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#
(Coup de sifflet et applaudissements)
- (La foule): Un autre but! Un autre but!
#
(Acclamations)
#
- # Moi, tous tes rĂȘves Je les connais par coeur #
# Tu veux t'envoler Superman rĂȘveur #
# Je suis sûre qu'avec toi On trouvera le soleil #
# Sans nuage dans le ciel #
# Tu es le héros de tes films en couleurs #
LE JEUNE MAGICIEN
# Tu sauves le monde En ta tĂȘte et ton coeur #
# Plus jamais de guerre Ni de malentendu #
# L'amour enfin reconnu #
# Quand on a qu'un coeur et une tĂȘte de rĂȘveur # (DĂ©clic de l'appareil photo)
# Plus rien dans la vie Ne nous fait peur #
# Tu dois te laisser aller Ă rĂȘver #
# C'est la meilleure chose qui puisse t'arriver #
BLEU - ROUGE
# Quand on a qu'un coeur et une tĂȘte de rĂȘveur #
# Plus rien dans la vie Ne nous fait peur #
- Fais attention Ă la bande!
Vas-y, passe!
- Marc! Marc!!
- Passe-la!
- Marc! Qu'est-ce que t'attends pour me faire jouer?
- Ecoute, y a pas juste toi. C'est pas toujours ton tour.
- Regarde l'heure. Depuis le début de la partie, j'attends.
- T'es un joueur de réserve, oublie pas ça!
Si ça te dérange, t'as juste à pas venir jouer. C'est tout!
- (Enervé): Ah!
Si c'est comme ça, trouve-toi un autre joueur.
(Coup de sifflet)
- Pierrot!
(Déclics de l'appareil photo) - (Agacé): Ah!
(Acclamations)
(Acclamations)
(Exclamations de joie et rires)
(Acclamations en sourdine)
- (Foule): 9! 8!
7! 6! 5! 4!
3! 2!
1! Hourra!!
(SirÚne de l'aréna)
(Rire) - Chut...
Ha! Ha! Ha!
Vous allez voir ce que vous allez voir!
#
(Applaudissements)
#
(Les applaudissements cessent)
(Roulement de tambour)
(Distorsion)
(Grincement)
(Roulement de tambour)
(Rires)
- Ha! Ha! Ha!
(Bruit saccadé du chimpanzé)
(Cris admiratifs des enfants)
Ha! Ha! Ha! (Acclamations)
(Coup de gong)
- Qu'est-ce que je vous avais dit, hein?
Et ce n'est rien, ça!
Mais voyez-vous, pour sa prochaine illusion,
le grand maĂźtre aurait besoin d'un assistant.
Grand maĂźtre des maĂźtres, Ă vous! Faites votre choix!
- (Tous): Moi, moi! - Ha! Ha! Ha!
Ce n'est pas le choix qui manque! Ha! Ha! Ha!
10! 20! 30!
On a l'embarras du choix! Elle!
Oui, elle, avec les cheveux blonds.
- Moi! Moi!! (Cris)
- (Jumelles): Moi, moi! Moi, moi!
(Cris des enfants) - (Clown): Oh!
Ha! Ha! Ha! Fantastique!
Toi! Avec le veston vert. - Moi? Mais...
- Tu vas ĂȘtre l'assistant du maĂźtre des maĂźtres!
- Que c'est bĂȘte! - Allez, dĂ©pĂȘche-toi!
Viens me rejoindre sur la scĂšne. Allez! DĂ©pĂȘche-toi!
J'en ai assez d'ĂȘtre dans les airs. Ha! Ha! Ha!
MaĂźtre, demande-lui de t'aider Ă me faire remonter.
Fais comme le maĂźtre te demande. Ah! Ho! Ho!
Ca y est? Ca marche, ça marche!
Ha! Ha! Ha! (Rires des enfants)
(Silence)
#
#
#
#
(Cris des enfants) - Oh!
(Brouhaha d'étonnement)
(Applaudissements)
#
(Cris et applaudissements)
#
- Pierrot! (Coup de tonnerre)
DĂ©pĂȘche-toi!
(La voiture démarre)
- Taxi!
- (Jumelle): HĂ©, je vais te faire disparaĂźtre.
- Non, c'est moi qui vais te faire disparaĂźtre!
Tu sais mĂȘme pas la formule. - Oui, je la sais!
C'est # abracadabra #!
- Voyons...
- (Jumelle): Qu'est-ce qu'y a?
Attends, je vais les arranger avec de la magie.
- Moi aussi! - (Les deux): Hmm... Mmmm!
Hmmmm!!
Hmm hmmm!! Hmm!!
- Vous énervez votre pÚre. Tenez-vous tranquilles.
- Non, non, ça va. (Les jumelles rient)
Elles me dérangent pas. Ce qui m'énerve,
ce sont les essuie-glaces.
Eh bien!
Ha! Ha! Ha! - (Jumelle): Tu vois, on a réussi!
- Elles les ont réparés pour vrai.
Ou bien ils se sont réparés tout seuls, hein?
- (Les deux): Non!!!
- Ha! Ha! Ha!
(Crépitement de la pluie)
(Grondement du tonnerre) Attention aux flaques d'eau!
- (Jumelle): Oh! J'ai marché dans l'eau! - Moi aussi!
(Coup de tonnerre)
#
- Allez, monte.
#
J'ai dit: monte.
Allez, monte!
(Toc! Toc! Toc!)
- Donne-moi mon argent.
- Chut, silence!
#
- Je veux mon argent avant que tu me fasses disparaĂźtre!
- Je t'ai dit de te taire. Ce sera pas long.
- Pierrot, arrĂȘte ça! "Tout Ă coup elle disparaĂźt" pour vrai?
- Caroline!
- Je veux avoir ma crÚme glacée avant de disparaßtre, moi.
- Deux boules chacune. - Comment ça, deux?
- C'est tarif double quand c'est dangereux.
- Ca suffit. Dehors! Dehors!
- (Chuchoté): Caroline, on va...
- Laissez-moi tranquille. J'essaie de me concentrer.
- # Tu sais pas ce que tu fais Tu sais pas ce que tu fais #
- Ah ha! Tu seras jamais un vrai magicien! - Donne-nous notre argent.
- Non!
- (Les deux): Maman! Maman!
Maman! - OK!
Ca va, ça va. J'ai compris.
Tenez, espĂšces de petites voleuses!
Dehors! - (Les deux): Merci!
- Pff! #
- Ca, mes enfants,
c'est un appareil extrĂȘmement fascinant.
Ce sont les hémisphÚres
de Banderas.
La courroie, en se déplaçant,
frotte sur la surface
et produit une friction qui produit ce qu'on appelle
un champ magnĂ©tique. - Pourriez-vous ĂȘtre plus prĂ©cis?
- Oui, oui. Quand j'aurai terminé, tu comprendras.
C'est ce champ magnétique
qui fait quand met...
C'est ce champ magnétique qui fait quand mettant cette bille...
Chut.
...le long de la paroi...
- Ah! - Est-ce que je peux voir ça?
Ca me semble passionnant.
Qu'est-ce que c'est?
"Magie et parapsychologie".
Chut! Ecoutez ça.
Chut, chut, chut! Chut, chut, chut!
(Rires des enfants) Chut!
"Il semblerait
"que des magiciens sont capables de léviter
"simplement en se concentrant.
"Certains disent avoir vu
des objets se mouvoir que par la volonté du magicien."
- M. le professeur! Il croit qu'il a des dons de magicien!
(Rires)
- Chut!
Pierrot, est-ce que tu peux faire tenir
ce livre dans les airs?
