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Prépare un petit peu de rose sur les joues.
Mais t'es parfaite ! Qu'est-ce qu'on peut faire de plus avec toi ?
On a la robe et on n'a plus la princesse. La petite est malade. C'est
pas vrai.
Et comment on va faire ? Il n'y a plus qu'à la passer à une autre.
Qui va porter le costume de Blanche-Neige ? Moi ! J'avais 5 ans. Mon
cœur battait pour la plus belle de la classe qui ne m'avait jamais regardé.
Tu vas nous sauver.
Je sentais enfin ses yeux poser sur moi.
C'était merveilleux.
Elle s'appelait Aurore.
J'ai cru mourir.
Mais vous n'êtes pas mort.
Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? C'est dangereux, l'amour ? Mais non, mais
je... J'ai pas peur des femmes, moi, j'ai pas de problème avec les femmes,
les femmes m'aiment, tout va bien de ce côté-là.
Vous venez me voir pour quoi, alors ? Je vous l'ai dit.
Je... Je me brosse les dents trop longtemps.
Au début, ça me prenait trois minutes.
comme le recommande l'Union de la Santé Bucodentaire.
Et maintenant, ça peut me prendre jusqu'à une demi-heure.
Et si je ne le fais pas, je me sens mal.
C'est une application smartphone qui me permet de comptabiliser mes rapports
sexuels sur l'année et de comparer mes résultats d'une année sur l'autre.
Voilà, alors un visuel très ludique.
Le sexe de notre ami s'allonge au fur et à mesure qu'on additionne les rapports,
tel le nez de Pinocchio.
1, 2, 3, 25 rapports. Mais attention, regardez.
Ah, on a une petite défaillance, mais il y a une jolie remontée en 2016.
Et les femmes, dans tout ça ? Ah, tu fais bien de poser la question, Sophie,
c'est ça ? Oui.
Nos amis, les femmes, sont largement représentées. Regarde, on clique sur un
anglais pour définir leur profil. Et hop, on coche.
Blonde, asiatique, brune, enfin, tu vois. C'est une blague.
Oui, en quelque sorte.
C'est ce qu'on appelle de l'humour.
Mais je peux t'expliquer de quoi il s'agit si t'es libre à dîner ce soir.
C'est top.
J'adore.
C'est fun. C'est dans l'air du temps. On peut le décliner pour les homos.
Moi, je dis champagne.
On va faire un carton.
Je peux vous proposer un verre ? Vous êtes direct ou ? Non, c'est pour la
dédicace du nouveau roman de Christophe Lamy. Ah, c'est le gros là-bas ? Euh...
Oui.
Bon, champagne, jus d'orange ? Qu'est-ce que vous êtes grande ? C'est un problème
? Champagne.
Vous savez comment on appelle un cocktail à base de champagne et de jus d
'orange ? Oui, un mimosa.
Si vous voulez bien m'excuser. Quand vous le dites, vos lèvres, elles forment
un cœur. C'est très joli.
Vous dites-le pour moi.
Bonjour. Bonjour.
Merci.
Tout se passe bien, Christophe ? Oui, et vous ? Si vous croyez que je n'ai pas vu
de rague.
Oh, pitié.
Et vous importunez ? Pour son genre, pourtant.
Vous le connaissez ? Depuis 20 ans.
C'est un type charmant.
Mimosa. Encore ? Mimosa.
Encore. Mime hors coutume.
Ça se va bien le mari, non ? Ah ouais ? Ouais, ça donne un petit air sérieux.
Ah bon, je reviens du boulot, là, tu sais, je suis habituée. Tu fais quoi
dans la vie, déjà ? Je t'ai demandé dix fois, à chaque fois que je vous dis. Ah,
je suis avocat. Excuse-moi. Je suis pas très heureuse. Eh, viens voir, toi.
Elle ne te retombe pas.
La grande brune.
Meuf pulpeuse. De quoi on parle ? Si ton mère, on a tous essayé, elle doit être
lesbienne. Non, non, vas-y. C'est qui ? Alexandra, mon assistante. Un cauchemar.
Oh,
ma princesse !
Il y a l'audition de danse de Suzanne, c'est important aussi.
La sortie de mon bouquin, c'est quand même quelque chose, non ? Bah oui, mais
tu vois, le monde ne s'arrête pas de tourner.
Bon, qu'est-ce qu'on fait ? J'ai faim, moi. On peut aller chez vous ? Ah ouais,
bonne idée ? Ah non, non, pas ce soir. Faut que je fasse dîner les enfants, il
y a encore les devoirs à faire.
Lolo, sois bon esprit.
Il est fan d'art, lui.
Je crois que tu te rends pas bien compte, en fait, Damien.
Remarque, c'est normal, tu penses qu'à ta gueule à longueur d'année.
Tu vois, par exemple, quand tu t'incrustes à la maison cinq soirs par
semaine, c'est cool, hein ? Mais après ma journée de taf, c'est moi qui fais
les courses, c'est moi qui fais la bouffe. Et accessoirement, c'est moi qui
fais la vaisselle une fois sur deux.
Bon, débarrasse, quand même.
Ouais, c'est vrai, c'est hyper sympa.
Mais j'aurais trouvé ça gentil d'inverser les rôles le jour de mon
anniversaire. Eh ben ouais, super, on fait ça.
C'est quand, ton anniversaire ? Le mandat, Christophe ? On y va, les
enfants ? Tu viens, Sybille ? C'est aujourd'hui ? Je vais le payer cher, ça.
Putain, mais... Allez, vas-y !
T'es pas sur le coup.
On trouve un fleuriste.
Merci Alexandra, vous pouvez y aller.
D'accord.
A demain et encore bravo.
Et nous, on se revoit quand ? Dans une autre vie.
Tu n'y es pas. Elle te soupçonne de l'avoir trompée ? Oui.
Elle n'a pas de preuves, donc tu n'y es pas.
Salut Erika.
Salut Damien.
Tu veux pas venir prendre un petit apéron, là ? Arrête, me tente pas !
Cotine !
Damien
? Eh, mec ! Mec ! Mec ! Mec ! Mec !
Dame ? Dame.
Dame.
Dame. Dame.
Dame, yo.
Les pompiers arrivent.
Tu me vois ? Je suis là.
Damien ? Damien ? Bonjour.
Ecartez-vous, s'il vous plaît.
Monsieur ? Monsieur, vous m'entendez ? Oui.
Ouvrez bien les yeux.
Vous êtes joli.
Qu'est-ce qui s'est passé, monsieur ? On marchait tranquille et là, il y a deux
bonnes femmes qui ont commencé à nous suivre, à nous emmerder. Alors on a
couru et mon ami s'est pris ce poteau.
J'ai eu la peur de ma vie.
Et vous avez quel âge, monsieur ? L'âge qui tue.
Vous avez mal quelque part ? Vous avez bu ? Amimosa, mais ça compte pas, si.
Arrête. Vous avez une maladie ? Vous prenez des médicaments ? La pilule, non
? Mais non, mais arrêtez de conneries, Christophe. Excusez-le.
Non, non, ça va.
Je vais rentrer chez moi. D'accord. Vous habitez loin ? Deux rues.
Et vous ? Allez, appuyez-vous sur moi. Non, ça va. Ça va, allez, je vous
assure.
Merci. Merci beaucoup, mesdames.
Alors, on se promène ? Si vous foutez, vous sortez, sans
nous. J'ai commandé des pizzas, les enfants vous attendent. Ah, d'accord.
Elle a un truc, Sybille. Non ? J'aime bien. Elle est pas super barraquée, mais
elle est géniale.
Et c'est un bon parti.
Je te parle pas de l'épouser, du con.
Putain, Gilles, serre les couilles, là.
Ah, j'ai grossi ou quoi ? Il a rétréci, hein ? T'as mis un push-up ? Hein ?
Pourquoi tu te la fais pas refaire si elle pend ? T'es dingue, toi ? Ouais,
ouais, t'as raison, ça se voit, les couilles reflètes, t'es moche.
C'est froid.
On a beaucoup picolé, non ? Tiens, prends mon foulard.
Tu m'appelles si tu te sens pas bien ? Ouais.
Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête
! Arrête !
Arrête !
Tu es insupportable.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Qu'est-ce que c'est que ces fringues ?
