Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Thème oppressant
Une porte s'ouvre.
Capitaine ?
La porte se ferme.
- Nous étions déployés au Niger depuis quatre semaines sous couverture.
Avec Antoine, nous formions un couple
de logisticiens rattachés à un laboratoire pharmaceutique.
Notre mission : libérer six employés
d'une multinationale française retenus en otage.
Nous avions rendez-vous avec India, notre contact.
Une civile travaillant pour cette multinationale.
Elle devait nous remettre les 42 millions de la rançon.
La libération était imminente.
Il ouvre la portière.
Il la claque.
Le vent souffle.
Quelqu'un ouvre le coffre.
India veut te parler.
OK.
Le nouveau contact.
À rencontrer pour relancer les négociations.
Les négociations reprennent ?
- Les ravisseurs n'ont pas aimé la tentative de libération
la semaine dernière. On repart à zéro.
La confiance est rompue.
Et l'argent de la rançon ?
- Stand-by.
"Tentative de libération".
On sert à quoi, du coup ?
- Ils auraient monté une opération qui a foiré ?
Faut croire.
- Bonjour. - Salut.
- Ça va ? - Ouais et vous ?
- Ouais. - Au fait,
vous venez à la sortie à la réserve ?
- Le parc des girafes ? - Oui.
- Carrément. - Vous êtes dispo ?
- Ouais, on va juste voir si on y arrive, parce qu'on a...
On a un bateau qui est bloqué à Cotonou.
Les médicaments sont au frais, mais c'est un dossier.
On vous tient au courant.
- Ouais, OK. - OK ?
- Allez, à plus. - À plus.
- C'est presque plus gonflé, je crois que c'est bon.
- S'il y a prolongation, je demanderai à être relevé.
Ah ouais ?
Je veux rentrer pour Lily.
- En attendant de le savoir, on consolide notre couverture.
- On se retrouve avec 420 kilos de billets sur les bras.
- India devait penser qu'on était au courant.
On passe pour des guignols avec leur cloisonnement.
- Si les civils en savent plus que nous. - Qu'elle te dit.
- La dircab du boss d'Areva, c'est une civile.
- Quand tu bosses dans une multinationale française
spécialisée dans le nucléaire, dont l'une des trois filiales est gérée
par le ministère des Armées, t'es plus vraiment une civile.
- "Suite à cette rupture de confiance avec les ravisseurs,
"un nouveau contact pourrait relancer les négociations."
"Relancer les négociations", non.
Euh... "Relancer le dialogue".
Ils prendront pas moins que les 42 millions.
"Pour relancer
"le dialogue,
"India nous a transmis un nouveau contact."
Tu peux me donner le numéro ?
Ouais.
+227, 20,
70, 20, 00.
- Nouveau contact. Pseudo : Léopold.
OK.
"Numéro qui sera à l'initiative de l'appel.
"Nous nous rendrons à la réserve de Baya demain.
"Nous confirmerons l'état de circulation."
Tu me donnes le numéro ?
Tu veux vraiment y aller ?
- On s'encroûte, ici. C'est à une heure.
C'est pas raisonnable sans escorte.
- C'est pas raisonnable d'être au Niger pour négocier avec des terroristes.
Je te laisse relire et t'envoies ?
Je peux te piquer un t-shirt ? J'ai plus de linge propre.
Mata...
Je me suis tapé tout le linge, la semaine dernière.
Tu sais, même...
en termes de crédibilité, tu devrais faire un peu la meuf.
Elle pouffe de rire.
De temps en temps, mais...
Je fais "meuf", comme ça ?
Rah ouais...
Tu pourras laver ça, aussi ?
Oh non...
Il soupire.
Il grogne.
T'es sûre que tu veux y aller ?
Je le sens pas, ton truc...
Je vais courir.
Thème doux
Et après, lessive.
- Et après, on va voir les girafes. - Oh là là...
Le thème devient oppressant.
- Ça va ? - Ça va et toi ?
Un véhicule s'approche.
Merci, au revoir.
On fait comment ? Un vieux par voiture ?
- Pierre et Marielle, journalistes de RFI.
- On s'est rencontrés au centre de vaccination.
- On faisait un sujet sur une école. - Ça va ?
On s'incruste un peu.
- Ça vous dérange pas ? - Non.
- Euh... on y va ? - Ouais.
Je vais avec le labo. Ils ont le plein.
Je vais avec les infirmières.
Il y a de la place ?
Thème doux
- Vous êtes là pour un court mandat, alors ?
- On fait un circuit dans les points où notre vaccin est distribué.
C'est pour des ajustements logistiques.
- C'est quoi, votre préoccupation principale ?
- En Afrique, la chaîne du froid. - C'est vrai...
- Mais nous, le gros du boulot, c'est en labo...
On est en région parisienne.
- Contents de quitter les bureaux.
Ah ouais, ça nous fait...
une vraie petite balade, ouais.
- Vous aussi, vous êtes plus souvent à Paris que sur le terrain ?
- Je suis plus à l'aise devant un ordi que les pieds dans le sable.
Pierre pouffe de rire.
Ranger 1 à Ranger 2.
Ça va ? Vous avez pas trop de poussière ?
- Comment vous voulez qu'on voie un truc dans ce sac d'aspirateur ?
- Bon allez, le premier qui voit une girafe.
Un téléphone sonne.
Oui, allô ?
Oui.
On sera largement en avance.
Non, non.
On maintient le rendez-vous comme prévu.
On va visiter la réserve, d'abord.
OK, merci. À tout à l'heure, au revoir.
Au revoir.
Votre reportage, c'est sur quoi ?
- On est sur plusieurs sujets en même temps.
On communique pas trop dessus avec Marielle.
En réalité,
y a beaucoup de sujets sensibles, ici.
Ça, c'est clair.
- C'est normal qu'on soit escortés par l'arrière ?
Un téléphone sonne.
Ouais ?
Thème inquiétant
Elle crie.
... mais avant cela,
on va se rendre au salon d'honneur de l'aéroport d'Orly, pour l'hommage
aux cinq humanitaires et aux deux journalistes français
tués dimanche dans un Sahel sous très haute tension.
Notre envoyée spéciale, Françoise Brun, l'avion est arrivé ?
Oui, il y a 15 minutes.
Les dépouilles ont bien été rapatriées
et le Premier ministre s'apprête à s'adresser aux familles.
C'est l'heure de l'hommage, mais on pense aussi aux six Français
employés par Areva, enlevés au Sahel,
qui depuis 11 mois,
sont toujours retenus par des groupes terroristes.
- Notre opération a été mise en stand-by depuis Paris sans explication.
India avait un nouveau contact.
