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Zulu
...
-Eh bien voilà, sachant que j'ai quitté New York
il y a 2 jours, à 7h du soir,
que les vols jusqu'à Paris durent 6 heures,
que le décalage horaire est de 5 heures,
et sachant que le commandant de bord a 40 ans,
1,85 m, les yeux bleus, et tout et tout...
à quelle heure dois-je prendre ma prochaine pilule ?
Musique rythmée
...
-17, 18, 19...
-Pas trop près de l'écran, Madame. -Voyou, petit voyou, va !
...
-Jette un coup d'œil au magnéto.
...
-Avenue Henri-Martin, 110 000 francs.
...
-Nous allons donc tracer
la courbe d'évolution...
-C'est pas mon jour de chance.
Pas le tien non plus, hein ?
-Ma partie, là, eh !
-Vous êtes vicieux, les mecs.
Tu peux voir ça en direct, non ?
Allez, on change de programme.
Eh, c'est pas mieux, ça ?
-Qui c'est, celui-là ? -Ca, c'est Sam.
Je fais du babysitting.
-T'as fait faillite ?
Qu'est-ce que vous apprenez dans cette école ?
-A chaque réajustement des monnaies européennes...
...
-Bon, je vais me coucher.
...
-Coucou ! C'est moi.
Gémissement Monsieur est fatigué ?
-Eh, oh !
Pendant que tu faisais l'avion, moi, je bossais avec Michel.
-J'ai pas bien compris, c'est quoi ton travail ?
-C'est pas compliqué, pourtant, on est à Chevalier servant.
-Chevalier servant ? -Oui.
-C'est quoi, ce truc ?
-C'est une boîte qui fournit aux dames seules
qui veulent aller bouffer ou au théâtre ou au cinéma,
un jeune homme bien sous tous rapports.
En tout bien tout honneur, bien sûr.
-Bien sûr !
-On ouvre les portes, paie les notes,
pour 35 par nuits, plus ce qu'on a payé.
-Et les heures sup ? Engrenage, engrenage !
-Arrête !
Hier soir, on s'est respiré 2 jeunes filles
de 60 balais chacune.
Jusqu'à 6h du matin, elles ont joué.
-Mon petit canard.
-Une seconde.
Un peu de romantisme, merde alors !
Le professeur poursuit son cours.
...
-Quel est... Quel est le point mort ?
-Oh !
Rires Exactement.
C'est le point O.
C'est O qui est le point mort.
Ici même.
Et ce point mort est-il un point d'inflexion ?
-Oh oui, oui !
Rires
-Vous avez raison.
C'est un point d'inflexion.
Donc, que peut-on dire de la progression ?
Elle est...
-Continue !
*Continue, continue !
-Elle est continue.
Au moins, y en a qui prennent plaisir à ce qu'ils font,
et c'est rassurant.
Donc, si elle est continue,
elle coupe la courbe de Gauss.
-Ah non, pas ça !
-Comment, "pas ça" ?
...
Ah oui, vous avez raison.
Elle passe au-dessus.
Et alors,
elle coupe la surface au point...
-Ah ! Ah ! Ah !
*Ah !
-A. Exactement, A.
A. A.
Ha, ha, ha.
Acclamations
...
Mlle Martine Francini,
je vous mets un 18
pour une participation particulièrement brillante.
Applaudissements
Et Robert Plantier, alors...
Toujours endormi. Alors vous n'avez rien compris.
Vous demanderez à Mlle Francini
comment il faut faire.
La cloche sonne.
-Allez, allez, allez ! Allez, allez, allez, allez !
-J'aimerais qu'on me bizute, moi aussi.
-Philippe voudrait que tu t'occupes de lui.
-C'est curieux.
Il veut pas s'occuper de toi.
-On me bizute pas, moi ? Je sens pas bon ?
-On t'a pas causé.
-On "vous" a pas causé. On se connaît pas.
-On vous a pas causé.
-Monsieur. -Monsieur.
Eh, les potes, où vous êtes ?
-Ils se planquent dans les lustres.
Toi, t'as 5 minutes pour nettoyer notre copain,
sinon on te cire la bite et on te fait bouffer le reste.
-Vous voulez de l'aide ?
Qui c'est, ce con-là ? -Marcel Galinchard.
-Pardon, Monsieur.
-On dit plutôt : "voulez-vous m'excuser".
Vigoureux, quand vous cesserez vos enfantillages ?
-Compris, oui ? -On en reparlera, Mercier.
-Il t'a appelé Mercier ?
-Je sais pas, il me prend pour Mercier.
-Il s'arrange pas, le tombeur.
-"Le tombeur" ! -Je tombe.
Je tombe.
Partout où je vais, je me casse la gueule.
-Oui ?
-Tout le monde se fout de moi.
On me prend pour un rigolo
parce que mon école est considérée
comme une école de rigolos.
-Oui ?
-Ce qu'il faudrait, c'est que le Ministère
reconnaisse l'IDEP
comme grande école de gestion de 1re catégorie.
Là, je suis sûr que je ne tomberai plus.
Vous êtes ce que je voudrais être : l'équilibre.
-L'équilibre ? -Vous pourriez m'aider.
-Mais je suis là pour ça.
-Non, mais je cherche un professeur de psychologie.
Votre renommée... Ah !
Si vous vouliez...
Peut-être que ce soir, si vous étiez libre...
on pourrait dîner ensemble.
-Pourquoi pas.
-T'en as pas marre de faire le mur pour sortir et pour rentrer ?
-Non, j'ai un certificat.
Je l'ai filé au médecin colonel, un truc du genre :
je peux pas porter un fusil pendant plus d'1 m ou mon cœur s'arrête.
-Tu manques pas d'air pour un joueur de rugby.
Voilà...
-Ouh là !
-En moins de 2 minutes,
j'ai le numéro de téléphone et l'adresse de la petite.
-Je te donne 50 sacs
si t'as son numéro et son adresse en moins de 2 minutes.
-Ca y est, ils ont branché radio mégalo.
-On va voir ça.
-Je chronomètre, c'est parti. -Vas-y, tu chronomètres.
-Eh, mais t'es tapé ! -Le con ! Il m'a eu.
-Ah, merde !
-Je suis navré, Madame.
Veuillez m'excuser.
-J'ai rien, mais vous vous êtes pas arrangé, hein ?
-Elle a l'habitude. Voici mon téléphone, mon adresse...
-Je vous donne ma carte.
Si vous avez quelque chose, appelez-moi.
-Au revoir, Madame.
-Pour moi, j'en prendrai 3, plus la chambre.
-Pourquoi moi ?
-J'aime pas les militaires.
-Eh, faut pas dormir, hein ?
Crissement de pneus
-Oh !
-Vous savez, moi, je n'ai rien vu,
je n'ai absolument rien vu.
Oh !
Je vous ai complètement défoncé, mon petit chou.
Vous me donnez votre nom, votre numéro de téléphone,
et votre adresse.
-Pourquoi moi ?
-Je sens qu'avec vous, je m'arrangerais très bien.
Fracas
Ca, c'est le bouquet !
Oh !
Il rit.
Votre nom, votre numéro de téléphone et votre adresse.
-Je vous laisse entre vous.
Prends un taxi, je vais être à la bourre.
Klaxon
-"J'envisage pour Monsieur Philippe Verin
"une opération à cœur ouvert dans les mois qui viennent.
"En conséquence, je déconseille formellement
"l'accomplissement du service armé.
"Monsieur Philippe Verin risquerait une mort subite,
"dont l'autorité militaire porterait la responsabilité."
Et c'est signé : professeur agrégé Tournier,
chef de service de cardiologie,
membre de l'Académie de chirurgie, etc.,
etc.
C'est bien ça ?
-C'est ça.
-C'est ça, c'est ça...
C'est ça.
Tennis, ça vous intéresse pas ?
-Euh... non, je peux pas.
-A cause de votre cœur ? -Oui.
-Et le football ?
-Quand j'étais plus jeune, mais là, maintenant...
-Le cœur. -Oui.
-Oui, le cœur.
