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L'épouse du fils d'un député a été retrouvée morte chez elle.
Le mari est suspecté.
Il dément toutes les accusations.
J'irai droit au but.
Y a-t-il un lien entre le dĂ©cĂšs de la victimeâŠ
TĂMOIN
âŠet les coups prĂ©sumĂ©s ?
Non. Les coups n'ont pas causé la mort.
C'est une blague.
Quant au fĆtus qu'elle portait, est-il en lien avec l'accusĂ© ?
- Pardon ? - MaĂźtre.
Qu'insinuez-vous ?
La grossesse de la victime n'a aucun lien avec l'accusé.
Les tensions au sein du couple
sont nĂ©es des mĆurs lĂ©gĂšres de la victime etâŠ
Ces remarques portent atteinte à la mémoire de la défunte.
Il faut ignorer ce qui n'est pas prouvé.
La victime étant décédée, impossible de prouver les faits.
JUGE
Je suis d'accord.
Une derniĂšre question.
Vous dites que la victime était souvent battue.
Mais avons-nous la preuve qu'elle l'était par l'accusé ?
L'autopsie ne permet pas d'identifier l'auteur des coups.
PROCUREURE
L'accusation cherche à tromper la cour en évoquant ces soi-disant "coups"
sans aucun lien avec la mort et avec l'accusé.
Si vous voulez l'accuser d'homicide, prouvez qu'homicide il y a.
L'accusation veut-elle procéder au contre-interrogatoire ?
- Si ce n'est pas le cas⊠- C'est le cas.
Merci, Mme la juge.
- Alors, je vous en prie. - Oui, Mme la juge.
Vous avez rédigé le rapport d'autopsie, n'est-ce pas ?
RAPPORT D'AUTOPSIE
En effet.
Pourriez-vous nous lire ce passage ?
"Intoxication aiguë due à la prise de médicaments, dont le fluconazole."
Il sert Ă traiter le pied d'athlĂšte, n'est-ce pas ?
La victime en souffrait-elle ?
Pas Ă ma connaissance.
ACCUSĂ
Puis-je regarder si l'accusé en souffre ?
Objection.
Que faites-vous ?
Le pied d'athlĂšte a son importance ici.
Obtempérez. Vous l'avez entendue.
Ils sont sains. Aucune trace de mycose.
Je soumets une nouvelle preuve.
Oui !
Une ordonnance de fluconazole au nom de l'accusé.
M. Oh.
Pourquoi vous en procurer ?
Ma femme me l'a demandé.
- Quoi ? - Mme Eun.
Vous connaissez les anticoagulants ?
Ils empĂȘchent la formation de caillots et protĂšgent les prothĂšses valvulaires.
Depuis que ma femme en prenait, elle avait des bleus.
La moindre chute tournait au massacre.
C'est pour ça qu'elle ne sortait plus.
Je faisais les courses pour elle.
Quant aux médicaments, je les ai achetés à sa demande.
Se procurer une ordonnance pour sa femme ne revient pas Ă l'assassiner.
Je suis censée vous croire ?
Elle vous aurait demandé des remÚdes mortels ?
Vous avez falsifié l'ordonnance ?
Vous avez acheté ces cachets pour la tuer !
- Menteur ! - Comment osez-vous ?
Gardez vos hypothĂšses et montrez-nous de vraies preuves !
Assez !
Approchez, tous les deux.
Vous n'ĂȘtes pas assez prĂ©parĂ©e.
Accordez-moi un peu plus de temps, Mme la juge.
Je peux prouver ce que je dis !
Et réviser l'accusation d'homicide involontaire ?
- C'est une perte de temps. - Mme la juge.
C'est moi qui ai déposé l'accusation.
Je n'ai aucune intention de la réviser.
TrĂšs bien.
Rejoignez vos places.
L'audience reprendra dans trois jours.
- Merci, Mme la juge. - Toutefois,
si vous ĂȘtes incapable de fournir des preuves pour la mise en accusation,
je déclarerai l'accusé non coupable.
C'était pas mal.
J'ai tout raté, oui !
Comment peut-il mentir avec un tel aplomb ?
Un procĂšs, c'est un concours de mensonges.
On pourrait prendre les paris sur qui ment le mieux.
Mais à la fin, c'est la vérité qui l'emporte ?
Non.
Le mensonge le plus convaincant.
C'est absurde !
Convaincant ou pas, ça reste un mensonge. C'est inacceptable.
- Tu as changé, je trouve. - En quoi ?
