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Zulu
Merci.
Je ne sais pas encore.
Mais je l'avais avec moi quand je suis partie, j'en suis sûre.
Tu t'es trompé de sac, peut-être.
Tu m'as vu le mettre dedans.
Écoute, on me l'a sûrement étouffée.
J'en suis certaine.
Alors, qu'est-ce que je dois faire, Joey ? Faut-il que j'aille quand même au
rendez-vous ? Non.
Ramène-toi en vitesse.
Vous allez appairer la tête du type. Oui.
Ne la lâchez pas. Bien sûr.
Asseyez-vous, M. Zara. Merci.
Nous n'avons pas souvent l'occasion de travailler avec la Brigade mondiale,
mais si nous pouvons faire quelque chose, j'en serais ravi. Nous
recherchons un pickpocket.
Comment s'appelle-t-il ? Je l'ignore. Là commence bien.
Il a piqué un portefeuille dans le sac d'une femme ce matin dans le métro.
Vous avez le signalement de l'homme ? Bon, ça va déjà mieux.
C'est donc une affaire de stupéfiants.
Elle portait le microfilm d'une nouvelle formule volée en Europe.
Vous savez à qui elle devait le refiler ? Non, on a des tuyaux sur tous les gars
qui se trouvent dans le parcours, sauf sur cet homme. C'est le grand Caïd.
Avec cette nouvelle formule, il aurait inondé le pays d'un stupéfiant
synthétique sans courir les risques de l'importation.
Et c'est comme ça que ça s'est passé.
C'est la faute, t'as pas de chance, Joey.
Je suis désolée.
Il faut qu'on le retrouve.
En New York ? Tu cingles ? Il faut retrouver ce film.
Film ? Oui.
Parfaitement.
C'est ce que tu transportais dans ton sac.
Sais-tu ce qu'il y avait sur ce film ? La formule d'un nouveau produit
chimique. Et alors ? Candy, c'est la formule la plus importante qu'on ait
jamais eue. Pourquoi es-tu dans un état pareil ? On ne peut pas se procurer une
autre copie de ce film. Jouer.
Je commence à croire que c'est de l'arnaque.
Je t'ai dit mille fois qu'il ne s'agissait pas de choses illégales, mon
petit.
C'est du gros business.
Et il y a de la concurrence.
Et je suis dans de sales drames.
Écoute, je te l'ai dit, je regrette ce qui est arrivé, mais je ne peux
absolument rien y faire.
T'as qu'à dire à ton patron qu'on m'a piqué mon sac.
Une minute, ma petite.
Tu ne vas pas me laisser tomber comme ça.
Écoute, respecte notre accord. Tu m'as promis que ce serait la dernière
livraison que je ferais pour toi. C'est juste.
Et tu m'as promis de faire cette dernière, pas vrai ? Oui, j'ai promis,
mais je n'y suis pour rien, si un type m'a... Ecoute un peu ma petite,
comprends-moi.
Tu es fortiche.
Tu sauras bien me débrouiller pour le retrouver.
Mais je n'ai pas de relation parmi les pickpockets.
Tu as roulé ta bosse, Candy.
Tu connais pas mal de monde dans le milieu. Tu ne vas pas me le reprocher
toute ma vie, non ? Ecoute, Candy, il faut que tu m'aides.
Tu sais comment il est.
Si j'avais tes relations, je ne t'embêterais pas comme ça.
Eh bien, je pourrais peut-être t'avoir un tuyau.
Quand ici tu m'aides à mettre la main sur ce pickpocket, je ne t'embêterai
plus jamais, jamais.
Je te le promets.
Très bien, Joey.
On a mille photos à examiner.
Et à partir de maintenant, c'est au petit bonheur la chance.
Combien de temps croyez-vous que ça prendra ?
Peut-être le restant de la journée, peut-être toute la nuit. Qui sait ? Il n
'y a pas une méthode plus rapide ? Ben, il y a un phénomène qui pourrait nous
dépanner.
Si elle veut bien.
C'est pas très catholique. On lutte contre la montre.
Ça ne coûte rien d'essayer.
Maud pourra peut-être nous faire gagner du temps.
Qui est Maud ? Salut
Maud !
Qui est cette larve ? Qu'est-ce qu'affiche là ? On dirait une micelle
qui joue au dur.
J'ai une belle petite cravate à poids, faite spécialement sur mesure pour vous,
tigre. Là, on n'a pas de temps à perdre.
Vous avez donc toujours le feu au derrière dans cette tôle.
Hé, ce ne serait pas pour une histoire de meurtre, non ? Normal.
Sur les tueurs, je n'ai aucun tubard.
Je veux continuer mon business pour pouvoir arroser mon oselle. Où en est
-elle ? Ses feuilles poussent.
J'ai déjà presque assez pour m'offrir le terrain et la pierre tombale. Si tu
sèmes ton oseille, c'est la fosse commune.
Nous n'apprécions pas beaucoup ce genre de plaisanteries, inspecteur Tigre. J'ai
voulu dire que tu devrais faire attention en travaillant tes
banquenotes.
Écoutez, Tigre, si on devait m'enterrer dans la fosse commune, je crois que je n
'y survivrais pas.
J'ai vu une concession à Long Island, cette première.
Il faut faire partie de la haute pour qu'on vous mette là-dedans. C'est vous
dire à quel point c'est fermé.
De quoi s'agit-il ? Je ne sais pas encore.
Nous recherchons un tireur qui a piqué le portefeuille d'une fille dans le
métro. Quoi ? Vous n'avez pas sa tronche dans vos tableaux de famille ? Non. Et
nous n'avons pas le temps de compulser toutes ces fiches.
J'avais pensé que tu pourrais nous regarder sur les fourchettes qui ont
opéré dans le métro depuis hier matin.
Je connais bien deux ou trois types qui se sont évanouis sur des morlingues dans
le métro la semaine dernière.
Mais le business est au point mort.
Vous êtes le vieux de la poule ? Non, il est de la maison.
Une zébrée vous donnerait plus de personnalité.
Votre tireur, vous l'avez bien repéré ? Oui.
Taille moyenne, blond, légèrement. Moyenne, court, grand, blond, brun,
maigre ou grand.
