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- Nora, t'as pas mis ta jupe ?
T'as mis une culotte ? - Comment?
Pas une culotte ficelle, j'espère ?
- Un string ?
- J'avais oublié, madame est interprète.
My friends!
Entrez ! - Marianne ?
- Nora ? Que fais-tu là ?
- J'accompagne monsieur chez Bernard Pivot.
- Mais moi aussi.
- On va faire une belle émission.
- Bernard Pivot?
Bernard Pivot...
- C'est la meilleure
que j'ai jamais bouffée.
- Tu vas te régaler. J'ai pris une scarole.
Et la mienne,
elle est organique.
- Succulente.
- Bernard, à nous.
- Bernard Pivot...
- La frisée
a un cœur blanc.
Un cœur blanc, au-dessus la ceinture,
c'est un joli symbole.
- J'ai plutôt le cœur noir.
- Les feuilles de chêne sont trop petites.
- Trop fragiles, j'ai besoin de feuilles costaudes.
- C'est con, les rêves.
- Hello, mademoiselle.
Hello?
Désolée, je me souviens de rien, vraiment.
- That's terrible.
Je ne t'ai pas laissé un souvenir imperméable.
- Impérissable.
- Je croyais que j'avais un français parfait.
- Pardon ?
- C'est moi, le père. - Le père ?
C'est moi, le père.
C'est moi, le père, père, père !
Alarme de réveil
- C'est trop beau !
- T'es belle quand tu t'énerves comme ça.
*- De tout cœur,
je voudrais remercier Madonna.
Rires
- Nora ?
- On joue plus, c'est ça ?
- C'est quoi, votre prénom ? - Gil.
- Mathilde.
- Allison ?
- Marianne.
- Maman ?
- C'est beau, Paris.
- T'as vu quand Julien a failli se faire écraser ?
- Thomas, ça fait 4 jours que t'es pas rentré chez toi.
- J'aime bien ici, c'est super propre.
- Tes parents s'inquiètent pas ?
- Demande-leur ce soir.
Si ça te dérange, Fred a proposé de nous aider donc...
C'est gentil de me dire ça.
Tu le vois souvent, Fred?
- Bah oui, tous les jours quoi. - Tous les jours?
Bah oui, j'adore Fred ah, c'est mon beau père
Moi je le vois tout le temps - Bah oui, mais toi c'est ton père
Mais enfin...
- T'aimerias pas le revoir toi, Fred? - Bon mais il faut encore que je déciderai
- Hi - Hi Nora
Ah, j'allais t'appeler
Ecoute, je viens de parler avec le directeur de la maison d'édition
Et il veut absolument m'accompagner.
So... I'm sorry but.. I...
Attends, une seconde
- Tiens - Non, non, non
I insist. C'est pour les dédommagements
Je peux garder tom mémoire?
- Euuh, oui, oui. - Thank you.
Je t'appelle.
- J'aimerais qu'on passe une soirée en amoureux, tranquilles.
Je voulais te dire...
Ah, c'est ce soir ?
C'est vrai. Tu m'as dit, mais j'avais oublié.
D'accord.
Tu crois que tu vas rentrer tard ?
OK, non, c'est pas grave.
Non, je suis pas bizarre.
D'accord. A plus tard. Bises.
- Le foie de veau, ça se congèle bien.
- Je veux faire le pot-au-feu pour Marianne.
- C'est pas la reine d'Angleterre. C'est sympa de l'inviter.
- Maman, j'ai envie qu'on se réconcilie.
- Avec sa sœur, on sait jamais de quoi on est coupable.
Tu sais pourquoi vous êtes fâchées ? Non.
Elle est folle, sa sœur.
Elle, c'est un sucre.
C'est votre premier ? - Oui.
- Je me suis sentie bien à la 2e. - Maman.
- J'ai le droit de le dire.
Elle aime pas quand je parle aux gens.
T'as honte, hein ? - On fait les courses.
- Je suis à vous.
Si je puis dire...
De plus en plus jolie comme sa maman.
- Petite, c'était une poupée.
Propre à 18 mois, même pour la grosse commission.
- Et les côtes premières ?
Vous avez aimé ?
J'ai cru que vous m'aimiez plus ?
- Avec vous, c'est pour la vie.
Je viens pour mon pot-au-feu qui m'a rendue célèbre.
Mais non, là, je rigole.
Il me faut :
plat de côtes, collier
et un morceau de poitrine.