Elle m'a informée qu'une tentative ratée
de libération des otages avait tout arrêté.
Les 42 millions étaient au frais. Fallait continuer à vivre,
à rendre crédible notre couverture dans le groupe.
On a rendu compte. On a été faire cette visite.
Antoine le sentait pas. Il allait demander à être relevé.
Il voulait rentrer s'occuper de sa fille.
J'ai insisté pour qu'on y aille.
Les journalistes n'étaient pas prévus dans le convoi.
L'homme est monté avec nous.
Nous avons appris durant le trajet qu'ils devaient voir un contact.
Autant d'alertes qui rendaient dangereux ce déplacement.
L'information avait circulé.
Lorsque les pick-up ont ouvert le feu, Antoine a répliqué.
Il a pu être considéré comme étant une cible de haute valeur.
En tout cas, un logisticien armé n'est pas un simple logisticien.
Ce qui pourrait nous amener à croire qu'il est retenu en otage.
Ou alors, vous savez qu'il a été tué.
Il y a ce contact aussi, Léopold, donné par India,
qui nous a appelés au moment de l'attaque.
Cherchait-on à nous informer ou à nous localiser
pour s'assurer de la voiture dans laquelle nous étions ?
Était-ce une simple coïncidence ? Je ne sais pas.
J'ai perdu connaissance très peu de temps
après avoir été touchée.
Est-ce qu'Antoine a subi le même sort que les autres ?
- Vous pouvez retourner attendre à l'extérieur, Capitaine.
Thème oppressant
Antoine ne fait pas partie des victimes.
C'est tout ce que je peux vous dire.
Dès maintenant, vous n'avez plus
à en connaître.
Vous êtes versée aux effectifs de la DGSI.
C'est une mission précise, importante,
que je vous demande de prendre à cœur.
- Pourquoi pas un poste chez nous ?
- Nous avons besoin de personnel qualifié pour former
les futurs officiers de liaison.
Vu votre parcours, vous avez été désignée.
De la formation ?
- Regardez la réalité en face, Capitaine.
Votre condition physique vous éloigne de l'action.
Vous êtes blessée.
Nous tenons à vous réintégrer
dès que vous aurez récupéré votre aptitude.
Ne prenez pas le risque de désobéir.
La recherche de votre camarade ne vous concerne pas.
Vous n'avez aucune habilitation sur ce dossier.
Vous formerez une jeune recrue
sortie major de Sciences Po et de l'école de police,
mais sans expérience de terrain.
- C'est une chance de vous avoir ici. - Je suis ravie.
- Vous avez une latitude dans l'organisation de sa formation.
Avec des modules obligatoires, évidemment.
Concernant le terrain, pour les cas concrets,
choisissez petit.
On a pas un budget ni des effectifs mirobolants.
- OK. - Il y a aussi une astreinte,
puisque vous entrez dans les effectifs en tant qu'officier.
C'est une ligne informatique, vous entrez
dans le calcul des nuits de garde.
- Pour prendre les permanences ? - Deux ou trois nuits par mois,
pas plus.
Ah !
Votre nouvelle recrue est arrivée.
Voici Héloïse.
Bonjour.
Enchantée.
Héloïse.
Mata.
- La capitaine Morand sera votre instructrice
pour la formation initiale.
Personnel du service action de la DGSE,
elle a eu un accident de voiture.
Elle est en rééducation et repartira dans son unité
dès rétablissement.
Profitez bien de sa présence pour apprendre au maximum.
Je suis ravie.
Thème mélancolique
Elle grogne d'effort.
Brouhaha d'enfants
Non, je suis arrivée seule.
Ton papa...
il travaille encore.
Mais il m'a dit
de te faire
un bisou.
Et ton papa, il m'a donné un cadeau pour toi.
Tiens.
Thème inquiétant
Le désilhouettage,
c'est vital.
Pour échapper à la surveillance.
Enfiler une veste, un pull, mettre un casque...
Regarde...
Elle pouffe de rire.
- Vous pouvez me prendre en photo ? - Ouais.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
Tu fais peur à voir.
Tu choisis
dix articles pour l'exercice de filature ?
OK.
Le thème s'intensifie.
- Votre trauma sonore remonte à quelle date, vous m'avez dit ?
- Les grands mots. "Trauma sonore".
- Trauma sonore aigu d'après le médecin.
Le 2 décembre.
Pas de problèmes de sommeil ?
Non.
- Pas d'accès de colère disproportionnée ?
Non.
- Pas de phénomène d'addiction ? - Non.
Pas de visions diurnes ?
Non plus.
- Est-ce que vous pensez à ceux qui vous ont fait du mal ?
Je me suis blessée, c'est tout.
- Vous ne vous êtes pas blessée, vous avez été blessée.
- Ceux qui m'ont fait du mal, comme vous dites,
m'ont pas traumatisée.
Ils ont... leurs raisons. C'est leur combat.
Comment vous voyez cette inaptitude
qui vous empêche de rejoindre votre unité ?
- Je dirais que c'est une expérience enrichissante.
- Vous avez peur de pas regagner la confiance de vos chefs ?
Pourquoi parler de confiance ?
- Parce que vous êtes écartée de votre service.
- J'ai été écartée pour inaptitude physique.
Mes chefs ont confiance en moi.
- Tu l'avais, mais je sais pas si elle est chargée.
Ah, bah si.
Thème oppressant
C'est la même que celle de Lily.
Elle vient d'où ?
C'est Lily qui me l'a donnée.
Pour moi ?
Non, pour moi.
Pourquoi Lily te l'a donnée ?
Pour la nuit.
On parlait des cauchemars.
Tu fais des cauchemars ?
- Excusez-moi ? - Oui ?
Je retrouve plus mon téléphone.
- Je peux l'appeler avec le vôtre ? - Oui, bien sûr.
- Merci. - De rien, c'est normal.
Hop...
- Je peux faire le numéro, merci beaucoup.
Ah, bah je l'entends.
- Il est là. - Super.
- Merci. - De rien, tranquille, c'est normal.
- Vous avez un accent, non ? - Oui.
- Vous venez d'où ? - États-Unis.
- D'où, aux États-Unis ? - Colorado.
Ah, je...
Je connais pas. Ils rient.
- Vous êtes de Paris ? - Oui.
Bonjour.
- Claire, enchantée. - Enchanté.
Enchantée.
Vous restez à Paris, un peu ?
Oui, maintenant, j'habite ici.
Tintement de monnaie
Pour le cadeau de départ à la retraite.
De André.
Je le connais pas.
Et il y a peu de chance que je le rencontre.
Et... c'est vrai.
Ouais...
