal.
Si j'étais comme ça, on ne pourrait pas vivre ensemble.
Je t'ai jamais dit que je voulais passer toute ma vie avec toi.
Mange pas ma bite, toi, la cannibale, la tardieuse ! Fous le camp ! Allez !
Tu sais qu'elle était en colère.
Elle était jalouse de nous.
Toi, t'es différente.
C'est vrai.
Qu'est-ce qu'il y a ? Rien.
Rien ? Putain ! Merde, arrête de pleurer ! C'est pas toi
qui devrais pleurer, c'est moi ! Je sais pas ce que vous avez toutes là, coulées.
C'est moi l'emmerdé là-dedans.
Sous-titres par Jérémy Diaz
Tu sais qu'un enfant a besoin qu'on le touche, sinon il peut en mourir.
Il a besoin de beaucoup d'amour.
Allez Pierrot,
calme-toi.
Allez mon bébé, on t'aime, tu sais.
Je n'ai pas besoin d'un salaire humain.
Tu as
raison,
Pierrot.
On a besoin de se toucher beaucoup.
C'est la chute, tu vois, ça commence.
Merde.
Voilà. Pierrot, viens voir. Viens voir, mon chéri.
Viens voir.
Je te préviens d'un truc.
Valérie, c'est pas le genre de ton accroche-cœur.
Pourquoi tu me dis ça ? J'ai rien fait, moi.
Très bien.
Alors, n'essaie pas.
Reste avec ton accroche-cœur.
Au lit, l'accroche-cœur, c'est un sacré numéro.
Tu sors la dernière, elle s'est mis un ruban en fioriture sur les poils de la
chatte.
Et puis je vais dire de te la montrer. Oui, je connais, je te dis, enfin.
Bon,
j'en ai rien à foutre, reste avec tes femmes.
Merde, alors c'est sérieux.
T'as un problème ? Je trouve pas la clé beau, et ce cadenas.
Tu veux un peu de main ? Moi je veux bien.
Tu parles d'un ingénieur.
Avec un bout de fil de fer, t'es un joli enfant.
J'ai compris ce que c'était une histoire sérieuse.
Je respecte l'amour.
Si tu crois que ça, ça m'amuse d'aller cavaler dans le dos de ma femme.
Ah, baiser, baiser, toujours baiser.
Si seulement j'avais connu l'amour. Mais arrête de pleurer. Je veux l'amour. Ça
peut peut-être te faire croire que t'es écoeuré de baiser. Écoeuré, c'est
beaucoup dire.
Et comme disait Raymond, baiser, toujours baiser, tu parles d'un boulot.
Ce week-end, j'en ai étinglé...
5.
Résultat, ça m'amuse plus, ça m'excite plus.
Ça me fait le même effet que de boire un verre d'eau.
Tiens, voilà, j'ai mis dans mes couilles.
C'est fait.
Moi, je voulais pas le casser, tu comprends ? Non, non.
Après la gymnastique, une belle banane.
Dis donc, tu peux me laisser un petit peu ? J'ai du boulot, là. Il faut que j
'arrange tout ça.
Ah bon ?
Dis-moi, tu veux déjà penser à Thaïse de mariage ? Non, mais arrête tes
conneries, enfin, René, je suis marié. On se voit plus tard. Non, je ne veux
pas.
Viens, mon bébé.
Viens, mon petit bébé.
Alors,
vous êtes allés vous promener où ? J'ai acheté de la laine pour tricoter un peu.
Ah, c'est bien, ça.
Bon, tu y vas, René, on se voit tout à l'heure, alors.
Alors comme ça, t'as ouvert ma malle.
Comme un voleur.
Ça, c'est une idée de l'autre abruti, là.
Non, non, un moment. Moi aussi, j'ai ouvert la malle, c'est parce qu'il m
'avait dit qu'il avait perdu la clé. Mais je l'ai surtout fait pour vous
rendre service.
Ouais. Tiens, prends-le. Il a pissé. Va le changer, va.
Bon, dis-donc, tiens, René, viens voir, parce qu'il a faim, le petit...
Tu comprends le petit ? Il faut qu'il mange. On se voit plus tard.
Dis-moi, elle fait pas un peu la gueule ? Tu la baisses bien ? T'inquiète pas
pour ça.
On y est plus tard.
J
'ai
osé ouvrir la malle d'osier.
Tu le changes vite, comme ça, il pourra manger.
