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Sous-titrage ST' 501
... ... ...
...
... ... ...
Salut, man.
Sous-titrage
ST'
501
Miron?
Miron?
Faut qu'on te parle.
On est découragés, Miron.
Tu sais, je... Je suis en train de perdre confiance en toi.
Depuis que t'es tout petit, on essaie de te donner les outils pour que tu puisses
évoluer dans ce monde-là à ta manière.
Mais là, on dirait que tu te creuses un trou.
Au lieu de grandir avec sagesse... Comme d'habitude.
tu utilises ta perspective pour me dire comment je devrais évoluer.
Tu me dis à ma manière, mais je fais en plein ça. J'évolue à ma manière.
Bon, écoute, tous les jeunes prennent de la drogue, ça, on le comprend. Nous
autres, dans notre temps, on a fumé de la marie, on a fait quelques expériences
aussi avec du LSD.
Mais franchement, David... Mais quoi, Miron est assez grand pour comprendre
tout ça.
Mais nous autres, on se battait pour nos principes.
Nos idées et nos actions étaient en harmonie. Mais toi, Miron, je te regarde
et on dirait que ta vie manque de direction.
On te le laisse souvent répéter, hein? Quand l'excès, ça devient l'habitude, c
'est là que ça devient problématique.
Tu voulais me parler?
Mes parents m'ont demandé de finir mon secondaire à Saint-Chrysostome.
Fait que je pars là deux mois.
Sérieux? Ben là, t'as dit non, j'espère?
J'ai pas vraiment eu le choix.
Ben là, bullshit, t'as pas eu le choix. On a tout un été de prévu, nous.
C'était juste des mots, ça, c'est quoi?
Attends, ils viennent de me le dire.
Faut rien faire.
Viens donc avec moi, si tu veux.
T'es-tu malade? Fuck off, je m'en vais pas, là, cet été.
Bien, toi, t'as passé ton année, mais pas moi.
Fait que sérieux, là, t'es tombé pour vrai.
T'en peux-tu en parler, au moins?
Fuck off! Fais pas en parler, non!
Fingue ta chemise!
Bon été, là!
Fuck you!
J'espère que vous êtes contents.
Sophie m'a laissé.
Ah oui? La numéro 7 en trois ans?
La prochaine n'est sûrement pas loin.
C'est correct?
Oui. Ah, tiens!
Dis-moi c'est quoi ta toune Qui me revient dans les soleils tout le temps
Hé!
Mon auto ou ma musique?
Il n'y a rien qui nous appartient dans la vie.
Demande avant.
Bien oui, effectivement.
Chacun son tour.
Est-ce qu'on t'a déjà raconté la fois où on avait vu Harmonium sur le Mont-Royal?
Ça fait deux heures qu'on écoute la même musique.
Faut-tu en parler aussi?
T'as pas un baladeur? Ça vient avec des écouteurs, ça, non? Oui, mais j'ai le
goût de partager, OK?
C'est partie de mon évolution.
C'était l'été le 24 juin 1975, pour être plus précis.
C'est la journée où ta mère et moi, on s'est rencontrés.
La fois que t'étais tellement en soupe que t'es tombée à mes pieds?
J'étais avec une gang de filles.
C'était le plus beau concert de ma vie.
Jusqu'à ce qu'un soulon de 180 livres s'affole sur ma couverte en vomissant
partout.
Bien sûr, c'est moi qui ai pris soin de lui.
Le lendemain matin, je me suis réveillé sur son divan.
Moi, j'étais dans mon lit.
Tu sais comment ta mère est gourmande?
Rangement David.
Tu sais comment ta mère aime manger.
Le lendemain matin, le petit déjeuner était servi sur la table.
Du vomi contre un petit déjeuner.
Un bon échange, à mon avis.
Non, c'est pas ça du tout.
C'est son écriture qui m'a charmée.
Il m'a écrit une lettre pour me remercier.
Tellement romantique.
C'est vrai, la richesse des mots, la beauté des images, c'était
magnifique. Puis après?
Après, j'ai répondu. On a correspondu comme ça pendant six semaines avant de
se revoir une deuxième fois.
Cette fois-là, j'ai pas vomi.
Franchement, David.
C'est fou comment la musique peut venir rejoindre le monde.
Je me demande ça va être quoi le groupe qui va jouer quand je vais la trouver la
mienne. C'est pas la musique qui m'a fait aimer ton père.
Ouais, mais la conversation a commencé à cause d'Harmonium.
C'est les dieux qui se sont donnés ce groupe-là.
Les dieux?
Non, c'est vrai.
La musique, ça a un pouvoir infini.
Le groupe qu'on écoute en ce moment, c'est quoi son pouvoir? Parce que moi,
ce que j'entends, c'est du bruit.
Tu sais que je vais te dire la même crise d'affaires pour la musique qui va
sortir en 2010.
Je sais ce que tu vas dire.
Dans ton temps, les artistes avaient quelque chose à dire.
Mais écoute donc, tu vas voir, c'est beaucoup plus profond que juste du
bruit.
Votre génération, on rêvait, on rêvait, mais il n'y a rien qui a abouti.
Je vais te retrouver avec le BS, le disco et un bac de coke.
S'il te plaît.
Notre génération, au moins, est consciente qu'on est pogné dans la
marde.
La musique lui permet de réfléchir un peu.
Tiens!
C'est bien beau ici.
Oui, ça ressemble à la maison de mon père.
Où est ma chambre?
Elle est au sol.
Hé, hé, hé!
On a encore des valises à rentrer.
David, l'eau coule pas.
Ouais, on m'avait averti. Faut allumer la pompe à eau en bas avant.
Ben, peux-tu y aller, s'il te plaît?
