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Nom : Yeom Sang-goo. Ăge : 76 ans.
Abrasions au molet.
Brûlure et ligature.
Ăa peut ĂȘtre un homicide ou une mort naturelle.
Ce rat a été empoisonné à la tétrodotoxine.
Kim Hyo-jin, en vertu de l'article 250, section 2 du Code pénal,
je vous arrĂȘte pour l'homicide de Yeom Sang-goo.
Voici les analyses de Yeom Sang-goo, pour la tétrodotoxine.
RAPPORT DE TOXICOLOGIE
- Alors ? - Ăa ne l'a pas tuĂ©.
La dose est faible.
Pardon ?
Il y a de la tétrodotoxine, mais la dose n'est pas létale ?
Le rapport de toxicologie vient d'arriver. Il faut du temps pour détecter les traces.
Les traces ?
Des traces de poison peuvent tuer un rat, mais pas un homme.
Et Yeom Sang-goo, alors ?
Qu'est-ce qui l'a tué ?
Je n'ai pas encore trouvé la cause de ses blessures.
De ses blessures ?
Les abrasions au mollet et les brûlures au genou gauche ?
Au risque de me répéter,
ce genre de blessures n'a jamais tué personne.
En février 2018, deux hommes d'ùge moyen se sont disputés dans la rue.
L'un d'entre eux a fini par frapper l'autre au visage.
Une seule fois.
Ce dernier est mort dans son sommeil, chez lui.
Il est mort d'un arrĂȘt cardiaque dĂ» Ă une cardiopathie ischĂ©mique,
mais pas Ă cause d'une maladie.
Il avait une cardiopathie, et le coup a affectĂ© son cĆur.
Vous mentez encore ?
Regardez vous-mĂȘme.
C'est vrai.
UN COUP TUE UN HOMME AYANT UNE CARDIOPATHIE
Un coup peut entraĂźner une crise cardiaque en cas de cardiopathie.
C'est une catalyse, et non la cause.
STIMULATION POUVANT FAIRE EMPIRER UNE PATHOLOGIE
Mais toutes les cardiopathies ne sont pas dues Ă une catalyse.
Des plaies aux bras et aux jambes cicatrisent rapidement,
mais quand le cĆur est abĂźmĂ©, on meurt.
On doit donc découvrir la cause. Compris ?
Madame la procureure, nous devons libérer Kim Hyo-jin, non ?
On ne peut pas prouver le mobile, et elle n'a pas de lien avec la mort.
D'accord, libérons-la.
On va reprendre l'enquĂȘte du dĂ©but.
Marque de brûlure non identifiée.
Docteur, voici les documents pour l'autopsie de demain.
Tout contact laisse une trace.
Oui, tout Ă fait.
Nous avons la trace. Quel était le contact ?
Quoi ? Quel contact ?
- PrĂ©parez-vous Ă partir. - Quoi ? OĂč ?
Vous avez déjà vu la scÚne. Toutes les preuves ont été collectées.
Le gaz a été coupé il y a trois semaines.
Prenez le sĂšche-cheveux,
le fer Ă repasser et tous autres appareils chauffant.
L'aßné, Yeom Dae-cheol. Il a été marié 13 ans.
Il a un fils au collĂšge.
Sa boßte a fait faillite il y a cinq ans. Il est maintenant employé.
Son appartement a été vendu aux enchÚres car il ne pouvait plus le rembourser.
Sa deuxiĂšme, Yeom Ji-suk.
Divorcée, gérante de boutique.
Elle n'arrive plus Ă payer son loyer et va bientĂŽt devoir quitter son logement.
Et les biens de Yeom Sang-goo ? A-t-il laissé un héritage ?
Il n'avait que son logement.
Elle a pris beaucoup de valeur avec le plan de requalification.
Ăa a pas mal secouĂ© ce quartier, l'an dernier.
En comptant l'assurance et le bien,
ils auraient pu toucher 600 Ă 700 millions Ă sa mort.
Quelque chose ne tourne pas rond, dans cette famille.
Ils avaient des problĂšmes financiers
et ils ont voulu modifier le certificat de décÚs.
Yeom Dae-sik et Kim Hyo-jin ont menti tous les deux lors de l'enquĂȘte.
On ne peut plus nous fier à leurs témoignages.
Je vais enquĂȘter sur les connaissances de Yeom Dae-cheol et Yeom Ji-suk.
Il vivait dans une zone d'habitation collective,
oĂč vivent surtout des retraitĂ©s.
Ils parlent difficilement Ă des inconnus.
Je peux tenter de les faire parler.
- Vous savez, je⊠- Bonjour, mesdames !
Tenez, prenez du yaourt.
Ăa alors ! Merci.
Vous ĂȘtes des amies de tonton Sang-goo, non ?
Au fait, qui ĂȘtes-vous ?
- Vous le connaissez ? - Je suis sa niĂšce.
Je suis d'Anseong.
Ăa fait longtemps que je n'ai pas vu mon oncle.
Ăa vous dĂ©range si je m'assois ?
Je n'arrive pas Ă croire
que mon oncle ait pu mourir ainsi.
