All language subtitles for anais_french

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

-Le film que vous allez voir est né sous une bonne étoile.

...

Musique entraînante

...

-Pardon.

Bonjour. Vous m'attendez depuis longtemps ?

Je devais acheter des fleurs pour un...

Pour une... Enfin, pardon.

Vous voulez boire quelque chose ?

-Oui, volontiers.

-Ah ! Non, zut, j'en ai plus.

Si vous voulez, je vous fais du thé.

-Écoutez, ça ira.

Je vous donne l'alarme. Vous saurez l'installer ?

Il suffit de la coller au plafond. Il y a un ruban adhésif.

-Merci.

Je fume pas, mais ça me rassure.

C'est dangereux, la cuisinière à gaz.

-Chez mes parents. Vous pensez que c'est bien, là ?

Je pense que c'est bien.

J'avais mis des cendres dans ma poubelle en osier.

Ça a fait des flammes. Toute la moquette a brûlé.

Mon bureau aussi. Un bureau en bois.

Désolée, asseyez-vous sur la table. J'ai plus de canapé.

Raoul l'a repris en partant. Attendez, j'arrive.

Ou là, si vous préférez.

Je ne suis pas là que pour l'alarme. Je voulais discuter avec vous.

-Ah, oui. C'est pour le loyer ?

-Ça fait 2 mois que vous n'avez pas payé.

Ni en mars ni en avril, alors que vous avez emménagé cet hiver.

-Je sais. Je suis désolée.

Je vais payer, promis. Je suis pas une voleuse.

Je vais trouver une solution. Ah ! Attention.

Désolée. En ce moment, je...

Je pensais pas habiter seule. On devait être deux à payer.

C'est ma faute.

J'ai pas supporté la vie conjugale.

La vie à deux, c'est difficile. Vous trouvez pas ?

Oh ! Il est déjà 8 h 15 ?

Attendez. Je dois me changer.

En fait, avec Raoul, on s'est pas vraiment séparés.

On s'est pas quittés, mais on vit plus ensemble.

Comment vous faites ?

Vous vivez avec votre mari. Comment vous y arrivez ?

Vous habitez dans un grand appartement.

Très grand, même. Ça aide.

Vous pensez que j'ai un problème ?

Que je sais pas aimer ?

Si j'étais amoureuse, vraiment amoureuse,

je serais contente de...

voir la personne tous les jours, matin, midi et soir,

de dormir avec elle... Enfin, avec lui.

C'est ça, normalement, non ?

On doit être...

content de dormir avec des gens ?

-Y a pas de norme. Chacun fait ce qu'il peut.

-Vous, par exemple, vous l'aimez, votre mari ?

Vous comptez faire comment, avec les loyers ?

Hein ? Je veux bien vous laisser un petit peu de temps, mais...

si vous commencez à avoir des dettes...

-Je dois bientôt recevoir de l'argent de la CAF.

Et puis, j'ai peut-être trouvé un truc alimentaire à la fac,

par mon directeur de thèse.

Je vais me débrouiller, je vous jure.

-Cherchez un endroit plus petit.

-Mais je peux pas.

Je suis pas salariée. Personne m'acceptera.

Vous, c'est parce que votre fils connaît Raoul.

Oh ! Il faut vraiment que j'y aille.

Je file, pardon, mais vous pouvez rester ici.

Vous claquerez la porte. En tout cas, merci pour tout.

C'est vraiment adorable. Ah !

J'allais les oublier.

La porte claque.

Musique entraînante

...

-16e ?

Putain...

-Zut.

Je dois aller au 16e étage, mais je suis claustrophobe.

Vous pourriez prendre l'ascenseur avec moi ?

-Non, désolé.

-Je suis en retard.

-Merveilleux, j'y vais aussi.

Mais les ascenseurs, c'est trop...

Mais j'ai perdu mon antivol, ou on me l'a peut-être volé.

Voler un antivol... C'est mystérieux.

-Tenez ça. Regardez ce qu'on va faire.

On va tout simplement...

Je vous retrouve là-haut. Je monte à pied.

Aïe !

Elle soupire.

-J'en sais rien.

Non, je ne t'ostracise pas. C'est quoi, ces grands mots ?

Je te dis juste...

Non, pas la semaine prochaine. Émilie sera là tout le temps.

Je peux pas te parler. Je te rappelle demain.

Je t'embrasse. Je t'embrasse.

Mon vélo...

-Celle-là...

Bon.. Bof...

Tant pis.

Sonnette.

-Daniel Moreau-Babin.

-Anaïs.

-Ça va ?

Enfin, non, tout va mal.

J'ai réveillé une blessure.

Inflammation de la bandelette ilio-tibiale.

-Ça m'arrive dès que je fais trop de dénivelé positif.

Je dois faire des étirements, sinon mon genou se bloque.

La femme avec qui je vis, elle est passionnée.

-Il faut que je trouve la salle de bains.

J'ai mal. Vous savez où c'est ?

-Je...

Je présume que...

-Je sais pas... Vous avez dit :

"Non, tu peux pas venir. Émilie sera là."

-C'était mon fils. Il revient du Liban.

Il veut venir à la maison. Émilie, ma compagne, préfère...

Le copain de Rebecca, la fille de Patrick.

-C'est bizarre d'avoir quitté la maison de Malakoff.

Surtout qu'ils aimaient bien être en banlieue.

-Ben oui... Sans doute...

Les enfants étaient partis. La maison était trop grande.

-C'est jamais trop grand.

Oh ! Ça, c'est à cause de mon vélo.

-Oh, mince ! Oh là là...

Et vous venez de mettre de l'huile.

-Je suis désolée.

Pardon.

-Non. La séance était à 20.

-Raoul, je voulais trop le voir.

-Moi aussi, et j'étais à l'heure.

-Mais tu voulais y aller avec moi.

Il y avait un type qui me parlait d'un truc suspect.

Viens, on va chez moi.

Il a une lettre de Mme de La Fayette à Mme de Sévigné.

Il doit confondre avec Mme de Sablé, mais bon.

