Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
"Maintenant la substance du cinnbare
est telle que plus elle est chauff�e,
plus esquisite est sa sublimation
le cinabre deviendra mercure
et le passant par une s�rie d'autres sublimatons
il retournera encore en cinabre
et il permet � l'homme d'appr�cier la vie �ternelle "
Ceci est l'exp�rience classique
avec laquelle des alchimistes dans le Moyen-age
ont inspir� la crainte de ceux qui les ont observ�es,
tout au long du chemin de la Chine � l'Espagne.
Ils prennaient un colorant rouge, le cinabre,
qui est un sulfure de mercure,
et le chauffait
La chaleur chasse le soufre et laisse
une perle exquise de m�tal liquide
argent� et myst�rieuse, le mercure,
pour �tonner et frapper de crainte leur patron.
Ce n'est pas une exp�rience sans importance en soi,
bien que cela se produit avec le soufre et le mercure
ceux sont les deux �l�ments auxquels les alchimistes
pensaient qui composaient l'univers.
Mais cela montre une chose importante:
Que le feu a toujours �t� consid�r�,
non comme un �l�ment d�truisant,
mais comme un �l�ment de transformation.
C��tait la magie du feu.
Je me rappelle qu�Aldous Huxley
me parlant durant une longue soir�e,
tenant ses mains blanches devant l�atre du feu,
"C�est ce qui transforme. Ce sont les l�gendes qui le montrent.
surtout, la l�gende du Phoenix qui renait par le feu
et vie encore � plusieurs reprises de g�n�ration en g�n�ration."
Le feu est l'image de la jeunesse et du sang,
la couleur symbolique dans le rubis et le cinabre.
et quand Prometheus dans la mythologie grecque
a ammen� le feu � l'homme, il lui a donn� la vie.
D'une mani�re plus pratique, le feu a �t� connu t�t
il y a environ 400.000 ans, nous pensons.
On le trouve certainement
dans les cavernes de l'homme de P�kin.
Chaque culture depuis lors a employ� le feu.
et l�a utilis� pour faire les simples
transformations de la vie quotidienne.
pour faire cuire, s�cher et durcir le bois,
pour chauffer et couper des pierres.
Mais naturellement, la grande transformation
qui a aid� � faire la civilisation para�t plus profonde.
La physique est le couteau
qui coupe la semence de la nature.
Le feu, l'�p�e flamboyante, est le couteau
qui coupe en-dessous de la structure �vidente de la pierre.
c'est-�-dire, l'extraction des m�taux de leurs minerais,
que maintenant, nous savons a commenc�
il y a 7.500 ans, aux environs de l'an 5500 AC
en Perse et en Afghanistan.
A ce moment-l�, des hommes ont mis dans le feu
une pierre verte, la malachite de mani�re premedit�,
et de l� ont coul� le cuivre rouge en m�tal.
Ils ont identifi� le cuivre parce qu'on le trouve
parfois dans des morceaux brutes sur la terre,
et sous cette forme, il avait d�j� �t� martel�
et utilis� pendant plus de 2.000 ans.
Le nouveau monde aussi, a travaill� le cuivre
et l�a fondu � la naissance du Christ,
mais cela s'est arr�t� l�.
Seulement le vieux monde a continu� � faire du m�tal
l'�pine dorsale de la vie civilis�e.
Soudainement, la gamme du pouvoir de l�homme
s'est augment�e immens�ment.
Il a en son pouvoir, un mat�riel qui peut �tre moul�,
dessin�, martel�, fondu,
qui peut �tre transform� en un outil, un ornement, un navire,
et qui peut �tre jet� de nouveau dans le feu et �tre remodel�.
il a seulement une imperfection.
Le cuivre est un m�tal mou.
d�s qu'il sera mis sous contrainte, un fil du cuivre,
par exemple, visiblement commence � ceder.
Ceci est parce que le cuivre, comme chaque m�tal,
se compose de couches de cristal.
et c'est les couches de cristal qui glissent l�une sur l�autre
jusqu�� finalement se separer.
Quand le fil du cuivre s�emousse, ce n'est pas tellement
qu'il soit faible lors de la tension,
mais il echoue par le glissement interne.
