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...
... ... ... ...
On fait comme si on discute normalement, comme ça.
Et tu vois le voisin derrière ? En discret.
Oui.
Alors ? C'est dingue, non ? De quoi ? Quoi de quoi ?
Tu vois pas un truc bizarre ? Ben non, quoi.
Je devrais ? Tu te fous de moi ou quoi ? Mais quoi ? C'est quoi ? C'est qui
? On le connaît.
Enfin, la ressemblance.
Ah, il ressemble à quelqu'un ? À qui ? Ah, si.
Julien Courbet, c'est ça ? Non, mais enfin, c'est évident. Bonjour ! Non,
arrête. Non, il parle pas, il parle pas. Bienvenue dans le quartier ! Non,
arrête. Qu'est-ce que tu fais ? Tu dis pas bonjour ? Ben si, je dis bonjour.
Ben non.
Ben non, t'as raison.
Je vais chercher les confitures chez les polaires.
A toute ! A toute !
Vas
-y.
Parfait, ça. Monsieur, vous pouvez me rapporter mon ballon, s'il vous plaît ?
Super.
Dis-lui de venir.
Dis-lui que t'as mal aux jambes.
Qu'est-ce qu'il fout, putain ?
Tu m'as fait peur.
Alors ? C'est rigolo.
Quoi ? T'avais la...
Papa, là.
La tête du papa.
Quoi ? C'est la même que moi.
Non.
Ça y est, c'est le grand jour, c'est génial !
Ben t'es là ? Ben t'étais où ? Ben... Je parlais avec le voisin. Ah, alors ? T'as
vu ? Qu'est-ce que tu foutais ce matin, planqué dans la cabane ? Hein ? Ben je
sais pas, j'ai rien compris.
Il m'a dit qu'il t'avait vu ce matin avec Enzo, en train de les regarder
depuis la cabane.
Quoi ? Il y a qui m'a vu ce matin avec Enzo en train de les regarder depuis la
cabane ? Oui.
Et apparemment, tu... Il t'a dit bonjour et t'as pas répondu, c'est vrai ? Quoi ?
C'est n'importe quoi, il m'a pas dit bonjour.
Ça va, Alex ? Ouais.
T'es bizarre, hein ? Bah non.
C'est toi qui es bizarre à dire j'étais dans la cabane.
C'est tordu comme idée.
Bon, tu lui as dit quoi ? Bah je sais pas quoi lui dire, moi.
Bah si, j'ai dit que... J'ai dit que t'étais pas bien, que t'avais besoin de
t'isoler.
Bah pourquoi t'as dit ça ? Et qu'est-ce que vous voulez que je lui dise ? Mais
toi, à ma place, t'es ton mec qui espionne les voisins planqués dans une
cabane pour enfants.
Oh, putain.
Mais enfin, pourquoi tu fais ça aussi ? Mais enfin, Nathalie, ce mec est mon
sosie parfait.
Voilà pourquoi.
Ton sosie, mais pas du tout.
C'est mon sosie parfait, mais avec des cheveux.
Mais arrête avec des cheveux, c'est chiant à la fin.
On est pareil.
Mais pas du tout, enfin il a un gros nez, il a pas de lèvres.
Enfin je sais pas, on est jamais d'accord sur la ressemblance, mais enfin
là c'est ridicule. D'accord, très bien, alors attends, regarde ça, voilà.
Alors, c'est pas mon sosie ça peut-être. Enfin tu nous as filmé ? Mais pas du
tout, regarde bien.
Mais ça va pas, qu'est-ce qu'il te prend ? Bon, j'y vais.
Efface-moi ce truc.
C'est débile.
Il est super sympa en plus, drôle et tout.
Il va nous inviter pour un petit apéro cette semaine, il va nous dire quand.
Comme ça, tu le verras de près, puis tu verras bien que vous avez absolument
rien à voir.
T'as réparé la gouttière ? Non, c'est ce que j'ai prévu de faire cet après-midi.
Super. Bon, je vais chercher un zoo ping-pong.
Bisous.
Je t'aime.
Oublie pas tes clés, parce que je serai en train de bricoler.
Nathalie, les clés ! Merde ! Je t
'avais dit de prendre... Bonjour, je suis Axel, votre nouveau
voisin.
Ah ouais, effectivement, il y a... Vous êtes Alexandre, c'est ça ? Ah, oui.
Non, je voulais vous dire qu'on va organiser un pot.
Avec les voisins pour notre crémaillère.
Donc vous êtes les bienvenus. Lundi soir, ça vous va ? Ouais, mais là, ça va
bien. Non, c'est... Il y a un problème, là. Ça va pas être possible, ça.
Non, je sais pas. Qu'est-ce qui vous arrange comme jour ? Il n'y a rien qui
vous choque, là ? Euh... Non.
Non, peut-être que je vous dérange.
Je repasserai un autre moment.
Parce que votre femme a dit que vous étiez un petit peu fatigué en ce moment.
Non, pas du tout. Non, non, je vais très très bien. Je ne sais pas pourquoi elle
a dit ça. Allez-y, continuez.
Et ça va ? On ne vous a pas trop dérangé avec les travaux ? On n'a pas fait trop
de bruit ? Désolé.
Vous connaissez la maison déjà ? Non, je ne suis jamais allé, non.
Bon, ce sera l'occasion de vous la faire visiter.
Oui.
Allons-y, très bien.
À maintenant ? Oui. Ah bah si vous voulez. Ok, allez.
On est en pleine installation, donc c'est un peu... Entrez, entrez.
Faites comme chez vous.
Il y a tout juste de poser les cartons.
Venez, n'ayez pas peur.
Et bah voilà.
Désolé pour le foutoir.
Ok.
Donc c'est exactement comme chez nous, quoi.
Bah, oui.
En même temps, c'est la même construction, donc... T'es là, mon dodo
? Ouais, Tatiana.
Je suis avec le nouveau voisin.
Oh là là ! Mais vous avez vachement avancé ! T'as vu ça ? C'est hyper beau !
Bonjour, pardon.
Bonjour. J'arrive, mon bébé ! Tatiana a fait un gros voyage pour le boulot. Ça
va, t'as fait de l'envoi, ma chérie ? Je suis épuisée.
Je te présente Alexandre.
Bonjour, ça va ? Que je ne vous embrasse pas, je suis toute collante. D'accord,
pas de problème.
Je suis le...
de votre mari.
C'est notre nouveau voisin. Le voisin ! Absolument.
Enchantée.
J'ai fait 13 heures de voile. Quelle torture.
Je sens que je vais avoir besoin d'un bon massage.
C'est vrai ? Evidemment.
Ça va ? Je ne suis pas habitué encore.
Il y aura des gros travaux, c'est vous ? Le sous-sol, surtout.
D'accord.
Voilà.
Je peux ranger jusqu'à 2500 bouteilles.
C'est une passion un peu débordante.
Et encombrante.
C'est marrant parce que moi aussi j'ai des bouteilles de vin dans ma cave.
Ah ouais c'est vrai ? Vous appréciez le vin ? Pourquoi j'en ai pas autant ?
J'ai rencontré la voisine.
Trop sympa.
Elle est classe dis donc.
J'adore.
Ça va toi, t'as pas trop galéré avec la gouttière ?
C'est là ? Ah ouais, non, j'ai pas eu le temps.
Ça va ? Nat, j'ai parlé avec le voisin.
Ah, alors, t'as vu, rien à voir.
Je sais que tu trouves ça dingue, mais c'est le même.
Ce mec, c'est moi, mais dans la maison d'à côté.
Enfin non, Alex.
C'est mon miroir, c'est horrible.
Mais qu'est-ce qu'il me veut, ce type ? Mais, oh, qu'est-ce que tu racontes ? J
'ai visité sa maison, c'est la même que nous.
Non, ça en était flippant.
Ils ont quasiment les mêmes meubles, les mêmes chaises. Oui, mais ils ont été
chez Ikea comme nous. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Arrête avec ça. Il
y a deux options. Soit je suis en train de devenir taré, soit j'ai raison.
Non, pire, j'ai raison et tu veux pas me le dire.
Tu me fais une blague, c'est quoi ? Je suis très sérieux.
Alors il a dit quoi quand il t'a vu, si c'est si évident ? Ah ben rien, tu
penses. Il a parfaitement joué à la partition de comme si de rien n'était. A
roulé des pelles à sa femme.
Rouler des perles.
C'était horrible. J'avais l'impression de me voir moi. J'avais moi en face de
moi.
