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Société
Radio-Canada
Chaque rentrée, c'est la même chose.
On a à la fois trop peur et trop hâte de se retrouver.
La brune, c'est Stéphane, ma meilleure amie.
La blonde, c'est Charlotte, mon autre meilleure amie.
Et moi, c'est Lola.
Mais tout le monde m'appelle Lol.
Bon, là on est au ralenti parce que dans les séries américaines, quand les plus
belles meufs du lycée arrivent, elles sont toujours au ralenti.
Ok, là ça le fait pas trop vu qu'on est en France, mais c'est stylé.
Le beau gosse là, c'est Arthur.
Bon, je vais pas vous faire un dessin.
Tout le monde m'a compris.
Mehdi, c'est l'ex de Stéphane.
Enfin, quand je dis ex, c'est pas si simple.
Là-bas, au fond, avec son chauffeur, c'est Paul Henry. Il est fils d'un
ministre, mais il est très sympa.
Ah, et lui, avec les mains dans les poches, c'est Maël, mon meilleur ami.
Enfin, c'est aussi le meilleur ami d'Arthur.
Ils m'ont grave manqué.
La blonde hyper oxydée, c'est deux perfides.
Ouais, je sais, vous la trouvez canon. C'est normal, elle fait tout pour qu'on
la remarque. Et quand je dis tout, elle me comprend.
Grosse teupue, ouais.
Bon, tous les autres, c'est des figurons.
Allez, c'est reparti !
Je suis donc M.
Gerber, votre professeur de sciences naturelles.
Enfin, maintenant, comme vous le savez, on dit SVT.
Je suis également votre professeur principal.
Alors, Barouin, Luc ? Présent.
Clavel, Stéphane ? Présente.
Pardon, Stéphanie ? Non, monsieur, c'est Stéphane. Ça se dit pour les deux, en
fait. Pour les deux quoi, mademoiselle ?
Bah, pour les deux sexes.
Et connaissez-vous le mot français qui veut dire cela, mademoiselle Clavel ? Je
sais pas.
Mixte. Votre prénom est mixte.
Comme on le dit malheureusement de l'enseignement de nos jours. C'est un
autre débat.
Ou pour les sandwichs de jambon de fromage aussi.
Non mais les mecs, je te jure, je suis dégoûtée quoi.
Putain, t'as vu David Lévy ? Il est trop bon. Putain, il est trop beau quoi.
C'est Provence.
Je sais pas, tu trouves pas que c'est bizarre qu'elle me regarde de plus en
plus ? Je sais pas, c'est chelou.
Je vais trop le draguer, tu vas voir.
T'as entendu ce que je t'ai dit ? Je suis dégoûtée.
Quoi ? À cause de Mehdi encore ? Bah ouais, on est dans la même classe, j
'étais motivée pour l'oublier là. Je sais pas, c'est pas d'honneur de se
retrouver encore dans la même classe. Elle me casse les couilles.
Parce que t'en fous, t'en... Enfin, c'est fini maintenant, non ? Ouais, plus
ou moins.
Depuis quand t'es fâche, toi ? Bah, c'est pour David.
T'es folle. Ah, c'est pour David.
Je suis folle.
Hé, regardez.
Quoi ? La de perfite, elle a choisi sa nouvelle pro.
J'ai téléchargé votre nouvelle chanson sur MySpace, elle est trop canon. Ah bah
merci beaucoup. Elle déchire, mais elle déchire grave. Ça fait plaisir. Hé mais
elle a pas un peu pris ? Si, du cul. Elle a trop pris du cul, t'as vu ça ?
Putain, je suis trop contente.
Bah alors t'as pas fait trop de bêtises cet été ? Bah non.
Et toi ? Moi en fait, je peux faire te le dire, j'étais pas trompé, mais j
'ai... Enfin j'ai couché avec une nana pendant les vacances, mais c'était juste
pour essayer quoi.
Ouais.
C'est cool.
Rien d'important.
Bah remarque, c'est bien que tu me le dises, puisque moi aussi j'ai...
Je vais coucher avec un mec.
Parce que... C'est cool.
J'espère que ça s'est bien passé au moins.
Ils ont encore l'air de s'embrouiller les deux là-bas. Ça va trop être une
année d'embrouille, tu vois. Mais je te jure, les mecs, ils sont pas possibles.
Je suis dégoûtée.
J'espère que t'as gardé son numéro quand même.
C'est très bête que tu te retrouves toute seule, non ? T'es bien passée pour
me dire ça, toi.
Vas-y, barre-toi.
Lola ? Il leur arrive quoi, Lola ?
Je sais pas, on dirait qu'ils se sont embrouillés avec Arthur.
Bon allez, on y va ? On bouge, ouais. Le mec, qu'est-ce qu'il se passe là ? Ça va
? Je sais pas, je comprends plus rien au final. Je lèche la flamme. Le mec, qu
'est-ce qu'il vous prend là ? Je peux savoir
ce que tu veux ? Une petite pulsion de romantisme.
Maman, c'est quoi ta matière préférée ? Le cachemire, chérie.
À l'école.
Ah, euh... Lola ? Qui tu veux être ? Oh non, j'ai pas envie de jouer aux
figurines, ça me saoule. Regarde, fais ce bisou. Bon, alors, toi, t'es le
cheval. Non, j'avais un peu mal au ventre.
Bon, alors, toi, t'es l'enfant.
Et moi, je suis le morse et le cheval.
Comment tu t'appelles ? Je m'appelle Bernard.
Maman, non, pas Bernard.
Tiens, bébé, tu me fais de la glace, c'est vrai.
Merci.
Mais Lola, comment tu t'es épilée, là ? Maman ! Quoi, maman ? Ça va,
c'est mon corps, je fais ce que je veux avec.
Non, tu fais pas ce que tu veux, t'es ma fille. Tu vas pas te transformer en
actrice porno, là.
Mais trop pas, mais maman, mais... Maman, c'est quoi une actrice porno ?
Non, laisse tomber.
Euh... Dis donc, ma chérie, tu vas pas faire les affreuses bêtises avec les
affreux garçons, tu diras, maman ? Tout de suite. Non, c'est juste que j'aime
pas les poils, c'est tout.
Mais ceux-là, personne les a vus, hein.
Bon, vous savez quoi ? Je viens dans le bain pour passer un peu de bon temps en
famille. C'est directement sa vie en procès.
Maman, c'est quoi un procès ? Hein ? Quoi ? Bon, et tu me ramasses ta boule
de fringues, là, s'il te plaît.
Allô ?
Oh, il fait ch...
J'arrive.
Mais combien de fois va falloir le répéter ? À table ! Arrête, Théo.
Bonjour.
Attends, c'est quoi, là ? Maman, t'as vu comment elle me parle ? Tu peux éviter
les gros mots, là. Puis arrête cette musique.
Je vous le dis, là, maximum.
Tu te fous de ma gueule, là ? Allez, on mange.
Mangeons les gros mots, hein.
Moi, je vais y aller. J'ai cours, là.
Ben, allez, debout, tu me mets dans le tas.
Bon, allez, dors, chérie.
Je te ferai un mot.
Maman, je t'en supplie, je suis en retard.
Ça va, t'avais qu'à te lever plus tôt. J'ai même pas eu le temps de prendre ma
douche. Dis donc, c'est mon pull. T'arrêtes d'impliquer mes affaires un
peu. Mais il fait froid.
Ouais, c'est ça.
Demain, c'est le métro, d'ailleurs.
Ah non. C'est la même comédie.
Zut.
C'est bien, tu vois, je me dis, sympa, bon, je l'emmène, au moins on va pouvoir
discuter, se raconter, je sais pas, notre vie, un peu les choses du monde,
de la vie, philosophie, la beauté, le retour.
Puis en fait, pas du tout.
Allô, ici la Terre, tu m'entends ? Coucou ! A coucou ! Ficamou !
Je suppose que vous avez une bonne raison d'être en retard.
Oui, en fait, madame, vous allez rire. Tel que vous me voyez là, je suis au
maximum. Eh bien, en fait, ce matin, j'ai eu un accident de petit-déj.
Et je me suis coincé, en fait, le chocopup dans le nez.
Et ma mère, elle a dû m'emmener aux urgences, en fait, pour... Et vous, c
'était un frosty, je suppose.
Mais la tête qu'elle a faite ! Laisse tomber.
Bon bah, ciao.
Salut. En fait, je voulais juste savoir, par rapport à Arthur, ça va mieux ? Bof.
Moi, je voulais juste te dire que... Enfin, t'es à sa place, je pourrais
jamais laisser Lola.
Ah mais bon, t'es pas à sa place. Ouais, je sais, mais... C'est parce qu'Arthur
est mon meilleur pote que je suis d'accord avec tout ce qu'il fait. Ah
mais je sais.
Et toi, je t'adore vraiment, et je veux pas que ça pourrisse notre amitié, Lola.
Moi aussi, je t'adore, Mel.
Vraiment.
Ça marche.
On va continuer les exercices sur la factorisation en résolvant l'équation
suivante. x plus 1 plus x plus 3 égale 0.
Tu veux que je t'aide à terminer la résolution, Charlotte ? Oui. C'est pas
très compliqué, tu vas voir.
x moins 2.
Fais-moi l'amour sans expérience.
Fais-moi l'amour.
Voilà, tout le monde comprend ? Euh,
je peux ? Hein ? Ouais, ouais, vas-y, c'est bon.
On enchaîne sur un autre exercice.
