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Merci.
Vous êtes tous réunis aujourd'hui, c'est à l'occasion de l'événement très
important qu'est l'union dans le mariage de notre petite Catherine avec Frédéric,
qui n'est autre que le fils de notre défunt jardinier.
Puisse son âme reposer en paix.
Comme vous le savez tous, si Catherine ne s'était pas mariée avant la fin de
cette année, le patrimoine familial, selon les dernières volontés de grand
-père, aurait été légué à une œuvre de bienfaisance.
Et je ne pense pas qu'une telle éventualité aurait satisfait la famille.
Il est vrai que depuis la mort de la mère de Catherine, ma chère sœur, que
Dieu ait son âme, et son abandon par son gredin de père, Catherine a été élevée
dans un couvent par les cisterciennes.
Sœur Claire, avez-vous instruit Catherine de ses devoirs conjugaux ?
Mais comment l'initier ? Que voulez-vous que nous sachions de ces choses ? Nos
devoirs nous enseignent la justeté.
Mais dans ce cas, c'est une grave lacune. Il nous faut bien vite trouver
quelqu'un.
Oh ! J'ai trouvé !
Notre cousine Victorine. Nous connaissons tous ici la vie de débauche
qu'elle a menée.
Entrez.
Tante Victorine, je m'apprêtais pour la cérémonie. Pourquoi m'as-tu demandé ? Je
désirais te parler un instant. Entre, viens t'asseoir, mon enfant.
Assieds-toi là.
De quoi veux-tu me parler, Tante Victorine ? Catherine, puisque ta chère
mère n'est hélas plus de ce monde, Il me revient la responsabilité aujourd'hui de
t'entretenir de certains devoirs que l'épouse doit avoir envers son mari.
Je lui dois fidélité, ça je le sais.
Est-ce que tu as eu la révélation de ton corps de femme ? As-tu connaissance des
joies et des plaisirs de ton sexe ? Relève ta robe, s'il te plaît.
Bien, assieds-toi.
S'il te plaît, écarte tes jambes.
Tu n'as rien à craindre, je ne te ferai aucun mal.
Mais ouvre, voyons.
Comment veux-tu comprendre ce que j'ai à t'expliquer ? Pose ton pied ici.
Avance un peu, ainsi.
Oui, parfait.
Mais ma tante, tu te rends compte ? Voilà.
C'est une sensation étrange.
Quelle émotion tu me donnes.
C'est merveilleux.
Sa langue et même son sexe.
Et ensuite, une substance chaude se répandra en toi. Et plus tard, tu auras
des enfants.
Mais, ma tante, toi, tu n'es pas mariée.
Comment peux-tu savoir tout cela ? Lorsque j'étais jeune, beaucoup plus
jeune.
Lors d'un bal que ton arrière-grand-père avait donné ici même, j'ai fait la
connaissance d'un jeune officier de la garde républicaine.
Nous avions valsé toute la nuit comme des fous. J'étais transportée au
paradis. Il était tellement beau.
Le champagne, la musique, la danse, tout ça m'avait tourné la tête.
Et ce beau jeune homme m'avait éloignée sans que je me rende compte de la salle
de bal.
C'est votre chambre ? Oui.
Je la trouve très jolie.
Vous trouvez ?
Oh non, je vous en prie.
Je suis encore demoiselle.
Jamais un homme n'est entré dans cette chambre.
Pardon de me comporter ainsi, mais je vous désire. Il faut que je vous aime.
Je suis follement amoureux de vous. Mais...
Cette aventure me fait très peur.
Je ne saurais apprendre aussi vite.
Avoir tes réactions à mes caresses et le plaisir que tu as éprouvé, je suis
persuadée que tu seras parfaite.
C'est moi, Frédéric.
Entre, ma chérie.
Ma bien-aimée, tu es tellement jolie que je crois rêver.
J'ai dû attendre si longtemps cet instant.
Frédéric, je dois te parler.
Il s'agit d'une chose qui nous concerne tous les deux.
En réalité, j'ignore tout de ce que tu veux faire de mon corps, de ce que tu en
désires.
Je ne sais rien des plaisirs de la chair.