- Pas de macreuse ? C'est ça qui donne le goût.
- Oui... Elle s'en fout, sa sœur.
Elle verra rien.
- Parle pas comme ça d'elle.
- Elle est gentille, elle prend sa défense.
Et l'autre par-derrière, crac !
*- Votre attention, s'il vous plaît.
Ce train desservira toutes les gares jusqu'à Massy-Palaiseau.
*- Le rôle de la mère au foyer est vaste.
Avant 4 ans, j'estime qu'un enfant
a besoin d'autant de tendresse maternelle
que de nourriture et de sommeil.
Chercher un travail à l'extérieur
serait une sorte de démission familiale.
*- Lorsque nous voyons
un nombre de problèmes psychopédagogiques,
nous devons reconnaître que, dans beaucoup de cas,
les troubles des enfants sont liés au travail de la mère.
- Papa dit que t'oublies de prendre tes médicaments.
- Ton père veut que je sois un légume
pour faire ce qu'il veut avec ses nanas.
- Il est pas comme ça.
- Ca se voit pas que je pète la forme ?
T'es belle, ma fille.
- Tu chantes pas, Raoul ?
- C'est bon, maman. Ne t'en mêle pas.
Oui.
Je me fiche de ce que les gens disent ou pensent.
C'est ma vie, pas celle des gens.
Je peux pas te parler, j'ai mon nouveau boulot.
Non, c'est en plus. Je fais à manger pour une dame.
Ca pue la clope, les gars !
Non, rien.
C'est bon, je me débrouille. Je dois te laisser, maman.
Bisous.
- Il y a un accent.
Pianissimo.
Sans te presser.
Tu peux l'étudier pour la semaine prochaine.
- Bonjour.
- C'est la demoiselle qui apporte mes plats.
- Il y a qu'à réchauffer.
- C'est pas difficile
d'avoir tant de garçons autour de soi?
- Non, ça va.
- Il faut leur dire de jouer moins fort.
Il faut faire des progrès. La musique, c'est pas ça.
Il faut donner de l'âme.
- Je leur dirai.
- Je sais que vous allez cuisiner pour mon fils.
Il est gentil, mais un peu anxieux.
Félix,
tu veux jouer ton morceau ?
Au revoir.
Serait une sorte de démission familiale.
- Le cendar ?
- Ca pue.
- Faut pas ranger. - C'est dégueulasse !
La proprio dit que vous faites aucun progrès.
- Merci.
- T'as quoi, Alli ?
- C'est sale. Paris, c'est dégueu !
Fait chier, putain !
- Hé, les crocos ?
- Voilà notre petite cantine.
- C'est grand Polytechnique, c'est dingue.
- J'ai réservé la cantine VIP.
- Je suis VIP !
Je t'aurais bien emmenée
dans un endroit plus intime.
T'es la même, t'as pas changé.
- Non, 10 ans, c'est long.
- Je suis désolée.
- Non, c'est ta vie.
J'ai qu'une heure.
- Pour l'appartement, j'ai besoin de cet argent, tu sais.
- T'es venue demander mon avis ?
- C'est marrant de manger avec des gradés, des généraux.
- C'est une école militaire.
- J'ai adoré ta photo en uniforme, t'es jolie !
- Elle est horrible. - Non !
J'ai aucune photo de William. Juste Léo, de temps en temps.
- Ils ont pas eu beaucoup de photos de toi.
Léo communique avec toi ?
Il est tellement secret.
- Il l'a pas toujours été.
- Pas toujours, non.
- Une nuit, je me suis levée pourvoir le défilé du 14 Juillet.
J'ai essayé de te voir.
- Et alors ?
- Je t'ai pas vue.
- Et...
t'es heureuse, là-bas ?
C'est un de mes professeurs. Il a eu la médaille Fields.
J'aimerais bien l'avoir. Papa serait tellement fier.
- Ca compte pas, les médailles. - C'est important pour papa.
Tu l'as vu ?
- Je vais le voir, bien sûr...
Il va bien ? - Non.
- Non ? Il a quoi?
- On sait pas encore. - Ah bon ?
- Il sait que t'es là ? - Oui, mais il a pas répondu.
- Il sait pourquoi t'es là ? - Non.
- J'ai cours de l'autre côté du campus.
- Tu dis rien à mes frères. - Ah bon ?
- Tu vas repartir, mais moi,
j'aurai besoin d'eux.
Salut. - Vas-y.
Manon !
Non, rien...
- Voilà, typique.