Avant, tu étais doux et chaleureux. Maintenant, tu es cynique.
Dur de ne pas changer quand on est procureur depuis dix ans.
Au fait, pourquoi es-tu devenue procureure ?
Tu trouves que ça te va bien ?
- Pourquoi, ça me va mal ? - Non, je me suis mal exprimé.
Tu es intelligente, tu viens d'une bonne famille.
Ce métier convient aux gens plus féroces.
T'est-il arrivé quelque chose entre-temps ?
Comme quoi ?
Tu crois que je suis devenue procureure pour venger ma famille ?
Tu es drĂŽle.
Hyun.
Toute ta famille s'attend à ce que tu réussisses, non ?
On peut dire ça.
Pas la mienne.
Moi, je suis plutĂŽt la mauvaise graine. Je dois sans cesse faire mes preuves.
Je peux sauter Ă tout moment.
Pourtant, je garde confiance.
J'étais si fouineuse à la fac qu'on me surnommait The Mentalist.
Oui.
On venait te trouver au moindre souci, comme si tu possédais la vérité absolue.
Tu étais trÚs douée pour cerner les gens.
Mais, crois-moi, il ne faut pas toujours se fier Ă son instinct.
Je sais.
Mais je vois tout depuis que je suis toute petite.
Qui est le meilleur.
Qui est bon et qui est pitoyable.
Oui, c'est vrai.
N'empĂȘche, j'espĂšre que tu es prĂȘte Ă tout affronter.
Ne viens pas pleurnicher si tu ne parviens pas Ă tes fins.
Peu m'importe, tant que je suis vivante !
L'autopsie était si glaciale, j'ai détesté.
- Quoi ? - Hein ?
Non, rien.
- Bon appétit. - Merci.
Regardez Baek. C'est un acharné du travail.
Vous dites ça
parce que son autopsie s'éternise ?
C'est un solitaire par choix.
Vous savez quoi ?
Ne montons pas dans le mĂȘme bus.
On est Ă peine 20 dans tout le pays. Si on meurt ensemble,
les tueurs pulluleront faute d'autopsies.
On arrĂȘte les sorties aussi ?
C'est une exception.
HĂ©, Baek.
Défense d'aller en salle d'autopsie aprÚs minuit.
Et changez de vĂȘtements, pour une fois.
C'est pas un uniforme, bon sang.
- Je me suis changé. Ils sont neufs. - Laissez-le.
On mangeait du jajangmyeon en autopsie à l'époque.
Vraiment ? Et les infections ?
Le pays était pauvre.
On a contracté la tuberculose et on s'est fait interner ensemble.
Les quatre examinateurs admis ensemble !
On priait pour l'absence de meurtres.
Pas étonnant que tant de cas soient irrésolus.
Je plaisante.
AprĂšs une autopsie, il est maussade.
HĂ©.
Il paraßt que la mort de la femme d'Oh est un accident présumé.
Vous n'aimez pas échouer à fournir des réponses.
Baek Beom Ă l'appareil.
J'arrive.
- Finissez de manger au moins. - C'est un meurtre.
Vous faites quoi ?
Je n'ai pas fini de manger.
Et qui va conduire ? Moi ?
- Debout. - Félicitations.
Mme Eun.
Par ici.
Je vous ai dit de faire attention !
On serait tous morts si c'était toxique !
Pardon, monsieur.
Quel gros balourd.
On voit bien que c'est de l'hélium du Monde du ballon.
On ne sait jamais ce que ça contient.
Poussez-vous !
MĂȘme l'hĂ©lium Ă©choue Ă dĂ©rider Baek le grincheux.
Température rectale, 36 degrés. Et l'eau ?
à 37 degrés.
Elle est morte depuis trois heures.
Le tueur n'est pas loin.
- Viol et meurtre, j'imagine ? - Revoilà vos délires.
Un spasme cadavérique.
CAUSĂ PAR UNE ĂMOTION INTENSE
Elle tenait le tuyau de la main droite, recouverte par la bĂąche.
Elle est morte asphyxiée par l'hélium.
C'est un suicide.
Nettoyez-moi ça. Vite.
Dr Baek, attendez !
Ce type me fait halluciner !
Docteur.
- Des excuses ? - Pourquoi ?
Vous avez déboulé au tribunal et démoli mon accusation.
On est du mĂȘme cĂŽtĂ©, non ?
Allez-vous-en. En route.
Attendez.
Je ne lĂącherai pas l'affaire.