Je t'apprendrai tout ce que je sais de l'amour. Je tâcherai de te quitter.
Donne ta main, s'il te plaît.
Donne-la.
Carresse-le doucement.
Vas-y, Catherine, n'aie pas peur.
Tu vas le sentir grossir.
Comme ça ? Oui.
Continue.
Oh, mon Dieu, ce qu'il grossit.
Ça devient tellement dur.
C'est si long, si gros, c'est impossible que tu me pénètres avec ça.
Je risque d'avoir le ventre déchiré.
On dirait un poignard.
Ne t'inquiète pas, mon amour.
L'exodanone n'a jamais tué de femme.
Pour te familiariser avec, mets-le dans ta bouche.
Suce-le.
Suce-le comme une poire bien mûre qui fondrait dans ta bouche.
Oui, vas-y, n'aie pas peur.
Oui, profondément.
La salive chaude est agréable.
Tu sens le plaisir que tu me donnes ?
Oh,
Catherine, c'est très agréable.
Si tu savais le plaisir que tu me donnes... Moi aussi, j'ai du plaisir.
Sont-tu comme une durcie, petit à petit ? Quelle émotion curieuse.
Je ressens une telle excitation, c'est merveilleux.
Est-ce qu'au moins tu n'es pas déçu ? Au contraire, ma chérie.
Il faut que tu saches...
Que toutes les sensations sont possibles lorsqu'on s'aime. N'aie aucune honte.
Aie confiance.
Frédéric, qu'est-ce que tu me fais ?
Oui.
C'est un plaisir extrême. Je vais pénétrer ton corps.
Allez-vous-en.
Frédéric, c'est moi, ton oncle. J'ai un pied extrêmement urgent à te remettre.
Va te coucher.
Nous verrons cela demain matin. Non, un message du père de Catherine.
Il est mentionné dessus, très urgent.
Frédéric,
je t'en prie, reste.
Alors, Frédéric, où est-il ? Merci, mon oncle. Merci. Va coucher.
Bonne nuit.
J'espère que ce n'est pas un accident.
C'est adressé à nous deux.
À moins que ce ne soit une plaisanterie de mon oncle.
Ma chère fille, tu vas trouver étrange qu'après tant d'années de silence, je te
donne de mes nouvelles.
Mais je viens d'apprendre à l'instant que prochainement, tu allais épouser ton
ancien ami d'enfance, Frédéric.
Vous devez renoncer à cette union.
Il me faut avouer que Frédéric en réalité est ton demi-frère.
Et cela de par ta mère.
Depuis la mort de ta mère et de ton vrai père, qui était aussi celui de Frédéric,
il n'y a personne d'autre que moi qui le sache.
Lors du combat qui m'y fait à ma carrière militaire, je fus blessé par un
éclat d'obus.
Si le choc fut superficiel, il mit fin à ma virilité.
Car je constatais ensuite la perte totale de toute érection et je m
'efforçais de cacher cette infirmité à celle que j'adorais, ta mère.
À peine notre mariage célébré, la guerre éclata et je fus appelé sous les
drapeaux comme tous les hommes de mon âge.
À mon retour, après ces quatre années infernales, les intérêts de notre
famille primant, il nous fallait avant tout un héritier.
J'imaginais alors de soudoyer notre jardinier afin qu'il pallie ma
déficience.
Celui-ci accepta immédiatement et m'assura en tout état de cause de sa
discrétion.
J'avais tout organisé, tout organisé jusqu'à l'assurance de la fécondité de
ta mère.
Sous prétexte d'augmenter son plaisir, je lui proposais un petit jeu dans
lequel je lui banderais les yeux.
Ce stratagème devait permettre à mon complice de remplir mon rôle de
procréateur.
Je ne vois pas.
Non, pas tout de suite. Tu vas tout gâcher. N'y touche pas. Laisse-le. Non,
je t'en prie. Tu vas tout gâcher.
Malheureusement, je n'avais pas pris garde à une glace qui se trouvait dans
notre chambre.
Dans la pénombre, ta mère s'y aperçut et découvrit ma supercherie.
Ce n'est que bien plus tard que je compris qu'emportée par le plaisir, elle
n'avait pas interrompu ce petit jeu et accepté la substitution.