Ce type, c'est moi.
En mieux.
Mais c'est quoi ? C'est encore ton problème d'estime de toi ? Pourquoi tu
te compares aussi ? Je me compare pas. C'est lui qui me compare. J'en ai rien à
foutre de ce type.
Putain.
Ça va devenir dingue.
Allez, viens là.
Allez, viens là, pépère.
Ça va pas, toi.
Non, ça va pas.
Il y a un truc qui cloche, un truc qui tombe pas rond.
Tu sais, j'ai vu un reportage à la télé.
Il disait que 65% des gens qui sont en dépression ne le savent pas eux-mêmes.
Pourquoi je suis en dépression ? Tout va bien, je suis en pleine forme.
C'est juste que le mec d'à côté a la même tête que moi, voilà.
Alex, tout va bien.
T'as une belle maison, t'as une super famille qui t'aime, tu cartonnes au
boulot comme jamais.
Je t'assure que c'est dans ta tête tout ça.
T'as rien à voir avec ce type.
La tête.
Allez, dors.
Tu verras demain, t'en rigoleras.
Ouais.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Je t'aime.
Je t'aime.
Bonjour. Bonjour.
La petite clope du matin.
Elle est bonne, celle-là.
Ouais. J'ai arrêté il y a trois ans, moi.
Ah ouais ? Ouais.
Bonne journée.
Bonne journée ! Putain.
C'est dans ma tête, c'est dans ma tête.
C'est dans ma tête.
Oui,
bonne journée !
Bienvenue Axel, bienvenue à la COGIP.
Merci beaucoup.
Je vous laisse souhaiter une bonne arrivée à notre ami Axel Chambon et son
second, Stanislas Berthaud, qui nous rejoignent suite à notre rapprochement
avec la Sokram de Limoges, que nous embrassons bien fort.
Alors messieurs, sentez-vous ici chez vous et les autres, merci de les
accueillir comme il se doit, je vous fais confiance.
Axel et Stanislas qui nous rejoignent pour insuffler une manière de penser
peut-être un petit peu moins plan-plan, un petit peu moins ringarde, entre
parenthèses. Messieurs, on compte sur vous pour nous secouer un petit peu tout
ça.
En revanche, aucune inquiétude pour l'équipe d'Alex.
Alexandre et Denis, rien à voir avec vos résultats, ils sont un petit peu
compliqués de cette année.
Je tiens à être totalement rassurante. Aucun emploi n'est en danger.
Aucun risque de licenciement n'est à craindre. Pour cause de poste en
doublon, je ne laisserai tomber personne.
Ça va, Alex ? Ça va ? Tu ne te sens pas bien ? Alex ? Ouh là !
Ils sont où,
les maires de mon bureau ?
C'est Nicole qui a demandé qu'à partir de maintenant, on travaille en plateau.
C'est un nouveau truc, genre team building.
Je me mets où, moi, alors ? Ben... Là.
Il s'est carrément mis en face de toi.
Putain, on est dans la merde.
Ok.
On va pas se laisser faire, t'inquiète.
Hé.
C'est marrant, quand même.
Quoi donc ? C'est marrant qu'on se retrouve tous les deux à bosser dans la
même... Ah ouais, non, c'est rien d'extraordinaire ça.
C'est même très banal, il y a plein de gens qui sont voisins et collègues.
Allô ? Oui, bonjour, je cherche à joindre monsieur Axel Chambon, s'il vous
plaît. Merci, au revoir.
Ah, Alexandre ! Alors, ça va mieux ? Super.
Et toi Axel, ça va ? Tu prends tes marques ? Impeccable, merci Nicole.
Bon, tant mieux.
Dis-moi Alex, j'ai encore une relance de l'avocat, mais on est où sur le dossier
Choulard ? Alors le dossier Choulard, de mémoire c'était un peu complexe. Oui, ça
a commencé à nous coûter une petite fortune cette histoire-là. Je sais, ça
fait vraiment que c'est dur ça, Choulard.
Euh, Choulard... Attends, Denis ? Je peux venir s'il te plaît ?
Entrez.
Désolé, Anne.
Dis-moi, Denis, Choulard, le dossier Choulard, c'est toi, ça ? Euh,
Choulard... Choulard... Ouais, c'est ton dossier, ça ? Euh, c'est mon dossier,
Choulard ? Si, ah oui.
Choulard ? Oui, le dossier Choulard. Choulard. Si, je me souviens très bien,
tu m'avais dit une fois, j'aimerais bien récupérer le dossier Choulard, et je t
'avais dit, ça m'embête, mais tu peux le récupérer, si tu veux.
Non, je vous jure, c'est pas moi.
C'est pas toi ? Alors attends, Choulard, du coup... Pardon, Nicole.
Attends, attends, attends.
Excusez-moi, on parle de Daniel Choulard de la Cipexo ? Oui.
Parce que si on a associé avec Daniel Choulard, moi je peux l'appeler. Je le
connais très bien quand on bossait ensemble à la Sokram.
Donc si ça peut... Non, non, ça va, ça va.
Bah si, pourquoi ? Non, ça va, c'est gentil, mais je maîtrise. Mais non,
enfin... Non, non, mais c'est pas grave. Non, non, mais ça va, merci bien.
Attends, s'il fait douce... Non, mais c'est pas grave. Non, non, mais c'est
bon, ça va.
C'est un dossier sur lequel je travaille depuis 5 ans. Alors, t'étais pas là.
C'était avant. Mais au bout d'un moment... Désolé, il faut que chacun...
Voilà. Merci beaucoup.
Voilà.
T'inquiète pas.
Ouais, c'est ça. Vous vous êtes mal compris.
D'accord.
Bon, super. Merci beaucoup, Daniel.
Et embrasse Karine.
Et puis le petit dernier aussi.
Gaston.
Gaspard ! Pardon.
Excuse-moi.
D'accord.
Je lui dirai.
Salut, Daniel. Ciao.
Bon, c'est bon.
Il annule la procédure.
Il va t'appeler pour s'excuser.
Merci beaucoup, Axel. Merci.
Je le sentais, que ça matcherait bien tous les deux.
Ça fait quoi ? Même pas une heure et hop, ça y est.
L'équipe championne. On a trouvé le bon binôme, là, non ? Eh ben voilà, cogipe.
Cogipe. L'esprit d'équipe, plus que jamais.
J'adore.
Dis-moi, Axel, tu passes me voir deux minutes en privé dans mon bureau, s'il
te plaît ? Allez,
à plus.
Putain.
Il y a un truc qui cloche avec ce mec. Je suis sûr qu'il cache quelque chose.
Mais oui, c'est clair.
Qui nous cache surtout qu'il va nous l'enfiler bien profond et qu'on va
dégager tous les deux, ouais. Denis.
Approche.
Tu l'as entendu, toi, tout à l'heure, Daniel Schuller, au bout du fil ? Euh...
Non.
Et tu t'es pas demandé si, en fait, il était pas en train de parler avec
personne ?
Je lis dans ses yeux, je vois tout.
Je vois tout.
Mais, et alors, qu'est-ce qui va nous arriver, alors ? Je t'annonce
officiellement qu'à partir de maintenant, on passe en mode bagarre.
Tu veux dire... physiquement ? Non, je veux dire que si c'est la guerre qui
veut, il va l'avoir.
Et quoi ? Hey ! Ça va, les gars ? C'est sympa, ce petit coin, là.
Je me disais que ce serait pas mal, non, qu'on boive un verre un soir dans la
semaine, les deux équipes.
Histoire de faire un petit peu connaissance.
Ah ouais, non, mais je crois pas que ce soit vraiment dans l'ADN de la COGIP de
mélanger alcool et travail.
Ah ok, d'accord.
Bon, bah de toute façon, on se voit ce soir à la maison.
Comment ça ? Bah oui, tu sais, notre pôle arrivée.
Avec tes voisins.
Ah ouais, mais non, ça tombe mal parce que le lundi soir, c'est pile le soir où
je dîne avec Denis.
Et oui.
Depuis dix ans, tous les lundis.
Denis vient dîner à la maison, ça c'est incontournable, c'est un rituel sacré, c
'est impossible à annuler, je suis désolé. Tous les dix ans.
Depuis dix ans.
Tous les lundis.
Mince, d'accord, mais je croyais que vous étiez libre avec Nathalie.
Bah ouais, non, c'est con.
Ah.