Qui est-ce qui m'a foutu ça ici ? C
'est la danoise ? Attends, rien.
Où sont mes jeans ? Merde.
Jogging gris.
Jogging gris, t-shirt blanc.
Bonjour.
Bonjour. Beau sourire.
C'est un bon.
Je suis fou, là. Elle est où, Gladys ? Salut, Damien.
À son bureau. À son bureau, madame.
Fais attention, il est un peu transparent, ton t-shirt.
Ça t'excite ? C'est pas moi que ça va le plus exciter, tu sais.
Salut.
Salut.
Salut.
Bonjour.
Salut.
D'accord.
Dis donc.
C'est beau, ce parterre de femmes.
Ils sont où, les hommes ? Écoute, on fait ce qu'on peut.
Faut que je te parle.
C'est joli, ce tee-shirt. C'est sexy.
Je suis tout à toi. Pas vrai, toi.
Je vais pas aller par quatre chemins. J'ai pas retenu ton projet.
Assieds-toi.
T'as super bien bossé, comme d'habitude.
C'est intelligent, mais peut-être trop, finalement.
C'est ça, ce que t'as dit, Marco ? Marco ? Ah, pardon, quelle goujatte. Tu veux
un café ? Marco, deux cafés, s'il te plaît. Bon, Sophie, ça va bien deux
minutes. Damien, sois réaliste.
En l'occurrence, pour la cliente, un humour plus féminin, un peu bourrin,
mais très efficace, va mieux fonctionner que ce que tu nous proposes, qui est de
la dentelle.
C'est logique que ce soit une femme qui l'emporte sur ce coup-là.
Je prends toujours des super plus, j'ai des règles très à moment.
Tu sais que je t'aime beaucoup, Damien.
Moi aussi, je t'aime beaucoup.
Plus que tu crois, même.
Donc pas grand-chose pour que tous tes projets voient le jour.
Ah ouais ? Ouais.
Non. Tu vois, ce que j'aime dans l'idée de Fabienne, c'est que c'est fun, dans l
'air du temps.
On va pouvoir le décliner pour les lesbiennes, on va faire un carton.
Marco, ça va ? Viens avec toi.
On déjeune si tu veux.
J'ai un grand appareil de taboulé. Tu me montres le projet qui a été accepté ?
Tiens.
T'as vu le voimètre ? Non.
On pouvait pas faire ça.
Vous pouvez pas faire ça, c'est immonde.
Bon, je vous laisse.
Je... Je sais pas à quoi tu joues, ma grande.
Mais tu vas le regretter, c'est pas drôle. Bon, mon petit Damien, je vais te
parler comme un ennemi. Le mieux, c'est que tu poses quelques jours pour te
reposer. T'as beaucoup donné, t'es surmené, il faut que tu prennes soin de
toi.
Alors, sors, vois des copains, va au hammam, fais le foufou, ou reste au
calme avec ton chat, on s'en fout, mais reviens nous pimpant comme on aime, OK ?
Mais tu veux pas me faire une taille de gueule ? C'est mon projet.
Je ne t'avise plus de remettre les pieds ici.
Cinglé.
Faillique.
Admi, s'il vous plaît. Bonjour, monsieur. Bonjour.
Merci.
Madame, vous voudrez commander ?
Madame, on voudrait commander, s'il vous plaît.
Les hommes voilés, moi, je comprends pas.
Mais pourquoi, madame ? Qu'est-ce qu'on vous a fait ? On vient juste prendre un
café. En quoi ça vous dérange ? Je dis ce qui me plaît, hein.
Et ici, c'est mon établissement, donc je fais ce que je veux.
C'est toujours la même chose.
Dès qu'on a la tête couverte ou qu'on s'habille un peu trop court, c'est
toujours aux hommes qu'on s'en prend.
Les femmes, on leur reproche jamais rien.
Vous avez remarqué, monsieur ?
Papa, maman. Bonjour, mon poussinet. T'as fait une tête.
Tu fais ta tête de veau.
Voilà.
Alors, sur 20 et 10, c'est 2 qui décèdent. Merci.
Ça va, votre papa ? Coup de sucre, ça. Enfin, il est comme vous, il trouve
toujours l'énergie de se faire les ongles.
Mais ce sont les petits détails qui font la différence.
Ah, oui.
Allez, à la prochaine.
Au revoir, M. Fernandez. Au revoir, M.
Fernandez.
T'as des soucis, mon poupon ? C'est encore ton travail ? Tu vois, si t'avais
quelqu'un sur qui compter en cas de coup dur... Tu vas pas nous remettre le
couvert, non ? Quoi ? J'aimerais bien avoir des petits-enfants, moi.
Qu'est-ce que j'ai dit encore ?
Écoutez, vous avez lu le compte-rendu du neurologue.
Il explique bien que le scanner est bon.
Moi, j'ai pas besoin de les voir pour Radio Damien.
Moi, je vous dis qu'il y a un pépin.
C'est pas normal que deux types se fassent virer d'un bar parce qu'ils
portent un fouet à rafleur.
On marche sur la tête.
Ou alors je suis tombé dans un trou noir. Je suis... Je suis dans un univers
parallèle. Vous pensez ? C'est quand même pas moi qui suis fou.
Vous m'avez l'air tout ce qu'il y a de plus lucide, au contraire.
Si je vous demande qui est la présidente de la République... Pardon.
Vous sauriez me répondre.
Si ce n'était pas le cas, je vous promets que je vous adresserais à une
consoeur psychiatre, voire je vous ferais hospitaliser. Mais j'ai pas l
'impression que ce soit nécessaire.
Ça va pas, non ?
Salut, Sybille.
Ça va, ça va, et toi ?
Ce soir ?
Salut.
Écoute, c'est pas du tout ce que je croyais, c'est des collègues qui m'ont
dit que c'était parfait pour un premier rendez-vous, mais je crois qu'ils sont
foutus de ma gueule. Ça va, ça va.
J'adore, j'adore.
Ah d'accord, j'avais pas vu.
Si t'es pas à l'aise, on change d'endroit, y'a pas de soucis.
Non, ça va, ça va.
Un look bûcheron alors ce soir.
Ouais, j'aime bien l'écossais, ouais.
Attends, t'as peur ?
Qu'est-ce que tu bois ? Une coupec ? Euh, non, jamais de blanc, ça me
provoque des égrards.
Des quoi ? Le blanc, ça me provoque des égrards.
Tu prends une bière, je sais que ça fait pousser le vide et j'ai soif, là.
Excuse-moi.
Bah, après, je vais les sourire.
Ah ouais ? On t'a déjà dit ? Non, non, mais...
Merci.
T'as pris un truc avant de venir ? Peut-être, je sais pas.
On dirait que t'es sous champis, là.
Pardon.
Pardon.
Moi, mon mec m'a quitté parce que je voulais pas d'enfant, en fait. Et lui,
il avait l'horloge biologique qui tournait, donc bon... T'as les enfants,
toi ? Non, non.
C'est pas trop une souffrance ? C'est mon choix, sinon j'en aurais.
C'est bien, c'est courageux qu'il y ait des mecs comme toi.
Attends, elle est où la lumière ? Là.
Waouh ! Waouh ! Waouh ! Je suis désolée, je peux pas, Damien. Tu peux pas quoi ?
Non, mais t'es vu comme un singe ! Ben alors, c'est un problème.
Euh... Non, je peux pas toucher, ça me bloque.
Oh, le subil, il faut explorer ses limites, un peu.
Écoute, je trouve ça crade, vraiment.
Ferme les yeux.
Viens, on écoute. Oh !
Il y a ce surnombre, là ! Fais-lui la passe, elle est
toute seule, derrière ! Est-ce que tu peux me passer des thunes ? Faut que je
m'enchaîne des serviettes désautorisantes pour mon slip. Ah non,
les trucs de mec, tu vois, c'est la clé.
C'est la nature.
Prends les miennes dans la salle de bain, je les rachèterai.
Salut,
je vais à la danse.
Salut !
Tu sais quoi ? Je me demande si t'as pas un problème hormonal.
T'es nerveux, tu perds tes cheveux.
Mets un petit complément, là, c'est plus possible.
Si tu veux qu'on te regarde, il faut que tu fasses des efforts, Damien.