Vous avez vu le match ? -Oui.
-Le pack un peu léger, mais bien.
Le pack d'avant.
-Oui, il leur manque un peu de...
-On parle le rugby, là. Vous connaissez ?
-Un petit peu.
-Hein ? Un petit peu ?
Un petit peu.
Un petit peu.
Un petit peu.
"Philippe Verin sauve le P.U.C.
"en marquant un fantastique essai de 50 m."
Il lit L'Equipe,
le professeur Tournier ?
Approchez, approchez, lisez.
-Faites voir, là.
-Ouais, c'est vous. Il y a pas de doute possible.
C'est vous ? -On dirait, oui.
-Oui, mon colonel. -Oui, mon colonel.
-Verin. -Oui, mon colonel ?
-70 jours de prison.
Retour à votre corps.
Verin. -Mon colonel ?
-Le coup de tif.
-Le coupe de tif.
-Allez, rompez.
-Oui, mon colonel.
Sonnette
-Chevaliers servants, je suppose.
-Vous supposez juste.
-On y va, Maman.
Au revoir, Elise.
Amusez-vous bien.
-Amusez-vous bien aussi, les enfants.
Je suis dans une forme
éblouissante.
Vous avez la frite ?
-Oui. Oui, oui Madame. -Ne m'appelez pas Madame.
Vivi.
Et elle,
c'est Lili.
-A cheval !
C'est parti comme en 14.
-En 14, je n'étais déjà plus très jeune,
mais maintenant, ça va bien.
Musique rythmée
-Si le casino fermait pas à 6h, on y serait encore.
-J'espère qu'on aura la même santé à leur âge.
Tu les as vues boire ?
-Ah ! -Ouh...
Crissement de pneus
-Vous ne pouvez pas faire attention ?
-T'étais dans la lune, Pépé ? -Espèce de voyou !
-Du coup, mets tes lunettes ! Feu vert.
-Ma réforme a foiré, je vais devoir faire mon service.
-Une autre cata nous attend : l'interro sur les assurances.
T'as révisé ?
-Comment veux-tu que je révise ? J'ai jamais visé.
-Mais moi, tout va bien.
-Ah bon ? T'es réformé ?
-La tête que t'as. Où t'as passé la nuit ?
-Ton truc va s'arranger. -Allez !
-Le franc a été dévalué ce matin,
réactions des différents partis politiques.
-Bien, bien.
(accent bourgeois) Eh bien, ce matin...
Rires
J'ai appris la triste nouvelle.
Comme j'étais en vacances, j'en avais rien à faire.
Cependant, pour les weekends de ski à Gstaad,
ça va me coûter plus cher, et ça m'ennuie beaucoup.
-Attendez-moi !
-Qu'est-ce que t'as eu ? -Ricardo, fastoche !
On m'a annoncé
cette dévaluation ce matin.
Je l'ai approuvée.
Je ne connais pas grand-chose à l'économie,
Les Français, les Françaises le savent.
Et Monsieur Delors m'a expliqué le principe de la dévaluation.
-Ca y est ? -J'arrive pas à le fermer.
-Avec des exportations moins chères,
on pourra exporter plus de socialisme et je suis pour.
(accent russe) Ce matin,
le milliardaire rouge, je cite pas de nom,
m'a téléphoné pour me dire
que le franc avait été dévalué cette nuit.
Je trouve que c'est une bonne mesure.
On m'a dit que le franc allait valoir de moins en moins.
Comme je me suis laissé entendre dire
que le rouble ne valait plus rien du tout,
je me suis dit que la France et l'Union soviétique
deviendraient partenaires commerciaux.
Je suis très content, je suis pour.
-Ah... Euh...
-Vas-y.
-Michel Laugier.
L'automobiliste, responsabilité civile
et droits du piéton.
Il souffle.
Mais vous sentez l'alcool !
-Moi ? Ah, non.
Ah... Non, c'est-à-dire que...
-Zéro, pour conduite en état d'ivresse.
-1. Allez.
-Zéro.
-Zéro ?
C'est pas beaucoup.
-Eh ben, ça vous suffit.
Robert Plantier.
Dégâts des eaux.
Vous avez 2 minutes
pour préparer votre réponse.
Philippe Verin.
Qui a dit : "rien ne sert à rien, et d'abord, il n'y a rien,
"mais cela est indifférent" ?
-Personne.
-Pour votre gouverne...
-C'est Théophile Gautier, non ?
-Bravo.
-"Dégâts des eaux", célèbre théoricien de l'assurance,
né à Tolède, en 1855,
et mort à Knokke-le-Zoute
en 1914, la veille de la déclaration de la guerre.
"Dégâts des eaux" Gonzales, est bien connu pour ses travaux
sur l'assurance.
-Comment écrivez-vous dégât des eaux ?
-D-E-G-A-D-E-Z-O.
-Moi, je l'écris comme ça.
-Oh...
C'est pas pareil.
-Robert !
C'est une fille ! Elle fait 3,5 kg.
Félicitations !
-J'en ai vu des solides,
mais vous, avec votre ami ivrogne, il faudrait vous empailler.
Jean-Yves Lecœur.
L'individuel
accident.
-Euh, ça tombe bien,
justement, j'ai pas eu le temps d'apprendre,
parce qu'il m'est arrivé un accident.
Les freins ont craqué. Moi aussi. Il faut que je vous raconte.
Musique rythmée
...
-Vous vous foutez de moi ?
Je vais pas gober ça.
Coulibaly, Jules.
Monsieur, vous êtes intelligent ?
-Euh...
Il se racle la gorge.
Je vois pas...
Oui.
-Je vais vous aider.
Qu'est-ce qui vous sépare d'un imbécile ?
Il rit bêtement.
...
Je vous en pri, dites quelque chose.
-J'hésite.
-Mais n'hésitez pas.
-La table !
-La table.
Jules rit aux éclats.
-Zéro, il m'a mis, ce con.
-Hé ! 50 francs.
L'écouteur, avec la boîte de décodage
pour va avoir le corrigé de la compo.
-Comment ça marche ?
-Tu règles ton poste sur Radio Bulle.
Tu connais ? -La radio des élèves.
-Exact. T'entendras rien du tout.
Mais avec le décodeur,
t'entendras le corrigé.
On a deux experts
qui feront le boulot.
S'il y en a un qui se goure, l'autre lui met une claque.
-Qu'est-ce que c'est, cet appareil ?
-Un vibromasseur pour oreilles. -Quoi ?
-Un vibromasseur. Ca détend le cerveau.
On peut se le mettre dans le nez, mais j'ai une sinusite.
-Au travail, esclaves !
*Bonjour, ici Radio Bulle.
*Emission spéciale de composition
de comptabilité.
Mon collègue et moi-même examinons le sujet,
et dans quelques instants,
*démarrage de la retransmission *démarrage de la retransmission du corrigé,
*garanti exact du début à la fin.
*Quelques minutes, Mesdemoiselles et Messieurs.
*Musique rythmée
(-Qu'est-ce que c'est ?)
"J'ai pas donné 50 balles pour avoir un écouteur,
"mais j'ai un Armagnac hors d'âge, "je ne vous dis que ça.
"Filez-moi un décodeur
"par la fente du plancher,
"et à chaque fois que vous tirez sur le tuyau,
"je vous envoie une grande rasade.
"Si vous êtes OK, tirez 2 fois sur le tuyau."
...
-Pardon.
...
-Parfait.
...
*-Pour commencer, détermination
*de la dotation d'amortissement de l'exercice.
Affectation des recettes nettes, dotation forfaitaire.
*-Amortissement par recettes nettes.
*Début d'exercice.
*-1 500 256...
-67.
Un petit, encore un petit.
Merci, merci ! Oh là là !
Musique festive
*Alors, au débit, vous mettez...
57, 12.
...
*A la fin de la balance...
Santé ! A la fin de la balance...
*Vous allez avoir... 4012. *-Et des poussières !
...
*-Au crédit, 60...
*Santé ! Santé !
Propos inintelligibles
...