Durant la nuit, il répandit plusieurs fois sa semence.
Et c'est ainsi que, grâce à lui, tu connus la vie.
Mais alors que tu grandissais dans le ventre de ta mère, l'adultère que j
'avais provoqué se poursuivit d'abord à mon insu, puis au fil des mois,
ouvertement devant moi et sans aucune retenue.
L'amant que je lui avais procuré avait misé sur mon impossibilité à la
satisfaire.
Après ta naissance, ils s'enfuirent, mais périrent noyés au cours d'un
naufrage. Je m'engageais à la Légion étrangère avec la ferme intention de ne
jamais en revenir.
Donc nous sommes issus du même père.
Pour ainsi dire, nous sommes frères et sœurs.
C'est atroce pour nous deux, Catherine.
Nous n'allons pas tout gâcher.
Tout ça à cause de cette lettre.
Viens. Il n'y a qu'une solution.
Une seule solution.
Il faut que ce soit notre secret.
Nul ne doit percer ce lien.
Malgré notre union de ce jour, nous devons faire vœu de chasteté.
Jure d'être chaste.
Allez, promets-moi. Oui,
dès l'instant que nous restons ensemble, je te le jure.
Oh, Frédéric, je t'aime tant.
Ne change rien que tu sois mon frère.
Je t'appartiens, je t'appartiens.
Oui.
Oh, bonjour, monsieur. Est-ce que vous prendrez avec madame votre petit
déjeuner dans le salon ? Non, c'est inutile. Madame est en visite chez les
pauvres. Je vais me servir un peu de lait.
Madeleine, sers monsieur.
Idiote, ce que tu es maladroite. Ne reste pas plantée là. Va me nettoyer ça.
Va vite à l'office. Va.
Ne la disputez pas. C'est une enfant.
Je vais me servir moi-même.
Madeleine ? Madeleine ?
Madeleine !
Madeleine ? Tiens, maintenant ! Oh, Madeleine, et vous, monsieur ? Je
pensais que... Viens, allez.
Ah non, monsieur !
Ah ! Ah
!
Venez, Eric.
Venez, venez, venez.
Oh, oui. Oh, oui.
Oh,
oui. Oh, monsieur Frédéric, mais... Si, venez.
Je vous en supplie, venez.
Ne compréhensionnez pas. Je vais te soulever. Oh oui, oh oui, oh oui.
Sous-titrage ST' 501
de la chair l'a emporté.
Je n'ai pas respecté mon ferment de fidélité dans le mariage.
Les plaisirs charnels m'envoûtent.
Je me dame.
L'idée de posséder Catherine ne cesse de me hanter.
J'en arrive à l'espionner par une ouverture qui donne sur sa chambre et
plus je la vois, plus je la désire.
Pauvre soeur, mon infortunée épouse, ton désarroi est aussi grand que le mien.
Au regard de notre frustration réciproque, j'ai été malhonnête.
Cette abstinence, cette chasteté n'est pas juste pour toi.
Il m'est insoutenable de te voir souffrir autant.
Je pense que notre amour est plus fort que tout.
Aussi, il faut que je soulage ton supplice.
Je dois te trouver un homme qui te donnera le plaisir que je ne peux te
faire.
Vous n'avez rien d'autre, madame ?
Désolé, madame.
J'ai un ennui de moteur, je ne peux pas réparer.
Il faut appuyer un garagiste.
Votre voiture a une panne sérieuse et il se peut que je mette du pain aussi.
Vous devriez vous abriter.
Dans cette vieille maison, peut-être.
Vous serez en sécurité.
Non, je crois que dans la voiture, je serai plus tranquille. Sur une telle
route isolée, il y a souvent des rôdeurs qui risquent d'être dangereux.
Il y a quelques jours, je crois qu'ici, il y a eu un meurtre.
Un meurtre ? Oui.
Oui, oui.
On peut entrer. C'est une maison abandonnée, il n'y a personne.
Il règne une humidité qui vous glace.
Oui, c'est très humide.
Et cette odeur de moisi, peut-être qu'en haut, ce sera plus aéré.
Essayons.
Je vais mettre ce plaid si vous voulez vous reposer. Ça dépend de la panne,
vous savez, ça risque d'être long.