Naturellement, le chaudronnier de cuivre ne pense pas comme cela.
Il est confront� � un probl�me robuste,
qui est que le cuivre ne prendra pas un bord.
Pendant une courte p�riode, l�ascension de l'homme
s'est tenu en �quilibre jusqu�� la prochaine �tape,
pour faire un m�tal dur avec un tranchant.
Si cela semble une grande assertion pour une avance technique,
c�est parce que, comme d�couverte,
la prochaine �tape est si paradoxale et belle.
Quand, au cuivre, si vous ajoutez un m�tal encore plus mou,
l��tain, vous faites un alliage qui est plus dur que le fer.
Vous faites le bronze.
Le point est que presque n'importe quel mat�riel pur est faible.
L��tain doit �tre ajouter au mat�riel pur
comme un genre de grain atomique,
des points d'une rugosit� diff�rente qui collent
dans le trellis du cristal et l'arr�te de glisser.
Cette d�couverte a atteint son expression plus fine en Chine.
C��tait venu en Chine presque certainement du Moyen-Orient,
o� le bronze a �t� d�couvert au environ de 3800 AC.
La grande p�riode du bronze en Chine
est �galement le commencement
de la civilisation chinoise comme nous la connaissons.
La dynastie Shang, avant 1500 AC.
La dynastie Shang est arriv�e � un moment
o� la c�ramique �tait �galement d�velopp�e
et l��criture devenue fixe.
C'est la calligraphie, sur la c�ramique
et le bronze, qui commencait aussi.
Les Chinois fabriquaient le moule
� partir de bandes form�es autour d'un noyau en c�ramique.
Et parce que les bandes ont �t� encore retrouv�es
que nous savons comment le processus a fonctionn�.
Les proportions de cuivre et d'�tain
que les chinois ont utilis�s sont assez exacts.
Le bronze peut �tre fait dans presque
n'importe quelle proportion,
entre par exemple 5% et 20% d'�tain.
Mais les meilleurs bronzes de Shang
sont compos� de 15% d'�tain,
et l� l'acuit� du moulage est parfait.
Dans cette proportion, le bronze est
presque trois fois plus dure que le cuivre.
Ceci est un navire rituel
dans lequel la boisson est offerte aux dieux.
Les bronzes de Shang sont
des objets de c�r�monie et pour les divinit�s.
Ils expriment pour la Chine un culte monumental,
qui en Europe � ce m�me moment,
�tait les b�timents de Stonehenge.
Le bronze devient, � partir de ce moment,
un mat�riel pour tous les usages.
Le plastique de l��poque.
Le plaisir de ces travaux chinois, des navires
pour le vin et la nourriture, en partie espi�gle,
en partie divin,
C�est qu'il forme un art qui se d�veloppe spontan�ment
en dehors de qualification technique.
Le contenu scientifique de ces techniques classiques est claire.
Avec la d�couverte que le feu fond les m�taux,
vient en m�me temps la d�couverte qu'il les fondra ensemble
pour faire un alliage avec de nouvelles propri�t�s.
Ce qui est comme vrai du fer comme du cuivre.
Le fer est, naturellement, une d�couverte beaucoup plus post�rieure.
La premi�re preuve positive est probablement un morceau d'un outil
qui est coinc� dans une des pyramides,
et qui nous donne la date d�environ 2500 AC.
Mais la large utilisation du fer est vraiment lanc� par les Hittites
autour de la Mer Noire autour de 1500 AC,
juste durant la p�riode du processus de moulage
du bronze en Chine, la p�riode de Stonehenge.
Et comme le cuivre vient avec son alliage le bronze,
aussi le fer vient avec son alli� l�acier.
dans une periode de 500 ans, d'ici 1.000 AC,
l�acier est fabriqu� en Inde.
Et les propri�t�s exquises des diff�rents
genres d'acier viennent d��tre connus.
Elles atteignent leur apog�e, pour moi,
dans la fabrication de l'�p�e japonaise,
qui a continu� d'une mani�re ou d'une autre
depuis peut-�tre 800 AD.