Il disait qu'elle avait un ton hyper tendre.

Il insinuait qu'elle était amoureuse.

Il a totalement rêvé, lui.

Elles avaient 8 ans d'écart. À l'époque, c'était énorme.

Enfin, c'est un bouffon.

Au fait, je suis enceinte. Enfin, pas pour longtemps.

Non. J'ai pas eu le temps de t'en parler.

-Comment t'es tombée enceinte ?

-J'ai pas eu de chance.

J'ai dû oublier ma pilule quand on était en Auvergne,

et comme par hasard, je tombe enceinte.

Je dois être hyper fertile.

Je suis déjà

à presque 7 semaines. Je dois me faire opérer.

Enfin, "aspirer".

Une aspiration. J'hésite à le faire ici ou...

avec la copine gynéco de mes parents.

Elle pourrait me...

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu veux un enfant ?

-Tu sais plus ce qu'est

une interaction entre deux êtres humains ?

que tu devais m'en parler ?

-Si. Je t'en parle.

-Arrête, Anaïs. T'as pris ta décision toute seule.

-Tu sais que je veux pas d'enfants.

-Je comprends plus ce qu'on fait ensemble.

Tu me vois quand t'as le temps...

T'avances comme un bulldozer.

-Tu me l'as déjà dit. Tu veux qu'on s'engueule ?

-T'es violente.

-Si. Je te parle ! Tu regarderas ton téléphone après.

-Me dis pas ce que je dois faire ou pas.

T'es violent dans ton inertie,

dans ton laisser-aller.

Je veux pas en parler.

Daniel, il s'appelle.

Il aimerait bien me revoir.

-Un vieux ? Super.

-Il a ton numéro.

-Il a dû le demander à la mère de Rebecca.

Il signe "DMB". Ses initiales. C'est bizarre.

-T'as pas peur que l'avortement te rende stérile ?

-Ça va pas ? On n'est plus au 19e siècle.

Et je veux pas d'enfants.

-Je t'aime.

-Cyclothymie.

Arrête. Tu m'énerves.

-Hé... J'aimerais bien une mini-Anaïs, moi.

-D'habitude, j'ai pas de problème.

J'ai rien fait.

-J'ai jamais eu d'histoire avec une femme très jeune.

Enfin, plus jeune que moi.

-Tu trompes souvent Émilie ?

-Non. Je la trompe pas.

Je t'assure.

Quoi ?

-Ben...

-Qu'est-ce que ça veut dire ? Tu l'aimes plus ?

Quand j'aime quelqu'un,

je vois plus les gens autour.

Ça a l'air débile et naïf, mais c'est vrai.

C'est comme ça.

C'est pas du tout... un truc moral, tu vois.

Ça m'est déjà arrivé de tromper des gens, mais...

c'était des gens...

Des garçons que j'aimais pas.

-Tu me plais. Tu me plais vraiment.

Ma 1re femme,

la mère de mon fils, je suis resté 12 ans avec elle.

Et puis,

j'ai rencontré Émilie, il y a 12 ans.

Et je te rencontre.

Je me suis dit que c'était peut-être inéluctable.

Des cycles.

-Elle croit que t'es où ?

-Nulle part. Elle est dans sa maison de campagne.

-Elle a une maison de campagne ? C'est mon rêve.

-Elle écrit là-bas. Elle est écrivain.

-Ou peut-être avec des amants.

-Viens.

Alarme.

-Hein ? C'est quoi ?

...

Casse pas tout. Il y a un bouton.

-Passe-moi un livre.

...

-Hé !

Dis donc... C'est la méthode douce.

-En fait...

J'ai oublié de te dire un truc.

Ça te va si on dort pas ensemble ?

-Euh...

-Parce qu'en fait, je...

J'aime pas dormir avec les gens, ça m'angoisse.

-Tu me mets dehors...

-Un peu.

C'est pas contre toi.

Tu es belle. Ils sont longs, tes cheveux !

Ton train était à l'heure.

-C'était bondé.

T'es venue me chercher.

Je suis en vacances.

Non : ils la détruisent.

Ça va devenir des appartements pour le tourisme.

-J'y ai appris à nager. Ils détruisent tout.

-Mais tu viens jamais.

T'y es pas allée

depuis tes 5 ans.

-C'est vrai.

J'aimais bien qu'elle existe.

Tu passes par la mer ?

-Oui.

-Tu la portes hiver comme été.

Tu voudrais faire les magasins ?

Ah...

J'ai enfin lu le livre que tu m'as offert.

-Alors ?

-Ah là là là là là !

Ma fille !

-Hmm ! Tu sens le fromage.

-Ça va ? Pas trop dure, la vie ?

On m'a donné 50 ans.

-Je lui ai donné mon 06. Allez, j'y vais.

-Tu vas où ?

-Chez elle. On doit prendre un 1er verre.

Non. Je vais chez le notaire. À tout à l'heure !

-À tout à l'heure.

T'as pensé quoi du livre ?

-Ben...

J'ai pas tout, tout compris.

Qu'est-ce que tu as trouvé génial ? J'ai besoin que tu m'expliques.

-J'en sais rien.

La langue, d'abord, l'atmosphère...

Je vais pas te faire un cours. T'aimes pas, tant pis.

Il y a rien à comprendre.

On n'est pas obligées d'aimer les mêmes livres.

Je vais chercher un chapeau.

...

-C'est quoi ?

Tu fais une rechute ?

Pourquoi tu me l'as pas dit ?

-Je voulais pas te l'annoncer par téléphone.

-Mais depuis une heure...

-Il y avait pas d'urgence. On était bien.

-Et papa fait comme si de rien n'était.

T'as quoi ?

-Des métastases au foie.

Musique mélancolique

...

Elle sanglote.

...

...

*Émission de télévision.

-Pardon.

...

Désolée. C'est juste que...

-Je sais, ma puce.

-Après 7 ans, t'es pas sauvée ?

-Ça fait 7 ans et demi. Et y a pas vraiment de règle.

-Il y avait que 5 % de risque de récidive.

