All language subtitles for Les.Fausses.Confidences.

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Ayez la bonté, monsieur, de vous asseoir là un moment.

Mademoiselle Martin est chez madame et ne tardera pas à descendre.

Je vous suis obligé.

Si vous voulez, je vous tiendrai compagnie, de peur que l'ennui ne vous

prenne.

Nous discourons en attendant.

Non, non, je vous remercie, ce n'est pas la peine.

Monsieur, n'en faites pas de façon.

Non, vous dis, je... Vous serez bien aise d'être un moment seul.

Oh, excusez, monsieur, restez à votre fantaisie.

D'essentiel qu'on ne sache pas ici qu'ils vous connaissent. D'accord.

Vous n'avez rien dit de notre projet à monsieur Rémy ? Non, non, pas le moindre

mot.

Il me présente de la meilleure foi du monde en qualité de secrétaire à cette

dame dont je lui ai parlé et dont il se trouve être l'agent.

Il ne sait pas du tout que c'est toi qui m'as adressé à lui.

Il a plus de 50 000 livres de rente du bois. Et vous, vous n'avez rien.

Tu crois qu'il fera quelque attention à moi ? Que je l'épouserai, moi qui ne

suis rien ?

Ok, des points de bien. Des points de bien ? Votre bonne mine est un perrot.

Tendez-vous un peu que je vous considère encore un long monsieur.

Notre affaire est infaillible.

Absolument infaillible.

Il me semble que je vous vois déjà en déshabillé dans l'appartement de madame.

Vous l'avez vu, je vous l'aimais.

Je l'aime avec passion.

J'en tremble.

M'impatienter avec vos erreurs, un peu de confiance, vous réussirez.

Je vous charge.

Et on vous épousera toute fière, et on vous enrichira, tout ruiné que vous

êtes. Ah oui, mon oncle m'a dit que je me rende ici ce matin, qu'il me

présenterait à elle, et que s'il n'y était pas, je demande une mademoiselle.

Marton. Ah oui, Marton.

À propos, sachez que Marton prie un peu de goût pour vous.

Amourez-moi, nous ferons le reste.

Que penses-tu de ce grand garçon-là ? Et par quelle raison, M. Rémy, faut-il que

je vous le dise ? C'est mon neveu.

Eh bien, ce neveu-là est beau à montrer.

Il n'a des paroles pour la famille.

C'est de lui dont j'ai parlé à madame, comme secrétaire.

Oh, je suis charmé qu'il te revienne.

Mais c'est tu qui t'avais vu quand tu es venu chez moi plusieurs fois.

Il t'a vu.

Non, je n'en ai point d'idée.

On ne prend pas garde à tout.

Sais-tu ce qu'il a dit quand il t'a vue pour la première fois ? Quelle est cette

jolie fille-là ? Regarde comme

il te regarde.

Approchez, mon neveu, approchez.

Je me serais resté. Je reviendrai tantôt.

La connaissez-vous ? Non, monsieur, pourquoi ? Quand je suis venu ici, j'ai

rêvé une chose.

Elle est jolie.

Elle a une très bonne famille.

Oui, je le crois.

Vous allez tous deux être dans la même maison.

Je suis d'avis que vous l'épousiez, quand dites-vous.

Je ne pensais pas être.

Je vous avertis des pensées. Tâchez de me plaire. Vous n'avez rien contre moi.

Vous êtes mon héritier.

Je me porte bien. Je ferai durer cela le plus longtemps que je pourrai.

Sans côté que j'ai pu me marier. Je n'en ai pas envie, mais cette envie-là peut

venir tout d'un coup. Il y a tant de minois qui vous la donnent.

Merci, mon neveu.

Prenez vos précautions et vous me mettez en état de vous passer de mon héritage.

Que je vous destine aujourd'hui, mais que je vous ôterai demain, peut-être.

C'est donc vous qui venez pour le poste de secrétaire particulier ? Vous êtes au

fait des affaires, apparemment. Vous avez travaillé ? Oui, madame.

Mon père était avocat et je pourrais l'être moi-même.

C'est-à-dire que vous êtes un homme de très bonne famille, je suppose.

Et même au-dessus du parti que vous prenez.

Je ne vois rien qui m'humilie dans le parti que je prends, madame.

L'honneur de servir une femme comme vous n'est au-dessous de qui que ce soit et

je n'en verrai la condition de personne.

Martin !

Martin, il a si beau une mine pour un secrétaire particulier que je me fais

quelques scrupules de le prendre, non ? T'en diras combien ? Et t'es obligé de n

'avoir que des secrétaires mal faits ? Oui, tu as raison. C'est le neveu de mon

agent, c'est lui qui m'a recommandé, je le prends.

Tu lui montreras l'appartement que je vis d'estime ? Il choisit s'il ne veut

combien parler à d'autres.

Un de mes amis m'a parlé avant de dire d'un autre secrétaire, mais pour moi c

'est une affaire terminée.

Je m'en tiens à lui.

Vous trouverez ici tous les égards que vous méritez.

Vous n'avez que 30 ans tout au plus ? Pas tout à fait encore, madame. Ah !

Vous avez le temps de devenir heureux, alors.

Je vais commencer à l'être aujourd'hui, madame. À plus tard.

Venez, je vous fais visiter la suite.

Voici votre empire.

C'est bien. Comme M. Rémy expédie.

Tu as l'air d'un songe. Oui, peut-être.

Votre amour me paraît bien prompt.

Sera-t-il aussi durable ? Autant l'un que l'autre.

S'il vous manque quelque chose, frappez fort à ce mur.

C'est ma chambre.

Arlequin, tu appartiens à monsieur maintenant.

Madame te donne à lui.

Comment ? Je ne serai plus à moi ?

Ma personne ne m'appartiendra plus.

Au lieu de servir Mme Aramant, ce sera lui que tu serviras.

Allez, venez, on va visiter la suite.

Je ne sais pas pourquoi Mme me donne mon congé.

Je vais toujours servir avec plaisir.

Elle te donne pas ton congé. Elle te payera pour être... La

cuisine.

Jules Valen, madame.

Je ne sais pas pourquoi madame me donne mon congé. Elle est toujours servie à

faire plaisir.

Donne-moi ton congé, elle te payera pour être un monsieur.

Ce ne serait pas juste.

Je ne donnerais pas ma peine d'un côté pendant que l'argent viendra d'un autre.

Pourquoi elle me donne mon congé ? Elle ne peut pas mériter ça.

Donne-moi ton congé. C'est la chambre de madame Harcourt, la mère de madame.

Viens-t'en là, pas de bruit.

Pardon madame, je ne voulais pas vous déranger.

Naturellement, vous vouliez me déranger.

Je sais déjà pourquoi.

Même dans ma forteresse, je suis informée de tout.

Ma fille s'est choisie un nouveau secrétaire particulier.

J'en suis fâchée.

Monsieur le comte Dorimon lui en avait retenu un.

Ça devrait suffire.

Ah, c'est vous, la personne en question.

Je ne m'en serais pas doutée, vous êtes bien jeune.

