All language subtitles for La.Crim.S05E02

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Original subtitles

Tiens, inspecteur la bavure. Ne me tente pas, espèce de petit enculé.

Je pourrais en refaire une deuxième, d'accord ? Ce n'est pas le moment, Jean

-Guy.

Professeur, il y a un risque de propagation ? Il n'y a plus aucun

risque, enfin pour nous tous.

Ariane Fargeau est en quarantaine, elle va rester isolée dans le V5.

Comment ça, madame la substitue, la victime n'est pas morte ? Pas encore,

mais c'est l'affaire de 48 heures.

Ariane Fargeau est la plus jeune et la plus brillante directrice de recherche

du centre. Quelqu'un a saboté la combinaison qu'elle portait lors de

tests en laboratoire.

C'est le virus qu'elle étudiait qui est en train de la tuer.

Le professeur Chalvon, directeur du centre de recherche RASPA, il va vous

mener jusqu'Ă  la victime.

Commandant Vallon de la brigade criminelle.

Je vous laisse.

Tout le monde a l'air très affecté par le drame. Parce que chacun sait ce qui

va se passer.

Rien n'étudie à une souche mutante d'une fièvre hémorragique africaine, le

malbourg. Les symptômes de cette dernière sont comparables à ceux de l

'ébola, mais en plus rapide et plus virulent.

L'ébola c'est une vraie saloperie ça.

Pourriez-vous s'il vous plaît professeur nous éclairer sur ces symptômes ? Tout d

'abord vient la fièvre, ensuite les saignements de peau, les plaies, très

vite le sang envahit les poumons.

Enfin, quand les organes internes sont touchés, il se liquéfie. Suis-je assez

clair ?

Et là, Mme Fargeau, elle est à quel stade ? Au début, elle était depuis deux

heures enfermée dans le vaisseau quand la fièvre est apparue. Elle travaillait

avec son assistant, Eric Maillère.

C'est lui qui a découvert la déchirure dans la combinaison d'Ariane. Elle était

sous l'aisselle. Ah, donc difficilement détectable à rien vu. Exact.

Mais l'empaille, selon eux, est très nette. L'acte est bien criminel.

Il n'a aucun moyen de s'en sortir.

Ă€ moins d'un miracle.

Je viens de téléphoner au docteur Alain Fargeau, son mari.

Ariane et lui forment un couple mythique au centre. Ils testent en ce moment mĂŞme

un nouveau vaccin à l'hôpital Saint-André à Clamart.

Lui seul sera capable de tenter quelque chose.

Vu la sécurité de l'établissement, il y a de fortes chances pour que le

meurtrier soit quelqu'un d'ici.

Est-ce que des rivalités au sein des groupes ? Ici, personne n'est en

compétition. L'argent en France n'est pas le moteur de la recherche.

Oui, enfin, celui de l'assassin était suffisamment puissant pour vouloir la

mort d'Ariane Fargeau, on est d'accord.

Qui vous dit qu'il ne voulait tuer qu'elle ? Si Ariane était sortie du V5

sans se savoir atteinte, elle serait devenue une bombe biologique.

Vous imaginez l'hécatombe à Paris ? D'accord, un acte terroriste alors ?

Voilà, nous sommes arrivés dans le V5, là où se trouve Ariane.

Nous allons vous distribuer des oreillettes pour pouvoir communiquer

avec elle.

Très bien, allons-y.

Ariane, j'ai rentré vos données dans mon ordinateur.

Vous pensez que vous pouvez identifier tous les gènes ? Je l'espère, Eric.

Monsieur Eric Meyer, l'assistant de Madame Fargeau.

Ariane, le commandant Vallon et son groupe sont lĂ  pour vous aider Ă 

comprendre qui... Oui, Alain.

Professeur. Je viens de l'appeler sur son portable. Il était encore à Clamart.

Il arrive.

Docteur Fargeau, nous n'allons pas vous déranger très longtemps, mais...

Pour les nécessités de l'enquête, nous aurions besoin d'accéder à votre

combinaison. Pour l'analyser, vous comprenez ? Vous comptez y trouver quoi

? Le nom du dingue qui a fait ça ? Ça me servira à quoi ? Professeur,

sauriez-vous me dire si notre technicien de légis peut pénétrer à l'intérieur du

V5 ? À la condition de suivre une procédure extrêmement rigoureuse,

pourquoi pas.

Monsieur Meyer va vous conduire à travers les différents sas de sécurité

pour... Vous voulez me faire rentrer là-dedans ? À quoi bon ?

Le temps que vous fassiez vos relevés d'empreintes, il sera trop tard.

Bien, j'irai seul.

Ok, Michel.

Professeur, mes collègues peuvent-ils accompagner le commandant Le Marchand ?

Oui, jusqu'au sas numéro 2, là où on enfile les combinaisons. Après, ils

devront faire demi-tour.

Le sas numéro 3 a directement accès au V5.

Son atmosphère peut être viciée. Quant à vous, commandant, vous devrez sortir

avec Eric par les sas de sortie qui se trouvent ici. Mais il vous faudra une

demi-heure.

Les combinaisons devront être décontaminées au jet phénol.

Parfait. Cisco, Jean-Louis, vous irez avec lui.

Fred, vous listez le personnel et vérifiez tous ceux qui ont eu accès au

V5.

Vous me secouez, je veux que chaque membre de l'Institut ait ses empreintes

fraîches au 36 d'ici ce soir. Merci.

Des gens de l'extérieur ont-ils pu avoir accès au V5 ? Oui, il y a un congrès de

chercheurs en ce moment Ă  Paris.

Des visites ont eu lieu, mais...

Parfait. Si ce que vous vous y collez en sortant, Jean-Louis, tu préviendras

aussi la brigade antiterroriste qui m'épluche leurs fichiers de saglés.