-Oui, 5 %.

-Putain, c'est pas vrai...

Il va se passer quoi ?

-Ils vont essayer une chimio.

Ça peut tenir les tumeurs en respect pendant très longtemps.

Ça peut devenir une maladie pas forcément mortelle.

Ça peut rester endormi, comme le sida.

-C'est génial !

Oui...

Enfin...

-On parle d'autre chose ?

-Tu regardais quoi ?

Tu aimes les trucs de serial killers ?

-Je m'évade.

-T'es grave.

Raoul aussi adore ça. Je comprends vraiment pas.

-Ton frère m'a dit que t'avais rencontré l'éditeur

-Il pourrait pas te trouver du travail ?

Tu rencontrerais plein de gens intéressants.

-Ça m'intéresse pas. Je veux être intéressante moi-même.

-C'est bien, ma fille.

-Je dois finir ma thèse.

-Laissez-moi dormir.

-Pourquoi tu dors pas à côté ?

T'as 3 chambres libres.

Pourquoi tu restes collé à maman ?

-Je vois, on m'expulse, on me chasse de ma propre chambre...

Alors, ça ira pour cette fois. Tourne-toi, je suis nu.

-Oh.

-Bonne nuit.

-Bonne nuit !

Je vous ai fait le virement pour le loyer.

Il est pas passé ?

Je vous rappelle, parce qu'on va m'opérer.

Je vous rappelle à mon réveil. Au revoir.

-Ils ont pas des amis russes qui voudraient louer mon appart ?

Comment t'as trouvé ta mère ?

Ça va pas être facile pour elle.

Une récidive à son âge, c'est mauvais.

Elle est courageuse, mais elle a peur.

La 1re fois, elle l'avait bien pris, mais...

elle se rendait pas compte.

Cette fois, elle est inquiète.

L'idée de reprendre la chimio, ça lui paraît insurmontable.

-Et t'es sûre, pour...

Musique entraînante

...

Bonjour !

Je suis Anaïs, pardon !

-RAVIS...

-Pardon, j'ai cassé mon vélo et...

J'ai dû...

Enfin...

J'ai mis du temps à venir car je ne prends pas le métro.

C'est horrible...

Je suis claustrophobe. Aller sous la terre, c'est...

Ce n'est pas normal d'être...

Voilà.

Je vous laisse prendre le...

Appuyez sur le numéro 5.

Et voilà.

-Merci.

Vous pouvez mettre vos bagages dans la chambre. Venez.

Donc... il n'y a qu'un seul lit.

Je ne sais pas si vous aimez dormir ensemble, mais...

Elle parle en coréen.

-Oui.

-Cool. Moi, j'ai horreur de ça. Ça a causé notre perte, avec mon ex.

Je sais pas pourquoi je l'ai quitté. Enfin, il m'a quittée.

C'est un mec génial. Et il m'aimait vraiment.

Cuisine.

Moi, je me suis mise avec un vieux gars marié.

J'ai vraiment un gros problème.

Voici le frigo.

Je pensais que ça serait la passion, avec le vieux.

Je pensais qu'il serait fou de moi.

Regardez, c'est le four.

C'est un four à gaz, très vieux, très dangereux.

Mais c'est pas son truc, la passion.

Ou alors, il a pas le temps.

Pardon... Vous ne comprenez pas. Et vous vous en fichez, surtout.

Je vous donne la clé.

La petite pour en bas, la grosse pour ici.

À la fin de votre séjour, vous n'aurez qu'à claquer la porte.

Je vous fais confiance, pas de problème.

Juste...

Ne prenez pas mes livres.

Si vous en lisez un, ne partez pas avec.

Quand je lis un livre, je veux le garder pour toujours.

-Pas possible. Livres... en français !

-Ah oui, c'est vrai.

OK... J'espère que vous aimerez votre séjour.

Paris, tout ça...

Si vous avez un problème, vous m'appelez, d'accord ?

-Dis donc, c'est lourd. Qu'est-ce que tu transportes ?

-Mes livres, pour pouvoir bosser.

-Ah, oui. Voilà, on y est.

-Émilie rentrera pas ?

-Non. Elle est dans les Alpes jusqu'à mardi.

-Dans les Alpes ?

-Tu veux des serviettes ?

-Non. J'ai des affaires.

Je suis heureux de te voir.

-Mon appart' fait la taille de ton entrée.

-Ma petite Cosette...

Hé, tu trembles.

Hein ?

Viens. Je vais te faire du thé.

-Ouais.

C'est Émilie ?

-Oui.

Tu veux du sucre ?

-Euh... Oui. Non, merci.

Sonnerie de téléphone.

-Excuse-moi.

Oui, Vanessa.

Oui, je vous ai appelée.

Delaunay n'a pas reçu le Jacques Selznic.

Il vient d'entrer dans le jury du Renaudot.

Ben oui, Delaunay.

Il faudrait lui faire porter un exemplaire demain matin.

Sa voix pourrait être très importante pour nous.

Ça fait des années qu'on n'a pas eu de prix,

alors celui-là, il nous ferait beaucoup de bien.

Musique douce

...

-Je suis sûre que ça t'allait pas.

T'as bien fait d'arrêter.

Je suis sûre que tu fumais comme ça.

-Pas assez "déglingue".

Délicieuses, ces fraises.

Hmm...

Ce que j'adore,

c'est les mecs qui mettent leur main devant leur visage, en fumant.

Tellement sexy, genre Gainsbourg.

-Tu sais pas allumer une cigarette.

-Ben oui, mais...

-C'est tout ?

-Viens.

-Attends. On fait quoi, là ?

Tu veux qu'on baise dans le lit de ton fils ?

-Non, mais...

Je suis mal à l'aise. On n'aurait pas dû...

-Ça te gêne que je sois là ?

Tu me veux dans ta vie ?

-Tu es merveilleuse, belle, intelligente, drôle...

-Oui, bon ?

-Mais j'aime ma vie.

Je ne veux pas en changer.

On a tellement d'écart... C'est pas possible.