- Quoi ?
- Les Parisiennes pensent que le monde est leur assistant.
- On est comme ça.
- Truc de Parisiennes.
- Quoi ?
- Être fière de ses défauts.
- Putain, carrément.
- Truc de Parisiennes.
- Attendez, merde.
- Genre distinguée en disant des gros mots.
- C'est pas possible ?
- C'est pour vous faire marrer.
- Je viens de voir mon mec avec une femme.
Vous les voyez ?
- Non, je vois rien.
Juste une vieille bizarre.
- Un couple avec un mec brun
et une femme classe.
- Je les connais pas, moi.
- Ah non, c'est pas eux.
J'ai tout le temps l'impression de le voir. Je dois me calmer.
- Rassurée ?
- Ouais.
Surtout...
on est séparés.
- Vous aimeriez pas
qu'il enchaîne avec une autre. - Ce serait horrible.
Truc de Parisiennes.
- Non, la jalousie, ça marche pour tout le monde.
Rires
Gémissements de plaisir
- Oh, mon Dieu !
Ils crient.
- ? minutes de retard. - Excusez-nous.
- La cuisine est là, installez-vous.
Vos parents sont amis avec ma mère ?
- Non, je suis sa locataire.
- Oui, je confonds tout.
Elle me parle tout le temps des Rozen.
Vos parents viennent d'où ?
- Ma mère est originaire du Mans.
Et mon père de l'Est.
- C'est par votre père, alors.
Vous savez dresser une table ?
- Oui.
- Bon, très bien.
Il faut vraiment que je fasse un sans-faute.
C'est un goy
que je voudrais vraiment séduire.
- On va s'appliquer.
- Je vais m'habiller.
- C'est quoi, un coy ? - Un goy, pas un coy !
Un garçon pas juif.
- Tu penses qu'il est juif ?
- Bah oui.
Prends la pince, pas avec tes mains.
Il pense que toi aussi.
Rozen, ça fait juif.
- Ca va, oui ! N'importe quoi !
- Les navets, tu les lustres.
- C'est bizarre, c'est la 1re fois que j'en vois un.
- un quoi ?
- Bah... un juif.
Bah voilà, regarde.
- Vérifie ton bord d'assiette.
- C'est joli. On peut envoyer comme ça ?
- Non, c'est pas fini du tout.
- Petite, Marianne se faisait passer pour un extraterrestre
qui avait pris possession du corps de ma sœur.
C'était horrible !
J'avais une frousse !
Tu peux pas savoir !
- Dommage, j'aurais adoré avoir une petite sœur.
- On sait jamais, peut-être que ça arrivera.
- Mes parents sont séparés,
Je te rappelle.
Une porte se ferme.
- Hello, les chéris ! - Hello !
- Il veut séduire un mec ? - Oui, pourquoi ?
- Ah ouais, en plus... - En plus de quoi?
- J'ai...
un gros problème de tenue.
C'est joli, ça. Ca fait mariage.
Ca brille.
- Ouais, ça brille...
- Là, vous avez juste enlevé votre cravate.
- J'ai un truc plus décontracté.
- Ca fait chef d'orchestre.
- Quand il a accepté le dîner, je portais ça.
On sonne.
Les gens sont fous d'arriver à l'heure !
- C'est dingue ! J'ai l'impression de voir Fred partout.
- Forcément, c'est lui.
- Pourquoi t'es là ? - Je suis content de te voir.
Ta fille a fait un chantage affectif irrésistible.
Tu sens bon. Tiens, un calumet de la paix.
- Je dis que le bouquet est à moi?
- T'inquiète,j'ai un magnum.
- Merci, Fred. Maman, Thomas, c'est mon mec.
- T'as 14 ans, avance !
- Presque 15. On s'aime, c'est pour ça que t'es énervée.
- Non, parce que vous faites des trucs sans me prévenir.
Vous avez 14 et 16 ans.
Vous ferez pas votre vie ensemble.
On dirait des fiançailles, c'est si bourgeois.
- Ses parents veulent vous rencontrer.
Ca compte !
- C'est bourgeois.
T'as voulu venir avec un couple parental.
Tu vas leur dire que c'est pas ton père ?
- Tu vas terminer toute seule !
- Tu veux qu'on se remette ensemble ?
Occupe-toi de tes oignons. Le linge sera bien gardé.
- C'est pas l'expression !
- C'est les moutons ! - Je regrette qu'il soit là !
- Je me casse.
