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Zulu
Musique calme
---
Musique douce Cri d'aigle
--- ---
---
-J'aime bien quand c'est les mecs qui bossent.
Ah, les sacs ! Je vais te les chercher.
T'es resté pour aider, toi ?
-Regarde, Mathilde.
-Où t'as trouvé ça, Maya ?
-C'est le monsieur aux fleurs qui me l'a donnée.
-Il est où ?
-Il est parti.
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rentre à la maison, Maya.
Viens.
-Je veux rester à la fête.
-Non, viens. Eliza, rentre avec Maya.
-Y a un problème ?
On va faire un jeu.
-Non, je veux rester à la fête.
-Mathilde, ça va ?
Musique sombre
---
--- Claquement
---
-Voilà,
le deuxième oeil est posé.
Musique calme
---
-T'as entendu ?
-Quoi ?
---
Mécanisme
---
Musique oppressante
---
Aboiement
---
---
Hululement
Musique oppressante
---
Hurlement de femme
Fracas -Non !
Non !
Cris -Mathilde ! Mathilde ! Mathilde !
--- Mathilde, ouvre !
-Laisse-moi essayer.
-Non !
-C'est fermé. Je sors voir si j'aperçois quelque chose.
-Ouvre-moi, s'il te plaît.
-Laissez-moi !
-Qui est là ?
Fracas
Gémissements
-Non !
Fracas
-Allô ? *-Gendarmerie de Castellane.
-On essaie de tuer ma fille, j'arrive pas à ouvrir.
Venez tout de suite. *-Où êtes-vous ?
-Au Pin Noir ! *-On arrive au plus vite.
-Mathilde !
Détonation
Choc
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Je sais pas, enfonce cette porte.
-C'est blindé ?
-Non, pas l'embrasure.
Gémissements d'effort
---
Fais attention.
Mathilde !
Non, Mathilde.
Non...
Mathilde, réponds-moi.
Mathilde. -Y avait quelqu'un ?
Que s'est-il passé ?
-Appelez les secours.
Elle respire encore.
-C'est pas possible, y a forcément quelqu'un.
-On a une urgence au Pin Noir.
Y a une femme qui s'est fait agresser.
Elle est inconsciente,
elle a du sang derrière la tête.
Venez vite.
-Y avait quelqu'un !
-J'ai cherché, y a personne.
Musique dramatique
---
-Y avait forcément quelqu'un,
elle a été étranglée.
---
Musique calme
---
-Bienvenue sur le podcast de Marc...
-Et Théodore Sainclair.
Nous allons aborder l'histoire d'un tueur en série.
-Victor Roussel, connu comme le tueur Caméléon,
*se créant de nouvelles identités après chaque meurtre,
*est un des tueurs les plus meurtriers de France.
*-On a découvert le dysfonctionnement
*des systèmes policiers et judiciaires
*qui ont permis à Victor Roussel de sévir durant 30 ans.
Téléphone
---
--- Elle souffle.
-Ouais, allô, maman ?
-Je voulais te prévenir que Mathilde vient d'être admise aux urgences.
-Mathilde, à l'hôpital ?
*-Elle a été agressée dans sa chambre.
-Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Elle crie.
---
Elle souffle.
-Ca va ? Jo ?
*C'était quoi ?
*-C'est rien, je suis en salle d'escalade.
J'arrive. *-Je préfère que tu viennes pas.
-Non, j'arrive !
Klaxon de TGV
-Je te le demande pour mon article. Non, c'est ton ami qui parle.
-Sainclair ? -Attends. Oui ?
-Jo Belisaire, stagiaire radio,
y a un an. -Ah oui, j'ai !
Je suis au téléphone.
-Ah. -Ouais, excuse-moi.
Non, j'ai vraiment besoin de ces informations.
Elle souffle.
*-Votre attention, s'il vous plaît,
*je vous rappelle qu'il est interdit de fumer.
*Merci de respecter cette consigne.
-Pardon, ça vous dérangerait d'échanger avec moi ?
Juste à côté, une place côté fenêtre.
-Pas de souci. -C'est gentil, merci.
-Ciao, salut Pablo.
Joséphine, c'est ça ?
-Ah, bah...
-Moi, c'est Théodore.
-Je sais. J'écoutais ton podcast, justement, ce matin.
-Ah ouais ? Quelle saison ?
-La meilleure : celle sur Roussel, avec ton père.