Là.
Ici, vous serez bien. C'est inutile, je reste là.
Cet endroit est sûrement infesté de vermine, il n'en est pas question.
Je ne tiens pas à salir mes vêtements.
Non, non, non, voyons, madame, non.
Écoutez, si votre mari savait que je vous laisse ainsi, il ne serait pas
content.
Je suis responsable de vous, n'est-ce pas ? Vous n'avez rien à craindre, je
vous le promets. Asseyez-vous là.
Je croyais que vous deviez aller chercher de l'aide.
La nuit va tomber si vous attendez.
C'est bien ce que je pensais, il va faire nuit. Et vous laisser seul, ce
serait imprudent.
Et puis qui sait, où se trouve le réparateur le plus proche ? Il est peut
-être à des kilomètres.
Non, non, je vais rester ici avec vous. C'est plus sûr. En fait, quelqu'un
finira bien par passer et remarquer votre voiture.
Et tout le monde dans la région la connaît.
Mais en attendant, je crois qu'on devrait trouver un moyen de nous
distraire.
Non, non, arrêtez ! Lâchez-moi, vous m'entendez ?
Arrêtez. Je ne peux pas m'arrêter. Thomas, dommage.
Cassez-vous.
Arrêtez, vous obtenissez.
Je vous ai perdu. Vous êtes un lâche. Si mon mari apprend ça, il vous tuera.
Thomas, qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes une fille.
Vous n'êtes qu'un misérable lâche. Vous êtes un être abject.
Oh, quel état de chute. C'est pas malheureux ? Oh, quelle honte. Je suis
souillée. Quelle déchéance.
Vous vous rendez compte ? Je suis déshonorée. Vous voulez rire ? Je n'ai
rien fait de ce que vous racontez.
Si je vous ai souillée, si je vous ai déshonorée, Et comment ça se pourrait ?
Je ne vous ai même pas touché.
Moi, au contraire, je considère que vous m'avez souillée.
Vous m'avez humiliée.
Je me fais honte.
Vous m'avez déshonorée.
Je me sens sale, impudique.
Avez-vous songé à ma réputation ? Aux gens du château ? Côté seront que vous
avez abusé de moi ? Je serai traînée dans la bourre ? Oh, toute cette
dégradation ! Comme une fille légère !
J'attends.
Alex, vous attendez. Allez-y, je suis à vous.
Alors, qu'est-ce que vous restez à attendre ? D'étonner moi ? Allez,
violentez-moi.
Je suis consentante et soumise.
Faites-vous violence.
Est-ce que vous craindriez de me faire l'amour ?
Oh, mon Dieu.
Vous allez me tuer avec ça.
Vous tuez ? Pourquoi ? Vous êtes sûre que je ne risque rien ? Mais non,
voyons.
N'ayez pas peur.
D'abord, vous allez m'embrasser ici.
Entrez la bouche ouverte.
Et ensuite, vous ressortez.
Là, je vous tiens la tête.
Voilà. Serrez bien vos lèvres.
Descendez le plus loin possible.
C'est très plaisant.
Je me doutais que vous aimeriez ça.
Oui.
Allez-y.
Très loin.
Continuez.
Je ne peux pas faire ça tout le temps.
Laissez-moi vous rendre heureuse à mon tort.
Je suis sûr que vous aimerez.
Quel joli minet.
Je veux s'en fondre. Je veux évanouir.
Oh,
comme c'est merveilleux.
Oh, mon téléphone.
Je ne peux plus attendre.
Maintenant, je vais vous prendre comme vous le souhaitez et comme vous le
méritez.
C'est mal, vous voulez que j'arrête ? Oh non ! C'est de moi.
Je suis heureuse.
Tout tourne.
C'est pas vrai.
Thomas.
Changez de place.
Tournez-vous. Non.
Retournez-vous.
Mettez-vous à poupie.
Écartez les cuisses. Non, pas comme ça. Non.
Je vais jouer. Oh non, Thomas.
Oh non, je t'en supplie, pas ça.
Vous allez me faire avoir un enfant.
Oh non.
J'ai une meilleure idée.
Venez, venez.