Ah! (Rires)
Il est tombé! Et je sais à cause de quoi.
Parce que la force de gravité existe!
Pierrot!
La physique! Tout est dans la physique!
Newton...
Et si on lui démontrait que la loi de gravité est là ,
présente dans notre classe. Monica!
A toi! Vas-y, Joan!
Et hop-lĂ boum!
Allez, allez, tout le monde! Allez, montrez-lui!
On peut se fier au vieux Isaac Newton!
Hourra!! Ha! Ha! Ha! (Cris joyeux)
# (Brouhaha exubérant)
(Silence)
- Je m'excuse. Je t'ai apporté tous les livres
qui ont rapport Ă la magie. - Merci.
- Qu'est-ce que tu fais, enfermée là ?
- Je regrette, mais tu peux pas savoir que je suis lĂ ,
parce que je suis invisible.
- J'ai sĂ»rement rĂȘvĂ©.
Caroline. - Abracadabra!
- Excuse-moi, mais est-ce que tu es invisible, toi aussi?
- Non. Seulement ma soeur. - Oh.
- Abracadabra! Abracadabra!
- Est-ce que tu pourrais pas aller jouer ailleurs?
- J'en ai encore pour une seconde.
Il reste juste sa queue Ă faire disparaĂźtre.
Abracadabra! - Ouh, ouh, ouh!
Ouh! Ouch!
#
- (Radio): Bonjour, mesdames et messieurs.
Ici Michel St-Jacques et le bulletin de nouvelles express.
Le sujet le plus controversé ces jours-ci
est sûrement le transport, au-dessus de la ville,
d'une nouvelle matiÚre explosive appelée "la substance M".
Malgré l'assurance de la part de l'armée
que toutes les précautions nécessaires ont été prises...
- Regardez.
Je vous ai préparé une surprise.
- ...l'opération a soulevé de vives protestations...
- C'est rempli de vitamines.
Vous allez voir, c'est trĂšs bon.
- ...engendrent de plus en plus d'inquiétude,
surtout avec l'apparition récente de nouvelles armes.
VoilĂ qui termine notre bulletin de nouvelles express.
- Ca sent le vieux caca.
- Beurk!
#
# Hmm hmm #
(Les jumelles rient) - C'est intelligent, ça.
- Maman!
Pierrot a pas bu son verre!
- Tu pourrais donner un peu l'exemple, non?
- Vous vous trouvez bonnes, hein?
Moi, je vais vous le faire disparaĂźtre.
(Silence)
(Une jumelle gémit)
Ah...
- Maman? C'est Pierrot qui l'a brisé, c'est pas nous.
- C'est fin, ça. Est-ce que t'avais vraiment à le briser?
Si t'en voulais pas, t'avais qu'Ă le dire. Tiens!
Nettoie ton dégùt.
- Je l'ai pas fait exprĂšs... - Je l'ai vu moi aussi!
- Il a mĂȘme pas touchĂ© au verre! - Il a fait de la magie!
- C'est vrai, je l'ai vu. - Il a fait exprĂšs pour le briser, il a fait des signes.
- Ca suffit, taisez-vous. Je ne veux plus...
de magicien ici.
#
- Hein?
(Distorsion)
(Distorsion)
Oh! (SirĂšne du jouet)
Papa, viens voir ça! C'est pas croyable!
Tu vas voir. C'est pas de ma faute!
J'ai juste essayé de... - Calme-toi, Pierrot. Il est tard.
Tout le monde dort, c'est pas le temps de jouer.
- J'ai pas fait exprĂšs, j'ai...
(SirĂšne du jouet)
Je l'ai... Je l'ai juste regardé.
(Il arrĂȘte la sirĂšne et soupire)
- Tu pourrais pas attendre Ă demain matin pour jouer? Hm?
- Ecoutez! Tout le monde est invité chez moi
pour ma fĂȘte, samedi soir. (Acclamations)
#
- Non! Assis-toi ailleurs!
#
- Je peux m'asseoir? - Oui.
- Marguerite! Marguerite! Je t'ai gardé une place!
(Brouhaha de conversations)
(L'autobus démarre)
- Regarde. Ca parle de la nouvelle matiĂšre explosive.
T'en as entendu parler? - Non.
- Veux-tu que je te fasse un résumé de l'article?
- Non, laisse faire.
- Ecoute ça. Ca parle d'une nouvelle matiÚre explosive, la substance M.
Je te le lis. "L'armée est sur le point de rendre publique...
(Brouhaha de conversations)
- Tu devrais venir avec moi, tout Ă l'heure.
Si t'es là , je vais réussir. - Pourquoi?
- Parce que tu vas me porter bonheur.
(Pierrot soupire) - Tu dis n'importe quoi.
- Non, non! - Laisse-moi, Marc.
- Pourquoi? Je te ferai pas mal. - Ha! Ha! Ha!
- Aimerais-tu m'accompagner Ă la fĂȘte de Jacques samedi soir? - Peut-ĂȘtre!
Ha! Ha! Ha! - Si tu veux,
je peux passer te prendre chez vous. Comme ça,
t'arriveras pas toute seule. OK?
- Je vais y penser. (Distorsion)
(Cris de frayeur)
(Cris de frayeur et crissement des pneus)
- Est-ce que ça va? (Léger brouhaha)
Pas de blessés, j'espÚre.
Tout le monde va descendre de l'autobus.
- Qu'est-ce qu'on va faire? - As-tu eu peur, toi?
- Je pensais que c'était une explosion.
- Regarde ça, man! - J'ai jamais vu ça!
- La roue est complÚtement défaite.
- Marguerite, viens-t'en.
- Ha! Ha! Ha!
(Murmures)
#
(Silence)
- Aie! - Ha! Ha!
- Je l'ai vérifié, et il fonctionne trÚs bien,
ton grille-pain. - Et les essuies-glaces?
Ils fonctionnent bien, eux aussi, je suppose?
- Parfaitement bien, depuis que je les ai réparés.
- Tu me prendras pour une idiote,
mais tu peux me dire
pourquoi tous les objets brisent? Hm?
D'abord les essuies-glaces, puis le grille-pain,
et hier la bibliothĂšque. Est-ce que tu sais ce que lit Pierrot?
- Bien, je trouve ça normal
qu'Ă son Ăąge, il se passionne pour la magie.
D'aprĂšs moi, c'est pas grave. Tu paniques pour rien.
- Je savais que tu dirais ça. (Alarme antivol)
(L'alarme cesse) Tu ne trouves pas qu'il se passe
plein de choses étranges? (Le chien aboie)
- Tiens-toi tranquille. (Il gémit)
Tu vas me faire le plaisir
de cesser de blĂąmer Pierrot.
En fait, le problĂšme,
c'est que c'est rempli de fantĂŽmes ici.
(Rires)
Allons, ne t'inquiÚte pas avec ça.
S.O.S FantÎmes vont nous en débarrasser.
- D'accord, si tu le dis.
#
#
- De la monnaie, s'il vous plaĂźt.
Merci. #
- Vas-y, Marc! Allez, tu l'as!
Vas-y, tu l'as, c'est bon!
# (Cliquetis des machines)
(Cliquetis)
(Elle grogne) - Aaah!
- Bah. (Cliquetis de la machine)
(Bips sonores) - Vas-y, Marc, vas-y!
Regarde ça! 3000, il est rendu à 3000.
Vas-y, continue! Tu vas y arriver, tu vas y arriver!
(Bips sonores) - 4000! Je l'ai eu, je l'ai eu!
- T'as réussi, t'as brisé le record!
- Qu'est-ce que t'en penses? 4000, c'est pas mal, hein?