-Evidemment.
-Bonjour, vos billets.
-Bonjour.
-Merci.
Ah,
c'est pas la bonne place.
-On voyage ensemble, on a dû faire un échange de place.
-Très bien, bon voyage.
-J'ai peut-être un peu aidé la coïncidence.
-Un petit peu.
-T'es sur quoi ?
-Une femme agressée dans une chambre fermée de l'intérieur.
Quand on défonce la porte, y a plus d'agresseur,
il reste que la victime.
Quoi ?
-C'est pour ça que je rentre, en fait.
Celle qui s'est fait agresser, c'est ma grande soeur.
Enfin, tout comme.
-Tu sais ce qui s'est passé ?
-Non, personne n'y comprend rien. Y avait pas d'autre issue.
-Tu connais bien l'endroit ? -C'est comme ma deuxième maison.
-Tu peux m'aider ?
-Non, je suis trop proche de...
-Justement ! C'est important pour toi, donc...
-J'ai pas envie de profiter de son malheur.
-Tu veux être journaliste ?
-Ouais. -Pourquoi ?
-Pour faire justice aux gens oubliés par le système.
-Je suis d'accord avec toi.
Les gendarmes veulent le coupable, nous, on veut la vérité.
Et on la trouvera ensemble.
Pour Mathilde, ton amie.
-Pourquoi moi ?
-Tu connais le terrain,
les gens, et avec mon expertise, ce sera une émission réussie.
Musique calme
---
On fait équipe ?
---
*Bips
*-Comment va Mathilde ? -Elle est sortie du bloc.
Elle est en coma artificiel pour que l'hématome se résorbe.
-Et Darzac a été prévenu ?
*-Oui. Il arrive de Milan dès que possible.
*Signal d'appel
Je te laisse.
-A toute.
-C'est Robert Darzac, l'ancien footballeur ?
-C'est le mec de Mathilde.
-Mais non ? Comment ils se connaissent ?
-Il vient souvent piloter son avion.
C'est là-bas qu'ils se sont rencontrés.
Il vit entre Marseille et L'Artuby.
-C'est très bon.
Si le futur entraîneur de Marseille est impliqué,
ça va forcément faire du buzz.
Pardon...
-Ouais ! -Elle a la chance
d'être bien entourée.
-On a une correspondance.
-Déjà ?
-Allez, viens. -OK.
Attends-moi. *-Votre attention...
(-Fait chier.)
-Tu devais la convaincre de rester à Paris.
-Tu la connais, avec son caractère...
-Que faites-vous là ?
-Je suis le père de la victime.
Je suis venu chercher des affaires.
-Adjudant-chef Roujou, en charge de l'enquête. Faut pas rester ici.
-Je pourrai les récupérer quand ?
-Quand la police scientifique aura terminé.
Quittez les lieux, s'il vous plaît.
Musique calme
-Regarde la porte.
J'ai jamais vu ça.
--- Déclics d'appareil photo
--- ---
---
-C'est bon. J'ai le nom de la juge d'instruction,
c'est la juge Marquet.
-Montre.
Bientôt à la retraite, c'est parfait.
-Pourquoi "parfait" ?
-Elle a déjà décroché, elle s'en fout.
-On a besoin d'une juge motivée !
-Sauf qu'un juge trop pointilleux
nous empêcherait d'accéder aux informations.
-Oui, pas faux.
-Ah, voilà ! Super.
Mon contact à la PJ m'a envoyé l'appel du père. Tu connais, non ?
Ca a fuité sur le réseau des flics. Il rit.
C'est bon, ça.
-Je peux l'écouter ?
-T'es sûre ?
-Ouais.
-OK. Tu te connectes ?
J'ai un Rouletabille, là, c'est toi ?
-Oui, c'est moi.
-C'est toi ? OK.
*-Allô ? *-Gendarmerie de Castellane.
*-On essaie de tuer ma fille, j'arrive pas à ouvrir.
*Venez vite.
*-Où êtes-vous ?
*-Au Pin Noir, dépêchez-vous !
*Détonation
-Isole cette piste.
-Ouais.
J'isole le clip.
*-Au Pin noir, dépêchez-vous !
*Double détonation
-Y a eu deux coups de feu, là ?
-Non.
Il faut aller dans la chambre jaune.
Musique calme
---
C'est beau, non ?
-Ouais.
---
-Anthony, tu peux t'arrêter ? On descend, j'ai vu la juge Marquet.