Je veux que rien ni personne, pas la moindre souris morte ou vivante ayant eu

accès au V5 ait échappé à notre contrôle. Est-ce que c'est clair ? Par

ici, messieurs.

Nous passons au stas numéro 1.

Professeur Fargeau ?

J'aimerais sincèrement pouvoir vous sortir de là.

Moi aussi.

Les gants, les chaussures et les blouses sont nécessaires avant d'enfiler les

combinaisons. Celles-ci ne doivent ĂŞtre en aucun cas en contact avec des

microbes extérieurs.

Malgré la décontamination au phénol ? On décontamine l'extérieur de la

combinaison, pas l'intérieur.

Bien, dites-moi, une fois à l'intérieur du V5, pourrais-je utiliser ce

dictaphone ? Pas question.

Vous avez dĂ» postiller des milliers de fois lĂ -dessus, et je ne connais pas l

'état de votre bouche.

Je serai de bonne humeur, le marchand.

Cette remarque m'aurait bien fait marrer.

Oui, capitaine Scandella, cette méchante humeur serait-elle la résultante de

cette situation dramatique ou de vos ennuis personnels ? Vous calvez la

science infuse, Ă  votre avis ? Bon, vous croyez pas qu'Ariane Fargeau s

'impatiente, là ? Il lui reste que très peu de temps. Dites pas ça, merde. Qu

'est-ce que vous en savez, vous ? Son mari peut peut-ĂŞtre encore la sauver.

Bon, passe-moi ça, ce numéro 2.

Non, commandant, je ne vois personne ici capable.

De faire une chose pareille.

Mon mari et moi, nous n'avons pas d'ennemis.

Il a consacré sa vie à la recherche avec moi depuis 15 ans.

Avec les codes barres marqués dessus, pas moyen de se bourrer.

Ça, c'est pas trompé de cible.

Combien de temps on utilise une combinaison comme ça ? Trois jours,

ensuite on la brûle.

Depuis combien de temps, Mme Fargeau avait la sienne ? C'était le troisième

jour, comme pour moi.

On a travaillé ensemble toute la semaine avec Ariane. Monsieur Meyer, n'y a-t-il

pas quelqu'un chargé de la maintenance qui s'occupe de vérifier chaque jour les

combinaisons ? Si, Pierre Bachet.

Un technicien du centre. Aujourd'hui, il est en RTT.

Pardon ? Ça veut dire que ce matin, en entrant en V5, personne n'a vérifié les

combinaisons ? Non, mais Pierre l'a sûrement fait hier. Enfin, peut-être.

Sûrement fait hier ? Excusez-moi, mais... Avant l'arrivée d'Alain, il faut

que je mette...

D'autres prélèvements dans la centrifugeuse. Bien sûr.

Professeur, je veux bien croire que vous soyez une grande femme qui s'adore, mais

je ne vais pas me contenter de la piste d'un éventuel terroriste.

Qui aurait pu faire ça ? Des congressistes ? Des gens d'un abou privé

? Vous semblez parler des fargeaux comme de Pierre et Marie Curie. Alors sont-ils

sur le point de faire une découverte importante ? Quelque chose qui

justifierait d'éliminer Ariane pour l'empêcher de continuer ses recherches ?

Les Fargeaux sont sur une piste qui, mais ils sont encore loin d'aboutir.

Bien sûr, s'ils y arrivaient, cela révolutionnerait toute la chasse au

virus.

Madame Fargeau ? Madame Fargeau, qu'est-ce qui se passe ? Ariane ! Ariane

! Répondez ! Oh Dieu, Alain ! Qu'il se dépêche !

Monsieur Millet,

Madame Fargeau ?

Compte-t-elle beaucoup pour vous ? Beaucoup, oui.

Je l'assise depuis un an.

C'est une femme remarquable.

J'ai tout appris avec elle.

Allons-y.

Vous n'avez qu'Ă  faire demi-tour et remettre vos affaires Ă  leur place.

Derrière cette double porte se trouvent les derniers sas puis le V5.

Vous ĂŞtes prĂŞts, commandant ? Allons-y.

Les résultats sont bientôt prêts.

On va pouvoir sortir le dernier test anticorps pour Alain.

Pourquoi vous Ariane ? C'est à la police maintenant de répondre à cette question.

Madame Fargeau, pourriez-vous nous montrer l'endroit ?

Merci. Bon, je suis l'aide antiterroriste. Je suis décongressiste.

Professeur, j'aurais besoin de votre aide pour les CV des visiteurs. Pourriez

-vous me communiquer une liste, s'il vous plaît ? Allez-y, professeur. Je

reste avec notre procédure.

Bien. L'entaillant au boutonnière sous votre aisselle.

Il est bien distinct.

Profonde, large d'environ 5 cm. L'intention de venir n'est pas Ă 

contester.

Je vous donne un jour.

Le fait d'avoir enlevé votre casque d'abord et...

Enlevez maintenant votre combinaison, ne risque-t-il pas de nuire à l'état de

votre organisme ? Difficile de savoir.

Ce virus est une arme de crime aussi redoutable qu'imprévisible.

Mais faites votre métier.

Mon Dieu, Ariane, mon amour.

Je t'en souviens.

Madame Fargeau.

Attends, j'arrive.

Je dois voir ma femme.

Commandant Valland, abriette criminelle. Le V5 est actuellement sous contrĂ´le. J

'ai besoin de savoir ce qu'il y a dans votre mallette.

Mais j'ai peut-être de quoi sauver Ariadne. J'ai des sérums de synthèse, j

'ai des solutions pour stimuler ses défenses. Des interleukines, des

cytokines. Ça vous dit rien, ça ? Monsieur Fargeau, nous sommes obligés de

prélever quelques échantillons avant d'entrer dans le V5.

La procédure nous y oblige. Elle va tuer ma femme, votre procédure à la con !