Et, elle est... ouais... Elle est bien ta stagiaire ?
- Plutôt bien, ouais. - (Cool.)
Yes...
C'est moi qui suis en charge de te briefer.
Pour la permanence. Donc euh...
On se prend une heure quand tu veux. C'est pas compliqué.
OK.
- L'ANS ont sécurisé plusieurs étages isolés.
Nos drones ont été installés sur des axes stratégiques
permettant aux habitants de circuler librement.
Toujours pas de nouvelles d'Antoine ?
Non.
Et vous, Cathy ? Rien ?
- On a rien à me dire. Juste de pas m'inquiéter.
La mission est toujours en cours.
Antoine travaille. Il va bien.
Les négociations menées
ont finalement abouti à une issue favorable avec la libération
et le retour en France des six otages du groupe Areva.
Mais derrière cette libération heureuse,
l'ombre d'un drame encore inexpliqué.
Cinq humanitaires et deux journalistes ont été assassinés
dans des circonstances troubles.
Parmi les victimes, Pierre Lacourbas,
journaliste à RFI.
Ce soir, sa fille, Jeanne,
prend la parole pour la première fois depuis le drame
dans une vidéo postée sur les réseaux.
Les circonstances sont pas claires.
On nous cache des choses.
Pourquoi les familles sont à l'écart ? C'est violent pour nous.
Thème mystérieux
Bip
Votre carte d'accès n'est plus valide.
Je suis en arrêt maladie,
affectée ailleurs, mais je viens voir les camarades.
- Pas de carte d'accès, pas d'accès.
J'ai ma carte d'identité.
Capitaine Morand, matricule 04 85 83 20 91.
Appelez, vérifiez.
Pas de carte d'accès, pas d'accès.
Paroles et tirs lointains
Salut, Hubert.
Ça va ?
Je suis content de te voir.
On sait où est Antoine ?
On en sait pas plus que toi.
S'il est retenu quelque part, on ira le chercher.
Je sais qu'il a une petite qui l'attend.
Je peux plus voir personne ?
Respecte la procédure.
Et remets-toi vite pour réintégrer le service.
- C'est à 8h, la bascule ? - Parfait.
Je te passe le téléphone. Ma nuit a été agitée, donc...
- la tienne sera plus calme. - Ça va.
À toute.
Numéro de sécu, tout ça, on a,
mais bon, faut tout remettre. Bref, les joies de l'administratif.
- Je pensais être détachée pour un temps court.
Je vois pas l'intérêt d'un dossier ici.
C'est pour la bourse.
En termes de budget, ce poste relève de l'Intérieur.
Je change d'employeur ?
- Je comprends votre frustration, mais rien ne dépend de moi.
Je suis pas aux manettes.
On vous met à l'écart pour votre bien. Vous remettre sur pattes.
- Je suis bientôt opérationnelle. - Je repasse plus tard.
- On doit faire un point sur Rosa Canina.
La fille du journaliste de RFI, tu sais ?
Je vous laisse finir à votre rythme.
À plus tard.
J'ai pas eu le chargeur du téléphone.
- Eh oui, parce que... Il est là.
Si t'as vraiment envie d'être dérangée.
Je demande que ça.
C'est comme si j'avais un emploi fictif.
Comment ça ?
- J'attends un cas concret pour ma stagiaire.
Je dois former quelqu'un sans dossier.
Mais quel genre ?
- Pour former un officier de liaison entre services,
il me faut un dossier sur un personnel sur le territoire.
En lien avec une affaire à l'extérieur.
Il y en a, des dossiers.
Oui, mais ça prend des plombes.
- Regarde sur les piles. Que des trucs liés à l'international.
- Je peux ? - Ouais, vas-y.
Thème mystérieux
Les circonstances
sont pas claires. On nous cache
des choses.
Euh...
- C'est une fille qui fait du bruit dans les médias
pour avoir la vérité sur la mort de son père.
Un journaliste tué au Niger.
Et ?
- On doit mettre en place une surveillance.
Voir s'il y a des manipulations et protéger les intérêts français.
OK...
Mouais...
Ça fera l'affaire.
- Si ce soir, t'as un problème, tu m'appelles.
- T'hésites pas. - Ça marche.
Salut, Jeanne.
J'appelle pour proposer d'aller faire un resto.
Je sais pas si tu bosses.
- Ça peut le faire. - Bah rappelle.
- Je regarde pour organiser une cousinade
au mois de juin. Tu serais dispo le week-end du 11 ?
Je peux te dire au dernier moment ?
- Bah, j'aimerais bien réserver parce que là, a priori...
J'hésitais à annuler
mon rendez-vous chez le coiffeur.
- Garde le rendez-vous. - Ouais ?
- Ouais, vas-y.
Elle tape sur son clavier.
- Bah euh... Non, mais...
Je suis pas sûre de bien me souvenir. On s'était rencontrés
avec mon père ou pas ?
- Non, mais votre père m'avait beaucoup parlé de vous.
À l'époque, vous cherchiez un stage
et je n'étais pas en capacité de vous accueillir à l'ambassade.
D'accord, avec plaisir pour un café.
Il y a un endroit qui vous arrange plus ?
Le thème devient oppressant et s'intensifie.
Message pour Bob.
Ce que je préfère, c'est la soupe à la farine.
Tu fais revenir un oignon
dans 50 grammes de beurre.
Une fois qu'ils sont colorés, tu peux ajouter
cinq cuillères à soupe de farine.
La farine doit brunir et cuire avant d'ajouter
progressivement un litre de bouillon.
Le meilleur, c'est au restaurant Le Löwenzorn.
À Bâle, en Suisse, la nuit du Carnaval.
Les Bâlois et visiteurs
se réchauffent avec un plat particulier :
la soupe à la farine.
Cette soupe brune, à base de farine grillée,
est servie aux festivaliers qui bravent la nuit froide
pour célébrer le Carnaval...
La porte s'ouvre.
- Tu sais ce qu'est, une interception ?
Bonjour.
Le juge d'instruction peut ordonner une écoute téléphonique,
si la peine encourue est de trois ans de prison ou plus.
- Correct. Le Premier ministre peut aussi autoriser
une écoute pour des motifs liés à la sécurité nationale.
Une interception téléphonique très récente
où il est question d'une recette de cuisine
a mis en évidence un lien entre deux dossiers.
- Quelle recette ? - Soupe à la farine.
Tu connais ?
- Ça a pas l'air fou. - La soupe traditionnelle
du Carnaval de Bâle.
- OK. - L'homme
qui a appelé Bob pour dicter la recette,
qui a un accent étranger, est en lien
avec deux numéros de téléphone dans deux dossiers différents.