Il y en a des milliers comme ça.
C'est la technique.
Chacun d'eux possède sa marque de fabrique.
Regardez si ça le transforme, ça tire.
Une jetée, c'est à vous.
D'accord.
Dites-moi, monsieur, quand ça s'est passé ? Ça fait environ deux heures.
Est-ce qu'il se tenait à la gauche de la fille, à sa droite ou bien derrière ?
Derrière elle, puis il s'est placé en face d'elle.
Un journal à la main, peut-être ? Oui.
Déplié ou plié ? Déplié, je crois.
Comment ça, vous croyez ? Non, mais regardez-moi ce flic à la peau de
toutou, Tigre. Dites-donc, patron, faut être sûr de vous.
Je vous le dis, chaque tireur a sa façon à lui de piquer. Bon, bon, bon, il était
déplié. C'était ouvert à la première page ou bien aux petites annonces ? Aux
annonces. Était-il gaucher ? Non, il se servait de sa main droite. Il tenait le
journal de la main gauche.
Est-ce qu'il le tenait un peu penché comme ça ? Oui.
Vous l'avez vu refermer le sac ? Oui.
Est-ce qu'il a mis le journal sur le sac comme ça quand il l'a refermé ? Oui.
Et les violons aux charmes exquis chantaient pour moi.
Je sais qui c'est.
Monsieur Zara, attendez dehors. Oui, mais je n'en ai que pour quelques
minutes.
Mon, il faut aller vite.
Écoute, ne recommence pas tes histoires.
Voyons, qu'est-ce que vous attendez de moi, Tigre ? C'est moi personnellement
qui fais monter le prix des pommes de terre, du pot au feu et du poireau.
Est-ce ma faute à moi si la vie devient inabordable ? Voilà les prix au marché
ce matin.
Quand le coût de la vie se met à grimper, mes prix aussi grimpent. Quand
le coût de la vie dégringole, mes prix dégringolent.
D'après ce calepin, le prix pour un voleur à la tire est de 50 dollars.
50 dollars ? Tu sais très bien que nous n'avons pas de cagnotte.
Alors c'est sur votre traitement de millionnaire que vous pouvez me payer
tous les tuyaux que je vous refile ? 35 dollars.
Voilà ce que je vous propose, Tigre. Je vais vous donner le nom de huit zèbres
qui ont pu faire le turbin. Et je vous parie 38 dollars et 50 cents que l'un d
'eux a soulevé le morlingue de l'amour. Je te parie la même somme que d'une
gourde.
Monsieur Zara.
Oui ?
Le roi condamnation est sorti de tôle depuis huit jours.
On dirait qu'il en cherche une quatrième. Oh, il faut bien qu'il vive,
non ? Voilà un salaud que j'aimerais bien voir sur la chaise.
Voilà notre homme.
On ne sait même pas où il habite en ce moment. Oh non, sans blague, c'est vrai,
Tigre. Je vous croyais tuyauter sur tout et sur tout le monde. Oh, il y a trop
peu de temps qu'il est sorti pour se le fixer.
Je sais comment il pratique.
Il se terre quelque part.
Un tireur mariole vit à l'écart.
Il ne fait pas de réclame quand il est sur un boulot, surtout un vieux cheval
de retour comme ce type.
Il a toujours eu l'art d'habiter dans des coins bien planqués, pas commodes à
repérer. Ce sera coton pour pouvoir lui mettre la main dessus.
Les repères où il se planque, ça va vous prendre au moins huit jours pour le
rabattre. Qu'est-ce que tu mijotes, un supplément ? Chaque dollar
supplémentaire a un charme supplémentaire. Il se trouve chez Ramy
qui ne me reste pas un sous-vaillant.
Il se trouve, cher ami, que je connais le nid de notre piaf. Ça fait partie du
pari. Écoutez, Tigre, est-ce que vous vous rendez compte que le prix de la vie
a grimpé de 50% ? Bon, je n'ai pas de temps à perdre. Alors pourquoi
marchander comme ça ? Faites une offre, on verra bien. Pour le prochain pari, je
te donnerai deux contre un. J'ai votre promesse ? Oui.
Bon, très bien. Pourquoi qu'on reste là à bavarder et à débloquer ?
Merci mon pote.
Oh, salut, Binocchi. Bonjour, Matt.
C'est pour me rendre visite ou m'embarquer ? Les deux. Tigre voudrait
te voir. Va avec Mac, je reste ici.
D'accord.
T'entasses toujours ton butin, Skip ? Jette un coup d'œil dans la tombe, t'es
payé pour ça.
Un peu de bière ? Oui, c'est pas de refus.
Comment va la cravache ? Tu connais la cravache, toujours en pleine forme.
Ouais. J'ai pas de réfrigérateur ici, mais la bière est toujours fraîche. Tu
en veux, Mac ? Tigre nous attend.
OK.
Voilà pour déboucher.
Allez, on y va.
Ah, Vinetti, deux petites choses.
Quand t'auras fouillé partout chez moi, remets les choses en place.
Et quand t'auras bu assez de bière, redescends les bouteilles pleines dans
la flotte.
Allons-y, Max.
Le
voilà.
Beau travail.
J'espère qu'il n'a pas fait ce micro-film en l'air.
Comment allez-vous vous y prendre ? Il m'a fait suspendre deux fois pour l
'avoir frappé. Ça m'a coûté six mois de traitement.
Voulez-vous attendre dehors ? Je veux m'y prendre à ma façon.
Bien sûr.
On m'a embarqué.
J'ai pas résisté.
J'espère que tu as un motif sérieux. Tu sors de cabane il y a huit jours et déjà
tu as les doigts qui te démangent et tu turbines dans le métro.
Qu'est-ce que tu as fait du portefeuille que tu as soulevé à cette fille ? Si tu
as des preuves, coffre-moi ou renvoie-moi à ma baraque. Je te reverrai
les pieds devant si tu ne te décides pas à l'ouvrir.
Écoute, belle gueule, ça fait pourtant assez longtemps que tu es dans le métier
pour savoir qu'un type de ma classe ne volerait pas une poule dans le métro.