Je suis médecin, monsieur, et la seule habilité à sauver Ariadne. Vous me

laissez passer. Non, je vous en prie, commandant, je vous en prie.

Bordel, dépêchez-vous, là ! Docteur Fargeau, laissez-moi au moins vous poser

quelques questions.

D'accord, mais alors accompagnez-moi jusqu'au sas 3.

Admettons que vous et votre femme n'ayez aucun ennemi, admettons. Mais le virus

sur lequel vous travaillez est intéressant pour la concurrence, non ?

Ariadne et moi, nous cherchons une façon de faire muter les virus afin d'éviter

qu'ils ne s'attaquent au système immunitaire.

Vous voulez dire que ça concerne tous les virus ? Si on trouvait la méthode,

elle pourrait s'appliquer Ă  tous, oui.

De quoi vous obtenir le Nobel sur un plateau.

Mais de quoi aussi mettre un tas de gros labos privés sur la paille, non ? Si ça,

c'est pas un vrai mobile. Écoutez, commandant, vous faites votre boulot,

laissez-moi faire le mien, s'il vous plaît.

Alors...

Vous pouvez l'aider Ă  s'allonger, il faut qu'elle se repose maintenant.

Je vais décider d'un protocole d'usage pour les sérums.

Vous noterez les doses après avoir accompagné monsieur.

Je passe à la décontamination, je vous rejoins au 36.

Ne t'inquiète pas, Ariane, je suis là.

Je reste avec toi.

Madame Parjot,

je vais vous laisser avec votre mari.

Je n'ai peut-ĂŞtre pas les moyens de vous sauver la vie, mais je saurai trouver

celui qui a fait ça et je compte bien vous le livrer moi-même.

Commandant, quel est votre prénom ? Hélène.

Écoutez, il faut arrêter, là. Ça fait quatre jours que j'appelle. À chaque

fois, on me dit qu'elle n'est pas lĂ .

Je peux pas vous laisser rentrer, elle n'est pas lĂ , aujourd'hui.

Qu'est-ce qui se passe ? Ce monsieur insiste pour rentrer.

Vous êtes Hélène ? On se connaît.

Non, mais... Il faut absolument que je vous parle Ă  ses personnels.

Bon, c'est bon.

Marc Despoires.

Marie m'a beaucoup parlé de vous avant de mourir.

Marie.

Votre madame de la DAS.

Marie ? Marie ? Ma petite Marie ? Mais quand ? Il y a quatre jours.

On va l'enterrer ce matin.

Hélène, euh... Pardon, bonjour.

Bon, l'antiterroriste a rien sur l'affaire. Ils avaient bien un mec dans

le collimateur, mais ce con a chopé une bléno avec une pute. On lui sonne son

affaire depuis huit jours à l'hosto, mais évidemment, tu peux pas faire...

Ok, je vous rejoins pour le brief. J'arrive.

Écoutez, je ne peux pas vous parler maintenant, mais... On peut se retrouver

dans une demi-heure, place Dauphine.

Oui, il n'y a pas de problème.

Ça fait quatre jours que je vous cherche.

Je peux attendre encore un peu.

A tout Ă  l'heure.

Excusez-moi.

Allez-y, Michel.

Bien, il est désormais établi que le criminel a agi alors que la combinaison

était suspendue.

Ainsi, je suis désolé pour l'absence d'empreinte, mais le phénol a tout

effacé. Il nous reste néanmoins un point important.

L'entaille a été faite avec précision, vraisemblablement à l'aide d'un scalpel,

dans un endroit que Mme Fargeau ne pouvait pas voir.

Par conséquent, l'hypothèse qu'un autre scientifique fasse partie des suspects

retient volontiers mon choix.

Du côté des techniciens, ça donne quoi ? Des gens susceptibles d'accider au V5,

il y en a un paquet, mais ils ont tous l'air d'adorer la chercheuse, donc...

En revanche, le couple semblait battre de l'aile. C'est le type de la cantine

qui m'a dit que les fargeaux s'engueulaient souvent en public.

Ă€ cause de quoi ? Menu ? La recherche dans le monde et son mode de

financement. Le mari avait une dent contre les labos privés. Il disait qu'en

fait, ils s'en mettaient plein les fouilles au détriment de la recherche.

Tandis que la femme, elle, a un avis plus mitigé, disant que de toute façon,

l'argent manque en France. Bon, bref, ça déconnaissait que dans le couple.

Un bon vieil adultère au programme.

Cisco ?

Qu'est-ce que tu penses du jeune assistant Eric Meyer ? Ah non, non, non,

il a l'air très éprouvé comme ça, mais je crois pas.

En plus, il sort, paraît-il, avec une beauté.

Léa Bellevaux, une étudiante en pharma dont il serait complètement varjo.

Elle a travaillé quelques mois au labo, c'est là qu'il l'a rencontrée, non ?

Oui, enfin, je vois pas du tout le docteur Fargeau assassiner sa femme pour

des raisons de dispute professionnelle.

Enfin, si ce coup, vérifie quand même son emploi du temps dans le détail.

Euh... Du côté de l'antiterroriste, ça donne quoi ?

Comme je t'ai dit, rien.

Rien d'étonnant à cela, Capitaine Scandella, si vous lisiez un peu plus la

presse, ou sans aller si loin, si vous regardiez de temps Ă  autre la

télévision, médias de masse qui vous sciaient à merveille, n'est-ce pas ?

Vous auriez appris que des méthodes autrement plus efficaces, définitives,

ont la faveur de terroristes dignes de ce nom. Rien de plus simple, en effet,

que de voler au laboratoire du centre une souche mutante particulièrement

virulente. de la répandre dans un lieu public tel le métro s'eût été autrement

plus intelligent.

Pour ma part, j'avais écarté cette piste. Désolé d'avoir travaillé pour

rien. C'est vrai qu'en ce moment, je suis pas bon Ă  grand-chose. Bon, et le

technicien Pierre Bachet, ça donne quoi ? J'ai refilé le bébé à Fred.

