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Elle vient de partir de chez elle Un croissant, un éclat de rire
Son mari lui dit qu'elle est belle Mais dans une heure,
elle va mourir Elle n'a pas choisi son destin
Juste là, au mauvais moment Puisqu'il
fallait prendre ce train
Et Madrid pleure ses enfants.
Adieu, nous sommes tous dans le noir.
Si tu n'existes pas, au moins fais le
savoir.
Adieu, je n'ai plus de questions.
Mon cœur perd la raison
Sa femme attend une deuxième fille
Elle jure qu'elle n'en aura pas plus Il touche son
ventre, les yeux qui brillent Pourquoi juste à cet arrêt de bus ?
Pourquoi ce type est si couvert ?
Il fait si chaud à Natania Le sang se mélange à la terre
Et le monde reste sans voix
Adieu Nous sommes tous
dans le noir Si tu n'existes plus
Au moins, fais-le savoir
Adieu Je n'entends plus
l'histoire, mes yeux sont fatigués, mon
cœur perd la mémoire.
9h16, il est en retard.
Comme à peu de choses près tous les jours.
Mais aujourd'hui, il est trop tard.
Il ne montera pas dans la tour.
Il voit des cris courir vers lui.
Il croise des yeux qui hurlent de peur.
Pourquoi ces larmes ? Pourquoi pas lui ? Et cette poussière à vie ?
dans le cœur.
Adieu, nous sommes tous dans le noir.
Si tu n'existes pas, au moins, fais le savoir.
Adieu, il y a tant de questions.
Mes yeux sont épuisés.
Mon cœur perd la raison.
Adieu, nous sommes tous dans le noir.
Si tu n'existes plus, au moins fais-le savoir.
Adieu, ils se réclament de toi.
Dis-leur que ce n'est pas toi.
Qui a voulu tout ça ?
Si
un arc-en-ciel
Tomber du ciel demain Je lui prêterai
mes ailes Pour qu'il t'élève plus loin
Signe cet arc-en-ciel Colore tes rêves,
enfant Je croirai au ciel Oui,
pour une heure
Mais si l'arc-en-ciel se perd sur le chemin
S'il n'y a pas de soleil que des perles de
chagrin Je t'offre mes aquarelles
que tu dessines les tiens Je t'offre mes
sommeils et
Mes rêves et ma main.
Et les mots s'emmêlent quand tu m'appelles
de loin.
Ton corps en porcelaine s'y forme contre le
mien.
Tu me parles de demain.
J'sais plus qui est le gamin Quand ton courage
balaye Mes joues d'un refaire Demain
Parait que la vie est belle Qu'il faut en croire
au moins Je rêve de l'arc-en-ciel Le
jour se lève enfin
Si cet arc-en-ciel colore tes rêves, enfin,
je lui prêterai mes ailes pour qu'il t'élève
plus loin.
De l'arc-en-ciel Le jour se lève Au loin
Je rêve De l'arc-en-ciel Le jour se lève
Si mes routes ne m'avaient pas conduit vers toi
Si mes doutes avaient eu raison
de moi Si tes mains ne s
'étaient pas posées sur moi Si mon train
Était un jour parti sans toi Je ne peux pas dire quel homme je
serais À moitié moi-même, seulement à moitié Je n'aurais pas l'amour
qui chante sur mes lèvres Depuis cet hiver où ça n'était qu'un rêve
Si gamin j'avais levé les yeux moins haut Si ma lettre tu l'avais mise en
mille morceaux Si j'avais suivi mes vingt ans sans te voir Si tu avais eu
peur de nos hasards J'aurais chanté peut-être
Bien sûr, j'aurais chanté J'aurais aimé peut
-être Et l'on m'aurait aimé J'aurais
pleuré des fièvres
Bien sûr, j'aurais pleuré comme tous ces types qui rêvent
et qui passent à côté.
Mais le ciel n'aurait pas brillé de la même lumière.
Non, le ciel ne serait qu'un soleil entrouvert.