La fabrication de l'�p�e, comme toute la m�tallurgie antique,
est entour� d�un rituel
et c'est pour une raison bien d�finie.
Quand vous n'avez aucune langue �crite,
quand vous n'avez aucun symbolisme,
quand vous n'avez rien qui peut s'appeler une formule chimique,
alors vous devez avoir une c�r�monie pr�cise
qui fixe l'ordre des op�rations de sorte
qu'ils soient exacts et m�morables.
Ainsi, il y a un genre de pose des mains,
une succession apostolique,
par lesquels une g�n�ration b�nit
et donne � la prochaine les mat�riaux,
b�nit le feu, et b�nit le fabricant de l��p�e.
L'homme qui fait cette �p�e prend
le titre d'un monument culturel vivant.
Son nom est Getsu,
et dans un sens formel, il est un descendant direct
dans son m�tier de Masamune le fabricant d��p�e,
qui a perfectionn� le processus
au 13�me si�cle pour repousser les mongols.
Le fer est une d�couverte post�rieure au cuivre
parce qu'� chaque �tape il a besoin de plus de chaleur.
Le point de fusion du fer est d'environ 1.500 degr�s centigrade.
L'acier est un mat�riel infiniment plus sensible que le bronze.
A l�interieur, le fer est alli� avec un pourcentage minuscule de carbone.
moins de 1%, habituellement.
Le processus pour faire une �p�e
refl�te le contr�le exquis du carbone et du traitement thermique
par lesquels un objet en acier est fait
pour s�adapter parfaitement � sa fonction.
M�me le billet en acier n'est pas simple
parce qu'une �p�e doit combiner deux diff�rentes,
et incompatibles, propri�t�s des mat�riaux.
Une �p�e doit �tre flexible mais elle doit �tre dure.
Ceux ne sont pas des propri�t�s qui peuvent �tre �tablies
dans le m�me mat�riel, � moins qu'ils se composent de couches.
Le billet en acier est coup� et alors doubl�,
afin de faire une multitude des surfaces int�rieures.
L'�p�e que Getsu necessite l�exigence
de doubler le billet 15 fois.
Ce qui signifie que le nombre de couches d'acier
sera de deux � la puissance 15,
ce qui est bien plus de 30.000 couches.
Chaque couche doit �tre li� � la prochaine,
qui a une propri�t� diff�rente.
C�est comme si nous essayions de combiner
la flexibilit� du caoutchouc avec la duret� du verre.
Et l'�p�e, essentiellement, est un immense
sandwich de ces deux propri�t�s.
� la derni�re �tape, l'�p�e est pr�par�e en �tant
recouverte d'argile de diff�rentes �paisseurs,
de sorte que quand elle est chauff� et plong� dans l'eau,
elle se refroidira � diff�rents degr�s.
La temp�rature de l'acier dans ce moment final
doit �tre jug� avec pr�cision.
et dans une civilisation dans laquelle cela n'est pas fait par la mesure,
il y a naturellement une formule rituelle.
L'�p�e doit �tre chauff� jusqu'� ce qu'elle rougeoie
� la couleur du soleil du matin.
L'apog�e, pas plus qu�un drame de la chimie, est l'extinction,
qui durcit l'�p�e et fixe ses diff�rentes propri�t�s.
Diff�rentes tailles des cristaux sont produites
par les diff�rents taux de refroidissement.
De grands cristaux lisses, au noyau flexible de l'�p�e,
et de petits cristaux d�chiquet�s au tranchant.
Les deux propri�t�s du caoutchouc et du verre
sont finalement combin�s dans l'�p�e finie.
Elles se revelent dans l'aspect ext�rieur de l'�p�e,
un �clat de soie de projectile par lequel le japonais atteind le haut.
mais le test d'une �p�e,
le test est une pratique technique
qui a une certaine th�orie scientifique, est "travaille- t-elle?"
Peut elle coup� le corps humain de maniere formelle dans le rituel �tablit.
le coup� en deux, l'O-jo-dan.
Le corps est simul� par de la paille de nos jours.
l'�p�e est l'arme des samoura�s.