Attends, j'ai passé trois heures à me faire fuir avec ces... Bon, la ferme !

Le technicien Pierre Bachet, ça donne quoi ? Ben, je l'ai convoqué, il va pas

tarder.

Et les congressistes ?

Oui. AllĂ´ ? Mario, je te rappelle dans 10 minutes.

Je te rappelle dans 10 minutes, parce que... VoilĂ .

Les congressistes, oui.

J'ai une piste, oui.

Il y a un seul type, donc, des congressistes qui a eu accès au V5, et c

'est un mec qui s'appelle Alan Green, qui est directeur de la firme Kensler &

Shapiro de Boston. C'est un gros labo privé très puissant, et le mec loge à l

'hĂ´tel. OK, vous vous en chargez avec Jean-Louis. Jean-Louis, tu feras gaffe

de prendre des gants. Oui, je sais, étanche.

Oh, vous m'emmerdez tous, c'est clair ?

Vos problèmes personnels, je m'en tape.

Alors, Michel, Jean-Louis, si vous voulez vous battre, vous avez les

vestiaires. Vous, vos coups de fil personnel, vous les passez aux chiottes.

Et vous, vos phrases du genre, oui, il ne va pas tarder, c'est le genre de

phrases que vous pouvez bannir de votre vocabulaire.

Je veux des résultats rapides. Comment est-ce que je dois vous le demander ? Je

vous rappelle qu'il y a une femme en ce moment qui est en train de mourir et qui

voudrait connaître le nom de son meurtrier.

Alors, j'aimerais bien qu'on arrive avant sa mort.

OK ? Bonsoir, honorez mon rendez-vous.

Tenez, c'est sa médaille de baptême.

Marie voulait qu'elle vous revienne.

Je crois que parmi les anciens de la DAS, vous étiez un peu sa chouchoute.

Pourtant, je vous lis son prénom et je ne percute même pas.

Je ne suis mĂŞme pas foutue d'ĂŞtre lĂ  Ă  son enterrement.

Tenez, je vous laisse mes coordonnées.

Marie était aussi ma marraine.

Elle m'a beaucoup soutenu dans mes démarches pour retrouver ma mère.

Une fois, elle m'a expliqué que vous étiez assez réticente sur le sujet.

Et puis juste avant de mourir, elle m'a dit qu'elle trouvait ça dommage.

Qu'elle aurait bien aimé vous faire changer d'avis.

Alors voilĂ .

Si un jour, vous voulez en parler, n'hésitez pas.

Au revoir.

C'est peut-être heureux de pouvoir bosser malgré ta mise en examen, toi.

Je m'en fous si le marchand me balance au juge.

Je te préviens, je me tire aux États-Unis dès qu'il me vire de la

crime, moi. Hop, je pars lĂ -bas. Excuse-moi, c'est Marion.

Mais vas-y, là-bas, aux États-Unis, ils t'attendent. C'est ça.

Allô, chéri ? Non, je suis dans un hôtel, là.

Avec qui ? Avec Scandella.

Un petit peu pour lui et mon goût, mais ça va.

Mais comment ça, t'as vomi ? Tu m'appelles pour dire que t'as vomi, toi

? T'as vomi ? Hein ?

Mais bien sûr que t'es enceinte.

Mais il y a aucune... Mais Mario, c'est génial.

Mais non, c'est pas les huîtres que... J'ai payé les huîtres que t'as mangées

hier soir, c'est pas ça que... Mario, écoute, tu vas faire un test. Tu

appelles ton médecin, tu fais un test.

S'il te plaît.

Bon, et puis on n'en parle pas, hein.

Mais non, je sais, ça porte malheur.

On n'en parle Ă  personne, t'en venez pas dessus.

D'accord ? Je t'embrasse, je te laisse.

Tu sais comment est-ce que... Mario est enceinte, elle a vomi.

Attends qu'elle fasse son test pour être sûre quand même.

Tu ne m'as pas dit qu'elle avait mangé des huîtres, toi, hier ? Elle n'a pas

mangé de huîtres.

Arrêtez avec ces huîtres.

Stop. Alan Green.

Capiche pour vous, messieurs ? Capitaine Scandella, criminel.

Ok,

suivez-moi.

Excusez-moi.

C'est impossible.

Marianne, qui a pu faire ça ? On interroge tous les gens qui sont passés

près du V5 depuis les dernières 24 heures.

Il semblerait que vous soyez passé au centre hier vers midi et ressorti vers

14h. Oui, oui, c'est exact.

Vous voulez des cafés ? Moi, oui. Two coffees, please.

Oui, je connais Ariane depuis très longtemps.

Avec Ariane, vous ĂŞtes des amis proches ? Des amis, oui.

Juste des amis.

J'ai rencontré Ariane lorsqu'elle faisait des stages au Boston Institute

of Research, il y a 10 ans.

La recherche étant notre vie, nous sommes toujours restés en contact.

Vous connaissez aussi son mari, je suppose ? Oui.

Un peu.

Pas le docteur Fargeau, mĂŞme pas beaucoup.

Pour lui, le privé, c'est juste le profit, l'argent.

Il me considère comme le diable, le grand Satan.

Si je comprends bien, quand vous voyez Mme Fargeau, c'est seul et sans son

mari, c'est ça ? Cette amitié exceptionnelle a dû vous rapprocher.

Professionnellement, j'entends.

Mme Fargeau a dû vous parler de ce qu'elle comptait découvrir.

Avec son mari. Mais bien sûr, la maîtrise de la mutation du micro

-organisme, je connais bien leur projet. Si le centre de recherche faisait cette

découverte, ce serait peut-être pas très bon pour vous et pour... Kessler et,

comment, Chapichapo ? Kessler et Chapo, non mais c'est ridicule, qu'est-ce que

ça veut dire ? La recherche sert à tout le monde.