À 30 ans, on est en âge d'être secrétaire particulier.

Restez où vous êtes.

Elle dit qu'elle préférait que je n'ose pas un autre que vous.

Et de chez qui sortez-vous ? John, chaise.

Ne vous embarrassez pas.

Vous me convenez ? Et de chez qui sortez-vous encore une fois ? De chez

moi, madame.

De chez vous ? Je n'ai encore été chez personne.

Vous allez donc faire ici votre apprentissage.

Monsieur entend les affaires.

Je n'ai pas la grande opinion de cet homme-là.

Et cela, la figure d'un secrétaire, il n'en a pas l'air. C'est l'homme qu'il

nous faut, madame.

Au vu que monsieur ne s'écarte pas des intentions que nous avons, il me sera

indifférent que ce soit lui ou un autre.

Et peut-on savoir ses intentions, madame ? Connaissez-vous, monsieur, le comte

Dorimon ? Non, madame.

Ma fille et lui allaient avoir un procès ensemble.

au sujet d'une terre considérable.

Et on a songé à les marier pour empêcher qu'ils ne plaident.

Ma fille est veuve d'un homme qui l'a laissé fort riche.

Mais madame la comtesse d'Orimont aurait un rang si élevé, il irait de pair avec

des personnes de si grande distinction qu'il me tarde de voir ce mariage

conclu.

Et les paroles ont-elles été données de part et d'autre ? Non, pas tout à fait

encore, mais à peu près.

Ma fille n'en est pas éloignée. Mais de quoi est-il question, madame ? De dire à

ma fille, quand vous aurez vu ses papiers, que son droit est le moins bon,

que si elle plaidait, elle perdrait.

Oui, si effectivement son droit est le plus faible, je ne manquerai pas d'en

avertir, madame.

Quel esprit borné, mais vous n'y êtes point. Ce n'est pas là ce qu'on vous

dit, on vous charge de lui parler ainsi, indépendamment de son droit bien ou mal

fondé.

Mais madame, il n'y aurait pas de probité à la tromper ? De probité ? Non,

mais c'est moi qui suis sa mère et qui vous ordonne de la tromper à son

avantage. Entendez-vous ? C'est moi, moi, moi.

Ah, monsieur le comte. Ah, ok, tenez.

Pour madame.

Ah, bien sûr.

Il y aura toujours de la mauvaise foi de ma part.

Sortez, monsieur l'homme d'affaires.

Je suis l'homme d'affaires qui n'avait fait celle de personne.

Madame n'est pas là.

Je lui ferai part de votre visite.

Tant pis.

Je reviendrai.

Je suis fâchée de n'avoir pas eu le temps de vous prévenir sur l'humeur

brusque de Mme Argante.

Oui.

Cette mère-là ressemble bien à sa fille.

Oui, il y a quelques différences.

Elle est extrêmement entêtée de ce mariage, comme vous voyez.

Mais que vous importe ce que vous direz à la fille, dès que la mère sera votre

garant, vous n'aurez rien à vous reprocher, ça ne sera pas là une

tromperie.

Vous m'excuserez ? Je serai toujours l'engagé à prendre un parti qu'elle ne

prendrait peut-être pas sans cela.

Oui, non.

Si ce qu'on veut que j'aide, elle est déterminée, elle y résiste donc.

Mais c'est pas indolence.

Croyez-moi, disons la vérité.

Oh, ça... Il y a une petite raison à laquelle vous devez vous rendre.

C'est que M.

Lecomte me fait présente d'une belle somme le jour de la signature du

contrat. Et cet argent-là, suivant le projet de M. Rémy, vous regarde aussi

bien que moi, comme vous voyez.

Mais mademoiselle Martin, vous êtes la plus aimable fille du monde, mais ce n

'est que faute de réflexion que cette belle somme vous tente.

Mais au contraire, c'est par réflexion qu'elle me tente.

Plus j'y rêve et plus je la trouve bonne.

Mais vous aimez votre maîtresse.

Et si elle n'était pas heureuse avec cet homme-là ?

Vous reprocheriez-vous pas d'y avoir contribué ? Pour une si misérable somme

? Ma foi, vous avez beau dire.

D'ailleurs, le compte est un honnête homme et je n'y entends point de

finesse.

Méditez sur cette somme.

Vous la goûterez aussi bien que moi.

On veut me marier avec monsieur le comte d'Horimont pour éviter un grand procès

que nous aurions ensemble au sujet d'une terre que je possède.

Oui, je le sais, madame.

J'ai le malheur d'avoir déplu là-dessus tout à l'heure à madame Argante.

Et d'où vient ? C'est que si dans votre procès, vous avez le bon droit de votre

côté,

on va me forcer à vous dire le contraire.

afin de vous engager plus vite à ce mariage.

Moi, j'ai prié comme on dispense ça.

Que ma mère est frivole.

Votre fidélité ne me surprend point.

J'y comptais.

Faites toujours de même et ne vous choquez pas de ce que ma mère vous a

dit.

Je la désapprouve.

A-t-elle tenu quelques discours désagréables ? Il n'importe, madame.

Mon zèle et mon attachement en augmentent. Voilà tout.

Et voici aussi pourquoi je ne veux pas qu'on vous chagrine et que j'y mettrai

bon ordre.

Mais qu'est-ce que ça signifie ? Je me fâcherai si cela continue.

Comment donc ? Vous ne seriez pas en repos ? On aura de mauvais procédés

envers vous parce que vous en avez d'estimables ? Ça serait plaisant.

Madame, par toute la reconnaissance que je vous dois, n'y prenez pas garde.

Moi, je suis confus de vous monter.

Je suis trop heureux d'avoir été querellé.

Mais qu'est-ce qu'il y a ?

Je

loue vos sentiments.

Mais revenons à ce procès dont il est question.

Je n'ai pas achevé ce que je voulais vous dire. Attendez-moi un instant, s'il

vous plaît.

Qu'est-ce qui se passe, Dubois ? Rien, madame.

Sinon, qu'il faut que je vous demande mon congé.

Ah bon ? Seulement pour avoir vu Dorothée ici ?

Savez-vous à qui vous avez affaire ? Au neveu de M. Rémy, mon agent.

Comment a-t-il fait pour arriver jusqu'ici ? C'est M. Rémy qui me l'a

envoyé comme secrétaire particulier.

C'est un démon que ce garçon-là.

Explique-toi.

Est-ce que tu le connais ? Si je le connais.

N'avez-vous pas vu comme il était tourné ? Serait-il capable de quelques

mauvaises actions que tu saches ? Est-ce que ce n'est pas un honnête homme ? Il n

'y a point de plus brave homme dans toute la terre.

Il a peut-être plus d'honneur à lui tout seul que 50 honnêtes gens ensemble.

C'est une probabilité merveilleuse. Il n'a peut-être pas son pareil.

Mais d'où viens-tu ma larme ? En vérité, j'en suis toute émue.

Son défaut, c'est là.

C'est à la tête que le mal me tient.

À la tête ? Oui, il est timbré.