Qu'est-ce qu'elles ont les mains ? Elles sont en rute ou quoi, là ? Ça t'arrange,
là ?
Quoi ? C'est tendu, non ?
Le premier que j'entends ouvrir la bouche, Thomas, je l'envoie directement,
directly, par la CPE.
Je vous préviens que cette année, je refuse d'être encore une fois à la cible
de vos plaisanteries puériles.
Qu'est-ce qu'il y a ? C'est entendu ? Au revoir. Au revoir.
Ah, monsieur.
Oui, Charlotte ? Ma mère voulait savoir si vous donniez des cours particuliers à
domicile. Des cours de ? Des cours de mathématiques, monsieur.
Pour ta mère ? Non, pour moi.
Ah oui ? Ah non, je ne fais pas ce genre de choses.
À domicile, je veux dire.
Ah.
Moi, ce n'est pas grave. C'est dommage. Au revoir, monsieur.
Au revoir.
Il est trop mignon.
Comme il a rougi, le pauvre. Je suis sûre qu'il te kiffe. Qui ça ?
Bah, le prof de maths.
Ah ouais, grave.
Tu crois ? Mais carrément.
Et toi, Lola, qu'est-ce que t'en penses ? Léo ? Lola ? Hein ? Bah, le prof de
maths, il a kiff, non ? Bon, je sais pas, moi.
Putain, il y a Arthur.
Alors là, j'en ai rien à croire, c'est vrai ? Mais complètement.
Et il y a cette pute de deux perfides. Mais c'est un post-it, cette note.
J'adore ton tee-shirt, tu l'as fait chez vous ? Bah moi, je préfère en fait que t
'as sous ta petite chemisette, tu les as fait chez vous.
Tu as de l'humour, c'est bien, t'as fait les soldes. On avait besoin.
Elle est marrante cette fille. C'est rare de trouver une fille avec tant d
'esprit. C'est vrai, c'est vrai.
Je me mets à ta hauteur.
Mais là, je peux te parler deux secondes ou pas ? Ouais, vas-y.
T'as raison, laisse-moi ta place.
Tiens, pousse-toi un peu. Il y a quelqu'un, elle déclope.
Et donc, tu veux me dire quoi ? Je veux que tu me racontes.
Que je te raconte ? Tes exploits sexuels, tes histoires, tout ça, quoi.
Je vais pas me déchirer.
Mais dis, t'as du feu ? Pourquoi ? Celui que t'as au cul, ça te suffit pas ?
Putain, mais t'es chiant.
Oh, et puis c'est d'un chic en plus.
Vas-y, mais lâche l'affaire là.
J'espère que t'as joué au moins, parce que ce serait bête sinon quand même.
Tu me dégoutes, mais va te faire foutre. Ouais, c'est ça, et tu parles en
spécialiste en plus, c'est bien.
Tu sais de quoi tu parles.
Qu'est-ce que t'as toi ? Classe.
Ambiance de merde.
Arthur est trop con.
Je me demande comment j'ai fait pour supporter toute l'année.
En fait, maintenant, j'en ai trop rien à foutre de sa gueule. Mais je crois qu'il
est jaloux.
De Maël le pire.
Heureusement qu'il est là, lui.
Je l'adore trop.
Bon, je peux passer ce soir ? Non, pas encore.
Moi, pas encore. Qu'est-ce qu'il y a ? Pas tous les soirs, quoi. Sinon, j
'aurais pas l'intérêt d'avoir divorcé.
Putain.
Truc de ouf ! Mon père se retape ma mère.
Enfin, on vise vers ça.
Mais c'est dingue ! Alors, il faut répéter encore, je sais rien. La France
est exposée... Aux trois façades.
Aux trois façades, Marie... Née.
N'importe quoi, Marie-Née. Puis quoi ? Arrête de te moquer de ta soeur, c'est
pas cool.
Trois façades maritimes qui sont... La mer du Nord, la mer Méditerranée et
l'océan Pacifique. Euh, Atlantique !
Kizia, pourquoi tu me regardes bizarre ? Non mais je te regarde, c'est tout.
Je suis là.
Ça va ? Ouais.
Lola, tu préfères pas qu'on se retrouve devant le lycée parce que ça me saoule
si Arthur nous voit arriver ensemble.
Ouais, j'avoue, c'est pas grave. D'accord. Attends.
Attends, last night, on était en before au planche, on a terminé en after au
mix. Sérieux ? Ouais, je suis dead.
Je comprends.
Moi aussi, je suis dead.
Putain, regardez sa lingerie. Elle a toute la panne au pli, ça te pue.
Ouais, t'as vu ? En attendant, j'aimerais bien avoir son cul, tu vois.
Ouais, si tu t'envoyais pas un cul, on était là par ça.
Trop bien.
Genre. Trop bien.
Oh, mais c'est bon, t'es relou.
Hé Max, Stéphane.
Hé Charlotte, c'est du petit bap. C'est du Titanic, t'inquiète.
Arrête, c'est ma mère, elle achète que ça.
Genre ? Genre.
Mais attends, j'y pense, j'ai ma mère qui a fait le radiage chez H&M il y a
pas longtemps.
Le mal point qu'ils lui vont pas. T'en passes un peu si tu veux. Ah ouais, ce
serait cool.
Et toi, Provence, ça t'intéresse ? Non, moi j'aime pas les strings. Franchement,
je trouve ça vulgaire.
Jeanne !
Oh putain la baronne là, bouge ton cul un peu, merde, tu sais comment ça se
passe pourtant généralement ? Tiens, tu l'as vu celui-là ? Clavel, tu veux que
je t'aide ? Oh, t'as l'envie de ton pameau de la balle là ?
Mais ça va pas les deux là.
Putain mais il est malade ce type.
C'est Lola, c'est une nana mec. Ouais mais c'est une nana ou c'est un... Oh oh
oh c'est pas un ring the box là, au cas où il peut remarquer. Allez on reprend
sa place. C'est tout ton problème.
Mais le grand justicier.
Non mais il est malade. Aller on reprend. Tellement pathétique. Mais c
'est toi qui est pathétique.
Tais-toi toi.
Sous-titrage ST' 501
Écoute Lola, je suis à la préfecture, on vient d'enlever ma carte grise, alors s
'il te plaît ! Mais parce que c'est comme ça ! Je suis pas d'auto, moi, j'ai
pas à tout expliquer tout le temps à tout le monde, ça suffit maintenant.
Et merde ! Oh, c'est pas vrai.
Merde ! Merde ! Je peux vous aider ?
Vous êtes cordonnier ? Ah non.
Dommage. C'est dommage, ouais.
Vous allez où comme ça, là ? Euh... Je vais prendre un taxi parce que ces
connards de flics m'ont réquisitionné ma voiture.
C'est loin la station, vous n'allez pas traverser toute la cour comme ça.
Ben oui.
Je vais vous déposer si vous voulez.
Ouais, je veux bien.
Allez-vous ? C'est bon, j'en ai pas besoin.
Attention, parce qu'ils sont vraiment très très cons.
Oui, je sais, je sais.
Hop là, pardon.
Voilà. Ben, merci beaucoup.
Mais de rien.
Attendez, il est souvent coincé.
Voilà. Attention.
Et puis, je suis désolée d'avoir insulté vos collègues, mais je savais... Vous
savez, j'ai l'habitude.
Et il était mignon ? Ouais, enfin, peu importe. Je vais pas me taper un flic.
Non, c'est tout ce qui me manque.
Pour un soir, vite fait, bien fait.
Non, non, genre... Quoi, le mec ?
Non, le coup d'un soir.
Moi, je vais te dire un truc.
Si j'étais divorcée, j'enverrais le bois.
Qu'est-ce que tu ferais si t'étais divorcée ? Rien, rien, rien.
Si, si, si.
J'étais après un mec tous les soirs, exactement comme vous faites, vous.
Que chez vous ? Vous, les mecs, vous.
Ah non, la grande congrégation des salauds.
Mais vous pouvez pas faire comme nous, ma chérie.
Ah oui, et pourquoi non ? Ça va, les enfants ? Ça va.
En fait, maman, je sais pas si tu savais, mais je viens à une moto.
Et alors ? Bah, je me disais que ça pourrait m'aider à mettre en retard.
Non, non, jamais.
T'as une moto, toi ? C'est pas dangereux, papa, je vais aller vite. Je
vais t'emmener, moi, à l'hôpital de gare. Tu vas aller voir le mec sur leur
chaise au lendemain. Lola, si je te vois sur un deux-roues... Et qu'est-ce que tu
fais, là ? On monte dans la chambre, parce que je vais montrer des trucs à
Julien sur l'ordi. C'est pas cool, j'avais fait une table et tout. Moi, je
sais, mais... On va venir pour le dessert.
Moi aussi, tu devrais aller à gare. Tiens, elle a bien raison.
Oh, bah non, attends, c'est pas cool.
Non, ça va.
Ça, on sera tranquille.
Puis voilà, en plus, les conversations de vieux, ça va.
Bien élevée, ma fille.
Elle est sympa. Non, ça fait plaisir, ce genre de trucs.
C'est le grand dadé qui te fait du poutou.
Il a des oreilles, le grand dadé. Il est tout chenouf-chenouf.
Tu m'as fatiguée, toi.
Non, mais tu dis oui à tout, oui tout le temps. Tu veux qu'on parle de la moto ?
Oui, pour la moto, oui pour monter dîner. Ok, ça va, on va manger ? Allez,
on va manger. À table !
