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Merci.
J'ai perdu mon chien ! Il est parti !
- Mon chien ! - On le retrouvera, Madame.
"Compagnie de navigation Mammouth"
Votre Altesse.
Attendez que je reprenne mon souffle.
- Attendez. - Attendez.
- D'accord. - D'accord.
D'accord.
- Votre Altesse. - Permettez-moi, Votre Altesse.
Je suis le capitaine Nicholls. C'est avec un tr�s grand plaisir-
Nous partageons ce plaisir.
Quoi ? Oh, je vous demande pardon. Mon navire est honor�.
C'est avec un tr�s grand plaisir- Oh, non, pas de photos.
- Pas de photos ? - Excusez-moi, je voulais vous aider.
Merci, mais j'aime avoir ma photo dans le journal.
En voyant �a, les gens disent, "La princesse Olga de Su�de !"
Alors, s'ils m'aiment, moi, ils aiment la Su�de.
Oui, c'est le moins que je puisse faire pour la Su�de.
Alors...
nous sommes pr�ts
Merci, Votre Altesse.
Je vous souhaite bon voyage, Votre Altesse.
Il sera s�rement tr�s beau avec un capitaine si c�l�bre.
Merci, Votre Altesse.
- Princesse Olga de Su�de ? - Oui.
- Et �a ? - Je suis dame Gertrude Allwyn...
dame d'honneur et dame de compagnie de Votre Altesse.
Par ici, Votre Altesse. Par ici, je vous prie
Oh, non, nous sommes d�sol�s, pas de radio.
Ce n'est pas la radio, Votre Altesse. C'est pour les nouvelles associ�es.
Vous voudriez qu'on vous parle su�dois, fran�ais ou russe ?
Anglais, s'il vous pla�t. Le truc normal.
"Bonjour, tout le monde. Je prends le bateau, aujourd'hui."
- O� allez-vous, princesse ? - Nous allons � Hollywood.
- Voir les vedettes ? - Non, �tre les vedettes.
- On va tourner un film. - Vous allez jouer dans un film ?
On a un contrat. Le contrat dit qu'on doit jouer.
- Quel est le nom de ce film ? - Le nom...
- Le nom, je vous prie. - C'est l�, dans le contrat.
Juste un moment. Juste-
C'est tir� d'un roman intitul� Lavande et vieilles dentelles...
mais le nom du film est devenu Elle lui en a trop fait.
Il va �tre rechang� ou on rentre chez nous.
- Vous avez une vedette favorite ? - Oh, ja, ja.
- Une vedette masculine ? - Oh, bien s�r.
Si la question n'est pas trop personnelle, quel est son nom ?
Mickey "Mousie".
M. Mantell, ne d�faites pas vos valises.
Cette suite appartient � la princesse.
On a d�j� parl� de �a. Doucement avec les chemises en soie !
- Comment demande-t-on le lavage, ici ? - Je fais juste mon devoir.
Alors, allez le faire ailleurs.
Je vous en prie, M. Mantell.
Je vais vous transf�rer dans une cabine aussi grande que celle-l�.
J'ai r�serv� la suite royale. Je l'ai pay�e. Elle me pla�t.
- Je ne vois pas pourquoi je partirais. - On a fait une erreur.
Cette suite a �t� r�serv�e pour un membre de famille royale.
Ah, oui ? On est aussi apparent�s � la royaut�.
Vous parlez � King Mantell. Toute l'Europe conna�t son groupe.
Et pour ce qui est de l'accord�on, c'est le roi.
N'oubliez pas �a, moussaillon.
M. Mantell, je vous en supplie !
Je suis un homme g�n�reux. Je vais vous dire ce que je vais faire.
Je vais partager la suite royale. On fera la s�paration-
- Non, c'est impossible. - Je vais r�gler �a avec elle.
Vous rendez les choses tr�s difficiles.
Trouvez une solution. Je reste.
Arr�tons de discuter. Quelle diff�rence �a fait, o� on dort ?
Rentre ta chemise. On reste.
Votre Altesse.
- On est un peu nombreux, ici, non ? - Votre Altesse, j'ai essay�...
mais il refuse de partir.
Il refuse de partir ? Pourquoi ?
Cette suite appartient � la princesse. Plus vous discutez, plus dur ce sera.
Sortez avant que je vous jette dehors. Porteurs, sortez les valises.
- Qu'est-ce que �a veut dire ? - Je vous ai dit de sortir. Allez-y.
Vous ne pouvez pas reconna�tre un membre de la famille royale ?
- C'est tr�s ennuyeux. - Je suis d�sol�.
J'ai r�serv� cette suite avant de savoir que Votre Altesse �tait l�...
et malheureusement, mon ami n'a pas voulu partir.
J'esp�re que Votre Altesse n'est pas contrari�e par cette situation merdique.
"Merdique" ?
Nous sommes satisfaites. A pr�sent, veuillez nous obliger en partant.
Bien s�r. J'esp�re que Votre Altesse fera bon voyage.
Si je peux vous rendre service, passez-moi un coup de fil au-
- Ma cabine, c'est quel num�ro ? - Le B-81, Monsieur.
- Passez-moi un coup de fil au- - Bonsoir.
Votre Altesse a dit "Au revoir".
Eh bien, au revoir.
Nous regrettons ce d�rangement, Votre Altesse.
- �a ne se reproduira pas. - Ce n'est pas grave.
Entrez.
- Quoi ? Encore ? - J'ai oubli� mon rasoir. D�sol�.
Bien s�r, si l'une de vous a besoin d'un rasoir, je serai heureux de-
Un rasoir ? Quel grossier personnage !
Dieu du ciel ! Cet individu prend un bain !
Que faites-vous ?
Votre Altesse, il y a un probl�me avec votre baignoire.
- Quoi ? - L'eau coule et s'�vacue...
mais elle s'�vacue plus vite que la vitesse � laquelle elle coule.
J'ai d�couvert �a ce matin. On ne peut pas prendre un bain dans si peu d'eau.
Si vous �tes un "ploumber," pourquoi ne r�parez-vous pas �a ?
Je ne suis pas "ploumber," mais je pourrais le r�parer.
- Vous avez un tournevis ? - Un tournevis ?
Son Altesse ne se prom�ne pas avec un tournevis sur elle.
- Partez, je vous prie. - J'essayais juste de vous aider.
Puis-je vous sugg�rez de prendre des douches au lieu de bains ?
Et bien s�r, il y a toujours l'oc�an.
J'aimerais lui casser la gueule, � celui-l�.
Belle fa�on de parler.
Tu r�alises qu'il a failli nous prendre la suite royale ?
Les princesses ne cassent pas la gueule des jeunes gens.
Les visiteurs sont pri�s de d�barquer.
- Alors, comment �a a march� ? - Elle �tait un peu froide au d�but.
- Souviens-toi, c'est une princesse. - Pourquoi je m'en souviendrais ?
Je ne voulais pas rester dans cette cabine de filles.
Tu as vu ses cheveux ? �a, c'est une blonde royale. Ouvre la malle.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Tu devrais conna�tre ma technique.
D'abord les fleurs, ensuite la musique, et enfin, le vin.
Apr�s, il faut que j'apprenne s'il y a un mari.
Voil� celui que tu as utilis� pour la comtesse italienne.
Non, c'est pas efficace. Elle est rentr�e � la nage.
Toutes les dames avec qui je suis sorti � Venise ont amen� une bou�e.
- Et celui-l� ? - Oui. Epoussette-le.