Il est timbré comme sang.

Dorante ? Il m'a paru de très bon sens.

Quelle preuve a-t-il de sa folie ?

Quelle preuve ? Il y a six mois qu'il est tombé fou.

Il y a six mois qu'il extravaille d'amour, qu'il en a la cervelle brûlée,

qu'il en est comme un perdu.

Je dois bien savoir, car j'étais à lui.

Je le servais.

C'est ce qui m'a obligé de le quitter, c'est ce qui me force de m'en aller

encore.

Au Tesla, c'est un homme incomparable.

Oh, il fera ce qu'il voudra, mais je ne le garderai pas.

Vous m'excuserez ?

Sa folie est de bon goût.

N'importe, je vais le congédier.

Est-ce que tu la connais, cette personne ? J'ai l'honneur de la voir tous les

jours.

C'est vous, madame ?

Vous avez dû voir qu'il a l'air enchanté quand il vous parle.

Oui,

oui. Il y a bien fait quelques petites choses qui m'ont paru extraordinaires.

Ah, le pauvre garçon ! Mais où m'a-t-il

vu avant que de venir chez moi, Dubois ? Hélas, madame, ce fut un jour que vous

sortiez de l'opéra qui était en vie à raison.

C'était un vendredi.

On se souvient, oui, un vendredi.

Dès le lendemain, nous ne finissions tout de lui.

Que rêvez-vous, que vous aimez ? Moi, j'ai pillé depuis le matin jusqu'au soir

où vous alliez.

Tu m'étonnes à un point.

Nous allions toute la soirée habiter la rue, nous les plaisent, pour voir Madame

entrer et sortir.

À la fin, ce train de vie m'ennuya, ma santé s'altérait, et je l'ai quittée.

Mon bonheur ensuite m'a mis chez Madame.

Ou à force de se démener, je le trouve parvenu à votre intendance, ce qui ne

troquerait pas contre la place de l'empereur.

Y a-t-il rien de si particulier ? Je suis si lasse d'avoir des gens qui me

trompent que je me réjouissais de l'avoir parce qu'il a la probabilité.

Ce n'est pas que je sois fâchée, car je suis bien au-dessus de cela.

Il y aura de la bonté à le renvoyer.

Plus il voit madame, plus il s'achève.

Vraiment, je le renverrai bien, mais ce n'est pas ça qui me guérira.

D'ailleurs, je ne sais que dire à monsieur...

Rémi, qui me l'a recommandé, et ceci m'embarrasse. Je ne vois pas trop comme

moment d'effet, honnêtement.

Oui, mais vous ferez un incurable, madame.

Ah, mais tant pis pour lui. Je suis dans des circonstances où je ne serais passée

d'un secrétaire particulier.

Et puis, il n'y a pas tant de risques que tu crois.

Au contraire, s'il y avait quelque chose qui pût ramener cet homme, c'est l

'habitude de voir plus qu'il n'a fait.

Ce serait même un service à lui rendre.

Oui, c'est un remède bien innocent.

Premièrement, il ne vous dira mot.

Jamais vous n'entendrez parler de son amour.

En est-il bien sûr ?

Il ne faut pas en avoir peur.

Il mourrait plus tôt.

Croyez-vous qu'il songe à être aimé nullement ? Il ne veut que vous voir,

vous considérer.

Regardez vos yeux, vos grâces, votre belle taille.

Et puis c'est tout, il me l'a dit mille fois.

Voilà qui est bien digne de compassion.

Je passe en train quelques jours en attendant que j'en ai un autre.

Au surplus, il ne craint rien.

Je suis contente de toi, je récompenserai ton zèle, mais je ne veux

pas que tu me quittes.

Madame... Entends-tu Dubois ? Il est voué pour la vie.

Surtout qu'il ne sache pas que je suis inscrite.

Qu'il y a un profond secret et que tout le monde, jusqu'à Martin, ignore ce que

tu m'as dit.

Ce sont des choses qu'ils ne doivent jamais percer.

Je n'en ai jamais parlé qu'à Madame.

Attends.

Ah ! La vérité, voilà une confidence dont je me serais bien

passée moi-même.

De quoi vous parlez ? Je... Je l'ai oublié.

Je me remets. Je vous disais que vous vous mariez.

Oui, vous alliez ajouter, je crois que vous n'étiez pas porté à ce mariage.

Oui, il est vrai, j'avais envie de vous charger d'examiner l'affaire.

Mais je crois devoir vous dispenser de ce travail.

Je ne suis pas sûre de pouvoir vous garder.

Mais, madame, vous avez la bonté de me rassurer là-dessus.

Oui, mais je ne faisais pas réflexion que j'ai promis à monsieur le comte de

prendre la secrétaire de sa main.

Vous voyez bien qu'il ne serait pas honnête, d'où il manquait de parole.

Et du moins, faut-il que je parle à celui qui m'amènera ? Ah oui, maman.

Je suis malheureux.

De toute façon, rien ne me réussit.

Je ne dis pas cela.

Il n'y a rien de résolu là-dessus.

Ne me laissez pas dans l'incertitude où je suis, madame. Mais oui, je tâcherai

que vous restiez.

Je tâcherai.

Vous m'ordonnez donc de vous rendre compte de l'affaire en question ?

Attendons, si j'allais vous poser le compte, vous auriez pris une peine

inutile.

Je croyais avoir entendu dire à madame qu'elle n'avait pas de penchant pour

lui.

Pas encore.

D'ailleurs, votre situation est si tranquille, si douce.

Je n'ai pas le courage de l'infliger.

Eh bien...

Oui, examinez toujours, j'ai des papiers dans mon cabinet, j'irai les prendre et

je vous les donnerai.

C'est

parti.

... ... ...

...

... ...

Je comprends toujours pas que madame m'a donné mon congé.

Tu profites de deux salaires.

J'ai pas mérité ce traitement. Je l'ai toujours servi à faire plaisir.

Où est donc Dorante ? Madame l'attend pour des papiers.

D'ailleurs, il s'essuie de rester ici.

Ce ne sont pas là tes affaires. Je suis les ordres de madame.

Madame est bonne et sage.

Donc, pour la garde, ne trouvez-vous pas que ce petit galant-là fait les yeux

doux ? Il est fait comme une lézard.

Il me trompe fort si je n'ai pas vu la mine de Sporluke considérée je ne sais

où, celle de madame.

Eh bien, est-ce qu'on te fâche quand on la trouve belle ?

Non, mais je me figure qu'une fois qu'il est venu ici, il pourrait le voir de

plus près.

Mais quelle idée ! Mais va, tu n'y entends rien.

Tu te connais mal.

Je suis donc bien sauf.

L'original avec ses observations.

Comment vous traite-t-on ? Elle est très aimable.

Comment elle t'a reçu ce que tu lui as dit ? Elle a pris tout doucement à vous

garder par compassion.

Elle espère vous guérir par l'habitude de la voir.

Sincèrement ? Elle n'en réchappera pas, c'est autant de prix.

Ah non, madame, vous ne risquez rien.