-Il est bon, hein ?
...
*-Alors ça, on s'en fout !
...
-Ah.
Pour le tiercé cet après-midi, le 3,
le 17 et le 24.
-Le 3, le 17 et le 24.
Ils ont toujours les meilleurs tuyaux,
ces voyous.
Tiens, cette fois, je vais jouer 500.
Je vais jouer 500.
Brouhaha
...
Ronflements
-T'as remboursé tout le monde ?
-Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre ?
-Eh, les mecs ! La nouvelle prof de psycho.
-Allez-y, entrez. -Ah !
C'est pas vrai !
-On renverse un piéton, c'est l'examinateur d'assurance.
On drague une automobiliste, c'est la nouvelle prof de psycho.
On voit ça dans un film, personne n'y croit.
-Eh bien, bonjour. Je m'appelle Dominique Flandrin.
Je remplace Monsieur Hainard.
Je suis ravie aujourd'hui de pouvoir vous introduire
au "role-playing".
C'est une technique moderne
qui vous mettra
en contact avec les problèmes psychologiques liés à l'entreprise.
Oui ?
-C'est quoi, Madame, le "role-playing" ?
-Vous ne connaissez pas ?
Eh bien, c'est très simple : on prend une situation classique
de votre future vie professionnelle, 2 élèves la jouent,
les autres commentent par la suite.
Alors prenons, par exemple,
un PDG qui rencontre une candidate secrétaire.
Alors qui fait le PDG ? Qui veut faire la secrétaire ?
Non ? Pas de candidats ?
Bon, eh bien,
Mademoiselle.
Vous. Et... Tiens.
Par exemple. Eh bien, vous. Allez-y.
-C'est moi qui vais faire... -Oui, c'est vous.
Vous prenez votre bureau, si vous voulez.
Oui, allez-y, allez-y.
Vous prenez votre chaise, une chaise pour mademoiselle,
si vous désirez la faire asseoir.
C'est comme vous voulez.
Voilà.
Bien.
Alors, allez-y.
On vous écoute.
Vous autres,
vous regardez et vous notez tout ce qui vous paraît important
sur le plan des comportements.
-Bonjour, Mademoiselle. Mademoiselle, vous voulez...
Alors vous voulez être secrétaire, comme ça.
-Eh ben...
Ben... oui. Oui, je voudrais.
Eh ben, oui. -Bon. C'est bien.
Il en faut, hein ?
Et ça fait long...
C'est... C'est la 1re fois que vous...
-Ben non, pas vraiment, c'est-à-dire que...
-C'est déjà arrivé 1 fois ? -Oui.
Oui, oui. Euh, non, c'est la 1re.
-Eh bien,
ça ne va pas.
Un PDG, c'est...
C'est un monsieur qui est sûr de lui,
qui a 1 000 ouvriers dans son entreprise,
qui jongle avec le téléphone pour demander
qu'on ne le dérange pas.
Et, Mademoiselle,
quand on se présente pour être secrétaire,
on essaie de se vendre.
Enfin, on croit à ce qu'on fait.
Je vais vous montrer. Allez-y, s'il vous plaît.
-Eh bien...
-Je vous remercie, Monsieur, de m'avoir reçue aussi vite.
Je serai brève, je sais que vous êtes très occupé.
-Euh... non... Enfin, oui...
Oui, ça dépend des moments.
Il y a des moments où je suis pas...
occupé. occupé.
-Oui. Oui, je vois, je vois.
Vous savez de quoi vous avez l'air ?
-Non, je sais pas.
-Non, vous savez pas.
Eh bien, je vais vous le dire.
Vous avez l'air d'un petit garçon
qui vient d'avoir une fuite dans sa couche-culotte.
Rires
-Quand j'engage une secrétaire, ça se passe pas comme ça.
-Voyons comment ça se passe.
-Je vais vous étonner. Martine, prends la place...
-Non, non, ne bougez pas.
Je serais ravie d'être surprise par Monsieur...
-Plantier. Robert Plantier. -Plantier. Robert Plantier.
-Bon, vous l'aurez voulu, hein ? -Oui.
-Euh, vous sortez,
vous allez frapper à la porte du bureau,
comme s'il y avait un bureau, comme s'il y avait une porte.
-Toc, toc. -Entrez.
-Bonjour, Monsieur, je... -Déshabillez-vous.
Rires
-Je vous demande pardon ?
-Déshabillez-vous.
-Ah.
Mais je viens pour la place de secrétaire.
-Justement.
-Ah.
Eh bien, je comprends pas.
-C'est pourtant très simple.
Nous allons passer ensemble 8 heures par jour,
et ça, 5 jours par semaine,
au total plus que vous, avec votre mari,
et moi, avec ma femme.
-Oui, ça, je comprends,
mais je vois toujours pas le rapport.
-Evident, pourtant.
Tôt ou tard, l'idée de coucher ensemble germera
dans votre esprit ou dans le mien.
-Dans le vôtre, peut-être. -Je vous remercie.
Quoi qu'il en soit, cette idée pourrira petit à petit l'atmosphère.
Autant s'en débarrasser tout de suite.
-Vous êtes assise sur mon crayon.
C'est parce que je peux pas prendre de notes.
Allô ? Elle gémit.
Une porte s'ouvre.
-Je vous dérange, peut-être ?
-Oui... Non, non...
Elle tousse.
"Role-playing". C'est un nouvel exercice.
-"Rull playin".
-Je reviendrai quand vous serez revenue
à des méthodes plus traditionnelles.
-Monsieur le Directeur. -Au revoir.
On continue ? -Vas-y, je la tiens.
-On continue. -Bien, bien.
C'était pas trop mal.
C'était pour tester vos réactions.
Apportez-moi vos certificats, je suis sûr qu'ils sont excellents.
Ma réponse dans 48 heures. Merci, au revoir.
-Eh bien, Monsieur Plantier...
Bravo.
Sur le plan psychologique, je ne sais pas ce que ça vaut,
mais en tout cas, ça ne manque pas de nerfs.
-Nous allons commenter maintenant si vous voulez bien.
-Madame, je m'excuse,
mais je voudrais bien savoir pourquoi
c'est un homme qui choisit une secrétaire.
Ne peut-on envisager le contraire ? -Non. Enfin, si. Pourquoi pas.
Vous êtes...
Oui, vous seriez directrice
et vous engagez un secrétaire.
-Pourquoi pas ? Et même que c'est pas con ?
Tiens, viens ici, toi, là, le petit jaune, là.
-C'est moi, le secrétaire ?
-Oui, c'est toi le secrétaire. Tu vas dehors et tu tapes.
Et toi, casse-toi.
-Non, non ! -Allez, allez.
-Toc, toc. -Entrez.
-Bonjour, Madame. Je suis venu pour...
-Que pensez-vous des femmes ?
-Du bien, Madame.
-Ah bon ? Et vous êtes marié ? Célibataire ?
-Célibataire.
-Ca se passe bien, sexuellement ? Pas de problème ? Vous êtes sain ?
-Oui... -Oui ?
Bon. Vous êtes libre ce soir ?
Soyez pas timide comme ça.
Hein ? Mignon, là.
Il pousse un cri.
-Ceinture noire, 4e dan de karaté.
On m'appelle... Zig-Zag !
-Les mêmes méthodes ?
Vous viendrez vous expliquer tout à l'heure
dans mon bureau. dans mon bureau.
-Oui, Monsieur. -Catherine.
Passez à mon bureau plus tard. -Bien.
-Il t'appelle Catherine ?
-Il me convoque souvent, mais il a rien à me dire.
-Oui, je vois. Je vois, oui. -Ouais.
-Madame, excusez-moi. -Oui ? Dominique.
-Dominique, j'ai un problème de réforme militaire.
Pourriez-vous m'aider ? -Oui, bien sûr.
En guise de conseils, je vous ferai plutôt faire
un certificat médical
par un de mes amis neuropsychiatres.
Alors, dépressif chronique, 2 tentatives d'autolyses...
-Autolyse ? C'est quoi ça ? -Oui, suicide.