Qui n'ont rien
- à voir ? - Exactement.
L'homme qui a appelé Bob pour lui donner la recette
avait appelé Jeanne pour lui donner rendez-vous
il y a une semaine.
Rosa Canina.
Cinq humanitaires et deux journalistes français
ont été exécutés au Niger dans des conditions peu habituelles.
L'embuscade a eu lieu quatre jours
après une soi-disant tentative de libération ratée,
ou trois semaines avant la libération
des derniers otages d'Areva.
Les éléments du dossier sont secret-défense.
- Rien de communiqué aux familles. - Elles ont été reçues ?
- Le président les a reçues, mais comme il avait rien de concret,
aucun élément sur l'enquête,
ça a semé une graine, comme si on cachait un truc.
- La tentative ratée de libération est une hypothèse ?
Exactement, on en sait rien.
Un journaliste avait une fille, Jeanne.
Elle fait du bruit, veut connaître la vérité.
Ce qui nous intéresse,
c'est se rapprocher de Jeanne pour anticiper
les avancées de l'enquête,
surtout si elle est manipulée.
Thème mystérieux
- Pourquoi le mec de la soupe a appelé Jeanne ?
On veut le savoir.
Notre priorité, c'est Bob et Bobette.
Le Carnaval, c'est la nuit du 13 mars, dans moins d'un mois.
J'ai été voir les maisons mitoyennes.
La cible est en bord de lotissement. Pas de vue directe.
J'ai repéré cette maison
comme étant une planque possible.
En face de chez Bob et Bobette.
Là, il y a une rivière, des montagnes...
J'ai pas encore localisé les chèvres. C'est très bucolique.
- Merci, Émile. - De rien.
Merci.
- Ah oui, pardon... Pardon...
- Les habitants de cette maison Bravo sont Bob et Bobette.
Leur dossier traîne depuis deux ans.
Rien n'a attiré l'attention, jusqu'à cette interception.
Un rendez-vous codé via une recette de soupe
emblématique du Carnaval de Bâle.
Suffisant pour déployer des moyens.
- On espère trouver quoi chez eux ? - Espionnage industriel
ou autre... À ce stade, c'est impossible de savoir.
Bob a la double nationalité serbo-canadienne.
Il travaille chez Air Liquide. Ils font du carburant pour fusées,
donc missiles. Il est dans le management.
Il a peut-être été acheté par une puissance étrangère.
À quelle fin ? Faut se rapprocher pour comprendre.
Vous voulez établir une surveillance ?
- Oui. Cette maison Alpha serait idéale.
Les suspects ont leur entrée de garage ici.
Ça serait facile et discret.
La maison voisine est vide ?
Le locataire est fonctionnaire.
Si un poste au soleil, une promotion lui étaient proposés...
Sa femme travaille pas. Pas de famille dans la région.
- De l'artillerie lourde pour un exercice ?
Plus qu'un exercice,
c'est un vrai dossier de contre-espionnage.
Petit, mais plein de potentiel, et intéressant pour former Héloïse.
Thème de suspense
- On prend souvent le petit déjeuner dans le jardin.
- Je vous emmène. - Le quartier est sympa ?
- Le lotissement est plutôt calme. C'est résidentiel, quoi.
On a pas vraiment développé de relations avec les gens, mais sympa.
Ça me paraît parfait.
Je vous avoue que ça m'arrange.
J'avais pas prévu de déménager.
Je dois partir pour un poste à Bordeaux.
Une opportunité exceptionnelle.
- Le ministère de l'Environnement a de bonnes surprises.
Vous êtes dans la fonction publique ?
- Un tel cadeau, ça arrive pas tous les jours.
Faut sauter sur l'occasion.
- Pour le parking, je peux me garer entre les deux maisons ?
Je sais pas.
- Demandez aux voisins. - Vous avez leur numéro ?
- Ils sont très discrets, mais il suffirait d'aller sonner.
- Bon... Vous m'envoyez le contrat de location ?
Ce sera fait.
Émile, tu me fais un point ?
- Bob se gare après la sortie excitante de la journée :
aller au garage pour remplacer les clés de voiture de Bobette.
Pourquoi ?
Un faux contact, ou la pile ?
Ils sont de retour dans leur pavillon. Petite vue sur montagne.
On a la même vie palpitante.
Bandit ou policier, c'est exactement la même chose.
Propos indistincts
Thème doux
Elle fredonne un chant de la Légion étrangère.
J'avais un camarade
De meilleur, il n'en est pas
Dans la paix et dans la guerre
Nous allions comme deux frères
Marchons d'un même pas
Marchons d'un même pas
- Bon, Lucas, je t'invite à sortir ce soir.
Ah ouais ?
- T'as une sale tête. Tu dois prendre l'air.
Très gentil, ça.
Je suis pas rentré chez moi depuis trois jours.
- Ah ouais ? Et tu demandes la garde alternée ?
Je veux voir grandir ma fille.
Si le juge valide,
je prends des vacances et je change de poste.
- Et tu fais quoi ? - DJ.
Il imite les platines.
Musique électro
- Excusez-moi. - Ouais ?
- Je peux vous demander deux gin to' ? - Ça marche.
Et voilà !
Merci.
Trop bien, merci beaucoup.
C'est quel pays, ça ?
Ah pardon...
Canada. Je viens de débarquer.
Trop cool.
Voilà.
Merci.
- J'aime trop ton style. - Merci.
- Je l'ai déjà vue. Je suis sûr que j'ai déjà vu son visage.
Affirmatif.
- Nous vous demandons d'accueillir chaleureusement
la Queen de la nuit.
C'est la fille du journaliste ?
Vas-y, Mata. Ça me fait pas rire, en fait.
J'aime savoir où je suis.
- Tu seras pas physiquement impliqué sur ce dossier.
Demain, on en parle à Carole ?
On dit que tu t'impliques officiellement dans l'affaire.
Comme ça, j'ai pas de problèmes.
Ils trinquent.
"The Ballad of Lucy Jordan" Marianne Faithfull
The morning sun touched lightly on
The eyes of Lucy Jordan
In a white suburban bedroom
In a white suburban town
As she lay there 'neath the covers
Dreaming of a thousand lovers
'Til the world turned to orange
And the room went spinning round
Cadeau de la maison.
Cognac Camus,
fleurs, épices et cannelle.
She realised
She'd never ride through Paris...
Vous n'êtes pas censés faire ça.
Je sais pas comment vous fonctionniez avant, mais c'est fini.
On distribue pas les dossiers comme des petits pains.
- Héloïse a préparé un point de situation.