Vous pouvez plaider en toute sûreté.

Rien ne vous oblige à ce mariage.

J'ai de la peine à m'y résoudre.

Je l'affligerai beaucoup.

Ce serait pas juste de vous sacrifier à la crainte de l'affliger.

Mais avez-vous bien examiné ?

N'êtes-vous pas un peu trop prévenu contre le mariage ? Et par conséquent,

contre monsieur le comte ? Non, madame, j'aime mieux vos intérêts que les siens

et que ceux de qui que ce soit au monde.

En tout cas, si je l'épouse et qu'il veuille en mettre un autre ici, à votre

place, vous n'y perdrez pas.

Je vous promets que vous en trouvez une meilleure.

Tu crois pourtant que je plaiderai ? Nous verrons.

À propos du bois, il m'a dit qu'il avait été à vous quelque temps.

Oui, il est vrai, madame.

Vous savez, il est fidèle, mais...

Mais peu exact.

Ne me nuirez-t-il pas de votre esprit ? Celui-ci dit beaucoup de bien de vous.

Madame, je tiens à vous remercier de la bonté que vous avez eue de prendre mon

neveu à ma recommandation.

Je n'ai pas hésité comme vous l'avez dit.

Ne m'aviez-vous pas dit qu'on vous en offrait un autre ? Oui, monsieur, oui.

Tant mieux, car je viens vous demander celui-ci pour une affaire d'importance.

Comment ça ? Patience, patience, patience.

Mais, monsieur Rémy, ceci est un peu vif.

Vous prenez assez mal votre temps.

J'ai refusé l'autre personne.

Mais moi, je ne sortirai jamais de chez madame.

Sauf si elle me congédie.

Vous ne savez pas ce que vous dites.

Voici de quoi il est question.

Il s'agit d'une dame de 35 ans, qu'on dit jolie femme, qui a plusieurs

milliers de livres de rente, ce qu'elle peut prouver.

Elle a rencontré monsieur chez moi.

Vous lui avez parlé, puisqu'elle sait que vous n'avez pas de biens.

Elle offre de vous épouser sans délai. Elle veut une réponse très vite et je

dois vous emmener tout de suite chez elle.

Cela est une nette.

Je dors, madame ? C'est à lui de répondre.

Eh bien, à quoi pense-t-il donc ? Non, non, je ne l'épouserai pas, monsieur.

Nous ne serions heureux ni l'un ni l'autre. J'ai le cœur pris.

J'aime ailleurs.

J'aime ailleurs, que voilà qui est fâcheux.

Le cœur est admirable.

Je n'aurais jamais deviné la beauté des scrupules de ce cœur-là qui veut qu'on

reste secrétaire de la maison d'autrui pendant qu'on peut naître de la sienne.

Oui, mais je ne saurais changer de sentiment, monsieur.

Voyez pourtant, Dorothée, passez de vaincre votre penchant si vous pouvez.

Je sais bien que cela est difficile.

Mais c'est impossible, madame.

Vous savez, mon monde est plus cher que ma vie.

Vous êtes un imbécile, un insensé.

Je tiens celle que vous aimez pour une gueuleuse. Je n'ai pas de sentiments.

Vous trouvez ça raisonnable, madame ? Vous ne trouvez pas extravagant ?

à lui et vous-même.

Il me touche tant qu'il faut que je m'en aille.

Que penses-tu de quelqu'un qui n'a pas de bien et qui refuse d'épouser une

jolie femme avec 15 000 livres de rente ? C'est quelqu'un rêve.

Le bruit de Pédia le rend le plus sage.

Elle serait montrée fort jolie, mais il n'y a pas de beaux yeux qui veulent ce

bruit-là.

C'est de Dorante que vous parlez ? C'est pour se garder à moi qu'il refuse d'être

riche ? Dorante, que je vous estime.

Je n'aurais pas cru que vous m'aimassiez tant.

Le corps des femmes est bien étonnant. Le feu prend bien vite.

Monsieur, faut-il tant de bien pour être heureux ?

Je vous ai d'obligation, Doran. Ah non, non, non, mademoiselle, aucune.

Vous n'avez pas de gré à me savoir de ce que je fais.

Je me livre à mes sentiments.

Vous ne me devez rien. Je n'attends pas votre reconnaissance.

Vous me charmez.

Que de délicatesse.

Il n'y a encore rien de si tendre que ce que vous me dites.

Décidément, je m'y connais clair.

Je t'en veux bien plein.

Adieu, la belle enfant. Je ne t'aurais pas évalué ce qu'il t'achète.

Idiot.

Garde ta tendresse et moi, ma succession.

C'est qui, celui-là ? C'est le comte ?

C'est le comte de Dorim.

Il a épousé madame.

Oulala, je vous laisse.

Regardez, il me regarde comme si elle allait me tuer.

C'est lui le secrétaire qui remplacerait celui que je propose ? C'est lui.

Oui, c'est lui.

Il a belle allure, mais il fait pas du tout secrétaire.

Excusez-moi, mais il est charmant.

Ah, maintenant, mais pas, je pense.

Ou bien au contraire. Oui, mais elle est lente à se déterminer.

Et pour achever de la résoudre, il ne s'agirait plus que de lui dire que le

sujet de notre discussion est mauvais.

Douteux pour elle.

Un procès l'encombre un.

Bah, bon... Bah.

Parlons à ce jeune homme.

S'il ne faut que de l'argent pour mettre dans nos intérêts, je... Oh non.

Pas comme ça.

C'est le garçon de France le plus désintéressé.

Tant pis, ces gens-là sont bourraliens.

Comme ton père est obligé de faire un voyage.

Comme ton père est obligé de faire un voyage.

Comme mon père.

Ton père.

Répète, comme mon père est obligé de faire un voyage.

Comme mon père est obligé de faire un voyage.

Tu le connais de vue, mais tu ne sais pas son nom.

Donc je le connais de vue, mais je ne sais pas son nom.

Tu as l'ordre de ne donner cette boîte qu'à celui à qui elle appartient.

J'ai l'ordre de ne donner cette boîte qu'à celui à qui elle appartient.

J

'ai

l'ordre de ne donner cette boîte qu'à celui à qui elle appartient.

Entrez-nous la boîte.

Le portrait d'une dame est dedans.

N'est-ce pas vous, monsieur le comte ? Non, non, non, sûrement pas.

Certainement pas vous, monsieur.

Je sais qui vous cherchez.

Un grand homme.

Il s'appelle monsieur Dorante. Il me semble que c'est son nom.

Portrait d'une dame, qu'est-ce que cela signifie ? Avez-vous remarqué le

portrait ? Non, j'ai pas pris garde à quoi il ressemble.

C'est de moi dont il s'agit.

Vous n'avez qu'à me remettre la boîte.

Il faut avoir toute sûreté.

Vous voyez que je suis en paix.

Il est donc, je vous prie, le soin de la lui rendre quand il sera venu.

Non, je n'y manquerai pas.

Mais si, mais non. Tu me dis qu'elle viendra avec le tortrain.