Suicide, terme technique.
Je suppose que c'est pressé ? -Assez, oui.
Il faut ça pour mon retour d'Angleterre.
-Ah, Oxford, le match.
-Vous êtes au courant ? Elle acquiesce.
-Joli coin, Oxford. -Je connais pas.
-Bon, eh bien...
Je vous dirai ce qu'il faut dire, hein ?
Merci, Philippe.
-Merci, Dominique. -Amusez-vous bien à Oxford.
-Verin, Philippe Verin n'est pas là ?
Oui, bien sûr.
Celui-là, je l'ai pas vu
depuis le début de l'année.
Je sais même pas à quoi il ressemble.
-On était avec lui y a 5 minutes, Monsieur.
Il a dû... -C'est ça, oui.
Il a de la chance d'être international de rugby, hein ?
Il part avec l'équipe en Angleterre, au moins ?
-Oui, bien sûr. -Oui, oui, oui.
-Il faut que vous battiez Oxford.
C'est compris, hein ?
D'abord pour votre moyenne, parce qu'avec vos notes
moi, je dois vous virer à la fin de l'année.
Si vous gagnez,
je ne serai pas un ingrat.
Et ensuite, pour l'école, parce que si nous battons
une université prestigieuse,
le ministère ne pourra pas refuser de classer l'IDEP
dans les grandes écoles.
C'est vu, ça ?
Alors, exécution.
Et de la tenue, hein ?
En dehors du terrain.
Vous représentez l'école.
N'oubliez pas.
Rires
-Qu'est-ce qu'il fout, Philippe ? Il va louper l'avion.
Une voiture s'approche.
-Au revoir.
-Bon match.
-Merci.
Bon, ça va, remettez-vous, on va pas...
-Comment tu vas toi ? Ca va ? -Qui c'est, ces lascars ?
-Des copains du P.U.C.
Je leur ai demandé de venir pour renforcer l'équipe.
-Ils ont 75 ans.
Ils font pas étudiants.
-On dira que c'est la formation permanente.
Voilà. -Pas con.
-Je vous les présente.
-Ils courent ? -Tu vas voir.
Exclamations
Je vous présente mes copains : Zig-Zag, Mem, Robert, Michel.
Ils parlent tous en même temps.
...
Ca va, c'est pas les condoléances, on va rater l'avion.
-Michel. -Alain, c'est pas vrai !
-Qu'est-ce que tu fais là ? T'as fini ton stage de steward ?
-Oui. Oui, oui. Oui, oui.
Comme tu vois, j'ai repris mes études.
Et toi ? -Moi, je conduis toujours ça.
Je suis toujours commandant.
-On va faire un match de rugby. A Oxford, avec les copains.
-Ca tombe bien, parce que l'avion y va.
Tu te souviens à Mexico ?
-Steward !
-Ca va, je m'en occupe. -S'il vous plaît, un Banga.
-Viens avec moi à l'avant, je crois qu'il y a un coup, là.
Je vous présente un ami.
On va faire le coup du steward. Tu t'installes là. Vas-y.
Fais gaffe, c'est bas, le plafond.
Assieds-toi.
-Ah.
-Ouais, pourquoi pas. Bon, alors, tu t'affoles pas.
Le pilote automatique, c'est mis, contrôle d'altitude, c'est branché.
Et il y a Bernard, OK ?. -OK.
-Non, non, touche pas à ça,
ça désenclenche le pilote automatique.
-OK, je toucherai à rien. -Tu touches à... Non, ça non plus.
Tu touches à rien. OK ? Alors, moi je reviens.
On fait comme on a dit. D'accord ?
Allez, vas-y. C'est par là que ça avance.
-Ah, c'est pas trop tôt.
-Pour me faire pardonner,
si vous voulez visiter la cabine de pilotage,
c'est quand vous voulez.
-Ah oui ? Vous croyez ?
On peut vraiment ? On peut vraiment ?
J'ai toujours rêvé...
-Le commandant est un ami, y a pas de problème.
Si vous voulez me suivre.
Commandant, on peut visiter ?
-Allez-y, allez-y.
-Oh là là ! Tous ces boutons ! Tous ces cadrans !
Comment vous faites pour vous y retrouver ?
-C'est facile, c'est une question d'habitude.
-Ca, c'est quoi ?
-Ah, ça, c'est un peu particulier.
C'est... Euh... C'est un....
-C'est un radio compas. Ca nous donne le cap.
Un peu comme une boussole, quoi. -Ah, d'accord.
-Steward, je vois que vous connaissez.
-Vous savez, à force de visiter et de faire visiter...
-Et ça, là, c'est quoi ?
-Ah, ça. Ca c'est... Ca, c'est un peu compliqué.
Je peux essayer de vous l'expliquer.
En fait, c'est une...
-Ca, c'est un radar météo, ça nous indique
le temps qu'on va rencontrer, et comme ça,
on peut se dérouter.
-Très bien.
J'ai l'impression que vous êtes très au courant.
-Et pourquoi cette aiguille a basculé,
là, tout d'un coup ?
-Parce qu'on est passé au-dessus d'une balise radio,
alors l'aiguille bascule de 180 degrés.
-Steward,
si vous êtes si fort, faites donc l'atterrissage.
-Mais... -Ah non, non.
Moi, j'ai jamais piloté. -C'est très facile.
Pour descendre, poussez. Pour monter, tirez.
Pour la gauche, appuyez à gauche.
Pour la droite, appuyez à droite. Là, les freins.
Quand vous êtes posé, vous inversez le flux du réacteur.
-Non... -Allez-y, allez-y.
Et puis, vous avez Daniel pour vous aider.
-Si, je veux.
-Il veut. -Il veut, ouais.
*-Good morning. Wind speed, 3 miles an hour.
*North, north east.
-En plus, ils vous disent ce qu'il faut faire.
Bon, je désenclenche le pilote automatique
et le contrôle de l'altitude.
-Non, mais vous êtes fou !
-Au secours !
Propos inintelligibles
On va s'écraser !
Les deux femmes crient.
Brouhaha
...
Cris
Acclamations
Rires
-Ils ont voulu nous violer.
To make love.
To make love!
Cris
-Welcome to England.
OH !
Musique rythmée
...
-J'ai cassé mon clavicule en jouant avec des vieux...
souvenirs.
Propos inintelligibles
...
-J'ai bien peur que vous soyez complètement soûls.
-On ne boit jamais ! On ne boit jamais !
-Your cigar, when you speak.
-Oui, bien sûr.
-Very funny.
-Merde, j'ai envie de pisser. -Ca, c'est une grande nouvelle.
-J'arrive pas à la sortir. Ah, ça y est !
-Je le crois pas.
-Come on, back to the taxi, boys.
Musique douce
...
-Qui c'est, tout ça ?
-Vos adversaires de demain
et leurs petites amies
et les petites amies des petites amies.
-S'ils sont tous là, on est tranquilles.
Ils dormiront pas plus que nous.
-May I introduce Philippe, Robert, Michael, Mem, Zig-Zag.
-How do you do ?
-Miss Lucy Pennyfeather, la maîtresse de maison.
-Pennyfeather. Llanabba Castle.
-Je vois que vous avez
de bonnes lectures.
-"Decline and Fall", "Grandeur et Décadence".
Evelyn Waugh.
-Bravo.
C'est Michel, je crois ?
-Et moi, Robert.
-Evelyn Waugh a pris le nom de mon père pour son héros,
et en échange, mon père a pris
le nom de Llanabba Castle pour notre maison, voilà.
-C'est bien.
-Ne bougez pas.
Ne bougez pas.
-Pourquoi pas venir
chasser avec moi ?
-Chasser ? -Oui.
-Oh ! Des gâteries, du pâté.
Oh, du pâté. Merci.
-Thank you.
-You want some more? -Non, ça va.
-Well, it's nice weather for this time of the year.
Il parle la bouche pleine. -What?
-On s'habitue au luxe. Euh... luxe.
-Les fameux petits gâteaux secs anglais.
-Les petits gâteaux ? -Secs anglais.
