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Original subtitles

Musique

...

- Jo !

Jo ! - Qu'est-ce que tu lui as fait ?

Qu'est-ce que tu as fait ?

- C'est elle qui a voulu ça.

- Lâchez vos armes !

A genoux !

- Tes mains.

Donne tes mains.

Appel radio

(-Jo !)

- Robert Darzac,

il est 7h22.

Vous êtes en garde à vue

pour tentative de meurtre.

Elle est avec moi.

- Bien reçu, inspecteur.

- Allez !

On l'embarque.

- Jo !

C'est pas moi !

- Avance.

- Elle est vivante !

Elle est vivante !

Faites quelque chose.

- Je m'en occupe.

- Jo, j'ai rien fait !

- Rythme cardiaque régulier. On va s'occuper d'elle.

Musique de suspense

...

Musique énigmatique

...

Propos indistincts

- Excusez-moi. C'est la juge.

- Allez-y. - Allô ?

- Donc Larsan avait raison ?

Robert Darzac est coupable ?

*-Je viens de débriefer le GIGN.

Darzac tenait en joue Mlle Belisaire .

Mathilde Fabre était à ses pieds, inconsciente.

*Larsan reprenait ses esprits.

- Comment va Mlle Fabre ?

*-Elle est à l'hôpital. - Larsan y est aussi ?

- Il a été soigné sur place.

Il ramène Darzac à la gendarmerie.

- Vous lui direz de m'attendre.

- Ouais, je vais essayer.

- Il pense que Darzac a assassiné Max Bret ?

- Non, Fabien Laugier a avoué ce matin.

*-Je vais pouvoir clore ce dossier

et celui de la chambre jaune. *-Très bien.

Affaire classée. Merci.

- Il me reste à vendre tout ça au proc'.

Sirène d'ambulance - Joséphine !

...

Je viens d'apprendre pour Mathilde et Darzac.

Je suis tellement désolé.

- Quand je suis arrivée, il était au-dessus d'elle.

C'était trop tard.

- T'es pas arrivée trop tard. D'accord ?

T'as sauvé Mathilde et probablement Larsan.

Ok ? (-Ouais.)

- Ca va ?

- J'ai... J'ai trouvé ça

près de Mathilde.

- Chrysanthème ?

- Comme Roussel.

Musique inquiétante

- M. Darzac.

M. Darzac !

Votre silence ne vous aide pas.

- Bonjour, M. Darzac.

Je suis la juge Marquet.

J'instruis cette affaire.

Mon mari va me tuer si je vous mets en examen.

Il pense que vous êtes l'avenir

du football marseillais.

Toutes les preuves

vous désignent coupable pour ces tentatives d'homicide

sur Mlle Fabre.

Je vous ai interrompu ?

- L'arme qu'on a retrouvée est la vôtre.

Arme avec laquelle j'ai été moi-même blessé.

- Je l'avais prise pour protéger Mathilde.

Elle allait pas bien. Elle avait peur.

Elle me l'a dérobée hier.

- Elle aurait tiré sur moi, puis se serait évanouie à vos pieds,

avant que Mlle Belisaire ne vous découvre, l'arme à la main.

- Ca tient pas debout.

- Les rapports balistiques établiront

votre culpabilité.

- Vous devriez avouer, et puis voilà.

- J'étais pas dans la crypte.

J'étais pas là le soir de la chambre jaune.

J'étais à un match, à Milan.

- M. Darzac oublie de dire qu'il est le propriétaire et le pilote

d'un avion privé

qui permet de faire le trajet en 1h30.

L'agression a eu lieu

peu après minuit. Il a eu le temps.

- Ah ! C'est intéressant.

Votre alibi

pour la nuit de la chambre jaune est pas très fiable.

- J'ai demandé

les images de vidéosurveillance à l'aérodrome.

- Ecoutez, M. Darzac, je passe ma vie à essayer de comprendre

ce qui pousse les gens à faire ce qu'ils font.

Pourquoi cette agression ?

- Mathilde est la femme de ma vie.

Je me tuerai avant de lui faire du mal.

- Mlle Belisaire a entendu Mlle Fabre vous quitter.

Vous l'avez menacée. - Elle a mal compris.

- Elle vous avait déjà quitté.

- Non, c'est pas moi.

Vous vous trompez.

Ok ? C'est Roussel,

le tueur en série. - Roussel ?

Il est mort il y a 10 ans.