Quand Louis Pasteur a trouvé la vaccination, il a créé des emplois et

partout, et ça aussi, cela va en créer.

Oui, en Europe. Comment ça suffit maintenant ? Pourquoi irait-il éliminer

un chercheur de la trompe d'Ariane ? Exploiter son brillant talent, l'acheter

peut-ĂŞtre.

Mais la tuer, what's the matter with you people ? J'ai pas compris.

Aucun possible de vous tromper.

Hier, vous avez vérifié les combinaisons, elles étaient impeccables,

aucune n'était déchirée.

Aucune.

C'est pour ça qu'on me garde ? Parce que j'ai l'œil.

Dites-moi, monsieur Bachet, vous qui avez l'œil.

Vous feriez une confiance absolue en Eric Maier, l'assistant d'Ariane Fargeau

? Un petit peu, oui.

Ce type, il a trimé dur pour en arriver au lait.

Personne lui a payé ses études, à lui.

C'est pas comme sa pétasse, là.

Il bouffe la vie.

Sa pétasse, c'est... C'est lié à Bellevaux, c'est ça ? Oui.

C'est elle qui l'a fait rentrer au labo.

Mais bon, il est bien trop con, Eric, de lui payer sa piôle, ses études, c'est...

Est-ce que c'est Panskaman qui va y arriver ? Tenez-la.

Vous êtes en train de me dire que Léa Bellevaux se drogue ? Oui.

C'est ce que j'ai cru entendre.

Même que c'est pour ça que Mme Fargeau l'aurait virée.

Vous êtes sûr ? C'est Ariane Fargeau qui a viré Léa Bellevaux ? Je vous le dis.

J'ai l'œil.

Bon. Allez, on reprend tout depuis le départ.

J'espère que vous avez du nouveau parce que j'ai eu Chalvon au centre et le tas

d'Ariane a encore empiré.

Du nouveau pas vraiment justement.

En fait ou Green est un très bon comédien ou alors il n'a rien fait.

C'est plus qu'à savoir exactement à quelle heure Bachet a vérifié les

combinaisons. Le marchand, vous croyez qu'il en cherche du neuf lui ? C'est

demain qu'il voit le sujet.

Je peux te dire qu'il va bien mon fils. Ça va.

Bien, Pierre Bachet a bien vérifié les combinaisons avant de partir à 15h

précise. Eh ben voilà.

On élimine Green l'Américain.

Merde, une piste moins.

J'ai aussi vérifié la libide du mari. Alors, en effet, Fargeau n'était pas au

centre hier.

Mais ce matin, il a accompagné sa femme très tôt au centre avant de se rendre

lui-même à l'hôpital Saint-André.

Alors, il a pu toucher aux combinaisons.

Pourquoi ? Je peux vous parler ? Moi ? Je vous vois maintenant ? Non, Ă  vous

trois. Enfin, on va vous commander, commandant.

Oui.

Je voulais vous dire que si j'étais ici, c'est parce que vous aviez répondu

favorablement Ă  mon appel Ă  candidature, commandant.

J'ai sans doute que je devais pas ĂŞtre trop conne.

Donc si je suis pas trop conne, arrĂŞtez de parler dans mon dos comme si je le

voyais pas, quoi.

Tu vois, Scandella, moi je m'en fous que t'aies descendu choucri ou pas.

Parce que si je suis vivante aujourd'hui, c'est grâce à toi.

Et tu vois, Cisco...

Mais lĂ  aussi, je m'en fous que t'aies fait la prise de sang Ă  la place de

Scandella. J'aurais fait la mĂŞme chose, imagine.

Et j'aurais fait la mĂŞme chose parce que, moi, avant de venir ici, j'ai

appris un truc important.

C'était l'esprit de groupe.

VoilĂ .

Alors, peut-être que je me fais des idées, commandant. Et dans ces cas-là,

il faut me débarquer parce que... Parce que je suis vraiment trop conne, quoi.

Non, vous n'ĂŞtes pas trop conne, maintenant.

Oh, Funchi Nizler.

Et à part votre patronyme, vous pouvez considérer que vous faites désormais

complètement partie de l'équipe.

Bon, et bien puisque l'équipe il y a, je pense qu'on ferait mieux de retourner

aux interrogatoires. On en a pour jusqu'Ă  2h du matin.

Ah non, non, non, il y a plus important.

J'ai appris que la fiancée d'Eric Meyer avait été virée du labo par Ariane

Fargeau.

Donc de lĂ , imaginez la vengeance de l'assistant.

Ok, on va vérifier ça tout de suite.

Jean-Louis, repose-toi. Je ne sais pas, dîne avec Nat.

Avec demain, le marchand qui témoigne devant le juge, je préférerais que tu

sois d'attaque, d'accord ? Attends, Fred.

Merci.

Le docteur Fargeau n'a pas quitté sa femme une seule seconde. Il va manquer d

'oxygène et va devoir sortir.

Comme Ă  la telle.

Après, tu vas te reposer.

Ça va.

Je sais, Hélène, que vous vous donnez du mal.

Mon virus aussi se donne du mal.

Monsieur Meyer.

Si vous avez terminé, nous aimerions bien vous voir un instant.

S'il vous plaît.

Allez-y, Rick.

Vous avez fait ce que vous pouviez.

Je vous suis.

Pourquoi a-t-il quitté le centre, votre copine Léa ? La recherche ne l

'intéressait plus.

Il a préféré reprendre ses études de pharma.

Oui, c'est sûr, pharma, c'est plus cool pour se procurer de la drogue.

C'est vrai, ça, elle carbure à quoi ?

Faites, go, guéros.

Non mais qu'est-ce qu'il vous a dit ça ? Allez, arrête maintenant, tu arrêtes !