---
Viens !
Vas-y, dépêche !
Merci.
-Merci.
T'as raison. Comment t'as pu la reconnaître ?
Attends, c'est toi l'hypermnésique, c'est ça ?
Ca y est, je te remets. L'archiviste t'adorait.
Il t'appelait l'encyclopédie ambulante.
-Bonjour, besoin d'aide ?
-Mon GPS vrille. Je cherche un village qui s'appelle...
L'Artuby.
-C'est tout droit, sur la route de Castellane.
Vous aurez toujours pas de réseau, mais vous arriverez à Barrême.
A Barrême, vous allez à gauche, à la statue de la Vierge.
Au bar-tabac, faut pas rater le pont.
Facile. -Et y aura du réseau.
-Ah, bah non. -Mais nous, on y va.
Si ça vous intéresse.
Musique calme
---
-Je déteste les routes de montagne.
---
-Vous y allez pour Mathilde Fabre ?
-Non ! J'adore explorer les recoins paumés de la région.
J'en ai marre de ces fêtes qui finissent en drame.
-Ca se réduit à ça ?
-L'Artuby est quand même un bon village
d'illuminés ! Il rit.
C'est eux qui croient encore au fantôme Faure.
-Fabre. Henri Fabre.
-Comme la victime. -Tout à fait.
Mathilde est une de ses descendantes.
-Ah, voilà ! C'est ça ! C'est la petite de Catherine Fabre.
Maintenant, on parle d'un bonhomme qui disparaît par magie.
-C'est pas un inconnu qui l'a agressée.
-Pourquoi ?
-Elle avait peur. On ferme pas sa chambre à clé sans raison.
Non ? -Pas faux.
---
-Ah !
On arrive.
-Ah oui !
Je me souviens, maintenant.
Musique sombre
---
Je suis le juge Marquet. L'adjudant Roujou m'attend.
-C'est par là.
-Mme la juge !
On pourrait aller jeter un oeil. Joséphine a beaucoup
d'informations.
-Bien tenté, les journalistes !
La presse ne mettra pas un lorgnon dans cette affaire.
J'avais besoin d'un GPS, vous pensiez me berner,
on est quittes.
-Mais...
Pas si "décroché" que ça.
-Oui, bah...
-Michel !
Elle soupire.
Ca va ? -T'aurais pas dû venir.
-Mais c'est Mathilde... T'as des nouvelles ?
-Elle est stable.
J'entends que son cri, en boucle.
-T'as fait tout ce que t'as pu. -Non.
-Bonjour.
Théodore Sainclair,
journaliste.
-Je vais chercher ses affaires.
-Je peux y aller. -Non.
La police n'autorise que moi dans la maison.
On se voit plus tard. -Ouais.
Musique calme
---
-Merci.
-Ca va être compliqué d'y aller
pour vérifier ma théorie.
---
-Le sang de la victime ? -Oui.
On l'a retrouvée juste ici,
à côté du lit.
---
-Bonjour. -Alors ?
-Ca y est, j'ai les plans.
-Il va nous aider à trouver par où l'agresseur a pu s'échapper.
---
-Voilà, c'est pas si mal !
-Jo ?
-Oui.
Ils rient.
-Ca, alors !
Rouletabille se souvient de nous.
Quel honneur ! -Arrête, Blaise.
Tu seras toujours chez toi, ici.
Elle rit.
Content de te voir, malgré les circonstances.
-Moi aussi.
-Salut. Fabien. -Théodore Sainclair.
-Salut, Jo.
-Eliza.
-C'est le dernier, Jacques.
-Je sais ce qui s'est passé.
Soupir (-Ca recommence.)
-Mathilde va avoir 45 ans. C'est le fantôme !
Je l'ai vu !
Henri Fabre a tué sa femme et toutes ses descendantes ensuite.
Il nous a pris Catherine.
Maintenant, c'est Mathilde.
J'ai vu sa cape noire
par la fenêtre.
-Sa cape noire ?
-Arrête, Jacques.
Tu fais du mal au village.
-Y a eu qu'un coup de feu.
-Oui, la scientifique a relevé un impact de balle juste là.
-Vous avez retrouvé l'arme ?
-L'agresseur a dû partir avec.
-Par où ?
-Pas par là : sous le parquet, c'est une dalle de béton.
C'est impossible. Les fenêtres,
j'ai vérifié...