C'était un premier cas pratique. Dommage de pas la laisser aller au bout.
- À qui allez-vous présenter ce point de site ?
À Lucas, ça reste son dossier.
- J'y assisterai, puisque c'est fait.
Mais c'est Lucas qui le reprend en main à l'issue.
Vous avez un dossier dans les Alpes, c'est suffisant pour votre recrue.
- Point sur la situation. On est au Niger, le 2 décembre,
quatre jours après la présumée tentative de libération des six otages d'Areva.
Cinq humanitaires et deux journalistes
décident de partir en expédition visiter une réserve naturelle.
Une rumeur émanant de la famille d'un des humanitaires
dit qu'il y avait deux autres personnes, d'un labo pharmaceutique.
Aucune preuve de leur existence
et le labo a confirmé ne pas avoir été impacté.
Trois questions se posent.
D'abord, pourquoi,
entre 10h43 et 15h05, les autorités n'étaient pas au courant ?
Trois hypothèses. Hypothèse 1 :
une prise d'otages mafieuse qui se transforme en exécution sommaire.
Hypothèse 2 : une exécution sommaire,
un message clair envoyé à la France.
"Si vous payez pas les rançons, on exécute les otages."
Hypothèse 3 :
les journalistes enquêtaient sur un sujet mettant en danger
un pays qui a des intérêts sur zone.
Une puissance ayant décidé de les éliminer.
- États-Unis, Chine, Russie, France... - Attention.
C'est une ligne rouge. La France ferait jamais ça,
- les États-Unis non plus. - La Russie utilise...
- On va pas passer en revue toutes les hypothèses.
Lucas
reprend le dossier. Merci, Héloïse.
Carole s'éloigne.
Chanson pop à la radio
Ah, salut !
- Salut. - Tu me remets ?
Euh...
- Piscine du douzième ? - Non.
On s'est vues vendredi dernier, au cabaret.
- Mais oui ! - Ouais.
Ça y est, je me souviens.
- Sympa d'ailleurs, ce vieux cognac. - Ouais.
- Je vais changer ça, ça me boudine. J'aime pas.
Prends aussi la taille au-dessus.
C'est l'hiver, on fait du stock. Elle rit.
C'est clair.
Alors...
Regarde, c'est ce mec qui a rencardé Jeanne.
- Mais votre père m'avait beaucoup parlé de vous.
À l'époque, vous cherchiez un stage,
et je n'étais pas en capacité de vous accueillir à l'ambassade.
Alors, il mesure 1 mètre 80.
Coupe en brosse, et il a le nez cassé.
Un peu comme un boxeur.
Impossible d'avoir une photo correcte,
c'est un pro.
On peut pas avoir des photographes ?
- On nous a retiré le dossier. On n'a plus le droit d'y toucher.
- On en a besoin pour Bob et Bobette.
C'est le mec de la soupe à la farine.
- Tu connais la règle des cinq C. - "C'est con, mais c'est comme ça" ?
T'es qui, toi, en fait ?
Je suis sortie avec un militaire.
T'en as tiré le meilleur, on dirait.
- Ça m'a surtout donné envie de rejoindre la police, et...
j'aime comprendre les choses, mais là, y a un truc qui cloche.
- Vas-y, développe.
On n'a plus la main sur Jeanne.
Ce qui est chelou, c'est la manière dont a réagi Carole.
Comme si elle avait peur que quelqu'un apprenne que t'es sur le dossier.
- Et ? - Et ?
On bosse officiellement sur Bob et Bobette,
tu veux pas demander de moyens pour suivre l'homme au nez cassé.
- Vas-y, Columbo, continue.
C'est limpide, non ?
Tu vois pas le lien entre les dossiers ?
Pourquoi, à ton avis ?
- Parce que sinon, on te retire Bob et Bobette.
Le plus intéressant, c'est pourquoi on cherche à t'éloigner de Jeanne.
Bravo, 20 sur 20.
Je veux garder la main sur Bob et Bobette,
Jeanne m'intéresse, et j'ai un secret.
Tu vas faire un point de site en PowerPoint ?
Hypothèse 1 : je suis amoureuse de Jeanne.
Hypothèse 2 : l'homme au nez cassé est mon père.
Hypothèse 3 : je bosse pour le Mossad.
La littérature t'irait bien aussi.
Thème mystérieux
On a tous un secret.
Toi aussi.
Sûrement.
- J'ai perdu ma fille quand elle avait six ans,
et son père, qui était avec elle.
Après, j'ai eu le choix.
Mourir ou continuer. J'ai choisi de continuer.
En rejoignant une nouvelle famille, et je veux être présente pour celle-là.
J'ai la chance de rejouer,
je veux être au bon endroit cette fois.
Le thème s'emballe.
La tension retombe.
Allô ?
- Allô ? - Oui, papa, tu m'entends ?
- Je t'entends très bien, Héloïse. C'est formidable.
- Je comprends pas. Il y a l'eau qui remonte.
Je dois faire quoi ?
- Je croyais que tu m'appelais pour prendre de mes nouvelles...
J'ai pas le temps...
Je suis contente de t'avoir,
parce que je voulais te dire deux choses.
J'ai eu un courrier te concernant
et j'ai ouvert par mégarde.
- T'as pas fait exprès ? - C'était un courrier de la sécu.
- Non ! Mata rit.
Si.
Attends.
Le tonnerre gronde.
Allez, bonne nuit.
Une portière de voiture claque.
Le tonnerre gronde.
Je reviens vite.
- Ne vous inquiétez pas, votre fils est en bonne santé.
Est-ce que vous voulez qu'on s'assoie ?
- Non, dites-moi.
Je ne sais pas à quel point
votre fils communique avec vous de ses activités.
- Vous savez qu'il est en Afrique ? - Oui.
- Il a été pris en otage lors d'une opération.
Ses ravisseurs le traitent bien. Il est en bonne santé.
Ne vous inquiétez pas. Le service est mobilisé entièrement.
Si vous avez besoin d'un quelconque soutien,
nous mettrons tout en œuvre pour vous soulager.
Ne médiatisez pas
cette information, d'accord ?
Cela rendrait difficiles les négociations.
Ils vont le soigner.
Parce que ton papa a de la valeur,
et ils en ont besoin
s'ils veulent obtenir quelque chose en échange.
Je sais pas.
De l'argent, des services,
ou juste...
pour énerver.
C'est une mauvaise nouvelle, mais te fais pas de souci.
Parce que moi, bientôt,
je vais le libérer.
Thème onirique
Tu rêves, des fois ?
Rarement, mais ça arrive.
Ça t'arrive de rêver à des conflits qu'on a pas vécus ?
Ouais, et toi ?