On va aller chez toi, on trouvera quelque chose. Tu le sais ça, on

fouillera et on trouvera.

Tu veux finir à sa place ? Je dis pas le point de carrière, bravo.

C'est vrai ça.

Possession de substance illicite, 3 ans.

Et alors si tu fais un trafic, c'est 10 ans. Au minimum, hein.

Je savais que ça arriverait.

C'était trop dur pour une fille comme Léa.

Elle était sous pression.

Comme tous ceux qui passent leur débat.

Elle a craqué.

Léa a été virée par ton patron.

Et ensuite, ça a été la spirale.

D'accord ? Et toi, comme t'en voulais Ă  Madame Fargeau, t'as fait cette

connerie. Vous ĂŞtes dingue.

Ce boulot, c'est ma vie, moi.

Rien ne m'a tout appris.

Jamais j'aurais fait du mal.

Vous entendez ? Jamais.

Va travailler.

Va travailler !

Enfin, commandant, vous dépassez les bornes.

L'idée d'interroger le jeune meilleur est maintenant le docteur Fargeau qui

est épuisé. Mais bon sang, cherchez votre assassin ailleurs qu'au centre.

C'est impossible.

Non, professeur, il est parfaitement possible. Au contraire, que notre

assassin fasse partie des lieux. Maintenant, je me fiche que notre

enquĂŞte vous fasse du tort Ă  vous ou Ă  votre centre. Ma conscience me dit que

la solution est ici.

J'aurais pu travailler sans elle.

François Fargeau, on nous a relaté vos fréquentes disputes avec votre femme.

Vos différents professionnels étaient-ils si graves ? L'éternel débat

du public et du privé.

On est tellement stupides maintenant.

On n'était jamais d'accord.

Au point de haĂŻr.

L'ami de votre femme, M. Green ? Green ? C'est un dégueulasse !

Ariane et lui étaient sur la même piste pour séquencer un génome, je vous parle

de ça il y a dix ans.

Sauf qu'en rentrant à Paris, elle est allée plus vite que lui. Alors

évidemment, le lobby scientifique américain a accusé la petite française d

'avoir une liaison avec lui pour lui soutirer des informations.

Mais c'était faux, archi-faux ! Et ça a été très préjudiciable pour M.

Green ? Pas qu'un peu, oui. À l'époque, il n'était que chercheur. Il a manqué d

'être discrédité partout.

Oui. C'est vrai que c'est un bon motif de vengeance.

Seulement, nous avons vérifié et M.

Green ne pouvait pas être là physiquement pour lacérer la

combinaison.

Excusez-moi.

Ariane, elle voudrait vous boire un petit instant.

Je ne vais pas la fatiguer.

Non.

Avec le sérum, j'ai injecté une solution des ruines.

Elle ne souffre pas.

Elle va tenir jusqu'Ă  demain matin.

Après, je ne peux plus rien.

Elle sera morte.

Mon Dieu.

Vous croyez en Dieu, Hélène ? Non,

pas vraiment.

Avant, moi non plus.

Ce soir, je n'y ai jamais autant cru.

L'essuance de ma mort, sans doute.

Ne dites pas ça à Ariane.

Oh non.

Hélène, pas vous.

Vous qui traquez la vérité.

Vous n'allez pas me mentir.

Vous avez des enfants ? Non.

J'ai pas vraiment de famille en fait.

Enfin, plus du tout depuis ce matin.

C'est important.

La famille.

Avec Alain, on aurait dĂ» avoir des enfants.

Mais on a tout sacrifié pour la science.

Maintenant, finir comme ça.

Je sais que je vais mourir.

Mais quand ?

Que vous aidiez-la.

Et...

pour demain matin, pour demain soir,

alors... Merci.

Dans d'autres circonstances,

nous aurions pu devenir...

Ouais, Cisco, ouais.

Je vérifie au stup.

C'est Gilou qui te garde ? D'accord.

Ok, ciao.

Je te parie l'addition que j'arrive à te faire rire avant les cafés.

Ouais.

Bon ben, t'as plus qu'à retourner à Béthune chez ton mec.

J'espère que tu pourras oublier tout ça.

Oublier quoi ? Que j'ai un père formidable ?

Le père formidable, il a fait une bavure.

Pas semblant de pas le voir.

Sucré était peut-être le pire des enculés, mais... Putain, Nat, j'ai tué

un homme.

C'est pour ça que je t'aime.

Quoi ? Je t'aime pas parce que t'as tué un homme, mais parce que t'es conscient

de l'avoir fait et que ça te démolit.

Puis sous tes airs de râleur misogyne et con, t'es le mec le plus humain que je

connaisse. Quoi, misogyne ? Je suis pas misogyne, moi. Le pire.

Non, et toi, saleté.

Je t'aime pas, peut-ĂŞtre ? Moi, je suis ta fille.

Une de tes poufiasses que tu ramènes n'importe quand à la maison.

Ah oui, d'accord. Et le misogyne, c'est moi, là. J'ai gagné. T'as rigolé.

L'addition, c'est pour ma situation.

C'est vrai que je t'aime la plus.

Bon, au stup, Gilou m'a renseigné sur la petite amie de l'assistant, Léa

Bellevaux. Elle est fichée comme toxico.

Pas dileuse, mais grosse consommatrice.

Et si c'est Eric Meyer qui l'entretient, comment elle se paye sa cam ? C'est ce

que je me suis dit, alors j'ai appelé le comptable du centre Raspail, et j'ai pu

obtenir les relevés bancaires de l'assistant.

Eric Meyer s'est fait virer 6 000 dollars d'un compte étranger sur le

sien, il y a 5 jours.

6 000 dollars ? 6 000 dollars. Et je suppose que cet argent, il vient de

machin, là, Shapiro, Kensler, c'est ça ? Exact.

Signé de la main du dirlo, Alan Green.