- Si quelque chose vous avait Ă©chappé⊠- ArrĂȘtez avec ça.
L'autopsie est terminée, le corps brûlé,
le type relùché, la scÚne de crime vidée.
L'affaire est terminée.
- Ohé, chauffeur ? - Pardon.
STAND DE TIR
ACCIDENT ROUTE CĂTIĂRE
L'autopsie est terminée, le corps brûlé,
le type relùché, la scÚne de crime vidée.
L'affaire est terminée.
Qu'est-ce que je fiche ici ?
C'est quoi, ça ?
Il a été libéré sous caution. C'est normal.
Vous ĂȘtes venue pour rien. On nettoie la maison aujourd'hui.
- Pour éliminer les preuves ? - Pour ranger.
Ăliminer les preuves ?
Mme Eun, c'est terminé. Passez à autre chose.
- Ce n'est pas encore fini. - Oui, il nous reste deux jours.
M. Oh. Je vous renverrai en prison.
- On se verra au tribunal. - J'ai hĂąte.
Au fait, nous aussi, nous avons encore plusieurs cartes Ă jouer.
TRIBUNAL DE SĂOUL EST
MOTIF DES POURSUITES JUDICIAIRES
"La procureure a usé de mauvaises méthodes.
"Par consĂ©quent, l'outrage, l'abus, la coercitionâŠ
"Elle a forcé le plaignant à avouer par l'abus verbal,
"portant ainsi atteinte au plaignant,
"tout en le harcelant sans mandatâŠ"
Les enflures !
Ces types sont fortiches pour ce qui est de jouer avec le droit.
C'est du chantage.
Faire chanter une procureure sous couvert du droit ?
On devrait interdire Ă ces cons de se reproduire.
Ils nuisent à la société. Non ?
Ce n'est rien. Ăa ne m'atteint pas.
Ăa va ?
Oui.
Mince.
Je dois avoir une paire de rechange quelque part.
POLICE SCIENTIFIQUE
C'est pas vrai !
Vous vous souvenez de ça ?
Vous m'avez hurlé dessus.
Je les portais sur la scĂšne de crime.
J'adore ces chaussures, maisâŠ
Faites-en ce que vous voulez.
Fichez le camp !
Vous prenez soin des morts. Ăcoutez une vivante, pour une fois !
La scĂšne de crime est juste ici, sur ces talons !
L'examen est terminé.
Certes, vous avez étudié le corps plus soigneusement que quiconque,
mais c'est moi
qui en étais la plus prÚs sur la scÚne de crime.
J'étais juste à cÎté d'elle !
On se verra au tribunal.
Oh Man-sang s'est débarrassé de ses tapis dÚs sa libération.
Il cache quelque chose. Je le sens !
C'est vous qui avez préservé ces talons avec les couvre-chaussures.
J'en demande officiellement l'analyse de toute urgence.
Découvrez ce qu'il y a sur la semelle extérieure de ces talons.
En tant que procureure, j'exige que vous examiniezâŠ
Ou plutĂŽtâŠ
C'est un ordre ! Compris, Baek le grincheux ?
C'est la derniĂšre fois.
Mince alors. Des chaussures de créateur.
Découpez l'autre aussi.
Il y a un bon cordonnier dans le coin.
Non, ça va,
je les ai achetées il y a trois ans, mais portées qu'une fois.
Je vois de la poussiĂšre.
C'est rose, la surface est rĂȘche. Je dirais que c'est artificiel.
Appelez la toxicologie pour une analyse.
Ils sont encore lĂ ?
- Oui. - Bien sûr.
D'accord.
Salut ! Voilà le résultat des semelles.
C'est du poison. Oh, mon poison !
Voici Stella Hwang, du département de toxicologie.
Stella !
- Bonjour. - C'est la meilleure.
Mme Eun Sol, la procureure.
Ciao !
J'ai trouvé du fluconazole.
Ce sont des traces de comprimés de fluconazole broyés.
AGENT ANTIFONGIQUE
Pourquoi les broyer ?
Bien vu. Pourquoi se donner tout ce mal ?
Il y a quelque chose qui cloche.
Mauvaise question.
Qui a broyé les comprimés ?
Il les a broyés exprÚs !
Un spasme cadavérique.
Elle n'a pas lĂąchĂ©, mĂȘme Ă l'agonie. Pourquoi ?
Elle s'accrochait désespérément à quelque chose.
OĂč Ă©tait sa main droite avant de la retourner ?
Vous avez bonne mémoire.