- Ton père et toi,

vous avez révélé que Roussel laissait un chrysanthème.

C'était sa signature.

- Tu crois que plus de 10 ans après sa mort,

quelqu'un essaie de l'imiter ?

- J'en sais rien.

- Sa dernière victime était à Los Angeles.

Comment vous pouviez en être sûrs ?

- Parce que cette victime a réussi à lui échapper.

Elle l'a même identifié.

On n'a jamais réussi à obtenir son nom.

Après, on a appris qu'il était revenu en France

sous une nouvelle identité.

- Ce que Larsan a confirmé en 2015, quand il a retrouvé son corps.

Il acquiesce.

- Le tour de prestidigitation de la chambre jaune,

comment vous l'expliquez ?

- M. Darzac a un accès privilégié à la chambre jaune.

- On n'a pas trouvé la porte de sortie.

- Il a pu se fabriquer une 2e clé

qui lui donnait accès à la porte blindée,

s'immiscer dans la chambre jaune,

puis prendre la fuite

avant que Max Bret n'arrive.

- C'est de la folie. N'importe quoi !

- Trêve de plaisanterie. Je vous mets en examen.

On va perquisitionner votre domicile.

C'est clair, comme ça ?

Musique grave

...

- Ce chrysanthème,

sa signature, Larsan qui retrouve son corps...

Si Roussel était mêlé à cette histoire ?

S'il nous avait tous fait venir ici ?

- Joséphine, il est mort.

- C'est un génie. Il aurait pu mettre en scène sa propre mort.

- Non ! Non, non. Le coup du ressuscité, là ?

- Ouais ! - Non.

Il aurait pu recruter un disciple dans ses années perdues,

entre 98 et 2015.

Ou alors, un imitateur.

- On a trouvé quelque chose... - N'entrez pas comme ça.

- Ca remet en cause la culpabilité de Darzac.

- Il vous a menacée, ça suffit pas ?

- Il y a un truc qui colle pas.

Ca.

- Et alors ?

- On sait pas comment ni pourquoi,

mais Roussel est impliqué.

Vous êtes le spécialiste.

- J'ai identifié son corps il y a 10 ans.

Il est temps que vous regardiez la vérité en face.

Robert Darzac

est coupable. Après Jacques Arras

et Fabien Laugier, c'est la 3e fois que vous vous faites berner.

- Hé ! Oh !

Elle a sauvé la vie de Mathilde et la vôtre.

Donc sans elle... - Vous êtes une nuisance.

Vous m'empêchez de faire mon travail. Sans vous,

j'aurais été sur la piste de Darzac avant.

Max Bret serait encore vivant.

A partir de maintenant, restez à l'écart de cette enquête.

Musique sombre

Je ne veux plus vous voir.

Sortez.

...

- Il a raison. Tout est ma faute.

- Cette enquête aurait pas avancé sans toi.

- J'ai cru que j'avais du potentiel.

- Joséphine, regarde-moi. - Quoi ?

- A notre arrivée, tout le monde s'est tourné vers toi

pour élucider cette affaire et sauver Mathilde.

- Ouais. J'arrive pas à croire qu'il soit coupable.

- Oublie ce que vient de te dire Larsan. Ok ?

Puis réfléchissons ensemble...

Mathilde, quand elle a essayé de s'enfuir,

elle est allée dans la maison de Darzac.

Elle se serait réfugiée dans l'antre du loup ? Je crois pas.

Elle l'aurait reconnu, le soir de l'agression.

- Ouais. Bah oui !

T'as raison. - Voilà.

Tu vas où, là ? - Chez Darzac.

...

Ca aurait été plus simple d'y aller direct.

- La maison de Darzac est dans un quartier sécurisé.

Impossible d'y accéder sans être vus, sauf par la mer.

- Je peux piloter ? - Tu vas pas t'y mettre.

- Mais non... - Je suis très prudente.

- J'en doute pas.

Quand j'allais au Cap Ferret, mon père me laissait piloter.

Depuis sa mort, j'ai pas eu l'occasion.

- Ok, bah... Ok. Désolée, je savais pas.

- Tu pouvais pas savoir. - Vas-y.

Tu fais gaffe, hein ? - Allez !

C'est quoi, le matériel d'escalade ?

- Surprise !

- Ah ouais ? - Oui.

Musique intrigante

...

- Bon retour parmi nous, Mlle Fabre.

