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Original subtitles

Précédemment...

Quinn était dans la voiture. On cherche quoi ?

Américain d'origine asiatique, la quarantaine, blessé

par balle Ă  la tĂȘte, petit calibre, chute et noyade.

On a trouvé votre type.

- Il a dit ce qui lui était arrivé ? - Aucun souvenir.

Vous devez trouver Quinn. Aidez-moi Ă  retrouver Teresa.

J'ai déjà bossé avec une jeune. Le sergent Dominique Kohl.

Quinn lui a fait quoi ?

- McCabe t'a enlevé et coupé l'oreille ? - Oui.

C'est qui ?

Souris pour la photo, Julius McCabe.

Le garde du corps ?

Il est dans la piÚce à cÎté. Il crache rien.

Susan Duffy, je vous présente Angel Doll.

Merci pour le coup de main.

Tu prouveras que tu mérites ta solde.

Dis-moi oĂč est Teresa Daniel.

McCabe est un tueur. Je le vends, je suis mort.

- OĂč est Duke ? - Mort.

C'est l'arme d'Angel. Vendu depuis le début.

Tu seras mon numéro 2.

Angel Doll nous a piégés.

C'était un putain de vendu.

Oui.

Non, le nouveau s'est occupé d'eux.

Mais ils ont tué Duke.

J'y peux rien. Vous avez recruté Angel Doll.

Ses dents rayaient le parquet. Ça l'a tuĂ©.

Et il les a aidés à s'en prendre à mon fils.

Le salopard.

C'était qui ?

Julius McCabe. Mon patron.

Et le tien, maintenant.

Il a fait de toi mon nouveau second.

Biotoxines, bombes radiologiques,

putain de robots-chiens tueurs aux yeux laser,

il peut y avoir de tout lĂ -dedans.

Sûrement des chiens aux yeux laser.

Vous avez combien de temps ?

J'ai dit que j'allais chercher Ă  manger.

Entre commande, attente et aller-retour, une heure.

Ça a Ă©tĂ©, Ă  Hartford ?

Comme prévu. J'ai dû incendier la planque de la DEA.

Je dis quoi Ă  mes chefs ?

- C'est votre problĂšme. - HĂ©, mon grand,

on fait pas ce qu'on veut sans penser aux conséquences.

J'y ai pensé.

Je me suis dit que vous auriez de la paperasse Ă  faire,

mais c'est votre problĂšme.

Vous ĂȘtes maligne, vous allez gĂ©rer.

Je suis devenu numéro 2, la planque est donc un dégùt collatéral.

Qu'est devenu Duke ?

Comme la planque, parti en fumée.

Merde !

Beck a confirmé que McCabe était le big boss.

Je l'ai pris en photo sur les quais.

Vous aviez raison. C'est énorme.

Tout est dans l'entrepÎt, une véritable forteresse.

Mais lui semble avoir de l'argent et du pouvoir.

C'est bien Julius McCabe ?

Pour moi, il s'appelait Quinn.

Celui que vous pensiez mort ?

Que je croyais avoir tué.

Merci quand mĂȘme.

Que je devine. Julius McCabe est une impasse.

Oui.

Quinn prendrait pas un pseudo qui mĂšne Ă  lui.

Il est trop malin.

C'est pas juste un type avec qui vous ĂȘtes en conflit.

Vous vouliez le voir mort. C'est encore le cas. Pourquoi ?

Vous ĂȘtes peut-ĂȘtre plus grand, mais pas plus important que moi

sur mon enquĂȘte.

Je me suis battue à vos cÎtés

et j'ai mis en danger la vie d'une gamine,

alors crachez le morceau, dites-moi ce que vous cachez,

parce que j'ai le droit de savoir Ă  qui on a affaire.

Tout a commencé par un dossier il y a des années.

Le dossier Gorowski ?

Je viens de finir.

C'est du sérieux.

Vous aurez besoin d'aide pour y arriver.

C'est quoi ?

Ordre d'affectation et dossier.

