All language subtitles for Mafia Only Kills in Summer - S1E9 Picciuli e piruocchi.fr-FR

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Original subtitles

LA MAFIA TUE SEULEMENT L'ETE LA SERIE

Notre devoir est de ne pas oublier ces jeunes qui se battent pour nous.

Ces jeunes qui n'ont pas peur d'affronter le géant Goliath,

qui savent que l'avenir de la ville repose sur leurs épaules.

Jamais on n'avait vu à Palerme une telle ferveur religieuse.

En 1979, beaucoup avaient besoin du confort de la religion.

Les hommes courageux de la brigade mobile de Giuliano,

les juges anti-Mafia,

ou les rares commerçants qui osaient ne pas payer le pizzo.

Mais ces jours-là,

tout le monde priait surtout pour d'autres hommes courageux.

Prions. Pour Chimenti ?

Seigneur, écoute notre prière.

- Pour Frison ? - Seigneur, écoute notre prière.

- Pour Di Cicco ? - Seigneur, écoute notre prière.

Les footballeurs du Palerme étaient confrontés à un énorme défi :

le match contre la Juventus en finale de la coupe d'Italie

qui se jouerait au stade San Paolo, à Naples, quelques jours plus tard.

ALLEZ, PALERME !

Prions pour l'équipe de foot de Palerme.

Allez, Palerme !

Allez, Palerme !

Personne n'imaginait une défaite.

Ce n'était pas un simple match, mais une revanche historique,

Dieu ouvrait enfin les yeux sur nous pour nous mener à la gloire.

Au point que les Palermitains commençaient à croire

que ce match pourrait changer le sort de la ville à jamais.

Antonio, attention.

Je suis désolé, monsieur, mais j'arrête pas de penser au match.

J'ai entendu dire que si le Palerme gagne,

des industries s'installeront ici. Vous imaginez le fric ?

Et aux voleurs, tu y penses ?

Ils construiront des gratte-ciel comme à New York.

- Des choses magnifiques. - Vraiment ?

S'ils pouvaient rénover cette école pourrie...

Ne vous en faites pas, je suis sûr que le Palerme va gagner cette année,

il joue à l'ancienne.

A l'ancienne ? Et c'est censé nous faire gagner ?

Ayala, dis quelque chose. Antonio !

Bref, ces jours-là,

chaque Palermitain avait un rêve qu'il espérait voir se réaliser.

S'ils pouvaient apporter de l'eau, directement de la mer !

Et comment !

Ma mère dit que mon père reviendra si on gagne !

Vraiment ?

Oui, parce que son bateau reviendra pour les festivités.

L'école pourrait même fermer, tout sera à l'arrêt,

comme pour la Sainte-Rosalie, comme une fête nationale.

Porté par les rêves impossibles de Sebastiano,

moi aussi, je me laissais aller

à confier au Palerme mes peines de coeur.

Oui...

Et au milieu des festivités, enfin, en plein feu d'artifice,

Alice et moi, on s'embrassera.

Toto, n'exagérons pas, il y a miracle et miracle.

Non, quelle poisse !

Brio et Virdis vont jouer alors qu'ils étaient blessés.

Putain de merde.

Vous n'avez rien compris. C'est bien, c'est mieux.

- Comment ça ? - C'est bien !

Si tout le monde croit que le Palerme va perdre, les cotes augmenteront

- et on gagnera de l'argent, pigé ? - Trop bien !

- Allez, le Palerme ! - Allez, le Palerme !

Allez, le Palerme !

Cusumano, quelles cotes ?

Lorenzo, viens, je vais t'expliquer.

On fait des paris secrets sur la victoire du Palerme.

On va être riches, comme des cheikhs !

- Je m'occupe des paris, allez. - Très bien.

Voici ma part. Ecris.

Tiens. Et toi ?

Lorenzo, tu ne veux pas devenir riche ?

Allez, par amour du jeu.

- Voici 5 000 lires. - Et je fais quoi avec ça ?

Bon sang, t'es trop timide !

Allez, disons 10 000.

Je serai bref, parce que les maths, ça me gonfle :

si tu veux gagner le pactole, tu dois miser gros.

Le pactole !

J'ai misé 200 000 lires.

Le pactole ? Cusumano, t'as perdu la tête ou quoi ?

Tu dois me faire confiance.

Tu pourrais gagner assez pour une avance pour une maison.

Allez, Lorenzo.

Ecoute-moi : le pactole.

A cet instant se déclencha

une réaction en chaîne dans la tête de mon père.

Pactole égale avance pour une maison, égale achat d'une maison,

égale Maman heureuse.

Le pactole...

Voilà 500 000 !

Putain de merde !

- Allez, le Palerme ! - Allez, le Palerme !

Ce moment de folie ne quittait plus mon père qui,

à cet instant précis, avait parié une grosse partie de son salaire.