Alors, comment tu te trouves ? Ouais, c'est pas mal.
C'est quoi, alors ? C'est un pote.
Est-ce que je peux me rouler un petit vélo ? Grave.
Par contre, je vais aller fermer la petite porte.
Elle fume, Lola ? Ça va pas, non.
Attends.
Que tu crois.
Et elle t'a déjà vue fumer ? Ben, j'évite, quoi.
Ah, Julien, il nous fait une guerre, il déteste la drogue. Ça, je vais te dire,
je suis pénible.
Je vais faire mon stage de surf à l'UCPA, enfin.
C'est cool, ça.
Et toi, tu fais quoi ? Bah, je sais pas, vu que papa se retape ma mode.
C'est pas vrai.
Tu sais ? Donc, ça se fait à la touche en bleu.
Et t'es contente, au moins ? Bah, tu sais, moi, ça fait longtemps que je
crois plus du tout à leur histoire.
Bah, vive l'optimisme.
Dis, je n'ai rien.
Je vais te demander un service.
Je ne veux pas qu'on fasse l'amour.
Non, non, non.
Non, mais les femmes, vous ne baisez pas comme ça.
Je ne sais pas, vous avez besoin de sentiments.
De sentiments quoi ? Quand même, vous n'allez pas aux putes.
Pourquoi tu vas au pute, toi ? Non, pas moi, mais en général, vous pouvez quand
même pas dire toutes, ni pute ni soumise que vous êtes, que la sexualité est la
même pour les hommes que pour les femmes.
Et en quoi il y aurait de différence ? Non mais je veux t'en parler ! Explique
-moi, je sens que ça va m'intéresser. Et moi... Ah, c'est que toi, je te parle
plus, de toute façon.
Oh là là, ça va, c'est pas non plus comme si je t'avais demandé l
'euthanasie. Non mais enfin, Lola, même si je voulais, et c'est pas le cas, je
veux pas.
Je pourrais pas. Mais pourquoi ? Parce que je te respecte trop, voilà, c'est
tout. Vous faites chier les mecs avec votre respect, franchement. Putain, les
meufs. Alors, quand on vous respecte pas, on est des gros bâtards. Puis quand
on vous respecte, ça vous fait chier, c'est ça ? Mais c'est pas ça, Julien.
Mais c'est juste... Enfin, ça fait 8 ans qu'on se connaît. Mais justement, Lola,
justement. Et est-ce que moi, je vais voir les gens en leur disant « Est-ce
que tu veux coucher avec moi ? Est-ce que tu veux coucher avec moi ? » Qu'est
-ce que tu dirais, hein ? Je te dirais oui.
Eh ben, moi, je dis non. Voilà, non.
J'ai bien compris.
Mais fais-le avec ton mec, tiens, puisque t'es un mec. Avec mon mec ? Bah
oui, ça paraît plus logique, effectivement.
Mais non, sinon, je t'aurais pas demandé. Et puis, lui, je lui
Wow. Vous êtes vraiment tarés, les meufs.
Bah non, on n'est pas tarés.
Regarde Lucie, elle s'éclate. Oh putain, elle s'éclate.
Attends, depuis qu'elle est séparée, elle a rencontré une tonne de mecs. Et
même pas sur Mythique.
Elle baise à tout va et elle se fait pûcher avec un quotidien qui pue le
bouc.
Welcome in the 21ème siècle, chérie.
Enfin Lucie, c'est une pute, excuse-moi.
Eh, ça va, c'est pas parce qu'une femme a des amants que c'est forcément une
pute non plus.
De toute façon, je suis le seul mec, là, c'est même pas la peine.
Mais Alain, tu le vends encore un peu ou plus du tout ? Non, juste pour les
enfants, non, sans plus.
Oh ! Bah tiens, nous, on l'avait avec une pouffiasse. Hein, quoi ? Alain, on l
'avait avec une grosse pouffe, une blonde.
On n'en sait rien, en plus, il était avec elle. Oh, on n'en sait rien, en
plus, il était avec elle.
Enfin, il lui roulait des grosses pelles et il avait la main sur son cul. Tu veux
quoi de plus, Colombo ? Non, mais attends.
Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai fait une gaffe ? Ça te fait chier ? Non, non,
pourquoi ? Non, je sais pas.
Tu veux de la tarte ? Chut, enlève tes chaussures.
Non mais ça va, ils dorment là.
Non mais il y a l'escalier qui grince.
Comme un voleur dans ma maison.
Ex-maison.
Tu vois pas d'autres femmes à part moi ? Deux ? Tu m'as bien entendu.
Tu veux dire si je me couche avec d'autres femmes que toi ? Voilà.
Ça va pas, non ? Donc tu ne vois aucune autre femme que moi ?
Je sais pas, pour moi...
On est revenus ensemble là, mais je comprends pas que tu me poses cette
question, c'est dingue. C'est dingue, c'est dingue hein.
Attends.
Attends mec, deux secondes, je suis... Ouais maman, ouais là je suis chez
Arthur, j'arrive tout de suite.
Bon je termine juste le cours de maths là, j'arrive.
Bisous.
Faut que j'y aille.
Mec, c'est mort, c'est mort. J'ai pas le choix, mec. De toute façon, Mehdi, il
est pas là, ça sert à rien. Mais justement, mec, Mehdi vient pas, toi, tu
te barres au bout de 5 minutes, mec, sois sérieux. Mais on va gérer, t
'inquiète. On va rien gérer du tout, on est en compét' avec des mecs de
Dunkerque ou de Rennes, je sais pas trop d'où ils viennent, mec, ils ont trop la
pêche, ils ont que la musique dans leur vie.
Mais mec, moi aussi, j'ai que la musique dans la vie, tu crois que j'ai envie de
finir comme mon père, gars ? Je vous appelle si je peux revenir, je suis
désolé.
Relou, mec, il est relou.
Tiens. C'est quoi, votre beau ? C'est nos shampoos.
Mais c'est quoi, quand même, Mazik ?
Et c'est quoi en fait du folk ? C'est quoi de la folk ? C'est pas pour toi.
Bah je viens pas là. Depuis quand tu te soules des tracks toi ? Depuis que c'est
plus vendredi avec des jolies filles. Ah ouais j'ai oublié t'es professionnelle
dans le genre.
Sois pas jalouse ma chérie, t'inquiète pas pour ça.
La chancoule ! La chancoule ! Personne ne sort sans un track.
Voilà. Hors de la CPE.
Tiens, c'est pour le festival Emergenza, ça se passera dans mon verre. C'est où l
'on vient ? Donne-le à tes amis, à ta grand-mère.
Sous-titrage ST'
501
Comment vous avez trop assuré les mains quoi ! On a été pré-sélectionnés quand
même ! J'étais trop en transe quand les mains se lèvent là !
C'était trop beau, c'est ça ? Oui, c'était la plus belle.
Ben ? Ben ? On y va ? Salut. Non, on y va ?
Salut. Ah.
Bonsoir, excusez-moi, je suis désolé. Ça va ? On peut savoir où tu étais ? J
'étais avec Arthur, on terminait de réviser un contrôle de maths, ça nous a
pris un peu de temps.
Ça s'est bien passé ? Ouais, très bien. Tu le crois, toi ?
Bon, tu veux de la soupe ? Je veux bien, s'il te plaît.
Merci.
Tu sais, papa, je t'avais parlé d'un festival de musique, Emerganza, où si t
'es sélectionné, tu peux enregistrer un album avec des producteurs et tout.
Merci beaucoup.
J'aurais bien voulu le faire.
Tu peux me passer le sel, s'il te plaît ? Mais t'as entendu ce que je viens de
te dire ou pas ? T'as pas entendu ce que je t'ai demandé ?
Merci.
De rien.
Arrête-toi putain ! Arrête ! Arrête de faire le justicier toi ! Mais qu'est-ce
de quoi tu me parles ? Tu penses pas que les biteuses se sont séparées mec, à
cause d'une gonzesse ? Mais les biteuses, mais n'importe quoi, vas-y
allez c'est bon Arthur, arrête. J'ai envie de le tuer, je te jure mais...
J'en ai marre de ce mec.
Non mais vous, vous croyez où là tous les trois ? Mais je vous promets madame,
c'est pas moi.
Je vous promets que c'est pas moi, c'est lui, il arrête pas de m'insulter, à
chaque fois que je le vois il m'insulte.
Non mais... Appelez pas ma mère s'il vous plaît.
Bon bah tu peux d'ores et déjà prévenir tes camarades que t'annules ton
anniversaire. Non maman, s'il te plaît, tu peux pas me faire ça.
Si, je peux te faire ça.
Les mauvaises notes, je comprends. Mais alors les problèmes de discipline, non.
Mais j'ai pas des problèmes de discipline, c'est Arthur qui m'a traité
de pute. Tu voulais que je fasse quoi ? D'accord, je me laisse insulter, je dis
rien. Quoi, Arthur ? Ton Arthur ? Oui.
C'est tout mon Arthur.
Et pourquoi il t'a insulté lui ? Enfin maman, j'ai pas rentré dans les détails.
C'est ma vie.
Ok, ok, on annule.
Ok, mais là ça s'appelle du chantage que tu fais. Ouais.
T'as pas le droit. Je sais.
C'est relou.
On ira fêter ton anniversaire au ciné. Super.
Mon cas, t'as gagné.
C'est Arthur qui a couché avec une fille cet été.