Je sais que c'est dur, mais vois ce qui t'est arrivé hier comme un signal d
'alarme depuis 20 ans.
Ah bon, mets un petit jean, un petit tee-shirt, t'es sexy, mais on peut plus
se le permettre.
Bon,
t'as décidé quoi pour ton boulot ? Mais qu'est-ce qu'elle fout, l'arbitre ?
Sanctions, cartons, c'est interdit, ce genre de plaquage.
Mon amour, tes cupcakes sont mortels.
Finis-les, je t'en supplie, parce que sinon, c'est moi qui vais le faire.
Et puis, j'y arrive pour faute grave, et il faut que tu réagisses, parce que
sinon, elles vont me bouffer tout cru.
Enfin, on en a un petit peu parlé avec Lolo. Chérie, explique-lui ce qu'il a
comme recours.
Eh ben, on peut les attaquer au prud'homme, si tu veux.
C'est long.
Non, tu sais, ce qui serait bien, c'est que t'aies le soutien d'une association
masculiste qui lutte contre les discriminations femmes-hommes au
travail. Mais elles sont hors-jeu, ces enfoirées d'anglaises ! Mais regarde-moi
ça ! Oh, regarde ! Ou vas-y, elle y va toute seule.
Oh putain, c'est énorme ! Vas-y, vas-y ma cocotte, essaie !
Tu pisses, tu pisses. Lolo, tu pisses.
Euh non, je perds les os.
Chérie, tu me files les clés de la bagnole ? Tu veux pas que tout le monde
lisse plutôt, non ? Bah non, ça va, je suis pas en mousse.
On prend une grande inspiration et on pousse.
Stop, on arrête de pousser.
Et voilà, on va laisser passer les épaules.
Voilà, très bien.
Je suis désolé, je suis désolé, on pensait pas que ça arriverait si vite,
je vous assure, sinon j'aurais anticipé.
C'est sa patronne.
C'est-à-dire ? Son congé paternité commence plus tôt, du coup, elle est
dans la merde.
Elle ? Alexandra.
Alexandra ?
Alexandra.
Alexandra Lamour qui tue les autres ? Oui.
Bien sûr. Ce que je vous propose, si vous voulez, c'est que je briefe la
personne que vous aurez choisie.
Qui ? Je ne sais pas qui on va trouver.
Oui, c'est pas con ça.
Ouais. Si je peux rendre service.
Alexandra, j'ai peut-être une solution.
C'est bon !
Merci à tous.
C'est ouvert.
Entrez, entrez. Enfin, soyez gentils d'enlever vos chaussures avant.
Ah, oui, oui.
Pardon.
Ça vous va bien, le bleu marine ? Ça vous donne un petit air sérieux ?
Pas approché, Fabien, n'ayez pas peur.
Damien, bonjour.
Ah oui, dis donc, est-ce que vous êtes grand, vous ? Pourquoi, c'est un
problème ? Non, non, c'est bien.
Qu'est-ce que c'est, ça ? C'est Ziggy, la caméléone.
Regardez, elle ne va faire qu'une bouchée de son visiteur.
Mais qu'est-ce qui vous arrive ? C'est la vie de mes abdos qui vous laisse pas
en toi ? Bah allez-y, c'est du béton.
Non mais plus fort.
Je vais vous faire mal. Je ne pense pas, non.
Bon.
Je suis pressée moi ce matin, mais il faut quand même que je vous montre deux,
trois bricoles.
Je vous offre un café. Non, tenez, je vous laisse me le faire, comme ça moi je
finis de me préparer.
Je l'aime très fort.
Moi aussi.
C'est la voiture de Molino.
Comment vous connaissez ça, vous ? La silhouette.
Elle est à tomber.
Moi, je l'ai conduite.
La Nardi Biciloro.
La Nardi Biciloro.
Moteur Giannini.
435 centimètres cubes. 62 chevaux. 7000 tours minutes.
450 kilos.
24 heures du Mans.
1955.
Donc, votre bureau à vous, ça sera ici. Le mien, c'est celui-là.
Pas touche. Je vous ferai la liste de vos tâches, la paperasse, le chéquier.
Vous avez vraiment le boulot à main, mais moi, ça me sauve.
Vous verrez, je suis très postite.
Vous ferez aussi la connaissance de M. Martel. C'est le gardien, il vient faire
le ménage le matin.
Parce que moi, en ce moment, j'écris, mais ailleurs.
Ah bon ? Non, mais attendez, là, je vous revois pas aujourd'hui. Vous êtes sage,
hein ? On peut savoir ce que vous écrivez ? Non.
On ne peut pas.
Vous avez lu ces livres, Madame l'Amour ? Non.
Ah ben, il faut.
Et je dis pas ça parce qu'il caracole à la tête des ventes.
Pas comme ça, moi.
Non, non, non, moi, ces histoires, elles me transportent.
Puis on sent que c'est une femme qui a écrit ça, hein. C'est puissant.
Est-ce que c'est une femme qui a écrit ça, c'est puissant ? Ah oui, je sais pas
pourquoi j'ai dit ça.
C'est idiot.
Non, non, mais je voulais dire, c'est pas l'eau de rose, il y a du suspense,
il y a... Bon, enfin, moi, j'adore.
Oui, bonjour. Je voudrais réserver une table pour dîner pour Mme Lamour pour
deux demain soir, s'il vous plaît.
Oui, si c'est plus agréable en bordure de patio, pourquoi pas.
Vous savez avec qui elle dîne ? Oh, là, non.
Moi, je tiens pas les comptes.
Je pourrais pas suivre.
Un coup de main ? Non, ça va, merci, je suis arrivé.
Donnez-moi ça.
Vous allez abîmer votre joli dos.
Vous m'avez regardé ? Oui, Damien, je vous ai regardé.
Je ne vous remets pas à vous recenser, seulement vous rendre service.
Venez ! Non, ça va, je vous dis. D'ailleurs, on va s'arrêter là.
J'ai fait ce que j'avais à faire pour aujourd'hui.
Voilà, votre eau.
Je vais vous vendre vos clés.
Comment ça ? Écoutez, on ne va pas se mentir.
Je n'ai pas du tout le profil pour le poste.
Qu'est-ce qui vous arrive ? Vous avez vos nerfs ? Vous faites un burn-out ?
Vous voulez vraiment que je vous dise ce qui m'arrive, Alexandra ? Je ne viens
pas de votre monde. Je me suis réveillé un beau matin dans une société aberrante
où les femmes me disaient ce que je devais faire, comment je devais le
faire. Oh, le couplet masculiste. Oh non, pitié.
Vous ne comprenez pas. Je ne sais pas comment vous dire ça.
Imaginez un monde où ce sont les femmes qui se font belles pour moi. C'est moi
qui leur fais des compliments.
Des fois même, je les siffle si elles sont particulièrement sexy.
Quelle horreur.
J'ai le bonheur, vous voulez dire. Je me lève dans un monde enchanté où je ne
suis secrétaire de personne.
Moi, je suis créatif et concepteur d'applications pour une agence de
marketing mobile.
J'ai un diplôme d'ingénieur.
Mon boss, il ne cherche que par moi parce qu'à ses yeux, je suis un génie.
Bon, je vous présente mes excuses.
C'est vrai, j'ai complètement oublié de vous demander votre CV à vous ce matin.
Et c'est de votre faute aussi.
Vous m'avez troublée.
Avec Christophe, je n'avais pas ce problème. Un gros veau qui vous
déambulse le nez, vous gardez la tête froide.
Vous êtes si récupérable.
Bon, allez ! Ne faites pas cette tête. Venez, je vous emmène faire un tour.
Vous allez voir, pas mal non plus ce petit bolide.
Mais j'en ai rien à foutre de votre bagnole.
Et vous croyez que vous m'impressionnez ? En plus, les jantes en alu, c'est pour
les ploucs.
Tu le sens, hein ? Tu le sens ? Quoi ? Allez, tiens.
Non, mais...
Sybille, ça va ?
Sybille ? C'est pas fini, là
? Oh, Sybille !
Non, non, non, non.
Tu dépasses les bords.
Mais c'est quoi ça ? Un quoi ? C'est quoi ce truc ? C'est Rocco, c'est mon
chat. Il aime pas quand quelqu'un dort dans mon lit.