Dans un studio de Manhattan Tu m'as
dit Il y a de la place dans les étoiles Oui,
j'ai cru Que rien ne m'était impossible
Quand j'ai lu Cette force dans
tes yeux fragiles
J'aurais chanté, peut-être.
Bien sûr, j'aurais chanté.
J'aurais aimé, peut-être.
Et l'on m'aurait aimé.
J'aurais pleuré des fièvres.
Bien sûr, j'aurais pleuré.
Comme tous ces types qui rêvent.
Un jour d'y arriver.
Et je chante aujourd'hui, tout au bout de la terre,
pour toi qui m'as appris à ne jamais me
taire, j'aurais chanté peut-être.
comme tous ces types qui rêvent de se faire accepter.
Et je chante aujourd'hui tout au bout de la terre
pour te dire simplement, simplement
que je t'aime.
La photo de classe Le sourire rose d'une fille qui me dépasse
Le petit air malin qui suit mes grimaces
La vie qui trace Les souvenirs
qui n'ont plus assez de place Et les grands airs qui me font boire la tasse
Le temps qui passe
Je fais semblant, je joue au grand, je m'invente des papas
Des grands et forts à qui je ressemble pas Mais qui me donnent
la force de croire en moi Je fais semblant,
je suis tremblant à l'idée qu'on ne m'aime pas Je serre maman
qui me prend dans ses bras
je fais semblant que rien ne m'arrivera ne m
'arrivera premier frisson
on apprend la guitare sous les dredons sa mère veut pas
d'moi c'est un peu con les nuits s'en vont
Et ma première histoire monte dans l'avion.
Mes larmes se mêlent au Brésil de mille temps.
Première chanson.
Je fais semblant.
Je joue au mec à qui on ne la fait pas.
Je suis absent, elle ne reviendra pas.
J'embrasse des lèvres que je ne connais pas.
Je fais semblant, je prends ma voix sans vie à bout de bras.
J'enfonce les portes où l'on veut bien de moi.
Ça fait sourire, on dit qu'on me rappellera.
On ne me rappelle pas.
Et puis un jour, des mains se tendent pour m'offrir de l'amour.
Des voix s'unissent pour guider mes détours Le monde
autour Ceux qui m'aiment, les autres qui comptent les jours Ceux qui
me font espérer en toujours Trop de monde autour
Je fais semblant
Je joue à croire que je mérite tout ça.
Je suis tremblant, ces gens sont là pour moi.
Je leur raconte ma vie et ils me voient.
Je fais plus semblant, je rends sa vie à ma voix à bout de bras.
Celle que j'attends doit se cacher par là.
Il doit bien se cacher, je ne la vois pas.
Je ne la vois pas.
Le premier jour, je me relève si on me pousse dans la cour.
Je suis Thierry Lafronde, je gagne toujours.
Et le temps court.
Sur le grand bassin du château de l'idole, un grand signe noir portant
rubis au col, dessiné sur l'eau de folles arabesques, les gargouilles
pleuraient de leur rire grotesque.
Un apollon solaire du porphyre et d'ébène attend des pygmalions assis
au pied d'un chêne.
Je me souviens de vous.
Et de vos cieux de chatte Là-bas, à Mariannebad Là-bas,
à Mariannebad Mais où donc êtes-vous ?
Avec vos cieux de chatte Si loin de Mariannebad
Si loin de Mariannebad Je portais dans ces temps étoiles d
'engoulement Qui chantaient au soleil et dansaient dans les temps Vous aviez les
allures d'un dieu de lune, un cas, en ces fièvres, en ces lieux, en ces
époques-là.
Et moi, pauvre Vestal, au vent de vos envies, au cœur de vos dédales, je n
'étais qu'Ophélie.
Je me souviens de vous.
Du temps de ses opales, là-bas, à Mariannebal.
Là-bas, à Mariannebal.
Mais où donc êtes-vous ? Vous chantez vos aubades Si
loin de Mariannebad Bien loin de Mariannebad C'était
un grand château, parc lourd et sombre Tout propice aux esprits où habitent les
ombres Et les sorciers, je crois, y battaient leur sabbat Quel curieux
sacrifice en ces temps-là J'étais un peu sauvage, tu me voulais caline J'étais un
peu sorcière, tu voulais m'halluciner.