Pas après trois sapements.
Tu ne seras jamais qu'un tireur à la banque. Et quand on te piquera crever
dans le ruisseau, t'auras les mains dans les fouilles d'un poivreau.
On t'a repéré ouvrant le sac de la fille. Seuls les amateurs se font
repérer. Dis-donc, ma parole vaut bien la parole d'un téflé. Cette fille
transportée de la dynamite et ça va t'exploser en pleine gueule.
Quelle fille ? Je vais te faire avaler ton bulletin de naissance.
Vas-y, sonne-moi. Vas-y donc.
Je ferai encore plus de grabuge que l'autre fois. Je m'arrangerai pour qu'on
te suspende un an sans très grand.
Vas-y tête de pioche, sonne-moi, ne gêne pas, frappe-moi.
Eh bien, vas-y, frappe-moi, tu veux ? Qu'est-ce que t'as ? T'as la trouille ?
Eh bien, vas-y ! Tout ce qu'il nous faut, c'est le portefeuille.
Et si tu ne l'as plus, dis-le-nous.
Si tu as acheté le film, dis-nous où tu l'as acheté.
Qui est-ce ? Ne t'occupe pas de ça, réponds-lui simplement.
Une petite minute, je suis blanc comme neige depuis que je suis sorti de tôle.
Je ne ramasserai même pas un sou abandonné sur le trottoir. Parole d
'honneur.
Pourquoi vous ne faites pas venir cette poule ici pour m'identifier ? C'est
votre seul témoin. Non, c'est moi le seul témoin.
Je t'ai vu refermer le sac.
Très bien, vous m'avez vu.
Mais il faut retrouver le morlingue sur moi, patron, et je suis vierge. Allez-y,
fouillez-moi, faites-moi les poches. Ce film que tu as volé nous menait à une
bande de trafiquants de stupéfiants.
Nous filions cette fille depuis des mois.
Et juste au moment où nous allions cueillir le chef, quand elle lui
remettait le film, tu bousilles tout stupidement.
Est-ce que tu ne vois pas combien c'est important ? Nous te demandons de nous
donner un coup de main et nous passerons l'éponge sur le vol. C'est bien vrai,
inspecteur ? Tu sais que ça me ferait plaisir de te boucler, mais retrouver ce
film est plus important.
Ben, mes amis, vous parlez tous les deux dans le vide. Je suis un bref type qui
garde ses mains dans ses potes. Si tu t'es, tu seras aussi responsable que les
salauds qui abrutissent des pauvres types de coco et d'opium.
Vous me prenez par les sentiments.
Je ne sais pas quels sentiments. Il faut prendre gaffe.
Et moi, je sais que tu m'as harponné trois fois, et fait condamné trois fois,
et fait de moi un prix de justice.
Et je sais que tu as fait le serment de me faire boucler pour la vie. Moi, je ne
te donne plus de mal avec ta morale à la peau de tout.
Écoute-moi bien.
Je n'ai pas fauché ce film, mais tu ne peux pas prouver que c'est moi.
Et si je te disais que je l'ai pris, tu me collerais cette quatrième affaire sur
les reins, malgré toutes tes promesses.
Est-ce que tu sais où ça peut te mener ? Je m'en fiche. Allez, réponds ! Il y a
une loi qui m'oblige à écouter des sermons.
N'aillez pas !
Flanquez-moi ce type dehors, flanquez le bois dehors en vitesse.
Allô ? Si c'est Vinocchi, demande-lui s'il a remis ma bière dans la glacière,
hein ? Hé, Willy, qu'est-ce que tu lui as donné à bouffer, au tigre ? Fais
gaffe.
Tu veux que je m'en vais ?
Je voudrais voir un exemplaire du New York Times du 5 janvier 1947.
Veuillez remplir cette formule.
Qui c'est qui vous a adressé à moi ? Le garçon de jeu de boules.
Qui c'est qui vous a adressé à lui ? Un type qui travaille dans Houston Street,
à la salle de vente.
Pourquoi vous n'êtes pas allé voir les flics ? Oh, écoutez, je vous donne 20
billets si vous me dites où je peux trouver Louis Leclerc.
Mettez-les sur la table.
Répondez d'abord.
C'est moi, Louis Leclerc. Alors pourquoi me dire que vous vous appelez Godkin,
espèce de gros plein de soupe ? Rendez-moi mon fric ou ça pourrait
tourner mal.
L'homme.
Comment je m'appelle ? Dans le monde ou dans le milieu ? Mon nom dans le milieu.
Louis Leclerc.
20 dollars de mieux et je vous indique une casserole qui vous donnera des
tubars sur les tireurs.
174, boy.
Au-dessus de chez Fred le tatoueur, c'est au premier, la porte en face.
Elle s'appelle Mo.
C'est une femme ? Dites-lui que c'est de ma part.
L'homme, apporte-moi encore un bol de chop suet.
Chop suet beau.
Qu'est-ce que c'est ? Je viens de la part de Louis Leclerc.
Qui ? Louis Leclerc.
C'est vous, Maud ? Qui êtes-vous ? Vous m'êtes recommandée comme étant la
meilleure casserole de pickpocket de la ville.
Qu'est-ce que c'est que cette façon de parler, de me traiter de casserole ? On
m'a toujours appris qu'il fallait signaler toute injustice flagrante à la
police. Ça s'appelle remplir ses devoirs civiques.
Mais on vous paie pour ça.
Allez, tu charries.
J'aurais retrouvé le pickpocket qui m'a soulevé mon portefeuille ce matin dans
le métro.
Ah,
c'est devant toi le pigeon. Que voulez-vous dire ? Oh, les tireurs
baratines entre les potins courvites.
Qu'est-ce qu'il y avait dans le morlingue ? C'est mignon ça.
Des affaires personnelles.
Vraiment personnelles ? Qu'est-ce que ça peut faire ? Il ne savait pas ce qu'il y
avait dedans quand il l'a pris.
Comment le sais-tu ?
Tu as un petit ami ? Pourquoi ? Tu lui offres pas une cravate ? J'ai une
collection absolument formidable de cravates du tonnerre de Dieu.
Prix imbattable.