Écoute, c'est ton fils, hein ? Alors tu te le changes tout seul. T'as raison,
ouais. C'est la chair de ma chair. Viens, mon chéri.
Parce que moi, je suis ton père.
Viens.
On va te changer.
Excusez-moi, j'ai oublié le bronzoir. Je ne sais plus où j'ai été.
Oh, j'ai foutu de la banane partout.
Dites-moi si vous avez besoin de service. J'ai huit ans d'expérience de
mariage derrière moi.
Excuse-moi, j'avais oublié le bronzoir. Tu
veux
que j'appelle la police pour cette balle ? Oui,
mon Pierrot, j'arrive.
Qui t'appelle, là ? Tu réponds, qui t'appelle ? J'appelle qui je veux ! Qui
je veux ? Qui je veux ? Qu'est-ce que tu crois faire ?
Appelle
qui tu veux, moi je me tire.
Vous réglez vos problèmes ensemble, parce que quand je reviendrai, je ne
veux plus voir personne.
Compris ?
La première est partie, la deuxième est en train de partir.
On va bien trouver une troisième, c'est pas la mère qui manque.
Tu arrives ?
Ça va ? Je n'avais pas vu votre visage avant.
Merci.
Vous voulez des cerises ? Ça va ? Un tas de cerises.
Et ça ? Qu'est-ce que c'est, ça ? Vous trouvez ça où ?
Ici. Ici, on trouve tout. Il y a toutes les saisons, ici.
40 francs, la livre.
Ça doit être bon, parce que c'est cher.
C'était bien, ça.
Tu vois ? T'es pas très belle.
T'es plus que belle, parce que t'es sympathique.
Si, si, c'est vrai.
Tu vois comment tu me trouves, pourquoi ? Pas terrible.
Mais enfin, t'es gentil, t'es sympa.
C'est tout ?
T'as bien vieilli, Michel.
Excusez-moi, je crois que vous vous trompez d'enfant. C'est le mien.
Il est beau.
J'aime beaucoup.
Moi aussi.
Il m'a pissé dessus.
Je me présente, Michel Lebois.
Chantez.
Tu pourras pas venir chez moi.
J'ai un petit problème.
Quel ? Jeanne.
Elle ressemble à Marilyn Monroe, tu trouves pas ? Pas du tout, madame. Très
beau gars.
Depuis quand tu la connais ? Depuis hier.
Ce n'est pas grave.
Justement, un appartement libre faisait une bière.
Alors pourquoi tu es venue ?
Parce que tu avais besoin de moi.
Tu sais bien que tu peux compter sur moi quoi qu'il arrive.
Je suis sûr que l'appartement te plaira beaucoup.
Michel, évite de partir.
Non, elle ne comprend rien. Elle ne parle qu'anglais.
Je m'en fous de ton appartement. Je fais ce que je veux et j'irai où je veux.
Valérie ! Valérie, soyons raisonnables.
Personne ne peut me retenir.
Valérie ! Excusez-moi, mais qu'est-ce que vous lui avez fait ?
Rien. J'ai ouvert sa malle et j'ai voulu ranger ses affaires.
Une question de tact.
Les femmes sont des animaux délicats, mais tout à fait fantastiques.
Valérie, just a moment, please.
Bonjour, je vais dormir au bonheur.
Laisse-moi.
Je ne veux plus jamais te voir.
Vous venez avec Marilyn de mon nom.
C'est de votre faute.
Pourquoi de sa faute ? C'est évident que tu ne peux pas vivre avec lui.
Dehors, parce que moi, je travaille.
Allez ! Vous êtes tous pareils.
De la merde.
Merde ! Merde ! Et
moi ? T'as moi ? Moi ? Attention,
je te préviens, si tu prends le fils, tu prends le père.
T'as compris ? Vous m'enverrez la note pour...
Valérie !
Tu restes ou tu viens ? Gérard, il faut que tu fasses manger Pierrot. Salut,
Michel.
Je vous prie de m'excuser de vous avoir dérangé. Je vais en voir.
Non, mais c'est rien. Je peux vous parler deux minutes de ma cuisine ? Oui.
Parce que j'aimerais bien que vous me conseilliez à propos de Valérie.
Vous voulez boire quelque chose ? Vous avez des fermets ? Ah, oui, oui.
Un verre de lait, pour vous.
Valérie n'est pas une exception.
Pour mettre en question les lois qui établissent les rapports entre l'homme
et la femme.
Vous savez, ces lois ont été inventées par les hommes.