Très connus en France. -Oui ?
C'est comme l'assiette anglaise, on n'en a jamais mangé
en Angleterre.
-En général, on est surpris par l'aspect
et le goût après.
-Une dure mais saine leçon.
-C'est 2 choses différentes. -Pas comme en France.
-C'est bon, et après, on sait plus.
-On sait plus ? -Une fois qu'on l'a en bouche.
-Ca a pas de goût. -Si, ça a du goût.
-Ca a du goût ? -Hélas.
-Votre martini, Mademoiselle.
-Merci.
On parle français, ici. Grande maison.
-Je peux savoir ce que vous faites là ?
-J'accompagne mon petit neveu. Mais ça, c'est sans importance.
L'important, c'est que je suis là.
-Ouais.
On chante dans l'autre pièce.
...
-On doit dormir tous les 3. Toutes les chambres sont prises.
Vous allez être sages ? -Bien sûr.
D'ailleurs, demain matin à 11h, match, alors maintenant, dodo.
-Dodo ? -Dodo.
-Avec ce certificat, pas de problème.
Vous avez qu'à dire ce que je vous ai dit
au neuropsychiatre militaire qui va vous questionner.
-Le tout, c'est de pleurer pendant l'examen, quoi.
-Si vous pleurez, alors c'est paradisiaque.
-Alors ça, c'est du Lubrium, j'en ai pris beaucoup,
et ça c'est du Valliun, j'en ai pris aussi beaucoup.
-Moi, j'ai plus de balles.
-Il en reste une.
-Eh ben, on va la jouer.
Je suis sûre que vous allez me tirer cette balle très loin.
-Ah non, parce que j'ai jamais joué au golf, je sais pas.
-Eh bien, je vais vous apprendre.
Passez derrière moi. Voilà. Comme ça, vous voyez ?
Vous tenez le club comme ça.
Pas trop serré. C'est comme un oiseau.
Il faut pas l'étouffer. Voilà. Le bras... le bras gauche.
Le plus important, c'est...
Enlevez-moi tout ça, ça va vous gêner.
Tout gêner.
Le bras gauche bien... bien... bien tendu.
Bien... non. J'ai dit tendu, le bras.
La tête... La tête regarde toujours la balle.
Toujours la balle. La balle. Là, voilà. Comme ça.
Là, vous avez l'autre bras. Voilà.
Voilà.
Elle gémit.
-Prends le petit lit, tu seras tranquille.
Michel rit. -Amusant.
Lucie, avec qui voulez-vous dormir ?
-Avec celui qui a le plus sommeil.
Robert ronfle.
-J'ai sommeil, mais je ne ronfle pas.
-Je peux ne pas ronfler, suffit de demander.
-Débrouillez-vous. Tirez au sort, comme vous voulez.
Ils chuchotent.
...
-CA Y EST, ON EST D'ACCORD.
...
-Leave me alone. You promised.
You promised !
Vous m'avez promis d'être sages.
Il en est absolument pas question ce soir.
-Ce soir ?
-Oui, je suis très fatiguée. -Moi aussi, tiens.
J'en peux plus.
...
-Stop it.
Robert ronfle.
Il dort ou il dort pas ?
-Si, regarde, il est crevé et mort de fatigue.
-Tu crois ? -Oui, oui, oui.
...
-Tu veux que je te dise ? -Oui.
-3 choses importantes dans la vie.
La 1re...
Elle parle la bouche pleine.
tu fais ça très bien.
La 3e...
C'est quand même bouffer, hein ? -Ouais.
-Y'a pas de doute. -La 2e ?
...
-Ouais ? J'ai tout compris, là.
-T'auras tout le temps de savoir.
-La bouteille. On met la bouteille... ici.
Je réponds pas du résultat. -Mais j'ai faim !
-Moi aussi. -Mais j'ai...
Musique douce
...
-Ca va ? -Ca va.
...
-Oh !
Oh ! On est arrivés.
-Hein ?
-Je sais pas ce que la vie nous réserve,
mais ici, c'est un grand moment, hein ?
-EH OUI.
-Bande de cons.
Où vous avez pieuté ?
-Là-haut, là-haut, là-haut.
-Où, là-haut ? -Dans un lit.
Dans un lit.
-Ouais ? -Ouais.
Enfin... dans un lit normal.
-C'est lequel des 2 qui a dormi ?
-Eh bien, on a essayé.
Enfin...
Moi, j'ai... -Toi, t'as pris un bide.
-Voilà. Et puis, lui, il a...
Enfin, je dormais, j'ai rien vu,
je dormais.
Et toi ? Hein ?
Il est content de sa petite nuit ?
-En tous cas, les Anglaises... Ouais.
-Chapeau. Chapeau, les Anglaises.
-J'aurais pas dit "chapeau", mais...
Chapeau.
Les Anglaises.
-Vous êtes pas trop fatigués ? Moi, ça va.
Non,
j'ai de la sauce encore.
Ca va, pas trop fatigué.
-C'est contre eux qu'on joue ?
-Contre qui veux-tu que ce soit ? -J'en reconnais aucun.
-J'en reconnais aucun, moi non plus.
-Vous jouez contre l'équipe française, rugby ?
-Yes. -Rugby ?
-Yes.
-Vous n'étiez pas là hier soir. Vos amis non plus, non ?
-Ah, non.
Hier soir, équipe numéro 2.
Nous, équipe numéro 1.
Et...
nous avons une équipe pour boire et une équipe pour jouer.
-Les salauds.
-C'est la 1re fois qu'ils nous font ce coup.
Musique solennelle
...
-J'ai rencontré un ami à Oxford, il peut peut-être nous aider.
-C'est pas vrai ! Walter ! -Ca va ?
-C'est pas vrai ! -Ca va ?
Salut ! -Monsieur Walter.
-T'es en jambe ?
-Ca tombe bien,
je savais pas quoi faire de cette tenue.
-Je commence à me faire vieux, maintenant.
-Tu vas jouer, oui ? -Allez, d'accord.
L'arbitre siffle.
Musique cocasse
...
-Tu l'as bien aplati ?
-Je pense, oui. -Bien, on s'en va.
...
-Putain, les enfants, il y a des relents là-dessous.
...
-C'est pas con, ça.
...
Qu'est-ce qu'il y a des mouches ! C'est dingue !
Propos indistincts
Acclamations
L'arbitre siffle.
...
-Planque ça, toi. Cache-la.
...
-Je vais me mettre en colère.
Attention.
Si vous recommencez, ça va aller mal.
-Ca va bien, non ? -Si on veut, oui.
-C'est pas si on veut, c'est si tu veux.
-Allez, donne-moi le ballon. -Un rugbyman psychologue.
Tu en penses quoi ? -C'est très drôle.
-Thank you. Etre enceinte, mon rêve.
Tout le monde s'occupe de vous, tout le monde vous aime.
Tiens, prends la balle !
...
-Je vous avais prévenus.
...
Il y en a pas d'autres ? -Si, là-bas.
...
-Allez, couchés, maintenant.
A la niche ! Couchés. A la niche !
-Petit ! Tu fais quoi, dimanche ? -Rien.
-Rien ?
On a un match important, en 8es de finale.
Avec tes petits trucs, là, ça nous intéresserait.
-LES COUILLES DE MON GRAND-PERE
SONT PENDUES DANS L'ESCALIER
ET MA GRAND-MERE SE DESESPERE
DE LES VOIR SE DESSECHER
SE DESSECHER
CAR C'EST LA PLUS BELLE PAIRE
DE TOUTES LES COUILLES DU QUARTIER
ON PEUT VENIR LES ADMIRER
TOUS LES ANS AU 14 JUILLET
-Vous nous avez montré la ville d'Oxford.
A nous de vous montrer les monuments
que nous avons vus lors de notre tour du monde,
avec d'abord,
Paris Ville Lumière et l'Arc de Triomphe.
Musique cocasse
...
La tour Eiffel,
qui s'est mise ce soir dans sa tenue de soirée !
Le lion de Belfort.
Rugissement
Les plages du Brésil, la samba
et Corcovado !