-Tout est possible, quand on le veut.

-Je peux pas vouloir ça. Tu me quitterais.

-Tu veux garder Émilie, et m'avoir en plus ?

C'est pas ridicule ? C'est pas un cliché bourgeois ?

Avoir une maîtresse, ça te gêne pas, vis-à-vis d'Émilie ?

-Je ne sais pas ce qu'elle fait, quand elle va dans sa maison.

Ben quoi ?

-Quels 12 ans ?

-Les cycles : ta 1re femme, Émilie, puis moi.

-Je croyais qu'on vivait la même chose, toi et moi.

Tomber amoureux, ça se décide.

-Et si t'as peur, ça m'intéresse pas.

J'aime les gens qui s'affirment.

La porte claque.

Elle frappe à la porte.

Pourquoi tu répondais pas ? Je savais pas où aller.

Il est pusillanime et il préfère sa femme.

Il va très mal. Il est à moitié dans le coma.

Rebecca est en Suisse. Elle a pas pu l'emmener.

-Je sais.

-Elle va me tuer.

Regarde.

-Si. À minuit, il dort, comme tout un chacun.

-Il est complètement inerte.

Je lui ai donné

-J'aurais pas dû, mais il avait pété un câble.

Ou SOS Vétérinaires.

-S'il te plaît.

-Ça me dégoûte. Il a plein de poils.

-Prends sur toi.

Attrape-le par les pattes.

Doucement.

Pauvre Gilbouze...

-Je devrais me remettre avec Raoul ?

Je sais pas aimer ?

-Tu vas pouvoir le surveiller.

J'apporte une couverture.

*-En un sens, vous avez raison.

J'ai toujours su que j'écrirais des livres,

que je ne resterais pas en province.

J'ai su que je n'aurais pas la même vie que mes parents.

J'avais envie de...

D'intensité.

J'en ai toujours envie.

Entre 25 et 30 ans, je travaillais à la radio.

Ça me plaisait,

mais je passais à côté de ma vie.

Je voulais m'accomplir, et je savais

que ça devait passer par l'écriture.

Alors, j'ai mis un certain temps à oser...

Comment dire ? À oser suivre mon désir.

-Ce qu'elle écrit, j'aurais pu l'écrire, si j'étais écrivain.

Je pense exactement la même chose qu'elle sur tout.

La même vision du monde, la même personnalité.

-Émilie, la femme de DMB.

Le mec a pris la même, plus jeune.

Tu la trouves pas trop belle ?

"Le bonheur est un état d'être qui nous fait désirer de vivre.

"Ce désir décide de notre bonheur,

"en dépit des circonstances, avec ou malgré elles."

-C'est Rebecca.

-Décroche, sois pas louche.

-Oui ?

Très bien, et toi ?

Euh... Ben non. Là, rien de spécial.

Mais oui.

Je suis pas bizarre.

Non. Enfin, si. (C'est un lémurien.)

C'est juste un rhume. Je te rappelle.

-Je vous attends là.

-Toujours comme ça. C'est le chaos absolu.

-Ils refusaient que la secrétaire soit avec nous,

et subitement, ils ne veulent pas vous installer

là où ils avaient mis Mlle Langlois.

Bonjour.

On va vous installer à la maison de la recherche.

Marianne reprendra son poste après son congé maternité.

Quand me faites-vous lire la 2e partie de votre thèse ?

Vous deviez me la rendre fin mai.

-Oui, justement, je...

-Je vous rejoins rue Serpente.

Bonjour.

-Je vous ai vue passer. Je lis actuellement votre livre.

"La Hardiesse". J'adore.

J'adore votre langue, c'est brillant...

Je pense qu'on a des sensibilités proches.

-Je suis contente que ça vous touche.

Je dois aller voir mon éditeur.

-Oui, bien sûr.

En fait, je connais Daniel.

On a des amis en commun, les Vidal.

-Vous êtes très belle.

-Vous aussi.

-Il faut que j'y aille. Vous vous appelez comment ?

-Anaïs.

-L'urgence absolue,

ce sont les journées d'étude de Rouen.

C'est le gros évènement, pour notre laboratoire.

On fait venir des chercheurs du monde entier.

-La femme que j'ai croisée tout à l'heure, justement,

je rêvais de la rencontrer.

Les réservations pour les vols, les trains...

Les hôtels...

-Elle habite pas dans ce quartier.

Il y avait peu de probabilités pour qu'on se croise.

-Vous devez coordonner les emplois du temps

et programmer les journées à la minute près.

On aura besoin de vous sur place, à Rouen,

pendant les 6 jours, mais on en reparlera demain.

Réunion 9 h, salle 614.

Je vous laisse vous installer.

-D'accord. J'ai une question.

à un homme, enfin à un jeune homme : "Vous êtes très beau",

ça voudrait dire quoi ?

-Je ne dirais jamais ça à un jeune homme.

Il ferme la porte.

-Il se trouve que j'ai écrit des romans,

des essais et des récits.

Et même des essais à la première personne.

Donc, oui, si vous voulez, on peut dire que j'échappe au genre.

Enfin, pas moi : la pratique littéraire.

Et pour être honnête, je suis heureuse de... Je...

Je suis heureuse de connaître... Enfin, d'éprouver cette liberté

dans mon écriture,

de pouvoir me déplacer comme ça d'une forme à une autre,

au gré de mon désir.

Mais c'est un désir

qui s'ajuste, me semble-t-il, à une nécessité,

en lien étroit avec le sujet que j'aborde.

-Hmm-hmm.

Vous, Axel,

vous êtes passé du journalisme à la littérature,

mais votre matériau reste le réel.

Le réel brut.

-J'ai beaucoup lu Spinoza, dans ma jeunesse.

Je ne l'ai pas ouvert récemment.

Ça doit être une influence inconsciente, sûrement.

-Bonjour. Je suis Anaïs.

-Oui...

-Je vous ai écrit, et on s'était vues à Paris.

-Ah oui, Anaïs ! C'est vous. Mais...

-J'avais envie de vous voir.