Je vais monter pour demander � �tre � la table de Son Altesse.
Elle est de la famille royale, tout le monde sait qui tu es.
Tu ne serais pas � la hauteur, m�me si on te donnait Radio City.
Ah, oui ? Ils viennent de me le donner. Douze semaines selon mes termes.
Veillez � ce que la princesse Olga ait tout le confort possible.
- Oui, capitaine. - Vous pr�viendrez Son Altesse...
qu'elle sera invit�e � s'asseoir � ma table.
- Oui, capitaine. - D'autres suggestions ?
Il y a 5 officiels de la police � bord, capitaine.
De la police ?
Ils vont � New York, � la convention des inspecteurs.
Aimeriez-vous les avoir � votre table ?
Je ne les veux pas sur mon navire. Ces faiseurs d'histoire portent malheur.
Je pr�f�re �tre suivi par une mouette qui a perdu le nord.
Je l'ai vu se produire des dizaines de fois.
Les p�pins, c'est leur sp�cialit�. Ils les aiment tant qu'ils les suivent.
Si j'avais su qu'ils devaient �tre � bord-
Un message, capitaine. Important.
Je le savais. Je le savais.
Je le savais !
Entrez.
Encore des fleurs !
Oh, elles ont d� nous co�ter un prix fou.
Elles ne sont pas tr�s ch�res.
C'est ce qu'on appelle des fleurs d'enterrement, dans le m�tier.
�a ne fait rien, j'aime en recevoir, m�me quand on se les envoie.
On se les est envoy�es de la part de tous les princes d'Europe.
Oh, Gertie, tu penses que-
"King Mantell"
"King Mantell." Un roi ? Tu n'en rajoutes pas un peu, non ?
King Mantell ? Je n'ai jamais entendu parler de ce cr�tin.
J'ai donn� cent francs pour �a moi-m�me...
et j'ai mis la carte du prince Curt Linden de Swartsheld.
Je m'en souviens tr�s bien.
Je crois que je sens un coup fourr�.
- Qu'est-ce que c'est ? - C'est l'un de ces trucs-
Tu sais, un de ces trucs qui vont et viennent.
Un accord�on. Et c'est tr�s vulgaire.
Un symbole absolu des classes inf�rieures.
On met ce truc-l� par terre et �a rampe.
Mais �a me pla�t.
Qui fait ce bruit atroce ?
M. King Mantell, Madame.
Pouvez-vous dire � ce Mantell d'arr�ter imm�diatement ?
La princesse ne peut pas supporter l'accord�on.
Tr�s bien, Madame.
Mantell, hein ?
Maintenant, je sais qu'il est un vaurien.
Je suis un vieux loup de mer. J'ai beaucoup voyag�.
Mais je n'ai jamais rien vu de bon sortir d'un accord�on.
Un message de la princesse Olga.
- Que dit-elle ? - Que ta musique est atroce.
Mon nom est Cragg. Il para�t que le capitaine d�sire me voir.
Oui, inspecteur. M. Lorel, voici M. Cragg de Scotland Yard.
- M. Lorel est de la S�ret� parisienne. - Lorel. Bien s�r.
On a correspondu l'an dernier. Pour fraude, hein ?
Oui, Monsieur. Vous m'avez beaucoup aid�.
Asseyez-vous. Le capitaine attend deux ou trois autres messieurs...
et il sera l� d'un moment � l'autre.
Quoi de neuf, commissaire ? Quelque chose d'urgent ?
Le capitaine devra vous donner les d�tails.
Il semble que quelque chose � bord demande son attention.
- Bonjour, Steindorf ! - Oh, mon bon ami Cragg.
Maintenant, nous allons avoir un voyage agr�able.
- Vous �tes Monsieur Lorel. - Comment le savez-vous ?
Oh, �l�mentaire. Vos v�tements viennent de Paris...
votre nez est de la S�ret�, je suis inspecteur...
et juste entre nous, on m'a dit qui vous �tiez.
Monsieur Conan Doyle vous aurait ador�.
Mon ami, l'inspecteur Cragg !
Et maintenant, la police russe.
- Vous les connaissez, Morevitch ? - Bonjour.
Je vais m'asseoir ici. J'ai mal aux pieds.
Pourquoi le capitaine nous a envoy� chercher ?
Le commissaire a parl� de quelque chose d'important.
Important pour lui ou pour nous ?
Messieurs, je suis d�sol� de g�cher votre voyage.
Vous ne voulez pas vous asseoir ?
Une urgence est survenue, concernant la s�curit� de mes passagers.
Ce message du bureau de police de Paris vous expliquera la situation.
"Paul Merko, assassin condamn� � la guillotine...
- s'est �vad� de prison il y a 2 jours"- - Vous permettez ?
"Selon nos informations, Merko est � bord de votre navire. Soyez vigilants."
- Quelle stupidit� ! Incroyable ! - Qui est stupide ?
O� est la description ?
On n'a que le nom de l'assassin, la premi�re chose qu'il va changer.
Lorel peut probablement nous donner des informations.
Non, d�sol�, Messieurs. Je n'�tais pas sur cette affaire.
Messieurs, M. Kawati, des services secrets imp�riaux du Japon.
Il arrive, comme d'habitude, quand tout est presque fini.
Comment allez-vous ?
Il semble y avoir une conspiration pour nous mettre au travail.
J'ai entendu la nouvelle.
Je me souviens d'avoir lu quelque chose sur Merko.
Le gars qui a �vit� les arrestations en se d�guisant en femme ?
Le m�me. Une autre fois, c'�tait un marchand de tapis arm�nien.
C'est un acteur. Il parle sept langues.
- Un chenapan bien malin. - Un chenapan bien impoli.
On est en vacances.
- Qu'est-ce qui t'am�ne ici ? - Les affaires habituelles.
Je vais � New York pour le boulot. On m'a dit que tu �tais � Paris.
Tu as beaucoup de succ�s, derni�rement, hein, mon vieux ?
A chaque fois que tu serres la main, tu donnes un coup de griffe.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Tu connais ma faiblesse.
Tout ce qui concerne un personnage public m'int�resse.
Tu portes encore ton haut-de-forme et ta moustache noire ?
Tu te remets pas dans le chantage � mes d�pens, au moins ?
Mon cher ami, bien s�r que non.
Quoi que tu vendes, on n'en veut pas.
Je ne veux pas t'ennuyer, mais je suis � court d'argent.
J'ai parcouru la liste de passagers pour y trouver des amis.
Et figure-toi qu'il y a trois personnes dans ce navire...
qui seraient heureuses de me donner un peu d'aide.
Juste deux, Darcy. Raye-moi de la liste.
Tu es un personnage public. Tu veux appr�cier ce voyage.
Tu veux avoir une belle r�ception � New York.
�a serait dommage si certaines personnes savaient...
- �a remonte � loin, non ? - J'ai une bonne m�moire.
S�rement. Je venais de quitter mes culottes courtes.
J'ai fait une erreur �tant jeune, et j'ai pay� pour.
- �a ne marche pas. Je suis r�glo. - T'as fait un an de taule, non ?
Assez pour devenir raisonnable. J'y ai rencontr� des gens charmants.
C'est l�-bas que j'ai appris � jouer de l'accord�on.
Voyons. On fixe �a � combien ?
�a d�pend combien tu peux supporter.
Une minute. Ne le frappe pas. Faut prot�ger tes mains.
Esp�ce de...
Tu as eu ta derni�re chance, Mantell.