Écoutez, je vais vous raconter les fêtes, mais rien d'autre.
Voulez-vous faire une affaire ? T'as un peu de grisby peinard sur toi ? Grisby
peinard ? Oui.
Du fric qui me permettra d'être peinard d'un moment, qu'est-ce que tu crois ?
Pour combien de temps ? Pour 50 dollars.
Sous-titrage FR ?
Passez-vous bien l'œil.
Tu veux de la bière ?
Je
veux mon portefeuille.
Quel portefeuille ? Celui que vous m'avez fait aux pattes ce matin.
Voyons, est-ce que j'ai l'air d'un pickpocket ? Mais comment ?
Essuie-toi la figure.
Je parie que t'as dû lâcher au moins 50 billets pour me trouver.
Comme je connais Mo.
Oui,
je lui en veux pas, faut bien qu'elle croûte.
Quel mauvais goût.
Dites, vous l'avez fichu en l'air ?
Monsieur McCoy, il faut que je retrouve ce portefeuille. Il ne vous servira à
rien, ni à vous, ni à personne.
Non.
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as cassé quelque chose ? Ça me fait mal. Assieds
-toi, voyons ça.
Cherchons où est le bonbon.
C'est là que j'ai mal.
On va arranger ça, laisse-toi faire.
Maintenant, expliquons-nous gentiment.
Ben, il y avait un film dedans.
T'aurais fouillé ma pioule juste pour retrouver un film ? Vous m'avez mise
dans un drôle de pétrin, on me le promet. Quel genre de pétrin ? Madame
Bachelon pour un maître chanteur ? Non, non, pas du tout, monsieur McCoy.
Ce sont des photos de mon frère Mickey.
On l'a envoyé en Corée. Ma mère est impatiente de les voir.
Pourquoi t'as pas prévenu les flics ?
J'ai eu des petits embêtements avec... Il se tuerait maman si elle...
Vous voyez ce que je veux dire ? Bien sûr.
Tu me sens mieux.
Est-ce que la bière vous fait toujours le même effet ? Quel genre d'embêtement
tu as eu avec l'Africa ? Une fille peut faire des bêtises.
Je t'ai demandé ça seulement parce que... Parce que quoi ?
Parfois, on cherche du feu et on trouve un volcan.
Ne parle pas trop.
Pourquoi parler ? Combien est-il vaut ton frangin ?
Qu'est-ce que vous voulez ? Me saigner ? Je veux simplement faire plaisir à ta
vieille maman, c'est tout.
Alors, vous l'avez.
Comprends-moi, ma poupée.
Il se pourrait qu'il y ait une autre petite vieille qui attend la photo de
son fiston.
Il faut que je m'assure que c'est bien ton frère Mickey.
Je vais prévenir ma mère.
C'est ça, vas-y.
Oui, c'est bien elle.
Je vous verrai tout à l'heure.
Salut, le tigre.
Tu réveilles la moitié de mes voisins avec tes grosses tartines. Je vois que
tu ne perds pas de temps. Et toi non plus.
Vous vous êtes mis d'accord ? Vas-y, embarque-moi, fous-moi en tôle, tu l'as
déjà fait.
Si je te fais boucler, ça ne nous aidera pas.
T'es assis sur un baril de poudre, hein ? Ce que je voudrais, te voir exploser.
J'ai promis de passer l'éponge sur le vol si tu joues franc jeu.
Très bien, ça te laisse fort, on dirait.
Maintenant, je vais te raconter le plus beau.
Je préférerais m'arracher la langue plutôt que de dire ça, mais je laisse
tomber mes sentiments personnels.
Je vais aller trouver le commissaire en personne et lui demander de faire table
rase du passé.
Moi, personnellement, je vais aller le supplier de blanchir ton casier. Tu ne
seras plus un récidiviste, Skip.
Gentil petit bulletin de santé pour ce bout de film, hein ? Voilà ce que je
vais lui demander de faire.
Tu vas lui demander ça, tu charris, non ? Vous vous êtes tous assis autour d'une
table pour mijoter votre petite combine.
L'idée de toi ? Dis plutôt que c'est le commissaire et toutes les huiles de la
préfectance qui ont eu cette trouvaille. Très bien, Skip, je n'insiste pas.
Mais ne l'oublie pas, même si c'est la dernière chose que je fais, même si on
ne retrouve pas ses passions de calme, je te promets que je te ferai saler. Hé,
tire ! Épargne du fric aux contribuables.
Pose pas un fil d'écoute ici, je l'arracherai.
Salut ! Est-ce que tu l'as
retrouvé ? Est-ce qu'il l'avait ? Oui, mais c'est ce qui est dessus.
Ah, ce que j'ai dû faire pour arriver à le dégoter.
Une moucharde de profession m'a extirpé 50 dollars.
C'est une certaine mot. Elle opère 134 bords. Il se dit marchande de cravate.
Mais c'est uniquement pour la façade.
Qu'est-ce que tu me chantes ? Il sait ce qu'il y a dessus ? Il paraît y tenir
drôlement.
Il n'est pas né d'hier.
Il a dit ce qu'il y avait sur le film ? Il veut te faire casquer.
Ça veut tout dire, ça.
Tu lui as... Tu as mentionné mon nom ? Non.
Est-ce qu'il sait où j'habite ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi t
'énerver comme ça ? Tu devrais plutôt jubiler.
Est-ce que je te l'ai retrouvé, oui ou non ? Il a ce que tu voulais.
Alors je vais te donner son adresse, tu t'arrangeras avec lui.
Non.
Non, je... Je peux pas courir de risque.
Ah ben j'adore ça, tu ne peux pas courir de risque, mais moi, tu m'y envoies
bien. C'est différent pour toi, Candy.
Ah oui, vraiment ? Ben, on l'a peut-être payé pour faucher ton sac.
Tu crois qu'il savait ce qu'il y avait dedans ? Ça se peut.
Alors pourquoi n'est-il pas venu te voir ? Alors ça ne tient vraiment pas debout.
Il est plus que probable qu'il joue sur les deux tableaux, tu ne vois pas ? Non,
je ne vois pas.
Mais peut-être qu'il y avait une combine avec ce film dont tu ne m'as pas soufflé
mon.