Avec l'Ăąge, on ne sait jamais quand la mort nous prendra.
Il n'avait vraiment pas de chance avec ses enfants.
Comment ça ? Il avait trois enfants.
Et alors ? Ils ne valent rien.
Ils ne venaient jamais le voir.
- Vous avez les points. - C'est Ă vous.
Vous continuez ?
- Oui. - D'accord.
Je crois que ses enfants se fichaient de lui.
Son fils est venu il y a peu.
Qui, l'aßné ?
Je vis en face de chez lui.
Je crois qu'il a emmené M. Yeom dans un bel endroit en voiture.
C'était quand, vous vous souvenez ?
Comment je pourrais m'en souvenir ?
Les jours se suivent et se ressemblent trop.
Vous avez encore gagné.
- Ăa alors ! - Trois fois !
C'est vrai, j'ai gagné.
Alors, on a dit dix wons par point.
Cartes pi, gwang, hongdanâŠ
J'ai un godori.
Vous me devez 134 840 wons.
- Bon sang ! - C'est trop !
- On est dans la mouise. - Et mince.
Le principal, c'est de s'amuser !
Je vais partager mes gains avec vous !
Bon Dieu, j'étouffe.
J'ai trop joué, mes mains sont raides.
AllĂŽ, madame la procureure ?
L'aßné de M. Yeom, Yeom Dae-cheol, est venu le voir.
C'est des pros, dans cette famille. On en apprend toujours de nouvelles.
Quel bordel.
Ils ont complÚtement déraillé.
Vous pourriez trouver l'historique de la CB de Yeom Dae-cheol ?
Il faut qu'on sache pourquoi et quand il a rendu secrĂštement visite Ă son pĂšre.
OUVERTURE D'UN CENTRE SPĂCIALISĂ DANS LA DĂMENCE, OUVERT 24 H/24
Merci.
C'est ici.
Le 17 juin, la veille de la mort de M. Yeom, son fils est venu ici,
a fait un paiement de 780 000 wons, puis l'a annulé.
Un centre pour personnes atteintes de démence ? Il avait nié.
Allons voir l'administration.
Oui, allons-y.
Yeom Sang-goo ?
Il avait rendez-vous pour un test de démence le 17 juin, à 10 h.
Mais il n'a pas fait ce test.
Ah, bon ? Pourquoi ?
Il a disparu sur le parking, ce jour-lĂ .
Pouvons-nous regarder les vidéos de surveillance ?
Les voilĂ .
Le 17 juin⊠Le matin, vous avez dit ?
Oui.
Le voilĂ .
Son fils est venu faire son admission.
Il a dit qu'il allait amener son pĂšre.
Puis il a disparu ?
Je ne sais pas.
Tiens, regardez.
Ce ne serait pas Yeom Ji-suk ?
Si, c'est elle.
On recherchait Yeom Dae-cheol.
Qu'est-ce qu'elle fait lĂ , tout Ă coup ?
Quand est-il parti ?
AprĂšs que M. Yeom a disparu,
son fils est sorti le chercher.
Son fils et sa fille, qui ne le voyaient plus depuis cinq ans,
lui ont rendu visite.
Puis il est mort le lendemain.
Il a dĂ» se passer quelque chose.
Il faut qu'on sache
ce que ces deux-lĂ on fait ce jour-lĂ .
Les tĂ©lĂ©phones portables bornent toujours, mĂȘme en dehors des appels.
Si on analyse le bornage de leurs portables,
on peut savoir oĂč ils sont allĂ©s.
D'accord.
Excusez-moi,
avez-vous vu cet homme le 17 juin, au matin ?
Je ne sais pas.
Regardez bien la photo.
Je ne le connais pas.
Regardez mieux, on sait jamais.
- Allez. - Bon sang.
Elle doit ĂȘtre fatiguĂ©e. Elle a l'air Ă©nervĂ©e.
- Tant pis. - Allons-y.
- Bonjour. - Bonjour.
Nous sommes du BDP de Séoul Est.
Le 17 juin, au matin,
une femme de la trentaine est-elle venue ici avec un homme ùgé ?
Ăa remonte.
Le vieil homme souffre de démence.
Il était avec sa fille.
De démence ?
Je crois que je me souviens d'eux.
De quoi vous souvenez-vous ?
Ils étaient assis à cette table.
Ils n'ont commandé qu'un verre de jus de fruit,
et ils sont partis au bout de dix minutes, je crois.
Nous sommes au 130, Songpade-ro.
Alors, c'est ça, le 130.
Qu'est-ce qui était urgent ? Il venait de perdre son pÚre.
Il est resté là presque une heure.
Réveillez-vous, on doit y aller.
Encore une heure.
Comment ça ? Il était ici pendant une heure.
On doit y aller, vite.
Bon sang.
Pourquoi ĂȘtre si strict ?
On sait que Yeom Dae-cheol était ici.
On a besoin de cette information pour l'enquĂȘte.
En raison des rÚgles de confidentialité,
nous ne divulguons aucune information sur nos clients.
Vous ĂȘtes durs avec nous, franchement.
GUIDE Ă L'ATTENTION DES AIDANTS
- Attendez. - Quoi ?