Applaudissements
Acapulco et son célèbre plongeur !
Musique festive
...
-Vos amis, au moins, eux, se rachètent
en portant haut les couleurs de l'école
à l'étranger.
Mais vous, non seulement vous ne faites rien,
mais vous ne participez à aucune activité de l'école.
Non, je vous vois mal parties pour passer en 2e année.
-Je vous écoute. Allez-y.
Elle chante.
-Monsieur de là-haut
Tu sors tous les soirs Et tu viens me voir
Faire mon numéro
Pour toi, je chante
Et pour toi je danse
Tu me regardes
Avec douceur
-On vous écrira.
-Vous connaissez ce genre de courbe ?
Mademoiselle Maggie,
par exemple.
Comment s'appellent ces courbes ?
-Je sais pas.
-Allez, montrez-moi votre cahier.
Oh.
Elles sont mal foutues...
Elles sont mal foutues, vos courbes.
-Elles sont mal foutues, mes courbes ?
Anne Margret, "For You"
...
Applaudissements
...
-On n'a pas été foutu de trouver une place libre dans un avion.
-Avec ce qu'on a foutu à l'aller,
aucune compagnie voulait nous rapatrier.
-Et le bateau ? Putain, le bateau !
J'ai cru 10 fois qu'il allait se retourner.
-Arrête. -British ferry...
-Mais mignonnes, les hôtesses. Mignonnes.
-Monsieur le chauffeur, on peut s'arrêter ?
J'ai envie de faire pipi.
Il chante.
Musique rythmée
...
-Attendez, merde !
Arrête !
Mem crie.
Eh ! Les mecs !
Eh !
Il appelle à l'aide.
...
...
Klaxon
-Les mecs, vous retournez surtout pas, on est suivis.
Non, non.
Ils rient.
-Oh, la gueule !
-Mais regarde. Regarde-moi ces imbéciles.
Mais tu te rends compte ?
...
-Cul à l'air, les mecs ! -Cul à l'air !
-Mais tu te...
Tu te rends compte ?
Oh, les cochons !
-Ce qu'ils ont fait... -Tableaux vivants.
-C'est un peu osé. -Ca s'est jamais vu.
-Ca manque un peu de classe.
-Ils ont été un peu trop à fond, à mon avis.
J'ai une idée, les mecs.
-Il est écrit quoi ?
Est-ce que tu peux lire ?
-Qu'est-ce que c'est écrit ? "Boire ou conduire" ?
"Boire ou conduire" !
Non, mais ça va pas !
-Allez, la suite ! -La suite.
-"T'as pas choisi" ?
Je vais te montrer si j'ai pas choisi.
Je vais te montrer, moi !
Je vais vous montrer, bande de...
Crissement de pneus
-On les a doublés. C'est fini.
-C'est ça ? -Oui, ce sont eux.
-Je crois qu'on a de la visite, là.
-Montrez-moi qui c'est.
-Ce sont ceux du fond, Monsieur le gendarme.
-Ce sont ceux du fond.
-Au fond, il y a personne. -Pas nous.
-Les coupables, venez, ou j'embarque tout le monde.
-Moi, je suis blanc comme l'enfant qui vient de naître.
-Le ministère ? Passez-moi Bernard Gantier.
Oui, c'est cela, Monsieur le Chef de cabinet.
-Est-ce que je peux faire pipi ?
-En sortant, à gauche. -Bernard !
On est dans la merde.
On est... Euh... Où on est ?
Où sommes-nous ici ?
-Mais on est à Vaudroy, dans l'Eure.
-A Vaudroy, dans l'Eure. A la gendarmerie, évidemment.
Rappelle-nous sur la ligne directe.
Salut.
Je t'expliquerai un peu plus tard, je t'embrasse.
On va vous rappeler sur cette ligne.
-Ca m'étonnerait, c'est la ligne d'urgence.
Elle ne sert que dans les grandes occasions.
Guerres, séismes...
Elle n'a pas sonné depuis la Libération.
Tintements de cloches
-Eh, vous, me touchez pas ! -On va se gêner.
...
Sonnerie
-Oh, nom de Dieu, la ligne directe !
...
Oui, Monsieur ?
C'est bien ici, Monsieur.
Oui, ils sont là, et il y en a un qui a assommé
6 de mes hommes.
Oui, oui, Monsieur, je vous le passe.
-Ben oui.
Le temps que tu rappelles, Zig-Zag s'est laissé aller.
D'accord.
Tu nous envoies notre avocat habituel ?
Paul.
-Voilà ce que le plaignant a vu et confondu
avec un postérieur.
Ca en dit long sur son état d'ébriété.
-Nom de Dieu ! -Mon minou !
-Je demande donc
que l'on relaxe mes clients et 5 000 francs
de dommages pour procédure abusive.
-Et ces messieurs, là ?
Je suppose que c'est un maquillage ?
Gémissements
Qui vous a fait ça ?
...
-Non, lui ? Tout seul ?
Ils acquiescent.
Ou vous mentez ou vous êtes incapables
d'attraper à 6 un jeune homme malingre ?
Dans les 2 cas, vous avez tort.
Monsieur Louvain, vous êtes débouté.
Vous paierez 2 500 francs à ces messieurs
de dommages et intérêts.
-C'est un scandale !
-Quant à vous,
la maréchaussée, il faudra vous
entraîner un peu.
La séance est levée.
Vacarme
-Bravo, vous avez gagné.
Et je suis fier que vous ayez porté si haut
les couleurs de l'école en terre étrangère.
Bravo, Messieurs.
Mais comment se sont passés les contacts
avec les dirigeants de l'école ?
Le...
dîner.
D'après match.
-Très bien. Parfait, c'était parfait.
-Voilà. La grande classe.
-Vous vous êtes bien tenus au moins ?
-Oh là là ! -Oui.
-Oh là là ! -Oui.
-Tenez, appuyez sur ce bouton, je vous prie.
Appuyez, appuyez sur le bouton. -Oui.
La soirée avec une grande classe.
Très smart.
-Vous les connaissez,
les Anglais.
Tenue de soirée, black tie, queue-de-pie, même.
Des robes longues.
Et certains avaient même des... -Je vous écoute.
Je vous écoute.
Alors ? -C'est que...
Les...
Et, et...
Et alors... -Comme...
-Alors ?
Ils balbutient.
Dites-moi, Messieurs, pourquoi, pourquoi...
Vous vous sentez pas bien ? Vous vous sentez pas bien ?
Hein ? Dites donc !
Un !
J'aime pas être pris pour un imbécile.
Deux !
Montrer ses fesses aux Rosbifs n'est pas répréhensible en soi.
Trois !
Ca le devient si vous représentez l'école.
Quatre !
Vous direz à tous vos amis
que je vous fais sauter un point sur la moyenne annuelle.
Suis-je assez clair ?
-Très clair.
-Limpide.
-Là, on est foutus.
On va se faire jeter en fin de 1re année.
-Sauf si on trouve une solution.
-C'est gentil d'avoir enfin accepté de dîner avec moi.
Je vais pas vous manger.
-Oh, je sais bien.
-Alors, pour ta moyenne, c'est arrangé, hein.
Tu passes en 2e année.
Sans problème.
-Merci, Monsieur.
-Marcel.
Marcel.
Appelle-moi Marcel.
-D'accord. Marcel...
-Je... j'ai promis à 2 copains de...
De vous parler, enfin, de te parler un peu de leurs problèmes.
-Ah oui, qui c'est ?
-Robert et Michel. -Oh là là !
Y a pas... y a pas plus mauvais.
Ils font jamais rien, ceux-là.
Ils font rien, c'est terrible.
Enfin ! Bon, écoute.
C'est mon jour, alors... ils passeront.
-C'est vrai ? C'est promis ? -Oui.
-C'est promis, c'est promis.
Une femme chante.
-Tiens.
C'est la chanson que chante toujours Maggie.
-Un beau sujet, celle-là aussi, hein.
Elle est toujours dans la lune.