Oui, j'y vais.
Fais donc bien grain. Si tu parles d'une pièce inutile... Quoi?
Non, non, rien!
Ça coule-tu, là?
Ouais!
Ça coule!
OK!
Alors, on commence demain.
On va travailler de 10 heures à 13 heures, à raison de 50 minutes par
cours, avec une pause de 10 minutes entre chaque.
On va faire ça tous les jours de la semaine, bien sûr, sauf la fin de
semaine. Tu vas avoir, tu vas avoir beaucoup de temps libre pour faire tout
ce que tu veux.
Il y a rien à faire ici.
Oui alors, il y a un beau mini-pot à trois pièces au village.
Si tu jottes les jours, moi je pense qu'à la fin de l'été, tu vas être assez
bon pour aller jouer au RDS.
La relation R, ici, qui relie certains éléments de A à certains éléments de B
par la règle suivante. Un élément X de A est en relation avec un élément Y de B
lorsque X est un diviseur de Y.
Alors, vas-y.
C'est le fun, ça, de boire un bon vin.
Ça fait sûr qu'avant que tu viennes au monde, souvent, le même soir, ta mère et
moi, on pouvait boire jusqu'à deux bouteilles. Hein, Péry?
Ah non, il est bon, lui.
Le 5 octobre 1970, on déclara la loi des mesures de guerre, ce qui créa la crise
d'octobre. Miron, à qui j'enseigne?
Je suis là.
Non, t'es pas là.
T'es pas là pour tout aujourd'hui.
On va arrêter ça là, ça sert à rien.
Mais demain, je te veux frais et dispo, jeune homme.
David, peux-tu arrêter de couper les légumes comme un sans-dessin, s'il te
plaît? Non, Thérèse, c'est des maudits légumes. Ça change pas le goût s'il y en
a qui sont coupés un petit peu plus gros que les autres. Ben oui, ça change le
goût, puisque ça change la cuisson quand c'est inégal. En plus, c'est pas beau, c
'est moins pétissant. Bon, voilà.
Comme ça. Est-ce que c'est mieux? Oui, merci.
Ça va?
C'est le goût de jase un peu?
Je ne sais pas comment je vais toffer de moi ici.
Déjà soir 3, je m'étouffe.
Je ne suis pas capable.
Dans un an, tout ça va être un lointain souvenir.
En ce moment, je ne suis pas capable.
Mais t'es capable d'envisager le fait d'être un adulte qui n'a pas fini son
secondaire? Ça, t'es capable?
Je m'en crisse.
T'sais, finir ou pas finir mon secondaire, ça me définit pas.
T'sais, ça fait une couple d'années que j'essaie de te comprendre.
Je te laisse vivre ta vie.
Je te laisse apprendre de tes erreurs.
Mais sais-tu ce que ça fait à une mère de toujours s'inquiéter?
Un père aussi.
Est-ce que tu sais la quantité de nuits que j'ai passé à faire de l'insomnie à
force de t'attendre?
Ça, c'est sans compter toutes les fois que la police t'a ramené à la maison.
Est-ce que tu sais ce que ça fait à un cœur de mère, ça?
Je sais qu'on n'est pas parfaits.
Je sais qu'il y a bien des affaires qu'on aurait voulu faire autrement.
Mais là, on est sur le bord de paniquer, Miron, parce qu'on t'aime.
Là, c'est la fin de semaine.
Tu es libre. Tu peux faire tout ce que tu veux.
Après, on te demande juste un petit coup de cœur.
Cette semaine d'études, c'est rien.
C'est rien.
Après, tu vas avoir toute la vie devant toi pour faire tout ce que tu veux. Mais
avec une éducation, les portes vont s'ouvrir. Fais-nous confiance.
J'ai l'impression de tomber en haut aussi.
On n'aurait pas pu faire ça à Montréal.
Regarde autour de toi.
Des kilomètres de nature qui t'entourent. Envoye, vas-y, puis
explore. J'ai pas d'amis.
Il y a toujours la voisine.
Je suis sûr qu'elle aimerait savoir un ami.
Mais Ron, si t'es pas capable de le faire pour toi, fais-le pour nous.
Change ton point de vue.
Tu vas voir que ça va bien aller.
J'aurais besoin de tes beaux bras.
Allô, oui, oui, ici, regarde.
Oui, pourrais-tu bouger cette grosse roche-là et la mettre là?
Merci. Moi, c'est Florence.
Miron. Enchantée, Miron.
Il est vraiment beau, ton jardin. Je suis contente que tu l'aimes. C'est un
petit peu comme ma petite famille, ce jardin-là. Il faut en prendre bien soin.
À chaque jour, il y a de quoi de nouveau qui se présente.
Les herbes sauvages, les petites bestioles, les bébites qui viennent
manger mes légumes. C'est un peu ça, la vie.
Si on ne prend pas bien soin de ce qui nous entoure, les malheurs peuvent nous
arriver.
Tu te rendrais-tu plus utile? Va chercher la brouette, OK?
Mène-la ici.
Chaque jour, il y a de quoi qui naît, puis il y a de quoi qui meurt dans ce
jardin-là.
Ça me rappelle que rien n'est permanent.
Faut accepter l'impermanence.
Après ça, la vie devient moins compliquée.
J'ai pas peur de mourir.
As-tu peur de vivre?
Parce que t'as l'air de t'emmerder ici.
Non, c'est... C'est pas vraiment idéal. De vivre?
Non, d'être avec mes parents 24 heures sur 7.
Ah, les parents.
Mon père a déjà dit...
Je te nourris, t'as un lit, le chemin devant toi, puis demain, tu vas te
trouver un emploi.