Vous serez bientÎt assisté

par le sergent Dominique Kohl.

- Je suis pas baby-sitter. - Inutile.

C'est une femme d'action.

Elle vous aidera pour les gros dossiers comme Gorowski.

Vous ĂȘtes dĂ©bordĂ©.

Vous croulez sous la paperasse inutile.

On pourrait vous attribuer quelques officiers.

Vous traiteriez que les gros dossiers.

Vous suggĂ©rez une Ă©quipe d'enquĂȘteurs des Forces SpĂ©ciales ?

Elle assure.

Vous pensiez que je vous enverrais un boulet ?

Elle arrive quand ?

Maintenant.

Sergent Kohl, Ă  vos ordres, chef.

Repos, sergent. Entrez.

Vous ĂȘtes ma nouvelle assistante ?

Oui, chef.

Laissez tomber "chef". Je préfÚre Reacher.

- Entendu, Reacher. - Puisque vous ĂȘtes lĂ ,

je bosse sur un gros dossier et il me faudrait un autre avis.

- Quel genre de dossier ? - Espionnage.

Plans d'armes top secrets

vendus par un expert du nom de Gorowski.

- Un problĂšme ? - Non, Reacher.

- Parlez, sergent. - Rien d'important.

Mais je vois que vous avez appris mon affectation il y a cinq minutes.

Pourquoi ?

Je me suis renseignée sur vous.

Vous avez la rĂ©putation d'ĂȘtre exigeant,

mais respectueux de vos collĂšgues.

Si vous aviez su avant, il y aurait une autre chaise,

c'est pas le cas.

J'aime pas qu'on traßne ici, j'ai viré l'autre chaise.

Et je l'ai appris il y a 3 min.

Vous n'aimez pas les surprises.

Moi non plus.

Mais vous ne le regretterez pas.

J'aime mon travail et je travaille trĂšs dur.

Tant mieux.

Lisez, donnez-moi votre avis. Je sers le café.

Ni crĂšme ni sucre, merci.

J'ai une théorie sur ce dossier. Vous devinez laquelle ?

Le chantage.

Pourquoi ?

Gorowski n'a pas de casier.

Un criminel ne s'y met pas Ă  la quarantaine,

une fois entré dans l'armée.

Pas de casier dans le civil.

Décoré à l'armée.

Bon salaire, pas de dettes.

Une famille.

Il a trop Ă  perdre pour prendre de tels risques.

C'est pour ça que plus de 70 % des crimes

sont commis avant 40 ans.

Quand on a rien Ă  perdre.

Il a pas le profil.

Mike ?

Une chaise pour le sergent Kohl.

Au travail.

C'était donc pas un boulet.

Un esprit aiguisé.

Elle a découvert que Gorowski livrait dans un parc,

donc on s'est mis en planque.

Un peu cliché, non ?

L'échange dans un parc.

Hollywood copie certains trucs parce que ça marche.

Ça y est.

On attend.

On attend.

Vous avez quoi Ă  la main ?

Une coupure de flĂšche.

Mon pÚre et moi, on chassait l'élan.

OĂč ça ?

Dans Minneapolis.

TrĂšs drĂŽle.

Partout oĂč il y a des Ă©lans.

Montana, Arizona, mĂȘme en Pennsylvanie.

Il m'emmenait partout.

Vous viviez oĂč ?

Elkhart, dans l'Indiana.

Vous preniez votre élan pour chasser des élans ?

C'est drĂŽle.

Bref.

- Vous étiez douée ? - TrÚs douée.

Mais pas autant que Maxwell Kohl.

Il dégommait des pommes de pin.

Taillait l'écorce à 40 m, tuait un élan à 80.

On faisait la paire.

Vous parlez au passé. Plus de chasse ?

Plus de papa.

Il est mort il y a 5 ans.

Mais je chasse toujours.

Et il m'accompagne encore.

Et vous ?

Vous avez grandi oĂč ?

Partout. Mon pÚre était Marine.

D'oĂč votre engagement ?

Peut-ĂȘtre.