Ça t'ennuie de te casser, s'il te plaît ? Putain, ça pique.
T'étais en forme aujourd'hui.
Tu reviens parmi les vivants ? Merci,
mais c'est trop.
Mais tu le vois bien.
T'as touché ton avant, c'est ça ? Bientôt.
Flambeuse.
Je sais pas comment tu fais pour dépenser tout l'argent que t'as pas.
J'emprunte, à droite, à gauche.
Ouais, bah, fais gaffe.
Tu vas finir par te faire casser la gueule.
Tu as ce dîner ? Je commande un truc ? Non.
C'est une cliente qui m'attend.
Hop, hop, hop.
Tu oublies ça ? Non, mais c'est pas à moi.
Je laisse pas encore ma boîte s'allonger, toi.
...
Oula, je sais pas si c'est mon genre.
Tu crois que c'est le mien ? Quand Lolo t'a parlé de Nichonou partout l'autre
jour, j'ai cru que c'était un sexe.
Bon, allez.
Bonjour.
Christophe. Enchanté.
Oui, mais tu sais, ta boîte, c'est pas parce que c'est une start-up avec des
jeunes qu'il y a moins de sexisme qu'ailleurs.
C'est souvent plus ambigu, quoi, plus insidieux.
Mais ce que tu me racontes, c'est banal, malheureusement.
Écoute, tout ce qu'on peut faire pour toi, on le fera.
Maintenant, il faut savoir que Nichonou partout, c'est avant tout un groupe d
'action.
On se pointe avec nos poitrines dans des assemblées dominées par des femmes, un
conseil d'administration, l'académie de médecine, un festival, et on fait comme
si on était des leurs.
Donc plus on est nombreux, mieux c'est.
C'est un échange, si tu veux.
C'est comme le sexe. D'accord, d'accord.
Donnant, donnant.
Bon, bah nous on met trois, donc deux plus une.
C'est elle aussi l'avenir.
C'est vrai, t'as raison, c'est joli de dire ça.
Allez. Et mes épaules.
Tu les aimes ? Oui.
Moi, je trouve qu'elles sont pas assez rondes.
Je sais pas où tu ranges ton salanier ! Je te l'ai sorti ! Merci, papa.
C'est une bonne initiative, tout de même, de nous inviter, Kofo.
Oui, surtout que t'as peut-être mieux à faire de tes soirées. Moi aussi.
Je suis peut-être un peu médium, moi.
Regarde qui c'est.
Ne te gêne pas pour nous.
C'est peut-être quelqu'un qui te propose de sortir.
Tu les trouves jolies, mes fesses.
C'est comme ça qu'on rencontre l'âme sœur, en voyant des gens.
Tu comprends pas ? Oui.
T'as pas un petit flirt ? Très.
Et mes tétons ? Tu les aimes ? C'est vrai que tu ne nous présentes jamais
personne.
Je comprends pas, moi.
Tu es mignon comme tout, tu fais pas ton âge, tu dois pouvoir vivre avec quelqu
'un d'autre que ton chat, quand même.
Il doit bien y avoir une femme célibataire. Qu'est-ce que tu comprends
pas, là ? Non, non, mais bordel, papa, mais y a pas une femme ! Y en a 3000 ! J
'ai la plus grosse consommation de capote de l'île de France, si c'est ça
qui t'inquiète. Et si je vous ai jamais présenté personne, c'est parce que je me
souviens même pas d'un prénom le lendemain, tellement y en a ! Tiens,
23h, rendez-vous au bar Le Normandie.
Je sais même pas qui c'est ! Je dépite de la consesse comme vous dépitez de
vous-même !
C'est quoi, c'est quoi le problème ? Quand on est un mec célibataire ? Putain
! Ça prend du temps le boudin, quand on le fait bien.
Le bar, s'il vous plaît. Au fond, à gauche.
C'est le retour de la buffronne.
Oui, il est impératif. Il était bien, mais il était pas mal.
Il est venu.
Ça vous a pas suffi hier ? Je me suis pas fait comprendre ? Si, vous vous êtes
très bien fait comprendre.
D'ailleurs, je n'ai pas du tout l'intention de vous proposer du travail.
Une coupette ? Brut ou rosé ? Les messieurs affectionnent particulièrement
la cuvée rosée.
Brut.
Deux bruts.
Vous savez comment on appelle un cocktail à base de champagne et de jus d
'orange ? Non.
Un mimosa.
J'y ai repensé, vous savez, à votre histoire de monde à l'envers.
C'est pas inintéressant, ça m'a fait réfléchir.
Ah oui ? Mais oui, ils ont le beau rôle les femmes dans votre monde.
On leur offre des cadeaux, on leur tient la porte.
C'est exprès.
Non, pourquoi ? Ah oui, non, c'est normal.
Vous ne pouvez pas savoir.
Vous faisiez très homme ce matin, et puis là, tout d'un coup, on dirait une
petite ado.
C'est parce que j'ai oublié de mettre mes bords à terre.
Vous ne vous arrêtez jamais.
Ça doit être épuisant. Pourquoi vous oubliez, vous ? Parfois, vous êtes une
femme. Ça ne m'obsède pas, non.
Menteuse.
Quand vous vous réveillez le matin, vous allez pisser, vous prenez votre douche,
vous faites votre boxe.
Après, vous dédicacez vos livres à vos admirateurs béats.
Vous croisez un mec dans la rue, vous le matez.
Ses jambes, son cou, son cul.
Vous le séduisez, vous couchez avec lui, vous le faites jouir.
Et vous oubliez qui fait tout ça.
La psychologie féminine n'est pas votre fort, on dirait. On est les mêmes,
Alexandra.
Moi aussi, je donne mes rendez-vous dans les bars d'hôtel.
Vous avez confortable la chambre ?
Donc,
si je comprends bien, dans votre monde,
Les femmes se battent pour le partage des tâches ménagères.
Ça ressemble à quoi, un préservatif masculin ? C'est un petit truc moulant ?
Oui, qui s'enfile très facilement, vous voulez que je vous montre ? Non, mais
les féminins, par contre, ils n'ont pas pris du tout chez nous.
Dites donc, ils ont dû refaire la chaussée pour l'atterrissage de votre
soucoupe, vous, non ? Vous croyez que je suis saoul ? Je suis saoul.
Mais bon, si vous continuez à vous moquer, moi, je ne dis plus rien.
Vous m'aurez suscité, Damien. Je pourrais rester des heures à vous
écouter. Ah ouais ?
Est-ce qu'il y a... Je peux pas t'embrasser ? Non.
Vous allez rentrer chez vous, bien sagement, en taxi.
Ça te plaît pas ? Hein ? Vous êtes tout ce qu'il y a de plus ravissant, mais j
'ai pour principe de ne jamais profiter d'un jeune homme en état d'ébriété. C
'est quoi, ça ? C'est de la galanterie ? Appelez ça comme vous voudrez.
Savoir vivre, courtoisie. Vous me remercierez demain.
T'as pas compris, là ? Mais si tu m'embrasses pas ce soir, tu laisses
passer ta chance.
Allez. Fais pas ta béguine, là.
Tu es belle, tu le sais.
La prochaine fois, je vous interdirai le whisky, avoue.
Il n'y aura pas de prochaine fois.
Tu n'as pas compris ce que je te dis ? C'est à prendre ou à laisser.
Alors ? Alors, bonsoir.
Madame, vous ne les laissez pas repartir comme ça. Vous attendez que je sois
rentrée dans son immeuble.
Non, non, vous m'emmenez sur les Champs-Elysées dans n'importe quelle
voie. Moi, je n'ai pas besoin d'une meuf comme ça.
Des gonzesses, j'en ai autant que je veux. Des noires, des blanches, des
vertes et des pas mûres.
Et elles occupent des postes comme...
Puricultrice, infirmière, secrétaire. Ah non, moi je ne pourrais pas avoir une
secrétaire. Mais vous pourriez l'être, Alexandra.
C'est vous qui travailleriez pour moi. Vous, telle qu'elle, vous n'existeriez
pas. Et vous, c'est vous. Tac ! Un masculiste.
Ça moqua ton tableau de chasse.
Cette fois-ci, c'est différent.
Damien est mon nouveau roman.
Mais encore.