Ouais.
Je rêve de la Bosnie.
Sec.
Mata se racle la gorge.
Je vais te laisser.
Il y a un type qui va arriver. 1 mètre 80, 85 kilos.
Barbu. Il s'appelle Hubert.
C'est un personnel du service action, de l'unité d'intervention.
C'est le premier concerné s'il y a une opération de libération.
Tu fais pote avec lui.
Je veux tout savoir. Ce qu'il fait,
quand il s'entraîne, quand il part.
OK.
Thème mystérieux
Jeanne et l'homme discutent en anglais.
- Jeanne avait rendez-vous avec l'homme au nez cassé.
- C'est qui, ce type ? - Ça va ?
- Tu vas bien ? - Ouais.
- On va courir où ? - C'est qui, ce mec ?
- Un contact de mon père dans une ambassade.
- Tu l'avais vu avec ton père ? - Non.
Il m'a contactée et m'a filé des conseils.
Comme quoi ?
- Faire analyser l'ordinateur de mon père.
- L'ordinateur est resté à Paris ? - Ouais.
OK, c'est parti.
On souffle.
- Ça fait mal. - Ça tire ?
- C'est horrible. - C'est exactement ça.
- Changement de côté. - Oh putain...
Thème enjoué au piano
Téma les abdos qui arrivent.
T'as vu ?
- Où est-ce que tu vois du muscle ? - Ça se fait pas.
- Non mais c'est bien. Ça va, ça avance.
Il y a encore du taf.
C'est en cours.
- Dans une autre vie, je serai drag queen
pour porter des combinaisons en latex.
En vrai, ça t'irait trop bien.
- Ouais ? - T'es trop bien foutue.
J'aimerais avoir ton corps.
Jeanne vient de m'appeler.
Elle a reçu les résultats de l'expert.
- Celui suggéré par l'homme au nez cassé ?
- Elle a pas l'air bien. Je vais la voir.
La question, c'est :
"Que veut vendre l'homme au nez cassé à Jeanne ?"
- L'expert dit qu'on a supprimé tous les dossiers
le 2 décembre à 9h40.
- Donc quelqu'un serait venu dans cet appartement
une heure avant l'embuscade au Niger ?
Tu sais si ton père travaillait sur une enquête
qui mettait en danger des intérêts ?
Je sais pas.
- Des gens qui auraient intérêt à ce que tu croies en cette théorie
auraient pu toucher à l'ordi avant l'expert ?
Qui aurait intérêt à faire ça ?
- Venir ici, supprimer des dossiers... C'est forcément politique.
- Si c'est ça, c'est beaucoup trop énorme.
Thème oppressant
- Jeanne, je te rappelle car on a pas eu le temps de se parler.
- On se voit la semaine prochaine, papa, tu seras à Paris ?
Non, j'ai un contretemps...
Allô ?
- (Voix de Bob) - Vous êtes en route ?
On sera largement en avance.
- Vous préférez qu'on avance ? - Non.
On maintient le rendez-vous. On va visiter
- la réserve, d'abord. - Ça me va.
- OK, merci. - À tout à l'heure.
À tout à l'heure, au revoir.
Le thème s'intensifie.
- Mata, ma connexion est bloquée. Ta session est ouverte.
Désolée, je quitte ma session.
- Vous avez quitté les chasseurs alpins
il y a plusieurs années.
Vous souhaitiez plus d'action. Moins de place pour la vie civile.
Correct ?
Correct.
Vous savez pourquoi ?
Oui.
Et vous le savez aussi.
Vous pouvez le formuler ?
J'ai perdu ma famille.
- Vous dites "j'ai perdu", comme si vous étiez responsable.
Vos qualifications de chasseur alpin vous confèrent des compétences,
mais pas celle d'arrêter les avalanches.
Avec Antoine, votre compagnon d'armes,
vous étiez en école d'application.
Vous avez fait vos premiers pas en treillis ensemble.
Cette affectation provisoire sur le territoire national vous pèse.
J'aimerais retourner sur le terrain.
Avec Antoine prisonnier au Sahel, c'est désagréable d'être enfermée ici.
- Votre désir de repartir sans cesse en opération
pourrait-il être lié à une impossibilité à revenir ?
À être ici,
simplement ?
- Non, je suis ici simplement, comme vous dites,
depuis un moment maintenant, et j'attends patiemment Antoine.
- Vous êtes optimiste, quant à sa libération ?
- Il va revenir. On a les moyens de le libérer.
Et on n'abandonne pas nos hommes.
- Est-ce que vous aimeriez en être ?
(En être...)
D'une opération...
C'est ça, votre objectif ?
Démontrer que je suis pas apte à réintégrer mon service ?
Évidemment, j'aimerais en être.
Je suis dans un bureau pendant qu'on le torture.
À attendre que vous cochiez cette putain de case d'aptitude.
Elle sanglote.
- Je suis Antoine Monet, agent de la DGSE,
et je suis retenu ici en détention.
Mes geôliers me maltraitent pas physiquement,
mais la détention joue beaucoup sur mon état moral,
mon état psychologique.
Je demande à l'État français
de tout mettre en œuvre pour ma libération.
De répondre aux demandes de mes ravisseurs.
- C'est Cathy. Je m'inquiète pour Lily.
Elle ne mange plus depuis l'annonce.
On a essayé plein de choses.
On m'a conseillé un psy, mais il est débordé.
Pas de rendez-vous avant trois mois.
Alors je suis un peu...
décontenancée.
Cathy,
il faut que t'expliques à Lily
qu'il faut qu'elle prenne soin d'elle.
Son papa veut la retrouver en forme à son retour.
La libération d'Antoine, j'y pense toute la journée.
Ce serait pas malin d'aller seule en Afrique le chercher.
Ceux qui tirent les ficelles sont pas dans le désert.
Je les cherche. Je les traque.
Tous les jours.
Chaque minute.
Thème oppressant
- Le meilleur, c'est au restaurant Le Löwenzorn.
À Bâle, en Suisse,
la nuit du Carnaval.
Brouhaha
Un homme crie.
Fanfare
Fanfare au loin
Elle gémit de douleur.
Grognement d'effort et de douleur
Thème de tension
Gémissements d'effort
Il gémit.
- Je pense que la femme avec le nom de code "India"
est en lien avec un service étranger.
Les Chinois, les Israéliens... Probablement les Russes.
Elle a pu, à dessein, détourner la rançon de sa finalité,
- ou participer... - Capitaine, stop.
Je ferme les yeux pour cette fois à cause de vos états de service,
mais c'est la dernière fois.
Ça va rester entre nous, mais c'est très grave.