- Oui, pas mal. - Sauve-toi pas, le magicien.
Tu pourrais faire mieux que ça?
- Certain. Suivez-moi.
Vous allez voir.
Vas-y, Marguerite. Choisis celle que tu veux.
- Euh... Celle-lĂ .
- Celle-lĂ ? D'accord.
Sous vos yeux, mesdames et messieurs, en premiĂšre mondiale:
je prends une simple piĂšce et...
rien dans les mains, ni dans les poches,
je l'insĂšre dans l'appareil.
Triple barre, ça te va?
- Ca me va. (Petit rire)
- TrĂšs bien. Triple barre!
(Distorsion)
(Tintement des piÚces) - Regarde, ça fonctionne!
Mais comment il a fait ça? - Ca se peut pas!
Comment t'as fait ça?
On va devenir millionnaires!
T'as vraiment des pouvoirs magiques! Vas-y, recommence!
- Recommence! Recommence, Pierrot!
Je t'en prie, recommence. - OK, si vous insistez...
A toi l'honneur.
- T'as encore réussi! Ca fonctionne, ça fonctionne!
Recommence avec celle-lĂ .
#
- J'ai jamais vu autant d'argent.
- Regardez! Il y a de la fumée.
(Grésillement)
#
(La musique ralentit)
Ca va exploser! Restons pas ici! - Attention!!
- Vite!! (Grésillement électrique)
- HĂ©! Mais qu'est-ce que vous avez fait? Revenez ici!
(Silence)
(Silence)
- Je ne me rappelle pas qu'on m'ait parlé d'un tel acte de vandalisme,
et cela, durant toute l'histoire de cette noble institution.
Ce n'est donc pas Ă moi,
mais à vous de régler cette histoire,
quoiqu'elle ait bien sûr...
terni à jamais l'image de classe de cette école.
- Je n'ai rien fait, monsieur. J'ai simplement pris l'argent.
- Ils n'ont rien fait, je le jure.
- Je lui ai dit de le faire, c'est de ma faute.
- Non! C'est pas de sa faute.
- Mais Ă qui la faute alors? - (Pierrot): A moi.
- A toi? - Oui, monsieur.
- Dans ce cas-là , explique-moi comment tu as réussi
à démolire presque en totalité cette arcade de jeux.
- Bien...
grĂące Ă mes pouvoirs magiques.
- Ha! Ha! Ha!
- Ah!
Alors, si je comprends bien,
tu as réussi à démolir l'arcade par magie.
Hm? - C'est ça.
- Voyez-vous,
ça va bientÎt faire 25 ans passés
que je me sacrifie pour vous. LĂ , Ă ce bureau.
Jamais je n'ai été traité ainsi par personne.
- Monsieur,
mon fils ne se moque pas de vous.
Il croit sincĂšrement ce qu'il vous dit.
- Ah. Il croit qu'il a des pouvoirs magiques.
Eh bien, puisque tu as des pouvoirs,
je vais te demander un grand service.
J'aimerais que tu te transformes en ver de terre.
- Impossible.
- C'est impossible. Comme le reste!
- Je peux tout vous expliquer. - Tu n'as rien Ă expliquer!
Fais-nous au moins la grĂące de cesser de raconter tes sornettes
par respect pour ton pauvre pÚre, puisque moi, je n'ai aucune autorité!
Notre trĂšs cher fondateur
doit se retourner dans sa tombe devant une telle disgrĂące!
S'il le pouvait, il reviendrait sûrement
(Distorsion) pour te tirer les oreilles.
Et il aurait...
Hm?
(Distorsion)
Nom de Dieu!
- Pierrot!
- Je m'excuse. Je voulais pas le briser.
Je m'excuse, M. le directeur.
- Oh...
Qu'est-ce que c'est que ça, hein?
- Je crois que ce sont des oreilles.
Oui, des oreilles. Oui.
- Des oreilles?
Vous allez me faire le plaisir d'emmener votre fils chez vous.
Pour le moment, il est...
Il est renvoyé de l'école.
J'aimerais parler de son cas...
avec le MinistĂšre. C'est invraisemblable.
Pourquoi, ha! ha! ha! ça m'arrive à moi?
Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!
Ha! Ha! Ha!
(Echo du rire du directeur)
- Je m'excuse, mais vous comprendrez que...
vu les circonstances, il serait mieux que...
nos deux enfants ne se voient pas, le temps que Pierrot guérisse.
Vous comprenez ça?
#
(Les chiens aboient)
- Ouh ouh! Marguerite!
- Pierrot!
- Ouh ouh! Attends-moi!
Oh! - Ha! Ha! Ha!
Bouge pas.
(Déclic de l'appareil photo) - Salut!
- Tes parents t'ont laissé venir te promener tout seul?
- Bien, j'ai promis de me tenir tranquille.
Toi? Crois-tu que je suis dangereux?
- Non. C'est juste que le directeur est Ă l'hĂŽpital.
Il se met Ă pleurer dĂšs qu'on parle de toi.
Quand est-ce que tu vas revenir à l'école?
- Je sais pas.
Tu sais, je voulais pas la briser, sa sculpture.
C'est dur de contrĂŽler mes pouvoirs.
- Mais ça viendra! Le génie, ça se développe comme le reste.
- Tu crois que c'est mon cas?
Tu crois que j'ai du génie?
- Voyons, c'est évident que t'es un génie!
- Je suis un génie!
Ouh ouh!!
Elle dit que je suis un génie... ouch!
- Ha! Ha! Ha! - # Taratta tatata #
- C'est ça, vas-y! (Déclic de l'appareil photo)
ArrĂȘte pas! (DĂ©clic de l'appareil photo et chantonnement de Pierrot)
Continue, je vais en prendre plusieurs. (Déclic de l'appareil photo)
Ca va faire des trĂšs bonnes photos pour mettre dans ma collection.
(Il piaille et crie comme un singe)
Ha! Ha! Ha!
ArrĂȘte. (DĂ©clic de l'appareil photo)
Ferme les yeux. #
Bouge pas!
- HĂ©, attends! Marguerite!
- Je te vois Ă la fĂȘte de Jacques, demain!
(Il siffle)
- Transporteur 21 Ă la base militaire.
Je passe au-dessus de la ville. J'aperçois la base. A vous.
- (Transporteur 21, ici la base.)
(Tout est prĂȘt pour votre arrivĂ©e.)
(LégÚre distorsion)
NOUVELLES
- Colonel, vous prétendez
qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter,
que tout est sous contrÎle. - Je ne prétends rien.
Je vous affirme que le transport par hélicoptÚre
de la substance M ne représente aucun danger pour la population.
- Mais comment pouvez-vous l'affirmer?
- Parce que nous avons pris les précautions nécessaires
et que nous savons sans conteste qu'il n'y a pas le moindre danger pour les citoyens.
- Pouvez-vous nous expliquer au moins briĂšvement...
- Fais-nous un tour de magie! - J'ai pas le temps. Je suis en retard.
- Ce n'est pas une arme. - Ah non?
- La substance M est un explosif plus puissant que tout autre explosif connu.
Il est encore au stade expérimental,
et nous ne connaissons pas encore toutes ses possibilités.
Nous effectuons présentement des tests à la base militaire,
et voilĂ pourquoi... - HĂ©!
- Tu es tout à fait élégant, tu sais.
#
- Hé, regardez ça!
- Pierrot. - Hein?
- Ta promesse, elle?
- Pierrot, essaie de te conduire normalement ce soir, veux-tu?
Pierrot! - Quoi?
- Et le cadeau, c'est pour qui?
- Ah, c'est vrai. Le cadeau...