J'aimerais ça qu'ils me disent ça. Moi? Bien, moi, j'avais 12 ans.
Oui, OK.
On arrive à un certain âge où on les comprend plus.
Mais moi, j'y suis pas arrivée.
Mais j'ai appris à les accepter.
Et c'est ça, le secret.
Je peux-tu abuser de toi encore un peu? J'ai des choses à déplacer en dedans.
Ah, génial.
Merci.
C'est moi qui te remercie.
Aujourd'hui, c'était la journée parfaite pour descendre les boîtes.
Hier, ça a fait un an que mon mari est décédé.
J'ai décidé de ranger toutes ces affaires-là qui traînaient un petit peu
partout.
C'est le moment de nettoyer.
De passer à autre chose.
J'ai juste gardé ce collier-là.
C'est beau.
Oui, hein?
Il me l'a donné quand j'étais enceinte de mon premier.
Les boîtes, ce sera pour les enfants. Le jour, ils viendront au Québec.
La fille est au Portugal.
Mon fils en Inde.
Les deux travaillent.
Ils se sont mariés là-bas.
Ils sont chanceux, ces deux-là.
On est privilégiés de pouvoir voyager dans notre société.
Hein? Ouais.
Toi, pourquoi t'es ici avec tes parents?
Ils m'ont convaincu de phénomène au secondaire.
C'est deux profs à l'université.
Fait que pour eux, c'est comme super important.
Mais moi, je flâne.
Je flâne chez nous.
Un peu partout.
Et toi, tu veux continuer à flâner comme ça un peu partout?
Je sais pas.
J'ai pas encore décidé.
Je suis ici pour eux.
Non.
Faut que tu sois ici pour toi.
C'est juste que j'ai une vie à Montréal.
En fait, non.
Pas vraiment.
Non.
J'ai pas vraiment une vie nulle part.
Tu flottes.
Hein? Ouais.
Y a rien de mal là-dedans.
J'ai flotté toute ma vie.
J'ai jamais passé mon secondaire.
Mais j'ai lu des milliers de livres.
Laisse-toi emporter, c'est tout.
Emporter par mes désirs?
Laisse-toi porter par ta vie.
Arrête de réfléchir.
C'est pas bon pour la tête.
Go with the flow.
Donc, 2X plus 3 devient... 2 fois 2 plus 3. C'est ça, donc...
Comment elle a été nommée?
La grande noircelle. Oui, c'est ça, Miron.
Les protons... Électrons. Les électrons qui gravitent autour... Exactement, et
les neutrons.
Bon,
semaine terminée. Semaine bien réussie.
Je vais aller fumer une clope.
Très juste cette semaine.
On recommence ça lundi?
OK.
Ça dérange-tu ? Non, non, vas-y, vas-y.
Attends.
Regarde, j'en ai ici.
Tu veux ? Pourquoi pas ?
une bonne smoke, des fois.
Oui, mais moi, je t'aime trop.
On fumait tellement, nous autres, dans notre temps.
On fumait, on buvait, on lisait de la poésie, on faisait de la musique. C
'était comme ça.
On était les rebelles de notre génération.
Les beatniks des années 50.
Ça te dit-tu quelque chose?
Bien oui. J'ai lu On the Road. J'ai déjà vu une bière, moi, avec Jack Kerouac.
Tu me niaises.
Non, je ne niaise pas en 56 dans Vieux-Montréal.
Je ne savais même pas qui il était.
On a parlé une bonne heure et demie.
Ses amis sont venus, il est reparti.
Mais il m'a laissé son numéro avec son nom dessus.
Mais moi, j'avais mon mari.
Puis comment tu as su que c'était lui? C'est le bartender qui me l'a dit après
qu'il est parti.
Mais j'ai encore le petit papier.
Regarde, le corps de Jack.
Regarde, le numéro est en bas.
Trop nice.
On a parlé de tout, vraiment.
Bien, il faudrait que j'y aille manger avec mes parents.
Ah bien oui, c'est vrai, c'est vrai. Hé, écoute, je t'invite ici demain pour ce
souper-là, pour tout le travail que tu as fait aujourd'hui.
J'insiste. Avec plaisir. Oh yes!
Peux-tu pas mettre de noix dans la salade, s'il te plaît? J'aime pas me
coucher.
T'as juste à les enlever.
OK, fait qu'il y a juste toi qui es ton voisin dans la cuisine, c'est ça?
On dirait que oui.
Franchement, David, pas pendant qu'on fait à manger.
Denise, il me faut partir pour la vie.
Denise.
Hey, merci pour hier.
Hey, merci pour le souper.
Oh, je fais un toast.
À la vie.
À la vie.
Tu sais, Florent, je pensais à ce que tu me disais hier.
D'accepter les choses comme elles sont.
C'est un peu bouddhiste comme approche.
Mais je trouve que quand on accepte, on réfléchit moins.
On est là dans le moment présent.
Oh,
il y a des belles choses dans le bouddhisme.
Mais sais-tu, moi, j'aime pas trop se donner un nom à ce que je ressens.
Tout est dans l'expérience.
Par exemple, si tu te laisses tenter par le malheur, la vie peut être
malheureuse. Es-tu malheureuse des fois?
Ah ben là, je suis un être humain.
Oui, je ris, je pleure, je me fâche.
Mais j'essaie de pas trop me laisser contrôler par mes émotions.
Je sais pas si c'est ma génération ou quoi, mais...
Je trouve les choses
tristes belles.
Tu sais, l'autre jour, après une fête d'amis, j'étais pas mal chaud.
J'ai décidé de faire du skate devant chez nous.
Puis il y avait un gars qui me criait après un itinéraire qui voulait du cash.