-Et tu viens me voir Faire mon numéro
-Mais... mais c'est...
-Mais oui, c'est Maggie.
-Oh !
-Et pour toi je danse
Il marmonne.
Tu me régales
Avec douceur
-Vous désirez quelque chose ?
-La paix. -Ah bon...
Musique rythmée
...
-Sa lune dans un ciel C'est comme un soleil
D'un éclat nouveau
C'est l'amour qui brille
L'amour qui pétille
Au champagne de
Minuit
...
Applaudissements
...
-Et moi qui étais venu ici incognito...
c'est réussi.
-C'est pas grave.
Je vais la rejoindre et si elle me ramène,
elle pourra rien dire.
-Bon, t'as raison. Tu as raison. C'est bien.
Tu as raison.
-Un, désertion.
Deux, tentative de fuite à l'étranger.
Trois, je vous vois bien faire 70 jours de forteresse.
-Ah, mais mon colonel... -Quoi, mon colonel ?
Vous sortez de l'hôpital sans autorisation.
A l'heure actuelle, vous devriez crapahuter avec votre régiment
ou plutôt purger quelques semaines de prison
pour certificat bidon.
Le grand cardiaque fait la une des pages sportives.
Vous me prenez pour qui, Verin ?
-Non, mais mon colonel... -Mon colonel, quoi, mon colonel ?
-J'ai un autre certificat.
-Ah, vous avez un autre certificat ?
Eh ben ça, c'est la meilleure.
Dépressif chronique, 2 tentatives de suicide.
Et signé par un chef de clinique de neuropsychiatrie.
Verin !
Je vous l'avais bien dit. Vous me prenez pour un con.
-Ah non, mon colonel, je me permettrais pas.
-Mais si, Verin, vous me prenez pour un con.
Mais pourquoi
ne pas m'avoir montré ce certificat avant ?
-Parce que j'avais honte. -Honte de quoi ?
-J'avais oublié cette période.
-Je vous envoie au Val-de-Grâce
où vous rencontrerez un psychologue spécialisé
dans la détection des simulateurs.
Alors, je vous souhaite de réussir.
Sinon, je vous donne ma parole que vous n'oublierez pas
votre service.
-Vous êtes société en formation,
vous pouvez commencer à fonctionner.
-On peut facturer sans problème ?
Et pour le capital, on ne peut libérer
qu'une certaine partie à la création, c'est ça ?
-Je vois que vous avez écouté ce qu'on raconte là-haut.
Oui, il suffit de libérer le quart.
Bon, eh bien, je vais préparer les statuts définitifs.
Vous les aurez d'ici quelques jours.
Au revoir.
-Qu'est-ce que je fais avec ça ?
-Ca, on facture. Pas de problèmes.
-Vous croyez quoi ?
Pendant que vous faites les idiots à l'étranger, on travaille ici.
-TALC, qu'est-ce que c'est ?
-TALC, c'est très simple.
Tartes à la crème.
-Monsieur Fournier ?
-Vous marrez pas,
ils vont nous repérer.
Si tu peux pas blairer quelqu'un, viens nous voir.
Adresse et signalement
de la victime et on envoie quelqu'un.
Tu as remarqué qu'on vérifie bien l'identité.
200 francs, la moitié pour nous,
l'autre pour celui faisant le boulot.
-Pas con, quand même. -Pas con.
Musique cocasse
...
-De la part de votre femme.
...
-Aucune commande pour Marcel ?
-Devine.
-Et puis il doit se méfier.
Rires
-A peine.
Musique rythmée
...
-Sigmund, c'est vachement sympa,
mais plus je lis, moins je comprends.
-T'es pas le seul.
Pour toi, c'est facile, ce que t'as à faire,
c'est rien.
-Et si le mec m'interroge ?
-Ben, tu réponds pas ou très peu.
Le dépressif chronique est prostré.
Alors, surtout, tu essaies de pleurer.
On sonne à la porte.
Tu peux ouvrir ?
Ca doit être le facteur.
-Je suis bien chez Dominique ?
-Euh, non, enfin je... -Oui, euh, ou non ?
-Oui, oui, entrez, entrez.
Installez-vous, je vais la chercher.
-Il t'a reconnu ?
-Non, j'ai les cheveux un peu moins longs
et il m'a jamais vu à l'école.
Mais il m'interroge dans 3 jours en maths.
-Ah, et en maths, t'es comment ?
-Mal.
-Bon.
-Très, très mal. -Ah bon ?
On, c'est beaucoup trop gentil !
Euh, Philippe !
Philippe, mon neveu,
il vient de sortir de polytechnique, major.
-Ah bon ?
Ah bon !
Très heureux, jeune homme
et... bravo.
Je dois dire
que les miens ne sont pas à ce niveau.
-Oh...
-Il faut que j'y aille, car j'ai rendez-vous
avec le patron de Saint-Gobain.
Complètement con.
Il m'a foutu dans la merde jusqu'au cou.
-Lundi 15h, dans la cour d'honneur de l'école,
vous y viendrez,
j'y compte.
-Cela veut-il dire que l'IDEP va accéder
au statut de grande école, de véritable grande école ?
-Je suppose.
Le ministre a été très mystérieux.
Il a simplement dit que ce qu'il allait annoncer
serait un grand honneur pour l'école.
-Au revoir, tantine.
-Mes amitiés au président de Saint-Gobain.
C'est un ami.
-Voilà 45 minutes que vous êtes là
et vous ne m'avez pas encore convaincu que vous êtes
dépressif chronique.
Je flaire une simulation.
-Merde, j'arrive pas à pleurer !
Pourtant, je sais que si je pleure, c'est gagné.
Dominique me l'a dit.
-Un vrai dépressif aurait pleuré 2 ou 3 fois
en me racontant toutes les misères qui vous sont arrivées.
Il y a 9 chances sur 10
pour que vous soyez un simulateur...
mais je ne veux pas courir la 10e.
Vous êtes réformé définitif numéro 2X5.
Vous pouvez rentrer chez vous.
-Alors, on se met aux affaires ?
-Il est très mignon, le nouveau PDG.
-Eh ben voilà, maintenant, vous êtes en règle.
Vous pouvez fonctionner comme vos camarades.
-Ca tombe bien, on a déjà distribué
des prospectus dans l'école et les bistrots.
-PVS, c'est bien ici ?
-Absolument.
-J'avais pas prévu ça.
-Ben, forcément, avec toute la pub qu'on a faite.
Ca devait arriver.
-C'est pas facile à expliquer.
-Ah, eh bien,
voilà ce que l'on peut vous proposer.
Par exemple, vous voulez partir en week-end
avec votre amie.
Nous vous envoyons une invitation pour un congrès
comme il convient.
Nous faisons tout pour rassurer votre femme.
Envois de cartes postales, numéros où elle peut vous appeler.
On vous prévient, vous rappelez, billets d'avion,
notes d'hôtel que vous laissez traîner
dans vos poches, etc., etc., etc.
Nous vous garantissons une sécurité totale.
-Mais enfin, c'est pas mon problème.
-Ben, alors, je vous écoute.
-Voilà, je voudrais quelques renseignements
sur un jeune polytechnicien.
-Pour un week-end, un jeune polytechnicien gay,
je vais voir ce que j'ai.
-Euh...
Eh, non.
-Il lui a fourni un contrat ? -Oui.
Et Marcel l'a engagé pour faire passer des examens.
-Non ! -Il est docteur en droit.
-Sans blague ?
-Eh bien, Mademoiselle, parlez-moi par exemple, euh...
de la SARL.
-Alors un, je suis nul en maths,
je passe dans 5 minutes avec Marcel.
Deux, Marcel me prend pour un polytechnicien.
Trois, il aime Dominique.
Il m'a trouvé chez elle en robe de chambre.
-T'es dans la merde. -Oui.
Et tu vas m'en sortir, de la merde. Tiens, tu mets ça.
Sur les photos du début de l'année,
avant l'armée, j'avais les cheveux longs.
Mets ça aussi.
T'es bon en maths, t'as fait maths sup, toi.