- Amuse-toi bien. - Merci!
- J'arrive! J'arrive!
Bonsoir, Pierrot. - Bonsoir.
- Je ne suis pas sûr que Jacques t'ait invité.
Ah...
C'est que, en fait,
on ne savait pas que tu venais.
- Charles? Qu'est-ce qui se passe, Charles?
- Attends une seconde. Ce sera pas long.
Bien sûr, tu pourras revenir du moment ou tu iras mieux.
- Si c'est Pierrot, dis-lui que c'est une fĂȘte pour enfants normaux!
- C'est pas moi.
C'est ma femme qui est... Tu m'excuseras.
- Charles!
- A la prochaine.
Ah... Ah!
- Tiens!!
Viens le ramasser, ton cadeau!
J'avais mĂȘme pas envie d'y aller, Ă ta fĂȘte!
(Il sanglote)
#
(Rires et musique en sourdine)
- Un peu de silence, on arrĂȘte de danser.
Un peu de silence, tout le monde!
Je vous avais promis une surprise. Eh bien,
nous y voilà . (Petits rires) Tu peux y aller, chérie.
Je te suis, mon amour.
JOYEUX
- A toi.
- (Tous): Bravo, bravo!
(Applaudissements en sourdine)
- (PĂšre, en sourdine): Tout le monde ensemble!
- (Tous): # Bonne fĂȘte, cher Jacques #
# Tu m'épateras toujours #
# Y a pas meilleur que toi, Jacques #
# Ca m'épatera toujours #
- (Faiblement): # Ca m'épatera tou... #
(Cris des enfants)
- AAAHH!!!
Aaah! Aaah!! - Ah...
- Hé, c'est Pierrot! C'est lui! Je le vois, il est grimpé dans un arbre!
- Regarde, il est là ! - Ou ça? Ah! Oh! Je vois rien!
- Mais fais quelque chose!
Allez, vas-y, attrape-le! - ArrĂȘte, ça suffit!
(Cris hystériques)
#
- Il est lĂ ! Attrape-le, dĂ©pĂȘche-toi! - Ou ça? Je vois rien. Ah...
(Brouhaha de conversations)
- ArrĂȘtez-le! ArrĂȘtez-le! - ChĂ©rie, je vois rien!
Attends-moi!
#
- ArrĂȘtez-le!! - ...dĂ©chirĂ© mon voile!
- Attends-moi, chĂ©rie! - ArrĂȘtez-le! ArrĂȘtez-le!
(Léger brouhaha de foule) Attrapez-le, quelqu'un!
- Il va me payer ça!
Mais attrapez-le donc!
(Cris énervés)
- Oh! - (Tous): Oh!!
(Cris lointains)
(Grésillement électrique et cris énervés)
- Reviens! Reviens ici!
Attrapez-le, quelqu'un! - Plus vite!
- Pierrot, viens par ici, dĂ©pĂȘche!
Allez, dĂ©pĂȘche-toi!
#
Plus vite, plus vite!
(Cris)
#
Attention!
- Revenez ici!
- ArrĂȘtez-le! - DĂ©pĂȘche-toi!
(Cris)
(HalĂštements)
(Grondement de moteur)
#
(Crissement des pneus)
(SirĂšne de police) - Non!!
- Aaah!!
(La sirĂšne cesse)
#
- Eh bien, bravo!
(SirĂšne de pompiers)
#
(La porte ouvre)
- Te voilĂ .
- Bonne nuit.
- Les parents de Jacques ont téléphoné.
- Qu'est-ce qui est arrivé?
- Ils ont dit que...
j'étais pas normal.
Mais, tu sais, je pensais pas que je ferais...
autant de dommages.
- Pierrot!
Qu'est-ce qui se passe?
- Remonte te coucher tout de suite.
- Je fais partie de cette famille.
Je veux savoir ce qui se passe, bon.
- ...un bulletin spécial d'informations.
La police nous avise qu'une série d'accidents bizarres se sont produits au centre-ville
il y a environ une heure.
Selon les autorités, il semblerait
que le responsable soit un jeune garçon d'une douzaine d'années.
NOUVELLES
La police affirme toutefois qu'il n'y a aucun blessé,
mais que les dégùts matériels sont par contre...
...aucune raison de croire que ces actes de vandalisme
soient reliés de quelle que façon que ce soit
aux protestations qu'a soulevées
le transport de la substance M au-dessus de la ville.
Les autori...
- Est-ce que c'est toi qui as fait ça?
On ferait mieux d'aller Ă la police.
- Tu ne vas pas aller livrer ton fils Ă la police, non?
- Je crois pas qu'on ait le choix.
- Pierrot! Attends, j'ai quelque chose pour toi.
Tiens! Bonne chance!
#
(Toc! Toc!) - Entrez.
- Il y a encore quelqu'un qui veut vous voir, inspecteur.
Un homme avec un enfant.
- Les gens sont complĂštement fous. C'est pour les explosions?
- Oui! Ce sont les 17e ce soir.
- Fais-les entrer.
Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
- Inspecteur, c'est... - C'est?
- Pierrot.
Il est responsable de ce qui s'est passé ce soir.
- Ah...
C'est lui.
- Oui.
- Alors expliquez-moi
comment il a pu faire tomber une vingtaine de lampadaires,
faire exploser une centrale téléphonique
et démolire pas moins de 10 relais électriques?
Et tout ça en moins de 30 secondes! C'est assez imposant.
Je suis sûr que j'en oublie, en plus.
Y en a tellement!
- Je ne sais pas quoi vous dire.
C'est juste qu'il a une sorte de...
D'énergie.
Il peut faire euh...
Bouger les objets
par simple concentration Ă distance.
Sans les toucher.
- C'est pratique.
C'est trĂšs pratique.
Bien, dans ce cas,
est-ce que je peux me permettre
de vous demander un petit service?
- Bien sûr. - Magnifique.
Mon chef insiste pour que je garde cette armoire-lĂ .
Naturellement, je préférerais avoir un divan, pour les soirs
ou les gens m'empĂȘchent de rentrer chez moi.
Alors j'aimerais qu'elle disparaisse.
Qu'elle...
Moi, je n'ai pas le droit de la bouger, mais euh...
Votre fils, lui...
Soyez assuré que je ne veux pas exagérer.
N'ayez pas peur, non, non. Tout ce que je te demande,
c'est de prendre le casier et de l'envoyer lĂ ,
tout droit, à travers le mur. Parce que comme ça, bien...
je me sentirai moins étouffé.
- Ne fais rien. Tu vois pas qu'il se moque de toi?
- Non.
- Allez, partons d'ici. T'as assez de problÚmes comme ça.
- J'en prends la responsabilité. Vous ne risquez rien.
- Certain? - Oui! Vous me prenez pour qui?
Est-ce que vous me prenez pour un imbécile
que l'on dérange pour rien en pleine période de crise?
OK? Allez, viens. HĂ©! HĂ©!
Fais ça pour moi.
- Ou est-ce que je l'envoie?
- Je pense que le mieux,
ce serait... lĂ !
C'est le mur le plus laid.
(Verre brisé)
(Cris de panique)
Incroyable!
(Alarme)
(Bruit de pas approchants)
- On se bouge! Des tremblements de terre!
- Bouge pas de lĂ . (Cris distants et alarme)
- Papa! Fais attention!
(Alarme) C'est dangereux.
- Suis-moi.
Il t'avait demandé de sortir "son" armoire.
Pas toutes les armoires.
Y a quelqu'un?
(Grognements d'effort)
Chut!
- Attend, papa. - C'est bizarre.