Les barreaux sont scellés. Et les murs, impossible.
-Et par la cheminée ?
-J'ai vérifié aussi : ça fait des années que c'est condamné.
-Donc il y a qu'une seule issue :
la porte devant laquelle il y avait 3 témoins ?
-Oui, exactement.
-L'agresseur s'est pas volatilisé comme par magie !
Ou alors c'est de la sorcellerie.
Qui a installé un truc pareil ?
-Michel Fabre,
le père de la victime.
-Un père qui ferait ça pour sa fille ?
Musique calme
---
---
(-Prends tout.)
---
(-Non.)
(-Mais si.) (-Arrête.)
(-Pourquoi pas ?)
-Pardon.
-Tu m'envoies la facture ?
-Ouais, ça marche. -Super.
Merci.
-A plus tard.
-Super, ton podcast.
Elle rit. Quoi ?
-Tu l'as pas lu. -Quoi ?
Bien sûr que si ! Deux fois, même.
-Y a un hôtel dans le coin ?
-Le Pin Noir, mais ça va être compliqué.
-Tu peux rester chez ma mère, si tu veux.
-Sûre ? -Ouais. On a une chambre d'amis.
-Allez, OK.
-Pardon.
-T'étais où ? Tu devais débarrasser.
-Avec Max, pour le fromage.
-Comme d'hab.
-Tu les connais bien.
-Dans un petit village, on se connaît tous.
-Ouais. Et Fabien ?
-C'est comme mon frère, je le connais depuis toujours.
-Par contre, Eliza, t'as pas l'air de l'apprécier.
-De quoi tu parles ?
C'est juste là.
Bon, ben voilà.
Il rit.
-Oh, waouh.
---
C'est vraiment...
typique !
C'est quoi cette histoire de fantôme ?
-C'est Henri Fabre,
l'arrière-arrière-arrière-grand-père de la mère de Mathilde.
Sa femme voulait le quitter alors il l'a tuée.
Il s'est suicidé en jurant de tuer ses descendantes
avant leurs 45 ans.
-C'est glauque, comme légende. Y en a qui y croient encore ?
-Oui, c'est fou, mais elles sont toutes mortes soit par accident,
soit par maladie, soit par folie.
Catherine est morte
quelques semaines après son 45e anniversaire.
Et Mathilde aura 45 ans dans dix jours, le 20 novembre.
-C'est bon, ça.
Un village d'illuminés, le suspect est un fantôme
avec une cape noire. -Je veux pas
me moquer de mon village.
-Parfois, on doit réduire les gens à des archétypes
pour humaniser la victime, c'est tout.
-Pour humaniser une personne, tu déshumanises les autres ?
-T'énerve pas, ça va. -C'est bon,
laisse tomber.
-Bon, il faut qu'on interroge les autres témoins.
-Oui. -Jacques n'est pas en état.
C'était qui le troisième témoin ?
-Max, un berger un peu sauvage.
-On y va. -Non, j'y vais seule.
J'amène pas l'archétype du Parisien méprisant avec moi.
-Non, mais attends...
Eh ben, ça va être sympa.
Musique douce
---
Musique calme
---
-Je vois pas pourquoi
tu t'emballes comme ça. Pas de mort, zéro buzz...
On a juste la dépêche AFP.
-Sacré mystère !
*La victime, c'est la copine de Darzac, l'ancien footballeur.
Et les villageois parlent d'un fantôme.
-Un fantôme ?
*Sérieusement ?
-Je sais que je me suis planté la dernière saison,
mais là, je tiens quelque chose,
*je te jure.
-Les deux saisons sans ton père ont été dures.
*Peut-être que tu devrais raccrocher.
Il t'en voudrait pas.
-C'est une mine d'or, cette histoire.
Fais-moi confiance.
-Bon, écoute, t'as une semaine.
*Si on n'est pas convaincus, on arrête.
-OK. Merci.
Musique calme
---
-Un fantôme !
---
-Salut.
-Ah, Jo !
T'as des nouvelles ?
-Juste qu'elle est stable. Heureusement que t'étais là.
-Ca n'a pas sauvé Mathilde.
-Bah si, justement. Qu'est-ce qui s'est passé ?
-J'aidais à ranger la place du village et puis...
Je l'ai entendue crier.
-Depuis le village ? -Ouais.
-Ca fait quand même loin pour l'entendre crier.