Mon greffier a dit que vous vouliez me parler, avec votre père.

- Roussel.

- Encore lui ?

Vous parlez de Victor Roussel ?

Le tueur en série ?

- C'est...

C'est plus Roussel.

Bips alarmants

- Qu'est-ce qui se passe ?

Mathilde ! - Docteur !

Venez vite, il y a une urgence.

Musique dramatique

...

- On va au bloc. - Que se passe-t-il ?

- Ne vous inquiétez pas, on s'en occupe.

...

- On a une patiente en fibrillation ventriculaire.

Prévenez l'équipe de réa.

- Ca veut dire quoi, "c'est plus Roussel" ?

...

- Allez ! Allez !

A droite, il y a une prise.

- Il y a 30 mètres sous mes pieds.

- Et bah... Te retourne pas.

Gémissements d'effort

...

Vas-y !

...

Il crie de joie.

- T'es fière ou pas ? - Oui, très.

- Avec toi, je suis capable

de tout. Tu me permets de me dépasser. C'est...

- Oui ? - C'est incroyable !

- Super. La comédie romantique, on fera ça plus tard.

- Ouais.

- La police doit être en chemin. - T'as raison.

- Je suis pas contre terminer cette conversation.

J'aimerais connaître mes autres qualités.

- Quand tu veux. - Allez, c'est parti.

- Ouais. - Allez, go !

- Pas mal pour un ancien footballeur.

- Et encore, t'as pas vu l'intérieur. Allez !

Musique calme

...

En espérant qu'il ait pas changé le code.

(Allez !) - Waouh !

(-Yes !)

Facile à retenir.

- T'es hypermnésique. Ca veut rien dire, "facile à retenir".

- C'est l'anniversaire de Mathilde.

- Vu comme ça, c'est sûr que...

Tu viens souvent ici ?

- Je venais quand j'étais ado pour fuir l'enfer du lycée.

...

- Eh ben...

Petit rire

C'est Mandela.

- Ouais. Viens. Son bureau est en haut.

Faut passer par la terrasse.

...

- Ca doit être le tableau pour ses stratégies.

Musique de tension

...

- Oh, non.

Oh, non !

...

C'est Roussel. Sainclair, c'est Roussel.

...

- C'est des informations sur Roussel.

...

Le copycat de Roussel,

c'est bien Darzac.

Je suis désolé, Joséphine.

...

Téléphone

- Mme la juge, on sera chez Darzac dans 10 minutes.

Deux OPJ de Marseille seront là d'un instant à l'autre.

- J'aurais aimé me joindre à vous pour cette perquisition,

mais j'ai un problème qui me retient ici.

Appelez-moi si vous trouvez quelque chose.

- Entendu.

...

- Darzac serait derrière tout ça ?

Comment j'ai pu me tromper à ce point ?

Comment j'ai pu me tromper

sur tous ces hommes en qui j'avais confiance ?

J'ai dit ça pour les autres, mais là, je comprends pas.

Ca a aucun sens. C'est Rob, quoi !

- BONJOUR !

- Bonjour !

Alarme

Musique pesante

...

- Les flics sont là.

Il faut partir.

- Les caméras de surveillance ! J'aurais dû y penser avant.

Putain !

Petite sonnerie

...

- Tu fais quoi, là ?

- Darzac laisse les caméras filmer en permanence.

On verra quand est-ce qu'il est venu.

Alarme

- Joséphine !

...

Les flics sont là, faut partir !

- Donne-moi deux secondes.

J'ai trouvé les fichiers, je les copie.

- Ils vont rentrer.

Tu sais ce qu'on risque

pour intrusion et altération de preuves ?

La prison !

D'accord ?

- J'y suis presque.

- Ils sont dans la maison.

...

(-Allez, allez !)

(-Jo ! Jo, ils sont là !)

...

- Attends !

- Qu'est-ce que tu fous ?

Jo ! - C'est bon !

J'efface nos traces.

...

Passe par la terrasse.

Allez, go ! Viens !

(-On passe par où ?)

...

- Bonjour ! c'est la deuxième maison à gauche.

*-Je crois qu'on a trouvé quelque chose.

- Vous ne touchez à rien, j'arrive.

- Oh, putain !

Les caméras.

- Suis-moi !

Musique angoissante

...

(Putain !)

- Tout est clair, ici.

- Ok, reçu.

...

(-Vas-y, viens !)