-D'accord.

-C'est bizarre ?

-C'est vous qui êtes arrivée hier ?

-Ici, on paye à l'avance.

-Oui, tout de suite.

-Oui.

-7 fois 5 : 35. 350 euros.

-Non. En carte bleue.

-Yoann, venez me voir une minute.

Le train de 18 h est annulé.

Vous récupérerez les Anglais au train de 20 h.

Et vous repeindrez les volets.

-OK.

-En pension complète.

-Il y a pas du tout de réduction, quand on reste...

-C'est pas R&B.

-Non, c'est pas "R&B".

Attendez.

Elle pourrait m'aider en échange de la chambre.

-Vous n'êtes pas chochotte ?

Vous payez 2 nuits, et je vous confie à Yoann.

-D'accord.

-Il sait ce qu'il y a à faire.

Musique entraînante

...

-Je vous cherchais.

Si on se promenait ?

-D'accord.

Je n'étais pas très efficace.

Avant, je pouvais travailler n'importe où.

Maintenant, il me faut ma table, ma maison...

Je déteste cette idée de...

dépendre d'un lieu.

Ça me met en colère.

-Vous écrivez sur quoi ?

-Je vous taquine.

Je travaille sur "Le Chevalier à la rose",

l'opéra de Strauss.

Il y a un superbe livret d'Hofmannsthal.

On m'a demandé de l'adapter pour le théâtre.

-Hmm !

-Mais c'est alimentaire, disons. J'avais besoin d'argent.

Un essai sur la curiosité, justement.

Mais c'est en suspens.

Mon éditeur a lu 50 pages.

Il a trouvé ça difficile.

Il a peur que ça se vende pas.

Ils ont tous peur, maintenant.

L'homme avec qui je vis dirige une maison de...

Mais attendez. Vous m'avez pas dit

que vous connaissiez Daniel ?

-Ah, oui.

Enfin, très peu.

J'ai dit ça parce que je pensais que ça me rendrait...

plus familière à vos yeux, mais je l'ai vu qu'une fois.

-Oui...

Vous êtes qui, Anaïs ?

D'où vous sortez ?

-Euh...

Je suis en train de terminer une thèse

sur l'écriture de la passion au 17e siècle.

Je sais pas

ce que je veux faire.

Je veux pas enseigner. Merde !

-C'est Yoann.

-C'est mon directeur de thèse.

Je devais m'occuper d'un colloque, et j'ai tout planté.

-Il va vous virer.

-Oh, des pommes sauvages.

-Qu'est-ce que vous me voulez ?

-Rien.

J'avais envie de vous connaître.

On pourrait s'entendre. Je...

Je crois qu'on se ressemble.

-Très bonne.

-Ah, te voilà !

On a du boulot. Allez, monte.

-Je dois l'aider un peu.

-Pas qu'un peu, ouais.

-Je bosse ici pour me faire de l'argent,

mais mon métier, c'est dramaturge.

Je vais mettre en scène une pièce.

Un texte que j'ai écrit sur l'extinction du capitalisme.

Enfin, sur le retour des valeurs humanistes,

parce qu'on dit toujours qu'on vit à l'ère de l'individu,

mais il y a un gros retour du collectif.

J'ai interrogé plein de gens, pour ma pièce, et...

-Ça sent bon, le lierre !

-Qu'est-ce que tu fais, là ? Oh !

-Quand c'est en fleurs ! Laisse-moi.

-Comment t'as atterri ici ?

-Par mon père...

il y a 3 ans.

Il a parlé de moi à un type, le type a parlé de moi à Odile,

et après, pouf, il est mort.

-Ton père ?

-Oui.

Cancer. En 6 mois, c'était plié.

-Il a souffert ?

-Ben oui.

-"Maman, je me sens bête.

"Bête, et coupable, et triste.

"Triste en pensant à ce que tu endures.

"Triste de ne pas savoir être là.

"J'ai peur du malheur, et cela me rend égoïste.

"Pardon, maman. Je me protège comme je peux.

"J'ai eu une intuition bizarre.

"Je me suis dit que si tu avais eu une passion,

"tu ne serais pas retombée malade.

"Ou si vous vous aimiez vraiment, avec papa.

"Je ne sais pas. C'est ce que je crois."

Musique mélancolique

...

Bonsoir.

-Vous êtes sûre ?

-Non, mais...

J'ai perdu un livre auquel je tiens beaucoup.

J'espère que je l'ai oublié dans la salle.

Je vais voir. Bonne nuit.

-Bonne nuit.

-Attends. Tu peux me passer le pot ?

Sonnerie de téléphone.

-Oui ?

T'es pas passé, là.

Quoi ?

Vous voulez inviter des amis coréens ?

Oui, vous pouvez.

-Yann, pardon. Je vois que vous êtes occupé.

Il n'y a plus de papier dans l'imprimante.

-Vous voulez coucher avec eux ?

Coucher chez moi avec eux ? Enfin, qu'ils dorment chez moi ?

Aucun problème.

-Je vais vous aider, moi.

Amusez-vous bien. Merci.

...

-Ça doit être la chambre d'Odile.

Regarde, une photo avec Robbe-Grillet.

-Ah !

Elle avait déjà l'air acariâtre, à 16 ans, c'est fou.

-Tu as retrouvé ton livre ?

-Une vieille histoire.

J'étais au collège.

En 3e.

J'adorais ma prof de français.

Mlle Garcia, elle s'appelait.

C'est grâce à elle que je suis devenue écrivain.

Elle trouvait que mes rédactions étaient formidables,

elle m'abreuvait

de livres, bien au-delà de ce qu'on devait lire en classe.

J'étais un peu amoureuse d'elle,

comme on peut l'être à cet âge-là.

Et...

Enfin, bon, cette Mlle Garcia...

adorait Duras.

Elle m'avait prêté "Le Ravissement de Lol V. Stein".

Une édition originale numérotée 29.

Il y avait des choses soulignées, il y avait des notes,

des traces de vernis à ongles. C'était vivant, c'était sensuel.