Les autres n'ont rien entendu ?
-T'avais Blaise et Pierrot, entre l'âge et l'alcool !
-Ca va ?
-Oui, ça va. Je me suis tordu la cheville en courant au Pin Noir.
Portable
---
Ghislaine ?
-Une de mes brebis a été éventrée.
-Oh, merde.
*Sûrement le loup.
-Putain, Max, ça recommence. *-Non, calme-toi, j'arrive.
J'arrive. Je dois y aller.
Musique sombre
---
-T'as une arme ?
-Ouais, pour le loup, justement.
---
-OK.
---
Je...
Je viens de voir Max. Il m'a rien dit.
Il était trop bizarre.
-Il était bizarre comment ?
-Il est parti en boitant,
avec une arme pour une histoire de loup.
-De loup ? -Oui.
-Y a des loups ?
-Oui, y a des loups.
C'est parfait pour compléter notre image de bouseux.
-Je suis idiot. Elle acquiesce.
Pardon.
J'ai pas l'habitude de bosser avec une personne qui est...
personnellement impliquée.
Une porte s'ouvre.
-Bonsoir.
-Alors ? Des nouvelles ?
-Elle est toujours dans le coma. (-Putain.)
-Michel est auprès d'elle.
-Euh... Je te présente Sainclair.
Enfin, Théodore. C'est...
-Un collègue.
-Isabelle.
J'ai eu une très longue journée, je rêve d'une douche.
(-OK.)
C'est le moment.
-Le moment de ?
-D'aller voir la chambre jaune.
-Non, la scientifique est passée, y a plus de traces.
-Je dois vérifier un truc.
-Non, arrête, tu vas pas pouvoir entrer.
Non, Joséphine. Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
Hululement
Cloche d'église -Viens !
---
---
---
-C'est fermé, on y va. Allez.
-La fenêtre du grenier ! Les ouvriers ont cassé la poignée.
C'est au-dessus de la chambre jaune.
-OK.
Et ?
Qu'est-ce que tu fais ? Attends, Joséphine ! Arrête !
-Je fais de l'escalade depuis mes 6 ans.
Aboiement
(-Joséphine ! Arrête !)
Gémissement d'effort
Qu'est-ce que tu fais ?
Musique calme
---
(Joséphine !)
---
Non, mais fais pas ça, j'ai le vertige, moi.
---
--- ---
---
--- ---
---
Tu vois quoi ?
(-Les barreaux sont bien scellés, il a pas pu passer par là.)
---
Léger cri -Attention !
---
--- Coups
--- ---
---
Qu'est-ce qu'elle fout ?
---
Elle est rentrée.
---
Léger grincement
Musique inquiétante
---
---
(-Oh, putain !)
---
(Et merde...)
---
-L'impact... Il est comme ça.
---
Musique oppressante
---
(Il est où ?)
Il est où, cet éclat ?
Là !
---
(-Décroche...)
Téléphone sur vibreur
--- Elle soupire.
(C'est pas le moment.)
Grincement
Musique angoissante
---
--- Pas lents
--- ---
---
--- ---
---
--- ---
---
Vibreur
---
---
--- Il s'éloigne.
--- ---
---
Elle souffle.
---
---
(Oh, putain...)
Il souffle.
(-OK...)
(Doucement. OK, allez.)
T'es complètement malade ! -Chut !
Y avait quelqu'un. -Sans déconner ? Je sais, oui !
-T'as vu son visage ? -Non.
Choc métallique
-Viens, go !
-Stop ! Tu peux pas être impulsive, on est journalistes.
Il faut être méthodique, y a des règles...
-J'avais raison. -Non, t'avais tort.
-Pour l'arme.
On entend deux détonations, mais un seul coup a été tiré.
La 2e, c'est la balle qui a explosé. J'ai trouvé un des fragments.
-T'es une fan de flingue ?
-Non, je connais cette arme.
-Pardon ? -Oui.
-Fallait le dire plus tôt.
-C'est la balle d'un vieux Remington.
Mal nettoyé, il raye les balles,
ce qui cause une explosion de l'armure de la balle.
-Tu me réponds pas. (-Putain.)
-Joséphine, tu savais très bien...
-Il appartient à Michel, OK ?
-Le père de Mathilde. -Oui.
Sauf que c'est pas lui qui a tiré. Quelqu'un a dû lui prendre.
Personne connaissait ce Remington.
-Toi, déjà.
