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Maman, qu'est-ce que t'as fait ? Hé,
Ferio ! Comment vas-tu?
Bien.
Tu dois passer un peu par ici. Je suis heureux de te voir.
Je te
laisse.
Il y a quelque chose ici ? Oui, monsieur. Il y a un exposé de l'Assyrie.
Et après, vous partez pour l'Australie ? Oui.
J'ai toujours préféré rester chez moi.
Je n'aime pas les voyages.
Merci.
Oui, bonjour.
Carrabo. Oui, monsieur.
Miguel Carrabo.
Oui, vous voulez un passeport ?
Au revoir.
Bonsoir.
Y a quelqu'un ? Y a quelqu'un ?
Y a quelqu'un ?
Y a quelqu'un ?
Vous avez appelé ? Hein ?
Vous avez bien crié ?
Mais c'est quoi ici ? L
'institution San José.
Une maison de repos.
Je suis le docteur Barillet.
Pourquoi appeliez-vous ?
Vous rêviez ? Qu'est
-ce que je fais ici ? Quelle heure est-il ? Il est au moins
deux heures du matin.
Vous avez reçu un coup très violent sur la tête.
Vous vous rappelez ? Un coup ? Oui.
À l'hôtel.
Où sommes-nous ? Nous sommes à Barcelone.
Vous avez débarqué avant-hier.
Avant-hier ? Oh, j'ai ça mal.
Oui, mais dites-moi vite, sinon vous allez oublier.
Vous rêviez de quoi ?
Je
voyais des... Je vois des portes, puis...
Des cadavres, comme ça, partout, là.
Oui, oui.
Oui, ce genre de choc peut déclencher des troubles de toute nature, mais en
principe, rien de sérieux.
Prenez une pilule si vous vous sentez tendu.
Ça efface les rêves.
Il est très important de dormir.
À demain.
Ferriot, oui. Avec un D ? Oui, Roland Ferriot.
Nationalité ? Française.
Marié ? Non, mais enfin...
Il est à quelle heure votre arrivée à l'hôtel ? Il
est environ 5 heures.
Mais c'est important que je vous raconte tout ça, là.
Mais chaque détail est important, c'est pour vérifier l'état de votre mémoire.
Le nom de l'hôtel ? Hôtel Collomb.
Pourquoi cet hôtel plutôt qu'un autre ? Parce que j'étais descendu l'année
dernière.
Mais pourquoi est-ce que vous me demandez tout ça, là ? Comprenez-moi
bien.
Nous devons récapituler, calmement.
Avant de vous laisser sortir.
Rébuter quoi ? Ce qui vous est arrivé.
Je pourrais sortir quand ? Demain, je pense.
Vous avez toujours mal ? Un peu, oui.
Bien. Ensuite ? Ensuite quoi ? Il
y avait un message de votre femme.
Oui ? Voilà, messieurs. Elle arrivera hier 10 par le train de Anselmo.
Des gamins ? Si ? Nous sommes mercredi. Elle n'arrive que demain matin.
Et ensuite ? Mercredi.
Oui, hier, vous avez beaucoup dormi. Je vous l'ai dit.
Continuez.
Ensuite, j'ai monté directement dans ma chambre.
Je voulais poser mon sac et ressortir faire un tour en ville.
Je comprends ça.
Vous n'avez remarqué personne dans le hall ?
Pourquoi ? J'aurais dû remarquer quelqu'un ? Non, je veux dire, rien de
particulier.
Non.
Non, non.
Bien, bien.
Continuez.
Je vous l'ai dit, je... Après, je suis monté directement dans ma chambre.
Vous vous rappelez le numéro de votre chambre ? Non.
C'était le 228.
Dans le couloir, il y avait quelqu'un qui lavait les
vitres. Je me rappelle.
dans ma porte et j'ai entendu des gémissements.
Ça venait de la porte à côté.
Alors j'ai pensé qu'il devait peut-être y avoir un malade et j'ai frappé et je
suis rentré.