J'y ai jamais vraiment pensé.

Votre pĂšre fait quoi ?

Comme le vĂŽtre.

Il était comment ?

Un yankee du New Hampshire qui détestait le luxe,

les excĂšs ou la richesse.

Il cloisonnait les choses.

Vous lui ressemblez, alors.

Peut-ĂȘtre.

J'y ai jamais vraiment pensé.

L'enveloppe aurait dĂ» ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©e.

Ils m'ont peut-ĂȘtre vue. Ou Gorowski leur a dit de pas venir.

Il viendra pas.

On sait pas.

On laisse jamais un document top secret si longtemps

sans qu'il soit récupéré.

Les éboueurs seraient les intermédiaires ?

Négatif. J'ai vérifié.

C'est des civils. Aucun lien avec Gorowski.

Allons-y.

Et s'ils avaient engagé un sniper ?

L'un de nous le saura en voyant l'autre se faire buter.

Vide. C'est quoi, ce cirque ?

C'était un leurre.

Gorowski était garé devant cette poubelle.

Attendez !

La livraison était dans le journal.

On surveille une poubelle pendant que l'échange se fait à 20 m.

J'ai supposé que c'était l'enveloppe.

Dans une enquĂȘte, les suppositions tuent.

- Bon principe. - Celui de Garber.

J'ai foiré toute l'opération.

Ne pensez pas aux erreurs.

Cherchez Ă  rectifier le tir.

Un principe de Garber ?

Le mien.

Il faut arrĂȘter Gorowski.

Mais on n'a rien.

Il le sait pas.

Vous espérez quoi, Roland ?

Plaider le 5e amendement, prendre un avocat et sortir ?

Soyons clair, vous n'avez aucune chance

qu'un avocat vous tire d'affaire.

On a arrĂȘtĂ© votre ami.

On l'a pris en flag avec les plans.

Vous savez ce qu'il a fait ?

C'est malin.

Il vous a balancé.

On sait tout de votre accord.

Vous trahissez votre pays.

Vous lui avez proposé de...

Non !

C'est lui qui m'a contacté.

- Il m'a contacté. - Foutaises !

Pourquoi imaginerait-il

qu'un soldat décoré et patriote trahirait son pays ?

Personne ne vous aurait proposé ça.

Il m'a pas proposé. Il m'a obligé.

Obligé ?

Vous auriez pu refuser.

Non. Vous comprenez pas.

C'est un psychopathe.

Il a peur.

Laissez-lui du temps.

C'est ça.

Laissez-le flipper.

Encore un peu.

Que craignez-vous ?

C'est bien.

Je peux pas le dire.

Pourquoi pas ?

Il est dangereux.

En quoi ?

En quoi est-il dangereux ?

C'est le moment, Roland.

On passe tous par-lĂ ,

le moment de sa vie oĂč soit on assure,

soit on merde tellement que d'autres en font les frais.

Si vous faites de la prison,

que vous ĂȘtes pendu pour trahison,

votre famille en subira les conséquences...

Il a pris ma fille !

Elle a quatre ans,

et il l'a prise.

Comment ça "prise" ?

Il l'a attirée hors de la maternelle.

J'étais là à l'heure à la sortie.

Elle était plus là.

On m'a dit que son oncle l'avait récupérée.

Elle a pas d'oncle.

Et ensuite ?

Mon téléphone a sonné.

Ils m'observaient de loin.

Ils m'ont dit de sourire et de dire que tout allait bien.

J'ai obéi.

Ils l'ont gardée toute la nuit pour montrer leur pouvoir.

Elle était terrorisée.

Beau travail, Kohl.

J'ai dû leur obéir

face à ce qu'ils menaçaient de lui faire...

J'ai jamais été payé.

On m'a jamais rien donné.

Juste la mince garantie que ma famille

serait tranquille tant que j'obéissais.

À qui ?

- Il me faut un nom. - Non.

Vous les connaissez pas.

J'en dirai pas plus. Impossible.

Je vais vous dire comment fonctionnent ces gens.