Dans son bureau, il s'est laissé emporter dans ses calculs,

convaincu qu'une victoire pourrait dédommager Maman

pour toutes les déceptions qu'elle continuait à endurer.

Mme Pia, je vous cherchais.

Je suis désolé, je serai direct, car cela n'a aucun sens,

M. Ayala sait aussi comment ça fonctionne et vous l'expliquera.

M'expliquer quoi ?

Rien, Mme Furitano vient de m'appeler,

elle dit qu'elle va mieux et veut récupérer sa classe.

Je suis désolé, surtout à quelques semaines de la fin de l'année,

et les enfants vous adorent, mais malheureusement,

c'est le lot des remplaçants.

- A partir de quand ? - De ce jeudi.

Désolé, vous savez que je suis là en cas de besoin.

Oui, je sais, M. le directeur, merci.

Je suis désolé, Pia.

Ecoute, tu as réfléchi à ce que je t'ai dit ?

Toi et moi ? Une nouvelle vie ?

Comment dois-je te le dire, Antonio ?

Non.

Au contraire, elle y pensait, elle y pensait énormément,

et elle avait honte simplement d'y penser.

C'était comme une fièvre, qui montait entre espoirs et déceptions,

et tout se mélangeait dans son coeur.

L'école, la famille, l'amour pour mon père.

C'est combien pour en allumer une ?

- Cent lires. - C'est tout ?

- Je vais en allumer dix. - Comment ?

Non, rien, je vais... Merci.

Je sais, c'était un coup de tête,

mais j'ai besoin de cet argent.

Un but suffirait.

Rien qu'un petit but, même un 1-0...

En fait, je suis très humble.

Si vous devez demander une grâce,

il faut vous agenouiller là, pas ici.

Vous croyez que je ne le sais pas ? Franchement...

Lorenzo... que fais-tu ici ?

Rien, je passais et...

J'ai eu envie de prier.

Et toi ?

Pareil.

Je passais et j'ai voulu

dire une prière pour le repos éternel de Papa.

Alors, on fait quoi ? On prie ensemble ?

Je vous salue, Marie, pleine de grâce...

- Allez, viens aussi demain. - Je ne sais pas.

Ca fait une semaine qu'on nous bassine avec ce Palerme.

Allez, viens.

Moi, j'y vais. Il y en a un trop mignon.

Exact. Moi, j'y vais pour en trouver un là.

Bonne chance !

- Ciao. - Ciao.

- Tu y vas aussi demain, pas vrai ? - Où ça ?

- Voir le match. - Moi, sûrement pas.

Quoi ? Un homme qui n'aime pas le football ?

Je déteste la Juve. Mon coeur bat pour le Granata !

- Le Granata ? - Oui, le club de foot de Turin.

La vraie équipe de la ville, la glorieuse.

Et si on passait la soirée ensemble ?

On profitera de la ville déserte, alors qu'ils regardent tous la télé.

Je te montrerai Palerme comme tu ne l'as jamais vue.

Je suis sûr que tu tomberas amoureux.

Pourquoi tu fais cette tête ?

Marco faisait maintenant partie de ceux qui espéraient un miracle.

Le seul Palermitain

dont les rêves ne dépendaient pas du match de foot

était un détenu fort respecté de la prison de Palerme.

- Don Masino... - Ah, Massimo.

- Vous permettez ? - Tu plaisantes ? Viens, entre.

Assieds-toi. Qu'y a-t-il ? Parle.

Je vais être libéré.

Les charges n'ont pas été retenues.

C'est que notre avocat fait du bon boulot.

- Alors, vous saviez tout ? - Bien sûr.

Tu croyais que je l'ignorais ?

Tu es de la famille, tu croyais que j'allais te laisser tout seul ?

Pourquoi cette tête ? Tu aurais préféré passer ta vie ici ?

C'est une tête joyeuse, ça ?

Massimo, ton visage m'inquiète. Pourquoi cette tête ?

Non, non...

- Je suis très content... - Mais ?

Je suis désolé de vous quitter.

Quoi ?

Massimo !

Tu ne comprends pas ? Toi et moi ne formons plus qu'un.

Tu m'as tout de suite plu, parce que tu es comme moi.

Oui, tu es malin, tu comprends les choses immédiatement.

Tu sais comment te comporter et, surtout,

tu sais quand te taire, et ça, c'est un art difficile.

Maintenant, je pense que,

une fois sorti, tu nous seras très utile. Très !

Don Masino, je...

Je ferai tout ce que je peux comme garde-forestier.

Garde-forestier ? Massimo !

Je me suis démené pour toi,

je t'ai prévu un brillant avenir, au milieu des gens importants.

Maintenant, tu seras au milieu de gens qui ont du pognon.

Ta place est là.

J'ai déjà parlé à quelques amis, ils t'attendent.

Vas-y.

Je ne vous décevrai pas, Don Masino.