Dans sa poche !
Pas celle-ci.
Elles avaient dĂ» glisser dans le trou !
- Fluoxétine ? - Montrez.
Ces gélules ont été ouvertes.
Les comprimés broyés ont été reversés dans les gélules.
C'est le message de la victime !
Oh Man-sang est fichu.
Les gélules doivent avoir ses empreintes.
POUDRE D'EMPREINTES LATENTES
Servez-lui un verre.
Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
- Un cocktail ? - Peu importe.
Félicitations. C'est une victoire, monsieur.
Félicitations ?
Félicitations à vous, car me voilà obligé de vous payer.
Vous n'en avez pas fichu une !
Pourtant, vous raflez la mise.
Vous avez vu la procureure me provoquer ?
- Vous voulez me soûler ? - Pardon ?
Le verre est rempli de whisky.
Vous voulez m'assommer ?
Non, monsieur.
- Vous ĂȘtes mariĂ©e ? - Oui.
Que fait votre époux ?
Pourquoi vous ĂȘtes si coincĂ©e ?
Allons, s'il vous plaĂźt.
Vous me méprisez ?
Mais pas mon argent, hein ?
Je vous pose la question.
Attention.
Resservez-moi, que je me bourre la gueule.
Le café Die Hard, on l'appelle comme ça.
J'ai dĂ» m'assoupir.
Vous devez ĂȘtre fatiguĂ©e. Tenez.
Merci bien.
Au fait, je ne vous aurais jamais prise pour une toxicologue.
Trop jolie pour ça ?
Vous saviez que Cléopùtre était obsédée par le poison ?
Beauté et poison. Une combinaison charmante.
Oui.
OĂč est le Dr Baek ?
- Parti en trombe, surexcité. - Surexcité ?
DÚs qu'il y a un élément inattendu, il est surexcité.
Vous avez les empreintes ?
Les gélules sont trop petites.
Ăa va prendre un moment, malheureusement.
Elle examine la moindre substance Ă la surface.
Mais le procĂšs reprend Ă 13 h.
Prenez déjà ça.
C'est quoi ?
Faute d'éléments, on n'a pu faire qu'une seule analyse.
Laquelle ?
Depuis quand un bon mari est injustement soupçonnĂ© d'ĂȘtre l'assassin de sa femme ?
Nous ne tolérerons plus la procureure.
Mon client refuse de répondre aux questions
de quelqu'un qui l'a taché du sceau du soupçon
et lui a forcé la main depuis le début.
Nous souhaitons garder le silence.
Alors, pourquoi prendre la peine de venir ? C'est ridicule.
L'article 283, paragraphe 2-1, du code de procédure pénale
stipule que l'accusé a le droit
de refuser de faire une déclaration ou de répondre à une question.
Accordé.
Le procĂšs risque de se terminer en moins de dix minutes !
- Sale sournois ! - Que comptez-vous faire ?
Puis-je l'interroger, mĂȘme s'il refuse de rĂ©pondre ?
Oui, procédez.
En accord avec l'article 283, mon client gardera le silence.
Vous avez dit n'avoir aucun lien avec le bébé que portait la victime.
Vous vous rappelez ?
Je tenais beaucoup à savoir qui était le pÚre.
La réponse se trouve ici.
Un test de paternité a été conduit grùce aux tissus du bébé
prélevés dans le ventre de la victime.
Je peux vous montrer si vous voulez,
mais Ă une condition.
Les empreintes de la victime, c'est tout.
Laissées quand elle les tenait.
Rien d'autre ?
Du caoutchouc synthétique, mais rien de précis.
Un problĂšme ?
Quoi ?
Le latex : du caoutchouc synthétique.
Pourquoi vous intéresser à ces gants ?
Je le jette si vous n'en voulez pas.
Attendez.
Pardon ?
Prenez-le.
Ăa n'a aucun rapport avec le procĂšs. Pourquoi vousâŠ
Vous renoncez au droit de garder le silence ?
Oui.
Le résultat concorde.
CONCORDANCE
- Il est oĂč ? - Ici.
IDENTIFICATION DES EMPREINTES
On poursuit ?
Ces gélules ont été retrouvées dans la poche de la victime.
Ăa n'a pas Ă©tĂ© soumis Ă la dĂ©fense.
On a dû procéder à une analyse d'urgence au laboratoire cette nuit.
J'accepte l'ajout de cette preuve. Poursuivez.
Les gélules de fluconazole à l'écran ont conduit à la mort de la victime.