Je me souviens de toi, de tes soupirs malades.
Là-bas, à Mariannebad.
Là-bas, à Mariannebad.
Mais où donc êtes-vous ? Où sont vos yeux de chatte ? Si
loin de Mariannebad.
Bien loin de Mariannebad Mais si vous m'appeliez un de ces temps prochains
Pour parler un instant au croix de nos chemins J'ai changé, sachez-le, mais je
suis comme avant Comme me font, me laissent et me défont les temps J'ai
gardé près de moi l'étoile d'engoulement Les grands gants de soie noire et l
'anneau de diamant
Serez à votre heure Au grand château de Jade Au cœur
de vos dédales Là-bas, à Mariannebad Nous
danserons encore Dans ces folles parades L'œil dans
tes yeux de Jade L'œil dans tes yeux de Jade Allez !
Danseront-ils encore ? Loin du château de Chave Si loin de
Marienbad Là-bas à Marienbad Mais où donc êtes
-vous ? Loin du château de Chave Si loin de Marienbad
Là-bas à Marienbad
Où donc êtes-vous ? Loin du fapeau de chat Si loin de
Mariannebad Bien loin de Mariannebad Mais où donc êtes-vous ?
Nous danserons encore Nous danserons encore
Là-bas à Mariannebad Mais où donc êtes-vous ?
Loin du chapeau de chat
Là-bas, à Marienbad Là-bas, à Marienbad
Nous
danserons
encore Loin du château de Jeanne Là-bas, à Marienbad
Là-bas, à Marienbad
Je vous ai croisés dimanche, toi et ton manteau étanche, tu m'as évité, je
pense.
Alors la vie qu'on a eue, et tous les vins qu'on a bu, est-ce qu'on les a
perdus ? Je n'aime pas qu'on n'aime pas en parler,
même moi j'ai même pas tenté.
Je n'aime pas qu'on n'aime pas y penser À notre histoire
Rue Mouffetard
Rue
Mouffetard
Peut-être reste ça la vie, oublier ce qu'on bâtit, et toi tu l'as compris.
Et parce qu'on se croit génial, un beau jour on met les voiles pour embrasser
que dalle.
Je n'aime pas qu'on n'aime pas en parler, même moi
j'ai même pas tenté.
Je n'aime pas qu'on n'aime pas y penser À notre histoire
Rue Mouffetard
Rue
Mouffetard
Je vous ai croisé dimanche, toi et ton manteau étanche, un jeune homme à
ta manche.
À ce moment j'ai pensé que c'est moi qui t'évitais, et
dimanche est passé.
Je n'aime pas qu'on n'aime pas en parler,
même moi j'ai même pas tenté.
Je n'aime pas qu'on n'aime pas y penser À notre histoire
Rue Mouffetard
Il faut la voir, celui-là.
C'était elle qui m'a vendu le ticket.
Au milieu d'Angie, elle me prend la main.
On se regarde longtemps.
Tu te souviens de ce soir, j'étais avec une fille.
J'ai vraiment besoin de la trouver.
La foule l'emporte, loin devant.
Tu ne la trouves pas, mon amour. Tu peux toujours revenir.
Elle vient.
Elle vient.
Un, deux, trois. J'étais là. Je ne sais rien de celle qui m'étonne. Non, j'étais
là. Juste un sourire, un tee-shirt marqué.
Come on,
come on.
She's gone, she's gone.
Je la cherche partout, plus personne.
Juste un bébé qui me regarde chaque matin.
South Kensington, 18 ans plus tard. Nos regards se
croisent, son bus qui démarre. Je cours comme un dingue.
Il a besoin de s'éloigner de quelque chose, tu sais.
Il est allé si vite.
Il devait vraiment aimer cette fille.
Et pourtant sur ses lèvres, j'ai bien eu plein d'hommes. Come on,
just go, just go. Il y a si longtemps, ça m'étonne.
Quand soudain derrière moi une voix, je frissonne.
Toujours la même lessive.
Je crois que c'est elle.