Je vous le jure.

Répète-moi ça.

Je ne vous décevrai pas, Don Masino. Je vous le jure.

Je te crois.

Allez, pars.

J'ai un truc important à faire, c'est du lourd.

Trop lourd, trop important.

Du lourd.

- Merci, Don Masino. - Pas un mot.

- Viens ici. - Mon amour !

Tu es splendide.

Nunzio, mon trésor ! Comment vas-tu ?

- Vas-y ! - Mon amour !

Je n'en pouvais plus de rester sans toi.

Je ne te quitterai plus.

De grandes choses nous attendent.

Comment vas-tu ?

- Comment vas-tu ? - Bien.

Je n'en pouvais plus. Patrizia, la valise.

Je t'ai préparé des aubergines incroyables.

Encore ? Par contre, des pâtes aux sardines...

- Attends ! - Je t'en prie, ça suffit !

Il m'a oubliée.

Il a peut-être eu un empêchement.

- Il va bientôt arriver. - Non, mon père fait toujours ça.

Il dit qu'il va venir, qu'on va passer du temps ensemble,

puis il m'oublie ici.

Je voulais passer du temps avec lui.

Salvuccio, excuse-moi, c'était vraiment la folie au bureau.

On y va ?

Alice, ça ne va pas ?

Son père devait venir la chercher et l'amener au tournoi de tennis,

il avait un match important aujourd'hui.

Il oublie tout quand il s'agit de tennis,

la banque, ma mère

et... moi aussi.

Mais non, enfin.

Ton père m'a expressément demandé de venir te chercher.

Il a dit : Amène-la-moi, sans elle, je ne peux pas gagner.

Tu comprends, trésor ? Allez, on y va.

Tu vois ? Il n'a pas oublié.

C'est beau ici !

Papa est là !

Très bien.

Attendons qu'il ait fini de jouer. Asseyons-nous, je vais lui parler.

- Tu joues quand la demi-finale ? - Demain, je crois.

Tu sais, j'ai tout compris.

Quoi ?

Que ton père a inventé ça pour que je ne sois pas triste.

Mais je suis quand même contente,

ton père est comme toi, vous avez un grand coeur.

Pause !

Putain de merde, putain !

Bonjour, M. Guarneri, je suis Lorenzo Giammarresi.

Vous croyez que c'est le moment idéal pour des présentations ?

Non, c'est juste que, votre fille, Alice...

Merde, Alice ! J'ai complètement oublié !

Non, ne vous en faites pas.

Je l'ai prise à l'école, elle est là.

Bonjour, Papa.

Bonjour, chérie !

- On reprend quand ? - Quand le directeur aura terminé.

Excusez-moi d'avoir réagi comme ça...

C'est rien ! Je comprends. L'adrénaline du match...

Non, c'était très aimable de votre part.

Comment puis-je vous remercier ? Si je peux faire quoi que ce soit...

Une fois devant le directeur de la banque de Trinacria,

il s'est dit qu'il y avait peut-être un moyen plus sûr d'obtenir la maison

et de rendre le sourire à Maman.

Accordez-moi un prêt !

Rien de plus facile. C'est mon métier !

Non, je plaisantais.

Non, vous savez, l'audace est une vertu.

- On reprend. - J'arrive !

Excusez-moi, on m'appelle. J'aimerais continuer à vous parler.

Et si vous veniez demain voir le match chez nous à la maison ?

Les enfants joueront ensemble et nous pourrons parler entre nous.

- Je ne sais plus quoi dire. - Alors, ne dites rien et venez.

- Je vous attends, d'accord ? - Bien sûr.

- Au revoir ! - Merci, merci.

A ce moment-là, mon père était sur un petit nuage,

car d'une manière ou d'une autre, la maison allait devenir réalité.

- Allons-y, dis au revoir à Alice. - Au revoir.

- Au revoir, Alice. - Je suis invincible !

- Entre, Salvuccio. - Bonjour, Maman.

- Bonjour. - Alors ?

- Prêts pour la haute société ? - Qu'est-ce que tu racontes ?

La famille Giammarresi parmi les gens importants !

- Lorenzo, t'es devenu fou ? - Oui, mon amour. Je suis fou.

J'ai le plaisir de vous informer que nous avons été invités

chez Luigi Guarneri demain soir, le papa d'Alice,

directeur de la banque de Trinacria, pour regarder la finale

entre les immondes félons du club de la Juventus

et les hommes valeureux en rose et noir du Palerme !

Qu'avons-nous à voir avec les Guarneri ?

Il se fait que nous sommes devenus amis

et il s'avère que nous avons beaucoup en commun, y compris les enfants.

Et ils te l'ont dit à la dernière minute ?

Je suis désolée, mais écoute, je n'ai rien à me mettre.

Tout le monde sera très élégant...