Mais... Ça ne va plus du tout.
C'est quand même très mal.
Par exemple, nous n'avons jamais respecté la sexualité de la femme. Nous
lui en avons inventé une, mais... à notre image, en maître absolu.
Vous le permettez ? Oui, oui, je vous en prie, excusez-moi, mais...
Qu'est-ce qui se passe
?
L'homme qui veut vivre avec une femme, qui y tient, quel rôle il doit tenir ?
Mon cher ami, à cela, on ne peut pas vous répondre.
On s'en va. Oui.
Elle est belle comme ça, bien travestie.
Au revoir. Au revoir.
Au revoir.
Au revoir, Marie.
Je te préviens, c'est la dernière fois.
C'est déjà assez difficile de vivre à deux.
Bonjour.
Qu'est-ce que tu fais là ? J'ai du temps libre. Je vais prendre Pierrot pour le
laisser un peu seul.
C'est gentil, ça.
Qu'est-ce que tu fais ? Petit canon.
Au Pierrot ? Oui.
Toujours avec tes jouets de guerre.
Oui.
Il est joli.
Il te plaît ? Il a de la chance.
A l'autre, ça ne lui plaît pas.
Il préfère ses jouets.
Où est Valérie ? Elle est là-bas.
Dans la chambre, avec le petit. Allez, à voir.
Tout à l'heure.
C'est gentil.
Ciao, maman. Bonjour, Valérie.
Ciao.
J'ai acheté des jouets pour son âge.
Qui aident à développer l'habileté manuelle de l'enfant.
Qui stimulent aussi son intelligence créative, son sens des proportions et
son imagination.
Hein ? Aussi, on va donner à maman.
Tiens, il faudrait qu'il joue avec ceux-là la semaine prochaine.
C'est les russes qui font ça.
Les russes, ils sont forts.
En gros, construction géométrique. Comment ça va, le ménage ? Ah, mais
merde ! Tu sais, le ménage, ça va comme ça.
Il a l'air drôlement content, Figueroa.
Oh, regarde le petit !
Regarde le petit, mon Pierrot, regarde.
Regarde comme il est beau.
Ça aussi, c'est instinctif.
Viens.
Oh, qu'il est beau, le petit bébé.
Regarde, tu le vois, le papa, comme il pleure.
Regarde, parce qu'il pleure, parce qu'il est tout seul.
Il est tout seul, le papa, tu vois.
Tout seul, il pleure.
Regarde. Ah bah ! Pourquoi
tu pleures avec ton papa ? C'est pas
gentil, Pierrot.
Va jouer avec ta mère.
Avec tes mères.
Tiens, prends-le.
Tu sais pas que je peux trouver un appartement pas cher ? Tu veux t'en
aller ? T'as pas besoin d'un appartement, viens à la maison.
C'est la meilleure chose à faire, ou à perdre mes pierres.
Ce serait trop dur pour lui si je fais ça.
Gérard, il est trop positif.
Ce serait bien que Pierrot puisse voir d'autres hommes.
Aujourd'hui, pâte aux tomates pour Pierrot.
Viens voir ta petite maman.
Hier,
j'ai appelé un ami à moi pour qu'il vienne me chercher.
Mais Gérard avait l'air si triste.
Finalement, je suis restée.
Je m'en veux d'avoir fait appel à cette amie.
Il y a toujours des rapports de dépendance.
C'est pas grave, tu es jeune.
C'est bien que tu aies déjà réalisé ce que tu as fait.
Tu veux un peu boire ? Fonce bien avec toi.
Ça suffit.
Il est beau, mon fils.
Alors Pierrot, tu t'arrêtes ? Tu n'en veux plus ? Allez.
On n'a qu'à emmener Pierre.
Non, ça non.
On ne peut pas le priver de l'enfant.
C'est la seule chose qu'il aime.
Elle est finie tes pas de Pierrot.
Tu dis qu'il est gros et tu lui donnes des pattes ? Tu l'achètes ? Tu veux me
le prendre ? Mais alors, demandons-nous, dans les siècles passés, il y a eu
seulement un seul modèle d'homme occidental, laquelle polygamie était
acceptée, celle du marin.
C'était normal et fatal que les marins eussent... Dans tout cas, on peut
continuer après.
Oui, oui.
D'accord, oui.
Mais c'est bien.
Oui, oui.
J'aime bien ça.
La maison est prête et on va se voir la semaine prochaine, d'accord ? D'accord.