Je l'ai lu et relu.

Et je l'ai jamais rendu.

C'est devenu l'un des objets les plus importants, pour moi.

C'est même...

Oui, le plus important.

Pardon, je te raconte ma vie.

-Non, au contraire.

Cette femme t'a conseillé d'écrire, d'en faire ton métier ?

-Pas à ce point-là, mais elle m'a ouvert des horizons.

Elle m'a parlé d'hypokhâgne. Je connaissais pas.

Dès que j'ai eu mon bac,

Et ensuite ?

-J'ai travaillé comme une brute.

J'adorais ça. Intellectuellement, c'était dingue.

J'ai écrit mon 1er roman.

-Et t'as dû faire des sacrifices,

renoncer à des choses pour écrire ?

-Pas du tout. C'était naturel.

Pendant des années, j'ai pas pris

de vacances.

J'étais tout le temps à ma table, même à Noël.

J'étais très...

Très sérieuse, à ton âge, obsessionnelle.

-Ah bon ?

Tu m'as paru très hédoniste.

-Peut-être, mais c'est une conquête.

En tout cas, c'est pas ici qu'on va trouver du papier.

-Ça veut dire quoi, "une conquête" ?

-À un moment de ma vie, j'ai décidé de devenir plus légère.

-Moi, au contraire, je suis trop légère.

Il y a une voix qui me dit : "Tu peux mourir demain,

"alors profite du moment."

-C'est aussi une bonne chose d'être dans le présent.

-Ça m'empêche de...

Si ça continue, j'accomplirai rien.

J'ai peur de finir comme un gros mollusque.

-Il y a encore une porte ?

Voix au loin.

...

(-Il y a quelqu'un.)

...

Musique douce

...

Non, mais... Odile la revêche !

-Elle cache bien son jeu.

...

-Il sent bon, ton parfum.

Kim Carnes : "Bette Davis Eyes"

...

-Her hair is Harlow gold

Her lips, a sweet surprise

Her hands are never cold

She's got Bette Davis' eyes

She'll turn her music on you

You won't have

To think twice

She's pure as New York snow

She got Bette Davis' eyes

...

And she'll tease you She'll unease you

All the better

Just to please you

She's precocious

And she knows just what it takes

To make a pro blush

She got Greta Garbo's standoff sighs

She's got Bette Davis' eyes

...

She'll let you take her home

It whets her appetite

She'll lay you on a throne

She got...

-Daniel ?

-She'll take a tumble on you

Roll you like you were dice

-Et tous tes rendez-vous ?

-C'est Moreau-Babin. Il vient pour la fliquer.

Il y a de l'eau dans le gaz.

Il est venu plusieurs fois.

-J'arrive.

-Je crois que tu connais Anaïs.

-On s'est déjà vus. Vous vous souvenez ?

-Ah... Je croyais que c'était un colloque particulier,

pour les gens dont le métier est d'écrire.

-Je suis juste venue y assister.

-Ça existe encore, les gens passionnés par la littérature.

-Bon, bon... Tant mieux, tant mieux.

Je vais aller les aider.

...

-Je voulais la voir.

-Ah oui ? Pour tout lui dire ?

C'est original.

Tu veux détruire mon couple ?

-Pas du tout. Tu comprendrais pas.

-Il s'agit de ma femme !

(-Parle moins fort.)

"Ma femme"... C'est quoi, ce sentiment de propriété ?

Elle est pas à toi, Émilie.

-T'es dingue.

-T'as voulu qu'on se voie. Ne me fais pas la leçon.

-Euh...

Tac, tac, tac...

-Mais je connais pas mon numéro de contrat !

Non, j'ai rien dans mes mails.

Vous avez mon nom, mon adresse...

Oui, je patiente.

(C'est pas vrai...)

-Là. Il y a le feu chez moi, et je sais pas si je suis assurée.

-Yoann est parti avec. Il raccompagnait 3 personnes.

-Anaïs, qu'est-ce qui se passe ?

-75010. Les Coréens ont foutu le feu dans ma cuisine.

-Non. Oui. Non !

J'arrive à joindre personne, j'étais avec une meuf en Roumanie...

Mais ta... Et votre voiture ?

Vous êtes venu en voiture, non ?

-La propriétaire m'appelle.

Oui... Ben oui, je sais.

Ils sont coréens. C'est mes cousins.

C'est maîtrisé, non ? Il y a plus de flammes ?

-Oui, heureusement, mais enfin, vos cousins...

Enfin, on a eu très peur.

L'alarme s'est pas déclenchée. Ils auraient pu mourir.

-Je leur avais dit, pourtant, de pas utiliser les fours.

Attendez, je vous rappelle.

-Comment ça avance, ta thèse ?

-Tu pouvais pas trouver mieux que de débarquer dans son colloque ?

Ça donne un peu l'impression que...

Que tu savais pas quoi faire ce week-end.

En plus, c'est hyper intrusif.

Allez. Tu seras beaucoup mieux à Paris.

-Ça va pas ?

-J'ai pensé à tes sacs.

-Il est pas bien...

*-I'm sorry, I...

*-I could write a funny line for you.

*-She's very alien to me.

(-Je peux me mettre là ?

(Pardon.

(Merci.)

(-Je croyais que t'étais à Paris.

*-I dream funny dreams too.

I'm not myself.

*-Good night.

What are you trying to prove?

You're acting like some grade school theatrical kid.

Everybody loves you.

You're a super, high-priced professional.

-I'm what?

I'm what? What am I?

-I don't know what it is.

I don't know anything about this play.

-I don't know what this play is about!

I don't know what this woman is about.

-Alors, on m'avait demandé de...

choisir un film

qui mettrait en scène un personnage d'écrivain.

(-Excusez-moi.

(Vous pouvez vous décaler ?)

-Je n'ai rien trouvé, alors j'ai préféré vous montrer ça.

Un portrait de femme, tout court.

(-T'es vraiment malade. T'es complètement perverse.)

(-J'entends rien.)

-Qui doute et qui perd confiance.