Bon, je sais pas, après ? Ouais, alors non, c'est une très mauvaise idée, parce
que vu l'état dans lequel on est quand on termine, généralement, c'est... Oh là
là.
Ouais, ouais, ouais.
En tout cas, la porte est grande ouverte. Voilà.
Ouais, non, mais laisse tomber.
Coucou. Ça va ? Salut. Ça va, chérie ? Ouais. Bonne journée.
Super.
Ah, j'ai croisé le voisin.
Hein ? Ouais.
Il a été engagé à la COGIP, figure-toi.
Oh. C'est fou, non, comme coïncidence ? Génial, c'est dingue, ouais.
Ouais ? Bon, en même temps, il y a pas trop de petites entreprises à
Montdidier, hein.
C'est vrai, c'est ce que je lui dis aussi.
Tu fais quoi ? C'est des salades, pour la crémaillère des voisins.
Ah ouais, zut, je suis allé complètement zapper.
Ah ouais, non, on peut pas, j'ai invité Denis à dîner.
Quoi ? Mais ça va pas, on a dit qu'on y allait.
C'est qui, Denis ? Ben, Denis Moulard, de la Cochip.
Je connais pas.
Ben, il si, il était à l'arbre de Noël. C'est même lui qui faisait le père Noël.
On se souvient pas ? Si.
Enfin non, écoute, on s'est engagés quand même. Il y aura tout le monde. Il
y a les Delcroix, il y a Mélanie et Guillaume, il y a les Delfos.
C'est pas grave, si on y va pas, ils n'ont pas la différence.
Faut-tu plaisante ou quoi ? Je prépare tout avec Tate depuis deux heures.
Tate ? Tatiana, la voisine.
Genre c'est ta pote, quoi.
Ben ouais.
Mais qu'est-ce que t'as en ce moment ? Bon, écoute, tu me saoules. N'y va pas,
je dirais que t'es pas bien. Arrête avec ça ! Je vais très bien, je suis en
pleine forme.
J'ai pas envie de mélanger ville privée et boulot, c'est fou.
Enfin, tu plaisantes, tu dis que tu dînes avec Boulard, là. Boulard ? Non,
mais c'est pas pareil, Denis.
Fais comme tu veux, vas-y. Si tu préfères passer ta soirée avec des
inconnus au lieu de dîner avec un de mes meilleurs potes, qui est le plus à
hurler de rire que je connaisse... Bon, OK, très bien. Allez, bonne soirée.
Enzo, on y va ? Tu vas dans cette tenue ? Bah oui, c'est une soirée, hein.
Oui, non, mais comme tu veux.
Il faut savoir que moi, j'ai toujours été opposé à la classification
alphabétique des contentieux fournisseurs.
Et je l'avais fait savoir dans un mémo carabiné qui avait fait beaucoup de
bruit à l'époque. Je ne sais pas si tu t'en souviens.
Non, pas spécialement. Moi, je m'en souviens très bien.
Et je peux te dire que la Nicole Lecoët, quand elle a reçu mon tableau analytique
indexé sur les actifs immobilisés, je peux te dire...
T'es con, Denis ! Qu'est-ce que t'es drôle, la vache ! T'es fou, toi !
Alex, qu'est-ce que vous faites ? Venez, c'est hyper sympa ! Non, non, ça va, on
passe une tellement bonne soirée, là. Merci beaucoup ! J'étais pas tout seul,
les gars ! Venez ! Il y a une plus belle fille du quartier, là.
Arrête ! Allez, venez, il va nous faire visiter son sauna ! Pardon, mais désolé,
nous aussi, parce qu'on s'éclate un peu entre potes, là. Alors, très peu pour
nous. Merci !
Visitez son Sénat, au secours.
Qu'est-ce que je disais ? Ah oui ! N'importe
quoi ! C'est ce que je disais, n'importe quoi ! T'es con, Denis ! À la tienne,
mon pote ! C'est vrai que c'est une drôle de vie, ça.
Tiens-moi le truc.
Non mais laisse-moi en passant.
Est-ce qu'il est con avec ses guirlandes ? C'est pas de vrai.
Bonsoir. Ah, vous êtes venus finalement.
Ça fait plaisir.
Tatiana, je ne te présente pas Alex, que tu connais déjà.
Et Moulard.
Denis Moulard.
Cogipe.
Cordialement. Enchantée.
Bienvenue.
Faites comme chez vous.
De toute façon, vous êtes quasiment chez vous.
Je laisse ? A tout de suite.
D'accord, amour.
Tu connais Alain ? C'est mon voisin depuis 10 ans, donc oui, je connais
Alain. Salut Alex.
Ça va Alain ? Cordialement. Dis, à propos, laisse tomber pour ta tondeuse.
Il y a Axel qui m'a proposé de prendre la sienne.
En plus, elle est électrique, donc c'est un peu plus écolo.
Pas de problème. Je vous fais un petit cocktail ? Deux spritz ? Volontiers.
Eh bien, c'est parti.
Je nettoie un peu mon bazar.
Tu mets tes déchets organiques dans une poubelle, toi ? Excuse-moi, mais à notre
époque, ça m'étonne toujours d'avoir ça.
Non ? Non.
Personnellement, j'ai un compost.
Réduction des déchets, biodiversité.
On n'a qu'une seule planète.
Il y a peut-être temps qu'on en prenne soin, tous ensemble.
Oui, ça va, t'as raison, mais comme on vient d'emménager, là, j'ai pas encore
eu le temps de m'organiser, mais... Ouais, mais je plaisante.
Après, chacun fait comme il peut.
Hé ! Tous mes amis, ce soir.
Hein, Laurent ? Denis ? Denis ?
Qu'est-ce qu'il cherche, cet enfoiré ? Que je me mets tout le monde dans la
poche.
Vraiment, la tête de con.
C'est vraiment la tronche du con, du gros connard de merde.
Par contre, sa femme, elle est fraîche.
Extrêmement effectuable, non ? Bon, t'as fait le tour ? Tour de la maison
terminée, rien à signaler. À part un truc hyper inquiétant. Quoi ? Où ça ? À
trois heures.
Alors, suis-moi.
Discrétos.
Celle-là.
Y a pas quoi ? Le bruit.
Totalement étrange, non ? Non, c'est un bruit de machine. C'est un lave-linge
contre une souris.
J'ai eu un Silence, j'ai eu un Bosch, j'ai eu un Whirlpool, j'ai eu un Ved...
Non, avant d'avoir le Whirlpool, j'ai eu le Bosch, et après j'ai eu un Vedette,
et j'ai re-eu un Bosch.
Ils ont jamais fait ce bruit-là.
Ah bah c'était notre marque, mais c'est un lave-linge, ça.
Non, c'est... Bon, je vais aller jeter un oeil dans le salon. Si le connard
arrive, tu l'occupes. J'ai besoin d'une botte de bière.
Salut Alex, ça va ? Hé, salut Bertrand !
C'est-à-dire, je l'occupe parce que moi, je sais pas mentir, moi, en fait. Tu
veux sauver notre job ou pas ? Alors force un peu ton talent pour une fois.
Ça va ? Ouais Alex, alors ? Qu'est-ce que tu fais là ? On dirait que tu
fouilles.
Je déconne, je déconne, je déconne.
Bah ouais, non.
Il est super sympa en fait.
Qui ça ? Il est original le poster.
Ah, c'est Tatiana qui me l'a offert pour mon anniversaire.
C'est un peu prétentieux, non ? Non, non, non.
Je n'ai jamais vu un mec danser aussi mal.
Il est vraiment nul.
Il fait carrément bien le truc avec la pièce de verre.
On voit très bien qu'il n'y a pas de vitre.
Bon, c'est bon, moi j'y vais.
Nat, viens, on y va.
Ah non, pas déjà ! Encore un petit peu, allez ! Allez !
OK. Merci.
C'est un peu dur sur la route.
Je n'ai pas de route. J'habite dans la maison mitoyenne.
Je sais. C'était la blague.
Ah oui. D'accord. Toi aussi, bonne route. Bon retour chez toi. C'est déjà
chez toi.
OK.
Salut. Salut. Salut.
Extra, non ? Extra, la soirée.
Dis-donc, ils sont adorables, tous les deux, là.
Elle, je me suis super bien entendue avec elle. Je pense qu'on va être super
copines. C'est super.
Qu'est-ce que c'est que ça ? À
mon avis, ils inaugurent la chambre, là.
Mais à chier, lui, quand même.
Lui aussi est super sympa.