Trois ans sans une ligne, il va falloir m'en dire un peu plus.
Ce que je voudrais réussir à montrer, c'est que ces types-là sont comme les
autres.
De quoi ils rêvent ? De se caser. Voilà, c'est humain. Ils veulent qu'on les
aime, qu'on les prenne dans nos bras, qu'on les rassure.
Alors quand il m'aura bien dans la peau, il pourra avoir le discours le plus
construit qu'il veut, il sera cuit.
Et quand je le quitterai, il retournera pleurer chez son papa. Et moi, avec mon
bouquin, je vais lui mettre une grosse fessée.
Et l'avantage, c'est que ça passera pas une inversion.
T'as vu que l'autre, là, elle a dû démissionner de la santé.
Les masculistes ont la testostérone au bonbon.
Les pays, en ce moment, c'est gonflé.
À propos de payer, je vais avoir besoin d'une avance.
Alex, t'as la mémoire courte. Avec tout ce que t'as déjà touché, ils sont jamais
d'accord, là-haut.
Dès que j'ai une ligne à lire, en revanche, je monte au créneau. Annie, je
suis dans la merde, là.
Ça va changer.
Je vous invite à un cocktail ce soir si ça vous amuse.
J'aimerais vous présenter à une amie.
Je vais voir ce que je peux faire.
Vous avez eu une belle idée, Damien.
Mon petit bouquet de fleurs à moi va faner dans quelques jours alors que
votre grand cactus, lui, sera toujours là au garde-à-vous.
Je viens voir ma petite pillole.
Elle dort.
D'ailleurs, on en a parlé avec Lolo. On voudrait demander à mon frère d'être le
parrain de cette récine.
Ah.
Ah oui.
C'est vous qui voyez.
Je peux entrer ? Je sais, je sais.
Christophe, je voulais t'en parler.
J'ai merlé.
J'avais mieux à faire que de bosser pour cette gonzesse.
Elle me kiffe.
Mais tu t'entends ?
Tu nous as plombé des soirées entières parce que t'étais soi-disant handicapé
de la drague ? Moi ? Ou abonné aux meufs foireuses et maintenant tu te poses
comme le plan cul de la place de Paris ? Je suis désolé, je trouve ça pathétique.
T'as vu ce que t'as fait à Sybille ? Tu sais ce que c'est ton problème ? T'es
coincé.
Demande-toi, je prends ça comme un compliment.
T'es coincé et consentant en plus.
Dans ta petite vie, tes petites normes, tu vois même pas comment ta femme t'a
traité. T'acceptes tout.
Mais toi t'acceptes rien ! C'est pour ça que t'as perdu ton boulot que tu vis
avec ton chat ! Mais c'est quoi le problème avec mon chat ? Chut ! La vie c
'est des compromis, mon vieux.
T'imagines si je retrouve pas mon boulot à cause de tes conneries ? T'auras qu'à
faire un blog sur les cupcakes.
T'es dégueulasse.
Ce que je te dis là c'est pour ton bien.
C'est parce que je t'aime.
Tu comprends ça ou t'en es incapable ? Moi j'avais pas de problème avec
Alexandra jusqu'à ce que tu viennes foutre ta merde, ok ? Elle était
charmante avec moi, ok ? Tu sais comment elle t'appelle ?
Le gros veau. C'est charmant ça, hein ? Dégage.
Je suis plus venu te voir.
Tant mieux.
Tu me fais flipper, Christophe.
T'en penses quoi ? T'as raison.
La semaine dernière, j'étais à Seattle. La semaine prochaine, j'ai les rendez
-vous de l'édition à Marseille. Je n'arrête pas.
Dis donc, il est radieux, ton mari. Oh, merci.
Il ne me fait jamais de compliments.
Heureusement que tu es là.
Le bureau des réclamations est fermé.
Alexandra, vous connaissez ? Salut, toi.
Salut.
Alexandra Lamour, Brigitte Magre, son époux. Bonsoir. Mon mari est un de vos
plus grands fans.
Bonsoir.
Boliv, son abus d'oxygène à moi.
Merci. Alexandra nous prépare un nouvel opus polémique. Ah chouette ! Et quel
est le sujet ? Disons qu'elle règle ses comptes avec le mythe de la domination
féminine. On peut décrire ça comme ça.
Excusez-moi, c'est lui.
Tu courtises les hommes de plus de 26 ans maintenant ? Je ne courtise pas, j
'étudie. Je te rappelle que Damien est mon sujet. Ah bah je comprends mieux.
Jean-Pierre, ça va ? En pleine forme, le même.
Bonsoir.
Bonsoir Damien.
Annie Meilleur, l'éditrice de Madame, je vous embrasse. Je ne me prévue jamais de
faire la bise à un bel homme.
Je boirais bien quelque chose, pas vous ? Je m'en occupe.
Je vais vous dire que la cause masculine était votre cheval de bataille.
À quand la révolution ? Qu'est-ce que vous comptez nous faire ? Nous couper la
tête ? Mais je ne suis pas en guerre, moi.
Ah bon ? Mais qu'est-ce que vous revendiquez alors, en dehors du port du
costume ?
Le boxer short pour homme.
Vous avez déjà porté un string ? Ça, c'est la véritable injustice.
Mais je crois qu'on ne peut pas se rendre compte de ce que c'est tant qu'on
ne l'a pas vécu.
Qu'est-ce qui vous chiffonne ? Qu'on vous fasse des compliments ? Qu'on aille
vous chercher à boire ? Vous n'êtes pas très cohérent.
À l'éternel, masculine.
J'ai le mal du pays, Alexandra.
Je voudrais revoir des femmes en jupe, des jambes, des cuisses, des talons
aiguilles, des barésies, des petits shorties en dentelle.
Par contre, le sac à main, ça a ses avantages.
Laissez-moi faire.
Si vous saviez comme c'est beau, un décolleté de femme soutenu par un
balconnet. C'est drôle que ça vous plaise, ça.
Une femme qui marche.
Le frôlement de ses bas et de son imperméable à chaque pas.
Le claquement d'une bretelle.
Le crissement d'un zip.
Je crois que je peux arranger ça.
Venez.
Venez, je vous dis.
Hervé, comme rendez-vous ? Non, comme recto verso.
Au soir ? Au soir.
Sous-titrage
ST'
501
Merci à tous.
Sous-titrage ST'
501
C'est le paradis ! Vous êtes gay ? Quoi ?
Vous êtes homo, vous êtes gay, c'est ça ? Non, non, pas du tout, non.
Ben si, c'est évident.
Comme beaucoup de gens ici d'ailleurs.
Détendez-vous !
C'est la nature.
Chez moi, les hommes préhistoriques ont affamé les femmes en leur laissant le
reste de ce qu'ils avaient chassé.
C'est ça qui a rendu leur corps frais pendant des millénaires.
Chez moi, c'est parce que les femmes étaient les plus fortes que la nature
les a désignées pour porter les enfants.
Et elles allaient chasser, été comme hiver, pendant que les hommes plus
frêles s'occupaient des enfants.
Chez moi, c'est les hommes qui se battent, qui s'affrontent, qui se font
la guerre.
Et chez moi, le féminin l'emporte. Et tu crois que t'es où, là ? Chez moi.
Attends.
Qu'est-ce que tu fais ? Viens.
T'as un beau nez, tu sais.
Je dois y aller.
J'ai un poker.
C'est vrai, ce mensonge ? Pendors-toi.
Tu me plais.
Toi aussi, tu me plais.
Mais je suis pas quelqu'un de bien.
Moi non plus.
Je pourrais disparaître et jamais te rappeler.
Essaye.
Loin.
Bien le regard en haut.
Présente bien tes bras.
Croise.
Encore plus.
Voilà. Et faille en dehors.
Et un, deux, trois.
Pique loin.
Voilà.
Voilà. C'est joli, ça.
Tiens, Erika, donne-nous son chocolat. Je vais grossir.
Arrête tes conneries.
Je fais attention, c'est tout.
Bon, ton père, comment il va ? Il t'a dit qu'on s'était engueulé ? Oui, mais
je pense que tu devrais l'appeler.
En tout cas, merci d'être venu.
Qu'est-ce qui ne va pas ? Il y a une fille au...
Au lycée, je suis... Je suis amoureux d'elle. C'est super.