- On doit vraiment y aller ? - Pia, c'est un match de foot.

Personne ne va au stade en robe de soirée.

On ne va pas au stade, mais chez eux !

Oui, mais ce sera entre amis. Il tenait vraiment à ce qu'on vienne.

Allez, sortons un peu, rencontrons de nouvelles personnes,

tu deviendras peut-être amie avec sa femme...

Je ne suis pas dans le bon état d'esprit.

Allez, Pia ! Tu veux rater le match du siècle ? Allez !

Tu as le coeur de dire à ton fils de ne pas voir le match avec Alice ?

Allez Maman, s'il te plaît ! Ils sont sympas, je t'assure.

Ne dis pas non, je t'en prie.

Comment pourrais-je te dire non ? Viens chez Maman !

Mon père était sûr d'avoir enfin trouvé un saint prêt à l'aider

sans compromis ou subterfuges.

Ceux-là mêmes acceptés par mon oncle Massimo,

qui était déjà dans les starting-blocks.

Bon sang, quelle voiture !

Et regarde ton frère !

Les enfants, allez chez Tonton Massimo.

- Elle est trop belle ! - Comment ? J'ai pas entendu.

Trop belle !

Viens là !

Bonjour, Tonton.

Elle est trop belle, et toi aussi !

C'est la couleur de ta blouse. Ca alors !

Une nouvelle voiture ?

Tu gagnes combien avec ton boulot ?

Dépenser de l'argent, ça fait du bien.

Ca rend optimiste. Tu le savais ?

A quoi te sert ton fric une fois mort ? A emballer tes noix ?

Il faut en avoir, d'abord.

Regarde-la bien. On ne touche pas !

- T'en penses quoi ? - Magnifique !

- Tu veux faire un tour ? - Oui.

Doucement, elle a 3 000 chevaux !

- Allons manger. - Allons aider Grand-mère.

Ensuite, on ira faire un tour.

Mis à part la voiture... Comment t'es habillé ?

Pourquoi ? C'est pas bien ?

- Tu n'aimes pas ma veste ? - Si, elle est extra.

Tu pourras l'avoir plus tard. Allez !

Des saints, Oncle Massimo n'en avait pas un, mais deux.

- Venez. - Massimo, entrez.

Voici notre petit repaire.

Notre refuge.

Les hommes d'honneur de Salemi : Nino et Ignazio Salvo,

considérés comme les entrepreneurs les plus riches de Sicile.

Asseyez-vous, Massimo.

Les cousins Salvo avaient un empire et des intérêts dans divers secteurs.

Mais leur business principal, c'était les receveurs régionaux,

un système financier qui produisait une pluie d'argent,

une pluie torrentielle.

- Don Masino. - Don Masino.

Don Masino nous a dit beaucoup de bien de vous.

Mais je...

Qu'est-ce que l'Evangile pour les cousins Salvo ?

- Quoi donc ? - C'est la parole de Don Masino.

Pour moi aussi, Don Masino est l'Evangile.

Enfin... J'espère seulement être à la hauteur d'un tel honneur.

Massimo, vous n'avez qu'une seule règle à suivre.

Une seule règle.

Je vous écoute, je suis là pour apprendre.

Comme dit toujours mon cousin Nino :

l'argent appelle l'argent, les poux appellent d'autres poux.

Nous sommes quoi ? Des poux ?

Non.

Les cousins Salvo ont-ils déjà profité des pauvres gens ?

Non !

- Tu vois ? Don Masino l'avait dit. - Oui, Don Masino.

Nous amenons l'ordre, nous arrangeons les choses.

J'y travaille.

Il avait immédiatement compris ce que signifiait la règle

et, bien entendu, il y ajouta du sien.

Je n'ai plus d'argent pour vous !

Comment dois-je vous le faire comprendre ?

Où voulez-vous que je trouve dix millions ?

Vous pouvez venir à la poissonnerie et tout prendre.

Et on en ferait quoi ?

Vous n'avez que quelques poissons puants.

Je n'ai plus d'argent ! Terminé !

Regardez !

Je vais sauter. Je vais me jeter par la fenêtre !

- Elle est fermée, vous la casserez. - Je vais l'ouvrir.

Descendez, on voit votre caleçon. Quelle honte...

Asseyez-vous.

Il fallait vraiment en faire une tragédie grecque ?

Il y a bien une alternative.

Je vous écoute.

Alors...

De temps en temps, vous venez me voir

et vous me donnez quelque chose

et je remettrai votre dossier en bas de la pile.

Pour gagner du temps.

Et quand l'Etat reviendra vous demander de l'argent,

- vous ferez quoi ? - Je ferai quoi ?

Où est le fichier ? En haut ou en bas ?

Le dossier... là où vous l'avez mis.

- En haut. - En haut.

Vous venez chez moi, me donnez un peu plus et je le remets en bas,

et vous êtes tranquille un moment.