Puis je me suis arrêté, je lui ai donné une piasse.
Puis après ça, on a chassé, on a parlé pendant des heures.
Il m'a tout raconté sa vie.
Quand il était plus jeune, il s'est fait battre, violer.
Puis la DPJ l'a bougé d'une maison à l'autre jusqu'à l'âge de 18 ans.
Il s'est fait battre toute sa vie.
Je sais que son histoire est triste en crise, mais...
Juste le fait
qu'il l'ait partagé.
Puis après, je suis rentré chez nous.
Mais avant de rentrer chez nous,
il me s'est arrêté devant ma porte.
J'ai pleuré.
Pas parce que j'étais triste.
C'était parce que je venais de vivre quelque chose de beau.
C'est vrai ce que tu dis, le partage est important.
Et puis, il faut voir à travers nos perceptions.
Il y a une vérité dans tout.
Souvent, on n'arrive pas à le voir.
Alors, on s'inquiète, on se met en colère, on étouffe.
rempli d'idées.
On reste figé.
On arrête de vivre.
Hey!
Numéro 2!
Yes!
Merci.
Bon.
Hey!
Tu fais du skateboard?
Oui. L'année passée, j'ai envoyé une cassette de Matrix à DC Shoes.
C'est quoi?
Je suis pas assez mort.
Ça fait que là, c'est rendu mon transport.
Ah, bien, je t'ai vu dans ma fenêtre.
Oui. Moi, je t'ai vu danser dans ton salon.
Je fais tel amour de mon mari.
Ah, moi, j'adore danser.
J'aime tellement se danser, là.
Ah, que j'aime ça danser, là!
Ah, écoute, écoute, écoute, ça, c'est une bonne toune, ça.
Ah, oui, on danse. Comment on se lève? Lève, debout, debout, debout!
On danse, on danse.
... ... ... ...
...
Je suis désolée. Il s'est endormi sur le divan. Je voulais pas le réveiller.
Ah, il a pas ce problème.
C'est qu'il doit commencer à étudier dans une heure.
Ah, ben oui, oui, c'est vrai, c'est vrai.
Moi, c'est Florence.
David.
Thérèse.
Vous vous dérange pas trop, j'espère? Oh, non, non, au contraire. Ça fait du
bien d'avoir quelqu'un pour m'aider. Ah, ben, c'est parfait.
Oui. Ben, bonne journée.
Bonne journée à vous. Oui.
Bye.
Bon,
mais c'est tout pour aujourd'hui.
Tu t'améliores en mathématiques, c'est bien.
As-tu des plans pour le reste de la journée?
Je pense que je vais faire une sieste.
Florence veut que je l'aide avec de quoi.
C'est gentil de lui donner un coup de main. Je suis sûre qu'elle apprécie.
Prendrais-tu d'autres bains?
Oui, pourquoi pas.
Bon, il s'est fait une nouvelle blonde.
Je trouve ça le fun qu'il se soit fait une amie comme elle, moi.
Je suis sûre qu'elle va avoir une bonne influence sur lui.
Vu de même.
Merci.
Au plaisir.
On a la maison juste pour nous deux.
Qu'est-ce que tu dirais là-dessus, si... Je suis menstruée.
Oui, mais qu'est-ce que ça fait, ça?
S'il te plaît, David, on est à ta table.
Franchement.
J
'ai
un petit quelque chose pour nous autres.
Tu fermes.
Ça m'arrive.
On va fumer ça dans le sous-sol?
Bien oui.
Viens voir.
Regarde. Un lapin. Un lapin.
C'est tellement beau. Ah oui.
Il me ressemble moins à être un animal.
Je trouve que c'est plate qu'on n'ait pas de fourrure, qu'on ne puisse pas
dormir dehors comme eux.
Oui, oui, oui. Mais tu sais, on n'est pas si loin ça.
On a des instincts très communs.
Oui, on a tout fait pour s'éloigner de la nature.
Oui, je le sais, puis ça, je le sais très bien, mais je comprendrai jamais
pourquoi. Pourquoi?
Mais tu le sais. Pourquoi?
Parce que l'homme est fou.
Exact.
Salut, toi.
T'es concentrée sur tes études.
Je trouve que tu fais preuve de beaucoup d'ouverture et de générosité avec la
voisine.
Miron, je sais que ton père et moi, on n'est pas dans la merde et passe
présentement.
Puis, je réalise que oui, on est venus ici pour toi, mais
inconsciemment, on est peut-être venus pour nous autres aussi.
Pourquoi pas.
Au revoir.
Un jour bientôt, tu te souviens de moi Et
si, en doux échos, tu réentends ma voix
Ma main s'ouvrira lentement
Thomas s'y perdra doucement.
Tout le monde est ici, ça fait du bien.
Là, on est juste trois, c'est quoi la différence?
Non. Je sais bien, quand on est tout le monde ensemble.
Oui.
S'il te plaît, Thérèse, peux-tu arrêter de manger la bouche ouverte? Je t'en
prie.
Merci, David, de me rabaisser comme ça devant tout le monde, alors que j'essaie
de manger tranquillement mon repas.
Arrête donc, tu me remets à ma place aux deux secondes, tu vas être capable d'en
prendre un petit peu toi aussi.
À quel tu veux jouer à ce petit jeu-là?
Parfait. Fait que quatre verres de vin que tu bois, tu trouves pas que c'est un
petit peu trop? Ben non, te rapproche.
Non, mais tu m'en fais combien par jour?
Moi, je te passe un commentaire pis ça peut être libre, là.
Non, mais c'est le ton qu'il t'a utilisé. C'est ça qui m'a fait réagir.
Merci tellement.