Néanmoins,
on a trouvé quelque chose de trÚs étrange.
Je vais vous montrer quoi.
On peut réduire le fluconazole en poudre en le broyant.
Mme la juge.
- Quel est ce cirque ? - Nous allons bien voir.
Continuez.
Voilà une gélule de fluoxétine.
Je la vide.
Vous voyez ?
C'est une gélule de fluoxétine qui contient du fluconazole.
Voilà comment ces gélules ont été trafiquées,
et comment l'accusé a assassiné la victime.
Vous les avez fabriquées pour tuer votre femme ?
Des gélules ?
Quelles gélules ? Je ne les ai jamais vues.
- Laissez, je m'en charge. - Ăa m'Ă©tonnerait.
Regardez ce qui se passe.
M. Oh ! Quand arrĂȘterez-vous de mentir ?
"Des mĆurs lĂ©gĂšres."
Il s'agissait de vous ?
Vous étiez à l'hÎtel avec une femme le jour du crime.
Vous avez été filmés !
Il y a d'autres mensonges.
Sa maladie mentale poussait votre femme Ă se faire mal ?
- Non, c'est vous qui lui en faisiez ! - Quoi ?
On n'a jamais trouvé votre peau sous les ongles de la victime.
Mais quels ongles ont laissé ces cicatrices ?
Vous vous ĂȘtes blessĂ© vous-mĂȘme ?
Quelle importance ? Je ne l'ai pas tuée.
Ne dites plus rien.
Je ne vous ai pas payé pour la boucler.
Elle reste une plaie, mĂȘme morte.
Vous la frappiez sans arrĂȘt, depuis si longtemps.
Ăa ne vous suffisait pas ?
Je le répÚte, je ne l'ai pas tuée !
- Vos gélules l'ont tuée ! - Vous pouvez le prouver ?
Je regrette,
mais elle a caché les gélules dans sa poche juste avant de mourir.
Vous pensiez maquiller votre crime si facilement ?
Comment osez-vous me parler comme Ă un criminel ?
Pour qui vous prenez-vous ?
C'est ainsi que vous la frappiez ?
Oui, tout juste.
Elle me mettait hors de moi, alors je la battais.
Mais je ne l'ai pas tuée !
Vous voulez dire que vous avez arrĂȘtĂ© de la battre juste avant sa mort ?
Votre femme enceinte ?
EspĂšce d'ordure !
- Va en enfer ! - EspĂšce de sauvage !
Silence !
Vous appelez ça un procÚs ? En voilà assez ! C'est une mascarade !
Qu'est-ce que vous savez ? Bande de voyous arrogants !
HĂ©, lĂąchez-moi !
Bande d'abrutis ! J'ai vu vos tĂȘtes.
Je vous ai vus ! LĂąchez-moi !
Ne me touchez pas !
Ces gélules trafiquées.
Et la preuve que c'est moi ?
M. Oh.
Vous ne savez pas vous arrĂȘter.
Quand on trouvera vos empreintes dessus, ce sera la fin de vos mensonges.
Oui.
Les preuves sont arrivées. Nous saurons qui a fabriqué les gélules.
J'appelle Ă la barre le Dr Baek, de la police scientifique.
Avez-vous analysé ce qui se trouvait sur ces gélules ?
Oui.
Avez-vous les résultats de l'analyse ?
L'auteur a tenté de cacher qui les avait fabriquées.
Des gants en latex ont été utilisés.
Ătes-vous en mesure d'identifier le tueur ?
Sans empreintes décelables ?
Les gants en latex se sont rĂ©vĂ©lĂ©s ĂȘtre la clĂ© pour l'identifier.
Quand les doigts transpirent, ils se collent au gant,
laissant de la sueur et des empreintes dans les gants.
On trouve des traces d'ADN dans la sueur.
Vous avez pu trouver Ă la fois des empreintes et de l'ADN ?
Oui.
Tu es foutu.
Les empreintes et l'ADN appartiennent-ils
à quelqu'un présent dans cette salle ?
- Non. - Il a dit quoi ?
Que se passe-t-il ?
C'est quelqu'un d'autre ?
M. Baek.
- Soyez plus clair. - Mais alors,
Ă qui sont ces empreintes ?
Les empreintes et l'ADN appartiennent Ă feu Mme Kwon Hee-gyeong.
Quoi ?
IDENTIFICATION DES EMPREINTES
KWON HEE-GYEONG
Mais commentâŠ
Comment est-ce possible ?