- Fred, reviens ! Soyez sympas, putain !
- T'es faible.
- Tu dis que je suis de trop.
Je viens pour faire plaisir!
Je me remettrai jamais avec toi ! C'est l'enfer !
- Arrêtez !
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Hop!
Vous avez apprécié le spectacle familial?
Je suis ravi de vous rencontrer !
J'adore votre fils.
- Bonsoir.
Ce bouquet est à moi.
- A la vie, à l'amour, à la paix.
- C'est gentil, mais on ne boit pas d'alcool.
- C'est quoi, ça ?
Le courrier, ouvre-le.
- Oui, mais ça me stresse.
- Tu déconnes, c'est le ministère de la Justice.
- Ah bon ?
- Bah, ma vieille...
Ca date de quand ?
- Quoi ? - Faut répondre.
T'es appelée à être jurée d'assises.
- On a eu Thomas à 18 ans.
Et Paul à 20 ans.
Nina à 25 ans.
On a aussi un petit Samuel. - Il a 3 ans, il dort.
- Bientôt, on aura une petite fille.
- Elle vit encore à Dakar.
- On s'est rencontrés à l'âge de Lily et Thomas.
On a eu nos enfants vite.
- Très vite.
Elle rit.
- Appelle-la.
- Non, elle va dire que je lui mets la pression.
- On était... Parce que j'ai deux frères
qui se sont tués à moto.
- Ils sont avec Jésus, c'est rassurant.
- C'est rassurant.
Le vin est dans la cuisine ?
Faudrait l'ouvrir...
Ca vous dérange pas si je bois un coup ?
Mais l'eau, ça va.
Ca me fait du bien, de l'eau.
- On vient d'Harfleur. - La banlieue du Havre.
- On est venus à Paris. - Parce qu'artistes au Havre...
Au début, c'était difficile.
Je vendais des crêpes dans une baraque.
Et ça a démarré pour nous.
- Goûte.
- On est très croyants.
- Plutôt "foyants" que croyants. - Oui.
- On a inventé ce mot pour exprimer notre foi.
Un téléphone vibre.
- Il faut que tu répondes.
- Oui, ça peut être l'hôpital.
Je réponds.
Putain, c'est ma sœur !
Je devais dîner chez elle ! Merde !
- Elle va te tuer.
- N'en rajoute pas ! Merde !
- Elle vous attend ?
- Proposez-lui de se joindre à nous.
- Ouais, c'est peut-être une bonne idée.
Ca sonne.
Je suis désolée, je suis à un autre dîner.
- Qu'elle vienne.
- Ce sont les parents du copain de Lily.
- Dites-lui de venir, il y a aucun problème.
Ce sont les beaux-parents,
mais venez. C'est eux qui proposent.
Non, je me fous pas...
J'essaie de trouver des solutions !
- Qu'elle vienne.
Elle viendra pas ?
- Une pression ? J'ai préparé à manger, moi !
Je vais pas venir voir des gens que tu connais pas.
On pourra même pas se parler. Tu me fais chier!
Toute ma vie,
depuis toute petite,
personne
ne me donne autant l'impression d'être de la merde.
- Moi, j'ai faim. On va manger un truc.
Récupère ton assiette. Va te coucher, Lucien.
- Tu sais que ma mère est pianiste ? - Non.
- Une spécialiste de Chopin.
- C'est très raffiné.
L'idée de la pensée, c'est très...
- J'ai demandé spécialement une pensée pour vous.
- Elle est très délicate.
- Ca va bien avec vos yeux, cette pensée mauve.
- Viens voir.
- Attention, je vais tomber amoureux.
- Vous avez de belles mains.
- Vous êtes si délicat.
- Ils s'embrassent.
- Oh là là, ils s'embrassent.
- Voilà, les princesses.
- Trop bien de te voir, Fred !
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Tu viens ? - J'arrive.
- Ma sœur va m'en vouloir à mort.
C'est reparti pour 6 mois d'embrouilles.
Tu montes ?
Tu te caches là-haut.
Tu me surprends, tu m'attaques, je crie.
Tu me prends comme un fou...
Hein ?
“Y a quelqu'un ?
On joue plus, c'est ça ?
Le mec que je me suis tapé aujourd'hui,
je pensais mal le vivre, bah non...
C'est passé comme une lettre à la poste.
J'ai carrément joui, dis donc.
- Sors de cette voiture.
Dégage !
Elle crie.
- Merde !
Sous-titrage TITRAFILM
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