Elle s'appelle Sarah.
Elle est super belle.
Bon, en fait, voilà.
J'étais aux toilettes au lycée l'autre jour et elle est rentrée et elle m'a
demandé de la léger.
Ah ouais ? Ah d'accord.
Je l'ai fait.
Ah ok.
Mais elle, elle t'a... Non, non, mais elle a rien fait, elle.
Elle m'a caressé un peu là, mais c'est tout.
Mais non, t'es sympa, toi.
Sam, regarde-moi.
Tu l'as fait parce que t'avais envie de le faire.
Non, mais j'avais pas trop le choix, en fait.
Non, mais t'as toujours le choix.
Une fille, elle peut pas t'obliger à faire un cunni.
Ça existe pas.
Je sais plus quoi faire, Daniel. Non, Eva, tu l'oublies, celle-là. Il y en a d
'autres, hein. Les filles qui veulent coucher.
Ça manque pas.
Déjà ? Je pensais jamais te revoir.
Ah, mais fais comme si j'étais pas là.
Ça craint chez toi ? T'as des ennuis ? Dangereux, ton quartier.
Tiens, je pourrais profiter que tu es là pour appeler la peintre.
Moi, j'ai un rendez-vous, mais ça t'embêterait de l'attendre ? Non.
Puis si tu t'ennuies, tu peux reprendre tes fonctions, placer vacante. Moi, je m
'en sors pas sans toi, tu sais.
Gratos, tu rêves.
Combien tu veux ? Waouh, t'as gagné tout ça ? Alors, je dois ça. Je peux te
donner... Non.
Et si je te demande de me repasser deux, trois chemises, parce que M. Martel
garde les enfants de son frère cette semaine ? Tu sais pas repasser ? Non.
J'ai une idée.
On va se promener cet après-midi. Je t'emmène faire les boutiques. T'aimes
faire les boutiques. J'ai envie de te gâter.
Je te dois bien ça, mon porte-bonheur.
C'est joli comme langue.
Merci.
Qu'est-ce que c'est, trouille ? En fait, c'est une cochonne, une trouille.
C'est la femme du port.
Enfin, c'est surtout une insulte aussi.
Ça veut dire dégueulasse, obsédée, salope.
Salope ? Rien de salope ? Je connais de
salope.
Fille de putain, bâtarde, couillonne, enfoirée.
Enfoirée, voilà, c'est ça, tout ça à la fois.
Comme ça, tu serais obligé de penser à moi chaque seconde. Je peux pas accepter
ça. Et pourquoi pas ? Elle te plaît ? Elle est jolie, hein.
Je la trouve trop fine.
Elle est très masculine.
C'est moins bien, une grosse, sur un homme.
Bah, écoute, moi, je préfère en avoir une grosse.
Décidément, tu fais rien comme tout le monde.
On y va ?
Quand
on est amoureux, à Paris, on est comme des touristes.
Quand on est quoi ? Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Quand on est deux, à
Paris.
On y va ? Arrête, tu t'échappes tout le temps. Mais non ! Si.
Non, je suis là.
Je suis là.
Christophe.
Chris.
Je suis désolé, j'étais nul. C'est parti tout seul.
S'il te plaît, dis quelque chose.
Arrête de faire la gueule.
Je m'excuse.
On dit pas je m'excuse, on dit je te présente mes excuses.
D'habitude, je fais tout pour me débarrasser des meufs.
Mais elle, j'ai qu'une trouille, c'est qu'elle disparaisse.
C'est amoureux quoi, mais non.
De toute façon, ça finira mal.
Comment ça ? Soit vous vous quitterez, soit l'amour vous séparera.
Ah oui.
Donc autant me dépêcher d'en profiter.
Ça va, toi ? Lolo me trompe.
Ah bon ? J'ai trouvé une note dans la chambre d'hôtel dans sa poche.
Tu lui as posé la question ? Elle a nié.
Alors peut-être que tu t'affoles pour rien.
Bon, c'est pas le tout d'être cocu, mais le gros, il a pas dit son dernier mot.
Je vais envoyer se rhabiller, moi, ce petit connard qui lui tourne autour.
Christophe.
T'es obligée d'aller bosser ce matin ? Oui.
Tu vas où pour écrire ? C'est variable.
Tu me feras lire un jour ? Et toi, ton programme ? Moi, j'ai un entretien pour
un boulot dans un bar.
C'est complètement con.
C'est en attendant ? Tu peux gagner le double avec moi.
J'ai pas envie de dépendre de toi.
Être sous tes ordres, je le sens pas du tout.
Qu'est-ce que c'est que ce discours masculiste périmé ? C'est pas
masculiste, j'ai juste envie qu'on soit d'égal à égal, c'est tout. Mais c'est
idiot ! Mais non ! Mais si ! Mais pas non, pourquoi ? Mais c'est absurde ! Bon
bah c'est peut-être ça le masculisme après tout.
Bah très bien, je suis masculiste, qu'est-ce que tu m'emmerdes ? Mais c'est
ridicule ! Bah non, pourquoi tu t'énerves ? Je suis en train de te dire
que j'ai envie de nous donner une chance.
Je suis pas certaine de pouvoir t'apporter ce que tu attends de moi.
Mais moi non plus je suis pas certain, si ça peut te rassurer.
On est sur la même longueur d'onde.
C'est rare.
Bonjour.
Bonjour.
Alexandra est là ?
Non, vous avez rendez-vous.
Vous l'êtes ? Je suis Damien, je suis l'ami d'Alexandre.
Mugay, permettez, j'ai oublié une bague la dernière fois dans la chambre.
Un ami, ouais, un ami, ouais. Je t'en soutiens, j'ai des amis.
Ça va ? Ah oui ! Qu
'est
-ce que vous faites, là ? Non ! Non, c'est pas raisonnable.
C'est pas raisonnable ? Tu veux que je te dise qui c'est, ton ami ? C'est une
perverse narcissique. Une espèce de timbrée qui collectionne les hommes
comme des objets. C'est raisonnable, ça ? Alors à chaque nouvelle conquête, une
nouvelle bille !
Quoi ? Tu les as vus ces bocaux de sorcière la poser sur son étagère ?
Alors ça c'est bien pratique pour comparer ses performances d'une aide sur
l'autre, c'est bien.
Ah ouais, bah là ouais, la tante tire une gueule. On a l'air cons là, on a l
'air cons, on tombe de haut là.
On est dans le même bateau tous les deux mon vieux, tu vois.
Avec elle je me sentais intelligent.
Je me sentais important parce qu'elle m'avait choisi.
C'est con hein, ça peut être con putain.
Rien à moi maintenant.
Rien à moi. Qu'est-ce que je suis ? Je suis plus rien.
Regarde ce qu'elle a fait de moi. Je suis plus rien. Je suis plus qu'une
merde. Regarde.
Bon, ça va, t'approche pas.
Tu t'approches pas. Tu sais pas de quoi je suis capable. J'en ai payé la foutue.
Rien.
C'est qui, ce type, pour toi ? C'est personne.
C'est rien.
Tu devrais pas laisser entrer n'importe qui comme ça.
On sait jamais. Moi, je dois de l'argent partout.
Il y a des filles qui me cherchent des embrouilles partout.
De sorte, il y en avait même une qui m'attendait dans le hall.
Remarque.
Je me suis pas laissée faire. Je lui ai mis une de ces raclées. Tu m'expliques
ça ? Quoi ? Les étagères avec les bocaux.
Tu fouilles. C'est vrai que chaque bille, c'est un mec que t'as mis dans
ton lit ? Ce type est un malade. Pour moi ? Tu vas pas me faire une scène ? Je
suis déjà dedans, moi. Hein ? Mais non. Je suis quoi ? Je suis un petit
transparent ou un gros calot ? Tu crois que tu peux me prendre et puis que tu
peux me dégager comme ça d'une pichenette sans que je le vois au
chapitre ? Je comprends pas pourquoi tu réagis comme ça. Ah ouais ? Bah t'es
intelligente pourtant.
Tu croyais quoi, Damien ? Que j'étais vierge ? Que t'étais le premier ?
Visiblement, t'es pas en reste non plus, d'après mes informations.
Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Ça veut dire que je te trouve un petit peu mal
placé pour prendre tes aires offensées.