On va s'en aller.
Sucez.
Allez, sucez.
Le lendemain, je congédiais Thomas, mon chauffeur, puisqu'il était prévu que s
'il réussissait à être une fois l'amant de Catherine, il quitterait mon service
moyennant un délit très important.
Oh, mon cher Frédéric, te voilà enfin. On ne t'a pas vu depuis l'éternité. En
fait, ça peut remonter à la veille de ton mariage. Ça, c'est une gentille
surprise.
Ma chère Olga, tu es de plus en plus ravissante.
Que tu es galant, Frédéric. Mais j'imagine que ce n'est pas pour moi que
tu es venu. J'ai deux nouvelles pensionnaires à te présenter, aussi
charmantes l'une que l'autre.
Non, non.
Aujourd'hui, ce n'est pas ce qui m'intéresse.
Non, en fait, je désirais un service que tu pourrais, j'en suis certain, me
rendre facilement.
Bien sûr, ton prix sera le mien, mais il me faut une discrétion absolue.
Naturellement, mon Frédéric, tout ce que tu voudras. Je serais ravie de te venir
en aide.
En réalité, je suis à la recherche d'un jeune homme.
La vingtaine, très viril et qui soit discret.
Il se trouve que j'ai justement ce que tu désires. C'est une perle dans le
genre.
Oh, Frédéric, je suis désolée, j'ai commencé sans toi.
On m'a dit que tu t'étais rendu en ville et j'ignorais à quelle heure tu allais
rentrer.
Ah, et qui est ce monsieur ? C'est Jacques, mon cousin que j'ai rencontré.
Je l'ai invité à passer la nuit ici.
Assieds-toi.
Vous pouvez ajouter un couvert, s'il vous plaît ?
Ne mettez rien pour moi Marguerite, je n'ai pas faim.
Catherine, il est légèrement atteint de surdité et de toi à moi, pas très
éveillé. Si tu peux, j'aimerais bien que cette nuit tu surveilles son sommeil.
Ça ne t'ennuie pas ? Bien sûr que non, il a l'air tellement gentil.
Cousine, j'ai peur.
Jacques, qu'est-ce qui t'arrive ? C'est que j'ai peur tout seul. Je veux rester
ici avec toi.
Ne sois pas ridicule.
Allez, recouche-toi. J'ai peur seul. Je veux rester ici avec toi.
Bonjour. Je vais t'accompagner à ta chambre.
J'ai peur.
Je veux rester ici avec toi.
Enfin, ne sois pas stupide. Tu ne peux pas rester ici. Allez, viens.
Jacques.
Oh ! Écoute, il y a un fauteuil là.
Ça ne sera pas confortable ici.
Là, tu resteras ici.
Là, dors.
Jacques !
Jacques
!
Maman !
Non !
Enlevez-moi tout ça.
Servez-moi une tasse de café avec une goutte de lait.
Entendu, monsieur.
Dites, j'ai à préparer. Ce ne sera pas long.
Catherine, je n'en peux plus.
Monsieur, monsieur.
Je souffre trop.
Monsieur, vous rendez compte.
Oh ! Oh !
Oh, M.
Frédéric, c'est que de l'air.
Tu te rends compte ? Oh mon Dieu, Madame... Malheureuse, sors d'ici ! Tu
entends ce que je dis ? Tu es renvoyée ! Dire
que j'avais confiance en toi, oser t'abaisser avec une servante, c'est ça
ton honneur ? Je vais aller m'enfermer dans ma chambre et n'en sortirai plus.
Sache qu'à partir d'aujourd'hui, je ne veux plus te voir.
Ce château est suffisamment grand pour nous deux.
On pourra y vivre sans se rencontrer.
Catherine, mon amour, j'imagine qu'il te sera difficile d'admettre que si j'ai
manqué à ma promesse, c'était uniquement pour toi.
J'ai honte de ma conduite et de mon hypocrisie.
J'ai cru que cette substitution nous épargnerait, car c'est toi et uniquement
toi que je désire.
Le supplice est trop grand, nous ne pouvons plus vivre ainsi sous le même
toit.
Aussi, je te fais mes adieux.
Je pars sans que personne ne sache où je vais.