Où tu vas?
Ben... Regarde ce que t'as fait, là.
Tu viens avec un verre d'huile, j'imagine que tu veux le remplir.
Mais Christ, les parents.
Ah, les parents.
C'est comme ça pour tous les enfants.
Bon, on calme ?
Désolé. Les narines sont très vifs.
J'en ai bu un pour les calmer.
Prends ton temps.
C'est compliqué, ça, les parents.
Tu sais, ils sont tout le temps obsédés par tous les petits détails de la vie.
Au lieu de l'apprécier, la vie.
On comprend ça.
Ils vont venir par se retrouver éventuellement.
Hein?
Et ma couille, il faut que ça sorte en premier.
Tu vas l'avoir, Chris.
T'es super cool, Florence.
Je suis super content de t'avoir rencontrée.
Moi aussi.
J'ai l'impression qu'on peut se parler pendant des heures et des heures.
C'est ça qu'on fait.
Tu sais, c'est mon jardin qui m'a demandé de t'inviter.
J'ai essayé de bouger la roche, je pouvais pas.
Je restais là à quatre pattes pour reprendre mon souffle.
qui est venu se reposer sur ma main.
Puis après, il est allé vers toi.
C'est là que je t'ai vu, tout seul, assis, perdu dans tes pensées.
C'est fou comment ça fonctionne, des fois, la vie.
Il faut écouter tous les petits signes de la vie.
Ça fait longtemps que ça m'est pas arrivé.
Pas moi.
Il est 11 heures.
Faut que j'y aille.
Je comprends pas.
T'es jamais ici.
T'es pas supposé étudier, toi, cet été.
Par la main, je clenche mes études.
Miron. Miron.
Miron.
Miron. Miron.
Miron. Miron.
Irais-tu me chercher un verre d'eau, s'il te plaît?
Un verre d'eau?
Oui.
Merci.
Ah,
il fait chaud aujourd'hui.
À demain.
Oui, allô?
Salut, c'est Miron, ça va?
Tu m'appelles là, là.
Ça fait trois semaines que t'es parti.
Anyway, je suis avec quelqu'un d'autre maintenant.
Moi aussi, je suis avec quelqu'un d'autre.
Je suis content de savoir que tu vas bien.
Hey! Tu joues mon tape? Oui, oui, oui! T'avais oublié ton baladeur ici.
C'est vraiment bon, ce musique-là.
Allô! Allô!
J'ai ta canne, viens-tu avec moi?
Non, désolé, il faut que j'aille aider Florence.
Trouves-tu ça normal, toi, que Miron soit jamais avec nous autres?
Ça fait deux ans que ça m'inquiète qu'il soit jamais avec nous autres.
Parce qu'à part pour ses périodes d'études, il est toujours parti.
J'essaie de rester positive.
Jouer une note amélioration dans ses études, c'est déjà ça.
Je me demande bien qu'est-ce qu'ils peuvent faire à longueur de journée, ces
deux-là.
Si j'étais le roi, le roi de l'amour...
Sous-titrage
Société
Radio-Canada
J'ai juste l'impression que... j'suis en train de perdre ma famille.
Tu trouves pas qu'on s'éloigne?
Tu as peut-être raison, David.
Mais arrête, tu m'agresses!
Je t'agresse? J'peux pas être plus doux que ça.
J'ai pas le goût, c'est correct.
J'comprends pas. J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai
- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai
- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai
- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J'ai- J
'ai-
Ben oui, mais tu me traites comme un chien.
J'ai pas à me justifier.
J'ai pas envie, ce soir, David.
J'ai pas envie, c'est tout.
Mais Thérèse, c'est comme ça depuis un maudit bout, là.
Moi, je pensais que le fait de s'éloigner de la maison, puis de fuir un
peu notre quotidien, ça nous permettrait de se retrouver, puis de... peut-être
passer des petits moments intimes ensemble, mais non.
Depuis qu'on est ici, tu me fuis encore, puis je comprends pas pourquoi.
Je suis pas très attirée par toi, ces temps-ci.
Je t'aime, là.
Tu m'aides toujours, c'est clair.
C'est fou, hein? Qui aurait pensé?
Toi pis moi.
Je veux pas le cacher, je m'en crie.
Je te regarde dans les yeux.
Dans l'âme.
Je vois quelqu'un que j'aime.
Moi aussi, je l'aime.
On passe tellement de beaux moments ensemble.
J'ai l'esprit de plus en plus ouvert depuis qu'on se connaît.
OK.
Une poutine.
Poutine à deux.
Merci. Merci.
Hé, pis t'es comme ça, on va en avoir masse.
Moi, je m'en crise.
Ça fait longtemps que le monde me regarde de même.
Ah oui?
Mais moi, c'est depuis que je suis né.
Je ne veux pas sauter aux conclusions, mais j'ai vu Miron et Florence se tenir
par la main au petit restaurant.
Oui.
Au moins, il y a quelqu'un dans cette famille-là qui se fait toucher.
Non, le stade.
Où tu vas ?
Oh, God, yes.
Quoi ? C'est quoi, qu'est-ce que t'as vu ? Fuck.
Fuck.
Hey ! Sors dehors, puis tout de suite ! Oh, shit.
Fais-tu taille ? Oui, oui.
Je pense que tu devrais y aller.
Merci.
David, il faut juste prendre le temps de respirer.
T'as raison.
Avoue que c'est perturbant, ce qu'on vient de voir.
Faut qu'on fasse quelque chose.
Je sais pas quoi faire. Notre fils est étrange.
Je veux qu'on pense que ça va bien. Fais une nouvelle niaiserie à la longe de ma
mère. Arrête, faut pas voir ça comme ça. Tu veux pas voir ça comme ça?