Que veux-tu dire par là ? Je te le demande.
Rien de compliqué, aucune combine, Candy.
Seulement s'il savait que je vais à toute force ce film, il augmenterait son
prix, c'est tout.
Je te dis que c'est une affaire de concurrence acharnée.
Les fabricants feraient n'importe quoi pour s'éliminer mutuellement.
C'est la raison pour laquelle je ne dois pas me montrer.
Et c'est la raison pour laquelle tu dois le revoir toi-même. Je ne retournerai
pas chez ce garçon.
Il m'a cassé la mâchoire.
Écoute, ça fait partie de ta dernière livraison.
Tu as commencé l'affaire, finis-la.
Tiens.
Voilà 500 dollars.
Offre-lui en 50.
S'il en veut davantage, donne-lui en 50 de mieux.
Le reste sera pour toi.
Tu peux t'acheter une flopée de robes avec 400 dollars.
Il faut que tu reviennes avec, Candy.
Je t'attends au bureau, comme toujours.
Hé ! Je suis en bas.
L'escalier est derrière le hamac.
Où est-elle, ta vieille ? Elle n'a pas pu venir.
C'est dommage.
Tu as amené l'oseille ? Je n'arrive pas à vous comprendre.
N'essaie pas. Laisse le travail mental à ta vieille. Combien est-ce qu'elle t'a
donné ? Comment se fait-il qu'un brave garçon comme vous pique des sacs à main
dans le métro ? Poupée, la dernière fois que j'ai piqué dans le métro, j'étais
haut comme trois pommes.
La dernière fois, c'était ce matin. À moins que vous n'en ayez piqué deux ou
trois autres entre-temps. Ne sois pas en mauvaise langue.
Combien de fois vous êtes-on pris la main dans un sac qui n'était pas à vous
? Je vais te dire, poupée.
Chaque fois que je me fais prendre, c'est toujours par accident.
Peut-être quand je suis un peu vaseux, tu sais. Ou bien peut-être quand je ne
me concentre pas.
Je me suis fait cueillir deux ou trois fois.
Trois fois déjà ? Ça fait partie des risques de métier. Ça se marque au
passif. Tu veux fumer ? Oui.
J'ai connu un... Ou plutôt, on m'a parlé d'un type qui est allé...
qui est allé trois fois en cabane.
La quatrième fois, il s'est fait boucler pour de bon. Oui, c'est comme ça que ça
se passe. Il y a une loi pour l'air pris de justice. La quatrième fois, c'est la
tôle pour la vie.
Si ce matin, vous avez pris en train de me refaire mon portefeuille, vous vous
faisiez enfermer à vie.
Je n'ai aucun pépin quand je me concentre.
Vous êtes un vrai pour courir de tels risques.
Combien croyez-vous que les gens ont de fric sur eux ? Ça va, ce mouvement ? Ça
va. À boule.
Vous avez des doigts d'artiste.
Légers et doux. Dans mon business, il faut que je les conserve comme ça. Et
quand j'ai des mains vides, ils deviennent nerveux. À boule, à boule, à
boule.
Comment êtes-vous devenu pickpocket ? Comment je suis devenu pickpocket ?
Comment es-tu devenu ce que tu es ?
Ça arrive, voilà, c'est tout.
Non, voyons, vous fâchez pas.
Ne pose pas de questions idiotes.
Je demande ça parce que... ça m'intéresse.
Ça t'intéresse, hein ? Combien vaut-il, d
'après toi ? Mais pourquoi me bousculez-vous ? Tu es venu ici pour l
'acheter, pas vrai ?
Ce n'est pas en m'enlevant mon rouge à lèvres que vous ferez monter le prix.
Alors pourquoi le grand jeu ? Parce que vous me plaisez.
Oui, pourquoi ? On se plaît toujours quand on s'embrasse, tu le sais aussi
bien que moi. On se plaît toujours, mais chaque fois c'est différent.
Et demain, c'est un autre qui te plaira.
Vous n'êtes pas le premier que j'embrasse.
Mais franchement, Skip,
je n'ai jamais été aussi troublée.
Tu parles comme si tu avais 40 de fil.
Comprends maintenant ce que vous vouliez dire.
On cherche du feu, on trouve un volcan.
Combien il t'a apporté ? Nous ne parlons pas de ça, voyons.
Combien ? 500 dollars.
Va dire à ce passeur de cam' que je veux le gros paquet pour ce film et je le
veux content ce soir.
Je peux savoir de quoi vous parlez ? À toi de me le dire, vous autres, vous
avez réponse à tout, paraît-il. Vous dire quoi ? Je ne sais pas... Alors,
assez de comédie ! T'es une passeuse de cam', je m'en fiche, ton fric vaut bien
celui d'un autre.
Maintenant, mets les bouts et va expliquer à ta vieille ce que je veux.
Une passeuse ? Vous croyez que je passe de la droite, moi ? Je ne sais pas rien
du tout. Je sais. Je sais ce que tu cherches et je sais ce que ça vaut. Je
ne comprends pas un mot de ce que vous racontez, ma femme. Tu le sais très
bien, mais ce que tu ne sais pas, c'est que quand je t'ai piqué ton
portefeuille, j'étais repéré par les bourgs. Tu sais qu'il faut se lever de
bonne heure pour suivre mes doigts en action. C'est même coton. Mais un type l
'a fait. Tu veux savoir comment ? Il t'avait à l'œil. Et le cigoto à qui tu
devais refiler le film, tu ne sais rien de lui non plus, probablement. Il
poireau de toujours et il se ronge les sangs. Voyons, Skib !
Vous savez ce que j'éprouve pour vous, je ne vous mentirai pas.
Il faut avoir confiance en moi. J'ai confiance ni en toi ni en personne.
Je veux bien bosser avec un passeur de cam, mais je ne veux pas lui faire
confiance.
Je suis désolée, ce qui me... Faut m'attendre ici.
Et maintenant, va dire à ta vieille que je veux qu'elle crache 25 000. Allez,
tire-toi !
Il m'a fait voir de belle.
Je peux dire qu'il m'a eu au bon humour.