GUIDE Ă L'ATTENTION DES AIDANTS
Mon grand-pĂšre perd un peu la tĂȘte en ce moment.
Je reviendrai pour vous consulter.
Allons-y.
COMMISSARIAT D'ARRONDISSEMENT
Yeom Ji-sukâŠ
La voilà . Elle était avec un vieillard qui s'était perdu.
Quoi ?
- Pourquoi a-t-elle amené son pÚre ici ? - Comment ?
C'était le pÚre de Yeom Ji-suk.
Ce n'est pas possible.
Elle a dit l'avoir amené parce qu'il semblait instable.
Elle voulait que je le ramĂšne chez lui.
Bizarre.
- Madame Eun. - Quoi ?
Qu'est-ce que vous faites lĂ ?
Le portable de Yeom Dae-cheol a borné ici pour la derniÚre fois.
Et vous, que faites-vous lĂ ?
Yeom Ji-suk a laissé son pÚre ici.
Elle l'a laissé ici, et son frÚre est venu le chercher.
Ils ont fait tout un cirque.
Yeom Dae-cheol a emmené son pÚre chez lui ?
Oui, d'aprĂšs le bornage de son portable.
Et Yeom Ji-suk ?
Elle est allée ailleurs aprÚs avoir laissé son pÚre ici.
Ce jour-lĂ , Yeom Ji-suk est venue
pour changer le bénéficiaire de l'assurance vie de Yeom Sang-goo.
Elle a dit que M. Yeom avait demandĂ© lui-mĂȘme ce changement.
Elle a apporté des documents,
mais ils ont été rejetés car non valides.
Ăa a Ă©tĂ© demandĂ© par M. Yeom ?
Oui.
Elle a apporté le document de confirmation.
Le voilĂ .
DEMANDE DE CHANGEMENT DE BĂNĂFICIAIRE
ASSURANCE - YEOM SANG-GOO
Je vais prendre ce document.
Vous connaissez un bon resto de couenne ?
De couenne ? J'adore ça.
Allons-y.
Quoi ?
COUENNE SIKANG
La couenne est excellente, ici.
Ils ne l'ont pas découpée ?
Bien sûr que non, je le ferai.
Oui !
Ce n'est pas pour nous.
Comment ?
Mettez ça dedans.
PIĂCE Ă CONVICTION
Ăa fera combien ?
Et merde.
Bon sang.
POLICE SCIENTIFIQUE
C'est différent. Une autre.
Que faites-vous ?
J'ai senti une odeur de brĂ»lĂ©. Ăa sent fort.
Si ça ne vous plaßt pas, sortez.
Vous faites un barbecue coréen ? Miam !
C'est délicieux.
Que faites-vous ?
Nous cherchons ce qui a causé une brûlure sur la victime.
Vous devez vraiment faire ça pour le découvrir ?
Ăa ne marche pas, essayons avec votre peau.
Ăa va pas la tĂȘte ?
Ăa suffit.
- Sortez, si vous ne voulez pas m'aider. - Moi ?
Ce sera votre faute si l'alarme incendie se déclenche.
Allons-y.
Que faisiez-vous
le 17 juin ?
La veille de la mort de votre pĂšre.
Ce jour-là , j'ai travaillé tard.
Je travaillais aussi Ă ma boutique.
Et aprĂšs ?
Vous ĂȘtes allĂ©s voir votre pĂšre.
Vous m'avez racontĂ© tous les deux le mĂȘme mensonge.
Vous m'avez dit ne pas l'avoir vu ces cinq derniÚres années.
Je suis désolé.
Le 17 juin,
je suis allé chercher mon pÚre à l'hÎpital.
Quel hĂŽpital ?
Un centre spécialisé dans la démence.
Tu savais qu'il souffrait de démence ?
Vous aviez l'air de vous en ficher, j'ai dĂ» agir.
On ne pouvait pas le laisser comme ça,
alors je l'ai emmené pour qu'on l'aide.
C'est faux.
DEMANDE DE MISE SOUS TUTELLE
Vous vouliez acheter son logement en devenant son tuteur.
Vous avez rencontré l'avocat de la famille, cet aprÚs-midi-là .
Tu voulais prendre sa maison, son seul bien ?
Tu n'as pas honte ?
En fait,
quelqu'un
devait bien le faire, un jour ou l'autre.
La maison allait ĂȘtre vendue aux enchĂšres
et je n'avais pas d'argent.
Je voulais juste m'en sortir.
VEILLE DE LA MORT DE YEOM SANG-GOO 17 JUIN, 9H25
Papa, c'est moi, Dae-cheol. Je vais t'amener quelque part, d'accord ?
Je n'ai pas d'argent.
Oui, je sais.
Papa, ça te gĂȘne ?
Je vais le défaire.
J'ai fait quelque chose d'horrible.
Mais quand je l'ai amené à l'hÎpital, je vous jure,
je ne m'attendais pas Ă ce qu'il disparaisse.
Vous n'ĂȘtes pas le seul
Ă ĂȘtre allĂ© lĂ -bas ce jour-lĂ .
- Comment ? - Quoi ?