- Pardon, Inspecteur Lorel ? - Oui, Monsieur.
J'ai des renseignements int�ressants pour vous.
Plus tard, Monsieur. J'ai rendez-vous avec le capitaine.
Quand vous voudrez.
- Dans 20 minutes ? - Je viendrai � votre cabine.
Monsieur.
Je l'envoie rejoindre les requins ?
- Tu d�testes autant les requins ? - Mais c'�tait un policier !
- Un policier ? - Ce bateau en est rempli.
- C'est une prison flottante ? - C'est pas sain.
Les inspecteurs ne m'inqui�tent plus et je m'occuperai de Darcy.
Qu'est-ce que tu vas faire ? Lui taper sur les doigts ?
Il n'y a qu'une fa�on d'�tre avec ces ma�tres chanteurs.
Leur montrer qu'ils ne peuvent pas te bousculer.
Je comprends. Leur donner une le�on permanente, hein ?
Arrange les choses pour que je puisse approcher la princesse.
Laisse-moi faire. Je connaissais une princesse, dans le temps.
Elle �tait un peu diff�rente. Elle s'appelait Fatima.
Elle faisait... ce genre de truc l�. Laisse-moi faire, tu veux ?
- Vous permettez, Votre Altesse ? - Je vous en prie.
J'ai eu le plaisir de rencontrer votre distingu� grand-p�re.
Mais j'ai deux grands-p�res, vous savez.
Ja, mais celui dont je parle a une barbe.
Oh, celui-l� ! Et une si longue barbe !
Quand on �tait enfants, on s'en servait comme balan�oire.
La derni�re fois que l'oncle de Votre Altesse, le prince Rudolph...
est venu � Londres, j'ai �t� charg� de sa garde personnelle.
Oh, ja. Pauvre oncle Rudie.
Quelqu'un tirait toujours sur lui.
Dans mon pays, ils tirent sur tous les oncles.
Laissez-moi vous parler de votre grand-p�re-
M�me si je ne l'ai vu qu'une fois, il y a 12 ans.
1 m�tre 58, les yeux bleus...
environ 80 kg, et cette barbe.
- C'est exact, Votre Altesse ? - Je ne l'aurais pas mieux dit.
- Vous �tes tr�s observateur. - Rien ne m'�chappe.
- Mes affaires, s'il vous pla�t ? - Bien s�r.
- Ma bourse ! Elle a disparu ! - Disparu ?
�a ne va pas, Messieurs ?
- La bourse de Votre Altesse. - C'est incroyable !
- Il �tait l� il y a cinq minutes. - Quelqu'un l'a pris.
- Tenez. - Qu'est-ce que c'est ?
La bourse en cuir de Son Altesse.
- O� l'as-tu trouv� ? - Elle l'a perdu.
- Tu es s�r ? - Certain, je l'ai vue le chercher.
- O� �tait-elle quand tu l'as pris ? - Sur le pont.
- Je devrais te faire la peau. - J'essayais de t'aider.
Cette Su�doise t'a mis la t�te � l'envers depuis qu'on est arriv�s.
- Tu m'as pas demand� d'arranger �a ? - Oui.
- D'accord, c'est arrang�. - Que veux-tu dire ?
Ram�ne-lui sa bourse. Elle te remerciera.
Ouais, si j'arrive � la convaincre que je l'ai pas vol� moi-m�me.
�a repose sur toi. J'ai jou� mon r�le.
Pardonnez-moi, princesse. C'est ce que vous cherchez ?
Oh, ma bourse ! Vous l'avez trouv� ! Comment vous remercier ?
- C'est facile. - Comment ?
J'ai peur que si je vous le dis, vous me remettiez � ma place.
Nous vous donnons permission de parler. Allez-y.
Y a-t-il une chance qu'une princesse comme vous...
prenne un cocktail ce soir avec un gars comme moi ?
- Elle pourrait bien le faire. - �a veut dire qu'elle le fera ?
J'ai dit "Elle pourrait". Nous ne connaissons m�me pas votre nom.
Mantell. Le roi Mantell.
Mantell. C'est vous qui avez m'avez envoy� ces jolies fleurs ?
Je vais �tre honn�te. Je ne les ai pas envoy�es. Je les ai piqu�es.
- Piqu�es ? - Oui, je les ai prises.
Nous savions que vous les aviez prises.
Je suppose que notre rendez-vous est annul�.
Je n'ai pas dit �a. Je pense que �a serait tr�s agr�able.
Bien. Une derni�re chose rendrait cette journ�e parfaite.
- Quoi donc ? - Que vous aimiez mon accord�on.
Je vais �tre honn�te avec vous, je-
- Il me pla�t. - Vraiment ? Je pensais que-
Chut ! C'est un secret, il ne doit jamais �tre r�v�l�.
Je sentais bien que sous ce front royal, vous �tiez chouette.
L'accord�on, �a demande beaucoup de travail. Je lui ai donn� ma vie.
- Enfin, une partie. - Oh, vraiment ?
Vous devez faire parler vos doigts. On en joue comme �a.
Oh, ma bourse ! Mon mouchoir. Ils sont tout "bouill�s" !
Oh, je suis d�sol�. Je vais vous les r�cup�rer.
Je prends un grand risque avec ces requins carnivores, mais pour vous-
- Vous n'�tes pas bless� ? - Non.
- Ma "houppe" ! - Votre "houppe" ?
- Ma houppette ! - Je peux vous aider ?
Oh, mon mouchoir, il est tout mouill�.
Votre argent est aussi mouill�.
Je vais vous l'essorer.
Oups, j'ai failli vous le d�chirer. Je devrais vous en donner un autre.
Oh, �a va. Il est encore bon.
- File. - Qu'avez-vous dit ?
Oh, "fil." En su�dois...
�a veut dire, "l'entretien est termin�".
Lady Allwyn, j'aimerais vous pr�senter M. Roi Mantell.
- Comment allez-vous ? - Comment allez-vous ?
Nous allons prendre un cocktail avec lui, ce soir.
- Vraiment ? - Oui.
J'essaierai d'amener un petit ami pour vous.
J'essaierai.
Pas de chance avec les dossiers de Marseille et de Bordeaux.
Ils ne nous ont pas beaucoup aid�s.
Maintenant, voyons ce que Paris va nous apprendre.
"Paul Merko, fran�ais. Taille moyenne.
P�se environ 75 kilos. Cheveux bruns. Yeux marron.
Pas de cicatrices ou de marques d'identification." C'est tout Messieurs...
� part ses mensurations que vous pouvez lire vous-m�me.
- Messieurs, �a ne nous sert � rien. - Pourquoi ?
Parce que vous devez attraper l'homme pour le mesurer.
Quand vous l'aurez attrap�, � quoi serviront ses mensurations ?
Allons, allons. Il est trop t�t pour s'avouer vaincus.
Ce Merko n'est pas � bord. J'en ai l'intuition.
Comme je ne suis pas inspecteur et que je n'ai pas d'intuition...
j'ai commenc� � faire fouiller le navire.
Comme il y a 1200 passagers, �a risque d'�tre sans espoir.
Rien n'est sans espoir pour un bon inspecteur.
Si Paul Merko est � bord, je le trouverai.
Oui.
Souvent, j'ai moins d'�l�ments � la base et j'arrive � mes fins.
L'un de vous a command� ces boissons ?
- Pas moi - Non.
- Vous ? - Non.
Je ne me souviens pas de les avoir command�es.
En fait, je sais que je ne l'ai pas fait.