Le coup a été extrêmement violent.
La douleur disparaîtra peu à peu.
Vous aurez peut-être encore quelques visions.
Mais enfin, ne vous alarmez pas.
Tout ça disparaîtra très vite.
Le mort dans la chambre, c'était qui ? Quel mort ? Eh bien, celui que j'ai vu
à l'hôtel.
Je me demande si j'ai été tout à fait clair.
Il n'y avait pas de mort dans cette chambre.
À cause du coup que vous avez reçu, vous avez cru le voir.
Mais non, j'ai reçu le coup après, enfin.
Non, c'est un phénomène hallucinatoire.
Enfin, je l'ai vu, j'ai ouvert la porte, je l'ai vu, j'en suis sûr.
Je vous dis que non.
Enfin, qu'est-ce que vous êtes en train de me raconter, là ?
Eh bien, téléphonez.
Allez-y, téléphonez à la police, si vous voulez.
Ou bien à votre hôtel.
Mademoiselle, vous avez le numéro de l'hôtel Colomb, s'il vous plaît ?
300 Bancs, 14 04.
Mais enfin, j'ai tout de même été frappé, non ?
Alors pourquoi ? Vous avez votre montre ? Non.
Ne la cherchez pas.
On vous a attaqué pour vous voler.
Et il n'y avait personne dans cette chambre ? Mais dans quelle chambre ?
On vous a retrouvé inanimé dans le couloir, votre clé à la main.
Vous n'aviez plus d'argent liquide sur vous, et seulement vos papiers, vos
travailleurs chèques dans votre poche revolver.
Monsieur Ferriot, je sais qu'il est difficile d'admettre que ce que l'on a
vu n'existe pas.
Mais rassurez-vous, ça passera très vite.
Je voudrais prendre un peu d'air, marcher un peu, s'il vous plaît.
Eh bien, allez au jardin.
Ça vous fera du bien.
Dites-moi, et cette mallette ?
Quelle mallette ? Je ne sais pas où vous parliez sans arrêt d'une mallette.
Moi ? Oui, vous sembliez dire beaucoup.
Je n'ai jamais eu de mallette.
Vous êtes certain ? Oui.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Comment le ferais-je ?
Qui vous a permis d'entrer ? C'est tout de même extraordinaire, non ?
On m'installe ici sans me dire pourquoi, sans mes objets, sans mes livres, ça
sent le moisi.
On ira en danse élégique toute la nuit et on laisse entrer n'importe qui dans
ma chambre.
Parce que vous êtes médecin ou quoi ?
Vous êtes là.
Ne pourrait-on pas au moins respecter mon intimité ? Mais si, mais si,
naturellement.
Vous cherchez quelque chose ? Non, non, j'ai... J'ai ouvert la porte,
j'ai cru voir un cadavre, et c'est un mannequin, mais pourquoi ? Ah oui, nous
l'appelons le mannequin de compagnie.
Dans certains cas, c'est une excellente thérapeutique, très douce, n'est-ce pas,
monsieur ?
Oui, j'en suis assez content, je dois dire.
Au fait, j'oubliais.
M. Raphaël, qui passe quelque temps avec nous.
M. Ferriot.
Très honoré.
Comment, que dis-tu ? Oui, bien sûr, je vais demander.
Est-ce que M.
Ferriot est quelqu'un comme moi ? Pas exactement.
Il a eu un petit accident.
Que faisait-il dans ma chambre ? Eh bien, il voulait voir Philippe.
Il ne faut pas montrer Philippe à tout le monde.
Philippe est à moi.
Nous sommes d'accord.
Et j'ai déjà bien du mal à dormir avec tous ces rages, si en plus on m'enlève
Philippe.
Comment, qu'as-tu dit ? Tu as parfaitement raison.
J'aurais deux mots à vous dire au sujet de la nourriture.
Certainement.
Un peu plus tard.
C'est un homme assez normal.
Pas dangereux du tout.
Très cultivé.
Mais vous avez vu, une petite faille.