C'est elle ? Tu te souviens de moi ?
Patrick. Patrick.
Patrick Bruel. C'est pas moi.
Oui, écoute, écoute. C'est vraiment chouette, mais je pense que c'est pas
toi.
Elle est partie.
Elle est partie.
Je me sens seul dans l'endroit.
C'est bien.
Désolée.
Ça arrive à tout le monde. Elle ne se
souvient pas, elle ne se souvient pas. C'est pas nous plus.
Si je t'écris ce soir de Vienne, j'aimerais bien que tu comprennes.
Que j'ai choisi l'absence comme dernière chance, Notre ciel devenait si lourd.
Si je t'écris ce soir de Vienne, Oh que c'est beau l'automne à Vienne,
C'est que sans réfléchir j'ai préféré partir, Et je suis à Vienne sans
toi.
Je marche, je rêve dans Vienne, Sur trois temps de valse lointaine,
Il semble que des ombres tournent et se confondent, qu'ils étaient beaux les
soirs de Vienne.
Ta lettre a dû croiser la mienne.
Non, je ne veux pas que tu viennes.
Je suis seul et puis j'aime être libre au que j'aime.
Cet exil à Vienne sans toi.
Une vieille dame autrichienne, comme il n'en existe qu'à Vienne.
Me loge dans ma chambre, tombe de pourprès d'ambre, de lourdes tentures de
soie.
C'est beau à travers les persiennes, je vois l'église Saint-Étienne.
Et quand le soir se pose, c'est bleu, c'est gris, c'est mauve, et la nuit par
-dessus les toits.
Que ces beaux viennent, que ces beaux viennent.
Cela va faire une semaine, déjà que je vis cela Vienne.
C'est curieux le hasard, j'ai croisé l'autre soir nos amis de l'Ontachimo.
Cela va faire une semaine, ils étaient de passage à Vienne.
Ils n'ont rien demandé mais se sont étonnés de me voir à Vienne sans toi,
moi.
Moi, je me promène, je suis bien,
je suis bien.
Et puis de semaine en semaine,
Voilà que je vis seule à Vienne Tes lettres se font rares, peut-être qu
'autre part Tu as trouvé l'oubli de moi Je lis, j'écris, mais quand
même Qu'il est long l'automne à Vienne Dans ce lit à deux
places, où la nuit je me glace Tout à coup j'ai le mal de toi
Que c'est long Vienne
Que ces loins viennent.
Si je t'écris ce soir de Vienne, Chéri, c'est qu'il faut que tu viennes.
J'étais parti, pardonne-moi, Notre ciel devenait si lourd.
Mais toi, de Paris jusqu'à Vienne, Au bout d'une invisible chaîne, Tu
me guettais, je pense, jouant l'indifférence.
Et tu m'as gardé malgré moi.
Il est minuit ce soir à Vienne.
Mon amour, il faut que tu viennes.
Tu vois, je m'abandonne, il est si beau l'automne.
Et je veux le vivre avec toi.
Que ces mots viennent.
Avec toi.
Vienne.
Une petite cantate du bout des doigts Obsédante et maladroite, monte vers toi
Une petite cantate que nous jouions autrefois Seule, je la joue maladroite,
similaire et soldofa Cette petite cantate face au dauphin N'était pas si
maladroite quand c'était toi
Les notes couraient faciles, heureuses au goût de tes doigts. Moi j'étais la
malhabile, similaire et soldofa. Mais tu es partie fragile vers l'au-delà, et je
reste immobile, sa soldofa.
Je te revois souriante, assise à ce piano-là, disant bon je joue, toi
chante, chante, chante là pour moi.
Similaire et similaire et si soldofa.