Il n'y a plus personne dans l'édifice.
HOTEL DE VILLE
- ArrĂȘtez! ArrĂȘtez, ne bougez pas, et tout ira bien.
Laissez-le avancer jusqu'à l'hélicoptÚre.
- Regarde! - Il n'y a pas de danger.
- Papa, il y a mĂȘme l'armĂ©e! - Nous ne lui voulons pas de mal.
Laissez-le avancer vers l'hélicoptÚre.
Tu vas t'approcher de l'hélicoptÚre.
Il n'y a pas de danger. - Criez moins fort, inspecteur.
Il doit rester calme pour les examens. Vous l'effrayez.
- S'il te plaßt, avance vers l'hélicoptÚre.
- Regarde! - Calme-toi. - Que me veulent-ils? J'ai peur!
- Aie pas peur. Y a pas de danger. Je te laisserai pas.
- J'ai peur! Ou est-ce qu'ils veulent m'emmener?
- S'il vous plaßt, laissez votre fils venir à l'hélicoptÚre.
Vous ne bougez pas! Restez lĂ !
S'il vous plaßt, laissez-le approcher de l'hélicoptÚre.
Venez!
Il n'y a pas de danger.
On ne te fera pas de mal. - Laissez-le!
Laissez-le! Pierrot!
- Papa, papa! - Non, laissez-moi!
Pierrot! Laissez-moi. Pierrot, Pierrot!
- Non!!
- Pierrot!
- Papa!!
- Pierrot!
Mon Pierrot.
#
ZONE FERMEE, ENTREE INTERDITE
(Vrombissement de la machine)
(Petits bips)
- Je ne vois absolument rien.
- Tout semble normal.
- Je ne comprends pas. Il devrait y avoir des signes.
- Tout ça est extrĂȘmement bizarre, messieurs.
On va faire des examens supplémentaires.
Seulement, ce sera par des méthodes
un peu plus dures, malheureusement.
- Je regrette, mais nous allons devoir te faire subir d'autres examens.
Le professeur doit trouver ce que tu as.
- Mais pourquoi? J'ai rien.
- Oui, je suis sûr de ça. Je suis de ça.
#
- J'ai rien, je suis trĂšs bien!
J'ai rien, je suis trĂšs bien.
(Soupir)
- Pierrot?
Comme on peut pas aller te voir, bien...
j'ai pensé te faire cette cassette.
#
- Reviens chez nous, Pierrot. Je m'ennuie de toi!
- Ecoute ce que je vais te dire.
Le professeur nous affirme que tu vas bien.
Et on espĂšre bien que tu vas revenir d'ici quelques jours,
mais ça dépend de toi.
Ce que je veux te dire, c'est que... C'est qu'il faut que tu arrĂȘtes
complĂštement de te servir du pouvoir que tu possĂšdes.
Je te demande de me promettre
de ne plus jamais t'en servir. Promets-le-moi.
Me promets-tu d'agir comme un enfant normal?
- Oui, maman. - Maintenant tiens-toi bien.
On a une belle surprise pour toi.
#
- Salut, Pierrot.
Comment ça va? Ici ça va bien.
A l'école, tout le monde s'ennuie de toi.
MĂȘme Marc m'a demandĂ© de tes nouvelles.
J'espĂšre qu'ils te traitent bien Ă l'hĂŽpital.
On n'a pas le droit d'aller te voir, tu sais, mais on...
(Bruit de l'hélicoptÚre)
(LégÚre distorsion)
- Transporteur 21 appelle la base.
Nous survolons le nord de la ville
et nous passons au-dessus d'une usine.
Nous arriverons à la base comme prévu.
(LégÚre distorsion)
(Grincement)
- Qu'est-ce qui se passe?
(Alarme)
#
- Il y a un problĂšme, colonel.
- (Quel genre de problĂšme?) - On a perdu le chargement.
- Le chargement? Comment est-ce arrivé?
- (Il y a eu un court-circuit, et la trappe s'est ouverte.)
- Quoi? Mais c'est catastrophique!
Y a eu une explosion? - (Non.)
- J'espÚre que le contenant n'est pas trop endommagé.
#
(Alarme)
- Mon général!
Y a eu un accident. Ma voiture!
- Qu'est-ce qui se passe?
- T'as vu ça? C'est passé à travers le toit.
- Restez pas lĂ ! Allez, tout le monde! Vite, on descend!
#
- DĂ©pĂȘchez-vous!
(Alarme)
(Jets d'air)
(Jets d'air)
(Grincements du métal)
(La porte ouvre)
- Ton déjeuner.
Tu vas manger, et ensuite on va te raser la tĂȘte. - Quoi?!
Je veux pas avoir l'air de Kojak.
- Mais non! On va te raser seulement le cĂŽtĂ© de la tĂȘte
ou on va t'opérer. - M'opérer?!
Je veux pas qu'on m'opĂšre.
- Tu me fais rire. Ce n'est pas dangereux.
Le professeur veut jeter un coup d'oeil dans ta tĂȘte pour voir ce qui s'y passe.
- Dans ma tĂȘte? Un coup d'oeil?
Je laisserai jamais personne fouiller dans ma tĂȘte.
- Tu t'énerves pour rien. C'est pas dangereux, ça fait pas mal.
- Attendez! Ouvrez!
Pas ma tĂȘte.
Ah. Je m'excuse, maman.
- Dernier cadavre de la journée, j'espÚre.
(Grésillement de l'ascenseur et sifflement)
Ah... - Excusez, monsieur.
- C'est que... Je... Ah!
- Beaux rĂȘves.
(Le grésillement cesse)
- On va aller chacun de notre cÎté.
Vous par-lĂ , et moi par-lĂ .
(Le moteur ne démarre pas)
- Ouvre-moi, s'il te plaĂźt! Le professeur doit encore t'examiner!
Ouvre-moi la porte tout de suite! On n'a pas fini. (Le moteur démarre)
ArrĂȘte! ArrĂȘte, non!
(SirĂšnes)
- ArrĂȘte! - ArrĂȘte!
- Non!
(SirĂšnes)
(Ecoulement d'eau)
#
- Rien qu'une goutte,
et bon Dieu! Regardez-moi les dommages.
- 1, 2! 1, 2!
Allez, dĂ©pĂȘchez!
(Communication radio) - D'accord.
(SirĂšnes lointaines)
- Ce n'était pas dangereux, hein?
C'est la population qui va payer pour vos bĂȘtises,
comme d'habitude.
- Pour l'armée, c'est un coup trÚs dur.
Et comme vous, la presse va parler de grave négligence,
et pourtant je sais que c'est pas le cas.
Les dommages matériels ne sont pas trop grands.
- Ah! Encore heureux.
- Attends, inspecteur! Attendez.
Des nouvelles du laboratoire? - Pas encore, mon colonel.
- Qu'est-ce que vous attendez pour agir?
- Que la police me foute la paix!
- Je ne suis pas d'humeur Ă rire. - Moi non plus, je vous le jure.
- C'est par-lĂ ? - Oui.
Voyez, tout ce qu'il faudrait...
ce serait de...
trouver un moyen de faire descendre le contenant.
Seulement avant il faut refouler les gouttes à l'intérieur.
- Pas moyen de neutraliser la substance explosive? Je sais pas, avec du mercure...
- C'est justement ce que je vous explique, inspecteur.
Voyez-vous, au moindre choc, la substance pourrait exploser.
Vous avez vu les dégùts qu'a causés une seule goutte.
Imaginez ce qui arriverait si tout le contenant se vidait en le bougeant.
Le risque est énorme.
On ne peut rien faire avant d'avoir trouvé un neutralisant.