- Vous êtes sûr ? - A mort !

Les Salvo servent les intérêts des Siciliens.

Nous formons une grande famille !

En fait, les Salvo s'occupaient très bien de leurs propres intérêts.

Ils étaient généreux en politique, surtout les démocrates chrétiens,

et leurs représentants siciliens le leur rendaient bien.

Gaspiller l'argent public ?

Comment disent les communistes ?

Ceci est une distribution équitable des ressources.

Equitable ?

Tous les percepteurs italiens prennent 3 %,

alors que les cousins Salvo empochent 10 % de notre argent !

Ils empochent... Vous les communistes vous sentez toujours volés.

- La Sicile est une région autonome ? - Oui !

Alors, de manière autonome, nous disons que 10 %, ça va !

Bravo, bien dit !

Mon honorable collègue, ne t'énerve pas !

10 %, c'est plus facile à calculer.

Et à ce stade de ce gros repas, votre père aurait demandé :

pourquoi vous êtes là ? Hein ?

Il y a du nouveau ? Je dois m'inquiéter ?

Inutile de t'inquiéter !

Patrizia et moi avons une bonne nouvelle.

On doit l'appeler Monsieur. Il fait partie de la haute de Palerme.

Plaisante autant que tu veux,

mais j'ai l'impression de faire ce boulot depuis toujours.

J'ai ça dans le sang et en plus, je m'amuse. Et ça paie bien.

Tout le monde dit qu'il est très doué !

Imaginez en plus que... Je peux ?

- Bien sûr. - C'est important.

Les Salvo l'ont invité demain à regarder le match chez eux !

Disons qu'on s'entend bien.

A mon avis, ils vont lui offrir une promotion, c'est sûr !

On verra, ne soyons pas superstitieux.

Quoi qu'il en soit, c'est pas pour ça qu'on est ici.

Nous devons te dire un truc important.

Ne me fais pas languir, je vieillis !

Tu te souviens quand on est venus ici et que Papa était encore...

- vivant ? - Oui.

Je vous ai présenté Patrizia

et lui ai dit ce jour-là que je l'aurais épousée.

Tadam ! J'ai épousé cette femme,

parce que je l'aime et que je suis un homme d'honneur...

Enfin, de parole.

Quoi ? Vous vous êtes enfuis ? Sans rien dire ?

- Non, non. - Comme des voleurs.

- Tu vas arrêter ? - Qu'est-ce que tu as dit ?

- Rien. - Non, qu'est-ce que tu as dit ?

Comme ça, comme des voleurs.

Merde, tu es vraiment tordant !

C'est juste une plaisanterie...

- Et si tu allais plaisanter dehors ? - C'est bon.

- Maman, nous étions en vacances. - Oui, au frais.

- Lorenzo, arrête ! - Au frais,

parce qu'on était dans le Nord, j'étais obnubilé par la passion,

je n'y comprenais plus rien et lui ai dit :

Je suis idiot, comme lui ? Non.

Alors, ça n'a rien de personnel, on a vu une église, on est entrés...

Et je lui ai dit oui, car je suis folle de lui.

- Je suis folle de toi. - Je suis fou de toi.

- Viens ici. - Vive les mariés !

Portons un toast ! A l'amour !

- Allez, Maman. - Quoi ?

- Maman, tu n'es pas heureuse ? - Si, je suis heureuse.

A l'amour !

A l'amour.

A l'amour.

Mince, quelle vieille musique !

Où Papa trouvait-il ça ?

- Maman, en voici un autre. - Merci, trésor.

Nous avons terminé.

- Tu es fatiguée ? - Un peu.

- Tu as cuisiné pour tout le monde. - De temps en temps, c'est agréable.

- Pia ? - Oui ?

Ne le dis pas à ton frère,

mais je comprends les choses grâce à ton père,

même si on ne me les dit pas.

Je vois.

- Il a fait quelque chose de mal ? - Non, non.

- C'était un malentendu. - Tu es sûre ?

Oui, ne t'en fais pas.

- Vraiment sûre ? - Oui !

Dieu merci !

Je ne l'avais encore jamais vu aussi heureux qu'aujourd'hui.

- C'est vrai ? - Oui, c'est beau à voir.

Et Patrizia, elle est folle, mais c'est une gentille fille.

- Oui. - On voit qu'elle l'adore.

Oui, c'est vrai.

Qu'est-ce qu'une mère voudrait de plus ? C'est ça qui importe.

- Et toi, Pia ? - Quoi ?

Qu'y a-t-il ? Comment ça va avec Lorenzo ?

- Bien, pourquoi ? - Comme ça, pour parler.

- Je vais préparer le café. - D'accord.

Ca suffit, je suis fatigué.

Pause.

Oh, non.

Je ne me souviens pas de ces danses.

- Oh, Patrizia ! - On est en famille, t'inquiète !