Je sais pas, je sais pas.
Florence,
est-ce qu'on pourrait vous parler, s'il vous plaît?
Eh oui, bien sûr. Allez-y.
Merci. Écoutez, j'aimerais m'excuser pour mon comportement d'hier.
Peut-être un petit peu agressif de ma part.
Écoutez, j'ai pas de maison.
J'ai pas l'affaire à aller cornifler ou à cogner contre les fenêtres.
C'est juste que j'ai pas vraiment su comment réagir. Oui, c'est ça. Mais
maintenant qu'on sait ce qui se passe entre vous deux, il faut agir.
On ne veut pas vous blesser, Florence, mais la différence d'âge entre vous deux
est assez remarquable. Oui.
Bon, d'abord, merci pour vos excuses.
J'apprécie.
Miron et moi, on a d'abord développé une amitié. On n'a jamais planifié d'être
intimes. Les choses se sont passées comme ça, naturellement.
Bien, justement, je ne trouve pas ça naturel. Notre fils a 17 ans, il est
encore très naïf et ce n'est pas vraiment ce qu'il fait.
Moi, je pense que c'est pas mal plus facile de juger de l'extérieur.
Puis, je suis pas mal certaine que je comprends votre fils plus que vous.
Ah oui, ça, si on vous l'accorde, ça, c'est sûr, notre fils, on le comprend
plus, ça fait un bon bout.
Mais on sait ce qu'on a vu, puis on a le droit d'avoir une opinion là-dessus. C
'est extrêmement difficile pour nous de vous imaginer ensemble.
Bien, allez-y, ouvrez votre coeur.
Ouvrir notre coeur à quoi?
À vous deux?
Vous êtes pas un couple, hein? J'ignore ce que Miron vous a promis, mais dans
deux mois, il sera plus là. Il va déjà être ailleurs. Il explore, Miron. Il est
complètement décomplexé. Il couche avec à peu près n'importe qui. Très bon âge.
Ben, moi, je pense pas vraiment à l'avenir.
Ce qui doit se passer arrivera. Non, non, non, non.
On aimerait mieux que vous arrêtiez de vous voir. Ben, moi, je pense que ça
serait mieux si on pouvait en discuter tous les quatre. Non, non, non, je m
'excuse, là, mais on veut que vous cessiez de vous voir. Est-ce que c'est
clair? David, calme-toi, s'il te plaît. Je suis désolée, mon mari est un peu sur
la défensive, mais vous comprenez qu'on a pris une décision et elle est finale.
Je suis vraiment désolée, Florence. Ben, je suis pas vraiment certaine que vous
êtes désolée.
Ah, mais si ça se passe comme ça, ça se passe comme ça. Ça va se passer comme
ça. Ah oui? D'accord.
Je n'ai pas dit que vous pouviez entrer.
On a parlé à Florence.
Quoi?
On a décidé que ce serait mieux si elle essayait de vous voir.
Tu n'es pas sérieux.
Oui, Thomas et moi, on en a longuement discuté.
Veux-tu en parler?
C'est facile, la réponse est devant toi.
T
'es
fucking dégueulasse.
Je me suis tellement ennuyé de toi, Florence.
Miron, réveille-toi.
Tes parents sont là-haut.
Miron est là? Il est dans le salon.
Lève-toi, on s'en va.
Non.
Bon.
Ben, je pense qu'on pourrait en discuter, tous les quatre.
On en a déjà assez discuté. Enway, let's go!
On en parle ou je bouge pas.
David.
Vas-y, Miron, on t'écoute.
Tu sais, j'ai tout laissé pour venir ici.
Mon ex, mes amis, le skate, tout.
Tout pour finir mes études pour vous.
Puis à chaque matin, je me lève, je me plains pas, j'étudie.
Pendant ce temps-là, j'ai rencontré Florence.
Puis ce qui se passe dans ma vie privée m'appartient. Ça, là, ça, c'est très
facile à dire. Laisse-moi finir.
Quatre, notre mission est accomplie.
Sors, mais on se partait pour qu'il finisse ses études.
Tu sais, dans moins de deux mois, je vais avoir 18 ans.
Puis nous, ce qu'on fait, c'est consensuel. C'est pas illégal. Pour être
ta grand-mère. Hé, Chris!
Est-ce qu'on parle d'une relation sérieuse entre vous deux? Oui!
Mais voyons donc, Miron, vous vous êtes rencontrés il y a trois semaines.
Tout allait super bien avant que tu ne mêles pas tes crises d'affaires. Tu
réfléchis-tu, toi, des fois, un petit peu? La réalité, ça te dit-tu quelque
chose?
Qu'est-ce que tu vas faire après l'été?
Tu vas la présenter à tes amis dans des parties?
Hé, tout le monde, voici ma blonde!
À Noël, tu vas la présenter à tes grands-parents et à tes cousins, c'est
ça? L'amour n'a pas d'âge, hein, Miron?
Right?
Hé, je vais te dire une chose. On vit dans une société où on n'a pas le choix
d'en tenir compte. Ça, c'est ton opinion. Nous, on s'en crisse. C'est mon
opinion bien partagée par la majorité.
Florence, comment t'entrevois la suite, toi, là, là?
Tu vas partir avec mon fils, vous allez fonder une famille.
Lui, il va aller travailler pendant que toi, tu vas être retraité.
Tabarnak! Au lieu de nous attaquer, essaie de comprendre qu'on s'aime pour
de vrai. Moi, j'attaque personne, je vous présente des faits. Dans 20 ans,
Florence, elle va être morte. Fuck you!
OK, Miro, David, s'il vous plaît.
Florence, je suis désolée.