-J'étais l'exception.
Au lycée, il m'apprenait à tirer.
J'ai promis de ne pas en parler.
Musique calme
-Parle-lui.
---
-Oui.
---
-Là, y a une porte blindée, une fenêtre avec des barreaux...
C'est pas possible, par où il est passé ?
(C'est dingue !) -Madame la juge.
Inspecteur Larsan.
-En charge de l'affaire Mathilde Fabre.
Le célèbre, le seul, l'unique,
capable de résoudre le mystère de la chambre jaune.
-Je ne fais que mon travail. -Ouais...
Donc on m'a réveillée à l'aube pour m'annoncer l'arrivée du messie.
Comment vous m'avez trouvée ? Les journalistes m'ont balancée ?
-Les journalistes ? La presse est déjà sur le coup ?
-Non, c'est deux gamins du coin.
Comme je l'ai dit au Préfet, Mlle Fabre va se réveiller,
elle pourra nous révéler ce qui s'est passé.
La gendarmerie fait bien son travail.
Un homme de votre talent doit être demandé ailleurs.
-Vous connaissez le plus grand fléau de notre société ?
Les violences faites aux femmes.
Il n'y a pas de meilleur emploi de mon temps.
-C'est la 1ère fois que j'entends ça en 30 ans de carrière.
Ce sujet vous tient à coeur ?
Ou vos supérieurs s'intéressent à l'affaire avant les élections ?
-Je ne vous dérange pas plus.
Merci pour le plan.
Musique calme
---
(-Connard.)
---
(-Salut.)
-Elle est toujours pas réveillée.
(-L'arme utilisée, c'est ton Remington.)
(Je sais que c'est pas toi.)
(Mais c'est qui ?)
(Elle est où, l'arme ?)
-J'ai paniqué, voilà.
(-Quoi ?)
-J'ai été accusé pour la mort de Catherine,
alors je me suis dit que si on trouvait mon arme là...
Je l'ai cachée.
-Mais où ? Tu l'as mise où ?
On expliquera ça à la police. -Non, non !
-Ils ont besoin de voir l'arme.
Y aura des indices pour trouver l'agresseur.
Musique calme
---
(Ca va aller, deux témoins t'innocentent.)
---
-Il y a trois témoins :
Michel Fabre, le père,
Jacques Arras, un ami de la famille.
Ils empaillaient des animaux.
Y a pas une grande variété d'activités par ici.
Ils ont entendu du fracas, un cri et surtout un coup de feu.
Y a un impact de balle juste là, mais on n'a pas retrouvé l'arme.
La chambre était fermée de l'intérieur.
Quelques minutes plus tard, Max Bret est arrivé,
il a réussi à défoncer la porte.
Ils ont retrouvé la victime inconsciente.
On a suivi la procédure,
relevé l'ADN sur la victime et sur les témoins.
La chambre a été fouillée, sondée. Y a pas de porte secrète,
aucun accès ni au plafond, ni sous le plancher.
Et la cheminée est condamnée.
Le mystère de la chambre jaune porte bien son nom.
On n'a aucune piste, si ce n'est celle
du fantôme Fabre.
-Adjudant... -Adjudant-chef.
-Avant de tomber dans le paranormal, il faut considérer la réalité.
-Même si c'est impossible ?
-Il ne faut pas changer
les lois de la physique pour adhérer aux faits.
Il faut remettre en cause
la version des faits.
Si ce n'est pas possible, c'est que ça n'a pas eu lieu.
Donc quelqu'un ment.
Musique calme
---
Mais qui ?
---
Il soupire.
-Il me saoule, celui-là.
-Je suis soulagée
de voir que Jo n'est pas seule à Paris.
Elle est si secrète.
-Elle revient pas vous voir, avec votre mari ?
Pardon, c'est délicat...
-Non... Je n'ai pas de mari.
Et Jo n'a pas de père.
Enfin si, bien sûr,
mais il n'a jamais fait partie de nos vies.
Vos parents sont toujours ensemble ?
-Oui.
Enfin, ils l'étaient. Mon père est décédé il y a deux ans.
-Je suis désolée.
Cloche
---
---
-Vous faites quoi ?
-Jacques Arras a vu une silhouette s'enfuir.
-Oui, enfin...
On parle de Jacques Arras.
-Vous voyez quoi, là ?
-Un jardin.
Des spots.
-Des spots lumineux.