Et les renseignements que je vous ai demandé, Fred ?

Je suis allée sur le net et là j'ai vu des traces du scandale Alan Green et

Ariane Fargeau la Frenchie. Il a eu du mal à s'en remettre, Pépère, parce qu'il

n'a pas eu de boulot pendant deux ans, plus personne ne voulait l'engager. De

plus, ce scalpel sur lequel ont été retrouvées des microfibres de latex a

été découvert dans une poubelle près du poste de travail du jeune Meyer.

Ok, Green ne tue pas, il commandite le meurtre.

Il trouve la planche pourrie au centre, Eric Meyer.

Eric Meyer qui doit acheter Lacan pour sa petite amie, qui a été viré par sa

chef, Ariane Fargeau.

Meyer accepte le deal.

Tu es Ariane Fargeau, moyenne en finances.

Bon, moi j'ai convoqué tout le monde.

Meyer, Green et Elias. Formidable.

On va faire toujours que des conneries.

Michel, lâchez un peu ce candela. Il vient quand même de lever un lièvre.

Espérons qu'ils ne la battent pas trop vite.

Je sais pas pourquoi, Michel, mais en ce moment, je trouve votre humour

exécrable. Moi, c'est votre attitude que je trouve déplorable et le peu de

confiance que vous m'attribuez. En effet, pourquoi ne m'avoir rien dit au

sujet de Scandella ? Vous dire quoi ? Qu'après que Scandella ait pu choucrer,

j'ai pris son arme et... Je ne veux rien entendre. Oui, ben voilĂ  pourquoi je

vous ai rien dit. Pour pas vous obliger Ă  mentir. Alors maintenant, vous faites

ce que vous voulez. Vous pouvez mĂŞme rapporter cette conversation au juge, si

vous voulez.

Monsieur Meyer, qu'espérez-vous ?

d'un système de défense aussi absurde.

Vos éloquents relevés bancaires évoquent le versement d'une somme de six mille

dollars octroyée précisément par ce même monsieur Green que vous dites ne pas

connaître. Auriez-vous l'autrocudance de me dire qu'il s'agit d'une erreur ?

Ne répond pas.

On a trouvé ça, près de ton poste de travail.

C'est pas à toi, bien sûr.

Mais non, n'importe qui a pu le mettre lĂ .

Oui, n'importe qui ne reçoit pas une telle somme de la part d'un laboratoire

de recherche américain. N'importe qui ne reçoit pas autant d'appels téléphoniques

en provenance de ce mĂŞme laboratoire. N'importe qui n'a pas autant d

'excellentes raisons de tuer Ariane Fargeau.

Alors que vous, si.

Mais non, quelle raison ? Parce que tu payes la canne de Léa ? Parce que tu l

'aimes ? Parce que si elle est descendue aussi basse Ă  cause de ta patronne ?

Ariane Fargeau.

Ça, oui, ça, ça, ça passera au jury.

C'est faux, je ne lui payais plus sa câble.

Elle avait trouvé un pharmacien, un vieux.

De toute façon, on ne s'aimait plus avec Léa.

On allait se quitter.

Alors dites-moi, pourquoi une si généreuse rémunération de la part d'un

homme d'affaires tel que M.

Green, vous était-elle destinée ? Pardon ? Qu'est-il ?

Ne...

Réponds. Pas.

Mais parle, nom de Dieu ! Je viens d'avoir le

centre.

Ariane Fargeau est sous assistance, respire-toi.

Mais, elle est consciente ? Je crois, oui.

Bon, Green vient d'arriver.

Tu t'en occupes pendant qu'on chauffe la petite Léa ? D'accord.

Vas-y, dis-moi qu'il est tombé tout seul dans ton sac à main.

Je te dis le pas, c'est juste ma conso.

Génial ! Tu te calmes, mais tu dis le pas.

Parfaite cliente pour les stups.

Tu vois, tu serais un genre de gossesse idéale pour devenir un cousin.

Un cousin ? Oui, un cousin, un indique, quoi.

Tu te vois infiltrer un réseau de trafiquants, toi ? On a connu des

ordures qui servent d'accord pour te baiser.

Mais fais gaffe parce que dans ce milieu, on coupe vite la tĂŞte. Mais vous

ĂŞtes tous barges.

Il n'en est pas question.

Et si je veux pas ?

Nous, ce qu'on veut pas, c'est qu'Ariane Fargeau crève comme une bête à cause de

deux petits enculés comme toi et ton pote. D'accord ? Alors, à part pour

acheter de la cam, il devait servir Ă  quoi, ces 6 000 $ ? Mais je sais mĂŞme

pas ce que c'est, ces 6 000 $.

Eric, il me filait pas le thune.

Écoutez, je me suis mise avec un mec marié et un pharmacien.

Bonne pioche.

Et Eric aussi, il a une autre nana.

Ah oui ? Qui ça ? Je connais.

Ben non, je suppose.

Je l'ai vue rentrer trois fois dans une agence de voyage.

Et Eric, c'est vraiment pas le genre Ă  prendre des vacances.

Je suis sûre qu'il y a une gonzesse là-dessous.

Six mille dollars, vous dites ? Vous savez, je signe tellement de choses, il

faudrait voir ça avec mon secrétariat de Boston.

Avant d'aller si loin, dites-nous ce que le nom d'un jeune chercheur français

faisait sur votre chiquier.

Le laboratoire fait oeuvre de mécénat dans le monde entier. Il n'est pas

impossible que ce jeune homme ait retenu notre attention.

Et tous ces appels en provenance de votre laboratoire, Ă  ce mĂŞme assistant,

comment les justifiez-vous ? Eh bien, sans doute fallait-il vérifier certaines

formalités.

Comme les coordonnées bancaires de ce monsieur, par exemple.

Vous savez, monsieur Green, nous finirons par savoir.