Ah oui.
Moi, je dois rentrer dans le rang, je dois fermer ma gueule, mais toi, t'as
pas de raison de changer.
Tu vois, je me trompais quand je te disais qu'on était les mêmes.
Amuse-toi mieux.
Attends.
Attends.
J'ai plus envie de jouer.
Je me sens adulte avec toi.
Non, ça marche pas avec moi, ça.
Je l'ai trop dit.
C'est un gros sandwich, ça.
Vous le voulez ? Non, parce que c'est un jambon-beurre basique, il n'y a pas de
quoi mouiller sa culotte.
Non, mais si vous le voulez, il est à vous.
Revenez, madame.
Vous me parlez, non ? Revenez.
Merci. Je suis devenu une victime.
Ah, et qu'est-ce que vous étiez avant ? Un bourreau.
Il ne pourrait pas y avoir une troisième voie ? Un monde où les hommes et les
femmes s'épaulent ? Regardez, on fait du bon travail ensemble, non ? Vos dents,
ça va comment ? Mieux.
Au revoir.
Au revoir.
Gauche, droite.
Crochet.
Hypercute.
Gauche. Gauche, droite.
Crochet.
Hypercute. Tu recules.
Si t'es trop près de ton adversaire, tu peux pas te défendre. Tu recules pour
mieux attaquer. Et moins fort. Enfin, je viens de taper, là.
Gauche. Gauche-droite.
Crochet. Hyper quick.
Moins fort. Oh ! Vas-y. Va te calmer sur le sac.
Et ben voilà.
L'immaculée conception, ça fait pas la puissance absolue, ça ? Bon, là aussi,
la vierge. Mais le héros, c'est Jésus.
J'aime bien ce grain de beauté, là.
Tu me plais.
Toi aussi, tu me plais.
Mais je suis pas quelqu'un de bien.
J'ai hâte de lire ce qu'il se passe ensuite. C'est acide, piquant, on sent
qu'elle va le massacrer.
À ce point-là ? Ah bah oui, lui qui se doute de rien.
C'est jubilatoire.
Je sais pas.
Je sais pas si c'est si pertinent que ça, intellectuellement, je veux dire. C
'est formidable, c'est cruel à souhait.
Oui, mais tu vois, là, je crois que je suis en train de me fourvoyer un peu.
Les hommes, ça va, il n'y a pas que ça dans la vie. Puis franchement, qui en a
quelque chose à foutre des masculistes ?
Et les cafés. Merci.
Je pourrais partir sur les traces d'une talibane.
Ou une nouvelle marraine de la mafia en Mexique, en Équateur. Ou, je ne sais
pas, une prêtresse pédophile dans le Sud-Ouest. N'importe quoi, mais une
fiction, une histoire d'amour comme ça. Tu es en train de te prendre les pieds
dans le tapis, là, c'est ça ? Alex, on ne fait pas de la littérature avec des
bons sentiments.
Pense à ta carrière.
Tu as toujours été une battante, ma vieille. Tu vas renoncer à un bouquin
qui va être un énorme coup médiatique et tout foutre en l'air pour un mec.
T'es une autrice, alors tu penses avec ton cerveau.
J'ai demandé à la compta de te préparer un chèque. Tu peux passer les voir, ou
pas. T'es libre.
Non ? Il est pourri ce jeu.
50. Qu'est-ce que je vous sers ? Les 100, mais pas trop fort.
Steph ! Excuse-la, c'est pas se tenir. Tu es bien bourbon, comme ces dames.
Tiens, Anis, ma puce, tu me raconteras les glaçons aussi ? Très bien.
Je veux savoir plus précisément qui est Anis.
Anus. Anis ! T'es intenable ! Figurez-vous que ce jeune homme
travaille au resto depuis quelques semaines, et qu'il est non seulement
adorable, mais il fait Sciences Po.
Ah merde ! Il savait pas que je me moquais. C'est du non-possible ! Bon, je
me couche, moi.
Tapis.
250.
Je me couche.
Je te vois.
Père de roi.
Père de dame.
Heureuse de jeu.
Oui, c'est moi.
Oui.
Oui, je sais, je suis en retard.
Oui, mais je ne viendrai pas.
Non, je voulais te dire que c'était fini.
Non, toi, Annie, toi, ton fric, ton coup médiatique, c'est fini.
Va te faire foutre.
Tu m'aimes totalement.
Oui.
Je t'aime totalement, tendrement, tragiquement.
Ouais, c'est Lolo.
Ça va ? Ouais, ça va. Et toi ? Ouais, c'est un peu compliqué.
Christophe a pété les plans, il m'a foutu dehors. Ah bon ? Qu'est-ce qui se
passe ? Tu peux entrer ? T'as pas une bière ? Toujours.
Tu m'accompagnes ? Allez.
C'est classe ton kimono.
T'as déconné, franchement, Lolo.
Mais je te promets que non.
C'est Christophe qui s'est fait un gros délire. Pas à moi.
Mais j'ai aucune raison de te mentir à toi, je te jure.
Bon, ok.
Bien rappé.
Voilà.
J'étais enceinte, j'étais à bloc de hormones.
Je contrôlais plus rien.
Faut que tu l'appelles. Faut que tu lui parles.
Hein ? S'il te plaît.
Ouais.
Qu'est-ce qui ne marchait pas quand on était ensemble déjà ? Rien.
C'était cool.
Olivier aussi, c'était cool. On baisait bien, non ? Ouais.
Ouais, c'était cool.
J'avais la trouille.
De quoi ? De toi.
Tu m'impressionnais.
Tu savais ce que tu voulais.
Ah bon ?
Vous êtes tellement plus matures que nous, les mecs.
Nous, on pourrait continuer pendant des années à vous téléphoner deux, trois
fois par semaine juste pour niquer.
Vous, vous n'avez pas peur ? Vous n'avez pas peur de dire que t'es l'amour de ma
vie ? J'ai jamais dit ça, moi.
Non, toi, non.
Christophe, il avait glissé une carte postale sous ma porte.
C'était le tableau de Magritte.
Ceci n'est pas une pipe.
Et Odo, il avait juste écrit « Ceci n'est pas une déclaration d'amour ».
Mais tu peux pas résister à ça.
C'est le bon moment, c'est le bon, et c'est bon.
Tiens, je suis bien, je suis celle qui détient la clé de la messe.
C'est le bon moment, c'est le bon moment.
Nous appartient. Bonjour, j'ai réservé une chambre au nom de monsieur et madame
Lamont. C'est par là.
C'est pas loin.
On est tiens.
Top départ.
Laisse couler, laisse brémir dans la trance le vertige à
venir.
Toi.
Tu me tiens, tu me tues, tu me touches, ta bouche, que... C
'est bon quand on fait les comptes, quand on fait l'amour, quand
on se fait la cour, c'est bon.
C'est bon quand on se charge des lois, c'est quand on s'accapare, quand on s
'apprévoie.
C'est bon quand on fait les comptes, quand on fait l'amour, c'est bon.
C'est bon quand on se fait la cour, c'est bon.
Sous-titres
par Jérémy Diaz
Merde, il y a un bruit là.
Je vais m'arrêter.
Tu veux que je m'en occupe ?
Tu
crois à tout ça, toi ? Oui.
Je crois en Dieu.
Sans elle, je n'aurais pas été loin.
Tu crois au péché, à l'enfer ? Non.
Je te confesse. Ça, oui.
Ah bon ?
Qu'est-ce que tu peux dire à ton père ? Tu veux m'épouser ?
Tu n'es pas obligé de répondre maintenant.
Prends ton temps, je vais me dégourdir les jambes.
Il est chaud, là, non ? Je ne sais pas pourquoi j'ai acheté de blouson. Je
trouve qu'il ne va pas, en fait, parce qu'il est trop grand.
Quoi ? Oui.
Oui. Oui.
Tu sais, Christophe, tu as une femme solide.
Elle a la tête sur les épaules.
Alors, c'est normal qu'au bout de quelques années, il y ait des petits
accrocs. Alors oui, elles ont besoin d'aller voir ailleurs de temps en temps,
mais bon, c'est pas la mer à boire.
Quand j'ai compris que ça me permettrait de passer quelques nuits tranquilles...