Tu es gentille, Valérie. Je suis contente de te laisser mon fils.
Au revoir.
Alors, ça avance, ce pull ? Ça te plaît ? Ah, c'est joli.
Ça va ? Non, laisse-moi tricoter.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Les origines du caractère chez l'enfant.
Je sais pas... On pourrait sortir un petit peu ? Non, on reste à la maison.
Elles viennent toutes de là, tu vois.
Elles arrivent à Créteil, ici.
Pour mourir ?
Ah non, c'est bien qu'elle taille.
Bon, je vais voir la télé, un petit peu.
C'est ton attitude que je critique, c'est l'attitude de flic dans laquelle
tu t'es foutu actuellement.
Pour la bonne et simple raison que les gens ne sont pas assez conscients de ce
qu'on leur demande.
Tiens,
viens voir, regarde, viens voir.
Viens voir les féministes là, les copines de ma femme.
Elle a tout laissé, même son fils pour aller avec cette folle.
Tu es bien un homme, toi.
Moi, tu vois, je les envie.
Parce qu'elles, au moins, elles se libèrent.
Elles vont jusqu'au bout de ce qu'elles pensent.
Elles disent des choses que je ne peux pas exprimer, moi.
Debout, debout, les femmes ! Mal baisées, mal baisées, mal baisées !
Toutes ces belles paroles pour dire qu'il faut absolument vivre en couple.
Mais qu'est-ce que t'en as à foutre du couple ? Toi, ce qui t'intéresse, c'est
toi.
Tu n'arrêtes pas d'admirer.
T'as bien raison.
Quand tu bandes pas, t'es plus un homme.
Qu'est-ce qu'elle t'a fait, celle-là ? T'as pas fait crier ? T
'as pas honte de dire toutes ces bêtises
?
Viens,
monsieur.
Je peux pleurer un moment de tranquillité avec toutes ces histoires.
Regarde, Pierrot.
Sans ça, on n'est rien.
Sans ça, on n'est personne.
Tu as raison, tu vois.
Tu comprends.
J'ai rien à faire.
Quand est-ce que tu t'occupes de moi ? Quand est-ce que tu me caresses ?
Seulement quand elle en a besoin.
Puis quand elle est tranquille,
Alors là, tu deviens de mauvaise humeur, tu t'ennuies, tu ne parles plus.
Tu veux aller ailleurs, fuir, à la mer, au bar, n'importe où.
Enfin,
je ne peux quand même pas passer toute la vie au lit, tu comprends ? Remarque,
ça ne me déplairait pas.
Mais non, tu n'as pas compris.
C'est difficile de se faire comprendre.
Peut-être.
C'est vrai, peut-être.
C'est vrai.
Alors, on ne baisse plus, quoi.
Je vais baiser.
Comme ça, je garderai l'envie de toi.
les couilles plus près du cerveau qu'ils pensent.
Je t'aime.
Je te caresse.
Je t'estime, je t'adore, on est ensemble, on est bien.
On va te manger.
On va s
'adorer.
On va passer toutes les nœuds la nuit à t'adorer.
Tout ce boulot me fait chier.
En plus, je n'ai même pas dormi.
Quelle idée de con d'avoir décidé de ne plus baiser.
Maintenant, j'ai la trique.
Et viens faire la chasse avec moi ! Hé, n'abuse pas, hein ! Bonne chasse !
Qui est-ce ? C'est moi.
Ouvre.
Non, Gérard, c'est pas possible. Si vous n'avez pas peur.
J'ai vu René partir avec son petit.
Ouvre.
Non,
Gérard. Non, c'est trop facile.
Je dois trouver la force de te résister.
Tu m'ignores pendant des jours et quand tu as besoin de moi... Tu te fais
plaquer et après tu viens ici pour te faire consoler.
Je t'en prie.
Tu as réveillé ton enfant ? Je t'ai réveillé ? Non.
J'ai rêvé de toi toute la nuit.
J'ai envie de toi.
J'avais une tripe.
Tu n'as pas peur ? Tu oses me dire que tu m'aimes en ce moment ? Oui. Alors
bon.
Je te dis que tu peux amener ton enfant quand tu veux, mais entre nous, c'est
fini.
J'ai envie de toi, moi.
Elle est partie ? Non, elle dort là-haut.
J'avais envie de toi.
Elle t'a chassé du lit ? Comment ? Moi, me chasser du lit ? Personne ne m'a
jamais chassé du lit.