Je t'embrasse, mon amour impossible.
Et que Dieu te garde.
C'est bon, madame.
Je vous en supplie, ne me renvoyez pas. Je suis venue pour vous payer vos gages,
Marguerite. Non, écoutez, je n'y suis pour rien.
Ne pensez-vous pas que vous auriez dû réfléchir avant de vous lancer dans une
aventure avec mon... Avec mon mari.
C'est lui qui m'a attrapée. Ne me renvoyez pas, je vous en supplie.
Non, franchement, c'est impossible.
J'imagine mal qu'il ait pu abuser de vous de la sorte.
C'est vrai.
C'est lui.
Vous devez me croire, c'est la vérité. Et qu'est-ce qu'il vous a demandé au
juste ? C'est difficile à dire.
Il a essayé de glisser.
Enfin, il m'a touchée.
Oui, où vous a-t-il touchée ? Il a mis sa main sur mon tablier. J'ai été
surprise. Il a continué là.
Sur le coup, je n'ai pas réfléchi.
Enfin, je n'ai pas compris ce qui m'arrivait.
Ensuite, il a approché sa tête de la mienne et il m'a caressé les cheveux.
Alors moi, qu'est-ce que vous voulez ? Oui, je comprends. Je ne sais plus ce
qui m'a pris. Je ne pouvais pas résister.
Ensuite, il m'a regardée dans les yeux et m'a embrassée.
Comme ça.
Durant ce temps, il a relevé ma robe et il l'a remontée jusqu'en haut.
Jusque là, il a commencé à me caresser.
Sur les cuisses.
Alors, j'étais dans tous mes états.
Alors, ça vous excitait ? Vous
me pardonnez, madame ? Oui, bien sûr.
Après, il m'a fait des choses encore plus énervantes.
Il a mis ses mains en dessous, comme ça.
Et il a enlevé ma culotte. J'avais comme des frissons.
Vous voyez ce que je veux dire ? Si, si, je vous jure, c'est vrai.
Tu m'as excité.
Oh, monsieur.
Tu m'as excité.
T'embrasser aussi de cette façon ? Oui, tout ce qu'il me fait, je vous le fais.
Oui, il m'a donné beaucoup de plaisir.
Tu sais, il ne faudra dire à personne ce que nous en avons.
Je dois t'avouer que c'est la première fois que je fais ça.
Moi aussi, ça me plaît beaucoup.
Viens que je t'embrasse.
Laisse-moi, ça m'excite beaucoup. Au revoir.
Quand je suis seule, j'adore me toucher là.
Ah oui, c'est bon, j'aime ça.
Ah,
c'est
bon.
Oui, oui.
Une lettre pour vous, madame.
Merci.
Ma chérie, vivre séparée de toi depuis si longtemps m'est insupportable, car
plus les jours passent, plus mon amour et mes désirs grandissent.
Si l'existence est aussi impossible pour toi que pour moi, autant abréger cette
souffrance. Je souhaite seulement passer une nuit d'amour et de passion avec toi
et consumer notre amour inavouable.
Nos corps enfin réunis pourront rester unis dans la mort et trouver leur
délivrance.
Ce sera avec ça ? Oui.
Nous ne sentirons rien.
Mais nous ne devons pas le prendre tout de suite.
Il agit très rapidement et... Non, je ne veux pas t'avoir.
Prends-moi.
Il y a si longtemps, Frédéric.
Oh, Rodrigue, je ne peux plus attendre.
Arrête.
Je t'en supplie, viens.
Viens dans mon cœur.
Viens, mon amour.
Je t'appartiens.
Catherine, vous êtes là ? Viens.
Ouvrez-moi.
Je dois vous parler.
Catherine,
écoutez-moi. C'est peut-être important ce qu'il a à nous
dire. Nous devons l'écouter.
Vous n'avez pas fait de bêtises. Non, tu permets.
Écoute, mon oncle, ma vie privée ne te concerne en rien. J'aimerais que tu me
dises rapidement pourquoi tu nous déranges. En allant chez Catherine ce
matin, j'ai découvert la lettre que tu lui avais envoyée l'invitant à venir te
rejoindre.