(Allez !)

...

(Vite, vite, vite !)

...

- On n'avait pas à chercher loin.

Alarme

...

- Au bateau ! - On va où ?

...

- Ramenez tout ça à la gendarmerie.

- Bien, inspecteur.

...

- Mme la juge... *-Oui ?

- On a assez d'éléments

pour inculper Darzac. *-Très bien.

*J'ai une mauvaise nouvelle.

- Quoi ? *-Mathilde Fabre est décédée.

*Inspecteur, vous m'entendez ?

Musique haletante

...

- Tu trouves quelque chose ?

- Ouais. Je crois bien, ouais.

Regarde. Regarde la date.

Darzac a lancé ses recherches

quatre jours après l'agression de Mathilde.

Si c'était l'agresseur, il les aurait commencées avant.

C'était pas lui. Larsan va être obligé de nous écouter.

- Il veut plus nous voir.

Quand tu vas lui expliquer le cambriolage...

- Il sera énervé, mais c'est quelqu'un de rationnel.

- Tu te souviens de ce qu'on disait, au début ?

Pourquoi on enquête ? - Pour sauver Mathilde.

- Pour trouver la vérité. - Il faut relancer les recherches.

Le coupable est encore dans la nature.

- Pour la police, quand une enquête piétine,

il est surtout question de sauver la face.

Un coupable, ils en trouveront un, quoi qu'il arrive.

- J'appelle Larsan.

*-Je ne suis pas disponible. Laissez-moi un message.

- Inspecteur, c'est Joséphine.

J'ai de quoi prouver que Darzac est innocent. Rappelez-moi vite.

Téléphone

- Qu'est-ce qu'il dit ?

- "Arrêtez tout. C'est fini."

- Il est sérieux ?

- C'est pas fini.

Musique de suspense

- Larsan a reçu une vidéo de l'aéroport de Vinon-sur-Verdon,

le soir de l'agression de la chambre jaune.

On voit Robert Darzac arriver à 21 h. Je vous envoie.

- Merci.

Alors...

- C'est celle-là.

Musique tranquille

- Faut la faire analyser.

- Mme la juge, vous vous êtes trompée sur Darzac.

On a trouvé ça chez lui.

Regardez la date. C'était après l'agression

de Mathilde. On n'aurait pas dû

aller chez lui, mais ça prouve qu'il est pas coupable.

Il aurait été incapable de lui faire du mal.

...

- Asseyez-vous.

- Vous m'avez entendue ?

Mathilde est en danger ! Faut faire quelque chose !

- Assieds-toi.

...

- Quoi ?

- Je suis désolée d'être celle qui vous l'annonce, mais...

Mathilde Fabre est décédée des suites de ses blessures.

...

- Non !

- Je suis désolée.

...

- C'est pas possible.

Musique triste

...

- C'est trop dangereux.

De toute façon, c'est bientôt fini.

- Je t'abandonne pas.

Musique intrigante

- Va-t'en.

...

- Comment va Mathilde ? - Ecartez-vous.

- Quoi ?

- Elle est morte. - Hein ? C'est pas possible !

Lâchez-moi ! - Attendez !

- Vous pouvez pas le suivre !

- Je te promets que c'est pas moi. Roussel est vivant !

Roussel est vivant !

Il a voulu tuer Mathilde à Los Angeles.

Il a essayé de la tuer à Los Angeles !

Il a essayé de la tuer !

Musique tragique

- C'est bon. C'est bon.

...

- Joséphine a raison.

Darzac est innocent.

- Une vidéo le situe dans la région, le soir de la tentative de meurtre.

- Miraculeux comme timing, non ?

Après une semaine d'échec, un coupable idéal se dessine ?

- Vous pivotez rapidement. Une vraie danseuse étoile.

A défaut de faire une émission

où vous sauvez Mlle Fabre, Vous allez en faire une autre

pour dénoncer la corruption de la justice ?

C'est très chic.

- Vous connaissez Victor Roussel ?

- Allez-y.

- Pendant des mois, j'ai enquêté sur lui.

Des mois.

L'homme qui l'imite utilise les mêmes techniques que lui.

Quand Roussel va se faire coincer, il sème la zizanie pour s'échapper.

- Quel rapport avec notre affaire ?

- Cette vidéo qui place Darzac dans la région est un deepfake.

Le temps que vous vous en aperceviez,

le vrai coupable aura disparu. Voilà.