Adorable. Mais qu'est-ce qu'il est chic, tu trouves pas ? Non.
Pas trop mon style.
On a de la chance, on est tombés sur des bons voisins.
Ouais, sacré coup de bol.
Je suis contente que tu le trouves cool pour finir.
Je suis contente que tu le trouves cool pour finir.
On s'est dit avec Tate que ce serait sympa de se voir en plus petite
communauté pour faire...
En connaissance, alors j'aurais dit de venir dîner demain soir.
Pas trop tard, mais... En pleine semaine ? Ça va, on va pas aller voir tous les
soirs non plus, je vais pas me le fader jour et nuit.
Encore un problème avec lui ? Mais j'ai aucun problème avec lui, arrêtez avec ça
! Pourquoi j'aurais un problème avec lui ? Pourquoi j'aurais un problème avec lui
? Tout va très bien, le mec est génial, tout le monde l'adore. Voilà,
c'est réglé.
Non, non, non, je sais pas.
Attends, il lui fait mal, là.
Pff, mais non, t'es con. Non, non, je suis sérieux, elle appelle à l'aide.
Euh, non, ça, ce qu'on entend, je dirais que c'est plutôt de la satisfaction
extrême.
Parce que je sais pas si t'étais au courant de ce que tu... Je suis en
couche.
Je suis en couche. Viens se coucher.
Allez.
Quoi ? Mais t'as bu. C'est une fête, hein.
Bonjour, Vicomte et la servante.
Mais je ne suis qu'une enfant, monsieur Vicomte.
Non, s'il te plaît.
Ça va, Alex ? Ça
va
? Salut.
C'est sympa que tu passes hier soir, ça m'a fait plaisir.
Oui.
Viens, je t'ai gardé les épluchures pour ton compost.
Il m'a un peu fait culpabiliser.
Alors bon, du coup, voilà quoi.
Cool.
Ouais, donc mon jardin, c'est une déchetterie, quoi.
Bon, bah, à plus tard.
Bon, non.
A tout de suite.
Je passe plus de temps avec toi qu'avec ma femme.
Ouais.
Mort de rire.
Fais gaffe, il va pleuvoir en journée.
Non, je crois pas, non.
Ah si ? Si, je t'assure.
Dis, Siri, quel temps il va faire en journée ? La météo annonce...
Mon téléphone a réagi à ta voix.
Le confort de ta voix est la mienne. Ah oui, ça me le fait tout le temps, ça.
Même avec le téléphone de Tatiana, t'imagines.
Ou alors, on a une voix qui se ressemble.
On va voir que c'est pratique, hein.
Tiens, Jean, je viens pas bosser, tu pourras m'en passer au bureau.
Tant qu'on a votre téléphone à ma place.
A tout de suite, je vais me doucher.
Tu fais quoi, Alex ? Allô ? Euh... Oui, madame Lecovec ? Oui ? C'est Axel
Chambon, je vous dérange pas ? Non, non, vas-y, je t'en prie, Axel, je suis en
voiture, là, je t'écoute.
Voilà, je suis un petit peu embêté. Bon, je vous dis tout, je pense que je suis
pas la bonne personne pour ce poste.
Bah, comment ça, tu es pas la bonne personne ? Oui, ouais, non, j'ai été
parachuté, comme ça, du jour au lendemain, mais je vois bien que je suis
pas au niveau, quoi. Ouais ?
Je fais comme si j'assurais, mais je pédale dans la semoule.
En plus, je vois Alex, qui est vraiment meilleur que moi.
Je me sens vraiment nul par rapport à Alex.
Non, en fait, ce que je vais commencer à te dire un peu en déconnant, c'est que
je pense qu'Axel, il est plus quand même du profil recherche et développement.
Ouais, c'est ça, recherche et développement.
Tu vois ce que je veux dire ? Non, pas complètement, non.
Si. Non.
En fait, blague à part, je crois que la COGIP a vraiment besoin d'un département
recherche et développement. Et je suis sûr qu'Axel, il serait parfait pour ça.
Et alors, j'avais imaginé une cellule un peu expérimentale, tu vois, dans les...
Il serait à l'écart, à part, isolé, tout seul. Vous pourrez réfléchir.
Je ne vois pas trop où tu veux en venir.
Il y a un vrai souci ? Il y a quoi ? En fait, on a
découvert des trucs... On a découvert des trucs
sur Axel qui ne sont pas très jolis.
Comment ça ? Je ne peux pas t'en dire plus.
On est en train de constituer un dossier. C'est quoi ?
Non, alors là, c'est trop tôt pour t'en parler.
Mais on y travaille 24 heures sur 24.
Bon, écoute, on en reparle. J'arrive à mon rendez-vous. Salut.
Alors maintenant, il faut qu'on trouve un truc.
Un truc costaud.
On le lâche pas d'une semelle. On pourrait le trianguler.
Ouais. C'est quoi, ça ? C'est un truc que j'ai vu dans une série sur M6. En
fait, c'est la surveillance permanente.
triangle
Excuse-moi Alex, ça t'embêterait de me repasser à la réunion logistique ? J'ai
une petite urgence à régler.
Ouais, tu sais, c'est gentil.
Pourquoi, il y a un problème ? Non, non, je repasse chez moi vite fait.
Merci.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Ah bah,
j'ai l'espèce de gros pervers dégueulasse.
Allez, Tony.
C'est un truc de dingue.
On tient.
Putain, on tient. Il est foutu.
Cocotte, tu vas bientôt tomber dehors.
Qu'est-ce que tu fais André ? Quel espèce de gros bâtard.
Pensez la gueule, vous n'en aurez rien.
Ça va ? Il y a un problème ? Je peux vous aider peut-être.
On vient pour le dîner ? Oui.
Bonsoir, on a sonné mais personne ne répond.
Ah oui.
Le dîner de mardi.
T'étais dans la cabane ? Non.
Non, j'étais dans un autre endroit.
Après, si ça te contrarie, on peut faire ça un autre soir. Ah oui ? Non, non, ça
me contrarie pas du tout.
Je vais très bien.
Je suis en pleine forme, merci.
Bienvenue.
Impeccable.
Attends, Nathalie, t'as fait quelque chose à tes cheveux.
Hein ? T'as été chez le coiffeur.
Ouais, c'est un essai.
Ça vous plaît ? Ouais, c'est super.
Moi, j'adore.
Hyper bon.
Moi, c'est tes sacs que j'adore, Tate.
C'est un Vuitton que t'avais hier aussi, hein ? Ouais, je crois, ouais. Eh oui !
Mais écoute, c'est lui ! Il copie de mon fou, il n'arrête pas de m'en offrir.
Attends, je les achète avec ton argent, je te rappelle.
C'est vrai, mais ça fait quand même plaisir.
Et qu'est-ce que tu fais, Tate, dans la vie, toi ? Ah, tu sais, moi, je bricole,
je fais des... Elle est dans l'import-export.
Elle est modeste, et ça marche très, très fort.
Et c'est plutôt cool, parce que la cogipe, bon, c'est sympa, mais c'est un
peu la misère.
Oh là là, mais qu'est-ce qu'ils sont bons, ces nems ! Ça te plaît ? Ah ben,
je te referai. Non, régale.
C'est bon, les nems.
Petite douceur de l'Asie.
Il aime ça.
Il adore ça.
D'accord, j'en ai pris que deux.
Il en prend ce qu'il en veut. Tu peux en reprendre.
Non, mais je te jure, je crois que j'en ai pris que deux.
Pour des enfants de sixième, ils sont super jeunes.
Voilà, tu as complètement 100% raison.
Quand tu compares avec ceux du primaire, je sais pas, c'est des bébés, quoi. Ils
sont vachement livrés à eux-mêmes. En même temps, du coup, ça aide.
C'est-à-dire ? Ouais, c'est ça.
Non, ce que je veux dire, c'est que je les trouve excitantes.
Ça va pas, Alex ?
Quoi ça ? Je déconne ? C'est pas drôle.
Non, tout va bien.
Y'a pas de soucis.
Si y'a pas de soucis, tout va bien alors.
Tout à fait.
Tout va bien.
Fais soif, non ?
Et puis on pensait peut-être organiser des cours de yoga.
Des petits stages, mais tranquilles.
Génial ! T'entends ça ? Du yoga, on s'inscrit ? Merci, mais non merci, ce
sera sans moi.
En plus, le yoga, il paraît que c'est très mauvais pour le dos, c'est connu.
Ah ben non, pas du tout.
Puis tu peux toujours essayer.