Vous avez tenté de changer le bénéficiaire
de l'assurance vie de M. Yeom, pour en devenir la bénéficiaire.
DEMANDE DE CHANGEMENT DE BĂNĂFICIAIRE
De quoi parle-t-elle ?
M. Yeom n'a pas apposĂ© ses empreintes de pouce de lui-mĂȘme.
De quoi parlez-vous ?
Vous ĂȘtes allĂ©e l'enlever Ă l'hĂŽpital pour l'obliger Ă le faire.
Quoi ? Tu as enlevé papa à l'hÎpital ?
Et toi, tu l'as laissé seul dans la voiture !
J'étais parti faire son admission.
Je ne l'ai pas emmené longtemps,
c'était pour faire ses empreintes !
Et vous l'avez laissé dans un commissariat, comme ça ?
MĂȘme s'il souffrait de dĂ©mence,
comment avez-vous pu le laisser seul, comme si c'était un inconnu ?
C'est votre pĂšre.
J'ai eu peur que mes frÚres ne découvrent tout.
J'étais allée chez lui, avant.
MaisâŠ
VEILLE DE LA MORT DE YEOM SANG-GOO 17 JUIN, 9H45
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il fout ?
Dae-chol était parti avec lui.
J'ai trouvé ça louche.
Papa, c'est moi, Ji-suk.
C'est moi, ta chouchoute, Ji-suk.
Papa, viens.
Je t'emmĂšne quelque part.
On y va.
J'étais
celle qu'il préférait.
Quand notre mÚre est décédée,
j'ai payé pour les assurances.
C'est à moi de récupérer l'argent que j'ai dépensé, non ?
C'est pour ça que tu n'arrĂȘtais pas de parler des assurances ?
Au moins, je n'ai pas essayé de m'emparer du seul bien que possédait papa.
Attention Ă ce que tu dis !
ArrĂȘtez, ça suffit.
Mais vous savez quoi ?
Je n'ai pas pu changer le bénéficiaire.
Alors pourquoi en faire toute une histoire ?
Je n'ai pas réussi à devenir le tuteur légal de mon pÚre non plus.
Qu'est-ce que vous me reprochez ?
Madame Yeom,
vous vous ĂȘtes disputĂ©e avec votre pĂšre en le forçant Ă mettre son empreinte.
Madame la procureure, voici la vidéo de la caméra de sécurité du café,
et celle de la voiture stationnée à l'hÎpital.
J'ai demandé une identification vidéo à la police scientifique.
Merci.
Regardez.
Papa, lĂ et lĂ .
Mets tes empreintes de pouce lĂ .
Non, je ne veux pas.
Papa, aide-moi, s'il te plaĂźt.
J'ai faim.
Aide-moi, je t'en prie. J'ai de gros ennuis d'argent.
Je ne veux pas.
Papa, détends-toi.
- Je refuse ! - Bon sang !
J'ai vraiment des problĂšmes.
LĂ , papa !
On ne se disputait pas.
Regardez, monsieur Yeom.
Papa, on y va.
Non !
Allez, viens.
Je ne veux pas y aller.
Papa !
J'essayais juste de l'emmener Ă l'hĂŽpital.
M. Yeom est mort d'un infarctus.
Ăa peut ĂȘtre provoquĂ© par un petit choc
et entraĂźner la mort, quelque temps aprĂšs.
C'est le fait de l'avoir brusqué comme vous l'avez fait qui l'a tué.
- Quoi ? - Comment ça ?
Vous ĂȘtes tous les deux
responsables de la mort de M. Yeom.
Non, non. C'est faux !
Tu l'as bousculé pour avoir ses empreintes !
Quoi ? C'est toi qui l'as brusqué !
- Tu n'es qu'un meurtrier ! - Un meurtrier ?
Comment tu peux dire ça ?
- EspĂšce de garce ! - Vas-y, frappe-moi !
- Pourquoi tu as menacĂ© papa comme ça ? - ArrĂȘtez !
Quoi ? C'est toi qui as fait ça !
C'est toi qui l'as enlevé !
Rien ne correspond.
Docteur Baek.
Le directeur m'a dit de ne pas retarder l'autopsie de M. Yeom plus longtemps.
Dites-lui que c'est OK.
Et l'assurance a envoyé le document officiel.
- Ils veulent savoir la cause de la mort. - Infarctus.
Et le type de mort ?
Vous voulez faire l'autopsie et écrire le rapport ?
Faites-le vous-mĂȘme.
Ă propos de Yeom Sang-goo,
vous avez vu les vidéos que nous vous avons envoyées ?
Elles n'ont aucun lien avec la mort.
Les deux ?
S'ils l'avaient vraiment frappé, il aurait des plaies.
Ces bousculades n'expliquent pas son infarctus.
M. Yeom était attaché à une porte toute la journée.
Rien d'autre n'a pu provoquer d'infarctus.
OĂč a-t-il bien pu se faire si mal, selon vous ?
C'est ce que je cherche Ă savoir, avec cette couenne.
Il a vraiment dit qu'aucun des deux n'est responsable ?
L'enquĂȘte est finie, alors ?
- Tiens. - Ăa alors.