Tu peux mettre une croix dessus.
Tu as compris ? Caprice !
Où est-il passé, papa ? Il est parti comme un voleur.
Tu voulais te rapporter des croissants chauds ?
Doucement. T'es pas un voleur, toi.
Hop.
Fini ? Ça suffit ?
Tu sais quoi ? On va montrer à papa ce que tu sais faire.
Allez,
debout.
Tu vois qu'il est content, papa.
Je te l'avais dit, Pierrot.
C'est bien, c'est bien, mon tété.
Il marche.
Mais il pousse papa.
Il veut prendre sa place.
Il marche, mon chéri. Oh, c'est bien. Il marche, le coussin, mon chéri.
Il marche. Tu ne m'avais pas dit ça. Pourquoi tu ne l'as pas dit ? Tu m'as
volé ses premiers pas. Pourquoi tu ne l'as pas dit ? Tu marches, mon chéri,
mais c'est bien.
Réponds. Reste pas là, plantée, froide, comme une statue.
D'abord, t'occupe pas de cet enfant, tu comprends ? Cet enfant, il a son père.
Tandis que moi, je suis seul.
Seul, tu comprends ? T'es là, froide, comme une pucelle.
Tu sais même pas jouir, Tata.
Tu sais pas jouir. Tu oses pas jouir. Alors, ose ! Crie ! Qu'est-ce que je
dois faire, la salope, pour te faire plaisir ?
Jouer, gémir, crier... Excuse-moi, Pierrot, mais toi, t'as ton père.
Il faut que je retrouve ma mère.
Gérard, je veux pas que tu te sentes seule.
J'aime faire l'amour avec toi.
J'ai froid aux pieds.
Prends-moi dans tes bras.
T'as froid ? Moi, j'ai pas froid, mais j'ai envie de toi.
Et quand j'ai envie de toi, je rêve qu'on est dans un hôtel, un Martinique,
ou à la Guadeloupe, là, au soleil, près d'une
grande piscine, et qu'on commande des drinks, allongés, les deux, tout nus.
Ce sont des banjos.
Elle est chaude.
Elle est chaude.
Oh, j'ai envie.
Gérard, on fait l'amour tout nu à la Martinique, tous les deux.
Non, non, non, mais je te dis pas ça pour qu'on baise. Je veux pas faire l
'amour.
Si tu veux, on peut prendre une grande chambre.
On ferme les volets, on commande un peu de champagne.
J'aurais pourtant juré de plus jamais te baiser.
Et même le champagne.
Champagne.
C'est toi mon grand bébé.
Tu veux un peu de champagne ? Viens à côté de moi.
Tiens, bois un petit peu.
Tu ne m'as même pas fait jouir.
C'est ce que tu voudrais ?
C'est ma première maîtresse.
J'avais 11 ans.
Tu peux pas savoir combien de branlettes je me suis tapé en regardant.
Où est-ce que tu l'as connue ? Je connais pas, c'est la photo.
C'est la photo.
C'est mon père qui m'a fait remporter ça.
Tu veux manger ? Tiens.
C'est moi.
C'est toi, ça ? Oui, oui, c'est moi.
En troufion.
Tiens, mange, ma chérie, mange, mange.
S'occupe pas.
C'est dur, hein ? J'ai passé tout mon temps en cabane, tu comprends ? Avec
quel genre de fille tu sortais ? Je te dis que j'ai passé tout le temps en
prison.
Hein ?
T'entends, prison ?
C
'est vrai qu'à 2 ans,
on a la moitié de sa taille d'adulte.
On dit ça.
C'est une baguette. Ça servait à mesurer quand j'étais petit.
Dommage. T'étais beau quand t'étais petit.
Ah oui.
Voilà.
Un compas.
Très important pour mon métier.
C'est ma mère qui me l'a offert quand j'avais 7 ans.
7 ans.
C'est là que, finalement, sans le vouloir, j'ai commencé à devenir
ingénieur.
Ça l'a fait chier, mon père, à fond.
Merde ! Putain, ça fait mal ! Folle ! Lèche
! Lèche.
Lèche.
Ingénieur.
Attends, attends.
Oh merde, c'est collé.
Qu'est-ce que c'est ? Tu vois bien que tu ne sais pas ce que c'est. Tu vois que
tu es complètement pucelle.
Tu ne sais pas ce que c'est, ça.
Hé ! Attends.
Très important aussi pour moi, ça, à une certaine époque.