Axel est superbe en pédagogue.
Ça, j'en doute pas.
Je suis pas sûr d'être son genre.
Bon, moi je suis super chaude.
C'est dit.
Ah, quelqu'un joue de la guitare.
Ouais. Mais touche pas, c'est pas un jouet, s'il te plaît.
Oh, Alex, je veux un truc, s'il te plaît, mon chat.
Une de tes chansons.
Parce qu'Alex compose.
C'est vrai ? Je peux le dire.
Il compose ses propres chansons. On dirait du pro, des fois. C'est
impressionnant. J'ai pas envie de vous imposer ça.
Je suis pas certain que ce soit vraiment l'ambiance.
Pourquoi ? Au contraire. Allez ! Moi, j'ai envie d'entendre.
J'ai dit non.
Le temps qui s
'échappe, l'écho des regrets.
Les amants s'écharpent Sans aimer jamais
Sans aimer jamais
Sans aimer jamais Sans
aimer jamais Sans aimer jamais
En tout cas, c'est super joli.
C'est beau.
De toute façon, c'est imparable, cette mélodie de Brel.
De quoi ? C'est « Ne me quitte pas », non ? Non, pas du tout. C'est une compo
perso.
En même temps, on s'inspire tous un peu les uns les autres.
Ah ouais, ça c'est bon. Mais tu veux pas nous jouer un truc plus joyeux, un truc
un peu qui bouge ? Oui, une reprise. Non mais c'est pas une reprise, pardon, mais
j'aime pas les reprises, donc je vois pas pourquoi j'aurais une reprise, et
encore moins de braille, parce que j'aime pas braille, je trouve ça nul.
Oui bon, c'est bon, on a compris Alex.
Axel, vas-y toi.
Axel, tu joues ? Ah non, non, non, je suis nul, je connais à peine deux
accords. Allez, on est entre nous, vas-y. Non, non, non.
Allez.
Alex,
prends-tu ta guitare ?
Prête-lui ta guitare. Ça va ? Peut-être terminer mon morceau quand même.
Attends, ça va aller au bout d'un moment. Merde.
Quoi ? Bah j'ai plus envie.
Prendre un enfant par la main.
Excellent.
Et l'emmener vers demain.
C'est trop ouf ça.
Prendre un enfant par la main. Donc on les prend que par la main, ça va ?
Quoi ?
Les gamines. Oh, mais qu'est-ce que t'as ? T'es lourd ce soir avec ça, là.
Les petites thaïlandaises. Qu'est-ce que tu fais avec ? Vas-y, raconte.
Les petites thaïlandaises ? Ouais.
Mais Alex ! J'ai tout vu.
Ah, les filles. Ouais, voilà, ouais, les filles, ouais.
Ah.
D'accord.
Mais j'aime pas trop parler de ça.
Ouais, tu m'étonnes, mais moi j'ai envie d'en parler, tu vois. Je pense qu'on a
suffisamment tourné autour du pot.
Non, mais j'aime bien être discret là-dessus.
Ouais, tu m'étonnes.
Mais je pense que ça peut peut-être intéresser Tatiana.
Non, mais je suis au courant.
En fait, on fait partie d'une assoce d'aide aux migrants. Et Axel donne des
cours d'alphabétisation à des petits réfugiés ouïghours.
Oh, mais c'est génial de faire ça.
Elles sont trop mignonnes.
Oh là là, on a toujours rêvé de faire ça avec Alex.
On pourra nous donner le nom de l'assoce.
C'est facile, c'est par la CIMAD.
La CIMAD.
Ah oui, la CIMAD, on avait vu ça.
Ah oui, d'accord, génial, génial.
Nous, ça nous intéresse carrément, hein, Alex ? Carrément.
Mais non, mais... Tu sais, j'ai compris ce que tu t'es... T'es un fou, toi.
C'est parce que les filles sont venues chercher les nouveaux manuels.
Ah, d'accord. Voilà.
Alex a... J'ai pas compris.
Heureusement que t'es pas policier, hein, parce que... J'aurais mis les
mains... Oui.
Au poste.
Des fois, les malentendus, c'est quelque chose.
De toute façon, il comprend tout de travers en ce moment.
Vraiment, je lui demande un couteau, il me ramène une fourchette.
T'étais un peu super pénible ce soir, non ? Tu t'es vu avec Axel.
C'est quoi ton problème avec lui à la fin ?
C'est pas très marrant en ce moment, Alex.
Je te reconnais plus.
Si toi tu me reconnais plus...
Oh putain.
Ça recommence.
Ah non, je m'en fous, je vais taper sur le mur ces fois. Non, fais pas ça ! Mais
il nous empêche de dormir ! Eh ben ! On peut faire comme eux.
Nathalie, c'est pas le sujet.
Ben...
Alors tout le monde baisse, quoi ? Ça t'excite ou quoi ? Monsieur, j'ai une
énorme bite et je la fais savoir à tout le quartier.
Avec ma Miss France de l'Est, là, qui calme tout le monde.
Chut ! Mais au secours, quoi ! Monsieur, je me passe la main dans les cheveux.
Monsieur, j'ai une gonzesse hyper sexy.
Monsieur, merci.
Monsieur, je prête pas ton dos à tout le monde. Monsieur, je te prends pour une
déchetterie. Monsieur, je me fais entretien par ma gonzesse qui bosse dans
je sais même pas quoi. Monsieur, je te désaccorde ma guitare en massacrant Yves
Duteil. Monsieur, sombre connard, ouais !
T'es juste jaloux, en fait.
Jaloux, moi, de ce hypocrite, égoïste, facho de nazi ? Bon, excuse-moi.
En revanche, tu rigoles beaucoup à ces blagues.
C'est ça, ouais.
Je comprends pas. Vous avez tellement de trucs en commun.
Moi ? Avec ce type ? C'est tout ce que je déteste, de A à Z.
Vous avez tous les deux vos qualités.
D'accord, j'aimerais bien connaître ces qualités.
Merci. Bonne nuit.
Bonne nuit, Axel.
Alex, pardon.
Je t'aime.
Et on constate sur l'histogramme numéro 12 que si on défale que les actifs
provisionnés en année 2 C'est la faillite. Merci Patrick, c'était
vraiment très intéressant. Merci beaucoup.
Alors, avant de finir, j'aimerais vous faire une petite annonce.
J'ai eu une excellente discussion au téléphone avec Alexandre hier.
Vous savez à quel point la recherche et le développement est un enjeu
stratégique auquel je crois énormément. Pour la COGIP, c'est même une énigme qu
'on n'ait pas créé ça plus tôt. Mais bon.
Et donc, j'ai beaucoup réfléchi.
Eh oui, ça m'arrive.
Et j'ai décidé, comme tu le suggérais d'ailleurs fort justement hier,
Alexandre, et je te remercie encore car tu m'as convaincu, c'est vraiment à toi
que revient l'idée à 100%. Oui, non, mais fais pas comme ça. Si, si, si, c
'est à toi. J'ai donc décidé de te confier la direction générale de la
nouvelle cellule recherche et développement de la COGIP. Bravo,
Alexandre.
Vous remarquerez tous qu'il y a déjà une petite fente dans la porte qui vous
permettra d'y glisser des petits papiers avec des idées dessus sans déranger
Alexandre. Une sorte de concept de boîte à idées, sauf que là, la boîte, c'est le
bureau. Voilà.
Bonne installation Alexandre et encore bravo.
Bravo.
Je file, je suis à la bourre.
Tu vas où ? C'est la soirée yoga ce soir.
Enzo, viens, prends ton sac, on y va.
Comment ça ? Enzo part avec Elliot.
Les parents d'Axel les emmènent à la mer pour le week-end de 4 jours.
Tu le savais, mais t'avais oublié, c'est tout.
Qu'est-ce que je vais faire, moi, ce soir, tout seul ? Je sais pas, t'as qu'à
bricoler. Il y a la liste.
La gouttière, par exemple.
Ah ouais ? Ok, d'accord.
Non, faut t'embarquer avec les gouttières. Je demanderai à Axel, sinon
ça lui prendra deux minutes et il sera super content de faire plaisir.
Allez, dis au revoir à papa, on y va.
Salut, bonhomme.
Allez, à toute.
Alex ? Oh, Denis, ça me fait plaisir de te voir.
Est-ce que je peux emprunter tes toilettes, là, pour me changer ? Parce
que j'ai légèrement déchiré mon body en sortant de la voiture.