Et celui-ci est différent.
Il est incliné, le verre est brisé.
Et vous avez des traces de sang ici, et là.
Notre agresseur a dû passer par là.
Amenez ce spot lumineux le plus vite possible au labo, adjudant.
(-Adjudant-chef.)
Brouhaha -Non, non, non !
-La victoire a-t-elle cimenté votre poste d'entraîneur de l'OM ?
-La femme que j'aime a été agressée et vous me parlez foot ? Connard !
-L'accès est interdit.
-Vous ne retrouvez pas le type qui a voulu tuer ma fiancée,
vous laissez fuiter son identité et vous m'empêchez d'entrer ?
Ouvrez cette porte.
Ouvrez cette porte !
Musique douce
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(Je peux rester ?) -Oui.
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-Je suis là, maintenant.
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-135 euros, Madame.
Léger brouhaha
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-Oui ? C'est pour quoi ?
-On veut parler au responsable de l'enquête Fabre.
-Oui, c'est moi.
-Quelqu'un d'autre.
Rire gêné
-Excusez-la. Qu'est-ce qui te prend ?
-Quelqu'un qui va nous écouter. -Ah !
Vous voulez parler de l'inspecteur Larsan ?
-Il a pris l'enquête ? -Oui, ce matin.
(-C'est le meilleur.)
Vraiment.
-Les analyses de sang,
j'en ai besoin le plus vite possible.
-Inspecteur ! Théodore Sainclair.
Vous avez rencontré mon père pour notre podcast sur Roussel.
-Victor Roussel. Suivez-moi.
-Oui.
Je suis fan !
On s'est croisés dans un couloir y a six ans de ça.
Pardon, je vous présente Michel Fabre.
Il a quelque chose à vous dire.
(-Vas-y.)
-Excusez-moi.
-Vous l'emmenez dans mon bureau ?
-Dans votre bureau ?
-Enfin, votre bureau.
-Ah.
Vous venez avec moi ?
Dans mon bureau.
-C'est génial.
Musique calme
---
Je vous présente Joséphine Belisaire.
-Oui, c'était moi dans la chambre jaune.
Que faisiez-vous sous le lit ?
-Je... -Je peux travailler
avec des journalistes respectueux de l'éthique,
mais des gens qui s'immiscent sur des scènes de crime...
Je ne veux plus vous voir.
Adjudante ? Raccompagnez-les.
-Je te l'avais dit.
-C'est bon !
Il se prend pour qui, lui ?
-C'est le meilleur, il a tous les droits.
-J'attends qu'on vienne autopsier ma brebis.
-Ecoutez-la.
-Attends.
-C'est pas un loup qui a fait ça,
c'est un humain. -Une intuition féminine ?
-Ca ressemble pas aux autres attaques.
-Qu'est-ce qui te fait dire que c'est un homme ?
-On va pas s'occuper de tous les problèmes.
-Les entailles sont larges, mais pas assez longues.
Avec les loups, c'est une boucherie.
Là, c'était violent,
mais pas animal. Et il manquait aucun organe.
Un loup aurait tout bouffé.
-On peut venir voir ? -Oui.
-Non. Je peux te parler ?
-Tu prends ma déposition, vu qu'on peut pas compter sur Pierre ?
-On vient de parler de ton impulsivité.
On peut pas s'éparpiller.
-La brebis a été attaquée la même nuit que Mathilde.
Deux actes violents la même nuit, c'est une coïncidence ?
-Larsan veut plus de nous sur l'enquête.
-Là, on va pas le gêner.
-Ca me ferait plaisir. Bougez vite.
-On te retrouve à la bergerie ? -Suivez-moi.
-OK. Allez, viens.
-Théodore, mais quel flair ! C'est génial.
Le buzz arrête pas de monter. La vidéo de Darzac qui s'en prend
au flic, tout le monde veut en savoir plus.
T'en es où ? *-Je connais
déjà tout le monde.
Je suis chez une agricultrice, tu verrais le tableau.
Elle connaît tous les potins.
-Super ! Comme ça, on sera les premiers à diffuser l'émission.
-Je t'envoie le récap dès que possible.
J'ai une nouvelle piste, mais je veux être sûr.
-Théodore, toujours trop prudent. T'as besoin d'aide ?
-Non.
*-T'es sûr ?
Sans ton père comme guide, ça risque d'être difficile.
On l'a vu sur les saisons précédentes.