Elle a maquillé son suicide en meurtre.
Un piÚge pour désigner son mari comme le tueur.
On aperçoit mon client quitter la maison à l'aube.
Mais alors, qui ça peut ĂȘtre ?
La femme censĂ©e ĂȘtre morte sous les coups a atteint la porte sans problĂšme.
Elle a envoyé son mari chercher les médicaments qui la tueraient,
a trafiqué les gélules
pour piéger son mari, puis est morte.
Les gélules fabriquées devaient servir de preuves à l'accusation de son mari.
Mais elles sont tombées dans un trou de sa poche.
Bien qu'elle ait sacrifié sa vie,
son plan a échoué.
VoilĂ mon avis.
L'accusation souhaite-t-elle ajouter quelque chose ?
Mme la procureure ?
Pourquoi laisser un message
de façon si compliquée ?
Elle avait peur de vous,
mĂȘme au moment de mourir.
Son mari issu d'une riche famille la battait constamment,
mais personne ne l'aurait crue, elle, la fille d'un simple prof.
Une vengeance ? Non.
Elle voulait un chùtiment légal.
Elle n'avait d'autre choix
que les trois gélules qu'elle serrait, agonisante.
La seule chose au monde
Ă laquelle elle pouvait se fier.
Sans aucun autre soutien,
elle a succombé au désespoir.
Sa volonté de punir son mari,
son désespoir,
voilà la seule vérité.
Objection.
L'accusation se perd en hypothÚses circonstancielles et en déductions.
Retenue.
Effacez ses remarques.
Mme Eun ?
Pour coups et blessures aggravés,
je voudrais modifier l'acte d'accusation.
Du fait d'une modification de l'acte d'accusation,
la séance est levée jusqu'à la prochaine audience.
Beau travail, monsieur.
- C'était formidable. - Félicitations.
Pas d'écarts.
Ou on risque de se revoir.
Les voilĂ !
Par ici !
Comment vous sentez-vous ?
Vous la battiez ?
La procureure !
Heureuse qu'il ait admis l'avoir frappée ?
Changer l'accusation revient Ă avoir perdu le procĂšs ?
- Vos impressions ? - Votre avis ?
Ăa fait quoi d'avoir perdu ?
Poussez-vous !
Attendez la conférence de presse officielle.
M. Oh, accusé du meurtre de sa femme,
a bénéficié d'un non-lieu.
Je dirais
que chacun a eu ce qu'il voulait.
Je crois que cette gestation conviendra Ă tout le monde.
Cependant,
je garderai un Ćil sur elle dorĂ©navant.
UNE PROCUREURE EXCESSIVE
Mme Eun, vous ĂȘtes bien sur la photo.
DEMI-VICTOIRE POUR L'ACCUSATION CRITIQUĂE POUR SES EXCĂS
Ils sont sous le charme de M. Kang.
Qu'est-ce qui vous prend ?
J'expose juste un fait, c'est tout.
Regardez.
Elle a perdu le procÚs. Le riche a gagné.
Pauvre morte !
L'accusation au service des puissants !
On devrait tous naĂźtre dans l'opulence.
"Je l'ai battue jusqu'au bout, mais pas tuée."
Les commentaires sont un peuâŠ
Mme Eun.
Ne vous tourmentez pas. C'était plutÎt pas mal.
Pas mal ?
- Non. - Je veux direâŠ
Tout procureur débute sa carriÚre par un procÚs perdu.
C'est vrai.
On dit qu'on n'oublie jamais sa premiĂšre affaire.
J'ai trop flippé.
Vous avez vu sa tĂȘte Ă la sortie de l'audience ?
Si elle voulait piéger son mari,
elle aurait dĂ» tapisser la maison de preuves.
Elle a dĂ» penser que sa famille ferait disparaĂźtre les preuves.
Elle était au désespoir.
Je suis une mauvaise procureure.
Tu as tenu bon et trouvé d'autres preuves. Tu as fait le maximum.
Et c'est lĂ que c'est parti de travers.
Ce type va m'entendre !
Quel type ?
Je pars la premiĂšre.
Vous allez oĂč ?
- Eun ! - Ne partez pas comme ça !
STAND DE TIR
Il va au stand de tir.
Je pense qu'il est lĂ -bas.
Vous ĂȘtes content ?
Allez-vous-en.
Vous n'y avez jamais vu un meurtre.
Vous n'auriez pas dĂ» venir du tout.
Vous n'avez aucun remords ?