J'ai eu mon assurance vie aujourd'hui.
- Quoi ? - Comment ?
Pour éviter à mes enfants de se disputer ou d'aller en prison
aprĂšs ma mort.
Madame Eun,
- qu'est-ce qu'une mort naturelle ? - Pardon ?
C'est quand quelqu'un meurt d'une maladie qu'il porte,
qui n'est pas due à une cause extérieure ou à un traumatisme.
Environ 300 000 personnes meurent chaque année en Corée,
et 90 pour cent de ces morts sont naturelles.
La plupart des gens meurent de vieillesse.
Toute mort vous semble suspicieuse, Ă cause de votre travail ?
Ce vieil homme est mort d'un infarctus.
Son cĆur a lĂąchĂ© car il Ă©tait ĂągĂ©, pourquoi chercher ailleurs ?
Pourquoi vous acharner ?
ArrĂȘtez de perdre votre temps, classez ce dossier sans suite.
RESTAURANT DE COUENNE
RESTAURANT DE COUENNE
Une bouteille de soju, s'il vous plaĂźt.
Que faites-vous ici ?
Normalement, je ne bois pas de soju, mais j'ai trĂšs soif, lĂ .
Merci.
Alors, c'est de la couenne ? Je n'en ai jamais mangé.
Quoi ? Vous n'alliez pas les faire griller ?
C'est pour faire des tests.
Mangez quand mĂȘme ça, je les ai fait griller.
- Pas le temps. - Il ne faut pas gĂącher.
Vous devez avoir faim.
Asseyez-vous. Allez.
Un homme est mort,
mais on n'a pas de tueur.
Certaines morts sont naturelles. ArrĂȘtez de dĂ©lirer.
Je sais.
Mais vous ĂȘtes ici car vous ne trouvez pas de rĂ©ponse, non ?
Vous avez l'air contrarié.
Vous devriez dire : "Foutaises", et me donner des informations.
Vous avez quelque chose, non ?
De quoi parlez-vous ?
Vous aviez dit détester les morts non identifiées.
MORT NON IDENTIFIĂE : MORT D'ORIGINE INDĂTERMINĂE
Les marques de brûlures au genou droit.
C'est un motif.
- Zoomez. - Oui.
C'est la brûlure que vous avez vue à l'autopsie ?
Pourquoi vous ne partagez pas cette info ? C'est important, quand mĂȘme !
Mince, ça brûle !
MaisâŠ
Ăa ressembleâŠ
J'ai déjà vu ça quelque part.
9 JUILLET 2001
AĂŻe !
Quoi ? Tu as mal ?
EUN SOL, 15 ANS
Oui.
Fais voir.
Tu t'es blessée ?
MĂTĂO DU 17 JUIN
Je sais !
- Vous savez quoi ? - Attendez.
AllĂŽ ? C'est moi.
Trouvez les vidéos de sécurité du quartier de M. Yeom,
le jour de sa mort.
Il y a eu une averse, vers 15 h.
Oui, avant et aprĂšs 15 h.
Vous faites quoi ?
- Sortez. - On est occupés.
Tu oses venir ici ?
Tu peux parler.
Tu ne vaux pas mieux que moi.
Tu es ridicule.
Tu devrais avoir honte.
Je ne fais que mon devoir.
Ton devoir ? Tu connais ce mot ?
Il paraßt que tu as essayé de t'accaparer l'argent de l'assurance.
Tu voulais tout garder pour toi !
Tu es venue pinailler, c'est ça ?
ArrĂȘtez, un peu de respect.
Tu me fais marrer. Comment tu peux dire ça ?
Tu as essayé de vendre la maison de papa.
Et toi, si tu t'en étais occupé, déjà .
C'était à toi de t'en occuper.
ArrĂȘtez. Tout ce qui vous intĂ©resse, c'est l'argent.
C'est foutu, de toute façon. C'est de votre faute s'il est mort.
Je n'y suis pour rien.
- Je n'ai rien fait non plus. - Moi non plus.
Alors, personne d'entre nousâŠ
n'est responsable de sa mort ?
Et alors ?
- L'argent de l'assurance de papa⊠- Oui ?
Il nous revient.
Allez !
J'ai trouvé !
C'est ça.
J'ai dit à l'assurance qu'il était mort d'un infarctus.
Déjà ?
Et mince.
- Vous faites quoi ? - J'écris un rapport.
Et si ses enfants quittaient le pays avec l'argent de l'assurance ?
Justement.
L'autre fois, vous avez fait une autopsie risquée
pour ne pas laisser un meurtrier s'échapper.
C'était une autopsie.
Je vous avais aidé.
Vous devez y aller et leur dire vous-mĂȘme. Compris ?
On y va, allez.
DĂ©pĂȘchez-vous.
- J'y crois pas. - Quoi ?
Monsieur Kang, trouvez oĂč sont ses enfants.
S'ils sont Ă l'assurance, on se voit lĂ -bas.
C'est urgent.
Lieutenant Cha, aidez-moi Ă rechercher quelqu'un.
Vous allez oĂč ?
Je prends un taxi.
- On doit se dĂ©pĂȘcher. - Conduisez prudemment.