C'est la fête aujourd'hui ?

Tu dois reconnaître que j'ai assuré, ce soir, pas vrai ?

Tu as assuré ?

Je n'ai rien dit, je suis resté muet.

Lorenzo, tu plaisantes ?

Tu crois que les gens vont travailler chez les Salvo comme ça ?

Pour rien ?

- Alors dis-moi que j'ai assuré. - Tu avais dit que tu ne dirais rien.

Dis que j'ai assuré et je ne dirai rien.

Tu as assuré.

Tu devras peut-être me le répéter bientôt que j'ai assuré...

Je t'en prie, chéri, je suis crevée. J'ai pas la force de faire l'amour.

Je vais te dire que t'as assuré, je te crois sur parole.

T'as assuré.

En fait, mon père pensait à la façon dont notre vie allait s'améliorer

grâce à son amitié avec M. Guarneri.

Maman a tout préparé, ça va être une soirée magnifique.

Ce serait génial que nos parents deviennent amis aussi.

Ce serait merveilleux.

Je pourrais passer plus de temps avec Papa.

Et aussi avec toi.

Entendre ces mots était comme entendre les cloches du paradis

jouer un air de fête jusqu'au grand jour.

- Bonjour. - Bonjour.

Les supporters de Turin ont peur !

J'ai compris. T'es venu pour parier 50 000 lires de plus, pas vrai ?

Pour l'amour de Dieu, non ! En fait, je me demandais

si je pourrais éventuellement récupérer mes 500 000 lires ?

Non, Lorenzo ! Argent joué, argent engagé.

Ah, vraiment ?

Bien sûr, sauf si tu veux aller leur parler. Non !

Très bien.

De toute façon, Cusumano, ce soir, tout va changer pour moi !

Tout va changer, mes amis !

Cette journée n'allait être une journée ordinaire pour personne.

- Comment t'es habillé ? - Toi, comment t'es habillé !

Tu ne viens pas voir le match chez Fofo après l'école ?

- Non. - Tu ne vas pas voir le match ?

- Bien sûr que si. - Où ça ?

A la maison d'Alice.

Enfoiré !

- Il ne vient pas voir le match. - Comment ça, tu ne viens pas ?

Non, Fofo, mon père et moi sommes occupés. C'est important pour lui.

Essaie au moins de le convaincre. On va s'éclater.

- Je le ferais, mais je ne peux pas. - Mais pourquoi ?

Fofo, t'es bête ou quoi ?

Tu sais pourquoi il ne vient pas ce soir ?

Parce qu'il va voir le match chez Alice.

T'as compris ?

J'avais toujours cru que les amis passaient avant les filles.

Appelons ça... une erreur de jeunesse.

Encore un point et j'ai terminé.

Attention, ce soir, je ne peux pas faire mauvaise impression.

Bien entendu.

Marco, je m'en veux vraiment pour ce soir.

Je te jure que je ferais tout pour rester avec toi.

Mes parents ne veulent rien savoir, je dois les accompagner.

Ne t'inquiète pas, je comprends.

J'avais déjà pensé à tout. Regarde.

On serait passés par Piazza della Vergogna,

puis je t'aurais amené à la cathédrale par une jolie ruelle.

Puis, par San Domenico vers la Vucciria et jusqu'à Piazza Marina.

Ca aurait été magnifique, mais malheureusement...

Angela, le fait que tu aies prévu tout ça me suffit, c'est magnifique.

Tu ne m'en veux pas ?

Bien sûr que non ! Comment pourrais-je ?

Peut-être qu'on pourra le faire une autre fois si...

Tout ça, c'est très romantique.

Mais si vous croyez qu'il va enfin trouver le courage de tout avouer

et qu'elle comprendra ce qu'elle éprouve pour lui,

vous sous-estimez à la fois Torino et ma soeur.

Elle est mignonne, tu la connais ?

Non.

Je crois qu'elle t'aime bien, elle ne te quitte pas des yeux.

- N'importe quoi. - Je te le jure !

Quoi qu'il en soit, ton programme était parfait et on pourrait...

Tu essaies de changer de sujet ?

Elle te plaît, hein ?

- Je ferais mieux de partir... - Pourquoi ? Il y a un problème ?

Non, mais je ne voudrais pas tout gâcher pour toi.

- Non, Angela, écoute... - Torino, bonne chance !

Excuse-moi, tu peux m'aider ?

Oui, bien sûr.

Merci.

Je n'en pouvais plus.

Je ne sais pas comment j'aurais fait sans ton aide.

- C'est rien. - Tu t'appelles comment ?

Torino.

- Non, Marco. Je m'appelle Marco. - Moi, c'est Simonetta, enchantée.

Enchanté.

J'ai l'air de quoi ?

Tu es parfaite. Une vraie star de cinéma.

Je suis moche, j'ai passé l'après-midi à me changer !