Il m'a vraiment possédé.
Il a simplement pris les 500 dollars dans mon sac.
Maintenant, vous voulez savoir le plus beau ? Vous savez ce qu'il veut ? Il
exige 25 000 dollars.
25 000 dollars pour ce film !
A-t-on jamais vu une chose aussi incroyable ? Vous savez pourquoi ? Vous
savez ce qu'il dit ? Il est cinglé ! Il dit
que je passe de la cam ! A-t-on jamais entendu une chose pareille ? Qu'est-ce
qu'il leur prend, aux gens ? Où vont-ils chercher de telles histoires ? D'accord,
il veut vous faire cracher.
Mais de là à dire qu'on passe de la cam ? Asseyez-vous.
Vous savez ce qu'il m'a encore dit ? Asseyez-vous.
Il fallait vous occuper de lui vous-même. Vous savez que je ne pouvais
pas prendre ce risque.
Je sais que vous êtes payé pour le faire.
Toutes ces histoires et toutes vos gaffes ne m'intéressent en aucune façon.
La livraison doit être effectuée demain soir.
Procurez-vous ce film.
Joey ! Ne fais pas ça.
Où habite ce type ? Je sais qu'il est capable de tout, il te descendra.
Où habite ce type ? Et si tu le tues, tu passeras sur la chaise.
Joey, tout est fini entre nous mais...
Je reste ton obligée pour ce que tu as fait pour moi.
Je ne veux pas te voir finir à la mort, sans le marbre.
Ça va, je le retrouverai moi-même.
De la même façon que tu l'as trouvé.
Très bien, Joey.
Je vais te le dire.
Il habite au 704, ouest 47e rue, près de la
10e avenue.
C'est au premier.
Je vais devenir folle.
Je ne savais pas où aller.
Je ne savais plus à qui parler.
Pourquoi tu n'es pas allée voir les flics ? Qui aurait cru que je ne savais
pas ce que je passais ? Qui m'aurait cru ? Hein ? Qui m'aurait cru ? Est-ce que
vous me croyez, vous ? On peut faire des bêtises dans la vie, mais de là à passer
cette saloperie de gamme.
Maud, il faut que vous me promettiez, Maud.
Quand Joé vous le demandera, vous ne savez pas où habite Skip.
Nul ne me trouvera pas.
Il connaît votre adresse.
Pourquoi qu'il ne vienne pas ? Je lui ai donné une fausse adresse de Skip.
Il le cherche en ce moment.
Pourquoi pas prévenir Skip ? Il ne veut
pas qu'on rende mot de ce que je lui dis.
Il t'a eu au baratin aussi, hein ? C'est un vrai salopard, mais je l'aime quand
même. Vous l'avez vendu pour 50 billets. Oh, écoute, on peut vendre mille choses.
Des pommes, des moutons, des petits pois. Moi, je vends des informations.
Skip se fâche pas, il comprend notre...
Notre milieu n'est pas celui de tout le monde.
Il lui arrive bien parfois de râler comme un veau si je le vends au rabais.
Oui, mais cette fois, il va de sa vie.
Pour qui me prends-tu ? Pour un indicateur ?
Un café.
Retourne pas dans ta cabane, Skil.
Y a un type qui veut ta viande.
Ben, pour me trouver, il aura pas beaucoup de mal.
Y a plus grand monde qui ne sache pas où j'habite.
Je t'ai pas montré du doigt, je te jure. J'ai donné à Tigre huit noms de tireurs,
mais le type qui l'accompagnait a reconnu ta photo du premier coup.
Confidentiellement, ça portait bien ta marque de fabrique.
Tu crois ça ? Combien est-ce que je t'ai rapporté pour ta pierre, ton val ? Oh,
te fâche pas, il t'aurait mis le grappin dessus en moins de deux heures de toute
façon.
J'ai seulement chipoté un petit peu sur le temps. Faire une main gentille de ta
part.
Qui est-ce qui veut me plomber ? Qu'est-ce qui te prend à présent ? T'es
de mèche avec des penseurs de cam ?
Tu fais la petite bouche maintenant ? Écoute, je t'ai connu quand t'étais en
culotte courte. T'as toujours été régulier comme faisant.
J'aurais jamais cru que tu serais une ordure. Je t'en prie, tu me brises le
cœur.
Même dans notre saloperie de métier, il y a des limites à ne pas dépenser.
Cette poupée que t'as fabriquée, elle est régulière.
Elle s'est mise dans le pétrin pour toi.
Elle.
T'as l'air venu me rendre au bercail d'amour.
Allez.
Chaume un peu des doigts, Skip, et fais bosser ta tête.
Cette gosse a le béguin.
Au revoir, Skip.
Salut, maman.
Une cravate, patron ? Vous ne vous offrez pas une cravate ? Dernière
création de la 5e avenue.
Vous voulez une cravate ?
Un petit café, mademoiselle. Un rendez-vous,
mademoiselle. Les violines étaient
chaudes et douces et souveraines, mademoiselle.
Et comme la nuit dansait, un
bisou me venait.
... ... ... ...
Qu'est-ce qui me vaut l'honneur, monsieur ? Je veux nom et l'adresse du
pickpocket que tu as vendu à une femme cette nuit.
J'ai peut-être oublié.
100 dollars pour te rafraîchir la mémoire.
Te mouille pas tant que ça.
500.
En quoi qu'il ait fait ton homme en diamant ? Et pour moi, c'est tout ?
Il se peut que je retrouve la mémoire demain ou après-demain.
Il se peut que tu ne sois plus de ce monde demain ou après-demain.
Tu veux peut-être me transformer en cadavre.
Je suis bien idiote de te poser une question pareille.
Pourquoi veux-tu pas me répondre ? Vendre les gens, c'est ton boulot ? Oui,
mais pas à toi, mon gars.
Écoute, j'ai pas beaucoup de temps à perdre.
Tu n'as pas beaucoup de temps à perdre, vraiment.
Tu sais, mon petit,
t'as en face de toi ce soir une vieille horloge à bout de souffle.
Je suis vannée.
Je suis finie.
Quoi qu'on fasse, ça arrive à tout le monde.
Ça t'arrivera à toi aussi, mon petit.