Pourquoi je re�ois un plateau de boissons que je n'ai pas command� ?
Oui, Monsieur.
- Vous avez amen� ce plateau ? - Non, Monsieur.
- Vraiment ? Pourquoi pas ? - Je suis d�sol�, Monsieur.
�a ne sert � rien d'�tre d�sol�. Pourquoi n'avez-vous pas emport� ce plateau ?
- Vous ne l'avez pas command�. - Mais quelqu'un l'a amen�.
- Qui avez-vous sonn� ? - Je n'ai sonn� personne.
- Sinon, je ne serais pas l�. - Je parle de ce plateau.
- Voulez-vous un autre plateau ? - Non, je ne veux aucun plateau.
Tr�s bien, Monsieur.
Merci, camarade.
- Capitaine Nichols. - Oui ?
V�rifiez la liste des passagers, il y a un passager manquant.
- Manquant ? - B-50. Un Monsieur Petroff.
Sa valise a �t� amen�e � bord, mais on ne peut pas le trouver.
Il va rater le bateau. Les Petroff que je connais ratent tout.
Faites-le appeler. S'il est � bord, trouvez-le et faites-moi un rapport.
Oui, Monsieur.
Qu'est-ce que je suis cens�e faire ? Me tourner les pouces ?
Il y a assez d'hommes distingu�s � bord...
inutile d'aller boire des cocktails avec un accord�oniste.
- Tu as aim� les cocktails, non ? - Les premiers cinq ou six.
- Apr�s, je me suis ennuy�e. - Ch�rie, ne sois pas b�te.
Il n'est pas d�sagr�able � regarder. Je dirais m�me qu'il est s�duisant.
- Tu as remarqu� ses �paules ? - Quand tu auras mon �ge-
- Il a trouv� ma bourse, non ? - Il t'a vol� ta bourse.
Bien s�r qu'il l'a vol�. Il a le sens de l'humour.
On ne peut pas se permettre de prendre des risques.
Notre situation est d�j� assez dangereuse comme �a.
Tu vas trop parler. Cet homme te manipule !
Ch�rie, tu es folle. C'est dans ta t�te, tout �a.
Viens. Allons d�ner, mon petit
- Bonjour. Mon nom est Darcy. - Que voulez-vous ?
Je suis d�sol�, mais je suis un ami proche...
de M. George Marson, de l'agence th��trale de Londres.
Monsieur, vous nous d�rangez. Vous �tes dans la suite...
de Son Altesse, la princesse Olga de Su�de.
- Et de Wanda Nash de Brooklyn. - Que voulez-vous ?
C'est un peu tard pour parler affaires...
mais malgr� tout-
Je peux entrer ?
King.
Je viens de voir Darcy entrer dans la suite royale.
Ah, oui ? Tu es s�r que c'�tait Darcy ?
S�r. Une vermine pareille, c'est un sp�cimen unique.
Il n'y a rien de tordu l�-dedans. Je lui dirai bient�t moi-m�me.
On �tait coinc�es � des kilom�tres de chez nous, fauch�es.
On ne trouve pas du travail en entrant dans un studio. J'ai tout essay� !
�a s'appelle obtenir de l'argent sous une fausse identit�.
On ne portera pr�judice � personne.
- A part � Transatlantic Films. - Ils seront d�dommag�s.
La petite a beaucoup de talent. Elle a besoin d'une chance.
Elle deviendra une vedette et le monde rira de tout �a.
Inutile d'essayer de me convaincre, les filles, je suis de votre c�t�.
Je vous soutiens un maximum.
Alors, on a parl� de combien ?
A quoi bon, Gertie ? Autant le payer tout de suite.
- C'est tout ? - C'est tout ce qu'on a.
Et les joyaux de la couronne ? J'admirais votre bague.
Maintenant, sortez.
Vous vous m�prenez sur moi, les filles.
Je ne suis pas un mauvais gars. Voil� pour vos pourboires.
Qu'est-ce qui nous dit que vous ne recommencerez pas ?
Mon honneur professionnel, Votre Altesse.
Il l'a �branl�e. Quelles informations peut-il avoir sur une princesse ?
Un paquet, � en juger la taille de la liasse.
Il a dit qu'il avait des informations sur 3 personnes. Elle est la deuxi�me.
J'esp�re que je suis le num�ro trois.
Mon mais est comme un thermom�tre.
Je peux pr�dire le temps deux semaines � l'avance.
Dieu du ciel, qu'est-ce que vous racontez ?
C'est inoffensif, duchesse, je faisais un peu de conversation.
Je peux parler de n'importe quoi. De "Litt�ratoure" par exemple.
C'est bien M. Benton. Avez-vous lu la critique de Burke sur James Joyce ?
Ou je peux parler de sport. Prenez Terry McGovern.
Ce crochet du gauche ! S'il vous d�fon�ait le menton...
il cassait tous vos os de la cheville.
Je danse, princesse, parce que �a me garde en forme.
Oh, c'est tr�s important. J'ai un oncle qui abat les arbres.
Excusez-moi, Votre Altesse. Pardonnez-moi, docteur...
mais un enfant a aval� un sifflet sur le pont B.
- Dieu du ciel ! - D�p�chez-vous.
C'est un tout petit enfant et un tr�s grand sifflet.
Le pont B ? D�sol�, Votre Altesse.
Je peux continuer l'op�ration interrompue par le docteur ?
Un petit enfant et un grand sifflet ?
Sans blague. Tenu � l'envers, il chantait "Yankee Doodle".
- Maintenant, lequel c'est ? - Celui-l�.
Comme c'est amusant ! Recommen�ons.
Je ne comprends pas.
Quand le gars me l'a montr�, �a fonctionnait.
Et au couronnement, il a fallu 20 petites filles...
pour porter la tra�ne de la robe de ma grand-m�re.
C'est rien. Le jour de la paie, il a fallu 4 policiers pour porter mon grand-p�re.
Vous �tes impossible. A l'�poque de ma grand-m�re, vous perdriez la t�te.
Pas la peine d'aller si loin, princesse. Je perds la mienne-
Je crois qu'on a assez dans�.
J'ai ce que je m�rite. Avant de partir, je veux que vous sachiez une chose :
Si vous avez des ennuis, vous pouvez compter sur moi.
Pourquoi, croyez-vous que je pourrais avoir des ennuis ?
C'est un navire �trange, et il y a des gens bizarres � bord.
Ja, et le plus �trange de tous, c'est vous.
Dieu merci, la journ�e est finie !
Tous ces gens ! �a m'est �gal qu'on me marche sur les pieds...
mais je n'aime pas trop qu'on s'y attarde.
Je me suis amus�e. Qui a dit, "Le poids est lourd sur les t�tes couronn�es" ?
J'�tais d�j� mari�e quand j'ai appris...
que les rois ne dormaient pas en portant leur couronne.
O� est-ce qu'ils les mettent, sous le lit ?
- Maintenant, au lit royal- - Non, non, Gertie, il ne faut pas.
Tu ne peux pas aller l�-bas.
Bont� divine, mon enfant. Que se passe-t-il ?
Ne bouge pas. Reste immobile.
Je reviens tout de suite.
Va voir qui c'est.
Venez dans ma chambre. Il est arriv� quelque chose.
- Bien s�r. - Merci.
- Je ne sais pas comment tu fais. - Tu as vu son visage ?
Elle a des ennuis.
De tous les gars � bord, pourquoi demander l'aide de Mantell ?
Parce qu'il m'aime bien.