Par l'�p�e, ils ont surv�cu aux guerres civiles sans fin
qui ont divis� le Japon � partir du 12�me si�cle.
Tout � leur sujet est de m�tal finement ouvr�.
l'armure flexible faite de bandes en acier, les pi�geages du cheval, l'�trier.
Mais les samoura�s ne savaient pas faire ces choses eux-m�mes.
comme les cavaliers dans d'autres cultures, ils ont v�cu par la force
et �taient d�pendants, m�me pour leurs armes,
de la comp�tence des villageois
qu'ils ont alternativement prot�g�s et vol�s.
A la longue, les samoura�s sont devenus
un ensemble de mercennaires pay�s
qui vendaient leurs services pour de l'or.
L'or est le prix universel dans tous les pays,
dans toutes les cultures, dans toutes les �poques.
Chapelet d'or, du 16�me si�cle, anglais.
Broche grecque en serpent d'or de 400 AC
Couronne triple d'or d'Abna du 17�me Abyssinien
Bracelet d'or en forme de serpent
FRANCIS BACON: hath d'or ces natures,
grandeur du poids des fixations de pi�ces
souplesse et douceur de la couleur ou de la teinte jaune
si un homme peut faire un m�tal comme toutes ces propri�t�s
laisser l'hommes dire si c�est de l�or ou non "
Plats rituals Persans Achaemenide du 6�me siecle AC
Bol � boire en or de MAlik du 8�me siecle AC persan
KO-HUNG: "L�or jaune si il a �t� fondu
des centaines de fois
ne sera pas corrompu ni detruit avant la fin du monde "
Pr�-Inca. P�ruvien, 9�me si�cle.
Le contact de Midas.
L�or pour l'avarice.
L�or pour la splendeur.
L�or pour l'ornement.
L�or pour la v�n�ration.
L�or pour la puissance.
L�or sacrificatoire.
L�or donnant la vie.
L�or pour la tendresse.
L�or barbare.
L�or voluptueux.
Benvenuto Cellini, 16�me si�cle...
CELLINl: "quand j'ai plac� ce travail devant le roi
il a halet� de stup�faction et de froid
et n�a pas pu retirer ses yeux de lui
il a pleur� d��tonnement
'C�est 100 fois plus merveilleux que ce qui n�a jamais �merveill� l'homme "
Il est facile de voir que l'homme qui a fait un objet d'or
n'�tait pas simplement un technicien, mais un artiste.
Mais c�est �galement important et pas aussi facile
pour reconnaitre que l'homme qui analysait l'or
�tait �galement plus qu'un technicien.
Pour lui, l�or �tait un �l�ment de la science.
Avoir une technique est utile, mais comme chaque comp�tence,
ce qu�il apporte � la vie est sa place dans un schema g�n�ral de la nature.
Une th�orie.
Des hommes qui ont examin� et ont raffin� l'or
ont fait �videment une th�orie de la nature.
Une th�orie dans laquelle l'or �tait unique
mais pouvait �tre fait � partir d'autres �l�ments.
C�est pourquoi dans l'antiquit� on a tellement d�pens� de temps
et d�ing�niosit� � concevoir des tests pour l'or pur.
C�est un essai pr�cis par cupellation.
Un plat � cendre, ou la coupelle, est chauff� dans le four
et port� jusqu'� une temperature
beaucoup plus haute que l�or pur l�exige.
L'or avec ses impuret�s, ou crasse, est mis dans le plat et fondu.
L'or a point de fusion tout � fait bas,
juste plus de 1.000 degr�s centigrade, presque le m�me que le cuivre.
Ce qui se produit maintenant est que la crasse laisse l'or
et est absorb� dans les paroies du plat,
de sorte qu'il y ait d'un seul trait
une s�paration �vidente entre eux, comme ceci,
la crasse de ce monde et la puret� cach�e de l'or dans la flamme.
le r�ve des alchimistes, pour faire de l'or synth�tique,
a �t� � la fin examin� par la r�alit�
de cette perle d'or qui survit � l'analyse.
La premi�re r�f�rence �crite
que nous devons � l�alchimie a juste 2.000 ans
et elle vient de Chine.