Similaire et similaire et si solde au fard Oh mon ami, oh ma douce, oh ma si
petite à moi De quelle est difficile cette grandette sans toi Une petite
prière, la la la la Avec mon cœur pour la faire et mes dix doigts Une petite
prière mais sans un signe de croix Quelle offense Dieu le Père, il me le
pardonnera Similaire et similaire et si solde au fard Six millards et six
millards et six soldats Les anges avec leurs trompettes la joueront, joueront
pour toi Cette petite cantate que nous jouions autrefois
Les anges avec leurs trompettes la joueront pour toi Cette petite cantate
qui monte vers toi Cette petite cantate qui monte vers toi
A la contrebasse Antoine Réninger Et au piano et
direction d'orchestre Benjamin Constant
Dans ma poitrine, à cause de vous, j'ai le cœur qui bat, tout fou, tout fou.
J'ai des frissons, et si ça se trouve, c'est maladie d'amour que je couvre.
Je dis pas ça en plaissantant, mais depuis vous y'a rien d'important.
Je tourne en rond et je me répète tout ce qu'il y a d'écrit dans ma tête.
Voulez-vous du même chemin qu'on fasse un bout ?
Voulez-vous de la porte qu'on
pousse le verrou ? Voulez-vous si c'était d'accord
entre nous ? Si ce que je vous dis, ça tient debout ? S'il
y a de l'amour pour moi en vous ?
Voulez-vous qu'on fasse notre musique et qu'on la joue ?
Quand
le soleil s'éteint derrière moi, je sais ne plus quoi faire de moi.
J'ai toute la nuit à traverser, le cœur brûlant comme du café.
J'écrirai pas cette chansonnette, si j'avais moins de folie dans la tête.
Je ferais pas du va-et-vient partout, si j'avais juste un oui de vous.
Voulez-vous du même chemin qu'on fasse un bout ?
Voulez-vous ?
De la porte qu'on pousse le verre.
Voulez-vous si c'était d'accord entre nous ? Si ce
que je vous dis, ça tient debout ? S'il y a de l'amour pour moi en vous ?
Voulez-vous qu'on fasse notre musique et qu'on la joue ?
Voulez-vous ?
Voulez-vous qu'on fasse notre musique et qu'on la joue
?
Qu'on fasse notre musique et qu'on la joue.
C'est vrai que c'est une chanson qui vous concerne, c'est une chanson qui me
concerne, c'est une chanson qui... qui nous concerne.
Vous, êtes-vous là ce soir ? Un taxi, je descends
La porte grince un peu, j'avance dans le noir
Trois notes de piano, je souris Au miroir,
vous.
Vous êtes là, c'est l'heure comme au premier moment.
Quand j'étais immortel, quand je riais de tout.
Et quand seul sous la lune, je criais contre les loups.
Vous.
Déjà sans vous connaître, je marchais vers vous.
Vous m'avez pris à bout de bras Un jour enfant terrible, un jour
enfant perdu J'ai gagné pas à pas De
pouvoir être moi De pouvoir être libre Pour un regard de vous
Quand est venu le vent qui fait tomber les chaînes
J'ai vu saigner le temps, rire les oiseaux jaloux, quand pour me mettre en
pièce, ils s'en prenaient à vous.
Vous, vous étiez déjà là quand j'ai cassé ma voix,
quand j'ai vidé mes larmes au fond des derniers verres.
Ces soirs où dans vos yeux j'ai séché ma colère.
Vous, vous croyez que j'ignore votre sourire là-bas.
Vous m'avez pris un coup de bras.
Un jour enfant terrible, un jour enfant perdu.
J'ai gagné pas à pas de pouvoir être moi, de pouvoir
être là.
Quand je marche vers vous, la ronde continue, la ronde continue.
Et vous êtes resté toujours au bout du jour, derrière le
rideau rouge.
L'aventure continue et nous avons gagné de faire
danser le frère en robe de velours. Et je chante pour vous.
Vous savez tout de moi, tout ce qu'on ne se dit pas.
Vos lèvres bougent à peine, on manque de lumière.
Mais le noir nous unit et d'ici, je vous vois.
Moi.
Je retrouve mon rire, je retrouve ma vie.
Dans vos mains qui s'agitent aux mots que je répète.
Ce soir, il est 8 heures, nous avons rendez-vous.
Et le rideau se lève.
Aujourd'hui, j'ai 15 ans.
Quand je me donne à vous.
Quand je me donne à vous
Quand
je
me donne à vous
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