Que puis-je pour vous, princesse ?
Pouvez-vous voir ce qu'il y a dans cette chambre ?
Darcy !
On ne sait rien. Quand on est arriv�es, il �tait comme �a.
Je ferais mieux d'appeler le capitaine. O� est le t�l�phone ?
Oh, ne faites pas �a.
Vous r�alisez s�rement combien c'est bouleversant pour Son Altesse.
Oui, je comprends. Combien d'argent vous lui avez donn� ?
Cinquante livres et-
L'argent a disparu.
- Qu'est-ce que c'est ? - Un t�l�gramme pour Son Altesse.
Mettez-le sous la porte, je vous prie.
�a vient de Transatlantic Films.
C'est probablement l'adieu de Transatlantic Films.
C'est de l'h�tel, � propos de nos r�servations.
Il est parti.
Quelle aide pr�cieuse ! Que va-t-on faire, maintenant ?
- O� je le mets ? - N'importe o�.
Maintenant, oubliez ce qui s'est pass�.
Et s'ils viennent me poser des questions ?
- Jetez-leur le m�me regard qu'� moi. - Je suis d�sol�e-
Ne perdez pas votre sang-froid. Allez sur le pont, o� on vous verra.
Circulez. Vous comprenez ?
Un meurtre. Ce n'est pas reluisant pour mon navire.
C'�tait un c�l�bre ma�tre chanteur. On l'a d�busqu� hors de Paris.
�a, alors !
Lorel, Steindorf, que pensez-vous de �a ?
On l'a pr�lev� sur le bouton de manchette de Darcy.
- Un cheveu blond. - Et de femme.
- Tr�s int�ressant. - On a une �trange co�ncidence.
- Une liste de passagers ? - Il y a trois noms marqu�s.
Avec le crayon de Darcy. Mine souple taille moyenne.
- Et les noms ? - "Princesse Olga."
Vous �tes fous. Son Altesse, sur la liste d'un ma�tre chanteur ?
- Pourquoi pas ? - Il y a deux autres noms.
Mantell, notre ami � l'accord�on, et Petroff.
Oui, mais Son Altesse...
Capitaine, ma th�orie, c'est...
que Darcy savait que Petroff �tait Paul Merko.
Il est venu ici, a essay� de lui extorquer de l'argent...
�a a d�g�n�r�, et Merko l'a tu�.
Tr�s bien. Mais Darcy n'a pas �t� tu� dans cette chambre.
- Hein ? - Quoi ?
Tout le monde peut voir qu'il n'y a pas de taches de sang sur le lit.
Le corps a �t� d�pos� ici apr�s le meurtre.
Avec votre permission, je sugg�re qu'on interroge ces 2 personnes.
- Son Altesse ? - C'est une affaire de meurtre.
Messieurs, vous �tes fous ? Vous ne pouvez l'interroger.
On ne sugg�re pas un interrogatoire muscl�.
- Je ne peux pas le permettre. - Malheureusement, capitaine...
l'assassin est encore � bord de votre navire.
Exactement. Vous avez un devoir envers vos passagers.
Je suppose.
Ici, le capitaine Nicholls.
Reliez-moi � la suite de la princesse Olga.
Il est tard, mais si on peut vous aider.
C'est tr�s aimable. On sera aussi brefs que possible.
Votre Altesse se rappelle d'un d�nomm� Darcy ?
Robert M. Darcy, ma�tre chanteur et homme de confiance.
Messieurs, vous r�alisez votre inexcusable impertinence ?
Impertinence, peut-�tre, mais pas inexcusable, Madame.
- Le meurtre est sa seule excuse. - Le meurtre ?
Ce ma�tre chanteur, quel est son nom, d�j� ?
Darcy. On a trouv� son corps dans la B-50.
Pourquoi venez-vous nous voir, nous ?
Vous serez surprise d'apprendre que votre nom a �t� cit�...
dans une liste de passagers trouv�e dans la poche du mort.
Les noms des deux autres passagers �taient aussi marqu�s.
Vous comprendrez la n�cessit� d'une enqu�te.
On comprend.
Les 2 autres sur la liste, ce sont des gens importants ?
Leurs noms sont Nicolai Petroff et King Mantell.
Ils vous aideront peut-�tre. On ne peut vous donner aucune information.
Bonsoir.
Vous nous avez beaucoup aid�s en nous recevant.
Bonsoir.
Ils ne peuvent pas nous soup�onner de meurtre.
Pas tant que je suis la princesse, mais pour combien de temps ?
Darcy ? Je n'ai jamais entendu parler de lui.
Vous avez entendu du bruit dans la cabine voisine ?
- Non, rien. - O� avez-vous pass� la soir�e ?
- Ici. - Vous avez eu de la visite ?
- Non. Personne. - Vous �tiez seul ?
Pratiquement. J'�tais avec Benton.
Oui, on �tait tous les deux seuls.
Eh bien, capitaine ?
- D'autres questions, Messieurs ? - Pas pour le moment.
A votre disposition, Messieurs. Bonsoir.
Bonsoir.
C'est comme au bon vieux temps.
C'est la preuve absolue que Darcy �tait dans la cabine de la princesse.
Pas si vite, docteur.
J'ai trouv� ce m�got dans la cabine de Mantell.
Ce n'est pas la marque des cigarettes de Mantell.
On a d�couvert que Darcy �tait aussi dans la cabine de Mantell.
Vous avez d'autres indices, Messieurs ?
- Kawati ? - Oui.
J'ai trouv� �a dans la cabine de la princesse.
Un accord�on. Mantell.
Il y a donc un rapport �troit entre la princesse et Mantell.
- On doit d�couvrir ce que c'est. - Pas de conclusions h�tives.
La princesse est l'invit�e de notre compagnie.
On ne peut la soumettre � des indignit�s.
Il est ridicule de pr�sumer qu'elle a un rapport avec ce crime.
Il est ridicule de pr�sumer autre chose, capitaine.
Mais mes amis, vous allez trop vite.
Avant de continuer, il y a une autre personne qu'on doit interroger.
Petroff. Et o� est-il, Messieurs ?
Messieurs, il est plus de minuit.
Puis-je vous sugg�rer de dormir avant d'aller plus loin ?
Ja. On doit pas mal r�fl�chir. Bonsoir.
"Passeport"
- Que se passe-t-il ? - Ma bague.
- Ta bague ? - Celle que Darcy a prise.
- Mon nom est grav� dessus. - Oh, bont� divine !
Mais tu ne peux pas aller r�der comme �a � 3 h du matin.
O� vas-tu ?
Je vais aller chercher cette bague.
Il y a une raison particuli�re ?
�a m'�vite d'avoir les cheveux dans les yeux.
O� avez-vous trouv� cette bague ?
Vous m'avez entendu. O� l'avez-vous trouv�e ?
C'est une petite chose que j'ai achet�e 1000 $ .
- Combien ? - Cinq cents dollars.
- Allons. - En tout cas, je l'ai trouv�e.
Oui, tu l'as trouv�e dans la bourse de la princesse Olga.
Non. Je l'ai trouv�e dans la poche de la veste de Darcy.
Tais-toi.
- "Wanda Nash." - Hein ?
Continuez, les gars On a le concert � bord.
On risque d'avoir un public exigeant, et on a un membre de la famille royale.
D�sol� d'�tre en retard, Messieurs. J'�tais occup�.
Tr�s occup�.
Mais j'ai r�solu le probl�me du meurtre.