Elle dit comment faire de l'or, et l'employer pour prolonger la vie.
Ce qui est une conjoncture extraordinaire pour nous.
Pour nous, l�or est pr�cieux parce qu'il est rare.
Mais pour les alchimistes partout dans le monde,
l�or �tait pr�cieux parce qu'il �tait incorruptible.
Aucun acide ou alcali connu dans cette p�riode ne l'attaquait.
Ce qui est en effet comment les orf�vres de l'empereur l�ont analys�,
ou comme ils l�auraient dit s�par�.
� un moment o� la vie �tait brutale,
courte, sale,
pour les alchimistes, l�or a repr�sent�
l'�tincelle �ternelle de la vie dans le corps humain.
Et leur recherche pour convertir les m�taux
non pr�cieux en or et pour trouver l'�lixir de la vie
sont un et m�me effort.
Il reside, donc, dans leur travail,
une th�orie profonde.
Une qui d�rive en premier lieu, naturellement,
des id�es grecques au sujet de la terre, du feu, de l'air et de l'eau,
mais qui, durant le Moyen-age,
a pris une nouvelle et tr�s importante forme.
Pour les alchimistes d�alors, il y avait une sympathie
entre le microcosme du corps humain
et le macrocosme de la nature.
Un volcan � grande �chelle �tait comme l��bullition.
Une temp�te et un orage �taient comme pleurer.
Sous ces analogies superficielles,
et chaque th�orie scientifique est une analogie,
s��tendent le principe plus profond, qui est que l'univers et le corps
sont faits des m�mes mat�riaux,
ou des m�mes principes, ou des m�mes �l�ments.
Pour les alchimistes, il y avait deux principes.
Un �tait mercuriel, qui a repr�sent� tout qui est dense et permanent.
l'autre �tait sulfureux,
qui a repr�sent� tout qui est inflammable et impermanent.
Tous les corps mat�riels, y compris le corps humain �taient
fait � partir de ces deux principes
et pouvait �tre refaits par eux.
Par exemple, ils ont cru que tous les m�taux se d�veloppent
� l'int�rieur de la terre � partir du mercure et du soufre,
de la m�me mani�re que les os se d�veloppent
� l'int�rieur d'un embryon d�un oeuf.
et ils ont reellement voulu dire cette analogie.
Cela reste encore, dans les symboles
de la m�decine maintenant.
Nous employons toujours pour la femelle
le signe alchimique pour le cuivre,
qui est ce qui est doux, Venus.
et nous employons pour le m�le le signe alchimique pour le fer,
qui est ce qui est dur, trouble.
Cela semble une th�orie terriblement enfantine aujourd'hui.
Mais notre chimie de maintenant semblera enfantine dans 500 ans.
Une th�orie, en son temps, aide � r�soudre les probl�mes du jour.
et les probl�mes m�dicaux avaient �t� bloqu�s
jusqu�� environ 1500,
par la croyance des anciens que tous les traitements
doivent venir des plantes ou des animaux,
un genre de vitalisme.
Maintenant les alchimistes ont introduit des mineraux dans la m�decine.
Le sel, par exemple.
Et, un traitement tr�s caract�ristique
pour une maladie qui a fait rage en Europe en 1500
et n'avait pas �t� connus avant.
Le nouveau fl�au, la syphilis.
A ce jour, nous ne savons pas d'o� la syphilis est venue.
Elle a pu �tre rapport� par les marins avec les bateaux de Colomb.
Le traitement s'est av�r� d�pendre de l'utilisation
du plus puissant m�tal alchimique,
Le mercure.
L'homme qui a fait que le traitement fonctionne
est une borne entre la vieille alchimie et la nouvelle,
sur le chemin de la chimie, la iatrochemie, la biochimie, la chimie de la vie.
Il a travaill� en Europe au 16�me si�cle.
L'endroit est B�le en Suisse.
L'ann�e est 1527.
Il y a un instant dans l�ascension de l'homme
quand il fait un pas hors de l�ombre
de la connaissance secr�te et anonyme
dans le nouveau syst�me de la d�couverte ouverte et personnelle.