On satisfait leur demande,

et ils vous contrĂŽlent grĂące Ă  votre point faible.

Pourquoi ils arrĂȘteraient ?

Ils continueront d'exiger des secrets d'État,

et vous leur donnerez. C'est un cercle vicieux.

Ces gens-lĂ  n'aiment pas laisser de traces.

Quand ils n'auront plus besoin de vous,

ils se débarrasseront du seul lien entre les fuites et eux,

c'est-Ă -dire vous.

Donc soit vous mourez,

soit votre famille meurt ou les deux.

Mais vous allez le payer trÚs cher, c'est sûr.

On est votre seule issue. Il me faut un nom.

Quinn.

Le nom complet.

Complet !

Xavier Quinn.

Des Renseignements militaires.

Je pouvais pas prévenir les flics.

Il est de la maison.

Ce que je leur aurais dit lui serait revenu aux oreilles.

Quinn a tout noyauté.

Si cet entretien est dans mon dossier,

il le saura le jour mĂȘme.

Maintenant, vous devez m'aider.

Xavier Quinn est le diable en personne.

Apparemment, le modus operandi de Quinn n'a pas changé.

EnlĂšvement et chantage.

Tant que ça marche...

Comment vous avez fait ?

On a été prudents et on a creusé.

On a accumulé un max d'infos sur lui.

Renseignements militaires.

Expert du Moyen-Orient. Décoré aprÚs l'Afghanistan.

Son pÚre était cheminot, sa mÚre, femme au foyer.

Il a planqué un demi-million sur un compte à Aruba.

Grande maison Ă  McLean.

Bateau. Jaguar.

J'ai parlé à une analyste de l'imagerie.

Elle a croisé Quinn plusieurs fois.

Il est taiseux, un mec lambda,

les week-ends dans sa ferme de Linton.

Un soldat n'a pas ce genre de moyens.

Sauf s'il revend des secrets d'État.

Repos. Entrez.

Les registres d'appel demandés.

- De Quinn ? - Affirmatif.

J'ai déjà regardé.

J'ai vu des appels Ă  la mĂȘme personne sur plusieurs mois.

Des appels passés à...

C'est vers la fin. Page 12.

Je les ai surlignés.

Safwan Qasim.

J'ai fait une premiĂšre recherche.

C'est un agent syrien,

dont la couverture est chercheur dans un think tank.

Ça doit ĂȘtre Ă  lui que Quinn vend les secrets.

Bravo, Tony.

Avec plaisir.

Maintenant qu'on sait ça, on fait quoi ?

- Dites-moi. - On va voir Safwan.

C'est pas lui.

Merde.

Vous ĂȘtes pressĂ©e de le coffrer,

mais c'est un agent du gouvernement.

Il doit ĂȘtre protĂ©gĂ© par d'anciens paramilitaires.

On neutralise sans tuer.

S'il y a des morts, Quinn le saura et annulera tout.

Et faut pas que Safwan soit blessé,

sinon Quinn aura des soupçons.

Entendu.

Ça va pas tarder.

La boĂźte va fermer.

Je tiendrais pas lĂ -dedans.

Vous aimez pas la foule ?

La musique est nulle. Si on peut appeler ça de la musique.

J'aime bien.

J'aime danser. N'importe quand, n'importe oĂč.

Si on me propose, je fonce.

Tu danses, Kohl ?

Le voilĂ .

On y va.

M. Qasim ?

Possible. Qui le demande ?

Major Jack Reacher, Police militaire des États-Unis.

Vous ĂȘtes liĂ© Ă  un commerce illicite

de secrets militaires américains. On a des questions.

Ça va pas ĂȘtre possible, major Reacher.

On demande gentiment.

Je répÚte, c'est pas possible.

Recule un peu, mec !

Rangez ça !

Recrutés à la mission, payés à l'heure.

Vous voulez mourir pour 200 $ par jour ?

C'est ce que je pensais.

RelÚve ces crétins et fous le camp.

Bon...

Alors, nos questions.

Je suis étranger et j'ai des contacts.

