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Original subtitles

...

Vrombissement d'un moteur

Tu as vérifié le niveau d'huile ?

Passe ta quatrième !

Et ton frein à main !

Et ton clignotant !

- Oh la vache !

- C'est trop beau !

- T'es belle quand tu t'énerves comme ça.

*- De tout cœur,

je voudrais remercier Madonna.

Rire

- Nora ?

- On joue plus, c'est ça ?

- C'est quoi, votre prénom ? - Gil.

- Mathilde.

- Allison !

- Marianne.

- Maman ?

Je voudrais chanter maintenant "J'ai deux amours"

- C'est beau, Paris.

- Mes doigts de pieds, c'est des glaçons.

- J'ai froid !

- Marche, ça va te réchauffer.

- Je le savais, que c'était pas une bonne idée !

- Attention.

Bonjour.

Ils s'arrêtent?

Bonjour ! - Bonjour.

- On est tombés en panne.

- Et y a pas de réseau. - Ca non, pas de réseau ici.

Allez-y. - Merci.

- On va au château de Zorne.

- Incroyable, nous aussi ! - Au séminaire ?

- Oh ben génial, montez!

Non, l'autre côté. Le siège est cassé, là.

On est un peu perdues, mais on a une carte.

- Alors, tout va bien !

- Allez, allez !

- Ce que je donnerais pas pour une douche chaude.

- Allison !

'Non!

La voiture, pas ici !

Les clefs !

Donnez-moi les clefs, je vais la garer.

- Elles sont dessus, les clefs.

- Sortez !

- Ca va, excusez-nous. - Vous la garez où ?

- Et nos bagages ? Je veux me doucher.

- Je m'en occupe !

Les gens vous attendent ! Courez !

Run! Fast!

- Ah!

Last but not least!

Entrez, mes amis. Entrez.

Allez.

Allez-y.

Nous allons commencer la présentation.

Marta, mon épouse.

Ma seconde.

Mon alter ego... Je ne sais plus.

Si vous avez des questions, demandez à Marta.

Elle sait tout.

Elle sera toujours là pour vous répondre,

de jour comme de nuit.

Et Tatiana, c'est l'intendance. Elle fait marcher la maison.

Merci à vous tous

d'être là.

Nous ferons un jeu

de présentations plus tard.

Oui, car nous allons jouer.

Jouer pour jouir.

Quand on sait que la routine tue le jeu,

on imagine

l'ennui du couple qui se renvoie toujours la faute.

"C'est toi qui ne veux pas.

"Non, c'est toi." Et cetera, et cetera.

Pas de faute, pas de reproches.

Pas de culpabilité castratrice.

De l'élan ! Des envies !

De la fantaisie !

Non, non !

Mais tout de suite,

suivez-moi dans la salle des petits caprices.

- Allez !

Allez, allez !

- Tu me jures que tu m'aides ? - Oui.

- Jure. - Oui.

Je Jure, je jure.

Je vais pas y arriver. - Si, tu vas y arriver.

Tu n'as qu'à me laisser faire.

Non, arrête.

Je veux pas finir comme lui. Tu te souviens ?

C'est inhumain, ça.

Tu dois m'aider, c'est tout.

Tu l'as juré.

- Alors, le plaisir.

Tour à tour, vous allez évoquer un moment

que vous définiriez comme un moment de plénitude absolue,

en dehors d'une relation sexuée.

Qui commence ?

Camille ?

- Oui. - On t'écoute.

- Pour moi, le bonheur le plus...

le sentiment de bonheur le plus absolu,

c'est la naissance de mon 1er enfant.

- Qui d'autre ?

- Moi.

Quand mon père m'a dit qu'il était fier de moi.

Il allait mourir.

Il m'avait jamais rien dit de gentil.

J'ai cru que mon cœur allait exploser.

- Ca y est, c'est fini ? - Oui.

- Quelqu'un d'autre ?

Personne ?

Alors, moi.

J'aimerais, avant que nous allions nous sustenter,

pour libérer la parole et aussi, car sans les juger,

je trouve bien sages tous ces bonheurs.

J'aimerais vous dire ce qui m'a valu mon plus grand bien-être.

J'avais dix-neuf ans.

J'étais parti avec mon meilleur ami

faire le tour du monde.