L'homme que j'ai choisi pour le symboliser
�tait baptis� Aureolus Philippus
Theophrastus Bombastus Von Hohenheim.
heureusement, il s'est donn� le nom l�g�rement
plus compact de Paracelsus.
Il �tait un Rabelaisien, picaresque, de caract�re sauvage,
buvait avec les �tudiants, courait apr�s les femmes,
a couru partout dans le monde...
... et jusqu�� r�cemment, a figur� dans les histoires
de la science en tant que charlatan.
Mais il ne l��tait pas.
Il �tait un homme divis�, mais profond, un g�nie.
Il �tait un homme pratique qui a compris
que le traitement d'un patient d�pend du diagnostic,
il �tait un brillant diagnostiqueur,
et officier directement comme un docteur lui m�me, il a cass� la tradition
dans laquelle le m�decin �tait un universitaire instruit
qui lisait un tr�s vieux livre,
et le pauvre patient �taient aux mains d'un certain aide,
qui faisait ce qu'il lui avait �t� dit.
Comment il est venu ici.
Ceci est la maison, � B�le, de Johann Frobenius,
le grand imprimeur protestant et humaniste...
... qui en 1527, a eu une infection s�rieuse de la jambe,
sur le point d'�tre amput�e,
il a fait appel � ses amis du nouveau mouvement,
qui lui ont envoy� Paracelsus.
Paracelsus a jet� les universitaires hors de la salle
il a sauv� la jambe et a effectu� un traitement
qui a fait �cho en Europe.
Erasmus lui a �crit, disant:
"Vous avez rapport� Frobenius,
qui est la moiti� de ma vie, des enfers."
Le centre de cette �poque historique �tait B�le.
Pensez aux dates.
Paracelsus est n� en 1493.
C��tait l'ann�e apr�s que Colomb ait d�couvert l'Am�rique
et a ouvert le nouveau monde.
Alors est venu Luther,
�clatant les traditions de l'�glise,
et ici � B�le pla�ant la ville contre la robe
dans un nouveau genre d'opposition.
L'humanisme s'�tait �panoui avant m�me la r�forme.
Il y avait une universit� avec une tradition d�mocratique,
de sorte que bien que ses hommes de la medecine
ont regard� obliquement Paracelsus,
le conseil municipal pouvait insister
sur le fait qu'on lui a permis d'enseigner.
Un grand changement explosait en Europe.
Plus grand peut-�tre que le bouleversement religieux et politique
que Martin Luther avait lanc�.
L'ann�e symbolique du destin �tait juste avant:
1543.
Dans cette ann�e trois livres ont �t� �dit�s
qui ont chang� l'esprit de l'Europe.
Les sch�mas anatomiques de Vesalius;
La premi�re traduction des math�matiques
et de la physique grecques d'Archim�de;
et le livre de Nicolaus Copernic
sur la r�volution des corps ronds merveilleux,
qui a mis le soleil au centre du ciel
et a cr�� ce qui s'appelle maintenant la r�volution scientifique.
Toute cette bataille entre le pass� et le futur
est r�capitul�e proph�tiquement en 1527
dans une action simple en dehors de l'abbaye ici � B�le.
Paracelsus a publiquement jet� dans le traditionnel feu d'�tudiant
un manuel m�dical antique d�Avicenne,
un partisasn arabe d'Aristote.
Il y a quelque chose de symbolique au sujet de ce feu au milieu de l'�t�
que j'essayerai d��voquer � pr�sent.
Le feu est l'�l�ment des alchimistes,
par lesquels l'homme peut couper
profond�ment dans la structure de la mati�re.
Le feu lui-m�me est-il alors une forme de mati�re?
Si vous croyez cela,
vous devez lui donner toutes sortes de propri�t�s impossibles.
Tel qu�il est...
lumiere et rien d�autre.
200 ans apr�s Paracelsus
c�est ce que les chimistes ont essay� de faire dans la th�orie du phlogiston.
Mais il n�y a aucune substance comme le phlogiston,
juste comme il n�y a aucun principe comme le principe vital,
parce que le feu n'est pas mat�riel,
pas plus que la vie est mat�riel.