Un étranger qui a attaqué un soldat américain sur le sol américain.

T'es donc un combattant ennemi.

Je peux te faire disparaĂźtre en deux heures,

t'enfermer trÚs loin d'ici, comme si t'avais jamais existé.

Ou bien on t'interroge, et tu nous aides Ă  coffrer Quinn.

Ensuite,

tu seras fiché et gentiment renvoyé chez toi.

À toi de voir.

Kohl.

Allez.

Soldat. Écoute...

- T'aimes bien Kohl. - Hein ? Comme amie...

Ferme-la. Ça se voit.

Tes sentiments doivent pas altérer ton jugement.

Tourne jamais le dos Ă  l'ennemi pour aider un camarade.

Ça ferait deux soldats morts.

Finis ce que t'as Ă  faire, ton camarade fera pareil.

Compris.

Elle aime pas danser.

Invite-la Ă  dĂźner et apporte des fleurs.

Pas des roses.

Les roses, c'est un truc de con.

Vous aviez le fournisseur expert en armes et l'acheteur.

Restait plus qu'à coffrer l'intermédiaire qui organisait tout ça.

Il me harcĂšle pour une clope. Je peux lui donner ?

Que dit le rĂšglement ?

Ni cigarettes ni drogue ni alcool pour le détenu.

T'es encore lĂ  ?

Gentil, le gamin, mais merde...

Vous disiez que vous étiez prÚs du but.

Pas loin, en tout cas.

On allait demander au juge un mandat d'arrĂȘt pour Quinn.

Sacré ramdam, si ça marche.

Ça va marcher.

Kohl a un dossier en béton.

Il nous manque que les plans que Safwan recevra de Quinn.

On aura besoin de votre aide.

Pour une authentification immédiate.

La moindre virgule en trop,

et Quinn prétendra que ce sont pas des plans officiels.

La prĂ©sentation doit ĂȘtre nickel

pour obtenir le mandat d'arrĂȘt, arrĂȘter Quinn et le condamner.

Obtenez les plans, je les ferai authentifier sur-le-champ.

- Merci. - Bonne chance.

Bon.

Il faut relire ça encore une fois.

On peut faire ça au bar ? J'ai envie d'une biÚre.

Vous savez, Kohl,

certains pensent que vous méritiez pas ce dossier,

que vous ĂȘtes lĂ  pour remplir les quotas de femmes.

Si on nous voit au bar,

ce sera mal interprété

et ça ajoutera de l'eau à leur moulin.

Laissons pas des connards entacher vos mérites.

Mais je veux bien une biĂšre.

Merci de me protéger.

Merci pour le super boulot.

L'échange s'est fait sans souci.

On l'a filmé. DÚs que les plans ont changé de mains,

Frasconi a suivi Quinn pour pas le perdre de vue.

Une fois le feu vert obtenu, on pouvait l'arrĂȘter.

Kohl et moi avons retrouvé Safwan, qui nous a remis les plans.

Tout l'échange a été filmé.

Si on a besoin de ton témoignage, on te retrouvera,

inutile de te planquer.

T'as six heures pour quitter le pays.

Et mon billet d'avion ?

Tu te le payes, connard.

Les plans sont identiques aux vrais plans militaires.

Ponctuation, pagination.

Ce sont des documents confidentiels vendus Ă  un arrĂȘt de bus.

C'est ce qu'on espérait.

Un compte-rendu des rendez-vous clandestins,

un demi-million sur le compte offshore de Quinn,

un agent syrien en possession de plans secrets,

et trois policiers militaires prĂȘts Ă  tĂ©moigner.

On le tient.

Vous le tenez.

Allez l'arrĂȘter.

Vraiment ?

Vous avez enquĂȘtĂ© et fait les recherches.

Je vole pas la vedette.

C'est aussi Ă  vous de l'arrĂȘter

pour faire taire les connards.

Si vous enfoncez pas le clou,

ils croiront que vous avez juste suivi le mouvement.

Frasconi vous accompagnera.