- Je comprends que vous ne vouliez pas

arrêter de vous battre.

- Comment vous pouvez rester si froide ?

- Ma froideur et ma distance me permettent

de voir les choses plus clairement.

(-Très bien.)

(D'accord.)

- Il y a un remède pour ceux qui restent. Etre ensemble.

- On aura les résultats

de l'analyse vidéo dans moins d'une heure.

Propos indistincts

...

Vibreur

...

- Jeanne, c'est pas le moment.

- Qu'est-ce qu'il y a ? C'est pas le moment.

- Enfin !

Il faudrait une dernière interview de la juge d'instruction.

- Mathilde est morte. Tu penses qu'elle a que ça à foutre ?

*-D'accord, je me doute,

mais ça renforcerait l'histoire.

*-Arrête avec tes intérêts.

Pense aux victimes deux secondes.

- Ah, ouais !

T'es vraiment devenu trop proche de l'affaire.

Tu seras jamais comme ton père.

- Me parle pas de mon père, d'accord ?

Tu sais ce qu'on va faire ? Je vais faire les choses à ma façon.

- Et avec quelle émission ?

*-Avec la mienne. J'ai rien signé, moi.

J'ai pas besoin de toi.

J'ai jamais eu besoin de toi. Tout m'appartient.

- Attends, Sainclair...

Tu vas quand même pas me la faire à l'envers ?

*Si t'es là, c'est grâce à moi. Tu crois...

- J'ai plus de batterie.

Putain !

(Qu'est-ce que je fais ?)

(Ok.)

- Je vous demande encore quelques instants.

- Je viens voir le corps de Mathilde Fabre.

- Oui, je... Il n'est pas prêt.

- Comment ça ?

- Elle a été identifiée par son père.

On m'a dit de montrer son corps à personne.

Ordre de la juge d'instruction.

*-Pourquoi m'interdit-on de voir Mathilde ?

- Quoi ? Je vois pas de quoi vous parlez.

- Dites-leur de me laisser la voir.

- J'arrive dans cinq minutes.

Musique dramatique

...

Musique inquiétante

...

- Une main... Une main rouge.

Qui... Qui m'étrangle.

...

- Jo !

Oh, tu es là !

Ma chérie.

C'est terrible.

C'est terrible.

Qu'est-ce qui se passe ?

Je connais ce regard.

- Maman... Maman, j'ai compris.

- Va falloir te reposer. On est tous très ébranlés.

- S'il te plaît, écoute-moi.

Si c'est pas possible, c'est pas arrivé.

- Quoi ? - Le soir de la tentative de meurtre,

on ignore comment l'agresseur s'est échappé.

- Arrête de te torturer avec ça. Laisse la police faire son travail.

- Mathilde parlait de mains rouges.

Larsan disait que c'était peut-être du sang ou des gants.

Mais elle se tenait ici à 5 h précises.

Musique douce

...

Mathilde s'est fait agresser l'après-midi, pas le soir.

Musique lugubre

Elle gémit.

Jamais personne ne s'est volatilisé de la chambre jaune.

...

- Mathilde a passé l'après-midi avec moi pour préparer la fête.

A un moment donné,

elle a eu froid et elle est venue prendre son blouson.

Moi, je suis montée pour prendre des nappes.

Et c'est là que j'ai entendu un bruit.

Mathilde ?

Mathilde, tout va bien ?

J'ai entendu un gros... Ouh là là !

Attends, va pas te couper.

Voilà.

Voilà.

...

Magnifiques, ces fleurs.

Elles sont de Rob ?

- Hein ?

- Elles sont de Rob ?

- Oui.

...

- C'est vrai qu'elle était bizarre.

Elle était comme un robot.

Si seulement j'avais pu comprendre !

En même temps, elle était étrange depuis une semaine.

Son anniversaire approchait.

On a pensé que la malédiction de Fabre la rongeait.

J'aurais dû lui poser des questions.

J'aurais dû insister pour qu'elle me parle.

- C'est pas de ta faute.

- C'est pas non plus la tienne.

Regarde-moi.

...

- J'arrive pas à croire qu'elle soit partie.

...

- Vous pouvez me laisser, merci.

...

- Que faites-vous ici ?

Fallait faire quelque chose avant.

Maintenant, vous partez.

- M. Fabre, je vous présente mes condoléances,

mais j'ai pas d'ordre à recevoir de vous.