Nous étions arrivés au Mexique, harassés de fatigue.

Nous campions

depuis quelques jours dans une pampa merveilleuse.

Un endroit magique et sauvage.

A l'aube du troisième jour,

me vint alors une envie très humaine de faire mes besoins.

C'est la nature, mes amis.

Le soleil

se levait au-dessus des herbes folles.

Et là, dans la nature immaculée,

je me suis accroupi

et j'ai déféqué longuement, face au soleil.

Et le plaisir inouï que cela m'a procuré,

car ça a duré longtemps,

cette plénitude, je l'ai gardée honteusement

comme un bonheur interdit.

Non l

Non, acceptez-vous !

Et vous accepterez l'autre.

Acceptez vos envies, même les plus cachées.

Et vous accepterez les siennes.

- Dinner is served.

- Ah!

- Entrez. Vous avez bien voyagé ?

Bonjour, bébé.

- Je vais le changer.

- Il est où ?

- Il est dans le salon.

- C'est mes parents.

- Or, leur préoccupation était de survivre, n'est-ce pas ?

Tous les comportements sexuels ont alors pour "deadline"

la nécessité de démontrer qu'on n'est pas des singes.

C'est ainsi que nous inventons la morale

et des comportements qui vont être bannis

car ils n'entrent pas dans la procréation.

Lorsque la femme devient taboue,

c'est-à-dire intouchable,

qu'est-ce qu'on fait?

On invente la polygamie !

Qui a ses règles ?

- Oh là là!

Mon petit chien chéri !

Tu t'essuies bien les pieds.

Allez, viens !

Oh, y a le sapin ! Sami, viens voir.

Regarde.

- Tes cheveux. Heureusement que ton frère nous l'a dit.

Ton père aurait fait une attaque.

C'est dommage, tes jolis cheveux.

Fais voir ton tatouage.

T'as pas eu mal? - Non. Pose ton sac.

- Il acceptera jamais.

Il a des principes, j'ai peur qu'il se fâche.

Faut pas le contrarier.

- Tu viens, Sami ? - Tu vas nulle part.

Toi, tu retournes d'où tu viens.

Toi, faut qu'on parle. - Arrête.

Sami, reste avec moi pendant qu'il me parle.

- Je suis encore le maître ici. Je décide.

T'as encore la morve au nez.

Tu te la joues car tu viens de Paris ?

- Je suis libre, je fais ce que je veux.

- Tu dégages.

Tu dégages g

- Le touche pas !

- Reprenez vos merdes, dégagez !

Je veux plus voir vos tronches.

Je veux plus vous voir !

- Allison, reste ! - Je reviens pas !

- Justement, tu reviens jamais. - Allison !

Ma chérie !

- Vous êtes des lianes.

C'est bien.

C'est bien.

Touchez-vous.

Sentez l'autre.

N'ayez pas peur du corps de l'autre,

de ses parties intimes.

Nora, le groupe te demande.

Oui, Camille, c'est bien.

Oui l

Oui, oui, oui !

Oui, Camille, oui !

Oui, oui, oui !

Allez, oui !

Oui, je jouis, je jouis !

Oui, oui !

Je jouis !

Allez, allez, allez !

Cris rauques

- Cette femme est malade.

- Elle a quoi ?

- Une maladie qu'elle tait depuis des années : la cleptomanie.

Cette femme ne choisit pas de voler.

Son mobile, c'est la maladie. - Dans ce cas,

je connais plein de malades.

- Vous croyez que Marianne serait cette femme

simplement attirée par la société de consommation ?

Vouloir, posséder,

acheter, paraître.

Ce paraître social qui nous tue tous un peu,

dans notre société de consommation.

Est-ce que c'est cela, Marianne ?

- Nora !

Tu fais quoi ? Je te cherche partout.

- Toi, tu fais quoi? On se barre.

Ils sont tous fous !

- Arrête, on peut pas faire ça !

- T'as pas compris ! On est en mode survie, Julien.

Ils rient.

- Alors, est-ce que cette femme, chef de clinique en gériatrie,

qui aide les personnes âgées,

qui donne sa vie pour les autres, est une crapule ?

Et si elle avait une histoire personnelle

qui l'avait conduite à faire ce qu'elle a fait?