(Toux)
- Ce sera long?
- J'en sais trop rien. Ca pourrait prendre 3 heures,
comme 3 semaines.
Il y a sûrement un moyen.
#
#
- Un hamburger et un Cola, s'il vous plait.
#
Merci.
- Nous interrompons notre émission pour vous communiquer
un bulletin spécial.
La police est à la recherche d'un jeune garçon
d'une douzaine d'années qui s'est échappé ce matin
de l'hĂŽpital psychiatrique en volant une ambulance.
Le jeune garçon, qui possÚde des pouvoirs psychiques étonnants,
peut représenter un danger pour la population.
Le fugitif mesure 1 mĂštre 20,
il a les yeux bleus et les cheveux roux.
La derniÚre fois qu'il a été vu, il portait un pantalon foncé et un blouson gris-vert.
Quiconque peut fournir des renseignements... (Pierrot éteint la radio)
- S'il vous plaĂźt, restez ou vous ĂȘtes. Approchez pas.
Laissez-moi partir, et il vous arrivera rien.
- Ne bougez pas!
(Accent britannique): Laissez tomber ça.
Si vous faites le moindre geste,
je vous transforme en boeuf bourguignon.
Croyez-moi.
Demi-tour. Plus vite.
Plus vite!
DĂ©pĂȘche-toi, Carotte, sors d'ici. Sors!
Penchez-vous et ne bougez pas.
Ca serait mieux pour vous.
Bonne journée!
Mais attends-moi! (Gazouillis d'oiseaux)
Je ne suis pas d'ici! Mais attends-moi!
Je suis étranger!
- Je m'excuse! Je peux pas te parler.
Faut que je me cache avant que la police arrive.
- Mais attends-moi, on peut s'aider!
- J'ai pas besoin d'aide! Je me débrouille trÚs bien tout seul.
As-tu vraiment un fusil lĂ -dedans?
- Ecoute, Carotte... je suis un musicien.
Un musicien, pas un gangster.
- Appelle-moi pas Carotte. J'aime pas ça.
- Hé, détends-toi, Carotte. On est pareil, tous les deux.
On a tous les deux des pouvoirs spéciaux.
On devrait faire équipe. Moi, c'est Alexandre.
- Pierrot.
- Je pense que le mieux, ce serait d'aller par-lĂ .
#
(Tintements métalliques)
AllĂŽ?
AllĂŽ?!
Pierrot, il y a personne. Tu peux venir.
(Moteur approchant)
(Crissement des freins)
(Marche arriĂšre de la voiture)
- Hm hmm.
- Attends un peu.
Chut.
#
(Gazouillis d'oiseaux)
(Bruits de pas)
- Je vois personne.
- Va voir à l'intérieur.
(Grognements d'effort)
(Coups sur la porte)
#
- J'y arrive pas! - Laisse faire... (La voiture démarre)
(Moteur s'éloignant)
- Pourquoi sont-ils Ă ta recherche?
(Gazouillis d'oiseaux)
- Regarde bien ça.
Je vais la faire bouger.
- De lĂ ?
Sans lui toucher? - Oui, c'est ça.
- HĂ©!!
C'est vrai que tu es dangereux.
- Je m'excuse! C'est pas facile Ă contrĂŽler, tu sais.
Je le fais pas exprĂšs. - Ne me touche pas!
- Je veux rentrer chez moi. Je suis fatigué de me cacher.
Cette vie-là , je trouve pas ça drÎle, moi.
- C'est impossible. La police t'arrĂȘterait
si tu rentrais chez toi. Ils te "réenfermeraient".
- Qu'est-ce que je pourrais faire?
Je peux pas passer ma vie Ă me sauver. - Je comprends.
Un don, ça se développe.
Il faut que la population sache que tu n'es pas dangereux.
Montre-leur. Combien d'heures par jour pratiques-tu?
- Pratiquer? - Pratiquer!
Je me pratique au violoncelle 8 heures par jour, moi.
Un talent, ça se développe, tu sais.
Pour un musicien, le secret,
c'est le contact avec son instrument.
Il faut toujours viser
la perfection.
Allez!
Essaye avec ça.
- Essayer quoi?
- Viens. Place-toi devant moi. - Pourquoi?
Tu vas dĂ©placer les bouteilles de lĂ
Ă lĂ .
T'es prĂȘt?
Concentre-toi.
Maintenant, tu vas respirer avec moi.
(Respiration accentuée)
OK, c'est assez.
Concentre-toi.
Hé, hé! Je t'ai dit de surveiller ce que tu fais!
- J'y peux rien! - "J'y peux rien"...
Y a rien qui m'insulte plus
que quelqu'un qui dit: "J'y peux rien".
Abandonne pas!
Allez, recule. Tiens.
Essaye Ă cette distance.
Concentre-toi. Prends une grande respiration.
Vas-y.
(LégÚre distorsion)
Rendu lĂ , attends.
Tu vois? T'as réussi!
Pas trop mal.
Ca sera mieux la prochaine fois. - Tu crois que oui? - C'est évident!
Bon, je vais revenir dans quelques heures.
Toi, continue de pratiquer.
On verra ce qu'on fera Ă mon retour.
- Ou est-ce que tu vas?
- Je vais signer mon contrat avec l'orchestre philharmonique.
- Je vais y aller avec toi. - Oh non! Pas question!
Je ne veux pas avoir la police Ă mes trousses.
- C'est toi qui disais qu'on était pareil, qu'on devait s'entraider tous les deux.
- Bon, d'accord. Tiens, prends ça.
J'ai vu quelque chose qui pourra te servir.
Pierrot! Viens voir!
J'ai trouvé tout ce qu'il te faut.
Mademoiselle!
Tenez.
Vous avez oublié ça. - Oh non!
- C'est à prendre ou à laisser. - Non, je refuse de prendre ça.
- C'est ça ou tu restes là .
- OK...
- Attends une minute, ma chérie. - Ah, laisse-moi!
- Attends, je vais t'aider, mon petit oiseau.
- J'aurais jamais dû l'écouter...
- Pas encore de nouvelles.
Je ne sais rien, inspecteur.
C'est Ă vous de les retrouver.
C'est votre travail!
Oui. D'accord.
Je vous appellerai si j'ai de ses nouvelles.
- Toujours rien? (Il raccroche)
C'est ridicule.
Il pourrait au moins donner de ses nouvelles, non?
Quand il va rentrer, je vais... Je vais...
(SirĂšnes)
(Brouhaha de conversations)
(Grésillement de la radio)
- Est-ce que vous avez eu des nouvelles du garçon?
- (Oui. Il est avec un ami.) - Et vous savez comment il s'appelle?
- (Il s'appelle Alexandre.)
- S'il y a des développements, vous me rappelez.
- Attends-moi ici. - Bonne chance.
(Il siffle)
- Entrez!
(Sifflement admiratif)
- Vois-tu ce que je vois?
Je me demande qui elle attend comme ça.
- Son amoureux, sûrement. - T'as pas froid, ma jolie?
Tu veux que je te réchauffe?
- (Aigu): Laissez-moi tranquille! Oh!
- HĂ©! As-tu vu la belle tresse?
Je peux y toucher? Hein?
- Oh! Disparaissez! J'ai pas de temps Ă perdre avec des enfants.
Allez vous coucher! - Viens, laisse-la tranquille! Elle est pas normale!
(Profond soupir)
- Bonsoir. J'ai rendez-vous avec le directeur. - Oui?
- J'ai téléphoné il y a deux semaines de ça,
et il a dit qu'il me recevrait.
- Hm hmm.