Allez coffrer Quinn, sergent.

Vous l'avez bien mérité.

Merci, Reacher.

De rien, Kohl.

C'est bien, ce que vous avez fait pour Kohl.

- Tout le monde aurait fait ça. - Non.

De jeunes officiers, agents,

personnels de l'administration fédérale

se font sans cesse entuber par des supérieurs.

Merci bien.

Je parle pas de toi, le vieux.

Mais vous l'avez protégée. Elle comptait pour vous.

On rencontre trĂšs peu de gens qui font tout bien.

Leur façon de penser, gérer un problÚme, se comporter,

leur humour quand on a besoin de rire,

leur calme quand ça se tend.

Dominique Kohl voulait ĂȘtre exemplaire.

Elle aurait été brillante.

Toujours rien ?

Non.

Elle doit ĂȘtre en chemin.

Il faut 35 minutes jusqu'Ă  McLean.

Dix de plus avec les bouchons. Une minute pour l'arrĂȘter.

Le menotter, l'embarquer, pas plus de trois.

Du début à la fin, 49 minutes max.

Ça fait 61 minutes.

Envoyez un texto.

Je fais jamais ça. Elle le sait.

Elle croira que je la surveille.

J'envoie un texto.

Tout va bien ?

Vous dites qu'elle est coriace. Elle va gérer.

Alors ?

"Je l'ai. Menotté. On part...

chef."

Quoi ?

Je lui ai dit de pas dire "chef" le premier jour.

Avec Kohl, pas besoin de répéter.

Police militaire ! Les mains en l'air.

Couvre-moi !

RAS !

Rien ici !

RAS.

RAS !

T'as tourné le dos à l'ennemi.

Reacher ! En haut.

Il l'a emmenée.

- Les hélicos ? - BientÎt.

BientĂŽt ? Tout de suite !

Le rapport demandé sur Quinn.

Il y a des mois.

C'est dur d'obtenir un casier de mineur.

Je sais. Désolé.

"L'agression récente d'un enseignant, sa cruauté envers les animaux,

et un comportement antisocial

incitent le thérapeute à diagnostiquer

un grave trouble de la personnalité narcissique,

une sociopathie,

une agressivité égosyntonique et paranoïaque."

Quinn quand il était mineur.

Il peut la retenir n'importe oĂč.

Il l'a emmenée vivante.

Pour obtenir des informations.

Il veut savoir quoi ?

Notre dossier contre lui s'effondre si personne ne témoigne.

La traçabilité des preuves.

Sans mon témoignage, celui de Kohl et de Frasconi,

Quinn est libre.

Il veut que Kohl lui donne le nom de son supérieur

pour me tuer et s'enfuir.

Il va la torturer.

Ça va ĂȘtre violent.

Elle parlera pas.

Je vous ai enseigné quoi ?

Ne jamais perdre de vue la mission Ă  accomplir.

Reprenez les infos une par une.

Suivez les indices que vous avez.

Que sait-on de Kohl ?

Elle aime la nature. Elle est forte, coriace,

elle va se défendre.

Elle va faire du bruit.

Quinn a besoin d'un lieu isolé,

oĂč il se sent Ă  l'aise et aux commandes.

La maison de Quinn Ă  Linton.

Un immense terrain isolé.

Personne n'entendra Kohl crier.

On n'a pas l'adresse.

Recherchez-la. Je pars pour Linton.

Appelez-moi quand vous l'avez.

- Dites-moi que ça y est. - Presque.

Quinn mettrait pas de l'argent sale dans une maison,

mais quatre maisons Ă  Linton appartiennent Ă  des SARL.

Deux sont louées, les proprios sont clean.

L'une a été démolie par un promoteur.

La derniĂšre est une ferme de huit hectares sur la riviĂšre.

23, Mallard Road, voie rapide quatre.

Je suis Ă  5 min.

La police du comté va arriver.

Ça sert Ă  rien. Quinn se laissera pas arrĂȘter.

Souvenez-vous :

Faites-le une fois, faites-le bien.