-Ouais. -Tu vas me sortir de la merde.
-Et ta carte d'identité ?
-La carte d'identité, elle est ici. Et puis, elle est belle.
On dirait une vraie.
-Ca ira, ça ira.
C'est public, il y aura toujours un petit con
pour me reconnaître et nous dénoncer ?
-J'y ai pensé.
Il y a une secrétaire qui m'aime bien.
Elle va venir à l'amphi juste avant que tu passes
et elle va dire aux cons d'aller au secrétariat
pour remplir des papiers
pendant que tu fais ton examen.
-Il vous reste une minute.
-Excusez-moi, Monsieur.
-Bénêche, Logier, Pêne, Vinceneu, Vénésis, Ledoré,
au secrétariat, s'il vous plaît.
-Bon, merci, Mademoiselle, j'ai terminé.
L'illumination divine
ne viendra pas, j'en ai peur...
dans les dernières secondes.
Et voilà.
Que voulez-vous ? Il faut travailler un peu.
Sinon... Sinon, on sèche.
Bon !
Verin Philippe.
Bon, je vais le voir
enfin, celui-là.
-Ah, très heureux de vous rencontrer.
Vous avez réussi le prodige de passer l'année
sans que je vous voie.
-Oui.
-Enfin, surpris quand même.
-C'est moi. -Oui, c'est bien vous.
Je sais que le rugby vous occupe.
Mais tout de même, on ne peut pas dire
que vous aimez beaucoup les mathématiques.
Alors, je vois 1er trimestre, 1.
2e trimestre, 1,5.
Et 3e trimestre, un petit progrès, 2.
-Vous vous trompez, Monsieur, j'adore les mathématiques.
-Vous manquez pas d'air, hein.
-Je perds mes moyens à l'écrit.
-En tout cas, vous les retrouvez à l'oral.
-Exactement, et je brûle de vous le montrer.
-Ecoutez, 1er trimestre, 1.
-Ah oui, au 1er trimestre, j'étais malade.
Au 2e, j'ai perdu un être cher, très cher.
Quant au 3e , je ne sais pas comment vous dire.
J'étais... paralysé.
-Bien, allons-y.
J'en ai vu dans ma carrière qui ne manquaient pas d'air,
mais alors, vous...
-Moi.
Alors, je vous écoute.
-Eh bien, résolvez-moi ces 3 équations.
-Ca, là ? -Oui, ces 3 qui sont là.
-Ca ?
Bon, alors il y a 5 façons de résoudre cette petite chose.
5 façons dont 2 ne sont pas au programme.
-5 manières dont 2 ne sont pas au programme ?
-Par addition, soustraction,
par élimination du petit "a".
et en programme par calcul matriciel
et opérateurs de rotation.
Quelle méthode voulez-vous que j'entreprenne
afin de résoudre
cette petite chose, là ?
-Celle que vous voulez, celle que vous voulez.
-Bon, bien par calcul matriciel,
je pense que c'est la solution la plus rapide
et la plus élégante, hein, d'accord ?
Voilà, alors la matrice du système.
5, 1 moins 1.
2 plus 4 moins 2...
et 1 moins 1, et plus 3, voilà.
Vous n'êtes pas sans avoir remarqué
que cette matrice est carrée.
Donc, égale à son inverse, c'est-à-dire, à 1.
Donc x égale 3, y égale 1
et z égale 3,5, voilà.
Voilà. Bien voilà.
Pas très intéressant votre petit truc.
Par contre, par contre, si a avait été égale à 2,
alors là, le polygone caractéristique
aurait été lambda 3 plus 12, lambda 2, moins 44,
lambda...
plus 48 égale, moins lambda,
moins 2, facteur de lambda, moins 4,
facteur de lambda, moins 6.
Donc, le vecteur propre pour lambda égale 2 aurait été
IV 1, c'est à dire 011.
Pour lambda égale moins 4... Pour lambda égale moins 4...
Non, qu'est-ce que je dis ? Lambda égale 4.
Je sais plus ce que je dis, moi.
Lambda égale 4, v2, ça aura été 101.
Et lambda égale 6, nous aurions eu v3...
égale 110.
Voilà, c'est réglé, on n'en parle plus.
-Je vous prie de m'excuser.
Je vous prie de m'excuser. -Je vous en prie.
Au vu de mon écrit, c'était tout à fait naturel
de douter, hein.
-20 !
20, je vous mets 20.
C'est la 1re fois de ma carrière.
-Je peux reprendre ma carte ? Merci, merci.
Applaudissements
...
-Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs...
chers amis.
Je suis très heureux de vous voir aussi nombreux
pour notre distribution des prix,
une cérémonie à laquelle, vous le savez,
nous tenons beaucoup.
Je remercie particulièrement Monsieur le Ministre
d'honorer de sa présence cette petite manifestation
et je lui cède très volontiers la parole.
-Chers amis, je suis très heureux
d'être parmi vous aujourd'hui.
Je pourrais dire doublement heureux.
En effet, avant de remettre les prix,
je vais remettre un prix.
Ce prix sera certainement une surprise pour vous,
y compris Monsieur le Directeur qui n'est pas encore au courant.
Mais aussi un grand honneur pour l'école.
En effet, le prix de la jeune société...
vient d'être décerné par le haut comité
à la création d'entreprises à la société TALC,
créée par 2 de vos élèves.
Cette entreprise a déjà...
absorbé une autre société, la PVS,
également créée par des élèves de l'école.
Mais qui sont ces jeunes gens ?
Quelles sont leurs activités ?
Ils ont choisi de se présenter eux-mêmes.
-1, 2, 3, 4...
-TALC TARTES A LA CREME
TALC TOUTE LA COMMANDE
-On se sert du service
-Pour vous servir
TALC TARTES A LA CREME
TALC TOUTE A LA COMMANDE
-Certains réfléchissent -Nous, on lance
-Voilà.
Certains sont plus doués pour la réflexion.
Il n'y a pas que les résultats qui comptent.
-Vous étiez combien en économie politique ?
-Oh, pas nombreux.
-Eh oui. -Et toi, en droit commercial ?
-Moi, j'étais pas là.
Oui, ce qu'il nous faut, c'est du concret.
Il faut prendre en main son avenir. Il nous faut de l'action.
Musique cocasse
...
-Attends, j'ai une tache. -Ca n'a pas d'importance.
...
-Mais si, ça a de l'importance.
Une tache, ça a toujours de l'importance.
...
Eh bien, tu vois, je suis bien content d'être venu.
Vrombissement d'hélicoptère
Sifflement comique
-Ah, ça, c'est beau, hein !
Bravo, TALC !
Vous avez vu l'organisation.
Faire semblant au début, la montée des périls,
et l'hélicoptère pour finir.
Ca, c'est du beau travail.
-Vous devriez faire de la politique.
-Vous devez nous donner le statut de grande école.
-C'est comme si vous l'aviez.
-Philippe, Philippe. Oh, Verin, Verin !
-Vous avez un Verrin dans vos rangs ?
-Oui, pourquoi ? -Eh ben, je veux le voir.
-Ah, bien oui, bien sûr. Verin !
Verin, s'il vous plaît. Où il est, Verin ?
Verin !
-Oui, Monsieur. -Eh ben, mais...
-Je me suis coupé la moustache et les cheveux.
C'était un vœu, si je passais en 2e année.
-Ah, mais c'est pas le mien, celui-là.
Parce que le mien, on lui a coupé les cheveux nous-mêmes.
-Vous pouvez, vous pouvez rigoler.
Vous serez désormais les seuls à redoubler.
-Euh, ça m'étonnerait. -Pourquoi ?
-Le père de Mem vient d'être nommé au conseil d'administration.
Dans son pays, c'est un personnage très, très important.
-Mais...
-La coopération. -Et si je refuse ?
-Les grandes écoles reconnues par les gouvernements
ont certaines obligations.
-Les enfants, vous en pensez quoi ?
On le garde comme directeur ?
-Allez ! -Ouais.
-Allez ! Ouais, on le garde !
Rires
Musique rythmée
...
...
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