Il parle sans arrêt à un papillon qu'il croit poser sur son épaule.
Allez, maintenant il faut vous reposer.
Je passerai vous voir ce soir.
Vous avez besoin de quelque chose ?
Bonsoir. Je viens vous dire au revoir.
Vous ne serez pas là demain matin.
Mais si vous voulez, l'infirmière peut vous accompagner en ville.
C'est quoi la piqûre que m'a faite la nuit dernière ? Ah oui.
En remontant.
Et pourquoi est-ce que je suis ici ? Parce que vous avez eu de la chance.
Je me trouvais à l'hôtel lorsque ça vous est arrivé.
On vous a transporté ici tout de suite.
Il n'y a pas beaucoup de monde, hein ? Ça dépend.
L'endroit est vétuste, mais très tranquille.
Et cette mallette ? Toujours pas de souvenirs ? Je vous ai déjà dit que je n
'ai jamais entendu parler de mallette. Bien, bien, bien.
Non, ça semblait vous inquiéter.
Tenez, si vous avez des insomnies.
Monsieur Ferriot ? Monsieur Ferriot ?
Vous
sortez ? Vous n'avez pas peur de sortir ? Avec tout ce qui
se passe dehors, toutes ces horreurs ? Notez qu'ici, ça vous gare mieux.
Les rats, l'humidité...
Nous étions tellement mieux au bord de la mer.
N'est-ce pas ? Hein ? J'ai bien.
Pourquoi est-ce qu'on vous a changé ? Monsieur Ferriot,
vous allez rater l'arrivée du train.
... ... ... ...
Je sais que c'est bête, mais j'avais peur.
De quoi ? De rien,
comme ça.
On va prendre un taxi.
On mène déjeuner au bord de la mer. C'est bien.
Mais on va pas à l'hôtel d'abord ? On va à l'hôtel, nous.
Plus tard. On ira plus tard.
Mais on ira peut-être pas au colon.
Comme tu veux, oui.
Bon.
Mais elle est belle, la maison, en ce moment, tu peux pas savoir.
Sans la lavande dans le jardin, c'est beau.
Je serais bien restée encore quelques jours là-bas.
Et puis la cheminée est finie, je te l'ai dit.
J'ai trouvé juste les briques que tu voulais.
Et plus que la plaque a posé.
Tu m'écoutes ? Oui.
Merci.
Non, tu es ailleurs.
Au revoir.
Qui a sonné à ton passeport, s'il te plaît.
Pourquoi t'as changé de table ? Parce que j'ai eu des histoires avec le
concierge.
Et puis en plus, il y avait un problème de chambre.
T'as toujours très mal menti.
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que t'as des ennuis ? Non, c'est pas d'ennuis.
J'étais un petit peu fatigué, voilà. C'est tout.
Tu vas prendre un bain, tu vas te reposer un petit peu, moi je vais à l
'autre hôtel chercher mes affaires et je reviens tout de suite.
D'accord ?
Il
y a deux mois qu'on s'est pas vus.
J'arrive à peine, tu me parles pas, maintenant tu viens de prendre un bain,
puis toi tu t'en vas.
Mais je vais chercher mes affaires, et puis je reviens tout de suite.
Tu es sûr que tu n'as rien à me dire ? Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Tout va bien, maintenant.
Pourquoi tu dis maintenant ?
C'est là dans ma mienne.
Mais je vous dis qu'il est descendu ici, j'en suis sûre.
Quel nom, dites-vous ? Carabou, Miguel Carabou.
Mais j'en suis sûre, il est descendu ici, j'en suis sûre.
Écoutez, il est peut-être inscrit sous un autre nom.
Mais sous quel autre nom ? Je ne sais pas.
C'est un homme grand, maigre, les joues creuses.
Il porte un costume marron.
Je ne vois rien, madame.
Monsieur ? Je voudrais quitter l'hôtel. Je voudrais mes affaires.
Quel nom, s'il vous plaît ? Ferriot.