Lorsque j'ai découvert votre histoire de suicide, je me suis mis en route
aussitôt. Je sais que tu es toujours plein de bonnes intentions, mon oncle,
mais c'est trop tard. Mettez garde, fuyez ! Fuis ce camp !
Je regrette de m'imposer,
mais votre geste est grave.
Si je vous ai incité à vous marier, c'est parce que j'étais persuadé que
Frédéric avait compris ce que j'étais pour lui.
Mais c'est ma faute. J'aurais dû m'expliquer.
En réalité, vous n'êtes pas demi-frère et demi-sœur. Il n'y a aucun lien entre
vous. Il n'y a aucun lien entre nous ? Qu'est-ce que tu nous racontes ? Oh, je
sais. Ce testament a tout embrouillé. Et l'affaire n'est pas des plus simples.
Si mon père est aussi le père de Catherine, nous sommes presque frères et
sœurs. Non.
Frédéric, je dois t'avouer que je suis ton véritable père.
Lorsque j'étais encore étudiant, j'ai fait la connaissance d'une femme.
Bien entendu, nous nous sommes aimés.
Et elle est tombée enceinte de toi.
Mais grand-père s'est opposé à notre mariage. Alors j'ai versé une somme
importante à notre jardinier pour qu'il se marie avec ta mère. Ce qui me
permettait de l'avoir. C'est là que ton faux père nous a joué à cette tour.
Il a eu cette aventure insensée avec la mère de Catherine.
De ce fait, il n'y a aucun lien de parenté entre vous.
Vous n'êtes même pas cousins.
Votre mariage n'est pas contre nature.
C'est une union parfaitement normale.
Voilà mon fils.
Maintenant, je vous ai assez importuné, je vous laisse seul.
Aucun doute, vous les deux, vous avez du retard à rattraper.
Excusez-moi.
Mais, je crois qu'il était temps.
Frédéric, tu te rends compte, c'est merveilleux. Rien ne s'oppose à notre
amour maintenant.
C'est fou ce que je suis heureuse.
Frédéric, c'est extraordinaire. Prends-moi, je suis à toi.
Mon chéri, j'avais tellement envie d'être ta femme. Je le peux enfin
maintenant. Je désire tellement ton corps.
Il faut que tu me prennes.
Viens.
Dépêche-toi.
Je ne comprends pas.
Tant que j'ai cru que nous étions frères et sœurs, c'était étrange.
Mais...
Mais là, d'un seul coup... Non, ce n'est pas vrai, un tel changement.
Tu voulais coucher avec moi lorsque tu croyais que j'étais ta demi-sœur.
Et quand tu sais que je suis ta femme, ça te laisse indifférent.
Je n'en sais rien, c'est inconscient.
Vraiment, je ne comprends pas.
Je te laisse indifférente ? Ce qui est préférable pour nous deux, Catherine, c
'est que tu restes ici et que moi, je parte.
Nous ne pouvons pas vivre ensemble, enfin du moins pour l'instant.
Chacun de notre côté, nous pourrons peut-être découvrir quelle est notre
route.
Suite à votre lettre, vous m'aurez engagée.
Mais moi, je ne vous ai jamais renvoyée.
Vous, bien sûr, mais M.
Frédéric... Ce n'est plus lui qui décide.
Il a quitté le château et n'est pas prêt de revenir.
Donc, vous savez.
Je sais quoi ? Que j'ai été payé pour vous entraîner dans cette maison
abandonnée. Quoi ? Vous l'ignoriez, alors ? Ah
non, vous me dégoûtez.
Non, il faut que je vous dise.
Depuis que cette aventure est arrivée, je ne peux vous chasser de mon esprit.
Vous êtes une femme admirable.
Depuis que nous nous sommes aimés, Catherine, je vous désire.
Parce que je vous aime.
Ne soyez pas ridicule.
Assez, ôtez-vous.
Partez.
Je vous demande pardon.
Je ne sais pas quelle force m'a poussé.
Je n'ai pas pu résister.
Je vous en prie, ne me renvoyez pas. Je ferai ce que vous voudrez, ce que vous
me demanderez.
Tout, Catherine.
D'accord, je vous garde Thomas.
Et venez dans ma maison abandonnée.
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