J'ai pas moufflé, je te jure. Arrête, c'est glauque. Ça fait du bien de parler
entre hommes.
Et encore, Martine, elle a moins besoin à son âge.
Mais avant, elle pouvait avoir des envies subites. Qu'est-ce qui se passait
? Elle tirait le rideau de fer et on faisait ça dans la boutique.
Combien de fois je me suis retrouvé sur le billot entre le hachoir et ta mère
sans qu'on me demande mon avis.
Eh oui, ça paraît impensable, mais c'est comme ça.
J'ai pas eu le courage de m'opposer.
Vous avez fait ce que vous avez pu, Alain.
Oui.
À côté de ça, les femmes, ce sont des petites filles sur nous.
Tiens.
C'est à toi, ça.
Je te l'offre.
Papa.
J'ai rencontré quelqu'un.
Elle est où sa bague de fiançailles ? Elle est foutache de gueule,
franchement. Ah non, déjà l'Alliance, c'est un grand, grand pain.
Vous le connaissez pas, il revient de super loin.
Félicitations. Une décondoléance ? Non.
Bon, un bonjour de la manif à Réplu.
On va passer au Collège de France.
Pourquoi ? Qu'est-ce qu'on fait là-bas ? Il y a un prix qui doit être remis là
-bas.
Où les clitocrates s'autocongratulent.
En 44 ans, il y a seulement 3 hommes de récompensés.
Traînés ! Vous salissez l'image de tous les hommes.
Et la solidarité, mon pote ! L'écheur va rendre chez toi !
Putain, il me rend fou, ce mec.
T'es nul, toi.
Salaud.
Ça va, oui.
Allez, allez, c'est passé.
Ah, cher collègue.
Non, mais c'est pas vrai, me tuez-vous, là. C'est par là, la cuisine, les gars.
On vous aime, écoutez.
J'ai une chienne, c'est un chien. Alors je suis pas votre ennemi, je vous
assure.
Bonjour. On se connaît, nous.
Chers collègues.
Vous n'avez pas mis un cœur.
Vous ne pensez pas que c'est grand-chose dans vos petites vies, messieurs ? Si.
Lui, il va se marier. Ah, c'est formidable, ça. Et l'heureuse élue, elle
est au courant de vos activités militantes ? Vous lui demanderez. Vous
la connaissez, c'est Alexandra.
Vous voyez, il y a des femmes qui sont un peu plus ouvertes d'esprit que d
'autres. Heureusement.
Tellement plus ouvertes qu'elle est déjà mariée à un homme charmant que je
connais bien.
Vous saviez pas ?
J'ai gaffé.
Ça va aller ?
Alexandra, où ? Où ?
Bonjour.
Bonjour, monsieur Martel. Je suis à la porte, j'ai oublié mes clés. Moi, je ne
peux pas vous donner la clé comme ça.
Vous me voyez tous les jours avec madame Lamour.
Je ne suis pas très au courant de vos histoires. Moi, je ne peux pas vous
donner la clé comme ça.
Je suis sorti acheter du shampoing et puis j'ai laissé couler demain.
Faut pas vous mettre dans cet état.
Je vous la donne, vous me la rapportez.
Hé ! Entre hommes, faut bien s'épauler, hein !
Salut ! T'as grandi, toi ! Je suis sûrement content.
Alice, la porte ! La chaîne va t'échapper.
Ça t'a pris comme une envie de pisser de vouloir voir ta fille ? Bonjour,
Alexandre. Je voulais en profiter pour te dire un mot. Je lance la procédure de
divorce. Et cette fois-ci, pas de question de refuser.
Je veux pas te parler.
Je veux pas te parler.
Attends. Non, mais attends.
Bonsoir.
Bonjour.
J'ai donné votre clé à Le Grand, un peu charpenté.
J'espère que je n'ai pas fait de bêtises. Bien, bien.
Ah non, non, c'est très bien. Vous avez bien fait.
Oui, c'est bien.
Ça t'ennuie pas, ce métro, ça ? C'est gentil, on fait des progrès.
Bon, je te commande une pizza, tu m'attends, je reviens.
Quoi ? Mais n'importe quoi ! Je rentre chez moi, hein.
T'as toujours eu le même temps pourri avec toi.
Tu changeras jamais, en fait.
C'est bon, on peut pas discuter ? Non mais attends, j'ai pas envie d'avoir d
'incident ici. Oh, il est triste, on discute. C'est triste, on va pas laisser
tout seul comme ça, là.
Moi,
j'ai pas envie d'avoir un incident.
Voilà. Tu crois que je me souviens pas de ta petite culotte ananas ? Là, je
suis un peu tentée par l'incident.
Allô ? C'est lui, Ricard.
Qu'il soit attaché à... Mais d'où ça vient, ça ? Merde. Je sais pas si ça
fait d'accord.
Ben oui, ça fait deux heures qu'il est injoignable.
C'est qui ? Qu'est-ce qui se passe ? Ok, ok, ok, j'arrive tout de suite. Ok.
Elle dit que Damien est complètement bourré et qu'il se fait emmerder par des
meufs louches.
J'y vais. Mais non, mais t'inquiète.
Elle voit ça tous les jours, des poivrotes, elle va gérer.
Ben visiblement non, si elle m'appelle.
Je t'accompagne, mon cœur.
Tu viens, Sybille ? Ben, c'est peut-être pas laisser Stan tout seul. C'est bon.
Laisse tomber.
Vous voulez ma bombe lacrymo ? Elles savent pas qui c'est. Tu restes calme.
Oui, c'est ça.
Vas-y, regarde.
Vous êtes là, vous. Merci.
Bonjour, Laurence. On part chercher Damien. Il a des emmerdes dans le bar d
'un côté. Des emmerdes ? De quelle nature ? Je sais pas.
Je vais leur péter la gueule.
Oh, putain. Oui, regarde.
T'as faim, toi.
Aïe. Aïe ! Faisons que t'es pas tout jeune. Qu'est-ce que tu fais ? Non, non,
non, attends, arrête.
Arrête, arrête.
Aïe, aïe, aïe, tu me fais mal, là. Arrête, arrête, arrête.
Il est où ? Il est au toilette, il n'y avait pas l'air très très en forme.
Ça vous fait rigoler ? Ça vous fait rigoler ? Très bien.
Oh,
arrêtez, là ! Lolo, Lolo ! Lolo, arrête !
Qu'est-ce qui s'est passé ? Viens.
Non, laisse-moi, t'approches pas, toi. Qu'est-ce qui te prend ? Tu es fou ou
quoi ? Viens.
Arrête, laisse-moi. Je suis fou, c'est ça.
Comme tous les mecs que tu manipules. Je suis au courant de tout, t'es une
salope. Viens, on va parler, je vais t'expliquer.
Viens.
Ecoute-moi.
Ecoute-moi. Oui, je t'ai menti.
Oui, j'ai eu l'idée d'enregistrer nos conversations le jour et la nuit. Oui,
je l'ai fait.
Et oui...
J'ai même eu l'idée d'écrire ce livre dégueulasse sur notre histoire, mais c
'est fini.
Attends, t'as fait quoi ? Je... J'étais perdue, j'arrivais plus à écrire, et
puis t'as débarqué dans ma vie, et là tout a recommencé, et j'ai tout
confondu. Voilà.
Qu'est-ce que t'as fait ? T'as fait quoi ? Qu'est-ce que t'as écrit ? Qu'est-ce
que t'as écrit sur moi ? Qu'est-ce que t'as écrit sur moi ? T'as fait quoi ? T
'as fait quoi ? Mais je t'aime, d'ailleurs, arrête ! Mais j'ai même
demandé le divorce pour toi ! C'est noir, mais ta gueule !
Vous m'entendez ?
Vous
avez mal quelque part ?
C'est les pompiers, madame.
Serrez-moi la main, ouvrez les yeux.
Qu'est-ce qui se passe, là ? J'attaque les pompiers. S'il vous plaît, madame,
restez allongée.
Laissez-moi sortir.
Non, s'il vous plaît, madame, soyez sage.
Restez allongée. On va être obligés de la sangler. Ouvrez la porte, là, tout de
suite. Madame, allongez-vous.
Ouvrez la porte tout de suite.
Encore une hystérique.
Bonjour, mademoiselle.
Sous-titrage ST' 501
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