Dorante, vous êtes si aimable.

Je serais bien injuste de ne pas vous aimer.

Mais Gignan... Oh, point de mystère.

Je la tiens.

C'est la boîte, mon Dorante.

Vous m'avez sonné, madame ? Martin, qu'est-ce que c'est qu'un portrait dont

monsieur le comte me parle, qu'on vient d'apporter ici à quelqu'un qu'on ne

nomme pas et qu'on soupçonne être le mien ? Astruz et moi de cette histoire

-là ? Ce n'est rien, madame. Il n'y a rien là qui vous intéresse.

Comment savez-vous, mademoiselle, vous n'avez pas vu le portrait ? N'importe, c

'est tout comme si je l'avais vu.

Je sais qui le regarde.

Eh bien, si vous êtes inscrite, dites-nous donc de quoi il est question,

car je veux le savoir.

Parlez ! Eh bien, madame, c'est mon portrait.

Votre portrait.

Eh bien, oui, mais... Et pourquoi non, s'il vous plaît ? Vous ne pouvez pas

tant se récrier ? Je suis assez comme monsieur le comte. La chose me paraît

singulière.

Et qu'est-ce qu'a fait cette dépense-là pour vous ? Un très aimable homme qui m

'aime.

Qui a de la délicatesse et des sentiments.

Et qui me recherche.

C'est Dorothée.

Mon secrétaire.

Lui-même ? Mais ça, avec ses sentiments.

Depuis qu'il est ici, a-t-il eu le temps de vous faire peindre ? Mais ce n'est

pas d'aujourd'hui qu'il me connaît.

Allez donc.

Je n'ai pas encore ouvert la boîte, mais c'est moi que vous allez voir.

Il me voilà bien loin de mon compte.

Je m'évitais bien, c'est madame.

Madame, il est vrai.

Tu avais raison tantôt.

Mais par quel hasard avez-vous cru que c'était vous ?

Ma foi, madame, dorante même jusqu'à refuser sa fortune pour moi.

Je conclue donc que c'est moi qui l'a fait peindre.

Mais j'ai eu tort.

J'ai pourtant mal conclu.

Moi, j'y relance.

Tant d'honneur ne m'appartient point.

Je crois avoir toute l'étendue de ma méprise, mais je me tais.

Mais quel bruit entendons-nous là ? Je crois qu'il devait intervenir.

Quel sujet avez-vous donc de corréler ? Me dites ce qui se passe.

Madame, voici la cause de la dispute.

En arrangeant l'appartement de M. Dorant, j'ai vu par hasard un tableau où

Madame est peinte.

Et j'ai cru qu'il fallait l'ôter. Il n'avait que faire l'art.

Il était point décent qu'il y restât, de sorte que j'étais pour le détacher. Ce

butor est venu pour m'en empêcher. Et puis, il s'en est fallu que nous soyons

battus. Sans doute. Mais de quoi t'avises-tu d'ôter ce tableau qui est

tout à fait gracieux ?

que mon maître considérait, il n'y avait qu'un moment, avec toute la satisfaction

possible, car je l'avais vu, qu'il avait contemplé de tout son cœur.

Et il prend fantaisie à ce brutal de le priver d'une peinture qui réjouit cet

honnête homme. Mais voyez la malice ! Autrui quelque autre même, s'il en a

trop. Mais laisse-lui cette pièce, animal ! Qu'est-ce donc que vous

voyez et que je ne vois point ? Je manque de pénétration.

J'avoue que je m'y perds.

Je ne vois pas le sujet de me défaire d'un homme qui m'est donné de bonnes

mains, qui est un homme de quelque chose, qui me sert bien et que je trouve

bien, peut-être.

Qui n'échappe pas à la pénétration, par exemple.

Que vous êtes aveugle.

Pas tant.

Chacun a ses lumières.

Je garde le silence sur Dorante.

Je reviendrai simplement voir ce que vous pensez de lui.

Et si vous le congédiez, comme je le présume...

Il ne tiendra qu'à vous de prendre celui que je vous offrais, que je retiendrai

encore quelques temps.

Restez, monsieur le comte.

Je vais parler à Dubois.

S'il me donne des motifs raisonnables de renvoyer ce secrétaire assez hardi pour

regarder un tableau, il ne restera pas longtemps chez moi. Sans quoi, on aura

la bonté de trouver bon que je le garde en attendant qu'il me déplaise.

À moi ? Eh bien, il vous déplaira.

C'est l'écoute de vous qui me force actuellement de parler, sous prétexte de

t'interroger sur ce que tu sais de lui.

Ma mère et M.

le comte attendent que tu vas m'en apprendre des choses étonnantes.

Quel rapport leur ferai-je à présent ? Il n'y a rien de plus facile à raconter.

Ce rapport sera que les gens qui le connaissent vont dire que c'était un

homme incapable de l'emploi qu'il a chez vous.

Quoi qu'il soit fort habile, au moins, ce n'est pas cela qui lui manque.

Oui, mais il y aura un inconvénient s'il en est capable.

On me dira de l'envoyer, il n'est pas encore temps.

J'y ai pensé depuis.

La prudence ne le veut pas et je suis obligée de prendre des biais et d'aller

tout doucement avec cette passion si excessive que tu dis qu'il a et qui

éclaterait peut-être dans sa douleur.

Me ferais-je un désespéré ? Ce n'est plus le besoin que j'ai de lui qui me

retient, c'est moi que je ménage.

Tu t'imagines que je ramène à M. Doran sa chemise toute brûlée ? Ça vous

regarde.

À moins que ce qu'a dit Marjolaine soit vrai, ou quelqu'un, je l'aurais pu la

craindre.

Elle prétend qu'il l'avait déjà vue chez M.

Rémy et que M.

Rémy... a dit lui-même que Dorante l'avait vu chez lui et qu'il l

'aimait depuis longtemps et qu'il fallait qu'ils se mariassent.

Non, on n'a vu Martin ni de près ni de loin.

C'est M. Rémy qui a débité cette fable-là à Martin dans le dessin de les

marier ensemble.

Il t'a tout raconté.

Oui.

Je guérirai beaucoup de ce mariage avec Martin.

Je croyais qu'il m'oublierait.

Point du tout. Il n'est question de rien.

Attends.

Comment faire ? Si lorsqu'il me parle, il me mettait en droit de me plaindre de

lui. Mais il ne lui échappe rien.

Je ne sais de son amour que ce que tu m'en dis.

Et je ne suis pas assez fondée pour le renvoyer.

Il y aurait qu'il me fâcherait s'il parlait.

Mais il serait à propos qu'il me fâche.

Monsieur de rentrer point digne de madame.

S'il était dans une plus grande fortune, comme il n'y a rien à dire à ce qu'il

est né, ce serait une autre affaire. Mais il est riche qu'en mérite et ce n

'est pas assez.

Oui, vraiment non.

Voilà les usages.

Je ne sais pas comment je le traiterai, je n'en sais rien.

Je verrai.

J'ai envie de lui tendre un piège.