Hein ? C'est toi, ça ?
Prends.
Regarde la fleur.
La fleur des Indes.
Ouvre la bouche.
Ouvre la bouche plus grand.
La fertilité.
En mort, tu n'en as pas souvenir, toi ? Eh
bien, on va ouvrir ta main. Il n'y a rien d
'intéressant dedans.
Tortue, un peigne.
Un peigne dans une tortue.
Et ça, voyons voir, c'est toi.
Ah, toi, quand t'étais jeune. Bonjour, madame. Ah, voilà, voilà ta mère.
Bonjour, madame.
Oh, elle est belle.
Et ça, ah, c'est ton père, ça.
Bonjour, monsieur. Bonjour, ton père. Et lui.
Toi, toi, première communion.
Les lettres.
Et même pas la photo de... Première émotion.
Y a rien.
Ça, c'est joli, ça.
Dommage, t'es... T'étais plus belle quand t'étais jeune, aussi.
C'est pas possible.
T'as rien, t'as rien. T'as pas de souvenir, t'as rien, alors. C'est pas
vrai. T'as rien. Elle a rien, là-dedans.
Qu'est-ce que... Baisanville, ça.
Ça t'excite, ça.
J'aime les bêtes sauvages.
Ça te plaît ? Viens.
Viens te montrer la chose.
Les tiens, les miens, on a tous les deux des souvenirs de merde.
De merde ! On va faire des souvenirs ensemble.
Je suis jeune, moi.
J'ai pas envie de tes souvenirs.
Voilà,
nous nous aimons donc, nous devenons sérieux.
Alors, on va se marier.
Le fait social, le mariage.
Regarde-moi sourire, sourire.
On va construire toute une vie ensemble.
Mais ça, c'est toi qui le décide.
Je suis pas si sûre que ça me convienne.
Regarde-moi ça.
Ça me fait plus peur que la solitude.
Tu peux pas inventer quelque chose de nouveau ? Tu sais ce que tu es ? Un
patriarche. Mais la famille que tu veux... Qu'est-ce que t'as contre ma
famille ? Fini ! Fini !
Un homme, une femme, c'est une chose.
Et la famille, c'est autre chose. En tout cas, c'est pas de ma faute.
Comprends ? D'or.
Qu'est-ce que t'as contre la famille ? Qu'est-ce que t'as contre moi ? T
'entends ? Lâche ça.
T'as pas compris ? T'as pas compris que ces photos, c'est le seul cadeau qu'il
me reste à te faire ? Qu'est-ce que je dois faire ?
Je te remercie.
T
'es
folle ! T'es folle ! T'entends ? T'entends ?
T'es folle ou quoi ?
Merci à vous.
Qu'est-ce que je peux faire, moi ? Je sais pas.
Tu le sais, toi, ça ? C'est vrai qu'il y a un destin pour la femme.
C'est vrai aussi qu'il y en a un pour l'homme.
Mais elle n'existe pas, la liberté d'être un homme différent du modèle
imposé.
Mais... Nous, on est les patriarches.
Les patriarches de famille qui n'existent plus.
On avait tous les droits.
Mais si seulement... Si seulement elle voulait que je la baise.
Ça serait facile.
Ça serait bien, tranquille, impeccable. On baise, tranquille, on est bien, pas
de problème.
Ah là là, je ne sais plus.
J'ai la tête trop petite pour qu'on ne me fasse chier, elle m'énerve.
Elle m'énerve, t'entends ? Elle m'énerve, je ne sais pas.
Doucement. T'entends ? T'es trop avide, tu manges trop vite.
Doucement.
T'es mon
ami.
T'es mon ami, mon copain.
Hein ? T'es mon ami ? Il faut, parce que moi, moi, je suis tout seul, moi.
Attends, attends. Tout seul.
Tout seul, moi.
Tu vois,
Pierre ? Maintenant, qu'est-ce qu'il nous reste ? Hein ? Le droit de porter
une queue.
Fais pas chier, l'orgueil de la bite.
Non, l'orgueil de la bite.
Ils veulent pas me l'enlever.
Non.
Non, sans quoi il n'y aurait plus de modèle.
Non, j'en veux pas.
J'en veux pas.
J'en veux pas.
J'en veux pas.
Pourquoi t'as réveillé, Pierrot ? Non, regarde pas.
que j'étais seul.
Moi, je ne suis pas seule, moi.
... ...
...
...
Sous-titrage ST' 501
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