Mon cher Georges, je n'oublie pas...

(-Ça t'excite, cette situation ?)

(-Arrête avec les clichés.)

(-Je me laisserai pas emmerder.)

(-Elle nous regarde, putain !)

-Quand on me demandait pourquoi j'écrivais, je disais :

"J'en ai envie." J'étais dans le pur élan.

Mais le temps passant, je me suis demandé : "Quel sens

"cela peut avoir de consacrer ma vie à l'écriture ?"

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Ben... Je voulais te voir.

-C'est nouveau ?

Je rentre à Paris. Tu viens ?

-Pourquoi tu rentres ?

-C'était prévu. J'ai un rendez-vous demain.

-C'est à cause d'Émilie ?

-Non... Non, pas du tout.

Excuse-moi.

-Attends, Daniel.

Tu te rends compte ?

Émilie est merveilleuse, belle, brillante.

-Elle est assez grande pour se défendre toute seule.

-Pas du tout.

-C'est ridicule.

-C'est fini.

-C'est grotesque.

-Je suis là pour elle.

-Comment ça ? Tu veux être amie avec...

-Tu es allée vers elle, alors qu'on avait une histoire.

-Je l'ai trahie sans la connaître. C'est toi qui...

-Si elle savait, elle te laisserait pas l'approcher.

-Je te cherchais.

Qu'est-ce que tu fais ?

-Euh... Odile m'a demandé de nourrir les canards.

-Viens te baigner.

Enfin, comme tu disais que tu voulais voir la mer...

-Oui, mais je peux pas, là.

-Tu plaisantes ? Il y en a pas, des canards.

Allez, viens.

Tu vois cet arbre, là-bas ?

-Il a plus de 200 ans.

Tu vois, il s'est acclimaté.

Les canards, tu peux faire ce que tu veux...

Parce que c'est sauvage.

On va se baigner.

-Émilie, il fait trop beau.

-J'ai ma conférence à 3 h.

-Là, t'as assez travaillé.

Viens, sinon tu le regretteras.

-Je peux aller chercher mon maillot ?

-Oui, oui.

-Sympa, le plan à 3. Fallait prévenir.

-Je vais te demander un truc.

Il y a pas de raison pour que tu acceptes, mais...

laisse-moi seule avec Émilie.

Je t'en supplie.

Tu peux changer le cours de ma vie.

Sans être emphatique, tu as mon destin entre les mains.

-Qu'est-ce que tu racontes ?

-J'ai besoin d'être seule avec Émilie.

C'est très sérieux. C'est décisif.

-Tu sais conduire ?

-Évidemment.

-De la musique ?

-J'ai une chanson dans mon téléphone.

Coups de klaxon.

Non, mais ça va, là !

...

-J'appuie sur "play" ?

C'est un coup de fil.

*-Anaïs, c'est Christian Jouannet.

-Bonjour.

*-Je cherche à vous joindre depuis 3 jours.

J'ai besoin de vous à Rouen.

Je suis très en colère. Notre conférence est demain.

C'est vous qui avez tous les documents pour le...

Le chose, là... Le PowerPoint.

On va trouver une solution.

La conférence importe peu, à côté de vos difficultés.

Faut que j'appelle ma mère. Elle a vraiment un cancer.

-Merde.

-Normalement, elle va à peu près bien.

Mais j'ai trop peur de lui porter malheur.

Allô ? Maman ?

C'est moi. Tout va bien ?

Non, rien de spécial.

Je pensais à toi.

Je te rappellerai, si t'es pressée, mais...

t'as pas eu de nouveaux résultats, récemment ?

Super.

Ouais, d'accord. Je t'embrasse.

Elle soupire.

Pardon.

Ça y est, on va se baigner.

Tiens, conduis.

(Musique douce)

(...)

-Ta mère a quel âge ?

-Elle est jeune, elle a 58 ans.

Si elle meurt, j'ai peur que ça me détruise.

Que ça m'éteigne.

Je trouve ça dégueulasse, le côté...

Les dommages collatéraux du malheur.

Tu perds ta mère, tu perds la personne la plus importante...

Tu te retrouves un peu seule au monde.

Plus jamais tu auras quelqu'un

qui s'inquiète vraiment de toi,

qui te fait passer avant tout.

Bref, c'est l'horreur, et en plus, tu perds ton élan.

J'ai pas envie d'être triste,

que la vie fasse de moi une personne triste.

J'ai peur de m'effondrer.

-T'as pas l'air du genre à t'effondrer.

Pas du tout.

Et puis...

Les malheurs, ça fait partie du programme.

Vivre, c'est ça. C'est souffrir, lutter...

On nous prévient pas que la vie, c'est un enfer.

Tout le monde

devrait lire Schopenhauer.

-On a déjà fait tout ça.

-C'est parce que tu me fais courir.

-Tu mens souvent, toi ?

Tu mens ?

-Pas aussi frontalement que toi, mais...

-Tu rigoles ? Je mens jamais.

-Tu t'es bien débrouillée, avec ton prof.

-Oui, mais là, c'était...

Sinon, j'aurais dû partir.

J'adore le sable chaud.

-Je suis là, Anaïs.

Tu m'as voulue, je suis là.

Dis-moi quelque chose.

-J'ai envie de...

De t'embrasser.

...

-Je croyais que tu fonçais.

Je pensais pas que tu étais timide.

-D'habitude, non.

-Viens.

On va pas aller trop vite.

...

J'aime tes baisers.

...

Musique douce

...

-Et voilà, c'est bon.

-Ça me tient chaud et ça me gratte.

On dirait une danseuse du Crazy Horse.

-Balthazar,

tu peux mettre ça au congel' ?

-Je m'occupe de Gilbert.

-Toi, tant que tu peux boire...

-Pourquoi Rebecca a pas pris le singe avec elle ?

auraient pas aimé. Balthazar s'entraîne à pouponner.

-T'as eu de la chance

que ta propriétaire te vire pas.

-Anaïs s'en sort toujours, grâce à son charme irrésistible.