C'est quoi, son histoire ?

Eh bien, son histoire,

c'est celle d'une enfant qui aime.

Une mère

qui la rejette.

Alors est-ce qu'on va la mettre en prison

ou la punir pour cette trajectoire brisée ?

Ou est-ce qu'au contraire,

on va essayer de la réparer ?

Est-ce qu'on se souvient, nous, si on a toujours été...

aussi irréprochables ?

Ou si, parfois,

on a pas pris de mauvais chemins ?

Alors je vais vous le dire.

Marianne, on va la prendre avec nous.

On va la prendre avec nous, on va pas la rejeter.

Et vous...

Et vous, monsieur, vous allez être la louve,

la louve romaine,

qui recueille ses petits.

- La louve romaine ?

- Ben quoi? Ca a marché.

- Tu pensais ce que t'as dit?

- Non, t'es une crapule et tu t'en fous des autres.

- C'est vrai, je suis comme ça ?

Ouais, c'est vrai.

- Je serais venue en courant si tu valais pas le coup ?

- Je vaux le coup.

Non, mais j'en reviens pas de ce que t'as dit.

Qu'est-ce qu'il fait là, lui ? Tu l'as prévenu ?

- Je suis pas venu pour te gronder. Tu crois quoi?

Montez dans cette bagnole, je vous amène dîner.

- T'es tellement jolie.

Ca me donne envie de pleurer.

- Je pensais jamais aller dîner ainsi. Presque un réveillon.

Toutes les deux, avec papa, comme des petites filles.

J'ai l'impression de repartir à zéro.

- Non, c'est une nouvelle histoire qui commence, c'est tout.

- Ah, d'accord.

Alors...

Dans cette nouvelle histoire, vous verrez,

je serai parfaite.

Je m'occuperai beaucoup mieux de ma sœur.

- J'aurai peut-être moins besoin de toi.

- Fais pas comme moi, en tout cas.

Dans ta nouvelle histoire, laisse-toi aimer.

- J'aurai pas le temps, je réviserai mon droit.

- Oh là là, c'est beau, Paris.

- Qu'est-ce que j'ai pleuré, là.

J'ai pleuré partout, en fait. Dans tous les quartiers de Paris.

Vous pourrez compter sur moi dans ma nouvelle histoire.

- Attendez, j'ai promis de m'arrêter une minute à l'hosto.

- Marianne ! - S'il te plaît, papa !

Deux secondes.

- Marianne, tu fais vite ! - Oui, tu me connais.

Bonsoir.

- Avec Mme Bereault, on en est où ?

- Elle veut pas manger.

- Nutritionniste, alors. Ou sachets de protéines.

- Oh là là, y a Marianne.

Marianne.

- Elle est partie, Mme Palassi ?

- Oui.

- Mais c'est pas possible.

Je lui ai pas dit au revoir.

- On a essayé de te joindre.

Elle a été bien entourée.

Elle nous a fait rire jusqu'au bout.

- C'est pas possible.

- Coucou.

Conversations chuchotées

Bon allez, arrêtez de chuchoter.

Servez le champagne.

N'oubliez pas Eustache.

Il lui en faut aussi.

- Pour Eustache.

- Et tu m'en mets derrière l'oreille.

Ca porte bonheur.

Merci.

Mes enfants.

Je...

Je vais vous parler. Laissez-moi aller jusqu'au bout.

Je suis pas bien, là. Tu me remontes ?

Quelqu'un peut me remonter ?

Il tousse.

Mets-moi de l'eau.

J'aime toujours tout prévoir.

VOUS me connaissez.

J'en ai d'ailleurs fait mon métier.

N'oubliez pas.

Mais dans ma vie,

il ne s'est jamais rien passé comme prévu.

Et ce soir, je souhaiterais que...

votre mère vous raconte votre véritable histoire.

- Ah, ça va ?

Ben ouais.

On est à l'Hôtel-Dieu, juste devant l'hôpital, sur la place.

OK.

- Je n'ai connu qu'un seul homme. Ca paraît fou.

C'est votre père, et...

Que j'ai aimé profondément.

Et pourtant, j'ai commencé à me sentir très seule,

ici, avec deux petits garçons, à l'époque.

- Votre mère se sentait très seule, excuse-moi...