Vous avez dépassé les bornes.
Vous êtes sortie du territoire national, armée,
pour une enquête en lien avec votre camarade.
Trois interdictions capitales.
Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?
Je ne vois pas
ce que cette femme dont vous parlez
ferait à un carnaval en Suisse.
C'était votre contact à un moment charnière de votre vie,
vous pensez à elle, votre cerveau vous joue des tours.
Mais soyons lucides.
Une femme qui a ces responsabilités dans une multinationale stratégique
ne va pas échanger un microfilm autour d'une soupe,
à 4h du matin, en plein carnaval !
- C'est complètement improbable, effectivement.
- Si on va au bout de votre raisonnement, qu'y faisait-elle ?
Elle rencontrait un homme
qui travaille pour un ennemi de la France.
Pour les intérêts russes au Sahel, par exemple.
Allez au bout.
Elle trahirait ou elle serait manipulée ?
Pourquoi parler de trahison ?
- À ce niveau de responsabilité, on sert la France
- et ses intérêts. - La trahison et la manipulation
depuis l'embuscade
sont des hypothèses.
Mais l'appel du contact d'India lors de l'embuscade, c'est simple.
Vous savez où il a borné.
- Capitaine, il va falloir digérer tout cela.
Pour pouvoir imaginer réintégrer le service.
Je comprends votre obsession pour la libération d'Antoine,
mais vous comprenez bien qu'à ce stade,
non seulement vous n'avez pas évolué depuis votre retour,
mais vous développez une sorte de paranoïa
qui n'est pas compatible avec le poste que vous prétendez vouloir reprendre.
Que dit le psy ?
- India est-elle celle qu'elle prétend être ?
India travaille pour la France.
Et on prépare la libération d'Antoine.
Restez tranquille.
Tout est sous contrôle.
Discussion inintelligible
Thème oppressant
- (Voix de Mata) - Je deviens folle.
La tête dans le brouillard.
Le brouillard de la guerre.
- Arrête ton cerveau. Mets-le en pause.
C'est tout l'enjeu de la formation. Apprendre à débrancher son cerveau.
Montre-leur que t'as été bien formée.
Réfléchir, c'est désobéir.
Tirs
T'as appris à tirer avec quoi ?
J'ai fait du biathlon, petite.
- Dans quel milieu social on fait du biathlon ?
- À la montagne, on en faisait avec l'école.
Il dit quoi, Hubert ?
Il est assez disponible.
Il a pas l'air d'être en instance de départ.
- C'est reparti ? - Ouais.
Thème de tension
- Vous n'êtes qu'un petit maillon sans vision globale.
Votre métier, c'est aussi de l'accepter.
Le chocolat coule par terre.
Le métier
de ton papa,
c'est de protéger les gens
contre les méchants.
Alors oui, c'est dangereux,
mais lui,
c'est un superhéros.
Alors, tu serais surprise.
J'ai été à un carnaval,
où les superhéros se donnent rendez-vous, tous déguisés.
Et moi, j'ai volé
à un superhéros, son secret,
qui va me permettre, bientôt, de retrouver ton papa.
Voilà.
J'ai presque
trouvé l'adresse de Batman.
- Les enfants de Bob et Bobette sont les enfants de Bobette.
Le père est mort il y a quatre ans.
Accident de la route. Bobette est secrétaire
dans une entreprise en Suisse.
On n'a rien de plus vraiment sur Bob.
J'ai été chez eux pour leur emprunter un œuf,
mais impossible de se faire inviter pour l'apéro.
On a envoyé un électricien qui est resté cantonné au tableau électrique...
C'est une forteresse.
Du coup, tu proposes quoi ?
- Puisqu'aucun adulte peut pénétrer, je pense qu'on a deux solutions.
On les fait sortir sur prétexte sécuritaire :
un incendie, une inondation, une dératisation...
Mata acquiesce. Ou alors...
On équipe les enfants.
Les enfants
sont scolarisés,
les cartables restent en classe pendant la récréation,
donc c'est très simple.
Des travaux sont prévus bientôt.
On fait venir un électricien et son stagiaire
pour vérifier les installations.
- On équipe que le cartable des enfants ?
Oui.
Brouhaha étouffé et frottements
Vous avez bien vos ceintures ?
Alors c'est parti.
Thème de suspense
- Bonjour. - Salut.
- C'était bien, l'école, les filles ? - Oui.
Émile, tu peux agrandir
- l'ordi de Bob ? - Je te garantis rien.
Trop rapide. Échec.
- Vous vous lavez les mains et goûter !
Le sel, c'est quoi la marque ?
Herbamare.
"Sel bio enrichi d'herbes, fabriqué en Alsace."
Déclic
Lily ?
Je suis à la montagne,
et j'ai rencontré une famille
qui m'aidera peut-être à retrouver ton papa.
Bisous.
- Pour tous : la sortie du domicile pour Bob.
Ça prend à gauche, sur Belledonne.
C'est pris.
Quel est le programme de Bobette ?
- C'est mercredi, les enfants vont pas à l'école.
Ils vont au périscolaire avant le boulot.
Bob prend Aristide Briand
- vers Général-le-Bourg. - Les cartables restent à la maison.
Ils bougent pas avant ce soir.
- Ils prennent juste un sac de sport avec un goûter.
- Ils décollent bientôt. - OK, c'est bon.
Bob se gare devant le supermarché. Ça se stationne...
Ça prend un caddie, c'est parti pour les courses.
- On va se balader avec Bobette. Tu passes me prendre ?
Thème de tension
- Il y a quelqu'un dans la maison. - Pardon, précise ?
- Tout le monde est parti, la porte du garage était ouverte.
- Donc je... - Quoi ?
- J'ai voulu rentrer pour bouger la caméra B.
J'ai entendu quelqu'un. Je sais pas s'il m'a vu.
Qui ? Un homme ?
- Oui, je viens de vérifier sur les images.
On le voit aller chercher un truc dans le frigo.
Impossible de savoir s'il a décelé une intrusion.
Mais s'il m'a vu, ça craint.
- Tu bouges pas, et tu rends compte immédiatement du moindre mouvement.
C'est qui ?
On n'a jamais vu personne d'autre.
À tous les engagés.
Arrivée du véhicule de Bobette sur le parking du supermarché.
- Qu'est-ce qu'elle fabrique ?
Ça sort, les enfants sortent.
Ça part à pied vers le supermarché.
- J'ai réussi à faire une capture de son visage.
C'est au siège pour identification.
- T'as pas accès au logiciel ? - Non, pas d'ici.
- Tu mets la pression très fort à Paris pour que l'info redescende vite.