-C'est grâce à moi. J'ai convaincu la propriétaire.

Anaïs était à la campagne,

à goûter aux joies du gazon frais.

(-T'es con.)

Là, tout me dégoûte.

-Comment vous faites pour vivre ici ?

Il y a trop de monde partout.

Après 3 jours, j'ai qu'une hâte, c'est de rentrer chez moi, au calme.

-Tiens, François.

Prends-moi avec les enfants.

Viens, toi.

-Gilbouze, tu veux faire une photo ?

Allez, viens là.

Merci.

-Fais voir.

Maintenant, ses photos sont floues.

Il voit mal.

-Mets tes lunettes et recommence.

-Maman, on va pas en faire 50.

-Vous serez contents, quand je serai morte.

-C'est pas drôle, maman.

-J'ai besoin de toi. Je peux pas te remplacer.

-Je peux y aller ?

Un petit sourire.

Superbe.

Voix d'Émilie.

-"Émilie, je ne tiendrai pas 20 jours de plus sans toi,

"ni même un jour.

"Si je te rejoignais ? Il y a un train, vendredi.

"Je peux être chez toi pour le dîner.

"On s'embrasserait,

"on se découvrirait, on s'aimerait.

"Dis-moi 'oui'."

Musique douce

...

-"Ma très belle, comme j'aime te lire !

"Comme j'aime savoir

"que tu penses à moi !

"Te voir ce week-end serait merveilleux,

"mais je dois travailler.

"Ne sois pas fâchée.

"La nuit dernière, j'ai rêvé de toi.

"Tu avais

"ce mélange d'audace et de timidité qui m'avait ravie.

"Mon Anaïs, es-tu réelle ?"

-"Oui, je suis réelle.

"Comment peux-tu te contenter de ces lettres ?

"Je veux tes baisers et plus encore.

"Je veux tout faire avec toi.

"Dis-moi comment calmer mon impatience."

Vibreur.

-"Plus que 8 jours, désormais. Je t'assure, c'est très peu.

"L'attente est aussi délicieuse que la chose attendue."

...

Tu es belle.

-Toi aussi.

...

-On se met là ?

-Bonjour.

Moi, je vais prendre un verre de vin blanc léger.

-La même chose.

Tu l'as fini, ton essai ?

-Oui. Je suis contente.

J'ai envoyé le texte à mon éditeur.

-Ah bon ? Tu voulais pas me le faire lire ?

-Je te le donnerai.

-Avec plaisir.

Regarde.

Je l'ai retrouvé.

J'ai harcelé tout le monde.

-Merci. C'est incroyable !

-C'est bien le tien : numéro 29.

-Oui, oui.

Merci.

T'es bronzée.

Ta peau peut énormément brunir.

-L'été, j'ai une vie sauvage, je suis tout le temps dehors.

Dommage qu'on n'ait pas pu se voir.

-Oui.

-C'était horrible.

Je me disais que quand tu auras terminé ton livre,

quand tout sera fini, on pourrait partir quelques jours.

On pourrait aller en Italie.

-J'ai des choses à te dire, Anaïs.

-"Des choses" ?

-Je n'ai pas de place pour une histoire.

Je ne veux pas te proposer

une histoire médiocre...

en demi-mesure, en demi-teinte.

Tu attends plus, et tu as raison.

Tu m'as aussi plu pour cette exigence que tu as...

Cette manière de réclamer beaucoup à la vie,

le meilleur.

-Je t'ai fait peur ?

-J'ai 56 ans, tu sais.

Plus grand-chose me fait peur.

-Mais je croyais qu'on... trouvait ça merveilleux.

-Mais c'était merveilleux.

J'ai passé l'été à penser à toi, à me dire que j'avais de la chance,

à écrire des pages et des pages,

dans mon journal, sur ta beauté et...

Mais c'était... Comment dire ?

Tout ça était hors du temps.

-"Hors du temps" ? Ça veut dire quoi ?

-Faut pas que tu sois triste.

Tu as eu envie de vivre cette chose, et tu l'as vécue.

Tu...

Tu es allée au bout de ton désir.

Tu t'en rends compte ?

Tu as eu cette liberté, ce courage...

Tu m'as fait la cour.

Jamais je n'aurais été capable de ça, à ton âge.

-Mais je...

Pourquoi tu préfères renoncer, plutôt que de prendre les...

Les moments de plaisir qu'on pourrait vivre ?

-Je peux pas te dire "non" et te faire attendre.

Je n'ai rien à te proposer.

De toute façon,

ce que tu éprouves pour moi,

c'est pas de l'amour, c'est une illusion.

Tu as projeté beaucoup de choses sur moi.

Tu es... assez intelligente pour le comprendre.

Tu le sais déjà, d'ailleurs.

Et il y a eu Daniel.

Je veux pas savoir ce qui s'est passé,

mais il y a eu quelque chose.

Je sais que...

tu l'as ému, tu l'as perturbé,

tu lui as plu.

C'est la vie.

-Mais...

Tu... Enfin... Tout ça, c'est pour te venger ?

-Sois pas bête.

Émilie soupire.

J'ai travaillé tout l'été avec exaltation.

Ça faisait longtemps que je m'étais pas sentie si légère

et pleine d'énergie, et...

tout ça, c'était grâce à toi.

Je voudrais

te donner quelque chose.

Tu m'as séduite.

Tu fais tout pour obtenir ce que tu veux.

Tu peux déplacer des montagnes.

Sers-toi de ça.

Toi et moi,

on aura vécu un moment ardent, vibrant,

sincère.

C'est beau et c'est précieux.

Il faut prendre l'amour au sérieux,

sans lui donner toute la place.

Ne te perds pas, ne t'oublie pas.

Si tu dois écrire, écris.

En tout cas, fais quelque chose de ce que tu vis,

avec ce que tu vis,

avec ce que tu es. Fais quelque chose.

-On se reverra plus ?

-Non. Vaut mieux pas.

...

Musique douce

...

-Je suis pas d'accord.

...

Viens.

...

Sous-titrage SME : VECTRACOM

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.