Et moi, j'ai fait son monde en n'avoir rien à foutre.
Du coup, je lui ai dit que j'avais fait pareil.
C'est vrai ? Mais non, c'est pas vrai.
Y a vraiment que ça qui t'intéresse, savoir si vous ou non j'ai couché avec
un garçon ? Non, y a pas que ça qui m'intéresse, non.
C'est juste que je voudrais pas que tu fasses de bêtises.
Surtout par dépit.
Par quoi ? Génération d'incules, t'as. Je plaisante, ma bonnette.
Bon alors, c'est vous ou non ? Pour mon anniversaire.
S'il te plaît.
Merci ma bonnette.
Mais tu pourrais me prêter ton collier ?
Oh comme ça un poulet ?
Tu m'entends, oui ? De quoi ? C'est toi qui as touché au poulet ? Non, j'ai rien
fait, je te jure. T'as rien fait ? Non, mais arrête ! C'est pas moi, pourquoi tu
m'accuses tout le temps ? Non, mais ça, c'est pas un poulet, regarde ! C'est pas
un poulet ? J'ai horreur du mensonge ! Mais je te jure, j'ai rien fait ! J'ai
horreur de ça ! Mais je te jure, c'est pas moi ! Putain, j'en ai marre !
Et tu pars avec qui ? Avec une copine.
Je la connais ?
Non, tu les connais pas. Dis-moi, n'oublie pas d'appeler les petits. T'as
bien le numéro de mamie ? Maman, tu laisses Lola faire les courses et tu la
laisses aussi commander les pizzas. C'est bien compris. Je te connais. Elle
peut t'envoyer dix fois de suite au monop. Ils sont sans cœur, maman.
Allez, dépêche-toi, dépêche-toi. Tu fais ton sort.
Vous me virez, là ? Salut.
Salut.
À vous, mamie. T'étais au courant pour papa.
Non, mais regarde ça.
On dirait des ados.
Ouais.
Malheureusement, les ados, ils sont plus comme ça.
Bon allez, place à la vodka.
Mais tu fais pas un entonnoir pour... Un quoi ? Attends, mais
y en a pas un peu trop, là ? T'inquiète, ma mère, elle en prend trois par jour.
Mais quand même.
Putain, je flippe.
T'inquiète, elle va passer la meilleure soirée de sa life. Et nous aussi, alors.
Excusez-moi, madame.
Oui, c'est moi. Est-ce que vous voulez boire quelque chose ? Oui, coca, avec un
niveau de whisky, s'il vous plaît.
Ah, putain.
Et vous, qu'est-ce que vous voulez ? Ah, juste de l'eau.
Bien, bien.
Elle va décoller, la mamie, hein.
Elle me dit pas ça.
Attends, mais c'est pas dangereux, l'alcool avec un médicament comme ça ?
Mais non.
Tiens.
Ah non, ça c'est pas qui fait.
Oh là là, c'est pas drôle.
Voilà, madame.
Merci.
Ça, c'est bien frais ? Ouais, c'est parfait.
Charlotte.
Ah, salut, ça va ? On est pas.
Ça va.
C'est à toi, ce T-shirt ? Euh, non, en fait, c'est à ma grand-mère, mais elle
me l'a prêté pour la fête.
Non, arrête tes conneries. Il y en a beaucoup, des comme ça ?
Euh, ben, je peux pas trop lui demander parce qu'elle est morte.
Oh, putain.
Non, mais t'inquiète pas, elle a pas ce faire, et puis en plus, c'est une
blague. Merci.
Toi, t'es sûre que ça va ? Ouais, ouais.
Mec, ça va ? Fais gaffe, t'es fort.
T'es sûre qu'elle va pas se réveiller ? Non, t'inquiète, je lui ai mis la dose.
T'as des capotes ? Bah non.
Ah non... Putain, je l'avais pas prévu qu'on ressortira ensemble.
Ah ouais, la classe internationale, quoi.
Mais tu vois, tu l'as, ton plan A3 ? Ouais, je suis en train de...
Là, je suis trop en train de... Moi aussi, là, c'est trop beau.
J'ai très envie de t'embrasser aussi.
Merci.
Je suis désolé.
Je sais pas, j'ai dû trop boire. Je sais pas ce qu'il se passe.
T'inquiète pas.
On a tout notre temps.
Arrête, on se croirait dans un téléfilm. J'avoue.
Il fallait boire.
Non, je sais pas.
On se connaît depuis trop longtemps, je sais pas.
On est trop proches, je pense.
C'est clair, surtout en ce moment.
Oui, surtout en ce moment.
Une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne, c'est que visiblement maman a requitté papa vu qu'il lui a remanti sur
ses fréquentations.
La mauvaise, c'est que du coup elle est rentrée plutôt son week-end avec lui.
Qu'on n'avait pas franchement fini d'arranger l'appart. Lola ! Lola !
Ça va maman ? Alors on commence par quoi ? Les tétards ou les capotes ?
C'est pas moi hein ? Oh maman ça va, c'est pas drôle.
Je vais t'expliquer, c'est pas tout ce que tu crois. Ouais, explique-moi.
C'est Stéphane qui a remis ça avec Mehdi. Et ils ont vidé toute la boîte de
capotes ? Mais je peux te la vider ? Non, ça va, merci.
Je t'écoute. Mais je sais pas, moi, j'étais pas avec eux, j'étais ici, et
puis... Tu te fous de moi, Lola ? Mais non, je me fous pas de toi, maman, je te
promets, j'ai... Tu te fous de ma gueule, là, Lola ? Non, je me fous pas
de ta gueule. Si, tu te fous de ma gueule ! Mais t'as pas une crise pour
quelques malheureux pétards, alors toi, t'en fous tous les soirs dans ta
chambre, quand même ! Pardon ? Mais moi, j'ai 40 ans, moi, madame ! J'ai mon bac,
j
Alors quand t'auras tout ça, peut-être que tu pourras en reparler. Si je te
chope encore une fois avec ça à la maison. Tu sais quoi ? Tu vires ! Tu vas
vivre chez ton père, ok ? Ah ouais, mais t'attends que ça, toi, de toute manière
? Que j'aille vivre chez mon père ? Que je me casse, c'est ça ? Comme ça, tu
pourras t'éclater comme une ado ? Ouais, parce que t'es jalouse de moi, ouais. T
'es jalouse de moi ! Bah, fais chier ! Puis tu te fais tellement chier depuis
40 ans que t'es même pas capable de trouver un autre mec que papa.
T'es même pas capable de ça en 40 ans ! Alors...
Toi aussi, tu te défonces avec des pétards ? Hein ? Mais qu'est-ce que vous
avez tous à me faire chier aujourd'hui, là ? Ça va ? Ça va ? Ah, c'est fini.
Moi, je ne rends plus des services comme ça.
Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que je veux ? Je veux qu'on
arrête de se friter sans arrêt, pour rien. Pour rien ? T'appelles ça rien,
toi, de te taper des putes ?
La meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie, c'est toi. Mais tu sais
quoi le problème ? C'est que c'est aussi la pire.
Écoute, Anne, je te jure... Arrête de jurer ! Arrête de jurer ! Et arrêtez de
mentir, là, tous autant que vous êtes ! Merde !
Bon, je vous présente M.
François, commissaire à la brigade des stupéfiants.
Nous ne commencerons pas la conférence tant que nous n'aurons pas le silence
complet. Merci.
Ça s'adresse aussi à vous, monsieur Collet. C'est vrai que t'as péché Lola
samedi à sa fête ? C'est n'importe quoi, toi, tu dis de la merde, gars.
Non, je me dis bien que mon meilleur ami ne peut pas me faire ça, ça me rassure.
Bon, maintenant, on va y aller.
Le ministère de la santé vous informe.
Ouais, ça va, ça va.
Bon, alors ici, c'est le cerveau d'un adolescent de 15 ans.
Il se drogue pas.
La zone bleue, c'est la zone qui doit encore évoluer jusqu'à l'âge adulte.
Et là, c'est ce qui se passe quand elle est en contact avec du THC.
Toi, de toute façon, ça risque pas de t'arriver, t'as pas de cerveau.
Et vous, le gars.
Et le problème, c'est que les zones endommagées restent endommagées à vie.
Ce qui, en image, pourrait donner ça.
T'as vu ? Il peut y avoir aussi des cas de psychose.
Ça, c'est un match de foot, là.
Je suis une femme.
Non.
Et puis parfois, plus rarement, mais ça arrive, l'aggravation ou la révélation d
'une maladie mentale qui s'appelle la schizophrénie.
Putain, quand même, chérie, t'as vu la drogue ? Tu peux parler avec tes
médicaments. T'as du feu ? Mais on peut pas fumer ici, maman.
Elle est dans un lycée.
Putain, je juge, elle est là, après.
Pourquoi tu cours comme ça, maman ? C'est qu'il y a quelqu'un que j'ai pas
spécialement envie de croiser. Et qui ? Ouan.
Personne. Salut.
Pardon, je t'ai parlé. Et toi ? Ouais, bien.
C'était intéressant.
C'était bien, non ? Je ne sais pas ce que ça va changer.
C'est bien d'en parler.
Bonjour.
C'était super.
Merci beaucoup.
Ça va mieux, le talon ? Le talon, oui, ça va.
Je vous laisse.
A bientôt.
Deux fois par hasard, ça fait beaucoup.
Ils se connaissent ? Je ne sais pas, je n'ai jamais vu. Je vous emmène boire un
verre ? Ce n'est pas une question.