- Ma fille est morte. Son fiancé est en prison.

Ma vie est détruite. Je veux plus jamais vous voir.

...

- M. Fabre a assez souffert.

- Je veux être seul avec ma fille.

- Bien sûr.

Inspecteur.

...

- Robert Darzac ?

- Allez, on se lève.

...

- Je vais chercher un verre d'eau.

...

- Roussel a voulu tuer Mathilde à Los Angeles !

- Maman ?

Mathilde est déjà allée à Los Angeles ?

Maman !

Pourquoi vous me cachez des choses,

toi, Michel, Mathilde ?

Dites-moi.

- Personne devait savoir pour Los Angeles.

- A cause de Roussel ?

- Elle savait pas qu'il s'appelait Roussel.

- Maman, s'il te plaît.

J'ai pas pu sauver Mathilde,

mais je peux lui rendre justice.

Rob peut pas finir en prison. Il faut trouver Roussel.

- Après la mort de sa mère, Mathilde était...

complètement désemparée. Michel savait plus quoi faire.

La seule chose qu'ils partageaient, c'était la musique.

Et à l'époque, la musique, c'était la côte ouest

de la Californie.

Alors il a poussé Mathilde à partir à Los Angeles.

Cette aventure pourrait lui redonner le goût de la vie.

Elle a travaillé comme barmaid

dans un bar branché de Sunset Boulevard.

Musique rock

Elle se rapprochait de son rêve de devenir chanteuse.

- Thank you so much.

- Très rapidement, elle a rencontré un jeune homme,

un génie en informatique.

Ils parlent en anglais.

...

- T'es française ?

- Oui.

- Enchanté. Antoine Meyer.

- Mathilde.

Musique énergique

...

- T'es nouvelle ?

- Oui, pourquoi ?

- Vu comme tu fais les cocktails...

- Vu comme t'es con, tu dois habiter ici depuis longtemps.

- Pas mal.

A part servir des cocktails à des cons, tu fais quoi ?

- Je suis guitariste. Et chanteuse.

- Moi, je suis informaticien, si ça t'intéresse.

- Ok, cool.

Tu dois être au bon endroit.

- Oui. Je pense que je suis au bon endroit.

- Il était charmant.

Il lui a dit qu'il l'aiderait à enregistrer ses chansons.

Musique mélancolique

...

Elle était belle.

Elle avait du style avec sa guitare et tous ses stickers.

- La guitare que Michel m'a donné, c'était la guitare de Mathilde ?

- Oui.

- Elle est où ?

*-Salut, salut ! Oui, t'es bien

*sur le répondeur de Joséphine. Laisse un message.

- M. Sainclair !

Vous n'êtes pas avec Mlle Belisaire ?

- Laissez-la tranquille. Vous en avez assez fait.

- Je vais m'excuser.

J'ai été injuste et très dur avec elle.

- C'est un bon début, ouais. - Vous la cherchez ?

Je l'ai vue partir il y a une heure.

Elle a pris la direction

de L'Artuby. (-Merde !)

- Je peux vous aider ? - J'ai plus de batterie.

- Je vous emmène.

J'y allais, justement.

Elle croit Darzac innocent. Je veux des preuves.

- Ok.

- Là !

- T'en as joué une fois

et t'as décrété

que t'avais aucun talent.

Michel était déçu. Il pensait avoir trouvé quelqu'un

avec qui faire des jams.

- C'est pas le moment d'être nostalgique.

Qu'est-ce qui s'est passé avec Meyer ?

- Ils sont tombés amoureux.

Et un jour, il a sorti le grand jeu.

- Veux-tu m'épouser ? Exclamation de surprise

- Euh... Oui. Oui !

- Il a fait sa demande en public, au restaurant.

- I love it! I love it!

Cris de joie Amazing! It's so cute!

- Tout s'est enchaîné très vite.

Musique calme

...

Trop vite.

...

Quand Michel a appris ses fiançailles, il était inquiet.

Il a sauté dans le premier avion.

Dialogue en anglais

... Crissements de pneus

Fracas

Cris

- Avant qu'il retrouve Mathilde, il s'est fait percuter

par un chauffard qui a pris la fuite.

- Call for help!

- Yeah, we're calling. - Ca va aller.

What the fuck happened? - Just a car.

- C'est de là, son handicap ?

Il a jamais voulu en parler. Pourquoi s'en prendre à Michel ?