Le feu est un processus de transformation et de changement,
par lesquels des �l�ments mat�riels sont joints
dans de nouvelles combinaisons.
la nature des processus chimiques a seulement �t� compris
quand le feu lui-m�me est venu � �tre compris comme un processus.
Le geste de Paracelsus disait,
"la Science ne peut pas regarder vers le pass�.
Il n�y a jamais eu un �ge d'or."
Cela a pris encore 250 ans pour d�couvrir le nouvel �l�ment l�oxyg�ne,
qui enfin a expliqu� la nature du feu,
et a enmen� la chimie en dehors du Moyen-age.
Je suis dans le Smithsonien � Washington,
dans ce qui reste du laboratoire de Priestley.
Naturellement, je n'ai rien � faire ici.
Cet appareil devrait �tre � Birmingham, en Angleterre,
o� Priestley a effectu� son travail le plus splendide
le centre de la r�volution industrielle.
Pourquoi est il ici?
parce qu�une foule a conduit Priestley hors de Birmingham en 1791.
Je voudrais pouvoir vous dire que la foule
qui a d�truit la maison de Priestley � Birmingham
a bris� le r�ve d'une belle, aimable et charmante cr�ature.
H�las, je doute que c��tait vraiment vrai.
je ne pense pas que Priestley �tait tr�s aimable.
Je suspecte qui il �tait plut�t difficile, froid, rev�che,
pr�cis, un homme tir� � quatre �pingles et un puritain.
mais l�ascension de l'homme n'est pas faite par des personnes aimables.
Elle est faite par les gens qui ont deux qualit�s:
une immense int�grit�
et au moins un petit g�nie.
La d�couverte qu'il a faite �tait
que l�air n'est pas une substance �l�mentaire.
qu'il se compose de plusieurs gaz,
et parmi eux, l'oxyg�ne
qu�il a appel� l�air dephlogistiqu�
celui qui est essentiel � la vie des animaux.
Le 1er ao�t 1774, il a fait de l'oxyg�ne,
et vu, � son �tonnement, comment une bougie
a br�l� brillament dans l�oxygene.
En octobre de cette ann�e il est all� � Paris,
il a demand� � Lavoisier et � beaucoup d'autres sur ce sujet,
mais ce n'�tait pas jusqu'� ce qu'il lui-m�me soit revenu
et le 8 mars 1775, il a mis une souris dans l'oxyg�ne
il a r�alis� � quel point elle a bien respir� dedans.
Un jour ou deux apr�s, il a �crit une lettre d�licieuse.
Il a dit � Franklin:
"deux souris et moi-m�me sommes les seules cr�atures
qui ont eu le plaisir exquis de le respirer."
Il a �galement d�couvert que les plantes expirent
de l'oxyg�ne au soleil.
Naturellement, cela est la base des animaux qui respirent.
Les cent ann�es � venir devaient montrer que c'�tait crucial,
que les animaux n'auraient pas �volu�s du tout
si les plantes n�avait fait d�abord de l'oxyg�ne.
Mais, naturellement, en 1770, personne n�avait pens� � cela.
La d�couverte de l'oxyg�ne a donn� un sens
� l'esprit r�volutionnaire de Lavoisier,
qui a p�ri durant la r�volution fran�aise.
Lavoisier a r�p�t� une exp�rience de Priestley,
qui est presque une caricature
d'une des exp�riences classiques de l'alchimie.
Les deux hommes ont chauff� l'oxyde rouge de mercure
en utilisant un verre br�lant
le verre br�lant �tait juste � la mode puis
dans un vase dans lequel ils pouvaient voir le gaz produit et pouvait le rassembler.
Le gaz �tait l'oxyg�ne.
C��tait une exp�rience qualitative,
mais avec Lavoisier c'�tait une preuve instantan�e
que la d�composition chimique pouvait �tre mesur�e.
L'id�e �tait simple et radical:
Amenant l'exp�rience dans les deux directions
et mesurant les quantit�s exactement.