Tout le monde ici m'en veut.

Me persécutent, conspirent pour me faire sortir.

J'en suis consterné.

Je tremble que vous ne cédiez à leur inimitié pour moi.

J'en tremble.

Tranquillisez-vous.

Vous ne défendez point de ceux qui vous en veulent. Ils ne vous entendent encore

faire aucun tort. Dans mon esprit, tous leurs petits complots n'aboutiront à

rien.

Je suis la maîtresse.

vous conseillez une chose, ne leur paraissez pas si alarmés.

Je vous sais bon gré de votre attachement et de votre fidélité, mais

dissimulez-en une partie.

C'est peut-être ce qu'ils indisposent contre vous.

Conformez-vous à ce qu'ils exigent, ce qui les persuadera que vous les avez

bien servis, car toutes réflexions faites.

Je suis déterminée à épouser le comte.

T'es terminée, madame ?

Entrez,

Dorothée.

Entrez. Et écrivez le billet que je vais vous dicter.

Il y a tout ce qu'il faut sur cette table, là.

Mais pour qui, madame ? Pour le comte, qui est sorti d'ici extrêmement inquiet.

Et que je vous surprends bien agréablement par le petit mot que vous

allez lui écrire en mon nom.

Eh bien, vous n'allez pas à la table ? À quoi arrivez-vous ? Oui, madame.

Êtes-vous prêt à écrire ? Madame, je ne trouve pas de papier.

Vous n'en trouvez pas, voilà devant vous.

Il est vrai, madame.

Écrivez.

Hâtez-vous de venir, monsieur.

Votre mariage est sûr.

Avez-vous écrit ? Comment ? Quoi, vous ne m'écoutez donc pas ?

Votre mariage est sûr, hâtez-vous de devenir monsieur, votre mariage est sûr.

Madame veut que je vous l'écrive et vous attend pour vous le dire.

N'attribuez point cette résolution à

la crainte des suites

que madame pourrait avoir d'un procès douteux.

Qu'est-ce que ça signifie ? Vous trouverez-vous mal ? Je vous ai assuré

que vous le gagneriez.

Madame, douteux, il ne l'est pas.

N'importe.

À chevet.

Je ne me trouve pas très bien, madame.

Qu'est-ce que c'est subitement ?

Pliez la lettre et mettez à monsieur le comte Dorimon.

Vous direz à du bois qui la lui porte.

Vous avez offert en différentes occasions de me marier, madame.

Vous avez offert en différentes occasions de me marier, madame.

Et jusqu'ici, je ne me suis point trouvée disposée à profiter de vos

bontés.

Aujourd'hui, monsieur me recherche.

Vous avez offert en différentes occasions de me marier, madame.

Et jusqu'ici, je ne me suis point trouvée disposée à profiter de vos

bontés.

Et aujourd'hui, monsieur me recherche.

Il vient même de refuser un parti infiniment plus riche.

Et le tout pour moi.

Du moins, me l'a-t-il laissé croire.

Ainsi, monsieur, vous n'avez qu'à parler à madame.

Si elle m'accorde à vous, vous n'aurez point de peine à m'obtenir de moi-même.

Je suis charmée de ce qu'elle vient d'apprendre.

Vous avez fait un très bon choix.

Mais, madame, je ne songe pas à elle.

Vous ne songez pas à elle ? Vous dites que vous l'aimez ? Mais non, ça c'est

une erreur où monsieur Rémy l'a jetée sans me consulter.

Je n'ai pas osé lui dire le contraire dans la crainte de m'en faire une

ennemie auprès de vous.

Je suis hors d'état de donner mon cœur à personne, je l'ai perdu pour jamais.

Mais vous avez tort, il fallait désabuser Martin.

Elle vous aurait peut-être empêché de me recevoir.

Et mon indifférence l'ont dit assez.

Mais dans la situation où vous êtes, quel intérêt aviez-vous d'entrer dans ma

maison et de la préférer à une autre ? Je trouve plus de douceur à être chez

vous, madame.

Il y a quelque chose d'incompréhensible dans tout ceci.

Voyez-vous souvent la personne que vous aimez ? Pas

souvent à mon gré, madame.

Et je la verrai à tout instant que je croirai ne pas la voir assez.

Et ne devez-vous pas l'épouser ? Elle vous aime sans doute.

Hélas, madame, elle ne sait pas seulement que je l'adore.

Non, mais je ne vous interroge que par étonnement.

Elle ignore que vous l'aimez, dites-vous, et vous lui sacrifiez votre

fortune.

Voilà l'incroyable.

Comment, avec tant d'amour, avez-vous pu vous taire ? On essaie de se faire

aimer, ce me semble.

Cela est naturel et pardonnable.

Oh, madame, être aimée, moi, non.

Son état est bien au-dessus du mien.

Mon respect me condamne au silence.

Je mourrai du moins sans avoir eu le malheur de lui déplaire.

Je n'imagine pas de femme qui mérite d'inspirer une passion si étonnante. Je

ne m'en imagine pas.

Elle est donc au-dessus de toute comparaison ? Je ne connais rien de si

beau.

Je ne connais rien de si beau.

Ni de si aimable qu'elle.

Votre conduite blesse la raison. Que prétendez-vous avec cet amour pour une

personne qui ne saura jamais que vous l'aimez ? Cela est bien

bizarre.

Le plaisir de la regarder.

Et d'être avec elle quelquefois, et tout ce que je me propose, madame.

Avec elle ? Oubliez-vous que vous êtes ici ?

Je... Je veux dire avec son portrait.

Quand je la vois pas.

Avec son portrait ? Est-ce que vous l'avez fait faire ?

Non, je l'ai peint moi-même.

Je me serais privé de son portrait si je n'avais pu l'avoir que par le secours d

'un autre.

Montre-moi ce portrait.

Il m'en est tombé un par hasard entre les mains.

Monsieur, pardon.

Elle vous a vu. Non, non, non, madame, je ne crois pas. Elle vous a vu vous

dire, allez-vous en, vous êtes insupportable.

Doran, s'est-il déclaré, madame ? Est-il nécessaire que je lui parle ? Non, il ne

m'a rien dit. Je n'ai rien vu d'approchant ce que tu m'as raconté.

Et qu'il ne me soit plus question. Ne t'en mêlez plus.

Je me suis concurré de la conversation que j'ai d'abord avec elle.

Il faut que tu m'écoutes plus.

Réparer du papier. Les mots suivront.

Il s'agit de faire sortir cet homme-ci. C'est facile, j'ai déjà dit à madame qu

'il n'entendait pas les affaires.

Tu me l'avais bien dit, Dubois.

Quoi donc ? Je ne me souviens plus de ce que c'est.

Que ce secrétaire osait lever les yeux sur madame.

J'ai dit ça à moi.

Il y avait dans ce regard quelque chose qui n'était pas dans l'ordre.

Ne te désespère pas.

Je sais qu'Arlequin possédait une lettre, mais on saura davantage.

Une lettre ? Nous négligeons rien.

Il faut l'achever pendant que les petits tours dillent.