Simplement, j'aurais aimé que Ariane Fargeau, cette courageuse chercheuse,

finisse par connaître le nom de son meurtrier avant de mourir. Alors,

trouvez l'assassin en lieu de m'emmerder, parce que moi aussi, je veux

savoir qui c'est. Mais moi, je n'ai rien fait. Ni moi, ni Eric Maillard.

Pardon ? Hein ? Moi, connaissez-vous l'identité d'un homme dont le nom n'a

pas été évoqué une seule fois dans cette pièce ?

Devons-nous également vérifier ceci auprès de votre secrétariat ? Oui.

Vous pensez que ça vous intéresserait ? Je crois que ça arrive tout droit d'une

agence de voyage.

C'est la copie de deux billets d'avion pris par l'assistant Eric Meyer.

Deux billets en première pour Boston.

L'un Ă  son nom, l'autre au nom de Ariane Fargeau. VoilĂ .

Alors, monsieur lui-mĂŞme, si vous n'avez rien Ă  vous reprocher, parlez. Faites-le

au moins pour Ariane.

Mais c'est elle justement qui ne voulait pas que je parle.

Ariane trouvait qu'en France elle n'avançait plus. Il manquait les moyens

financiers. Elle avait décidé bien à moi d'accepter ma proposition de venir

intégrer mes équipes chez Kensler et Shapiro à Boston.

Mais elle savait que Fargeau ne vaudrait jamais.

Alors elle avait décidé de le quitter sans lui dire.

Elle avait peur de sa réaction.

Alors le jeune meilleur est devenu votre interlocuteur privilégié afin que le

docteur Fargeau... Ne découvre pas cette trahison.

Parce que pour lui, ça l'était.

Grigne le diable, grigne le grand Satan.

Si Fargeau savait ça, c'est peut-être lui l'assassin.

Refais-moi les remontées d'appel.

Vérifie son emploi du temps. Trouve tout ce que tu peux. Merci.

Non, non, non.

Nous sommes restés très discrets.

Fargeau ne savait rien.

C'est pour ça que je vous en avais pas parlé avant.

Ariane morte, pourquoi détruire la réputation du couple ?

Sans compter le coup affligé à votre belle République française.

Ah oui, c'est sûr, vous n'avez pas besoin qu'Ariane disparaisse. Avec vous

à Boston, avec ses compétences, elle faisait table rase de vos querelles du

passé.

Et surtout, vous voliez un futur Nobel Ă  la France.

Quelle revanche, monsieur Laine, n'est-ce pas ? Oui,

merci beaucoup, madame. Oui, vos informations nous seront très

précieuses. Oui, mais Mario, c'est ton test ou non, cette enveloppe ? Merci, au

revoir. Oui, mais Mario, Mario, cette enveloppe, c'est ton test ou c'est pas

ton test ? C'est ton test. Ouvre-la, cette putain d'enveloppe, je t'en

supplie, Mario.

Bon, allez, j'ai relâché tout le monde. Alors, on en est où pour Farjo ? J'ai eu

la fille de l'agence de voyage qui a dit qu'elle avait fait livrer les billets au

centre à Ariane Farjo et qu'auparavant, elle avait eu le mari au téléphone et

que c'est lui qui avait dit oĂą les livrer.

Ah, ça veut dire que Farjo savait.

Bon, il y a un truc qui déconne dans les remontées d'appels.

Hier matin, Chalvon a appelé Fargeau, qui soi-disant se trouvait à Clamart, à

l'hosto, et il est arrivé une demi-heure plus tard. Sauf pour venir de l'hosto au

centre, pour au moins une heure.

Bien, ça signifie que le docteur Fargeau était déjà en route au moment de l'appel

du professeur Chalvon.

Il avait déjà quitté l'hôpital avec sa trousse de médicaments, avait pris la

direction du laboratoire du centre, pris des remords, effrayé par la folie de son

geste, il avait décidé de sauver sa femme. Bon, ok, alors on y va. Quoi ? J

'ai recette ?

Je suis enceinte.

Mario est enceinte.

J'attends le bébé.

Je veux avoir un bébé, putain.

Oh, merde.

Félicitations, Francisco.

Mon Dieu, Fargeau, c'est pas possible.

Il est devant sa femme, patron, vous allez dire quoi ?

Yvonne, vous avez trouvé ? Oui.

Docteur Fargeau, pouvez-vous sortir quelques minutes, s'il vous plaît ? Nous

aurions quelques questions Ă  vous poser.

Pardonne-moi, Yann.

Je suis pour Boston.

Je suis devenu fou, lĂ .

Non,

non, allez, va-t'en.

Va-t'en, va-t'en.

C'est ma faute, c'est ma faute.

Sors d'ici, va-t'en. Il faut vivre ! Il faut vivre !

AllĂ´ ? Oui.

Ah d'accord, merci.

C'était le centre.

Le mari de Ariane Fargeau vient de mourir. Il y a une heure.

Comment non ?

Je ne savais pas que votre procédurier était ambidextre.

Ă€ vrai dire, je ne sais pas s'il le savait lui-mĂŞme.

Toujours est-il qu'il m'a convaincu du bien fondé de sa démonstration.

De fait, quelle que soit la main avec laquelle Choukri aurait dû dégainer, le

fait que son arme se soit retrouvée dans l'autre n'est pas une preuve concrète de

manipulation policière.

Par conséquent, et n'ayant pas d'autres éléments, je retire les charges contre

le capitaine Scandella.

Et lève la mise en examen.

Au revoir.

Merci.

Michel.

Avec tout ça, on a un petit peu raté l'arrivée du gosse de Cisco.

Je me suis dit qu'on pourrait peut-être fêter ça à la Mamouchka.

C'est moi qui régale.

Ça me ferait plaisir.

Que vous soyez des nĂ´tres.

Je serais ravi d'accepter cette invitation, capitaine Scandella.

Vraiment.

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