Pour moi, c'est un tas de petites misères qui me tourmentent. Mal dans le
dos, à la tête.
La nuit, je ne dors pas.
C'est dur de sortir du page le matin et de me fringuer, bagnoder
dans les rues, grimper des étages.
Et je remets ça tous les jours.
Mais qu'est-ce que je pourrais faire ? Les séchoirs ? Non, il faut que j'en
mette ça.
Pour gagner ma croûte, pour pouvoir mourir.
Mais même un enterrement de première vaut pas la peine qu'on attende après s
'il faut bosser avec des crabes comme toi.
Et je sais ce que tu veux savoir.
Qu'est-ce que tu sais ? Je sais que vous passez de la cam et que vous cherchez un
film qui vous appartient pas.
Tu viens de te creuser une jolie petite tombe.
Qu'est-ce que tu sais encore ? Ce que je sais sur les passeurs de Kaamelott ?
Rien.
Si, je sais une chose.
Il me donne envie de vomir.
Je crois qu'il faut que je fasse mon deuil d'un bel enterrement, fin de
compte.
Pourtant, j'ai fait de mon mieux.
Écoute, mon gars, je suis tellement vanné que tu me rendras un fier service
en me flanquant une balle dans la peau.
Qu'est-ce que c'est ? Un hold-up ? Mets-toi contre le mur, les mains en l
'air. Oh, des flics.
Avec plaisir. Pendant un moment, j'ai cru que c'était un hold-up.
Pas armé ? Bien sûr que non. Je ne me suis jamais servi d'arme de ma vie.
Retourne-toi. Voilà.
Eh, dites-donc, une minute, qu'est-ce que c'est ? Un assassinat. Allez,
grouille-toi. Un assassinat ? Dites, vous devez vous gourer. Allez, s'il vous
plaît, je vous en prie.
On ne peut pas me tuer comme ça. De quoi qu'on m'ajuste ? On embarque tous les
petites poquettes. Tu connais ces mots.
Quand l'as-tu vu pour la dernière fois ?
Comment m'aurait-il son compte ? Retroidi d'une balle de ratette.
Quoi ? Respecteur.
Bedi !
Votre chauffeur vient de m'apprendre à quelle heure ça s'est passé.
McCoy n'est pas votre homme. Je suis désolé, monsieur Niard, mais mes ordres
sont d'emmener vous... Ne pas bouger d'ici, inspecteur. Je le surveillais.
Que le commissaire de la brigade criminelle demande à monsieur Zara.
Entendu. Allons-y.
Oui, je sais, mais je croyais qu'on les gardait jusqu'à ce que quelqu'un vienne
les réclamer.
Personne ne la réclamera. Elle complétera la fourmée pour la fausse
commune.
Oui, monsieur le commissaire.
Oui.
Oui, c'est entendu.
D'accord.
Bedi. Oui ? Enlève les notes.
Hein ? Enlève les notes.
Filons.
Eh ben.
Qu'est-ce que vous voulez ? Une autorisation de repeindre le numéro 11.
Une nommée Moe. Moe Williams.
C'est le rose des dames.
Une parente ? Non.
Qu'est-ce que vous allez en faire ? L'enterrer proprement.
Elle, hier soir. Oui, c'est dans les journaux.
C'est ce que tu fiches ici, sans l'oseille.
Je l'ai vue chez elle, hier soir.
Je lui ai supplié de ne pas donner votre adresse à Joey.
Elle ne vous aurait pas vendu, Skip.
Elle vous aimait bien. Qui c'est, Joey ? C'est ta vieille mère ? Vous n'écoutez
pas. Joey, c'est ta vieille mère ? Oui.
Mais j'ai dit tout ce que je savais sur lui, amour.
Je savais qu'il la trouverait.
C'est lui qui a fait le coup.
Je suis certaine.
Il avait l'ordre de vous retrouver.
J'étais là, je l'ai vu prendre son feu.
Mais je vous jure, Skip, vous ne croyez pas qu'il la descendrait ? La ferme !
Arrêtez-moi.
Je ne savais pas. Vous ne voulez pas faire ça, je pensais à ce pauvre beau.
Je ne savais pas. Si il n'est pas finir de cette façon.
C'est ma faute.
J'ai traîné toute la nuit dans la rue.
Je ne savais pas où aller.
Quand je l'ai lu dans les journaux, j'ai voulu absolument vous voir, Skip, pour
vous dire comment ça s'est passé.
Alors, allons.
Vous êtes mépris sur moi, Skip. Je n'ai rien de commun avec... Calme-toi, mon
petit, calme-toi.
Tout est clair pour moi maintenant.
Où habite-t-il ? Il est armé.
Je laisserai les flics le choper.
Où habite-t-il ? 340, ouest 96e rue.
Il ferait bien de préparer les 25 000 dollars.
Entrez, mademoiselle.
C'est vous le chef de la brigade de la voie publique ? Oui.
Voilà le film que vos services recherchent. Le film des trafiquants.
Skip m'a dit de ne le remettre qu'à vous.
Skip a dit ça ? Oui. Et quelqu'un m'a filé.
Et pas un ami.
C'est moi qui vous filais.
Ce film est bien celui qu'on cherche.
Veuillez vous asseoir, je vous prie.
Ne vous troublez pas et répondez à mes questions.
Comment avez-vous contacté Skip McCoy?
Par l'entremise de mots.
Vos amis ont trompé dans l'assassinat de cette femme?
Oui. Vous le répéterez sous serment? Oui, je vous dirai tout ce que je sais
sous serment. Savez-vous ce que contenait ce film quand Skip l'a soulevé
dans votre sac à main?
Écoutez, vous voulez rire?
Je n'ai jamais été dire à personne qu'on m'avait soulevé quoi que ce soit dans
mon sac à main.
Je suis venue pour vous aider, c'est ce que Skip m'a demandé de faire.
Il a eu un dur combat avec lui-même. Il y a un fond d'honnêteté sous cette
couche de cynisme.
Et puis que vous importe les motifs qui l'ont poussé, je vous rapporte le film.
Ça suffit. Depuis quand savez-vous que Joey faisait le trafic des stupéfiants ?