Elle se sentait très seule car je n'étais pas souvent là.

Et pour cause, ce qu'elle oublie de vous dire,

c'est que j'avais une maîtresse à Paris.

Oui, ça se fait dans la bourgeoisie de province.

Une maîtresse d'un côté,

une famille parfaite de l'autre, voilà.

Car je suis un notaire de province, il faut le dire.

Continue, reprends.

Il rit.

- Je me sentais seule et abandonnée, dans cette grande maison.

Et j'ai eu une aventure avec un autre homme.

Et cette aventure,

malheureusement, s'est transformée...

Enfin, malheureusement...

Cette aventure s'est transformée en une histoire d'amour magnifique.

Sublime.

Une très grande histoire d'amour.

Qui a duré plus de dix ans,

et qui s'est arrêtée parce que cet homme est mort.

Et quand il est mort,

tout s'est écroulé et je...

Je suis partie à l'autre bout du monde.

En abandonnant tout.

C'est un homme qui m'avait sauvée de ma solitude,

et quand j'ai été enceinte de toi, Manon,

il nous a emmenés...

à Paris, où il...

Il m'a acheté un...

appartement, l'appartement de Paris.

Il avait beaucoup d'amour pour vous.

Il se faisait très discret

et vous aimait comme ses propres enfants.

Et moi, il m'aimait plus que tout. Pendant ce temps, votre père...

habitait ici, travaillait ici, allait souvent à Paris pour...

Pour sauver les apparences.

Cet homme...

c'était votre grand-père.

- C'était mon père.

Mon père était l'amant de votre mère.

- C'est sordide. - Mais non, William, écoute-moi.

Écoute-moi, mon chéri.

Sanglots

Je suis pas en train de dire que votre mère est une salope,

mais que votre père est un lâche.

Je le savais.

J'étais pas un couillon de cocu, je le savais.

Votre mère a tout fait pour que ça s'arrête.

Pour que je fasse quelque chose.

Et j'ai rien fait, mais rien.

Il pleure.

Mon père m'impressionnait.

Il me faisait peur.

Et j'ai rien dit.

J'ai été lâche, j'ai été tellement lâche.

Aujourd'hui, c'est mon dernier jour.

Je veux pas que ça reste entre votre mère et vous,

ni que mes enfants ne voient qu'une vérité.

C'est tout ce que je veux.

C'est ce qu'on appelle sa dernière volonté.

- Je suis la fille de qui, alors ?

- Tu es ma fille, Manon !

Tu es ma fille.

Tu es ma fille !

- Pourquoi vous faites ça si brutalement?

Quelle famille de merde ! Faut pas tout dire.

- William, tais-toi ! Tu fais chier!

- Bon.

Je vois pas ce qui peut arriver de pire.

- Ben... Je vais mourir.

- Ah oui.

- Cava?

Ca va pas 7

- C'est rien, c'est...

C'est tout.

- On avait dit que tu pleurais plus.

- C'est vrai, j'avais oublié.

- Marianne !

Reniflements

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Finalement, Mathilde,

tu es heureuse ?

- Oui.

- C'est vrai ? - Oui.

- C'est la plus belle chose qu'un père puisse entendre

dans la bouche de sa fille.

C'est bien.

- C'est la première fois que je choisis quelque chose,

je suis contente.

- Je crois qu'on est perdus, Julien.

Cette forêt est infinie.

On va faire quoi, nous ?

On a tout essayé, tu crois ?

- Je sais pas.

T'as envie d'essayer encore ?

- Non.

- On se dit qu'on s'arrête là ?

- Ca fait peur, hein ?

- Oui.

Très peur.

- Je t'ai tellement aimé.

- Je t'ai tellement aimée.

- Je vais m'endormir, ça va pas être si terrible.

C'est bon, Léo ? - C'est celle-là que tu veux ?

- Oui, c'est celle-là.

- C'est pas possible !

- Tu fais chier! C'est pas toi qui décides !

C'est des conneries !

- Arrêtez de vous disputer.

- Arrêtez !

Je veux entendre cette chanson, merde !

Arrêtez.

- William, arrête.

- S'il vous plaît, venez.

- William, s'il te plaît!

On va faire tout comme tu veux.

On va faire tout comme tu veux.

- Mes enfants.

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