Toi aussi, tu vas à la soirée yoga ? Bah oui, Axel m'a invité, je ne m'y avais
pas trop refusé, vu que je vais intégrer la nouvelle équipe.
Tu sais ce que c'est ? Tu veux pas boire un verre avec moi, s'il te plaît ? Non,
mais je vais me débrouiller.
Je vais me débrouiller, du coup.
S'il te plaît !
C'est fou d'être aussi connard quand même.
Regarde-moi ça.
Qu'est-ce que tu fais ? Toi, qu'est-ce que tu fais ? J'ai oublié mon élastique.
Qu'est-ce que tu fous, Alex ? T'es en train de dérailler complètement, hein ?
C'est quoi, ça ? C'est des inspi pour mes complots, ça. C'est perso, tu vois.
Putain, tu fais chier. T'es complètement cinglé, hein ? Tu me saoules ! Toi
aussi, tu me saoules.
Mais t'es un peu truc ! Quoi ? T'as pu réparer ta gouttière ? Non, c'est pas
ça, mais c'est juste un petit peu... Attends, ta gueule, hein ! Ta gueule !
Tu veux voir mon cul ? Tu veux voir mon cul ? Tiens.
Tiens, mais voilà.
Tu vois bien mon cul, là ? Allez, t'arrête ! Va regarder bien ! Parce
que... Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe
! Aïe !
C'est bon, je te tiens. Ne t'inquiète pas.
C'est fini.
Je suis là.
Bon, allez.
Alex, excuse-toi, s'il te plaît.
Maintenant, allez.
Je m'excuse.
Peut-être tu peux remercier Axel de t'avoir sauvé la vie, ça se fait.
Merci Axel de m'avoir sauvé la vie, c'est très gentil.
C'est normal.
Mais dis-moi, j'ai cru comprendre tout à l'heure sur le toit qu'il y avait un
petit souci avec moi.
Non, il y a quelque chose ? Non, il n'y a pas de souci.
Il n'y a pas de souci, Alex.
Hein ? Non, non, c'est moi, je déconne, c'était n'importe quoi. Ah ok, cool.
Tu m'as fait peur.
Parce que j'ai cru que tu m'en voulais pour je sais pas quoi.
Tout va bien. Bon bah tant mieux, j'ai eu peur, c'est cool.
Je sais ce qui te ferait du bien, toi.
J'en ai pas encore parlé avec Tate, mais là il y a un week-end de 4 jours, donc
on part bivouaquer aux étangs de brouillère. Ah non, mais carrément.
Vous pourriez venir avec nous, non ? Génial.
Je vous préviens, c'est trek, rando, camping sauvage, c'est route.
Ah bah nous au contraire.
On adore.
Alex était scout de France.
Il y a très longtemps. Donc on en a bouffé de la forêt. Non, non, au
contraire. Non, non, ça ferait du bien.
Alex, un petit break en forêt ? Si, si.
Cool,
super. Alors départ demain 6h. Oui, génial.
Bon pied, bon oeil.
Impeccable. C'est cool.
C'est bon.
Bienvenue à la maison !
Je vais me coucher.
Sors-toi ! Alex, ça va ? Attends, viens.
Viens avec moi.
Ça va aller, Nat ? Oui, oui, je te gère. T'inquiète.
C'est con, pas comme ça d'habitude.
T'es sûr qu'il manque pas un truc ? Putain ! Nat ? Vous êtes sûr que vous
voulez pas dormir dans notre tente ? C'est une nuit personne, y a largement
la place. Non, ça va, merci, c'est bon, on va se débrouiller.
Sur l'eau !
Ah, c'est génial ! Elle est mieux avec vos prénoms, non ? Ah non, mais comment
tu fais ? C'est génial, Axel ! On va peut-être aller se coucher, non ? Ouais.
Eh, Nat, tu viens dormir avec nous, ou quoi ? Non, c'est adorable, peut-être,
mais je vais rejoindre Alex.
Il doit certainement dormir, mais je ne vais pas le laisser tout seul.
Voilà. C'est mignon. C'est sûr ? Sinon, il y a un lit de 140 supplémentaires
pour toi, hein ? C'est longtemps, là.
Allez ! Bon, OK, je vais prendre l'option lit 140.
Et quand on se lève...
Hey ! Ça va ? T'as bien dormi ? Ouais.
T'en as donné un, toi aussi ? Ouais.
Il m'en a donné cinq.
Ils sont sympas, hein ? Dans le tee-shirt de nuit, j'aime bien.
Tu fais quoi ? Je fais des chouquettes, cuites sous la cendre.
J'ai appris ça chez les Touaregs, quand je vivais dans le Djébel.
Bah ouais, évidemment.
Qu'est-ce qu'on a rigolé hier soir ? Elles dorment encore les filles.
Je ne m'étais pas marré comme ça depuis très longtemps.
Elle a une patate Nathalie, c'est fou.
Dis donc, je me disais qu'on pourrait aller chercher des champignons, qu'est
-ce que tu en penses ? Comme ça je pourrais faire des bouchées à la reine
au feu de bois pour ce midi.
Tiens, tu penses ? Oui.
Et puis ça te ferait du bien de marcher un petit peu.
Oui.
Est-ce que c'est bon de se balader comme ça, à la fraîche, en forêt, avec un pote
? C'est peut-être ça, tout simplement, le bonheur.
C'est con, mais je crois que je ne me suis jamais senti aussi heureux de ma
vie.
À 49 ans.
C'est con, hein ? Dis donc,
j'ai l'impression que des cervidés sont passés par là.
A ton avis, c'est quoi ? Chevreuil ou brocard ?
Est-ce que c'est qu'un brocard ? Bah oui. Le papa du chevreuil ? Oui,
c'est le papa du chevreuil, je sais ça.
Alors, à ton avis ? Je sais pas, j'ai envie de dire chevreuil, donc j'imagine
que c'est brocard.
Putain, Alex, t'avais raison, c'est chevreuil.
Je te fasse plus confiance.
Tiens, qu'est-ce qu'on a là ? Peut-être l
'occasion de te rattraper ? Je ne sais pas, on dirait une cèpe.
Bon, alors, primo on dit un cèpe, et secondo t'es mort.
Parce que c'est un bolet de Satan, très dangereux. Mais c'est facile de faire la
différence, même un gamin de 3 ans y arriverait.
Il faut que tu te concentres sur la cuticule.
C'est la première peau. Sur le bolet de Satan, elle est beaucoup plus...
Il est où, Alex ? Hein ? Hello.
Axel, ça va ? Doudou ? Ça va pas, Axel ?
Ah bah oui.
Non, non, ça va impec.
T'es pas avec Alex ? Bah non, il est parti.
Ah bon ? Il est parti où ? Je sais pas.
Il s'est énervé à cause d'un champignon et puis il est parti en faisant la
gueule par là-bas.
Ah putain.
Qu'il est chiant, putain !
Il me gonfle. C'est pas possible.
Je suis désolée, mais il gâche tout en ce moment. Si, tout.
Oh, le relou. Je pensais que ça allait aller avec les médocs, mais j'ai pas pu
lui donner ce matin.
Alors il est reparti dans ses casse-couilleries, là.
Ah non, mais... Non, non, mais ça va.
Tu vas avoir ses raisons.
C'est un mec bien dans le fond, Alex, je trouve. Oui, mais toi, t'es trop sympa,
Axel. Je sais pas comment tu fais pour être aussi tolérant avec tout ce qui te
met dans la gueule.
Hein ? C'est vrai ? Ou pas ?
Non, jamais défaut, crois-moi.
C'est un ange.
Allez, retournez au campement.
Et puis moi, je vais essayer d'aller le raisonner.
Non, non, mais c'est bon, on reste avec toi.
Non, non, je ne veux pas que vous restiez.
Mais si, on vous attend.
Non, vous retournez au campement. Pourquoi ? Parce que.
Non, mais c'est bon. Non, ce n'est pas bon.
C'est très dangereux.
Dangereux, mais pourquoi ? C'est infesté de renards.
Mais c'est trop mignon, les renards, ils ont... C'est pas mignon du tout. T'as
déjà vu une morsure de renard ? C'est à la gueule pleine de bactéries. Quand ça
te mord, t'as une espérance de vie de 15 minutes.
Hé, hé ! Alors, ça suffit.
C'est moi qui décide.
Et c'est un cas de force majeure.
Donc, vous retournez au campement. Un cas de force majeure, mais... Tu me fais
peur, Axel. Je devrais m'inquiéter pour Alex.