Ah, monsieur Ferriot, nous sommes tout à fait désolés. Même chine ? Oui.
Je vous donne la clé.
Attendez, une seconde.
Pardon, madame.
Oui ? Excusez-moi, mais j'ai entendu ce que vous disiez.
Cet homme, avec un costume marron, quand ? Vous l'avez vu ?
Je crois, oui.
Vous l'avez vu où ? Ici, à l'autel ? Je pense, oui.
C'est mon mari.
Ça ne lui ressemble pas de me laisser sans nouvelles.
Vous habitez Barcelone ? Oui, je suis à l'hôtel L'Aral. Je m'appelle Carabo.
Qui êtes-vous ? Je suis français, j'habite l'hôtel. Est-ce que vous avez
été à la police, madame ? À la police ? Non.
Vous devriez y aller, tout de suite.
Monsieur Ferriot,
Monsieur Lomédi vient d'appeler.
Il vous attend, chambre 411.
Qui ? Monsieur Lomédi.
Je ne connais pas.
Pourtant, il... Vous êtes sûr que c'est moi qui l'ai appelé ? Oui, monsieur.
Monsieur Lomédi.
Vous pouvez l'appeler ? Mais certainement.
Seigneurite, habitation 411.
Bien, merci.
C'est occupé. Vous vous patientez une minute ? Siguez en appelant.
Monsieur Ferriot ? Oui ?
C'est toujours occupé.
Dites-moi... Monsieur ?
Quel numéro vous avez dit ? 411.
J'ai dit quatre jours.
Tu dois rester quatre jours sans m'adresser une seule fois la parole.
Tu as compris ?
Oui.
J'ai le droit de parler.
Pour une fois, je peux dire tout ce que j'ai envie de dire.
Montez vite.
Vous allez dans quelle direction ? Qu'est-ce que ça veut dire tout ça
? Vous aviez l'air embarrassé.
Moi, je n'ai rien à faire.
Vous allez où ? C'était vous au téléphone ?
On vous a téléphoné.
Vous habitez bien l'hôtel Collomb, oui ? C'est défendu.
Mais qui êtes-vous ? Évitons ce genre de questions.
D'accord ?
Ça
vous va ici ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de mallette ?
De quoi parlez-vous ? Votre tête va mieux ?
Le concierge de l'hôtel est bavard.
Très bavard.
Ce n'est pas en nous que ça tombe par an.
C'est autour de nous.
Vous voulez que je vous dépose autre part ? Oui, à la police.
Bien.
Le commissariat, c'est là-bas, le grand bâtiment.
Moi, je me méfie de la police.
Elle a trop d'imagination.
Je leur dis ce qu'ils savent déjà.
Rien de plus.
Qu'est-ce qui s'est passé à l'hôtel ? J'ai vu le cadavre d'un homme assassiné.
Un certain Lemedy.
Vous êtes sûre ? Cette fois, oui.
Je voudrais parler au commissaire ou à un inspecteur.
Pardon,
monsieur.
Je voudrais vous parler un moment, s'il vous plaît.
À quel sujet ? Je voudrais signaler deux meurtres.
Venez par ici.
Entrez.
Vous êtes français ? Oui.
Vous avez votre passeport ? Oui, oui.
Voilà. Merci.
Depuis quand êtes-vous à Barcelone ?
Je vous écoute.
Voilà. Il m'arrive des choses que je ne comprends pas.
Je ne sais pas ce qu'on me veut, mais... Mais vous parliez de deux assassinats.
Oui.
L'un il y a trois jours, et l'autre aujourd'hui.
Et comment êtes-vous au courant ? Parce que j'ai vu les victimes, les deux fois,
dans le même hôtel.
Quel hôtel ? L'hôtel Collant.
Vous dites que vous avez vu deux cadavres dans le même hôtel.
L'un il y a trois jours, c'est-à-dire lundi, et l'autre aujourd'hui. Oui.
Et pourquoi, monsieur Ferriot, n'êtes-vous pas venu à la police il y a
trois jours ? Parce que quand j'ai découvert le premier cadavre, on m'a
assommé.