Je l'ai su quand Skip me l'a appris.
C'est vrai.
Vous voulez nous aider à combattre cette...
C'est pour ça que Skip m'envoie, pour vous aider.
La mission que je vais vous confier peut être dangereuse. Je suis là pour ça.
Très bien.
Retournez chez Joey avec ce film.
Agissez exactement selon vos instructions.
Que ce soit vous qui fassiez la livraison ou Joey, aucune importance.
C'est l'homme qui emportera le film que nous voulons pincer.
Nous sommes d'accord ? Oui.
Appelez Joey.
Dites-lui que vous avez le film.
Je vous avais bien dit qu'il y a une grande différence entre un trafiquant et
un pickpocket.
Allô?
Joey?
Ici Candy.
Une tasse de café.
Sors de là-dedans.
Tu m'as entendu ? Je dis, sors de là-dedans. Allez, fais pas l'imbécile.
Tu m'as entendu ? Sors de là-dedans.
Pourquoi m'as-tu donné une fausse adresse ? Il le fallait.
Pourquoi ? Parce que je ne voulais pas que tu le descendes, parce que je ne
voulais pas que tu risquais la chaise. Où étais-tu toute la nuit ? Avec lui.
Je vais t'arracher la vérité des trucs. Qu'est-ce que tu mijotes ? Qu'est-ce que
tu essaies de me faire ? Fais-moi une trompe ! Puisque tu ne me crois pas.
Mais je t'apporte le film.
Comment l'as-tu eu ? Il voulait 25 000 dollars. Comment as-tu fait ? Qu'est-ce
que tu crois ?
Je ne t'ai pas raconté de blague, je ne voulais pas que tu finisses sur la
chaise électrique.
Tu connais mes sentiments pour toi, je ferai n'importe quoi pour toi, je te
donnerai n'importe quoi. Tu manques d'une image.
Tu ferais n'importe quoi pour moi.
Où habite-t-il ? Il a déménagé.
Où habite-t-il ? Il est parti.
Où habite-t-il ? Je n'en sais rien.
Où habite-t-il ?
Appelez une ambulance, vite.
Donnez-moi la préfecture, police judiciaire.
Il est quelque part dans l'immeuble. Fouillez chaque étage, chaque escalier.
Envoyez une ambulance. Une femme a été blessée au 607 Ouest, 74ème rue,
appartement 302. Et prévenez le médecin légiste.
Il n'est pas sur le toit. Quelques sommes de plus à l'entrée. Craig,
fouillez les placards du gardien à chaque étage.
Fouillez partout ! Voyez dans le monde cher !
Non, Gibbs a eu son corps. Il est mort il y a quelques minutes.
Non, elle a eu une chance sur deux de s'en tirer.
Oui, on observe strictement l'alerte générale. Chaque inspecteur, chaque
commissaire de police coopère avec nous.
Oui, chef, on a distribué des centaines d'exemplaires de sa photo.
Je vous demande, messieurs, de bien vous rappeler à vos hommes qu'aussitôt que
Joey sera repéré, il faudra le filer, quoi qu'il puisse arriver.
Je veux qu'on le pince au moment où il passera le fil.
Pourquoi sont-ils aussi longs ? Vous êtes certaine qu'on est allé le prévenir
? Pourquoi sont-ils aussi longs ? Il faut vous calmer si vous voulez guérir.
Appelez la police.
Allez voir dehors, regardez s'il arrive.
Pourquoi sont-ils aussi... On ne fera pas la porte. Allez ouvrir ! Ouvrez vite
!
Il a vu qu'il manquait une image.
Il fallait que je vous prévienne avant qu'il vous trouve.
Prétends que je suis mal.
Mais toi, tu m'assommes ou tu me fauches le film ? Fichez-le en l'air, Skip,
fichez-le en l'air. Vous êtes blanchie maintenant.
Je regrette d'avoir gâché votre belle affaire.
Je sais que vous trouverez ça idiot, mais...
Je préfère avoir un pickpocket vivant qu'un trafiquant mort.
Et moi, je préférerais entendre parler clairement.
Je vous l'ai déjà dit, Skip.
Je ne peux pas vous mentir.
Je reconnais mon adresse.
Votre adresse était dans mon sac.
C'est pour ça que j'ai voulu que la police vous trouve avant lui.
Écoutez, ne retournez pas à votre pick-up.
C'est Joey qui t'a tabassé ? Oui.
Pourquoi ?
J
'ai refusé de lui donner votre adresse.
C'est bizarre, il y a de la lumière.
Il va sans doute bientôt revenir.
Pourquoi ne m'avez-vous pas prévenu plus tôt ? Je ne pouvais pas courir de risque
tant que je les avais sur le dos.
Vous êtes sûr que c'est la bonne adresse ? Sur 60... 66 South Street.
Combien de temps nous reste-t-il ? Une demi-heure.
Il vaut mieux que vous alliez livrer ce que vous avez.
Il serait peut-être préférable que ce soit vous qui y alliez.
Moi j'attendrai McCoy.
Il ne vous reste pas beaucoup de temps.
Joey. Oui ? Dites-lui que je le rejoindrai à l'aéroport avec l'autre
image, mais qu'il n'attende pas.
Il me manque une image, ballot !
Salut, tigre et cette cravache.
Elle saigne toujours, hein ? Tu sais, j'avais pas besoin d'une escorte pour me
rendre du ballon à ta sale boîte.
Quel dommage que tu n'aies pas pu me mettre dans le bain, hein ? Tiens ta
promesse, mes papiers.
Merci, mon gars.
T'as l'air entier en mort mise à neuf.
J'étais moitié poupée.
Allez, disons-nous d'ici.
Alors, tu ne veux même pas nous dire au revoir ? Attends un peu.
Je t'avais exactement comme je voulais. Un feu dans la poche, de quoi te faire
condamner à perpète.
C'est vrai, qu'est-ce que t'as l'intention de faire ? Tu ne seras
jamais qu'un pourfeu sans de quatre sous. Je te donne pas un mois avant que
je ne te repasse en train de plonger la main dans la poche de quelqu'un.
Qu'est-ce que vous pariez ?
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