-Non, je préfère travailler seul, d'accord ?
*-OK. Bravo, en tout cas.
-Ciao.
-Alors...
-Tu m'aides ?
-Ouais. Un, deux, trois !
Gémissements
-Tu vois ?
(-Ouais...)
On dirait un couteau cranté.
-Oui.
-Un, deux...
Trois...
Quatre... Cinq.
-La dernière fois que j'ai vu ça, c'était en 98.
-Tu t'en souviens ?
-Juste après la mort de Catherine.
-OK...
Oh !
Il gémit.
-Bon, tiens.
-Ouais...
-Oui, vas-y, éclaire-moi.
Tu peux venir par là ?
Il souffle.
C'est quoi, ce truc ?
-De quoi ? -Je sais pas, y a...
un truc qui brille.
-C'est quoi ?
-On dirait une griffe.
-C'est un "C".
Le "C" de Catherine.
Ca vient du pendentif de Mathilde.
-Un "C" ?
Non, mais un "C", c'est commun, non ?
-A 7 ans, j'en ai cassé un bout.
Celui-là, celui qui a été soudé.
-D'accord,
mais c'était y a longtemps. T'es hypermnésique, mais quand même.
-Je retiens pas tout et j'y ai pas accès quand je veux.
C'est pas toujours un cadeau.
Ca prouve que tu disais la vérité.
-Merci.
-Ca nous explique pas comment c'est arrivé là.
-Personne s'est approché ? T'as vu personne ?
-Sûre.
-C'est pas vous ?
-T'as d'autres questions ?
-Ben... Jo soupire.
Musique dynamique
---
-Désolé de l'attente, M. Fabre. Vous pouvez nous laisser.
Soupir agacé
-Je ferme la porte ? -Merci.
La porte claque.
Avant de commencer,
je trouve étrange que ni vous, ni votre fille, n'apparaissiez
sur les réseaux sociaux.
Un homme de votre âge, je comprends, mais pour votre fille ?
Vous le lui interdisez ?
-Pas du tout.
-Nous faisons face à deux mystères :
qui a agressé votre fille et comment ?
Alors, en regardant le plan, y a une question qui me taraude.
De toutes les portes du Pin Noir, une seule a été renforcée.
Celle de la chambre
de Mathilde, la chambre jaune.
Pourquoi ?
Qui a installé le mécanisme ?
-C'est moi. Pour rassurer Mathilde.
-Pour la rassurer ou mieux la contrôler ?
-Je voulais lui montrer qu'il ne lui arriverait jamais rien.
Et j'ai échoué.
Mais qui pourrait en vouloir à Mathilde ?
Et surtout, qui savait où était mon arme ?
-On ne comprend pas toujours
les motivations de ses actes au premier abord,
mais l'agresseur, lui, en a toujours une, de motivation.
Musique sombre
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Quand on commence une enquête aussi complexe,
la première chose à faire, c'est de regarder attentivement
dans l'entourage proche de la victime.
---
Et dans l'écrasante majorité des cas...
on y trouve l'assassin.
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Faut juste suivre les pistes qui mènent à lui.
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Mais ces pistes, il faut les suivre tranquillement,
méthodiquement,
logiquement.
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Suivre l'élément aiguilleur.
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-Ce soir, tu dors dans ton lit, tu viens pas me réveiller.
-Où il est, le monsieur aux fleurs ?
-Il existe pas, le monsieur aux fleurs.
-Vous m'avez fait demander ? -Oui.
-C'est bon, je peux y aller ?
-Bien sûr.
-C'est pas trop tôt.
-M. Fabre.
Vous pouvez nous montrer votre prothèse ?
-Pardon ?
-Ah oui. Et qui vous l'a faite ?
-C'est moi qui l'ai faite.
-Comme la porte de la chambre jaune.
-Exactement, oui.
-Nous sommes le 10 novembre, il est...
-19 h 31. -Vous êtes en garde à vue
pour tentative d'assassinat.
-Vous êtes fou ! -Vous êtes lié à la victime,
l'arme du crime est la vôtre. Vous avez sûrement une 2e clé.
Vous étiez seul devant la porte de la chambre.
Vous pouviez vous y introduire
et en ressortir sans être vu.
Vous nous mentez depuis le début.
Musique dramatique
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--- *Bips
--- *---
--- *Alarme
--- *---
--- Inspiration
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Musique angoissante
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Musique calme
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