J'ai une nouvelle ligne dans la main,
et je compte bien la suivre.
Faites-moi confiance.
Quel trouillard.
Le rapport d'autopsie vient d'arriver.
Il est mort d'un infarctus ?
Oui, il est mort d'un infarctus.
Signez ici, s'il vous plaĂźt.
DĂ©pĂȘche.
HĂRITIER LĂGAL : YEOM DAE-CHEOL
TrĂšs bien.
L'argent sera transféré une fois les vérifications faites.
Un instant, je vous prie.
Mettez les deux mains sur le volant, et tenez-vous droite.
Et enlevez ce truc, ça peut ĂȘtre fatal, en cas d'accident.
Vos chaussures ?
Vous devriez les porter.
Bon sang !
Ăa va pas ?
APPROUVĂ
Elle arrive.
Vous m'attendiez ?
J'imagine que non.
- Madame la procureure. - Bonjour.
Il est de la police scientifique.
- Madame Eun. - Bonjour.
Tenez.
- Juste Ă temps. - Oui.
Tenez.
C'est une requĂȘte de report du paiement des indemnitĂ©s de l'assurance de M. Yeom.
- Quoi ? - Comment ça ?
Retarder le paiement ?
Nous savons désormais de quoi M. Yeom est mort.
Regardons cela ensemble.
Cette vidéo date de la veille de sa mort.
- Papa ! - Oh, non !
La blessure Ă la jambe
qui a été constatée à l'autopsie
correspond au point de contact avec le vélo.
Blessure due à une roue de vélo.
BLESSURE PROVOQUĂE PAR LE FROTTEMENT DU PNEU SUR LA PEAU
Le frein Ă disque
a laissé une trace de brûlure.
La peau a frotté sur le pneu. Le disque était chaud et a brûlé la peau,
car le vélo était dans une pente.
Fais voir.
- Comment tu t'es fait ça ? - Un vélo m'a heurtée.
On ne meurt pas d'avoir heurté un vélo.
Regardez.
La poignée du vélo a frappé sa cage thoracique.
C'est ça qui a déclenché l'infarctus.
Mais il est rentré chez lui aprÚs.
Il allait trĂšs bien !
Le choc n'était pas assez violent pour le tuer sur le coup.
Il allait bien jusqu'Ă ce qu'il rentre chez lui.
Mais aprĂšs,
une douleur a dĂ» naĂźtre dans sa poitrine.
Il est parvenu Ă rentrer chez lui.
17 JUIN, 16H07
Il n'a pas pu replier son parapluie.
Les chiffres ont chutĂ©. Ăa m'a saoulĂ©, j'ai tout cassĂ©.
Un peu de charité pour un loser du bitcoin.
Yeom Dae-sik,
vous étiez trop occupé avec vos bitcoins et n'avez pas remarqué son état.
Il s'est allongé avec difficulté.
Il avait sûrement du mal à respirer.
Je suis sûr de l'avoir attaché ce matin-là .
Comment est-il sorti ?
C'est de ma faute.
COMMISSARIAT DE JINGWAN
AprĂšs qu'il a disparu, Ă l'hĂŽpitalâŠ
17 JUIN, 14H22.
âŠje l'ai retrouvĂ© au commissariat d'arrondissement
et je l'ai ramené à la maison.
Allonge-toi.
Je te mets une couverture.
Repose-toi un peu.
Et jeâŠ
Je l'ai mis dans sa chambre,
- et je l'ai laissé là . - C'est pour ça
qu'il n'était pas attaché.
17 JUIN, 23H10
Il s'est détaché ?
Je l'ai rattaché.
Je me suis levé la nuit pour boire de l'eau,
et sa chambre était pleine d'urine.
Je n'ai pas compris.
J'ai juste rùlé, ça m'a énervé.
Quand on meurt, tous nos muscles se détendent.
Le sphincter urétral se détend aussi.
Ăa explique l'urine.
La mort est due Ă un infarctus aigu du myocarde.
La mort a été entraßnée par une cause externe.
CAUSE EXTERNE : QUAND LA MORT RĂSULTE D'UNE CAUSE EXTERNE
C'est mon opinion.
Pour l'assurance vie Ă laquelle M. Yeom a souscrit,
les indemnités ne sont versées
qu'en cas de mort suite Ă une maladie ?
Oui, c'est exact.
En cas de cause externe,
vous ne recevrez pas ces indemnités.
Quoi ?
- Bon sang. - Non !
Madame la procureure, le voilĂ .
C'est lui ! C'est le type à vélo !
Du calme.
Oui, c'est lui !
Vous ĂȘtes coupable d'un dĂ©lit de fuite !
Meurtrier !
ArrĂȘtez.
Reculez.
Madame Eun,
monsieur Seo avait une caméra fixée sur son casque,
ce jour-lĂ .
Voici la vidéo de l'accident.
- Mon Dieu. - Non !
- Monsieur, ça va ? - Bon sang.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
OĂč alliez-vous ? Je vous emmĂšne Ă l'hĂŽpital.
Il pleut.
Je dois aller chercher mes enfants.
Allons d'abord Ă l'hĂŽpital.