- Comme tout virtuose qui se respecte, je n'aime pas tellement poireauter.
- Malheureusement, il est trÚs occupé aujourd'hui.
Ecoute, je t'ai déjà dit, d'ailleurs,
qu'on n'engage pas les enfants.
- Je ne suis pas un enfant!
- Ecoute, mon petit, tu me déranges.
Si tu veux lui parler absolument,
tu peux venir une autre fois.
- D'accord.
Je vous laisse. Mais vous le regretterez!
Je signerai mon contrat avec un autre orchestre philharmonique.
Et j'espÚre que le directeur va vous congédier!
Bonne soirée!
Elle n'arrĂȘtait pas de dire "mon petit".
- Non, merci.
C'est parce qu'ils sont effrayés par...
le fait que t'es un génie.
- Le gĂ©nie qu'on n'Ă©coute mĂȘme pas. Hm!
- Ecoute, retournes-y! Abandonne pas.
Parle Ă tes parents.
Demande-leur d'y aller avec toi.
- C'est que...
je n'ai plus de parents.
Ils sont morts dans un accident de la route,
il a plusieurs années.
Et j'habite chez ma tante.
La vie, c'est comme ça.
- Il faut lutter pour gagner.
- Non.
Non. C'est pas la peine.
Je dois y aller.
Et tu sais, l'important, c'est travailler. Pratiquer.
(Alexandre siffle)
- Et moi, hein?
Tu me fais pas confiance?
Je m'en vais avec toi. - Pas question!
J'ai pas de génie, tu sais. Je vais te dire la vérité.
J'ai vu plein d'autres orchestres philharmoniques.
Il y a pas un d'intéressé à un faiseur de bruit.
J'ai pas le génie que tu crois.
- Tu as du génie, Alex!
Ecoute-moi.
C'est plein d'orchestres philharmoniques. T'en trouveras un.
# C'est vrai, Alex.
Imagine ça! 20 000 personnes assises dans une salle
pour t'écouter, toi!
Tu entres sur la scĂšne. La foule applaudit.
Tu avances lentement vers l'orchestre...
- Les musiciens cessent d'accorder leurs instruments.
Le chef d'orchestre leur indique
de se préparer à m'accompagner, moi!
Et le chef d'orchestre me fait signe de m'asseoir.
Regarde. - Oh non...
- Il faut partir d'ici. Pour aller ou?
- Je sais ou. Viens!
C'est lĂ .
Demande Ă parler Ă Marguerite. - D'accord.
- On devrait rentrer vers minuit, 1h, ma chérie.
Et tu peux m'appeler chez Diane, s'il y a quoi que ce soit.
- Passe une bonne soirée.
- Qu'est-ce que tu fais lĂ ? - Tais-toi.
- Qu'est-ce que vous faites lĂ ?
- Oh, notre passion est sans limite, madame.
Allez.
- T'as vu ça? C'est d'une indécence!
Deux enfants qui s'embrassent en pleine rue.
Dans notre temps, ça n'existait pas. Pas vrai?
Au moins, nous, on se cachait pour faire ça.
- Ca va ĂȘtre prĂȘt dans une minute.
- Elle te plaĂźt vraiment, hein?
- Ouin.
- Mon cher ami, tu devrais apprendre
que les gens de génie comme nous
n'avons pas de temps Ă perdre avec l'amour.
D'accord?
- Qu'est-ce que vous comptez faire?
- Eh bien, on va voyager
et trouver un endroit ou faire carriĂšre.
- Peux-tu aider Ă nous sauver? - Je veux bien vous aider,
mais vous avez pas d'argent.
C'est difficile de voyager sans argent.
Il y aurait peut-ĂȘtre le train. Il y a tellement de passagers!
Vous pourriez essayer de monter sans payer.
Mais habillé comme ça, t'as aucune chance.
- On a fait ce qu'on a pu avec ce qu'on avait.
- Je vais essayer de trouver autre chose.
- Pourquoi? C'est vrai,
je te trouvais trÚs bien tel que t'étais.
#
- Ark! De quoi j'ai l'air?
(Rires)
- Ah non! C'est trĂšs laid. Tiens, c'est Ă ma mĂšre.
(Sonnette de l'entrée) - Hein?
- DĂ©pĂȘchez-vous! Cachez-vous lĂ -bas.
- Chut! - DĂ©pĂȘche-toi!
Oui?
- Je suis de la police. Est-ce que tes parents sont lĂ ?
- Non, mes parents sont sortis pour la soirée.
- De toute façon, c'est toi que je voulais voir.
On m'a dit que Pierrot et toi étiez de grands amis.
Je me suis dit que peut-ĂȘtre...
tu aurais une idĂ©e ou il pourrait bien ĂȘtre.
- Je regrette, mais je l'ai pas vu.
- Dommage.
Tu vas me rendre un immense service.
Si par hasard Pierrot vient te voir ou t'appelle ce soir,
promets-moi de ne pas oublier de lui dire que je veux le voir.
Il y a eu un terrible accident,
et il est la seule personne qui puisse nous aider.
D'accord? - D'accord.
- Tu connais un peu le nord de la ville, Marguerite?
- Hmm...
- L'usine de produits chimiques. - Ah! Oui.
- Dis-lui de me rejoindre lĂ .
Et n'oublie pas de lui dire que ce n'est pas un guet-apens.
- Il faut qu'on prenne une décision.
- Jamais je n'accepterai de retourner Ă l'hĂŽpital.
- C'est peut-ĂȘtre vrai, ce qu'il a dit. Peut-ĂȘtre qu'ils t'arrĂȘteront pas.
- Je veux rentrer chez nous.
- C'est impossible. - C'est peut-ĂȘtre un guet-apens.
- Oui.
Bien...
C'est à toi de décider.
(Brouhaha de murmures)
#
(Brouhaha de conversations)
Excusez!
Excusez-nous!
Tu nous attends ici, Marguerite.
- Excusez-moi. L'inspecteur m'attend.
C'est lui qui m'a demandé de venir. Il a besoin de mon aide.
- Ecoutez, allez jouer ailleurs. Ne restez pas lĂ .
Allez, hop!
- Qu'est-ce qu'il a dit?
- Restons pas lĂ . - C'est ridicule.
- Bien, ton pouvoir, lui, qu'est-ce que t'en fais?
- Ah non, jamais. Je risquerais trop de blesser quelqu'un.
- Je pense que j'ai une idée.
Bougez pas!
- Ecoute, Pierrot.
A mon humble avis, c'est une vraie perte de temps.
Ca m'étonnerait qu'elle ait une idée de génie.
- Soyez sur vos gardes, messieurs.
Ne laissez passer personne, compris?
(Bribes de conversation et distorsion)
(Ecoulement d'eau et distorsion)
- Pierrot!
- Marc! Hé, Marc! - Le magicien, comme ça va?
Marguerite, j'ai réussi à sortir sans que personne le sache.
- Salut! - J'ai fait exactement comme tu m'as demandé.
- Pierrot! #
- Pierrot! On est lĂ !
(Salutations et brouhaha)
- Est-ce que tout le monde est lĂ ?
Regarde bien ça. On va réussir à passer, nous autres!
- (Tous): Ha! Ha! Ha!
- Tout le monde est prĂȘt? - Oui!!
(Cris enthousiastes)
- On y va! #
#
#
- Inspecteur! Inspecteur!
- Inspecteur! Inspecteur! - (Alexandre): Inspecteur!
- Inspecteur! Inspecteur!
- Laissez-les passer. DĂ©pĂȘchez-vous!
Content que tu sois venu. - Qu'est-ce qui se passe?