- Vraiment ! - Quoi ? Qui est le coupable ?
Je vous le dirai quand j'aurai fini d'�crire mon rapport.
Si vous voulez bien venir � ma cabine � 20 heures...
je vous donnerai le nom de l'assassin et je vous montrerai les preuves.
Vous aussi, Kawati.
Une derni�re chose.
Je vous prie de demander � la princesse Olga et � M. Mantell...
de venir � ma cabine � 19 h 55.
Il est important que je les voie.
Bonjour, Votre Altesse. On m'a dit que je vous trouverais ici.
Bonjour, M. Mantell. Voulez-vous vous asseoir ?
- Bonjour, Lady Allwyn. - M. Mantell.
Je vais aller droit au but.
On va bient�t nous poser beaucoup de questions.
Il serait pr�f�rable que nous donnions tous la m�me version.
Nous n'avons pas de "version", M. Mantell.
- Et nous n'avons rien � cacher. - Pr�cis�ment.
D'accord, princesse. Mais si jamais l'un de ces petits malins...
veut savoir pourquoi Darcy a voulu vous plumer...
- comment vous en sortirez-vous ? - Nous plumer ? On ne comprend pas.
- Je veux dire, vous faire chanter. - M. Mantell...
rien ne pourrait �tre plus loin de la v�rit�.
J'ai �t� la victime de la perfidie de cet homme si malheureux.
- Vous ? - Par des moyens odieux...
Darcy a �t� inform� de mes indiscr�tions juv�niles.
M. Mantell, ce fut un terrible scandale.
De grands noms y furent m�l�s. Hier soir, il est venu nous voir...
et m'a demand� plus d'argent que j'en poss�dais.
Quand il est devenu mena�ant, Son Altesse m'est venue en aide.
�tant une bague de son doigt, elle la lui a jet�e...
en lui demandant de ne plus jamais revenir.
- Elle avait de la valeur ? - C'�tait une petite �meraude.
- Et vous voulez la r�cup�rer. - Oh, si c'�tait possible.
Princesse, votre bague est dans ma poche en ce moment m�me.
Bonjour, Votre Altesse, Lady Allwyn, M. Mantell.
Compliments du capitaine. Le Dr Steindorf vous demande...
de venir � sa cabine � 19 h 55.
- Il a dit pourquoi ? - Non, Monsieur.
- D'accord, merci. - Oui, Monsieur.
Il vaudrait mieux que vous n'y alliez pas.
Laissez-moi faire. Duchesse, cette histoire que vous avez racont�e-
Elle est impeccable. Tenez-vous-y.
Qui est le coupable, Steindorf ? Vous m'entendez ?
- Appelez le m�decin du navire. - Le m�decin est demand� � la B-35.
Aidez-moi. Amenons-le vers le lit.
- Doucement, c'est une vilaine blessure. - Il est encore vivant, mais il part vite.
B-35.
- Qui �tait-ce, docteur ? - Paul Merko ?
Passe... port.
Passe... port.
Pardon, Monsieur.
Quand vous �tes venu ici, vous n'avez vu personne d'autre ?
Personne.
- La princesse Olga ? - Elle n'�tait pas l�.
- Elle devait venir au rendez-vous ! - Eh bien ?
Je vous sugg�re que M. Mantell soit excus�...
et qu'on enqu�te m�ticuleusement dans cette cabine.
Vous devrez �tre pr�t � r�pondre � nos questions...
apr�s l'enqu�te.
- Certainement. - Et la princesse Olga, inspecteur ?
Et la princesse.
- C'est la fin, Gertie. - Je ne vois pas pourquoi.
- Tu es innocente. - Oublie les meurtres une minute.
Je ne r�sisterai pas � l'enqu�te. Ils d�couvriront qui je suis...
Wanda Nash, impliqu�e dans un ou deux meurtres.
Pas tr�s joli, non ?
Le fait subsiste. Tu es innocente.
Et la v�rit�, �cras�e sur la Terre, ressuscitera.
�a me rappelle mon plus grand succ�s.
�a s'appelait "Un contre tous".
Le meilleur troisi�me acte jamais �crit.
- Tu m'�coutes ? - Oui, je t'�coute.
Soudain, j'ai �lectrifi� le public.
Je me suis redress�e, forte de toute ma stature, et j'ai cri� "Messieurs !"
"Je suis peut-�tre une faible femme, mais je n'ai pas peur.
La v�rit�, �cras�e sur la Terre...
ressuscitera !"
- Merci, Gertie. - Que vas-tu faire ?
Tu m'as donn� une bonne id�e. Je m'habille.
Je vais faire un num�ro qui les arr�tera !
- Et �a nous renvoie � Mantell. - Et � la princesse.
Ils doivent �tre tous deux scrupuleusement interrog�s.
- Pas la princesse. - Pourquoi pas ?
Apr�s tout, que sait-on r�ellement sur elle ?
On doit imm�diatement contacter Stockholm.
- Absolument. - Tr�s bonne id�e.
Sa Royale-
Votre Majest�.
Je veux savoir de quoi vous osez m'accuser.
- Votre Altesse, puis-je demander- - Des questions, des questions.
Les personnes de sang royal ne r�pondent pas aux questions.
Nous les posons. Quelle raison avez-vous de me lier � ce meurtre ?
- Moi, aucune. Personnellement- - Pas vous, mais ces messieurs.
- Quelle preuve ont-ils ? - Aucune preuve. Que des th�ories.
- Un parfum- - C'est ce que nous pensions !
Nous sommes insult�es par des th�ories !
Si cela continue, nous allons contacter la Su�de par radio.
Nous pr�viendrons notre gouvernement. Nous demanderons sa protection.
Nous demanderons des avions, des sous-marins, des cuirass�s-
Ce n'est pas n�cessaire, Votre Altesse.
Je garantis personnellement, sur mon honneur...
que l'on ne vous soumettra plus � aucune indignit�.
Je suis toujours le capitaine de ce navire.
Et en haute mer, ma parole est la loi.
Tr�s bien. Nous vous faisons confiance.
Nous ne sommes qu'une faible femme, mais nous n'avons pas peur.
La v�rit�, �cras�e sur la Terre...
ressuscitera.
Quelle femme ! Une tigresse blonde !
Je sugg�re que vous vous activiez pour retrouver Merko...
avant d'ennuyer davantage cette charmante dame.
Deux meurtres ont �t� commis, et vous ne trouvez pas de passager clandestin !
- Bonjour, M. Mantell. - Je crois comprendre votre syst�me.
- Mon syst�me ? - Oui.
Vous ne me parlez qu'une fois sur deux, lors de nos rencontres.
Faites-moi part de la plaisanterie, j'ai bien besoin de rire.
Ce n'est pas une plaisanterie. Je suis tr�s heureuse, aujourd'hui.
�a doit �tre la mer.
Je ne savais pas qu'il y avait tant d'eau dans le monde.
- Il faut qu'il y en ait tant. - Pourquoi ?
Pour que les gens puissent boire leurs huit verres par jour.
Vous �tes fou. Les gens ne boivent pas l'eau de mer.
- Les poissons, si. - Les poissons ne sont pas des gens !
Ne serait-ce pas merveilleux s'ils l'�taient ?
Qu'est-ce qu'une princesse-poisson dirait � un accord�oniste-poisson ?
Elle nagerait probablement vers lui une fois sur deux.
Votre Altesse. Je ne sais comment exprimer mes regrets-
- Pardonnez-moi, princesse. - Ne partez pas, je vous prie.