Brulant le mercure de sorte qu'il absorbe l'oxyg�ne,
et mesurant la quantit� exacte d'oxyg�ne qui est consomm�e
entre le commencement et la fin de la combustion.
Maintenant transformant le processus en sens inverse.
Prenant l'oxyde mercurique qui a �t� fait,
le chauffant vigoureusement et pour qu�il expulse l'oxyg�ne.
Le mercure est laiss� derriere, l�oxygene circule dans le vase,
et la question cruciale est: Combien?
Exactement la quantit� qui a �t� absorb�e avant.
Soudainement le processus est mat�riel.
Les essences, les principes, le phlogiston ont disparu,
deux �l�ments concrets ont vraiment �t� remont�s et d�mont�s.
Apr�s le feu, le soufre, brulant le mercure,
il �tait in�vitable que l'apog�e de l'histoire
devait avoir lieu dans le froid humide de Manchester.
Ici, entre 1803 et 1808,
un ma�tre quaker appel� John Dalton
a rendu la connaissance vague de la combinaison chimique,
brillamment illumin�e comme elle avait �t� par Lavoisier,
soudainement dans la conception moderne
pr�cise de la th�orie atomique.
C'�tait un moment de merveilleuses d�couvertes en chimie.
Durant ces cinq ann�es, dix nouveaux �l�ments ont �t� trouv�s.
mais, Dalton n'�tait int�ress� par rien de cela.
C��tait, pour dire la v�rit�, un homme quelque peu sans couleur.
C��tait certainement un aveugle des couleurs.
C��tait un homme avec des habitudes r�guli�res,
qui marchait chaque jeudi apr�s-midi
dans les vall�es de la campagne.
et les choses qui l�int�ressaient �taient des choses de la campagne,
les choses de Manchester l�eau,
le gaz des marais, l�anhydride carbonique.
Et il se posait des questions concr�tes
sur la mani�re qu'ils combinaient en poids.
Pourquoi, quand l'eau est faite d'oxyg�ne et d�hydrog�ne,
font exactement toujours les m�mes quantit�s viennent-ils
toujours ensemble pour faire une meme quantit� d'eau?
Pourquoi quand l'anhydride carbonique est fait,
pourquoi quand le m�thane est fait,
y a-t-il des constances de poids?
et soudainement il s�est rendu compte que la r�ponse devait �tre
que oui, la th�orie atomique grecque d�mod�e �tait vraie,
mais l'atome n'est pas simplement une abstraction dans un sens physique,
il a un poids qui caract�rise cet �l�ment ou cet �l�ment.
En 1805, il a �dit� pour la premi�re fois sa conception.
et cela ressemble � ceci.
Si une quantit� donn�e de carbone...
... un atome...
combine pour donner du dioxyde de carbone,
il le fait ainsi avec deux atomes d'oxyg�ne.
Si l'eau est constitu�e d'oxyg�ne et d'hydrog�ne,
ce sera cette mol�cule d'eau et cette mol�cule d'eau.
Les poids sont exact.
Maintenant les poids sont-ils exacts pour le m�thane?
Oui - exactement, si vous enlevez ces oxygenes.
Vous avez les bonnes quantit�s d'hydrog�ne
et de carbone pour pr�parer le m�thane.
c'est l'arithm�tique exacte des atomes
qui fait de la th�orie chimique la base
de la th�orie atomique moderne.
C�est la premi�re le�on profonde
qui sort de toute cette multitude de sp�culation
au sujet de l'or et du cuivre et de l�alchimie,
jusqu'� ce que cela atteigne son apog�e en Dalton.
L'autre est un point au sujet de la m�thode scientifique.
Dalton �tait un homme avec des habitudes r�guli�res.
il a mesur� les pr�cipitations, la temp�rature...
une entreprise singuli�rement monotone dans ce climat.
de toute cette masse des donn�es, rien n�est venu.
Mais pour une question de recherche, presque enfantin,
au sujet des poids qui entrent
dans la construction de ces mol�cules simples...
est venu la th�orie atomique moderne.
C�est l'essence de la science.
De poser une question impertinente,
et vous �tes sur le chemin de la r�ponse convenable.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.