Mettez la lettre dans une enveloppe. Que j'ai souffert dans ce dernier entretien.

Il me semble que cette aventure-ci mérite un peu d'inquiétude.

Sais-tu bien ce qui arrivera ? Qu'elle prendra son parti.

Et qu'elle me renverra.

Tout d'un coup.

Il est trop tard, l'heure du courage est passée, il faut qu'elle nous épouse.

Elle est confuse de ce que Martin m'a surpris à ses genoux.

Vraiment des confusions ? Il n'y est pas, mais pendant les chevilles et bien

d'autres.

Armand, pourtant, m'a dit que je lui étais insupportable.

Elle a raison.

Vous en parlez de son bien, de son cœur.

Et cette femme ne criera pas.

Allez, vite, plus de raisonnement. Laissez-vous conduire la lettre. Allez.

Veux-tu me donner ta lettre ? Je veux envoyer quelqu'un dans ce quartier-là et

on la rendra à son adresse.

Vous êtes très désagréable, mademoiselle.

T'es fou ! Oui, mais c'est un contre-coeur.

Parce que c'est mon camarade que je sers qui m'a dit de porter ces trucs, d'être

dans ces trucs, comme je ne sais pas, je cherchais sur le plan.

Ce cher monsieur l'agent et ce jeune secrétaire qui nous encombre, c'est

votre neveu. Oui, madame.

Et bientôt, votre neveu qu'il est, vous nous ferez un grand plaisir de le

retirer. Ce n'est pas à vous que je l'ai donné.

Non, mais c'est à nous qu'il est donné. À moi et à monsieur le comte, me voilà,

et qui doit épouser ma fille.

Maintenant, maintenant, c'est qui ? Vous avez le ton bien rock, monsieur Rémy.

Vos compliments ne sont pas propres à la douceur, madame.

Il n'est pas si peu essentiel que vous dites que l'autre ne me

plaise, madame.

Elle n'est pas une étrangère dans la maison.

Votre dorante est un impertinent.

Ce mot-là ne signifie rien dans votre bouche, madame Argante. Dans ma bouche ?

Mais, monsieur le comte, est-ce que vous ne lui imposerez pas de se taire ? Me

taire ?

Il y a donc 50 ans que vous ne savez ce que vous dites, monsieur Rémy.

Qu'y a-t-il ? On dirait que vous vous disputez.

Il s'agit de Dorante.

Avez-vous sujet à vous plaindre de lui ? Ah non, que je sache.

Je ne le connais que pour un homme très estimable.

Si j'écoute madame votre mère, il faut pourtant que je vous en délivre. On se

jette là dans de grands excès, monsieur.

Je n'y ai pas le pas.

À l'égard de Dorante, la meilleure justification que j'ai pour lui, c'est

que je le garde.

Vous dites que vous le gardez, mais vous... Vous n'en ferez rien. Il

restera, je vous assure.

Soyez-vous d'humeur à garder un secrétaire qui vous aime ? Mais pourquoi

vous dites que mon secrétaire me haïsse ? Quand

je vous dis qu'il vous aime, j'entends qu'il est

amoureux de vous.

En bon français, qu'il est ce qu'on appelle amoureux, qu'il soupire pour

vous, que vous êtes l'objet secret de sa tendresse.

L'objet secret de sa tendresse ?

de honte.

Oh, oui.

Très secret, je pense.

Ah,

je ne me croyais pas qu'il y avait un truc à voir.

Mais dès que vous devinez de vrai et secret, que ne devinez-vous que tous mes

gens sont comme lui ? Peut-être qu'il m'aime aussi.

Que sait-on ? Traitons la chose un peu plus sérieusement.

Vos gens ne vous font pas peindre. Vos gens ne se mettent point à contempler

vos portraits.

En vérité, madame, vous seriez la première à vous moquer de moi. Ce que

vous dites me faisait la moindre impression.

Ce serait une enfance à moi que de le renvoyer sur un pareil soupçon.

Est-ce qu'on ne peut me voir sans m'aimer ? Je n'y saurais que faire.

Monsieur Rémy ! Monsieur Rémy, vous qui me voyez assez souvent, j'ai envie de

deviner que vous m'aimez aussi.

Mais madame, à l'âge de mon neveu, je ne mentirais pas mieux qu'on dit qu'on s

'aime. Qu'il ne s'en tire.

Je n'y saurais que faire. Il faut bien m'y accoutumer et prendre mon parquet là

-dessus. Vous lui trouvez l'air galant, dites-vous.

Je n'avais pas fait garde et je ne lui en ferai point un reproche.

Il y aurait la bizarrerie à se fâcher de ce qu'il a bien fait.

Je suis d'ailleurs comme tout le monde.

J'aime assez les gens de bonne mine.

Je vous demande pardon, madame, si je vous interromps.

Mais j'ai lieu de présumer que mes services ne vous sont plus agréables.

Dans la conjoncture présente, il est naturel que je sache mon sort.

Son sort, le sort d'un secrétaire, que cela ait beau.

Pourquoi n'aurait-il pas un sort ? Voilà des emportements qui m'appartiennent.

Quelle est cette conjoncture, monsieur, et le motif de votre inquiétude ? Vous

le savez, madame, il y a là quelqu'un que vous avez envoyé chercher pour

occuper ma place.

Mais ce quelqu'un-là est fort mal renseigné, désabusez-vous.

C'est pas moi qui l'ai fait venir.

Mais Martin, il a m'assuré que je ne serai plus ici d'ici une heure.

Mais Martin vous a tenu à force au discours.

Allez, Dorante, tenez-vous en repos.

Si vous l'homme du monde qui me convainc le moins, vous resteriez.

Dans cette occasion-ci, c'est à moi-même que je dois cela.

Je me sens renforcée du procédé qu'on a avec moi.

Et je vais faire dire à cet homme d'affaires qui se retire que ceux qui l

'ont amené sans me consulter le ramènent et qu'il n'en soit plus parlé.

Ne vous pressez pas de le renvoyer, madame.

Voici une lettre de recommandation pour lui.

Et c'est M.

Dorand qui l'a écrite.

Je vous conjure, mon cher ami, d'être demain sur les 9h du matin chez vous.

J'ai bien des choses à vous dire.

Je crois que je vais sortir de chez la dame que vous savez.

Elle ne peut plus ignorer la malheureuse passion que j'ai prise pour elle et dont

je ne guérirai jamais.

De la passion, entendez-vous, ma fille.

Un misérable ouvrier que je n'attendais pas est venu ici pour m'apporter la

boîte de ce portrait que j'ai fait d'elle.

J'étais absent.

Il l'a laissé à une fille de la maison.

Ainsi, je pense qu'on va tout découvrir et qu'avec le chagrin d'être renvoyé et

de perdre le plaisir de voir tous les jours celle que j'adore.

Que j'adore.

Ah, que j'adore.

J'aurais encore celui d'être méprisé d'elle.