Ton arme.

Tu crois connaĂźtre l'histoire. Tu te goures.

La fille et moi, on était complices.

L'autre jour, je vous ai vus au parc.

Je savais que vous progressiez.

J'ai contacté Kohl pour faire un deal.

Elle devait te faire croire que t'allais me choper,

et au dernier moment, me laisser partir et prendre sa part.

Mais elle a voulu m'arnaquer et tout rafler.

Ça a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, j'ai pĂ©tĂ© un cĂąble, et oui, j'ai dĂ» la tuer.

Je sais que j'irai en prison pour ça.

Mais je préfÚre 20 ans à perpÚte,

alors passons un accord.

Des officiers,

des hauts gradés sont impliqués.

Ils m'aident Ă  avoir les plans,

me donnent les contacts.

Bosse avec moi. Ça boostera ta carriùre.

Son prénom ?

Quoi ?

Tu dois bien connaßtre le prénom de ta complice.

Alors, c'est quoi ?

Avance.

Retourne-toi.

J'ai plein de fric lĂ -bas.

Prends-le et barre-toi.

Tu veux pas ĂȘtre coffrĂ© pour meurtre.

Dominique.

C'était son prénom.

J'ai tiré avec son .22 pour pas utiliser mon arme de service.

Mais c'était un petit calibre.

La balle s'est logée dans le crùne sans toucher le cerveau.

Je l'ai supposé mort.

J'ai appris Ă  ne rien supposer dans une enquĂȘte.

Dans la grange ! Police de Linton !

On est armés et on entre ! Les mains en l'air !

Major Jack Reacher ?

Le général Garber nous a appelés.

Qui est lĂ -dessous ?

Le sergent Dominique Kohl.

OĂč est Xavier Quinn ?

Aucune idée.

Il était parti à mon arrivée.

Ça va ?

Je suis désolé.

Cette fois, vous allez l'avoir.

Quoi ?

J'ai pas payĂ© Teresa pour ĂȘtre infiltrĂ©e.

Je l'ai menacée d'une peine de prison.

Je lui ai fait croire

que le procureur qui poursuivait son mec pour trafic

pensait que Teresa disait pas tout

pour alléger sa peine,

et qu'il voulait la condamner elle aussi.

Elle est naĂŻve, alors elle m'a crue.

J'ai dit que si elle m'aidait,

je parlerais au procureur.

Mais j'ai merdé.

Je l'ai foutue dans la merde et je dois l'aider.

On a un point commun.

OĂč est Beck ?

Il est allé se coucher.

Il y a du café ?

Il suffit de demander.

J'ai demandé.

Non. Vous avez demandé s'il y en avait. C'est différent.

Puis-je avoir du café noir ?

OĂč est M. Duke ?

Il ne travaille plus pour Beck.

J'ai pris sa place.

Un café noir. Tout de suite.

Tout va bien ?

Longue soirée.

À faire quoi ?

À me souvenir.

Longue soirée pour nous aussi.

Les préparatifs des 50 ans du boss.

Les invités, c'est des collÚgues de travail ?

- De Bizarre Bazaar ? - Non.

Il les déteste.

Des gens venant de loin ?

D'autres pays ?

Non.

Vous ĂȘtes curieux.

Je suis le numéro 2. Je dois savoir qui vient.

Le nom de ses amis.

Il n'a pas d'amis.

C'est les gens de la ville.

Des commerçants. Le maire.

La Chambre de Commerce.

Les gens qui aiment son argent. Il aime se sentir important.

Un vieux con désespérément seul.

Fallait le voir il y a 15 ans, avec madame.

Un autre homme.

J'emporte le café.

Merci, Agnes.

Je vous ai pris ça. Des vĂȘtements neufs.

Beck veut pas que son numéro 2 ressemble à un troufion.

Un air de merde, quoi.

J'espÚre que ça ira. Les chemises vont jusqu'au XXL.

Un problĂšme ?

J'ai pas senti de vĂȘtements neufs depuis un bail.

J'espÚre que ça ira.