- On pense que son arrivée dérangeait les plans de Roussel pour Mathilde.

On n'a jamais eu les détails.

Et après l'accident, il a dû être amputé.

- Salut, papa.

Comment tu te sens ? - Un peu mieux,

avec les médicaments.

- Je suis désolée.

- Tu devais pas aller voir ton fiancé ?

- Non, je vais rester avec toi.

Je vais l'appeler.

Il doit me rester une pièce, s'il répond pas.

- C'est lui, ton fiancé ?

- Oui, c'est Antoine.

Pourquoi ? - C'est lui qui m'a écrasé.

- Quoi ?

Musique de tension

...

Papa, c'est impossible.

- Si, j'en suis sûr.

- Oh mon Dieu !

- Comment ils ont compris que c'était Victor Roussel ?

- Quand ils ont été porter plainte,

ils ont montré une photo de Meyer.

Ils ont appris qu'en réalité,

c'était Victor Roussel, qui était recherché par Interpol.

C'était trop tard. Roussel s'était volatilisé.

- Donc l'inconnue de Los Angeles, c'était Mathilde ?

Roussel est rentré en France pour la traquer.

- Michel et elle savaient qu'il ferait tout pour la retrouver.

Et pour la tuer.

Ils sont décidés de se cacher à L'Artuby et de changer de nom

pour que Roussel puisse jamais les retrouver.

...

- Je pense pas que Darzac soit un imitateur.

Il est pas coupable.

...

Vous pensez que c'est impossible que Roussel soit vivant ?

...

- Que pense Mlle Belisaire de votre théorie ?

- C'est elle qui m'a mis sur cette piste.

- Y avait un carnet.

Je me rappelle, il y avait un carnet avec des photos,

des histoires d'amour.

- J'ai rien jeté, moi. J'avais tout mis dans un sac.

Voilà.

Dans ce sac qu'elle avait rapporté de Californie.

S'il y a quelque chose,

c'est là-dedans.

- Oui, c'est ça.

J'ai passé tout ce temps à chercher des indices alors que tout était là.

- Mathilde voulait pas qu'on parle de cette période.

- J'ai besoin de savoir.

- On sera quand même mieux ici.

Je vais nous faire un thé. - Ouais.

Mathilde et Michel pensaient être en sécurité ici.

- Mathilde avait jamais parlé de sa mère à Roussel.

Il connaissait ni le nom de Fabre ni celui d'Artuby.

Ils se sont dit qu'ils seraient en sécurité ici,

dans une communauté unie avec peu de passages.

Mathilde a complètement abandonné la musique.

Elle a arrêté de chanter.

Roussel lui a volé sa voix.

- Puis Internet a explosé.

C'est pour ça

qu'ils voulaient aucune présence en ligne.

- En 2015, Roussel est mort. Ca a été la délivrance.

Mathilde a rencontré Rob.

Elle était toujours traumatisée.

Elle se tenait sur ses gardes.

Quand la vidéo des fiançailles a été mise sur les réseaux,

elle est redevenue peureuse, parano.

J'avais pas fait le lien, à l'époque.

- Elle avait raison.

C'est ça qui a attiré Roussel.

Musique délicate

- Ah oui !

...

Jo acquiesce.

- J'ai jamais pu l'écouter.

- J'ai ce qu'il te faut. - Ah ouais ?

- Ouais. - T'as ton...

- Je garde tout, moi.

Voilà.

...

On rembobine.

...

- C'est les paroles de "Love To Death".

Elle lit les paroles en anglais.

Il parle d'une certaine Lady C.,

une chanteuse des années 90 de Los Angeles. Ca a aucun sens.

En fait, Lady C., c'est Mathilde.

- "On My Way", take 5.

Musique mélancolique

...

- C'est la voix de Mathilde.

...

- Pour donner rendez-vous à son agresseur,

Mathilde a utilisé les paroles de sa chanson.

Elle savait que la personne connaissait Lady C.

Le seul qui savait que Lady C., c'est Mathilde,

c'est Roussel.

...

Elle savait qu'il était toujours vivant.

...

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Maman, on avait raison.

Musique inquiétante

Roussel n'est pas mort.

...

Roussel chantonne "On My Way".

- J'ai identifié son corps il y a 10 ans.

- C'est Larsan.

Musique dramatique

...

Musique calme

...

Sous-titrage : TransPerfect Media France

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