Je viens de recevoir ce message des propri�taires de la compagnie.
Je dois proc�der imm�diatement � une enqu�te...
quels que soient l'identit� ou le rang de la personne.
Je vous ai dit que j'allais pr�venir mon gouvernement.
Votre Altesse est libre de le faire.
Nous communiquerons nous-m�mes avec la Su�de cet apr�s-midi.
Nous comprenons, capitaine. Merci de votre courtoisie.
Je vous sugg�re de contacter votre gouvernement aussi vite que possible.
- Mauvaises nouvelles, hein ? - Que voulez-vous dire ?
Montrez un peu de sang royal ! Vous n'�tes pas encore exclue.
Nous ne savons pas de quoi vous parlez.
Reprenez-vous. J'ai une id�e.
Princesse Olga ? D�sol� de vous d�ranger � nouveau, Altesse.
Il ne sera pas n�cessaire d'envoyer un message � votre gouvernement.
Ah ! Qu'en est-il ?
M. Mantell quitte ma cabine � l'instant.
Il m'a promis de r�v�ler le nom du meurtrier.
Oui. Ce soir. Apr�s le concert.
Merci, capitaine.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Je garde cette page pour ton faire-part n�crologique.
Je vois �a d'ici : "King Mantell se fait descendre pour une femme".
Et l�, il y aura une photo de toi avec un couteau dans le dos.
O� vas-tu trouver deux cents pour acheter le journal ?
Je ne laisserai pas une femme me transformer en mauviette.
Que se passe-t-il ?
King, le capitaine vient de m'appeler. C'est compl�tement fou.
- Vous n'allez pas faire �a ! - Qu'est-ce que �a veut dire ?
Seul un fou ferait une chose pareille ! Apr�s Steindorf ? C'est du suicide !
Son Altesse semble �tre tomb�e de son cheval.
- Laissez mon cheval tranquille. - D'accord, Wanda.
Le capitaine dit-
- Qu'avez-vous dit ? - "D'accord, Wanda."
J'ai dit qu'elle �tait pratiquement dans ma poche.
Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ?
Je pensais que �a serait bien si vous me le disiez vous-m�me.
- Et ce n'est pas tout. - Oui.
J'ai d�marr� dans la troupe de South Brooklyn...
c'�tait une boite de nuit de bas �tage qui attendait de percer et-
- Continuez. - J'ai rencontr� Gertie � Londres.
Pauvre Gertie. On a mis notre petite id�e en marche.
On a donn� un titre � Hollywood, et il nous ont donn� un contrat.
�a vous pla�t ?
Wanda Nash, �a me va tr�s bien.
Maintenant que vous savez tout, n'allez pas au bout de votre d�cision.
- Il le faut, maintenant. - Si vous connaissez le meurtrier...
pourquoi vous ne leur dites pas maintenant ?
- Je le ferais si je le connaissais. - Pourquoi avoir dit le contraire ?
Parce que pour attraper un rat, il faut avoir le fromage.
- Je ne comprends pas. - Je suis le fromage.
Quand le rat vient grignoter, bing, le pi�ge se referme.
- Avec le fromage dedans. - Pas si c'est un fromage intelligent.
Vous �tes fou, je ne vous laisserai pas prendre un risque pareil.
- O� allez-vous ? - Je vais dire la v�rit�.
Je ne vous laisserai pas vous faire trancher la gorge pour moi.
Qui vous dit que je fais �a pour vous ?
- Pour qui le faites-vous, alors ? - Pour moi.
Vous avez entendu parler de la publicit�.
Je veux que vous repreniez votre accent su�dois et-
- Que dites-vous l� ? - C'est simple.
Personne ne se soucie de Wanda Nash.
La princesse Olga, c'est les manchettes. Ce n'est pas tous les jours...
qu'un accord�oniste fait �quipe avec une princesse.
Vous �tiez dans l'industrie du spectacle. Vous savez ce que je veux dire.
Oui. Mais j'�tais assez b�te pour croire que vous le faisiez pour moi.
Maintenant, vous savez que ce n'est pas le cas.
Je vais partir, vous pourrez bien rire de tout �a tout seul.
Gardez votre sang-froid et bient�t, on en rira tous les deux.
Vous comprenez ?
Je crois. Mais vous, comprenez que je ne vous dois rien.
Quand tout sera arrang�, on ira chacun de son c�t�.
- Bien, si c'est ce que vous voulez. - C'est ce que je veux.
Tu vas tout droit dans la gueule du loup.
- Tu ne sauras pas te d�fendre. - Arr�te de t'inqui�ter, tu veux ?
- J'ai tout pr�vu. - C'est ce que pensait Steindorft.
- Maintenant, regarde o� il est ! - Mets �a dans ta poche.
Je veux que tu restes par ici.
Je resterai, mais je ne suis pas Charlie Chan.
Quand je ramasserai le couteau de ce gars dans ton dos, ne sois pas �tonn�.
"Tu es le prochain, Mantell !"
�a fonctionne.
Oui. �a fonctionne impeccablement.
- Tu ne vas pas y aller ? - Pourquoi pas ?
Quand je pense que tu veux �changer ton accord�on pour une harpe !
Viens. Allons-y.
Maintenant, Mesdames et Messieurs, Un autre plaisir pour nous...
King Mantell, le roi de l'accord�on, et son groupe.
Je suis un timide troubadour
Avec tant � dire que mon c�ur est lourd
Je ne sais comment vous dire mon amour
Alors je joue
De mon accord�on
Il r�v�le mon �me
Quand je perds mon contr�le des jolies phrases
Il chante vos louanges
Mon accord�on
Il m'aide � exprimer la chanson du bonheur
Cet amour m'a apport�
La chanson que vous m'avez apprise
Oh, mon accord�on
Trahit mes sentiments
Il sait que quand je joue Je pense � vous
Il dit que je vous aime
Alors pour exprimer mon amour
Je joue
De mon accord�on
Vous croyez que M. Mantell est en s�curit�, tout seul, � pr�sent ?
Non, Madame. Quelqu'un devrait �tre avec lui.
Pourriez-vous, pour nous tous, rester aupr�s de lui ?
Oui, Madame, s'il le permet.
Oh, merci. Nous vous serions tous reconnaissants.
Je suis content que �a soit fini. Je tremblais comme de la gel�e dans le vent.
C'est pas termin�. Mets-toi devant le canot 23. Je serai l�.
- Pourquoi ? - Pourquoi ? C'est �a, l'id�e.
Celui qu'on veut pincer ne tentera rien ici. Il veut me pincer seul.
D�s qu'il commencera, tu viendras � ma rescousse.
- Pont sup�rieur, canot 23. Compris ? - Tout � fait compris.
Mesdames et Messieurs...
la princesse Olga a gracieusement consenti � passer parmi vous...
pour rassembler des dons pour le Fond des P�cheurs.
La princesse va-t-elle commencer � rassembler les dons ?
Allez-vous vraiment nous dire le nom de l'assassin ?
- Je l'esp�re. - Vous devez �tre pr�t pour l'attaque.
- Je l'attends. - Oh, mais pas ici.
Le tueur est intelligent. Il attend que vous soyez dans un endroit isol�.
C'est dr�le que vous disiez �a. C'est ainsi que je l'imagine.
Merci, inspecteur.
Darcy �tait un ma�tre chanteur qui s'int�ressait � trois personnes.
Deux ! Princesse Olga et vous-m�me. Petroff n'�tait pas de la partie.