Non pas à cause de la médiocrité de ma fortune, une sorte de mépris dont je n

'oserais la croire capable, mais seulement du peu que je vaux auprès d

'elle, et je suis déterminé à vous suivre.

Bon voyage au galant.

Bon motif d'embarquement.

Eh bien, ma fille, en avez-vous le cœur net ? L'éclaircissement m'en paraît

complet.

Eh bien, quoi, c'est de l'amour qui va.

Et c'est pas d'aujourd'hui que des belles personnes en donnent.

Enfin, madame.

À ce que je vois, vous en voilà délivré.

Qu'il devienne tout ce qu'il voudra, présent. Tout le monde a été témoin de

sa folie et vous n'avez plus rien à craindre de sa douleur.

Il ne dit mot.

Au reste, je viens seulement de le rencontrer, plus mort que vif, qui

traversait la galerie pour aller chez lui.

Vous auriez trop ri de le voir soupirer.

Il m'a pourtant fait pitié.

Je l'ai vu si défait, si pâle et si Triste que j'ai eu peur qu'il ne se

trouve mal.

Eh bien, qu'on aille donc voir.

Quelqu'un l'a-t-il suivi ? Que ne secouriez-vous ? Faut

-il le tuer, cet homme ? Voilà qui finit.

Je ne suis venu que pour dire une chose. C'est que je pense qu'il demandera à

vous parler.

Et je ne conseille pas à madame de le voir davantage. Ce n'est pas la peine.

Ne vous embarrassez pas, ce sont mes affaires.

Un mot vous en est-il ? Et cela par le moyen de cette lettre qu'on vous a lue

et que Mlle Marton a tirée d'Arlequin, par mon avis.

Je me suis douté qu'elle pourrait vous être utile et c'est une excellente idée

que j'ai eue là, n'est-ce pas, madame ?

Quoi ?

C'est à vous que j'ai l'obligation de la scène qui vient de se passer ? Oui,

madame.

Ne vous présentez plus devant moi.

Hélas madame, j'ai que de bien le faire.

C'est un amour que je n'aurais jamais su.

Votre intention est belle que je sorte dès aujourd'hui, madame ? Comme vous

voudrez.

Cette aventure-ci est bien triste pour moi.

Oh, prenez l'explication, s'il vous plaît.

Je suis au désespoir. Est-ce que vous êtes fâchée de vous en aller ? Eh bien,

restez, mademoiselle.

Restez, j'y consens.

Mais finissons.

Et après les bienfaits dont vous m'avez comblé, que ferai-je auprès de vous ? À

présent que je vous suis suspecte et que j'ai perdu toute votre confiance.

Et que voulez-vous que je vous confie ?

A votre âge des secrets, vous voulez dire ? Il est pourtant vrai que vous me

renvoyez, madame, étouffiant ma disgrâce.

Elle est dans votre imagination, vous me demandez votre congé, je vous le donne.

Oh, madame, mais pourquoi m'avez-vous exposée au malheur de vous déplaire ?

J'ai persécuté par ignorance l'homme du monde le plus aimable,

qui vous aime plus qu'on n'a jamais aimé.

Hélas ! Et à qui je n'ai rien à reprocher ? Car il m'a tout dit.

J'étais son ennemi et je ne la suis plus.

Il ne m'avait jamais vue.

C'est M.

Rémy qui m'a trompée.

J'excuse Dorante.

À la bonne heure ! Madame, pourquoi avez-vous la cruauté de m'abandonner ?

Au hasard, il y a un homme qui n'est pas fait pour moi.

qui est digne de vous, et que j'ai jeté dans une douleur dont je suis pénétrée.

Tu l'aimais donc, Martin ? Ils sont là, mes sentiments.

Rendez-moi votre amitié comme je l'avais, je serai contente. Oh, mais je

te la rends vite entière ! Oh, mais vous la consolez ! Je prétendais te faire

venir, mais tu es sacrée !

Monsieur Doran peut vous rendre compte des paperasses qu'il a eues dans les

mains depuis qu'il est ici.

Il peut venir ? Il n'ose plus se montrer.

Où est-il ? En bas.

Je vous conduis.

Laisse-moi.

Dorothée

T'as honte ?

Madame

? T

'as

honte ?

Pourquoi vouloir me rendre compte de mes papiers ? Je m'en fie bien à vous.

Ce n'est pas là-dessus que j'aurai à me plaindre.

Madame, j'ai autre chose à vous dire.

Un de vos fermiers est venu tantôt, madame.

Un de mes fermiers ? Oui,

cela se peut.

Ah oui, oui, madame, il est venu.

Je n'en doute pas.

J'ai de l'argent à vous remettre.

Ah, de l'argent ? Nous verrons.

S'il vous plaira, madame, de le recevoir.

Oui, je le recevrai, vous me donnerez. Je ne sais plus ce que je lui réponds,

là.

Ne serait-il pas temps que je vous l'apporte ce soir ? Ou demain ?

Demain, dites-vous ? Comment vous gardez jusque-là après ce qui est arrivé

? De tout le reste de ma vie que je vais passer loin de vous, je n'aurai plus que

ce seul jour qui m'en serait précieux.

Il n'y a pas moyen d'inventer.

On sait que vous m'aimez.

Et on croirait que je ne suis pas fâchée.

Il y en a, madame, que je vais être à plaindre. Allez, devant chacun ses

chagrins.

Moi, j'ai tout perdu.

Vous savez, je vais être éloigné de vous.

Vous serez assez vengé.

Laissez-moi, moi, votre portrait.

Vous donnez mon portrait. Songez-vous que ce sera vous et que je vous aime ?

Que vous m'aimez, madame, quelle idée.

Qui pourrait se l'imaginer ? Et voilà pourtant ce qui m'arrive.

Je n'en sais plus où je suis.

Cette joie me transporte.

Je ne le mérite pas, mais elle me transporte, madame. Adore, adorez votre

joie.

Vous allez me loter cette joie, madame.

Vous allez me noter, mais n'importe, il faut que vous soyez instruite.

Comment que voulez-vous dire ?

Dans

tout ce qui s'est passé chez vous, il n'y a rien de vrai.

Mon amour qui est infini est le portrait que j'ai fait.

Toutes les incidents qui sont arrivés par de l'industrie d'un domestique.

Un domestique qui savait mon amour.

qui m'en plaint et qui parle cher, mais l'espérance de vous voir, pour ainsi

dire, forcée de consentir à son stratagème, il voulait me faire valoir

auprès de vous.

Voilà, madame, ce que mon âme ne me permet pas de vous cacher.

Si j'apprenais cela d'un autre que de vous, je vous haïrais sans doute.

Mais l'aveu que vous m'en faites vous-même, dans un moment comme celui

-ci, change tout.

Ce trait de sincérité me charme, me paraît incroyable.

Et vous êtes le plus honnête homme du monde.

Après tout, puisque vous m'aimez véritablement, ce que vous avez fait

pour gagner mon cœur n'est pas inflammable.

Il lui permit à l'amant de chercher les moyens de plaire.

Et on doit lui pardonner lorsqu'il a réussi.

The day is my enemy.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.