Bob fait les courses,
ça pouvait pas nourrir quelqu'un d'autre ?
- Il fait systématiquement les courses comme ça,
mais regarder le caddie ne suffit pas.
- Comment le dispositif et les caméras extérieures
ont laissé passer une telle info ?
La taille du poisson nous le dira.
Très gros poisson, là.
- Ou c'est un cousin dépressif qui traîne en pyjama chez eux,
pas sorti depuis des années.
- Très, très gros poisson, ton cousin dépressif.
C'est la sortie de Bob.
Il est accompagné de Bobette.
Je vois les enfants. Le caddie les accompagne.
C'est conforme à ce que l'on a vu.
La petite famille se rapproche du véhicule de Bob.
Ils vont bien sur son véhicule.
Ça monte dans la voiture.
Le moteur s'allume, mais le caddie est resté derrière.
Il se barre.
Gardez-les en filature, on arrive.
OK, on les lâche pas.
Thème de tension
- Le profil est dans la base de données.
J'écoute.
- C'est Andrei Kolkov, du GRU, les renseignements militaires russes.
C'est pris.
Gros poisson, le cousin dépressif.
- Émile, tu surveilles la maison et rends compte du moindre mouvement.
C'est pris.
- On a besoin d'effectifs pour la filoche.
Ça risque de passer la frontière.
On sera plus en mesure d'intervenir.
- On aura pas de renforts à temps. Bob est pas armé.
Arrêtez-le avant la frontière. On arrive.
Accélère, on les rattrape.
- C'est pas conforme à ce qu'on peut faire.
- On peut pas y aller seuls. - Je me fous de la conformité.
Vous l'arrêtez tout de suite. On arrive.
- À tous. Bob passe bien la frontière.
Je vais trouver un point de localisation.
On est au point
142 derrière lui, à une distance d'environ
40 mètres du poste-frontière.
- Traversez et arrêtez-le plus loin. Je vous envoie des coordonnées.
Reçu, on continue la filoche,
mais on est pas dans le cadre juridique.
Je prendrai pas la responsabilité.
- Fini les considérations sur le droit international.
Arrêtez de discuter. Je le répéterai pas.
J'ai plus de visu pour le moment.
On lui donne un peu de champ avec le passage.
J'ai un retour balise...
Ça borne bien devant. On est à une minute du point.
On le rattrape.
- On est juste derrière vous, on arrive.
- OK, je vois la voiture. Elle s'est garée sur la droite.
Bob s'est arrêté, on va ralentir.
- Il vous avait repérés ? - Non, c'est pas possible.
OK, rouge !
On quitte la zone.
Tu poursuis ta progression et tu fais demi-tour.
On s'éloigne immédiatement. Fin de filoche, on quitte la zone !
C'est quoi, ce bordel ?
(Putain...)
Il y a plus personne dans la maison.
Le mec a fui avant l'arrivée du raid.
Je peux voir ?
Attends, c'est l'homme au nez cassé ?
Un type des renseignements militaires russes manipulait Jeanne.
Il a grillé Émile, il a pris la fuite.
Il fait tuer Bob et Bobette pour qu'ils parlent pas.
Thème oppressant
Hubert part en opération commando en Afrique.
C'est pour cette nuit.
T'iras pas.
Tu vas pas récupérer ton aptitude.
J'étais là pour ça.
Retournez attendre
à l'extérieur, Capitaine.
- C'est terminé. Je suis désolée.
J'étais là pour ça depuis le début.
Pour te surveiller.
Vérifier que...
Que tu dérapes pas.
Je viens d'envoyer
mon compte-rendu au colonel.
Thème mystérieux
- Je suis Antoine Monet, agent de la DGSE,
et je suis retenu ici en détention.
Mes geôliers me maltraitent pas physiquement,
mais la détention joue beaucoup sur mon état moral et psychologique.
Je demande à l'État français de tout mettre en œuvre
pour œuvrer à ma libération.
De répondre aux demandes de mes ravisseurs.
Thème de tension
Contact !
Contact !
Coups de feu
- Bip de talkie-walkie - Ici Persée.
C'est trop tard.
L'otage est mort.
Ils l'ont exécuté.
On va au point d'extraction. Terminé.
Bip
Mais une balle siffle
Qui de nous sera touché ?
Le voilà qui tombe à terre
Il est là, dans la poussière
Mon cœur est déchiré
Mon cœur est déchiré
Ma main, il veut me prendre
Mais je charge mon fusil
- (Voix de Mata) - ADIEU DONC, ADIEU MON FRÈRE
DANS LE CIEL ET SUR LA TERRE
SOYONS TOUJOURS UNIS
SOYONS TOUJOURS UNIS
Thème sombre
Thème mystérieux étouffé
Le thème s'emplit de tension.
- India est-elle celle qu'elle prétend être ?
- (Voix du colonel) - Si on regarde
depuis un endroit forcément étroit
avec un prisme réduit, on peut facilement
passer le reste de sa vie à se demander :
"Pourquoi ?"
Chanson mélancolique : "Douce" - Clara Ysé
Toi qui crois que je suis douce
Respecte quand je te repousse
Car les jours où l'ennui me course
Moi, je sens la mort à mes trousses
Tu penses que je suis sage
Je maîtrise les mirages
J'arrive à te cacher ma rage
Je veux t'épargner mes naufrages
Si tu savais la haine Qui coule dans mes veines
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la chienne Que je cache à l'intérieur
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la haine Qui coule dans mes veines
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la chienne Que je cache à l'intérieur
Tu parles de ma résilience
Mais tu ignores combien je pense
Que la colère et l'arrogance
Me soignent autant que le silence
Toi qui crois que je maîtrise
Ma vie, je la déréalise
Et quand la peur me paralyse
Je chante et j'éloigne la crise
Si tu savais la haine Qui coule dans mes veines
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la chienne Que je cache à l'intérieur
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la haine
Qui coule dans mes veines
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la chienne Que je cache à l'intérieur
Si tu savais la haine Qui coule dans mes veines
Tu aurais peur
Tu aurais peur
Si tu savais la chienne Que je cache à l'intérieur
Tu sais, la tendresse est mon guide
Mais elle opère en terre aride
Ceux qui m'aiment ont le cœur solide
Et l'amour des choses candides
Si la mesure nous fatigue
À se sauver on est rapides
Nos chevaux, on les débride
Et on s'élance dans le vide
Si tu savais la haine Qui coule dans mes veines
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la chienne Que je cache à l'intérieur
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la haine Qui coule dans mes veines
Tu aurais peur Tu aurais peur
Si tu savais la peine Que je cache à l'intérieur
Thème mystérieux
Team SUPPLY
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.