Qui ? Je ne sais pas.
Je me suis retrouvé dans une espèce de maison de repos, une clinique, avec des
fous.
Là, on m'a fait des piqûres pour me faire dormir pendant deux jours.
Ensuite, j'ai parlé avec un docteur qui m'a expliqué que tout ça, c'était des
hallucinations à cause du coup que j'aurais reçu sur la tête.
Et je suis sorti ce matin.
Mais cette fois-ci... On vous a donc amené dans une maison de repos.
Oui.
Elle s'appelle comment, cette clinique ? Euh... sans quelque chose, je ne me
rappelle plus très bien, mais je saurais la retrouver, c'est sur la hauteur.
Et à présent, monsieur Furio, comment vous sentez-vous ?
Très bien.
Pourquoi est-ce que vous me demandez ça ?
Oui, mais j'attendais.
Fais tes bagages, on s'en va.
Je t'expliquerai.
Je passe d'abord au bateau, je suis là dans une demi-heure.
Non.
Qu'est-ce qui t'arrive, Roland ? Non, mais d'abord, où es-tu, là ? Je suis
dans une cabine, dans la rue.
Écoute, Seigneur, je suis mêlé à une sale histoire.
Je ne sais pas, je ne comprends pas.
Et il se peut même que... Mais je ne sais pas ! Tout ce que je sais, c'est qu
'il faut qu'on s'en aille. Voilà, c'est tout.
Et tu es sûr que tu n'as rien fait ? Oui, attends, une seconde. Oui ? Qu'est
-ce que c'est ? Non, c'est rien. Attends, on ne prend pas la porte. Une
seconde.
Sonia ! Sonia !
Monsieur, la dame est sortie.
Sortie ? Oui, avec un monsieur et une dame.
Il y a un quart d'heure.
Un monsieur et une dame ? Oui.
Et elle n'a rien dit ? Non.
Mais, elle était comment ?
Elle était normale ou... ? Comme anormale.
Est-ce qu'elle marchait toute seule ? Oui.
Je l'avais sentie traverser et partir avec une ambulance.
Une ambulance ?
Oui ? Allô ? Allô ? Monsieur Ferriot ? Oui
? Maintenant, c'est votre femme contre la mallette.
Qui êtes-vous ? Autre chose, monsieur Ferriot.
La police.
Une fois suffit, si vous voulez revoir votre femme.
Non mais attendez, laissez...
Vous êtes revenu.
Est-ce que vous pouvez me dire ce qui se passe ? C'est tout de même
extraordinaire. J'étais parfaitement bien là où j'étais, et tout à coup on m
'amène ici, sans me dire pourquoi, en plus j'ai plein de rats, et par-dessus
le marché, subitement, tout le monde s'en va, et on me laisse tout seul.
Ils sont partis quand ?
Je ne sais pas.
Exactement, je ne sais pas.
Moi, j'attendais mon déjeuner, et tout d'un coup, plus personne. J'ai eu beau
crier, rien.
Je meurs de faim.
Oui.
Oui,
est-ce que vous êtes descendu à la cave ?
À la cave ?
Pourquoi je devrais y descendre ? Je crois.
La porte derrière l'escalier.
Vous l'avez vu ? Oui.
Vous le connaissiez, c'est quelqu'un comme moi ? Où étiez-vous avant de venir
ici ? Au bord de la mer.
Et quand on vous a mis ici, c'était quel jour exactement ?
C'était... C'était...
C'est avant-hier, je pense.
Ou avant.
Il est vite l'heure de venir me chercher. Je ne peux pas rester ici.
Oui, oui.
Je compte sur vous.
N'oubliez pas.
et essayer de dire ce qui m'arrive.
Mais c'est difficile.
J'ai vu deux hommes morts à l'hôtel Collant, assassinés.
Et on a voulu me faire croire que je ne les avais pas vus. Je ne sais pas
pourquoi.
Je suis sûr qu'on prend pour quelqu'un d'autre.