N'importe quoi ! Tu es toujours magnifique, chérie.

C'est mon dernier jour à l'école, demain, j'ai une boule dans la gorge.

Je suis trop sentimentale ?

Ma chérie, tu verras, tu auras plein de belles choses.

Non, je ne porterai pas ça ! Alice va me prendre pour un idiot.

Comme tu es beau !

Papa ?

Le téléphone ! Excusez-moi.

Tu es magnifique ! Mais ta chemise est mal mise.

Sauvé par le gong.

Allô ?

M. Giammarresi ? Je m'appelle Gianfranco Mennini.

Je suis un collègue de M. Guarneri.

Je vous dérange ?

Non, pas du tout, je vous écoute.

M. Guarneri est désolé, mais il doit malheureusement annuler le dîner.

Je vois.

Il est arrivé quelque chose de grave à M. Guarneri ?

Non, rien. Une urgence au travail.

Ca n'arrête jamais ici.

Je comprends.

Il a dit qu'il n'avait pas oublié ce que vous aviez fait pour lui,

il vous rappellera.

Profitez bien du match pour nous.

Merci et bonne soirée.

Au revoir.

Je suis désolé, Salvuccio.

- Que s'est-il passé ? - Rien, Guarneri a annulé.

Mais c'est rien, chéri, c'est juste un dîner.

Oui, bien sûr. Je ne dis pas que...

C'était surtout pour Salvuccio.

Pour mon père, c'était la douche froide.

Une fois encore, son rendez-vous avec sa rédemption personnelle

était remis à plus tard. On aurait dit une malédiction.

Néanmoins, les circonstances donnèrent une seconde chance

aux deux génies. Allaient-ils en faire bon usage ?

Ce match a une signification différente pour les deux équipes.

Pour la Juve, gagner la coupe d'Italie

signifierait rectifier une saison désastreuse...

- Que fais-tu ici ? - Le dîner a été annulé

et j'ai pensé que quelqu'un m'attendrait peut-être.

Je suis toujours dans les temps ?

Bien sûr.

Alors, allons-y !

En attendant le début du match,

chacun repensait aux miracles qu'il avait demandés.

Ceux qui n'avaient pas besoin de miracle étaient chez les Salvo.

J'ai les jambes qui tremblent.

C'est notre soirée, mon amour.

Nous devons profiter de la vie.

Vous permettez ?

A nous deux.

Bon sang, ce que tu es belle ! J'ai envie de te dévorer.

Ne dis pas ça, tu vas me faire rougir.

Voici les Salvo.

- Ces deux-là ? - Oui.

Massimo.

Mon cher Massimo, rien ne presse, mais il faudra qu'on parle plus tard.

- Il y a plein de choses sur le feu. - Ca mijote !

Bien sûr.

Ma chère madame...

Oh, je m'en occupe.

Le match va commencer.

- Votre humble serviteur. - Merci.

- Merci. - A plus tard, Massimo.

A plus tard.

Allons regarder le match.

- Qui joue ? - Le Palerme et la Juventus.

- Allez Palerme ! - Bien sûr.

...chasser les démons de sa défaite en finale contre Bologne en 73-74.

Dans les gradins, on entend les 10 000 supporters du Palerme

venus soutenir leur équipe dans la ville de Parthénope.

Ils ont l'air plus nombreux comparés aux silencieux...

Finalement, c'est mieux comme ça, non ?

- Oui. - On est bien à la maison.

Une bière, un match... Allez, Palerme !

Tu sais quoi ? Faisons la fête.

Faisons une exception à la règle, juste une goutte. Allez, Palerme !

Le match peut commencer.

Allez, c'est parti.

Allez, allez ! Vas-y, c'est ça !

Pénalty !

But !

But !

La prouesse de la deuxième minute élimina toutes les pensées négatives

et ce, dans toutes les maisons de la ville.

Portés par cet enthousiasme, tous les Palermitains

se mirent à croire en leurs rêves.

Pia, on a marqué ! Allez, Palerme !

Mon père s'imaginait de l'argent plein les poches,

Sebastiano se mit à compter les jours restants avant le retour de son père.

Allez, Chimenti ! But !

Antonio Ayala se convainquait que, si Palerme pouvait battre Turin,

il pourrait bien venir à bout des craintes d'une femme mariée.

Allez, Palerme !

Ma mère, en revanche, avec un soupçon de honte,

imaginait comment prolonger la convalescence de Mme Furitano,

qu'elle remplaçait.

Aïe, mon pied !

Allez, Palerme ! Allez, Palerme !

Et maintenant, la chose que je préfère.

Dans l'euphorie générale, Angela et Marco ont failli y arriver.

Je n'ai vu jamais vu tant de beauté au même endroit.

Comment ça ? Tu habites derrière et tu n'as jamais remarqué ?

Pas le soir. J'y avais jamais pensé.