Frappe-moi.

Quoi ?

Allez.

Non. Et si je vous fais mal ?

Tu plaisantes ?

Si tu veux pas que des connards te fassent chier, vas-y.

Frappe-moi fort au torse.

Tu t'y prends mal.

Sans déconner.

D'abord, frappe avec tes jambes, pas ton poing.

Ta puissance vient des jambes. Mets-toi en garde.

Bon sang.

Beck. Que se passe-t-il ?

Ton pÚre t'a pas montré comment frapper ?

Mon pĂšre en a rien Ă  foutre de moi.

Il les a laissés me mutiler.

Peut-ĂȘtre qu'il te protĂ©geait, non ?

Appeler les flics et c'était la taule.

On aurait saisi ses avoirs.

Sans famille, t'aurais été placé.

Et Ă  18 ans, t'aurais fini pauvre et Ă  la rue.

C'est une vie, ça ?

Vous ĂȘtes pauvre et Ă  la rue.

Oui, mais je suis doué pour ça.

Dur de pivoter pieds et épaules alignés.

T'es vulnérable.

Vulnérable à quoi ? Pigé.

La force, c'est pas ton fort.

Faut de la stratégie.

Compte jusqu'Ă  trois, mais frappe Ă  deux.

C'est pas fair-play.

Celui qui s'en prend Ă  toi la joue pas fair-play.

Le prends pas mal.

Y a pas de mal.

Le plus faible doit frapper en premier et frapper dur.

Ton premier coup doit ĂȘtre le meilleur.

Et si je suis pas le plus faible ?

Tu seras le plus faible.

Enfoiré.

Allez, vas-y.

Sacrée histoire, hier soir.

Un truc Ă  me dire ?

Peut-ĂȘtre.

C'est que...

tu réalises que si Reacher avait pas merdé avec Quinn,

on serait pas dans ce pétrin ?

Reacher a aucun scrupule Ă  buter sans rendre de compte.

Angel Doll. Les mecs de Bizarre Bazaar.

Et Duke.

Tu risques la prison pour Teresa.

- Ça te va ? - Oui.

Oui ?

Moi aussi.

Mais tu la connais pas.

C'est pas pour elle que je risquerais la prison.

C'est gentil.

Y a trop d'endroits.

Fabriques de tapis, sociétés de transport, teintureries.

Tout ça pourrait ĂȘtre plausible

puisque Beck vend des tapis.

Faut que ce soit de vrais pros pour assurer sa couverture.

Ça prendra du temps de vĂ©rifier cette liste.

Teresa peut ĂȘtre n'importe oĂč, faut tout vĂ©rifier.

On commence par celui-lĂ .

Bien, madame.

- Un, deux... - Tu nous excuses ?

Reacher.

Tout va bien ?

McCabe m'a appelé.

Il a envoyé chercher l'ordi d'Angel Doll à l'entrepÎt,

les livraisons sont notées dessus. Il a disparu.

Il est peut-ĂȘtre dans la planque que j'ai cramĂ©e.

Non, il a un traceur en cas de perte ou de vol.

Il est localisé dans un de nos entrepÎts.

PrĂšs de la voie rapide 26.

Comment ça ?

L'équipe d'Angel Doll l'aura pris.

Les mecs ont pas saisi notre message.

Il y est depuis quand ?

Va savoir. La position est en temps réel.

Trois hommes de McCabe sont en chemin.

VoilĂ  l'adresse.

Va buter le connard qui a l'ordi.

Ici Susan Duffy. Laissez-moi un message. Je vous rappelle.

Quinn a localisé l'ordi d'Angel Doll.

Balancez-le et tirez-vous.

- Rien ? - Nada.

Pas de trace de Teresa, putain.

Le prochain entrepĂŽt est loin ?

Pas de réseau.

Le toit est en acier.

McCabe a été clair.

Tout ceux qu'ont rien Ă  foutre lĂ ,

on les bute.

Sous-titres : Aude Di Paolantonio

Supervision créative Thomas B. Fleischer

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