Je vous emmène boire un verre.
D'accord, enfin... Et le flic, il va mettre les menottes à ta mère et l
'attacher au barreau du lit. C'est moi qui vais t'attacher bientôt.
T'as vu, le post-it, il colle ma elle. Qu'est-ce qu'elle est conne, celle-là,
elle veut vraiment pas le lâcher.
On va dans un café, tu demandes à ta mère.
Ok, d'accord.
Ah, c'est comme ça.
Maman,
je vais créer une petite heure autour avec les autres.
Lola, je te présente... Lucas.
C'est Lola, ma chanteuse.
Justement, je voulais que tu rentres tout de suite à la maison. S'il te
plaît, tout le monde y va, regarde.
Oui, mais non, c'est comme ça et c'est comme ça.
Mamie ne peut pas rester tard ce soir. Tu vas garder les petits et t'en
profites pour faire tes devoirs par la même occasion.
Ok.
Chier. Quoi ? Non, rien.
Tout à fait.
Donc c'est d'accord pour le verre ? Mais je crois que ce n'est pas une question.
Ah oui, c'est vrai.
Oui, c'est vrai.
Maëlle ?
Mais écoute, oui.
C'est très, très bon. Tu me dégoutes. Et toi, c'était bon ? De quoi tu me parles
? Au moins, assume.
Assume quand tu fais ça.
Mais qu'est-ce qui te prend ? Qu'est-ce que tu lui as raconté, toi ? Mais rien,
écoute, on discute. C'est pas de ma faute si ta copine n'a pas d'humour.
Lola !
Hé, attends.
Ce qui s'est passé dans ces chiottes, reste dans ces chiottes, OK ? Moi,
attends, je sors, t'attends 5 minutes, après tu peux sortir.
C'est clair ? Ouais, bah c'est clair.
Lola ! Lâche-moi ! Quoi tu joues ? Lâche-moi ! Mais je joue à rien, mais
putain, mais tout le monde sait que cette grosse pute, c'est dans les
chiottes ! Quoi ? Comme ça t'es rassurée ? Y'en a au moins une qui sait pas que t
'es impuissant.
La classe, bien.
Je crois qu'on s'est tout dit, Lola. Je crois aussi, ouais.
Lola.
Chérie.
Ça va pas ? Si.
Allez, viens manger.
Faut manger, faut tomber triste.
J'ai pas faim, mais... Oh, tu vas pas devenir anorexique.
Mais non, c'est pas parce que je mange pas un soir que je vais devenir
anorexique, t'inquiète pas. Mais tu sais, j'ai vu une émission, ça vient
vite. C'est dramatique.
Tu verras.
C'est pas si grave.
Et tu penses pareil que moi.
Un exil, un exil.
Loin, loin de là.
Oh, mon Algérie.
Dans les
chiottes avec deux perfides. Mais quand ?
À la conférence anti-drogue ?
Ah ! Charlotte ? Et t'es sûre que c'était eux ? Oui.
Tais-toi, le voilà.
Trop envie de tuer Maëlle ou cette connasse de deux perfides.
Trop envie de quitter ce lycée de merde.
Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule.
En français, un vrai touriste aurait au moins pris des photos.
J'en ai pris un.
Tu veux les voir ? Celle-là, tu l'as vue ?
L
'année
dernière, tu avais des félicitations.
Oui, enfin, là, j'ai eu les encouragements.
C'est ce que je dis.
C'est moins bien.
Oui, maman.
Tu peux m'expliquer ce 112 en français, là, sur ton bulletin ? N'importe quoi,
les profs.
Ouais, c'est ça.
Cinq en maths.
Six en français. Six en histoire géo.
Deux en physique.
Tu te fous de moi, là, Lola ? Non, je m'en fous pas de toi, maman.
J'arrive juste pas à m'intéresser à la population mondiale de la Chine et à l
'activité des cellules.
Parce que la seule chose à laquelle je pense, maman, La seule chose qui me fait
mal, c'est Maël et cette connasse de deux perfides.
Et comment je vais pouvoir leur faire aussi mal que ce qu'ils m'ont fait mal,
maman ? Comment je vais pouvoir faire ça ? Comment ?
Bon,
c'est qui le connard qu'on veut rendre jaloux, là ? Ce mec avec les cheveux en
pétard, là, et la trousseau et la blande platine juste derrière.
Oui, il a vraiment une tête de con, quand même. Je l'ai regardé, elle.
Attendez, regardez, regardez.
C'est qui le gars ? C'est Julien.
Ça te pose un problème ? Non, je ne crois pas.
Vas-y, tu viens, on va acheter des garrots. Tu m'accompagnes ? C'est Asbin,
les motos. Il n'y a pas que la moto qui est Asbin.
Je n'y crois pas, elle m'a bloqué.
C'est bon.
Tu ferais mieux de venir voir ta meuf au lieu de jouer au poker.
Mais non, Mehdi, je te fous pas la pression. Je veux juste savoir si tu
viens dormir à la maison ce soir.
Ok, bon, je te mets les clés sous le paillasson.
Non, mais je te jure, franchement, il me saoule, Mehdi.
On devait se voir hier soir. J'attends toujours ce bâtard. Mais c'est un
bouffon, laisse tomber.
Bon, pète-toi sous frites. Vas-y, tourne-moi le dos.
Fais semblant de pas me voir.
Peut-être deux potetées, s'il te plaît. Mais je te jure, ce qu'il vient de
parler, je le défends.
Quoi, maman ? Mais non, j'ai pas oublié ton cachemire gris.
Non, je veux pas sur moi.
Non.
La mère me saoule.
Bon, ça sera tout ? Non, je vais prendre un somme des caramels, s'il te plaît.
Il est pas trop chum, Paul-Henri.
Putain, mais tellement avec sa frite, là.
Il est pas trop écœurant. Oh, il est répugnant, ce mec.
T'exagères, ça va.
Quoi ? Alors toi, tu pourrais sortir avec Paul-Henri ? Ah non, quand même.
Bon, arrêtez les filles de mater parce que là, ils vont croire qu'on s
'intéresse à eux et... On s'intéresse à eux un peu quand même.
Parce que tu crois qu'ils sont pas en train de baver sur nous, là ? Moi, mec,
la dernière fois que j'ai joué au poker, ça fait un brelandas et ce mec, il m'a
sorti une quinte et je me suis fait couiller comme ça.
On se calme un peu à niveau poker parce que sérieux, moi, j'ai plus qu'une
vieille paire de converse à miser.
T'as qu'à poser tes cheveux.
Mais c'est mal de jouer au poker.
C'est mal de manger comme un porc, regarde-toi là.
C'est dégueulasse.
Oh, Maël, fais-toi beau. Qu'est-ce qu'il y a ? La fondatrice de Ni Pat Ni Sophie.
Oh non, putain, mais bah... Hé Lola, regarde.
Tu vas manquer plus qu'elle.
Salut les boys, ça va ? Ça va et toi ? Hé, il arrive.
Qui ? Mon cul.
Ça va ? On se voit ce soir ? Ouais. Chez toi ? Bah ouais.
Ouais, tout le temps. Ouais.
Pas toutes.
No comment, sinon.
Elle va pas le lâcher le post-it, hein ? Ouais, c'est une grosse blousonne, peut
-être. C'est la mère qui m'appelle.
Quoi, maman ? Lola, t'as vu l'état de ton placard ? C'est une pourriture !
Alors écoute, si je retrouve pas mon pull, je te prive de mes seins pendant
un mois.
Merde !
On se faisait trop chier
l'autre soir. Alors Charlotte, elle a décidé d'appeler ses copains de colo.
Et même si moi, je trouvais que ça faisait un peu teupu d'appeler des mecs
comme ça le soir et tout.
Mais Charlotte, elle a rigolé. Elle a dit que c'était eux les teupus et qu'ils
étaient là pour son plaisir et que la vie, elle était beaucoup trop courte
pour se faire chier un samedi soir.
Lâche-moi, putain ! Pourquoi tu me racontes ça, là ?
Mais en général, vous pouvez quand même pas dire que la sexualité est la même
pour les hommes que pour les femmes. Eh, ça va. C'est pas parce qu'une femme a
des amants que c'est forcément une pute non plus.
Qu'est-ce que je suis de con.
Qu'est-ce que je suis de con.
C'est pas possible.
Oh, merde.
Ouais, allô ? Ouais, ça va.
Bah écoute, j'allais partir.
Ok.
Dans deux minutes.
A tout de suite.
C'est malin, il va croire que c'est moi qui te fait pleurer maintenant.
Non, non, ça va.
Attends, je rêve.
C'est humain d'avoir regardé dans ce carnet. Tu vas pas culpabiliser pour ça,
quand même ? Ah si, avec les enfants, je culpabilise pour tout.
Quand je les laisse refaire, je culpabilise.
Quand je leur hurle dessus, c'est encore pire. Et puis, je sais pas, j'ai l
'impression de faire tout le temps le flic, quoi. Ouais, t'as vu, c'est
chiant, ça.
Non,
mais tu sais, je sais pas comment dire, quoi.
Tu vois, regarde, on s'est battus toute notre vie pour avoir les mêmes droits
que vous.
Dire qu'une femme peut avoir la même sexualité que vous.
Toi, t'as dit ça, toi. Moi, j'ai défendu ça.
Absolument, j'ai défendu ça.