Pourtant, on connaît mon nom.
On sait qui je suis.
Et on me surveille.
On me dirige dans le noir comme un rat dans un labyrinthe.
On a enlevé Sonia.
J'ai du mal à croire tout ça.
En échange de Sonia, on me demande une chose que je n'ai pas.
Une mallette.
Peut-être que la police Porsche cherche aussi maintenant.
Et je ne peux parler à personne.
Laissez-moi le tel Lara, s'il vous plaît.
Pourquoi vous m'avez demandé de venir ? Vous savez quelque chose ? Vous avez été
à la police ? Non.
Pourquoi ? Je préfère ne pas y aller.
Votre mari, qu'est-ce qu'il fait ? Il voyage, il transporte des choses.
Quelles choses ? On ne me dit rien, vous le savez bien.
Et vous l'accompagnez à chaque fois ? Oui.
Il y tient beaucoup.
Mais il ne me demande pas beaucoup.
Dernièrement, il était si préoccupé.
Nous nous sommes séparés à la gare.
Il m'a laissé la mallette.
Et quand je voulais l'appeler à l'hôtel... Quelle mallette ? La
mallette.
Qu'est-ce qui lui est arrivé ?
Elle est où, cette mallette ? À la consigne, à la gare.
Et vous avez la clé ? Oui.
Donnez-la moi, je vais y aller moi.
Mais non, pas vous.
Les autres vous reconnaîtraient tout de suite.
Les autres ? Tandis que moi, personne ne me connaît.
Ne me suivez pas.
Attendez-moi à la grande poste.
Et ensuite ?
Ensuite vous devez savoir.
Merci.
C'est pour vous.
C'est de la part d'une femme dans la rue.
Mme Carabot est morte, elle aussi.
Assassinée. Et je ne sais pas pourquoi.
Oui ? C'est vous ? Oui.
Soyez dans le cloître de la cathédrale.
Seul et sans rien. Vous avez compris ? Oui.
Ma femme.
Merci à vous.
Vous aimez cette heure-là, vous aussi ? C'est le meilleur moment de la journée.
Y a jamais beaucoup de monde.
Vous n'aimez pas la foule, sans doute.
Mon frère était comme vous au début. Je viens de le voir, là. Je vais le voir
tous les jeudis.
Il aime pas les gens.
Il reste toujours tout seul.
Et puis, il s'est mis à imaginer des choses.
À voir du sang, par exemple.
À croire que tout le monde lui en voulait.
Moi, j'espérais que ça lui passerait, mais... Il y a eu l'histoire du chat au
mois d'avril. Il l'a tué.
Un chat, mon petit chat, très propre.
Jamais j'aurais cru mon frère capable de ça.
Il m'a dit... Ce sont les autres qui l'ont tué.
Les autres.
Le médecin dit qu'il s'en tirera, mais il faudra beaucoup de temps.
Vous devriez aller le voir.
Lui apporter quelque chose, ce soir.
Terminal Moreau.
Premier étage.
La pièce du fond.
Vous vous souviendrez ? Pardonnez-moi, monsieur, mais...
ça m'a fait beaucoup de bien de parler.
Je ne sais pas.
Non, mais... Quelqu'un m'a volé.
Mais qui êtes-vous ? Peu importe qui je suis.
Et ce que nous voulons, vous le savez très bien.
Mais c'est quoi ? C'est qui, nous ? Au départ, on vous a pris pour un honte.
On m'a pris pour qui ?
Quelqu'un qui le sait.
Oui, mais je ne sais pas qui.
Vous avez ouvert une porte aux mauvais mamans.
Mais puisque vous savez que ce n'est pas moi.
Nous, nous le savons, mais pas les autres.
Aujourd'hui, on devient héros par hasard.
Par hasard, on se retrouve le dos au mur.
N'essayez pas de comprendre, M. Ferriot.
Il y a si peu de différence entre vous et moi.
Nous savons rien.
Jamais.
Il paraît que je suis du bon côté.