T'as aucune raison de t'inquiéter.
T'inquiète pas, c'est moi qui gère.
OK.
Ok, Doudou ?
Allez putain ! Ouais,
Denis, c'est Alex.
Rappelle-moi, j'ai une grosse galère là.
Faut que tu viennes très vite avec ta voiture, s'il te plaît.
Rappelle-moi vite, rappelle-moi tout de suite.
Oh putain, putain.
Solution, solution.
Solution.
Je suis inquiète quand même. Je comprends.
Non mais viens, on fait demi-tour, on essaie de le chercher aussi, non ? J'ai
l'impression que c'est... C'est Axel, il l'a trouvé ! T
'es sûr ?
Ouais Axel, c'est bon, laissez-moi tranquille ! Je rentre seul,
et c'est pas la... Allô ?
M'en fous, je rentre à pied.
Laissez-moi tranquille !
Oui,
c'est Axel.
Non, je n'ai pas réussi à raisonner.
Ok, je vous retrouve au campement.
Elle est vraiment pénible.
Je suis désolée pour votre week-end.
En plus, tu te tapes de démonter sa tante, tout ce coup, t'as la cour.
Tu sais, tu peux me passer le sac à sardines dans mon sac à dos ? Dans le
sac à dos d'Alex, j'imagine.
Merci.
Franchement, t'es bricoleur.
Tu sais, Nathalie...
J'ai beaucoup d'admiration pour Alex et j'aime pas trop quand tu dis du mal de
rire.
Voilà.
T'es vraiment admirable, Axel.
Mais... La dernière fois, je crois que t'avais réussi à mieux la payer, non ?
Ouais, ouais, mais... C'est plus pratique comme ça.
De toute façon, je terminerai quand on arrive à la maison.
Axel ?
Viens, amour.
Approche-toi un peu.
Plus près.
Regarde-moi. Qu'est-ce qu'il y a ?
J'espère que t'as pas encore fait une connerie, Axel.
Hein ?
Vous êtes vraiment un chouette couple, tous les deux.
C'est gentil.
Vous aussi.
Tu parles.
Le couple en chute libre depuis dix ans, ouais.
Tu dis ça parce que t'es un petit peu énervée, là. Ah non, je vous jure, j'ai
vraiment l'impression de vivre avec un boulet.
Je sais pas comment on en est arrivé là, mais il est devenu tellement chiant.
Aussi chiant que ses chansons.
On baisse, allez, Maxime. Quelqu'un a un chewing-gum ? Il y a des chewing-gums,
je crois que ça doit être menthe, je ne sais pas. Vous avez des nouvelles de la
météo ? Là, ça n'a pas l'air foufou. Tu sais, ça arrive même au meilleur.
C'est ça, les vieux couples. Ah, mon dodo.
Quand je vois mes copines qui s'éclatent sur Tinder, avec des petits jeunes super
musclés, super canons.
Moi aussi, j'aimerais bien... On arrive ! Dans... Une heure et 24 minutes, d
'après le GPS.
Bon, Nath, bonne soirée.
Merci, Tête. Bonne soirée, Tatiana.
Ah oui, d'accord.
Non mais c'est vrai, c'est marrant, on ne se souhaite jamais la bonne soirée
alors qu'on va la passer ensemble.
Non, c'est vrai.
Il est drôle celui-là.
Salut Nat, du coup.
Oui, bisous les amoureux.
Allez, tu nous appelles quand tu rentres. Oh oui, bon, inquiète.
Tu viens, Doudou ?
Doudou ?
Eh oh, Doudou, ça va ? Oui, ça va, ça va, mais...
C'est con, tu vois, mais... Bon, allez, viens.
J'ai besoin de toi pour faire ce que tu sais.
Ah, oui.
Il faut juste que je retourne vite fait à la voiture parce qu'il y a un voyant
qui s'est allumé. Là, ça m'inquiète vachement.
OK, alors, je vais prendre ma douche et... Dépêche-toi, hein.
Merci.
Dis, Siri, ouvre chat GPT.
Bonjour, Alexandre.
Bonjour, monsieur le GPT.
Comment ça va aujourd'hui ? Ben, moyen, virgule. J'ai besoin d'aide.
Deux points.
Un homme, enfin moi, virgule, tue son voisin, qui est aussi son sosie, dans la
forêt, et le recouvre de feuilles, puis rentre chez lui, enfin...
Chez son voisin mort.
Sauf que sa vraie femme l'attend.
Du coup, que faire ? Retourner dans la forêt ? Se dénoncer
? Prendre sa place ? Et vivre
avec sa nouvelle femme ? Une nouvelle vie différente ?
Une nouvelle vie...
Mieux ? Point d'interrogation ?
Merci. Point final.
Il semble que vous ayez une situation très complexe à gérer.
Préalablement, je tiens à souligner que, d'une manière générale... Il est
important de faire face aux conséquences de ces actes. La situation exposée
implique de lourdes répercussions émotionnelles et morales, ainsi que des
poursuites judiciaires majeures.
Une enquête de police débouchera inexorablement sur la découverte du
corps du sosie caché sous des feuilles dans la forêt, entraînant un procès en
assise et une peine incompressible allant de 20 à 30 ans de prison ferme.
Votre meilleure solution, selon moi, est de jouer simultanément le rôle des deux
sosies en mettant en place un système de double vie.
Pratique, banalisée depuis des siècles en Europe occidentale.
Bonne chance.
Ok.
Ok.
On va y arriver.
Alex, tu vas y arriver.
Tu es un champion.
Toi aussi, Alex.
T'es un champion.
On se tâche pas, les gars.
On est comme ça.
On va y arriver.
Oh, merde.
C'est vrai.
Oui, Denis ? Putain, Alexandre.
Mais qu'est-ce qui se passe ? Rien, rien, ça va. J'ai ton message. Ouais,
mais tout va bien, t'inquiète. Ça va.
T'es où, là ? Moi, je suis devant chez toi.
Hein ? Bah, je sais pas, moi. Tu me dis de venir avec ma voiture. Je vais avec
ma voiture.
Non, non, mais c'est bon, là, il y a zéro problème. Rentre chez toi, tout est
réglé, tout est rentré dans l'ordre. Je t'expliquerai. Salut, à plus.
Bonsoir, Axel.
Tout va bien ? Ça va, merci. J'étais en train de faire une petite sieste,
tranquille, dans ma voiture.
À lundi, merci. Oui, parce que vous êtes sûr ? Parce que moi, j'ai eu un message
d'Alex qui me disait... Ah oui, non, mais il vous a dit, il y a zéro
problème, tout est rentré dans l'ordre. Merci. Allez, vous pouvez rentrer chez
vous. Ah bon ? Parce qu'il était complètement paniqué, quoi. Il était en
mode, j'ai absolument besoin de toi, vite.
Denis, je t'en supplie.
Non, mais c'est tout à fait obsolète. Le problème n'a plus lieu d'être.
Il y a eu un gros souci de tire-bouchon.
Mais tout est rentré dans l'ordre et plus de peur que de mal. Merci. A lundi.
Je suis rassuré parce qu'en ce moment, Alex, c'est un peu compliqué.
Il part souvent dans des délires.
J'avoue que c'est de plus en plus dur à suivre.
Exactement comme au boulot, en fait.
Quand, par exemple, on a des dossiers fournisseurs, il faut être concentré et
qu'il vient me déranger, je ne trouve pas que ça serait pro.
Donc j'avoue que perso, je ne suis pas mécontent de rejoindre votre équipe
parce que vraiment, Alex...
Complicado, quoi.
Ok, merci pour votre franchise.
Je suis loin d'être le seul à le penser à la Cogipe. Il y a plein de gens qui
disent qu'il y a la goutte d'eau qui débarque maintenant avec lui.
On en parle lundi.
Je suis sûr qu'on va faire du super taff.
Appuyez pas sur la vidéo.
Allez, serre-toi.
Je t'en foutrai de la pencher.
Allez, casse-toi.
Ça ne lui ressemble pas du tout, Alex, de disparaître comme ça. Je suis sûre qu
'il se doute de quelque chose.
Qu'il se doute de quelque chose de quoi ? Arrête, je n'ai pas envie de rigoler,
là. J'ai tellement peur, mon amour.
Mon amour.
D'accord.
Je t'aime, Axel.
Ok.
Attends. On est ensemble depuis combien de temps, nous deux ? C'est marrant que
tu parles de ça. J'arrête pas de repenser à notre premier smack à ta
crémaillère. Et après, dans le sauna.