Bon.
Écoute, David, là, je le vois bien que t'as peur pour ton fils.
Il est jeune, sa vie est courte. Tu voudrais le voir explorer une vie plus
traditionnelle. Je rentre pas dans ces normes-là.
Je suis très consciente que ma vie risque de finir avant celle de votre
fils. Mais je suis aussi certaine que votre fils réalise tout ça.
Ah non.
Non, il réalise absolument rien.
Florence,
est-ce que vous avez des enfants?
Oui. Bon.
Mais avec Miron, vous allez en avoir un autre à charge. Parce que notre fils, il
fait pas son lit.
Il fait pas la vaisselle, il ramasse pas ses affaires.
Je sais que c'est dur, ce que David vous dit, mais j'ai pas le choix d'être d
'accord avec lui.
Vous êtes pas du tout à la même place dans la vie. Mais oui, on l'est, plus
que vous pensez. Non, mon grand-mère.
Regarde, ça marche entre nous deux.
Il y a rien d'autre à analyser. On veut pas que ça continue.
Écoute, Miron, Miron, on est en train de tourner en rond, là.
Calme-toi, là, Florence, on peut partir demain. Il y a rien qui nous empêche.
Mais non. Regarde, moi, j'ai été rebelle presque toute ma vie. J'ai donné.
Non.
Tes parents vont être dévastés.
Puis je veux pas être responsable de ça.
Puis nous?
Nous.
Nous.
Tu me fais sentir jeune, belle, désirable.
Ça me donne beaucoup.
Mais toi, t'as toute une vie devant toi.
Toi aussi, tu m'en donnes beaucoup.
Oh, je suis pas la seule qui va te donner beaucoup dans ta vie.
Qu'est-ce que tu fais?
J'installe une serrure sur la porte.
Oh!
Puis que tu sortes la nuit pour voir Florence. Ça va faire quoi cette petite
serrure-là? Il y a quatre fenêtres en bas. Ouais, j'ai mis des barres au
-dessus. T'es fucking malade! Je sais que ça a l'air extrême un peu comme ça,
là, mais c'est juste pour la nuit.
Moi, ça me sécurise de savoir que tu restes ici.
Il y a des toilettes en bas.
Utilise-la, puis prépare-toi des petites collations, là. Il n'y a rien qui
change. Tu viens de gaspiller de l'argent parce qu'il y a no fucking way
que je te remborde. C'est vrai que c'est un petit peu extrêmement comme punition.
C'est pas une punition. Mais c'est quoi d'abord?
T'es en train de bâtir une prison, Chris.
Hey, on en a discuté de ça, OK? On s'est entendu hier sur le fait que Florence et
toi, vous cessiez de vous voir, OK? Ça, c'est un dossier réglé. OK, fine.
Pourquoi tu veux m'enfermer d'abord? C'est pas que je veux t'enfermer. Je
trouve ça plus rassurant de savoir que tu vas rester ici, OK?
Je te l'ai dit, il y a rien qui change. Toi, tu dors, OK? Quand tu vas te lever,
nous autres, on se lève avant toi. La porte va déjà être débarrée.
Au lieu de retourner à Montréal, t'as acheté une serrure pour la porte pis des
barreaux pour la fenêtre pour pas que je sorte la nuit.
Hé, où ta logique? C'est vrai que c'est pas très logique. J'ai pensé revenir à
Montréal, OK? Mais avec tout le progrès que t'as fait avec ta mère ces dernières
semaines, écoute, il nous reste trois semaines.
Voyons donc.
Moi, ça me rassure de savoir que tu vas dormir ici.
On n'est pas dans un film d'horreur, là. Moi, je suis ton père. Voyons donc, je t
'aime. C'est juste que je veux rien savoir de voir mon fils de 17 ans avec
une vieille grand-mère. Ah, lâche-moi, Chris!
Pis borre pas la porte!
Fait que j'y ai pensé.
Pis finalement, je vais dormir dans le salon sur le divan.
OK.
C'est OK, ça.
À ce moment-là, je vais dormir sur le planche à côté de toi.
Mais là...
Non, mais t'as raison. C'est vrai que c'est probablement trop intense. C'est
vrai que j'étais en bord au sous-sol.
Je suis désolé.
Non, mais le salon, c'est une bonne idée.
On pourrait se faire une tente avec des couvertes, comme quand t'étais petit.
Hein?
Après le souper, on regardera un film. J'ai loué Shawshank Redemption.
Ah! Il paraît que c'est bon, ça.
C'est ça qu'ils disent.
Il est bon, hein?
Bon appétit.
Puis tout le monde joue le jeu.
Puis elle avec.
Miron, qu'est-ce que tu fais?
Je m'en vais me coucher.
Oui, mais tu sais que je vais être obligé de boire à la porte.
Oui, fais ce que tu as à faire.
OK.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Allô ?
A
contrario. Le non-interventionnisme signifie un désengagement de l'État, ce
qui privilégie la libre entreprise, entre autres.
Excusez-moi de vous déranger, mais qu'est-ce que vous diriez de ça si après
votre petite période d'études, on s'en allait se promener au village?
On pourrait peut-être même aller se manger une petite crème molle sur bord
de la rivière.
Oui, moi je vais rester ici.
Ben oui, mais là, on va être partis pour un petit bout.
Oui.
Mais t'es conscient que tu vas être obligé d'aller au sol, puis je vais
boire à la porte.
Oui, je vais dormir.
T'es sûr de ça ? Faut que je m'habitue à ma née.
Miron? Monte donc!
T
'es
-tu correct?
Ouais.
J'ai un peu faim, par contre.
Maillis-tu?
Un peu.
Bien sûr.