C'est tout.
Si vous voulez revoir votre femme, faites ce qu'ils vous disent.
Non mais attendez, vous n'allez pas comme... J'espère que vous vous en
sortirez.
Un café.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Ça me charge.
Terminal Moreau. Si, Seigneur.
Oui ? Oui ?
Monsieur Ferriot, posez la mallette et sortez.
Où est ma femme ? Monsieur Ferriot, posez la mallette et partez.
Mme Carabot est morte, elle aussi.
Assassinée.
Et je ne sais pas pourquoi.
Bien.
Madame, Monsieur le Consul vous attend.
Madame, asseyez-vous.
Monsieur Goma...
qui s'est chargé des vérifications.
Madame, voulez-vous nous dire ce qui s'est passé hier, après le déjeuner,
alors que vous étiez dans votre chambre à l'hôtel Grandville ?
Eh bien, un homme et une femme sont
venus me voir.
Ils m'ont demandé de les suivre.
Ils avaient un revolver.
Ils m'ont dit de ne pas crier, de rester calme.
Alors nous sommes sortis ensemble, tous les trois, de l'hôtel.
Et là, ils m'ont fait monter dans une ambulance.
Alors j'ai vaguement senti là que l'ambulance devait démarrer.
Mais après, j'ai perdu connaissance.
Quand je me suis réveillée, c'était beaucoup plus tard, parce qu'il faisait
déjà nuit.
La porte s'est ouverte et... Enfin, c'est là que j'ai vu Roland.
Roland était là.
En somme, vous auriez passé une partie de la journée dans cette ambulance.
Je crois. Oui, je crois.
Bien.
Madame, auriez-vous l'obligence... d'attendre encore un instant dans le
salon à côté.
Bien.
Eh bien, je pense que c'est clair maintenant, non ?
M. Ferriot, rien n'est jamais tout à fait clair.
Il y a un grand danger à vouloir tout comprendre.
Le seul vrai crime, à notre connaissance, dans cette histoire, c
'était un certain Lomédi, à l'hôtel Colomb.
Rien d'autre.
Comment ça, rien d'autre ? Mais est-ce qu'il m'est arrivé à moi ? Mais qu'est
-ce qui vous est arrivé, M.
Ferriot ? Vous parliez d'une clinique.
Vous êtes une maternité abandonnée depuis des années.
Complètement vide.
La femme morte dans la rue.
Une passante écrasée par une camionnette.
Un accident de circulation stupide.
Le terminal mort.
Pas de cadavre, pas de voiture, rien.
Sans doute un règlement de compte banal.
Quand est-ce qu'il est arrivé à votre femme, libre à vous de croire ce qu'elle
dit.
Monsieur Ferriot, il se passe dans ce monde des choses qui nous
échappent, à moi comme à vous.
Suivez mon conseil.
Ne vous occupez pas de ces gens-là.
Quels gens ? Personne, Monsieur Ferriot.
Personne.
Croyez-moi, Monsieur Ferriot,
Reprenez tranquillement votre travail.
Vous n'avez rien vu.
Rien vu.
Tenez.
Ceci est à vous.
Il est venu
!
Réalisé par Neo035
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Réalisé par
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Oui. Et Martin, ça arrive demain, c'est sûr, ça ? Oui, c'est sûr.
Et puis c'est bien que c'est celui qui me remplace.
Il connaît le bateau, c'est mieux.
Je t'appellerai pour te dire à quel an j'arriverai après-demain.
Qu'est-ce qui nous est arrivé, Roland ? Je ne sais pas, Sonia.
Vraiment, je ne sais pas.
Tu es sûre que tu m'as tout dit dans cette histoire ? Sonia, qu'est-ce que ça
veut dire ? Qu'est-ce que tu vas t'imaginer ? Je ne sais pas.
Rien, je ne sais pas.
J'ai un peu peur, peut-être. Je t'appelle demain. Je t'appelle. Au
revoir. Tu m'appelles ? Demain ? Oui.
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