Bon, quoi qu'il en soit, quand tu vois ta petite comme ça...
qui part mener sa vie de petite femme libérée, mais t'es plus du tout d'accord
avec ça, quoi.
Je te jure, enfin, je sais même plus ce qu'il faut penser.
Il faut rien penser du tout.
Enfin, elle couche avec des garçons, elle se drogue.
Non, elle couche pas avec des garçons, elle a essayé avec un, elle se drogue
pas, elle fume des pétardes de temps en temps, c'est quand même pas la fin du
monde. Ah ouais, c'est toi qui dis ça.
Non, non, mais j'en vois tous les jours, alors j'espère que quand même j'essaie
de faire la différence entre une ado qui va mal et puis une qui teste un peu ses
limites.
Tant que ça reste occasionnel avec des gens de son âge, c'est pas très grave,
quand même.
Mais tu dis ça pour me rassurer ou tu le penses vraiment ? Je pense que tu penses
trop.
Alors, Tom, dis-donc, on va réviser la poésie.
Papa, papa, regarde ma roue.
Magnifique, chérie.
Tu veux pas qu'on aille manger un bout, tous les deux ? Comme avant ? Ou tu
veux, au mat' 12 ? Ah oui, oui, oui, tous les gars, tous les gars ! Non, non,
non, c'est bon. Non, non, non, non, c'est tard. Vous vous levez demain, il y
a école, votre mère va me prendre le chou, c'est non.
Retourne faire tes devoirs. Qu'est-ce qui se passe, Manu ? Non, samedi. Tu
nous emmènes samedi.
Non, ce soir, je peux vraiment pas.
Ah bon ? Tiens, tu peux me signer ça, s'il te plaît ? J'ai besoin de votre
signature. Qu'est-ce que c'est ? Une autorisation parentale.
Pour le voyage en Angleterre.
Je veux savoir où tu vas. Je vais chez Arthur chercher des cours.
Jusqu'à quand tu vas me prendre pour un con ? Non mais arrête papa, là j'ai
vraiment pas le temps, je te jure. Ça te dit quelque chose ça ? Tu crois que je
sais pas ce que c'est ? Hein ? Écoute-moi bien Maël, il manquait plus
que ça d'avoir un drogué à la maison.
L'année prochaine c'est la pension.
Évidemment en attendant, plus de concerts, plus de musique.
Qu'est-ce que tu fais là ? Qu'est-ce que tu fais ? Mais arrête-toi ! Arrête-toi !
Estime-toi heureux que je te l'ai pas cassé sur la tête ! Espèce de taré !
C'est vrai que ça c'est confisqué en attendant. T'es content là, c'est bien,
bravo.
Merci
de
m'avoir écouté.
Ça m'a fait beaucoup de bien. Ça fait aussi partie de mon métier, madame.
Non, non, c'est très gentil.
C'est pas gentil.
C'est intéressant.
Ah ouais ? Ouais.
Qu'est-ce que tu fais là ? Alain, Lucas, le papa de mes enfants.
Lola avait oublié des bouquins, je les ai rapportés.
Bon, je vous laisse ? Oui.
Ça va ? Oui, ça va.
Bon, je vais y aller, je vais te laisser culpabiliser tranquille.
Vous savez...
T
'es bien sur la messagerie de Maëlle, tu peux laisser un message.
Allô Maëlle, ouais c'est Lola.
Tu te souviens où est la fille à qui t'as donné rendez-vous ? Bon écoute, ça
fait une heure que je poirote et j'en ai marre que tu me prennes pour une conne.
D'accord ?
Bonsoir
monsieur, à demain. Bonsoir Etienne, merci.
C'est mon fils.
Vous pouvez les suivre si vous voulez.
Oui, si ça ne vous dérange pas, je veux bien.
Vous voulez que j'aille le chercher ? Non, non, je ne veux pas faire de
scandale.
Mais c'est hallucinant quand même.
Deux heures du matin, un jour deux semaines.
On se demande ce que font les parents.
Je pense qu'ils le font comme vous.
C'est-à-dire ? Ils pensent que leurs enfants dorment dans leur chambre.
Vous pensez que ma fille est lesbienne ? Oui ou non
? Vous pouvez arrêter deux minutes de dire et donner de vraies réponses pour
une fois ? Vous trouvez ça plus choquant qu'elle ait des rapports avec une fille
plutôt qu'avec un garçon ? Finalement, j'aimais bien quand vous faisiez Vous
voyez ? Salut,
ça va ?
Tu voulais me parler, j'étais... Oui, de Lola. Il faut qu'on parle de Lola.
Ah non, tu vas pas t'y mettre, toi, non plus.
De quoi ? J'ai une psy qui me fait tout le temps... Ça me rend dingue.
Ah oui.
Et tu lui as dit que tu t'envoyais un autre mec ou pas encore ? D'abord, je m
'envoie personne.
Ah oui, c'est vrai.
Oui, c'est vrai, pardon.
Non, c'est nous, nous.
On s'envoie des salopes, mais vous, les femmes, c'est pas pareil.
Vous faites l'amour avec des hommes extraordinaires.
T'arrête là.
Ce n'est pas le moment.
Ce n'est pas le moment pour toi.
Parce que moi, ça va très bien. Très bien. Je discute avec Mme la donneuse de
leçons qui me fait une scène quand on part en week-end parce que soi-disant,
je m'envoie une pouffe.
C'est sûr que tu veux aller sur ce terrain ? Oui, parce que je pense que tu
me dois des explications.
Je te dois des explications.
Je te rappelle quand même au cas où tu aurais oublié qu'on est divorcés.
Oui, quand ça t'arrange.
Lola se drogue.
Quoi ? Tes pétards, enfin, pas encore des... Si tu n
'essaies pas de traîner toutes tes merdes à la maison aussi, je te rappelle
que t'es son modèle sur terre.
Si elle commence à te suivre sur la route du cul... T'es con, hein ?
C'est fou ce que t'es con.
Attends, attends, attends.
Je suis pas con, je suis jaloux.
C'est de Lola dont je suis venue te parler.
Je crois qu'il faut la changer d'école, il faut la mettre dans le privé. Mais
quand tu seras disposée à en parler, tu m'appelles, ok ?
Allô
Lola ? Il faut vraiment que je t'explique.
Arrête, j'ai rien à te dire.
Non mais j'ai vraiment eu une galère, je te jure.
Mais arrête, j'en ai marre de tes mensonges, Maël.
Bon, tu te fous de moi, Lola. On est en table, alors t'arrêtes avec ce
téléphone. Oh, ça va, c'est bon.
Oh non, c'est pas bon, c'est pas bon.
Mais qu'est-ce que t'as en ce moment à me gueuler dessus comme ça tout le temps
? Parce que j'en ai marre de ce bordel permanent. Et tu vas aussi aller me
ranger ta chambre là-haut. Ok.
Donc là, je dîne pas.
Après le dîner, et ne joue pas au plus con que moi.
Et toi, t'arrêtes avec cette PSP. Mais j'en ai marre que vous vous teniez mal à
table comme ça.
Moi aussi, je me tiens mal.
Mademoiselle, bel gâteau, s'il vous plaît.
Non, je vais voir la jeune fille seule tout d'abord.
J'ai pas envie de changer de bahut, moi.
C'est tout ce que j'ai. C'est mes amis.
Ouais, bah, je te signale que t'as une famille, quand même.
Sympa. Ah oui, j'oubliais que j'avais une famille.
Une famille qui couche ensemble.
Fais me le dire.
Génial. Mais moi, j'en ai rien à foutre d'avoir une famille.
Pas de dos. C'est bien la fille de son père.
Ouais, on a qu'à dire ça.
Chérie.
Et regarde à moi, ça m'étonne.
Comment elle fait trop genre elle a remporté le morceau.
Elle m'énerve.
T'inquiète pas, c'est pas le style de Maëlle.
C'est pas ma place, c'est le style de tous les mecs.
Mais elle est ridicule. T'as vu ses chaussures ? N'importe quoi, elle. Je
vais dire qu'elle vient avec moi en Angleterre.
On va arrêter de les regarder parce que sinon, il va trop cramer que je m
'intéresse à lui et j'ai pas envie.
Ouais, c'est vrai, t'as raison.
Arrête.
Stop.
Be quiet, please.
Qui est que ça ? C'est Mehdi, je suis sûre.
C'est dégueulasse.
Excuse-moi.
T'en as vu, on m'a connu. What ? Ouais, ouais.
Bon, je vous préviens. Le prochain qui parle, encore un bruit. Je vous annule
notre voyage en Angleterre. Vous avez compris ? Pas de Londres !
Bonjour.
Charlotte, ça va ? Oui, très bien.
Alors, on fait ses courses ? Bah, ouais.
C'est bien.
Et vous habitez le quartier ? Eh oui, on s'y voit.
Toi aussi, apparemment.
C'est drôle, non ? De quoi ? Ah, quand même. La probabilité pour qu'on se
rencontre un jour dans le monoprix de notre quartier est inférieure ou égale à
combien à votre avis ? Ça se calcule, en tout cas.
T'as pensé où l'est ? Ah non, j'ai complètement oublié.
Maman, je te présente monsieur Messier, mon prof de maths. Bonjour madame.
Je suis désolé pour les cours à domicile, mais je ne vais pas avoir le
temps cette année.
Les cours à domicile pour Charlotte ? Non, j'ai confondu avec notre élève.
C'est embêtant, on a des problèmes de mémoire quand on est dans les
mathématiques. Allez, on y va.