Torino...

Alors ? Tu es tombé amoureux ?

Allez... Avoue.

Oui.

- Angela... - J'ai réussi !

Si tu fais cette balade avec la blonde, elle va craquer.

Oui, bien sûr.

Ne fais pas cette tête.

Tu n'es pas le premier à apprécier une fille.

Rien à faire,

le premier miracle qui aurait dû se réaliser était parti en fumée.

Allez, viens !

La Juventus force le Palerme dans sa moitié.

On est à la 84e minute, la Juventus attaque avec Tardelli.

Tardelli centre dans le rectangle du Palerme... But pour la Juventus !

Enfoiré !

Luigi, si tu te comportes comme ça à la banque,

on n'y déposera plus notre argent !

- Allez ! - Tu me fais peur !

Arrête ton cirque et regarde le match.

Oui, c'est bien lui : M. Guarneri, le père d'Alice, le saint de Papa.

Celui qui a annulé à la dernière minute à cause d'une urgence.

C'est peut-être une bonne chose que nos familles ne se soient pas vues,

car à partir de là, ça a été de mal en pis.

Il tire et c'est but !

Quoi ? Encore un ?

2-1 contre Palerme, alors qu'il ne reste que quelques minutes

avant la fin des hostilités.

L'équipe de Palerme était à bout de force

et il leur a été impossible de rattraper ce but

marqué trois minutes avant la fin des prolongations.

Les rêves de gloire s'étaient évanouis.

La Juventus remporte sa 6e coupe d'Italie au stade San Paolo à Naples.

Le lendemain matin, Palerme s'est réveillée couverte de bleus.

Putain de Palerme ! Comment est-ce possible ?

Le Palerme ? Battu. L'argent ? Perdu.

Le dîner chez les Guarneri ? Annulé.

Pour la première fois en 20 ans, mon père n'est pas allé travailler.

Ma mère affrontait son dernier jour d'école

avec la vitalité d'un condamné à mort.

Elle avait le coeur lourd, car elle aurait dû faire ses adieux

à trop de choses et à trop de personnes.

Bonjour, Maîtresse Pia !

Entrez, venez voir le cadeau qu'ils vous ont fait.

Merci !

Je ne sais pas quoi dire !

Attention.

Merci !

Vous serez toujours dans nos coeurs, Maîtresse Pia.

Vous aussi.

Le coeur de ma mère était un fouillis de sentiments et d'émotions.

Les bonnes choses se mélangeaient aux mauvaises

et elle était complètement perdue.

C'est ce que font les surprises : nous prendre à contre-pied.

Venez, venez chez Maîtresse Pia.

Pia !

On se dit au revoir comme ça ?

- Au revoir, Antonio. - Au revoir.

- Comment suis-je censée faire ? - Je ne sais pas, mais pas comme ça.

Je suis triste à l'idée de ne plus jamais te revoir.

Je ne veux pas te dire au revoir comme s'il n'y avait rien...

Antonio, j'ai passé de magnifiques moments avec toi.

Je ne les oublierai jamais.

Dis-moi que je te reverrai, Pia.

Je t'en prie.

Mon père, sachant que cette matinée allait être très dure pour ma mère,

a rangé ses problèmes pour aller la retrouver

avec la seule chose qu'il était sûr de pouvoir lui offrir :

son amour.

Tous les fantômes qu'il avait enfouis revenaient le hanter.

Ce match avait bien changé nos vies, mais en pire, malheureusement.

La soirée est terminée, rentrons à la maison.

On doit attendre un peu.

Notre cher Massimo, l'homme aux chiffres incroyables.

Vous êtes trop aimable, comme toujours.

Vous avez de la chance d'avoir un tel homme à vos côtés.

Si vous voulez bien nous excuser, nous vous enlevons votre mari.

Quelques minutes seulement !

De toute façon, vous, vous le garderez toute la vie.

Je vous en prie.

Oui, je reviens tout de suite.

Massimo, je sais que tu es un malin, alors je vais aller droit au but.

Bien entendu.

Je n'aime pas parler de ce genre de choses, ça m'ennuie,

mais il y a un pou qui refuse de nous écouter

et qui croit pouvoir éviter de payer.

Il faut que tu l'écrases,

sinon tu sais combien de poux décideront de ne pas payer ?

L'écraser... dans quel sens ?

Ah, dans ce sens-là.

C'est compris ?

Bonne nuit.

- Au revoir. - Bonne nuit.

Massimo...

Allez !

- Oui. - Allons-y.

Tout va bien ?

Oui, allons-y.

Quant à la vie de mon oncle, il l'avait transformée en cauchemar.

CETTE SERIE EST DEDIEE AUX HOMMES ET AUX FEMMES

QUI, AVEC COURAGE, COMBATTENT ET ONT COMBATTU LA MAFIA.

Sous-titres : Xavier Verstrepen

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