- Il s'est produit un accident et tu es la seule personne
qui puisse m'aider. - D'accord!
#
- Des enfants? Vous ĂȘtes malade ou quoi?
- Il va nous aider.
- C'est stupide. Comment il va faire? C'est pas possible.
- Je pense que c'est possible. Viens avec moi, veux-tu?
Toi, reste lĂ .
- Mais, inspecteur,
c'est moi qui suis son entraĂźneur! - Il doit rester avec moi.
- Est-ce que tu veux bien essayer?
- Oui. Je vais essayer.
(Bruit de pas approchants)
- Ecoutez, messieurs.
Tenez-vous moins prĂšs. Il lui faut de l'espace.
(Silence)
C'est mieux. Allons.
Concentre-toi.
(Respiration profonde)
#
Tu peux. Hm!
#
- Je suis pas capable.
C'est trop loin, ça n'agit pas.
Je m'excuse.
Mon pouvoir est pas assez fort.
Je m'excuse.
- Mais attends!
Tu devrais au moins réessayer!
- Voulez-vous me dire pourquoi vous les avez traßnés ici?
- Je pensais qu'il y arriverait. - Colonel!
Etes-vous sûr que la bombe va détruire des maisons,
des parcs, l'orchestre philharmonique?
- Oui. (Il soupire)
Une petite minute. - (Pierrot): Alex!
# - Reviens ici!
Je t'ordonne de redescendre.
- Ah! - Attention!
- Ah... - Tiens bon!
- Ah...
(Grognement d'effort)
Ca peut aller, maintenant.
(Il soupire)
De lĂ .
Allez, monte, Pierrot!
J'ai trouvé l'endroit idéal.
- Suis-moi.
Penses-tu y arriver?
- Oui. Je crois que oui.
- Vas-y.
Attention, hein?
Ca va? - Oui.
- Fais attention, hein. Doucement, doucement!
- T'es prĂȘt?
#
C'est trop fort.
Vas-y doucement!
Laisse-moi pas mourir avant que je devienne célÚbre.
(Bruit de chute lointaine)
(Distorsion)
- C'est vraiment inoui.
- Tu l'as. Envoie-la tout droit.
(Distorsion)
- Ca va? - Oui...
- Bravo! - Ah...
- Aidez-moi.
- Messieurs, j'aimerais redescendre.
- Il a perdu connaissance. Aidez-moi.
- Descends jusqu'au bas de l'échelle!
C'est ça. Agrippe-toi bien.
Allez, saute!
- Merci, messieurs.
Pierrot!!
Pierrot! #
T'as réussi, Pierrot. T'as réussi!
T'as réussi! Mais réponds-moi, voyons. Réponds!
T'es un génie, Pierrot, un vrai génie.
- Tu crois que oui?
- Les voilĂ ! - Deux secondes s'il vous plaĂźt!
- S'il vous plaĂźt, laissez-nous prendre quelques photos.
- Merci! Encore une autre. - Souriez, s'il vous plaĂźt. - Madame, vous avez 3 enfants.
Est-ce que vos deux filles ont des pouvoirs, elles aussi?
- Ca, j'espĂšre bien que non.
- Quelles sont vos opinions face Ă la substance M?
- Je ne veux pas me prononcer. J'aimerais seulement que mon fils rentre Ă la maison.
- Ou travaillez-vous? - Dans un bureau.
- Et vous, madame? - Dans un grand magasin.
- Comptez-vous exploiter les pouvoirs de votre fils? - Ils sont fous.
- On ne passe pas. Restez en bas, s'il vous plaĂźt.
- Les voilĂ !
- Je vous en prie, messieurs. Je vous en prie, messieurs!
Un seul Ă la fois.
- Avez-vous l'intention de garder le garçon à l'hÎpital?
- Je ne vois pas pourquoi nous le garderions Ă l'hĂŽpital.
- N'était-ce pas un peu risqué d'exposer des enfants
Ă un tel danger, inspecteur? - Oui, mais je me suis rendu compte
que lui seul pouvait éviter la catastrophe.
- Tes pouvoirs te permettent-ils aussi de léviter si tu le veux?
- Non, mais ça viendra. - As-tu les mĂȘmes pouvoirs?
- Je suis un maĂźtre du violoncelle, pas de la magie.
- S'il vous plaßt, dégagez. - Laissez-moi passer. S'il vous plaßt!
- M'man! P'pa!
(Déclics de l'appareil photo) Oh! P'pa, m'man.
Voici Alexandre.
C'est un violoncelliste.
C'est un génie.
- Le directeur pense que tu devrais d'abord
t'inscrire au Conservatoire. - Oui.
- Il dit que là -bas, les professeurs vont t'écouter
et te faire passer un examen.
L'orchestre emploie seulement des musiciens professionnels, et non les amateurs.
- Hm hmm. Je comprends, c'est logique.
Merci d'avoir essayé.
- Attends.
Je vais aller le voir, moi. - Non, laisse.
Laisse, je t'avais dit que j'irais ailleurs.
Y a plein d'autres orchestres.
C'est pas grave. Ca va aller.
Salut bien.
- Reste lĂ , je vais le voir. - Pierrot!
- C'est pas juste! Il pourrait au moins l'écouter jouer.
- Pierrot, reviens ici!
- Oui.
Ou est-ce que tu vas?
- Ici.
- Qu'est-ce que tu fais ici?
Sors d'ici tout de suite. - Non!
- Quoi? - J'ai dit: non!
Vous refusez d'engager un brillant musicien.
Un génie! Juste parce qu'il est jeune.
(Tintement)
- Non, pas celle-lĂ ! (Bris d'une sculpture)
#
(Silence)
Tu es prĂȘt? - Oui, M. le directeur.
- Tu es trÚs élégant.
- Merci, monsieur.
Le concert commence bientĂŽt.
- C'est vrai que t'es élégant.
Qu'est-ce que t'as?
- Tu sais, je pense que mĂȘme nous, les gĂ©nies,
connaissons le trac.
- Mais t'en rĂȘves depuis des annĂ©es.
Secoue-toi!
Allez, respire Ă fond.
Concentre-toi!
(Silence)
Détends-toi. Tout se passera bien.
Allez. Tu vas ĂȘtre excellent.
(Applaudissements)
(Silence)
#
#
#
#
- C'est moi qui l'ai découvert.
DÚs que je l'ai vu, j'ai su qu'il avait du génie.
(Silence)
(Applaudissements)
- Bravo!
(Acclamations)
- Merci!
(Acclamations)
#
(Petit rire) #
Sous-titrage: SETTE inc. - # Moi, tous tes rĂȘves #
# Je les connais par coeur #
# Tu veux t'envoler Superman rĂȘveur #
# Je suis sûre qu'avec toi On trouvera le soleil #
# Sans nuage dans le ciel #
# Tu es le héros de tes films en couleurs #
# Tu sauves le monde En ta tĂȘte et ton coeur #
# Plus jamais de guerre Ni de malentendu #
# L'amour enfin reconnu #
# Quand on a qu'un coeur et une tĂȘte de rĂȘveur #
# Plus rien dans la vie Ne nous fait peur #
# Tu dois te laisser aller Ă rĂȘver #
# C'est la meilleure chose qui puisse t'arriver #
#
# Quand tout le monde t'oublie et que la planĂšte s'en fout #
# Que jamais personne ne vient au rendez-vous #
# Tu cherches toujours A savoir ou aller #
# Pour trouver la vérité #
# Moi, si on m'offrait l'argent Puis la gloire #
# La Terre, la Lune Les étoiles du soir #
# C'est sûr et certain Que je les accepterais #
# Pour partager avec toi #
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