Je dois aller à l'école.
Je vais bien, aidez-moi Ă me lever.
- Oui. - Bon sang.
- Je vous aide. - Bon Dieu.
Ăa va.
Je dois aller à l'école de mes enfants.
Et si vous étiez blessé ?
Mais non, ça va.
Pas besoin d'aller Ă l'hĂŽpital.
Je dois aller à l'école. Allez-y.
Vous aviez dit qu'il sortaitâŠ
dÚs qu'il pleuvait, c'est ça ?
Il disparaissait toujours
quand il pleuvait.
Toujours des ennuis.
Voici une vidéo
qui montre oĂč M. Yeom s'est rendu aprĂšs cet accident.
VEILLE DE LA MORT DE YEOM SANG-GOO 17 JUIN, 15H37
Je suis lĂ !
Dae-cheol, Ji-suk !
- Papa ! - Papa !
Vite !
- Attention ! - Venez !
Mes petits. Prenez ce parapluie.
- Vous Ă©tiez oĂč ? - Rentrons.
Pour que vous ne rentriez pas trempés,
il allait vous chercher
avec un parapluie.
C'est pas possible.
Il avait perdu la tĂȘte.
NonâŠ
Il n'a pas pu entendre ce que j'ai dit.
De quoi tu parles ?
Tu lui as dit quoi ?
NonâŠ
VEILLE DE LA MORT DE YEOM SANG-GOO 17 JUIN 12H15
Papa.
"PapaâŠ"
Ne sors pas, d'accord ?
"Ne sors pas, d'accord ?
"Il faut que tu meurs d'une maladie
"pour que j'empoche
"l'argent de l'assurance.
"Ne te blesse pas.
"Et ne va pas Ă l'hĂŽpital."
Est-ce qu'ilâŠ
a entendu ce que j'ai dit ?
DEMANDE DE MISE SOUS TUTELLE
M. Yeom
savait qu'il souffrait de démence.
Ne voulant pas ĂȘtre un poids pour ses enfants,
il avait demandĂ© Ă ĂȘtre mis sous tutelle lui-mĂȘme.
Il voulait donnerâŠ
tous ses biens Ă ses enfants
Vous avez perdu ce droit.
Si vous ĂȘtes condamnĂ©s,
vous perdrez ce droit.
Vous serez tous les trois punis
pour avoir blessé, abandonné et maltraité votre pÚre.
Et pour falsification de documents.
Quand une personne démente retrouve ses souvenirs,
certains parlent de miracle,
tandis que d'autres
parlent de malédiction.
Et pendant ces moments miraculeux,
M. Yeom n'a fait que penser Ă ses enfants.
Mais vous avez faitâŠ
de ces moments une malédiction.
PapaâŠ
PapaâŠ
Papa.
PapaâŠ
Excusez-moi, madame Eun.
Sans accord Ă l'amiable, il sera poursuivi
pour négligence ayant entraßné la mort.
Excusez-moi, voulez-vous conclure un accord Ă l'amiable ?
COMPAGNIE D'ASSURANCE
Au revoir.
Oui, allons-y.
C'est fini, maintenant.
Au revoir.
Au revoir.
J'y arrive pas.
Concentrez-vous sur la cible.
Comment ?
Ne vous fiez pas Ă vos mains, elles tremblent.
- La cible est stable. Fiez-vous Ă elle. - D'accord.
Que se serait-il passé
si les enfants n'avaient pas tant couru aprĂšs l'argent de l'assurance
Ă la mort de leur pĂšre ?
Sa mort n'aurait pas attiré l'attention.
Ăa aurait Ă©tĂ© dommage.
Mort suite Ă un arrĂȘt cardiaque.
Il y a tellement de certificats de décÚs non exacts.
Vous ne voulez pas connaßtre l'épilogue ?
Les enfants n'ont pas engagé de poursuites pour l'accident de vélo.
Ăa veut dire qu'ils ont un peu changĂ©.
Vous avez de la famille, docteur Baek ?
CLINIQUE BAEK HO-CHEOL
FERMĂ
La clinique est fermĂ©e. OĂč es-tu ?
Je suis sorti me promener.
- Pour quoi ? - Pour rien.
Je te laisse.
La cuisson est parfaite.
On a pris 40 portions de couenne, mais on n'en a mangé aucune.
Ăa me faisait tellement saliver.
Excusez-moi, je pourrais avoir cinq autres portions ?
- Oui. - Encore ?
Miam ! Je n'en ai jamais mangé.
Moi non plus, Baek Beom ne me laissait pas en manger.
Madame Eun, il vous mĂšne la vie dure, hein ?
Je vais vous faire écouter un truc.
Ăcoutez bien.
Je vous remercie !
- C'est vraiment lui ? - Oui.
Vous pouvez m'envoyer ça ?
J'ai dĂ» insister pour qu'il le dise. Je vous l'envoie en cadeau.
Je vous remercie !
Je l'écouterai quand je n'aurai pas le moral.
C'est ma sonnerie de portable.
Goûtez.
Fantastique ! Le collagÚne animal, c'est délicieux.
Stella, une jolie peau, c'est tout aussi délicieux.