Monsieur. Madame.
Dis-donc, j'espère qu'ils ne sont pas tous comme ça, t'es proche.
Il fait ses courses tout seul, donc il est célibataire. De toute manière, qu
'est-ce que t'en as à foutre ?
Mais qu'est-ce que t'en sais ? Bon, je te laisse.
J'ai mon inconnu qui fait des trucs bizarres, là.
Mais attends, mais c'est qui, ce mec ? Mais je sais pas. Je le connais pas.
Vraiment, t'as rien.
Vraiment, qu'est-ce qu'il y a, mes gars ? Bon, attends, j'ai un double appel.
Vas-y, ciao.
Il est taré, celui-là.
Eh, énorme scoop.
Quoi ? Devine qui vient pas en Angleterre. Mais ? Mieux.
Qui ? De Blairfield, appendicite.
Non. Et ça rime.
Et Jay existe.
Ciao. Ciao.
C'est bon, maman, là, avec les médicaments, je pars juste en
Angleterre. Alors, ça, c'est ce que je t'ai donné la dernière fois si tu as mal
au ventre. Tu t'en rappelleras, hein, chérie ? Oui, je m'en rappellerai.
Je vais t'écrire mal au ventre dessus.
C'est bon, maman, j'ai un cerveau.
Tant mieux, chérie.
Tant mieux.
Bon, ben, je vais finir ma valise.
Ok.
C'est à Lola.
Oui, il faut que je rentre. Oui, parce que vous échangez vos sous-vêtements
maintenant ? Non, non, mais c'est la dernière fois. En fait, elle est venue
dormir ici et en fait... Et ça ? Et ça ? Et ça ? Et ça ? Oui, ça, ça, ça, Lola,
ça ? Non, mais tu te fiches de moi ? T'es pas encore partie, tu sais ? Que je
te vois jamais avec une de ces saloperies, t'entends ? Jamais ! En
plus, t'es une menteuse ! Boubelle ! Boubelle !
Dis donc.
T'emmènes pas beaucoup de livres là-dedans, hein ? Bah non, j'aurai pas
trop l'occasion de lire. Et puis je vais surtout là-bas pour l'onglet.
Tu feras attention à toi, chérie, là-bas. Bah oui.
Pourquoi tu me dis ça comme ça ? Non, parce que... Ah non, pas celui-là.
Non, maman, s'il te plaît.
Ah non.
Mais j'ai pas de pull chaud, moi. Regarde, il gratte tout. Mais si, t'en
as plein.
Non, mais il gratte. Regarde, celui-là, il est tout doux. Bah ouais, cache
-mercifile, ça peut, hein.
Allez.
C'est comme il fait froid en Angleterre.
En plus, les anglais, c'est des gros radins sur le chauffage.
Bah oui, après Lola va attraper une pneumonie, elle va mourir de froid, tu
me reverras plus jamais.
T'es chiante, t'es chiante ! Tiens, allez, merci.
C'est bon.
C'est bon.
C'est bon.
Putain, mais t'es pas un décodeur pour voir les couleurs ici ? Ah, qu'est-ce qu
'on fait pour eux ? Comment ils se cachent les lettres ? Oh, le nom de
jardin ! Putain, regardez-moi ces têtes de vainqueurs, sérieux ! C'est pas en
anglais qu'on reste affectionnés, là, c'est en tentative de suicide.
Oula, je vais demander à l'orchestre de visiter avant.
Mec, regarde, tu vois la vieille avec la meuf chelou, avec le bol qu'on a, je
suis sûr que c'est pour nous, ça.
Ouais, mais en même temps, ça te change pas trop de ta famille.
Just saying hello to you boys !
Non, tu vois, j'ai plutôt le même espace de angoisse.
Ça fait une heure qu'elle me bave dessus, j'en peux plus.
Aïe ! Excuse-moi.
Il faut partir d'Al-Qaïda. Mais qu'il arrête les conneries.
Je suis la mère de la fille, moi ça me dérange pas qu'il me prenne en otage.
If you need anything, if you have any questions, just ask.
Yes, would you have Mr. Messenger?
Oh, no we don't.
You don't?
No, we don't.
Ah, bah they don't.
And do you have a prize for the portable?
I'm sorry?
Un adaptateur, you know ? Ah, no, afraid not.
This is my daughter, Diana.
Say hello to your new friends.
Hello.
OK,
bienvenue chez les psychopathes.
Maman, je te rappelle, dès que la question de l'adaptateur est réglée, ils
en ont pas.
La famille est très bizarre, maman. Très, très bizarre.
Je t'expliquerai.
Et toi, ça va ? Ça se passe bien ? Je te rappelle.
OK, bye.
Tu rappelles quand tu veux, d'accord ? On t'aime. Bisous, ma chérie.
Je t'aime, Lola.
Mais je voulais lui parler. Merde, j'ai oublié de lui mettre un adaptateur pour
les prises.
Non, je suis en retard. Allez, on y va. Tu vas, tu vas, tu vas. Vous, vous allez
vous laver les dents, vous allez aller vous coucher. Allez, allez, allez.
D'état.
Alors ? Il te plaît ? Qui ça ? Navarro.
Ah non, maman, s'il te plaît, je t'ai déjà demandé de pas l'appeler comme ça.
Et puis, je sais pas, je me suis jamais posé la question comme ça. Tu as tort.
Tu sais, ma chérie, il serait grand tort de refaire ta vie, non ? Ah non, je
déteste cette expression, refaire sa vie, comme si on était perdus sans
homme. Mais c'est vraiment... C'est la vérité.
Bisous. Alors, raconte.
Il t'emmène où ? Je sais pas. Il m'a dit que c'était une surprise.
Bon, mais quand même un foulard, hein ? Oui, maman, j'ai pas 14. J'ai ma maman
avec Lola.
C'est à l'heure ? Oui.
Bah, vous êtes pas lavé les dents pour les enfants ? Si, on s'est lavé les
dents. C'est bon ?
Ouais, limite. Allez, dodo, dodo ! Ça, pour les Didi, il aurait fait péter le
chauffage. J'avoue.
Lola, faut que je te dise quelque chose.
Quoi ? C'est pas Maëlle et deux perfides qui baisaient dans les chiottes du
collège. Non, mais ça, je sais.
Elle me l'a dit dans le car. Ah ouais ? Et toi, comment tu sais ? Bah, en fait,
c'était moi.
C'était toi ? C'était toi, mais avec qui ? Avec Paul-Henri.
Attends, mais Charlotte, tu te rends compte de la merde que t'as foutue ?
Mais avec Paul-Henri, en plus.
Putain, Charlotte.
Je suis désolée.
J'ai foutu la merde. C'est moi qui ai foutu la merde.
Sous-titrage ST' 501
Et tu fais quoi déjà dans la vie ? Je suis dans la police.
J'ai l'habitude, t'inquiète pas, ça.
Non, non, mais... Non, il n'y a pas de problème, c'est cool.
Respire, respire. T'es moins détendu tout d'un coup, c'est marrant. C'est
marrant, ça.
Tiens. Et c'est bien que... Vas-y.
Oh, le lâche.
Tu sais, c'est pas grave.
Hein ? Non, mais je savais pas.
De quoi ? Non, mais qui bossait dans la... Tu pensais que je faisais quoi ?
Oh, je sais pas du tout, mais... Non, c'est vrai.
Tu ne fais pas policier. Mais ça va, il n'y a pas de képi quand même.
C'est un peu dommage pour Lola.
Tu penses qu'elle va bien ? Oui, elle va bien.
Elle est très fragile.
Elle n'est pas résistante à l'anglais.
Je n'ai même
pas terminé mon gel.
Oui, c'est trop mauvais.
Je vais la vérifier.
Oh non, non, non, elle a besoin de dormir.
Lola ? Tu vas bien ? Oui.
Tu as besoin de quelque chose ? Non, ne t'inquiète pas, je vais l'aider.
Tu es sûre ? Oui.
Lola ?
Ok. Ok.
C'est bizarre, quand même, ici.
Ouais, la déco, elle est très chelou. Ouais.
Ils sont sympas, ça va.
Ça va, ouais.
D'ailleurs, tu crois qu'elle nous a cru ? Non, je pense pas.
Pas possible.
Elle est sourde et muette.
Je peux te demander un service, Lola ? Tu pourrais garder ma guitare à Paris, s
'il te plaît ? Parce que t'es la seule personne en qui j'ai vraiment confiance.
Pas de problème.
Pourquoi ça se passe toujours mal à Paris ? Je sais pas. C'est un peu
compliqué à Paris.
Faut que je t'abonne un truc.
Qu'est-ce que c'est ? Flatus.
C'est la première fois.
C'est la première fois.
Je l'amour avec un autre homme que mon mari depuis moins de 10 ans.
Tout le monde a des rêves parfois Tout
le monde a des rêves parfois
Tout le monde a des rêves
parfois
J'espère que ça va moins cahier après.
Faudra quand même que je lui dise un jour à Charlotte que ça doit être
différent de faire l'amour avec quelqu'un qu'on aime.
C'est peut-être pas mieux.
Surtout quand on sait pas que c'était juste pour une nuit.
Ça fait tellement du bien d'aimer les gens qu'on aime que ça finit par faire
mal.
Je sais pas comment on survit à ça.
Non, franchement.
Je sais pas.
Ils sont là.
Tu stresses ? Ouais.
S'il t'embrasse sur la bouche, c'est qu'il assume, sinon c'est mort.