Mais Petroff a d� voir Darcy sur le bateau et �a l'a fait d�barquer.
C'est possible.
Vous avez vu Darcy monter � bord ? Il �tait seul ?
Non. La premi�re fois que je l'ai vu, c'�tait dans la cabine de Petroff.
Mort.
Je vais aller sur le pont sup�rieur.
- Vous venez avec moi ? - Oui, �a serait plus s�r.
Vous savez, je commence � appr�cier l'int�r�t que vous me portez.
Merci.
- Vous vouliez me voir ? - Oui. Pour vous informer...
du nouvel indice extr�mement important...
dans l'affaire du meurtre de Darcy.
Oui ?
Ce billet de banque a �t� identifi� comme appartenant � Darcy.
Il a �t� pris dans sa poche par l'homme qui l'a tu�.
- C'est un bon d�but. - Vous le reconnaissez ?
Oui. Je l'ai mis dans votre panier. Mais je ne savais pas-
Bien s�r. Vous voulez savoir comment il est venu en ma possession.
- Oui. Vous vous en souvenez ? - Je l'ai gagn� au poker.
Qui vous l'a donn� ? Qui �taient les autres joueurs ?
Laissez-moi r�fl�chir. Il y avait un Americain de Boston.
Et un �tranger que je n'ai jamais rencontr�. Et Lorel.
Bien s�r, on peut exclure votre vieil ami Lorel.
Mon vieil ami ?
Parlons de �a un moment.
Le brouillard s'�paissit. Belle nuit pour un meurtre.
Monsieur choisit le mauvais moment pour faire de l'esprit.
Si vous connaissez le nom de l'assassin, dites-le donc.
D'accord. Je vais vous le dire.
Son nom est... Paul Merko.
On sait �a. Pouvez-vous le d�signer ?
Oui, si ma th�orie fonctionne.
Ce serait g�nant si M. Lorel arrivait dans sa cabine et voyait �a.
- Je m'excuserais bien s�r. - �a va �tre difficile...
de s'excuser pour l'avoir accus� de meurtre !
Inspecteur, que cherchez-vous ?
- Franchement, je ne sais pas. - Oh, Messieurs, faites vite.
Sur le pont- Il est bless�, Monsieur.
- Qui ? Qui ? - L'ami de M. Mantell, M. Benton.
M. Lorel, mettez-vous � la place de Merko, un condamn� � mort.
Vous essayeriez de quitter le pays, non ?
- C'est logique. - D'accord.
Si quelqu'un vous reconnaissait, que feriez-vous ?
- Vous le tueriez, n'est-ce pas ? - Peut-�tre...
si l'opportunit� se pr�sentait.
Et vous prendriez les v�tements de la victime, son passeport, son nom.
Peut-�tre que cette victime aurait d�j� r�serv� sa place sur ce navire.
�a expliquerait la pr�sence de Merko � bord.
- Tr�s bien, Monsieur. Mais- - Une minute.
Qui serait plus apte � reconna�tre un prisonnier �vad� ?
Un expert en d�guisements comme Merko ? Un inspecteur.
C'est ridicule ! Le meurtrier serait � bord...
d�guis� en inspecteur ?
Merko est intelligent. �a serait tout � fait son style.
Vous pourriez peut-�tre me dire la nationalit� de l'inspecteur.
Je pourrais vous dire ce que j'en pense.
Merko s'est �vad� en France.
Mon inspecteur doit �tre... fran�ais.
Vous �tes tr�s perspicace, mon ami.
Parfois, c'est vraiment d�raisonnable.
- Vous �tes donc Paul Merko. - Votre raisonnement est sans erreurs.
Dommage pour vous.
Allez vers le bastingage.
Si vous tirez, le bruit r�sonnera dans tout le bateau.
La corne de brume le couvrira la prochaine fois qu'elle retentira.
Si vous attendiez quelqu'un, il doit vous d�cevoir.
Pr�parez-vous.
Les mains en l'air, Merko !
- Un homme � la mer ! - �a va, mon vieux ?
- Oui, �a va. - Un homme � la mer !
- Il vous a bless�, mon vieux ? - �a va.
- Et qui �tes-vous ? - Je vous dirai �a plus tard.
- Vous pouvez vous lever ? - Oui.
- Si vous m'aidez. - Je vais vous emmener chez le docteur.
Pr�parez les canots de sauvetage !
Je peux comprendre que tu te so�les � Paris...
et que tu embarques clandestinement.
Je peux comprendre qu'un journaliste veuille r�cup�rer son boulot.
Mais je ne comprends pas pourquoi tu m'as cass� la gueule.
Je savais que si je te laissais seul, tu chamboulerais tout.
C'est diff�rent !
"Au revoir et bonne chance ! King."
Je n'ai jamais rien vu de tel ! La foule qui monte � bord...
Tout New York est l� pour t'accueillir.
- Je ne veux plus jouer le jeu. - Qu'est-ce que tu racontes ?
Ils sont pr�ts � t'offrir la lune.
Ce n'est pas ce que je veux.
Alors, c'est �a... l'accord�oniste.
Ecoute-moi, ma petite. On a travers� tout �a ensemble.
�a n'a pas �t� facile. On est pr�s de l'arriv�e.
Je ne vais pas te laisser tout balancer maintenant !
Alors, Votre Altesse, le comit� de r�ception vous attend sur le pont.
Je vous pr�sente M. Gustafson, de la presse su�doise.
Qu'avez-vous dit, Votre Altesse ?
Silence, silence ! C'est une retransmission nationale !
Mesdames et Messieurs, Transatlantic Films vous pr�sentent...
notre derni�re importation : La princesse Olga de Su�de.
Allez-y, princesse.
La princesse Olga de Su�de parle au grand public am�ricain.
Toute ma vie, j'ai r�v� de venir dans votre beau pays.
C'est le plus beau jour-
C'est le plus beau jour-
Non, pas du tout. Je n'ai jamais �t� plus malheureuse.
Je ne peux plus �tre un faux jeton. Je ne suis rien, vous comprenez ?
- Mais princesse ! - Je ne suis jamais all�e en Su�de.
Je suis une fille de Brooklyn ! Mes parents habitent dans la 15e Rue.
Ils y sont en ce moment. Maman, tu m'entends ?
- Il doit y avoir une erreur ! - Elle d�lire !
- Excusez-moi ! - Donnez-nous des tuyaux !
La Su�doise vient de dire au monde qu'elle n'est pas princesse.
Elle s'est mise � appeler sa m�re, et ensuite elle s'est enfuie.
Vous vous �tes vraiment donn�e en spectacle.
Vous avez d�j� vu �a ? J'ai d� devenir folle.
C'�tait la chance que j'attendais.
Gertie, tout le monde comptant sur moi, les fleurs, la fanfare !
Des discours, des hauts-de-forme. Tout �a pour moi !
Et qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai tout envoy� valser, pour quoi ?
Vous ne connaissez pas le grand public am�ricain comme moi.
- Ils en raffolent- - C'est de votre faute.
Il y a des douzaines de bateaux. Pourquoi avez-vous pris celui-ci ?
Pourquoi m'avez-vous troubl�e autant ? Pourquoi suis-je tomb�e amoureuse ?
Esp�ce de gros nigaud !
Pourquoi vous me criez apr�s ? Je suis dans le p�trin, moi aussi !
Je ne sais plus dans quel sens je dois aller !
Venez ici.
Je n'ai jamais rien vu sortir de bon d'un accord�on !
"La fin"
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