Un cĆur ?
- C'est chaud. - Ne jouez pas avec la nourriture.
Ne faites pas ça !
- Pourquoi ? - Je vous invite,
alors je fais ce que je veux.
Ne jouez pas avec ça.
Et pourquoi pas ? Vous pourriez couper ça ?
ArrĂȘtez, je vais le faire.
ĂPICERIE ET ARTICLES DE PĂCHE NOORI
Tu es rentré, mon fils !
Je t'ai dit de fermer tĂŽt pour te reposer.
ArrĂȘte.
Tu as mangé ?
- Mange. - Oui.
- C'est bon ? - Oui.
- Mange. - C'est bon.
Fermeture de la porte.
Vous allez quelque part ?
Je vous ai déjà dit.
Pas de discussions personnelles, c'est ça ?
N'arrĂȘtez pas de parler pour autant.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous avez contacté monsieur Kang ?
Non, pas encore.
Pourquoi vous me posez la question ?
Pas de discussions personnelles.
Bon sang.
On est en retard, c'est pas bon.
Ils nous prennent pas au sérieux parce qu'on est de Busan.
J'étais au top de la lutte anti-drogue pendant cinq ans à Busan.
Ils devraient me mettre dans l'unité spéciale.
Comment ils ont pu m'affecter au BDP de Séoul Est ?
C'est n'importe quoi.
Ăa suffit, Yang.
ArrĂȘtez de japper.
Mais c'est inacceptable !
Je n'ai pas de connaissances dans le milieu, mais j'ai ma fierté !
C'est bon.
C'est lĂ , non ?
Ils ont pris les gros dossiers. Et nous ?
Attendez.
Il y a une affaire de meurtre.
- Allons-y. - Quoi ?
Aller oĂč ?
On va peut-ĂȘtre pas s'ennuyer, en fait.
ArrĂȘtez de regarder, on va avoir un accident.
Allons Ă Wooseong-dong.
Voyons voir.
Ăloignez-le. Qui l'a amenĂ© lĂ ?
Regardez les trous derriĂšre.
Vous arrivez à marcher avec ça ?
J'étais un peu dans l'urgence.
Vous ĂȘtes les nouveaux membres de la scientifique ?
Vous avez mis des gants, mais ils sont tout propres.
Vous devez ĂȘtre du BDP de SĂ©oul Est.
- Vous ĂȘtes qui ? - Bon sang.
On dirait que ça commence bien. On va pas s'ennuyer.
Les crimes violents me collent Ă la peau.
Pardon ?
Monsieur le procureur, vous voilĂ .
Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
Vous ĂȘtes le nouveau chef ?
- Je suis Do Ji-han. - Bonjour.
Laissez-les.
- Vous ĂȘtes madame Eun ? - Oui.
Elle est trop belle pour ĂȘtre procureure.
Ravie de vous rencontrer, monsieur.
Monsieur Do, vous vous souvenez, quand j'ai arrĂȘtĂ© Jang Tae-joo ?
Il paraßt que c'était digne d'un film d'action.
C'était trÚs bien,
mais vous n'avez fait que votre travail de policier.
Bonjour, je suis Yang Soo-dong, l'enquĂȘteur du procureur Do.
Bonjour.
Enchanté, monsieur Yin et monsieur Yang.
Elle est bonne, celle-lĂ .
Pardon.
Je suis l'enquĂȘteur Kang Dong-sik.
Monsieur Yang.
Oui, je m'appelle Yang Soo-dong.
Je travaille avec madame Eun.
Pourquoi ĂȘtes-vous venus ici, et non au BDP ?
On a tout sous contrĂŽle.
Je connais tout le monde lĂ -bas, je les verrai plus tard.
- Allons sur la scĂšne de crime. - Oui.
C'est tout ?
Le site est trop propre. Aucune trace de sang.
C'est vrai.
Protégez ses mains et ses pieds.
- Faites-la transférer. - Oui.
Attendez.
Ne détachez pas ça comme ça.
- Quoi ? - Qui ĂȘtes-vous ?
C'est le procureur Do Ji-han, il vient d'arriver au BDP de Séoul Est.
J'ai fini de prendre les photos.
Ăa va ĂȘtre dur de dĂ©placer le corps sans dĂ©tacher les mains.
- Ăa pourrait dĂ©truire une preuve. - Alors dĂ©placez-le vous-mĂȘme.
Dans la mĂȘme position, jusqu'en bas.
C'est louche. Trouvez le corps. C'est urgent.
Ce n'est pas la premiĂšre fois qu'il tue une femme.
Les empreintes d'il y a 30 ans
et celles de l'affaire d'hier sont les mĂȘmes ?
- C'est possible ? - Le tueur en série de Wooseong.
Le procureur général a demandé à la police et au parquet de collaborer.
- Nous arrĂȘterons le tueur. - Pas sĂ»r.
Si le tueur utilise la mĂȘme arme pour tuer, on pourrait avoir une preuve.
Il a son petit caractĂšre, hein ?
C'est un moment historique.
Une affaire vieille de 30 ans.
La boĂźte de pandore est ouverte.
Sous-titres : Yuvany Gnep
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