Salut ! Ça va ? Oui, ça va.
Pourquoi tu ne m'as pas embrassé ? Ça te gêne ? Non, non. Parce que je pensais
que...
Ça va, chérie ? Ça va.
Alors ? Tu vas pas raconter ? Raconter quoi ? L'Angleterre.
L'Angleterre ? Ça s'est super bien passé. Qu'est-ce que vous avez fait ? On
a visité, rien de spécial.
Et toi ? Moi ? Qu'est-ce que t'as fait ? Rien de spécial non plus.
D'accord.
Je me dis que je fais ce qu'il y a de pire à mon enfant, trahir ses secrets.
Et j'ai de plus en plus de mal à vivre avec ça.
Dites-lui.
Quoi ? Dites-lui tout.
Que vous avez trouvé son journal intime, que vous savez tout, il faut lui dire.
Ah non, jamais elle me pardonnera.
Bonjour, Anne.
Salut.
Salut, Emma.
T'as vu comment tu lui as dit bonjour ? Quoi, comment ? Je sais pas.
C'est pas refroidement, genre. Bonjour.
Bon, de toute façon, je suis pas très emballée que tu traînes avec cette
fille. D'abord, cette fille, c'est ma meilleure amie.
Je traîne avec qui je veux. C'est ma vie.
Quoi ? C'est ma vie.
Tu es ma fille et tu es sous ma responsabilité. Et t'as pas encore 18
ans, alors il y a deux ou trois choses que j'ai le droit de pas accepter, tu
vois ? Mais oui, mais genre quoi ? Genre quoi ? Que tu foutes pas ta vie en l
'air. Mais je la fous trop pas en l'air, ma vie. Ah ouais ? Tu fumes des pétards,
tu bois, tu couches avec n'importe qui, et t'appelles ça pas foutre sa vie en l
'air, toi ? Mais c'est toi qui dis n'importe quoi, mais d'où tu sors ça ?
Je sais, je sais tout, Lola.
Comment ça, tu sais tout ? Mais arrête de mentir, hein.
Arrête de me prendre pour une conne, on dirait ton père, là. T'es vraiment nulle
de dire ça.
J'ai lu ton journal, ok ? Pardon ? Ouais, j'ai pas fait exprès, il est
tombé. Mais arrête de me dire que t'avais fait exprès, il était caché, mon
journal ! Ouais, bah au moins, on sait de quoi on parle, là, c'est clair,
maintenant. Mais t'as pas besoin de savoir ma C'est ma vie privée, ça ! Je
peux pas le comprendre deux secondes ? C'est ma vie privée, t'as pas à te mêler
de ça ! J'en ai marre, putain, mais t'as pas le droit, t'as pas le droit de dire
ça ! T'es vraiment qu'une salope ! Tu pourras la mettre dans ton journal,
celle-là ! Idiote ! Lola ! Lola ! Papa, Lola
! Lola ! Lola, ça manque d'hommes ici.
Et moi ? Oh, mon chéri !
Même ça tu peux respecter ? Lola, il faut qu'on parle ! Non, plus jamais ! Va
te refoutre ! Je te dis pas, tu vas sortir ce que tu vas prendre ! Je te dis
même pas ce que tu... Tu vas où là comme ça ? Je vais chez mon père.
Depuis le temps que t'en rêves. Pourquoi, ça te dérange ? Oh bah alors
là, pas du tout.
Mais tu sais, si tu veux, je peux même t'accompagner.
Non, ça va, pas besoin.
Ciao tout le monde !
Je mets de l'ail dans la sauce.
Euh, non.
Moi aussi, je mets de l'ail dans la sauce.
Charlotte ! Oh, à table
! Oui, j'arrive.
L'image du triangle JFK par la translation de vecteur ID est le
triangle EFJ ou EAF.
Pardon ? Bon, tu sais ce que c'est qu'un vecteur ? Oui, un vecteur de DVD.
OK.
On peut savoir où tu vas ? Euh... Enfin... Aux toilettes.
Tu vas aux toilettes avec tes chaussures à la main ? Il y a des gens qui lisent
les journaux quand même aux toilettes.
Arrête ! Tu vois cette porte ? Nouvelle technologie. La même que celle utilisée
dans les musées.
Musée ? Tu approches de cette porte.
Le laser détecte que tu es en train de faire le mur. Et l'alarme se déclenche.
Et tu es puni.
Mais je voulais pas sortir, je voulais juste aller au toilette. Et t'es
intéressé qu'elle s'enclenche plus jamais ? Jamais ! Calme-toi, François.
T'as compris ? Oui.
Oui qui ? Mes papas.
Bon, tu vas te coucher maintenant, mon amour ? Allez, à demain.
Bonne nuit.
Viens te coucher toi aussi.
Mais pourquoi tu me dis pas mon amour, moi ? Allez, viens.
Alors, vous allez voir que par bien des aspects, le porc ou le cochon présente
de nombreuses similitudes avec l'homme.
Pour une fois, on est d'accord.
On n'a pas besoin de nos réflexions, merci.
Bon alors,
la valvule, c'est l'aspect le plus important du cœur que nous allons
disséquer. On est d'accord. Alors vous allez me dire, qu'est-ce qu'une valvule
? Monsieur ? Monsieur Reynal, oui ? Ça ne serait pas comme une vulve ? Vous
êtes à mourir de rire, monsieur Reynal, à mourir de rire.
Donc, prenez vos scalpels.
et incisé de manière frangineuse.
Je touche pas à ça, moi.
On démarre.
J'ai kiffé tellement.
On dirait d'un psychopathe. Ah putain, mais c'est dégueulasse, quoi. T'imagines
le nombre de porcs qu'on a dû tuer pour faire secours ? Mais que fait cette
piste ? Mais la même chose que pour sauver les baleines qui se font
massacrer pour faire ton maquillage de teupu, pas grand-chose.
Arthur, tu peux arrêter de traiter les meufs de putes ? Franchement, c'est
rigolo. C'est clair. Heureusement, merci.
Ça me met du cœur. J'espère que je ne vous dérange pas trop là-bas.
Vous faites de la pain ? Mais ça se fait trop pas, monsieur.
Si, ça se fait.
Et tous ceux qui ne sont pas contents peuvent sortir.
Arrête, on a trop bien fait de se casser. Ça a l'air achevé quand je lui
ai dit que je ne touchais pas au pain.
C'est vrai que vous êtes tellement relous avec vos religieux. Je quittais,
moi, là. Ça arrive qu'il arrive.
Ça va, ça va.
Du temps que j'arrive à notre hauteur, sortez déjà vos carnets de
correspondance. J'ai pas mon carnet, je vais en faire un.
Ça nous fera gagner du temps.
Comment on fait ? Tout ça à cause de cette meuf. Elle va être un peu chaude,
je pense.
Eh mec, tu vas quitter ça, le RER, le grand air parisien ? Non, mais je peux
pas partir de Paris. Je peux pas aller en pension, c'est pas possible. Je peux
pas laisser le groupe et tout, c'est mort.
Bien sûr, je te charrie, mais moi aussi, ça va trop me saouler.
Je t'inquiète, faut pas partir.
C'est un peu la séquence pathétique, les deux meilleurs potes qui sont sur le
balcon.
Mais pour Lola et toi, ça ne me fait pas chier.
Tu savais que je serais avec elle ? Vraiment, ça ne te fait pas chier, gars
? Non, ça me fait plaisir, vraiment.
Ça me fait plus plaisir qu'autre chose.
On n'en profite pas, quand même.
La vanille, j'adore, mais le caramel... Moi, c'est le contraire.
C'est le caramel que je préfère.
C'est compliqué, hein ? Ouais.
C'est compliqué.
Sous-titrage
ST' 501
Tiens, c'est pour le festival Emergenza. Ça se passera dans le 11e, comme la
dernière fois.
Ouais, mais la dernière fois, je l'ai pas trouvé.
Mec, achète-toi un plan de métro et bouffe-le une bonne fois pour toutes.
Moi, le problème, mec, c'est que ce soir, si je repasse par chez moi, mon
père, il voudra pas me laisser sortir.
Mec, t'es relou, je croyais que tu gérais, tu vois. Ouais, ouais, mais je
suis désolé, mais... C'est chiant, ça. Mais attends, moi, c'est pareil.
Tu sais que moi aussi, c'est la même merde, c'est pareil.
Ah, tchao.
On va pas annuler, quand même.
Attendez, je crois que j'ai un plan.
C'est vrai ? Je pense que je peux faire ça.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non, non, non. Ah, je suis trop contente de vous voir.
J'ai changé ? J'aime pas quand t'es pas là. Moi non plus, j'aime pas.
Non.
Je t'ai pas rappelé.
Dis maman, je peux te demander quelque chose ? Déjà ? En fait, c'est parce que
t'es la meilleure maman à qui on peut demander ça.
Qui ? Bah... Bonjour.
Bonjour. Bonjour.
Bonjour.
Il n'y en a pas 15, celui-là.
Sous-titrage ST' 501
C'est parti !
qu'est-ce qu'on peut dire de ce qu'on peut voir ?
And stay out of the emptiness Today I
make new promises For tomorrow
We
used to play all the games When no one knew
we loved We used to laugh
Sous-titrage MFP.
Sous-titrage Société Radio-Canada Mais
toi, prends-moi là-haut.
Aujourd'hui est plein d'ombre.
Demain est plein de promesses.
la la la la la
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