Père-fils, hein?
On choisit pas sa famille.
Mais si j'avais eu le choix, c'est vous autres que j'aurais choisis.
Quel été de malade mental.
Est-ce que vous verrez fou?
Mais je t'aime, toi.
Et toi aussi, j'aime.
Je vais te préparer un croque-monsieur.
Ah oui.
OK.
C'était un week-end. Tout le dimanche, mon père nous en préparait, mes frères
et moi.
Je pense qu'il n'y a jamais sauté un dimanche.
C'était le meilleur des pères.
Je voulais être plus comme lui.
Tu sais, présent, attentif aux besoins des autres. Mais que tu veux, moi, j'ai
toujours été pris dans ma tête, comme prisonnier de ma tête.
Quand je te regarde, bien, je me vois en toi.
Peut-être pour ça qu'il y a autant de friction entre nous deux.
On est trop pareils.
Mais je suis sûr qu'on est capables de trouver à l'intérieur de nous autres la
force pour s'aimer plus.
On s'aimait mieux.
On va
mettre
ça à la brûle.
Elle a l'air poquée, toi.
Moi, j'ai pas vraiment dormi.
Tu dormiras plus tard.
Bois ton café, va t'habiller. On commence dans 10 minutes.
S'il y a des gens de l'extérieur qui viennent pour raconter de l'action qui s
'est passée ailleurs, ils viennent dans le lieu où se situe l'action principale.
J'avais oublié à quel point j'ai besoin de toi.
D'après 19 ans, je suis encore fière d'être appelée mon mari.
Moi aussi, on dirait que j'ai retrouvé ma famille.
Il y a juste Miron qui m'inquiète un peu.
On dirait qu'il est déprimé.
Il ne dort pas de la nuit, il dort toute la journée.
Il y a peut-être... C'est une petite peine d'amour.
J'aimais pas y penser.
Intéressant.
J'ai creusé un trou de ma chambre jusqu'ici.
Non, c'est pas vrai, mais t'es fou.
T'es fou, t'es fou.
Je t'adore, je t'adore.
Écoute, écoute, on te sort d'ici.
On te sort d'ici.
Le soleil se lève, mes parents vont se réveiller. Oui, oui, c'est vrai.
Faut que tu y ailles.
On se voit quand?
À chaque soir pour les deux prochaines semaines. C'est génial, voici.
J'aimerais ça porter un toast.
Bon, ça n'a pas été l'été le plus facile, mais peu importe ce qui nous
arrive et les épreuves qu'on a à traverser, on est ensemble.
Moi, je vous ai ici.
J'aimerais ça que les deux dernières semaines qu'on a à passer ici à la
campagne soient des plus agréables.
Cheers.
T'as-tu confiance?
Te sens-tu prêt?
Oui.
C'est quand même des cours assez faciles.
On a quasiment fini. J'ai collé de la pizza pour après.
On part à quelle heure demain?
À 7 heures.
C'était juste ça, Amiro.
Tu n'avais jamais pris le temps d'écouter et de te commettre.
Oui, ça doit être ça.
Fait que c'est ça, j'ai remplacé les affiches par un grand cadre qui traînait
de l'autre bord.
Bonne idée, ça.
Je pense que tu vas être content de savoir ça. Les amis de mon fils vont m
'aider. Le trou va être rempli dans deux jours, juste avant que les voisines
arrivent.
Je suis vraiment désolé pour le dégât.
Il n'y a jamais personne qui m'a fait un aussi beau cadeau de toute ma vie.
Tiens.
C'est mon numéro.
Viens me voir quand tu auras notre tour.
Même si tu es une blonde, on ne perd pas grand-chose.
Je te vois, je te vois pas.
Je pense qu'on a tout.
T'oublies pas de fermer l'eau.
Ah oui, c'est vrai.
Bon, grouille-toi. On part dans cinq minutes. Ton examen est dans quatre
heures.
30 secondes.
Tabarnak! C'est quoi, ça?
Miron, oh!
Miron, viens ici, là!
C'est quoi, ça? Comment est-ce que t'es arrivé ici?
Je sais pas. Ben non, tu sais pas, là. Il y avait pas de terre ici. Comment
cette terre-là est arrivée là? Je sais pas, je suis allé rentrer ici. Comment
ça, tu sais pas?
Thérèse!
Thérèse!
Quoi?
Thérèse!
Thérèse! Quoi? Viens ici, descend, là, viens voir!
Qu'est-ce qu'il y a?
Mais là, voyons donc!
Quand j'ai ouvert la pompe à eau, cette pièce-là était vide. Il n'y avait pas
toute cette terre-là. C'est quoi tout ça, là?
Qu'est-ce qu'il dit, Miron? Miron, il dit qu'il n'a jamais mis les pieds dans
cette pièce-là.
Miron!
Miron!
Miron!
Miron!
Miron!
Miron!
Il n'est pas en haut. Je ne l'ai pas entendu monter.
Il n'est pas en bas non plus. J'ai regardé partout.
Il s'est quand même pas volatilisé!
Tabarnak!
J'suis connect!
On s'en rejoint en haut, vite!
Ok!
Ils sont en haut, vite!
Ils sont là!
Ils sont là, là!
Je te l'avais dit que c'était pas une bonne idée de l'embarquer dans le cadre.
Thérèse, je t'en prie. Quoi, je t'en prie? Parle-moi de son autre ton.
Ok, c'est bon.
Ok, on va dans la gorge de ma maïsse.
Qu'est-ce qu'on fait ? Ah oui, on va suivre cette route-là, là où on voit
jusqu'où ça va nous amener.
Ok.
...
Sous-titrage
ST' 501
... ... ... ...
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