Vous savez Ă quel point elle souffrait ?
Ce salaud est libre Ă cause de vous !
Vous avez pitié d'une femme qui a tramé sa vengeance ?
Vous pensez qu'elle aurait dĂ» attaquer son mari en justice ?
Il aurait Ă©copĂ© d'un sursis sans mĂȘme passer devant un juge !
Son autopsie, une perte de temps.
Vous vous ĂȘtes trompĂ© aussi.
Vous avez conclu Ă l'accident, pas au suicide.
Ăa a dĂ» vous Ă©nerver, Ă vous voir dĂ©charger votre arme tout seul.
- Je vous croyais dénué d'émotions. - Sortez.
Vous n'ĂȘtes pas curieux ?
Le test de paternité n'a jamais été révélé.
- Un mystĂšre. - Je m'en fous.
Je ne l'ai pas lu, mais je sais qu'il était le pÚre du bébé.
Mon intuition est infaillible !
Rien n'est infaillible.
Vous préférez les cadavres aux gens.
Les gens font trop de bruit.
Vous voulez que je parte ?
Restons Ă distance l'un de l'autre.
Dans un monde utopique.
- Quoi ? - Chaque meurtre nous reconnectera.
- Vous n'avez qu'à démissionner. - Sale grincheux !
Alors, je ferai de mon mieux pour qu'on vive dans ce monde utopique.
On n'a nulle part oĂč aller !
Ăa suffit ! Silence !
Une Ă la fois, s'il vous plaĂźt.
On est venues ici Ă cause de cette menteuse !
Elle m'a rendue malade !
Je vais leur raconter.
Voilà trois ans que notre petit frÚre a quitté ce monde.
Et cette fille débarque de nulle part avec un nouveau-né
en déclarant que c'est notre neveu !
Elle a accouché du bébé d'un mort ?
- C'est possible ? - Exactement !
C'est une arnaqueuse bonne Ă rien. VoilĂ ce qu'elle est !
Elle en a aprÚs l'héritage laissé par papa à son petit-fils !
Quel héritage ?
Notre petit frĂšre, Deuk-nam !
Papa l'avait trouvĂ© dans un orphelinatâŠ
Papa était déçu.
Il rĂȘvait d'un garçon ! Voyez les prĂ©noms qu'il nous a donnĂ©s.
Il-nam, E-nam, Hu-nam. Et il ne s'est pas arrĂȘtĂ© lĂ .
Il a fait venir un parfait inconnu dans notre famille !
C'est inimaginable !
Les sĆurs,
elles veulent se débarrasser de moi. C'est évident.
BUREAU DU PROCUREUR
Mais,
tomber enceinte n'a pas été une décision facile.
Je ne savais pas si c'est ce qu'aurait voulu Deuk-nam.
Je comprends.
Deuk-nam a fait congeler son sperme avant de mourir.
Je l'ai appris plus tard.
Je suppose qu'il voulait le prĂ©server avant d'ĂȘtre trop malade.
La fécondation in vitro n'est pas simple.
Mon bébé est né du sperme de Deuk-nam. Le dossier médical l'atteste.
Je suis prĂȘte Ă tout
pour donner un pĂšre Ă mon enfant.
C'est ce que veut toute mĂšre, non ?
Mme Eun. Je vous en prie, aidez-moi.
Vous seriez prĂȘte Ă tout ?
Oui.
Dans ce cas, on peut tenter quelque chose.
Je vais accélérer en montée.
Attention. Doucement.
C'est pire Ă l'arriĂšre.
J'irai Ă l'arriĂšre la prochaine fois.
Pourquoi vous restez toujours Ă l'arriĂšre ?
- Peu importe, avancez. - Entendu.
- Attention au cercueil. - D'accord.
- D'autres arrivent ? - Les voilĂ .
- DĂ©pĂȘchez-vous ! - Vous deux, prenez ce cĂŽtĂ©.
- Creusez plus vite ! - On n'a pas toute la journée.
On a presque fini.
Magnez-vous !
- Ćuvrez des deux cĂŽtĂ©s. - Entendu.
Faites attention !
Finissez de votre cÎté.
Un peu plus profond !
C'est pas encore fini ?
Attendez. Ce sera bientĂŽt fini. Il faut mettre les barriĂšres avant.
C'est impressionnant.
On aurait dĂ» manger un truc avant.
Qu'est-ce qui se passe ?
Allez, soulevez-le !
Doucement !
- Tenez-le bien. - Doucement.