Tu m'as mis un pouce.
Parle-moi les détails, s'il te plaît. C'est pas un détail. Je savais pas que j
'étais femme fontaine, moi.
C'est quand tout d'un coup, il y a eu la vapeur dans le soda. Et je me suis dit,
c'est bizarre, il a pas remis de l'eau sur les pierres.
Ça va, ça va.
Attends, attends, attends. Ça fait cinq jours qu'on est ensemble, tu dis ? Tu
crois qu'il a compris ? Bah oui, évidemment.
Il se doute de quelque chose. Qu'est-ce que tu crois ? Il est pas complètement
débile, non plus.
C'est pas le dernier des cons. Faut pas lui faire l'envers, Alex. C'est un mec
marrant. Ah, je suis foutue.
Il va me plaquer.
Je vais tout perdre.
Bah attends, Alex. Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
C'est moi, c'est Alex. Je suis rentré à pied des étangs de brouillère.
Ah, ben ouais.
Ben... T'as fait bonne route ? Ça va, je sais tout.
Je suis au courant depuis le premier jour.
Depuis lundi, à la crémaillère.
Tu crois que je m'étais rendu compte de rien ? T'as cru que j'étais con à ce
point ? Alors j'ai rien dit, parce que je croyais en nous.
Mais t'as trahi ma confiance, Tathalie. Non mais pas du tout, mais c'est rien du
tout. C'est juste un plan cul, on a couché que 8 fois ensemble.
En 5 jours ?
Oui, ce que je te dis, on n'a rien à se dire. On fait que ça, baiser, baiser,
baiser, je te jure. Mais c'est à cause de toi aussi, tes délires parano, et ta
jalousie tout le temps.
Je te fais quitter, je te jure. Ah bon ? Oui.
T'as pas entendu un bruit ? Non, pas du tout. Si, si, surtout, bouge pas d'ici.
Il n'y a pas de bruit, il n'y a pas de bruit, je te jure, il n'y a pas de
bruit.
T'as vu ? Non. Je vais parler. Il sait tout. Il te cherche.
Mon Dieu.
Je crois qu'il va falloir mettre un terme à notre relation.
Non, je te quitterai jamais, Axel.
Ah bon ? Non.
Chut.
T'as entendu un bruit ? Non.
Bouge pas d'ici. Attends.
Fais attention.
Axel ! Quoi ?
C'était juste un chat.
Alors, t'as pu réfléchir pendant mon absence ? Non. Enfin, je sais plus. Je
sais pas.
D'accord.
T'as pas entendu un bruit ? Non, non, mais y a pas de bruit. Y a pas de bruit.
Axelle, c'est toi, espèce de salaud ! Enfoirée ! Non, Alex ! Laisse, Nathalie.
C'est une discussion qu'on doit avoir entre hommes.
Alors, comme ça, tu te tapes ma femme ! Et tu m'as dit quoi ? Que je m'en étais
pas rendu compte ? Que je te laissais faire ? Excuse-moi ! Excuse-moi, Alex,
je suis désolé, je suis un lâche ! Je suis un salaud, pardon ! Je suis
vraiment un gros naze ! Je n'ai jamais aimé Nathalie, je te jure ! En fait, je
crois que c'est toi, tu m'impressionnes trop ! Je crois qu'en fait, c'est toi
que j'ai voulu salir ! Ouais, je te promets, je te jure que c'est la vraie
vérité ! Ouais, putain, foiré, là ! Tu sais ce qui va se passer, maintenant ?
Tu sais ce qui va se passer ? Ouais, ouais, je sais ! Je sais, je sais, je
sais ! Tu vas m'en foutre la gueule ! Tu vas m'en foutre la gueule !
Ouais, exactement, ouais. Je t'en fout plein la gueule, ouais.
Enfoiré, va. Tiens. Non, Alex ! C'est barré, ce lâche, quoi.
Gros lâche, hein.
Oh, pardon, Alex.
Tu ne me laisses pas le choix, Nat.
Je vais être obligé de partir quelques temps pour faire le point.
Et très certainement m'écouter un peu sur Tinder.
Donc, pas la peine de me chercher.
Ou de plier la police, ou de faire une enquête.
C'était chouette.
La vie de tous les deux.
Adieu.
Alex, non.
Hop, t'as la douche.
Axel ? Qu'est-ce qu'il fout là, ce con ? Qu'est-ce que tu fous là ? Ça va, Axel ?
Ça va ?
Suis mon doigt.
Putain.
Suis mon doigt.
Alex ? Ouais, c'est Alex.
Il s'est trompé de maison.
Tu voulais ma vie, tu vas l'avoir, enfoiré.
C'est par là.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Je sais pas, il a dû glisser dans un fossé ou il a
fait un petit AVC, je sais pas.
Ça va mieux, là.
Alex, mon amour, excuse-moi, je suis désolée, j'ai fait n'importe quoi.
Il faut qu'il se réveille.
Il faut qu'il se repose.
Il se repose chez lui, dans sa maison.
Allez. Bon repos, les amoureux.
Moi, j'ai un truc sur le feu.
Salut.
C'est moi ! C'est Axel ! C'est Doudou ! Tate ?
Amour ? T'es en haut, tu prends ta douche ?
Tatiana ?
Ouais, j'arrive !
Hey,
Tate.
Qu'est-ce que t'as fait ? Je suis allé dans la voiture pour voir le voyant. J
'ai bu avec la voisine.
Ça y est, il est rentré, l'autre abruti ? Oui.
Arrêtez de nous casser les couilles, maintenant.
C'est bon.
Je veux plus qu'on les voit.
D'accord ? Ne mette en danger, Axel. Tu vois pas, ça ? Hein ? Qu'est-ce que tu
fais, là ? À ton avis ? Mais... Ah non, recommence pas avec tes scrupules à la
con.
Tiens, prends.
Allez, bouge ! T'es empoté, là, qu'est-ce qu'il y a ? Allez, viens, je
vais t'ouvrir.
Mais qu'est-ce que t'as, ce soir ? Rien.
Et arrête de faire ce tête-bordel.
Allez, réveille-toi un peu, là.
Putain, c'est pas vrai.
Non, non, restez à vos postes de travail.
Restez assises.
Mais allez, Axel, rentre. Tu vois pas qu'il se nerveuse, là ? Allez.
Putain.
Oh non.
C'est tout ce que vous m'avez fait en deux jours ?
Vous foutez de ma gueule, là ! Vous ne serez vraiment pas responsable ! Vous ne
pouvez vraiment pas vous faire confiance ! Je rêve ! Non ! Retournez à votre
poste de travail ! Non ! 18-23 ! Putain !
Qu'est-ce qu'il m'a foutu de venir se barrer ? Allez, avance !
Qu'est-ce que... Ah ! Prenez-le, prenez-le ! Prenez-le, prenez-le !
Sous-titrage ST' 501
Bouge pas ! Monsieur Axel Chambon, il est 22h38 et nous vous signifions ce
jour sur ordre du juge votre placement garde à vue.
Pour un peu illégal de main-d'oeuvre étrangère, travail dissimulé contre
façon de marge de luxe et séquestration de personne.
Vous avez le droit de demander l'assistance d'un avocat, de voir un
médecin ou d'aviser un membre de votre famille. C'est très gentil, mais je vous
jure, c'est pas moi. C'est fini, Chambon, ça fait des mois qu'on est sur
le coup.
C'est pas moi, je vous dis.
C'est lui ! C'est lui ! C'est lui, Axel Chambon ! Parce qu'on a échangé nos
maisons ! Je suis Alexandre Foutard, moi !
Mais je suis l'ex-homme floutard ! On a échangé nos maisons, c'est pour ça !
Mais oui, c'est ça. Mais je vous jure, regardez, on est les mêmes, on a la même
tête, on est comme deux goutteaux, c'est mon sosie, sauf que lui, il a une
perruque ! Voilà, j'ai pris ma perruque, il a pris, j'ai pris sa perruque !
Commissaire, c'est avec ta boucherie, en bas.
Il a empalé sa femme.
Mais non, c'est pas moi ! Non, elle s'est empalée toute seule ! Non, c'est
lui ! Allez ! C'est pas moi, je vous dis ! C'est lui ! C'est pas moi !
Mais non, mais c'est pas moi, je vous dis ! La confusion de personne !
C'est pas moi ! C'est pas moi !
C'est pas moi !
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