- Tout va bien ? - Oui.
Tenez-le bien.
Doucement.
Merci beaucoup.
Ouvrez-le.
Trois, deux, un.
On prélÚve l'ADN et on remballe.
Vous allez directement Ă la cage thoracique ?
Il a dĂ» pourrir et se fendre.
Ce ne sont pas des os de poulet.
Sortez si vous ne supportez pas l'odeur. Dehors !
Ăa va prendre combien de temps ?
Il va falloir attendre encore un peu.
Comment oses-tu ?
Tu déterres mon frÚre ?
CrĂšve, salope !
Mais on est de la mĂȘme famille !
De la famille ?
Tu n'es pas de ma famille !
Tu es ridicule !
ArrĂȘtez ça !
Vous !
De quel droit vous déterrez mon frÚre ?
Vous vous prenez pour qui ?
FRACTURE AVEC ENFONCEMENT
Embarrure.
Qu'est-ce que vous fabriquez ?
ArrĂȘtez !
Vous ĂȘtes qui, bon sang ?
Ăa va, sĆurette ?
Venez m'aider !
Vous faites quoi ? Sortez-la de lĂ !
Mes cheveux ! LĂąchez-moi !
Reculez !
- Allez ! - Reculez !
Encore un peu !
C'est bon !
Ouvrez le coffre.
On emmÚne notre frÚre au crématorium.
Mais l'examen est en cours etâŠ
L'examen ? C'est une plaisanterie ?
Fermez le cercueil et rendez-le-nous.
Sinon, c'est vous que j'enterre.
Nous faisons respecter la loi.
C'est peut-ĂȘtre votre frĂšre, mais vous faites entrave Ă la justice !
La loi, mon cul. Rendez-moi mon frĂšre !
- Quel rapport avec la loi ? - ArrĂȘtez de hurler.
C'est mon frĂšre.
On doit autopsier.
Donnons-leur le cadavre et parlons-en avec elles avant.
- Puis on demandera un mandat. - Quoi ?
- Il arrive ! - Deuk-nam !
- Deuk-nam ! - On a attendu si longtemps !
- Ne t'approche pas ! - HĂ©, toi !
Ăa va pas la tĂȘte ?
- Elle est folle ou quoi ? - ArrĂȘtez !
Vite !
Mettez-le lĂ -dedans.
Mon enfant a besoin d'un pĂšre !
- Allons-y. - On y va !
Deuk-nam !
BAEK LE GRINCHEUX
28 APPELS MANQUĂS
Que se passe-t-il ?
Pardon, il faut que je réponde.
AllĂŽ, Eun Sol Ă l'appareil.
- Il me faut un mandat d'autopsie. - Quoi ?
Oui ?
De quoi parlez-vous ?
C'est quoi, ça ?
- OĂč est Deuk-nam ? - Il est oĂč ?
- Il est passĂ© oĂč ? - Il est oĂč ?
Que s'est-il passé ?
POLICE SCIENTIFIQUE
JeâŠ
- J'ai volé un cadavre. - Quoi ?
On y est.
Venez, c'est ici.
Par ici !
- Courez ! - Ses sĆurs sont lĂ !
- Ouvrez la porte ! - HĂ© !
- Retenez-les ! - Oh non !
Vite.
Allez, ouvrez !
- AccÚs refusé. - Oh non.
C'est verrouillé de l'intérieur.
- Rendez-nous notre frĂšre ! - Vous voulez mourir ?
- ArrĂȘtez ! - C'est une institution publique ?
Je refuse d'accepter ça. DĂ©pĂȘchez-vous d'ouvrir !
Je vais vous coller un procĂšs. Je vous ferai tous virer !
Allez chercher le passe.
- Allez ! - Oui, monsieur.
Je vous ai assigné une escroquerie pour vous faire la main,
mais vous en avez fait un homicide.
Il n'est pas mort Ă l'hĂŽpital ? Bizarre.
Je n'aurais jamais dĂ» le laisser seul.
Ce n'est plus une simple escroquerie.
Vous ĂȘtes les principales suspectes.
Je ne leur pardonnerai jamais.
Elle reste introuvable.
On était à sa recherche.
- Un meurtre. - Il a pu ĂȘtre assassinĂ©.
Pourquoi il t'a appelée, toi ?
Il s'est passé un truc entre Baek et toi ?
Méfie-toi de lui. Sois prudente.
L'assassin va enfin passer Ă l'action ?
C'est quoi, ça ?
Sous-titres : Louise Monge
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