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Le temps passe et les enquêtes se corsent.
Aujourd'hui, meurtre en forêt !
Qui est l'homme aux bandelettes ?
À la recherche de l'unique vérité,
un cerveau d'adulte dans un corps d'enfant…
Son nom est Détective Conan !
"L'Homme aux bandelettes - 1re partie."
Ça alors, c'est bizarre.
La villa devrait être par ici.
Dis, on ne serait pas un peu perdus, par hasard ?
Oups…
Mais non, enfin !
On fait juste un petit détour.
Complètement perdus.
La voilà !
Regarde, Conan. On y est.
Tiens, il y a quelqu'un.
Il se rend à la villa aussi ?
Tu crois qu'il y va, dis ?
Je ne crois pas, non.
C'est pas trop tôt, Ran ! À quoi tu jouais ?
Désolée, Sonoko.
Je te fais une fleur en t'invitant dans notre villa.
Et toi, tu traînes en chemin.
Et en plus, tu le ramènes.
Conan, tu as intérêt à te faire discret.
Elle se moque du monde ?
Avec lui dans les pattes, adieu les belles romances.
Quelles romances ?
Si nous sommes venues ici, c'est pour rencontrer des garçons.
Et vivre une romance idyllique en pleine forêt
avec l'élu de notre cœur.
Ah oui, c'est vrai. J'avais oublié qu'elle était nunuche.
Tiens ? On est les premiers ?
Les fameux garçons traînent ?
Bien sûr que non.
Tous les amis de ma sœur sont déjà arrivés.
Ils se reposent là-haut.
Ah, au fait…
Est-ce que l'un d'eux a des bandelettes sur le visage ?
Des bandelettes ?
Non.
Aucun des invités n'est blessé.
Pourtant, j'ai vu…
C'était peut-être quelqu'un du coin ?
Arrête de marmonner des bêtises et va poser tes affaires.
Votre chambre est au premier.
D'accord !
Euh…
Sauf qu'il y a plein de chambres, là.
Laquelle est la bonne ?
Voyons.
Pardon, mauvaise porte !
Ah, c'est la bonne. Voilà notre chambre, Conan.
Et sinon, t'aurais pu frapper avant d'entrer.
Ah oui ?
Vous vous connaissiez tous ?
Oui !
Ils faisaient tous partie du club ciné de la fac.
Et maintenant, deux ans plus tard, les cinq amis se retrouvent.
Alors, dans l'ordre…
Ran, à côté de toi,
il y a Ôta, qui était le jeune premier.
Salut.
À côté, le caméraman, Sumiya.
Coucou.
Et le chef décorateur.
Bonsoir.
Tou… Toutes mes excuses pour tout à l'heure.
- Mais non. - C'est rien.
De quoi tu parles ?
De rien.
Passons aux filles.
Voici celle qui était maquilleuse,
actuellement en mal de mari, ma sœur.
Sonoko, arrête.
Et pour finir, l'ancienne scénariste, réalisatrice
et présidente du club, Chikako.
Enchantée.
Quoi ?
La scénariste du film Le Royaume bleu, qui vient de sortir ?
Celle-là même.
C'est ce scénario, écrit à la fac, qui l'a rendue célèbre.
Arrête avec ces vieilles histoires.
Il paraît que tu as déjà signé pour un prochain film ?
Maître Ikeda, un message pour vos fans ?
Arrête, Sumiya.
Filmer, c'est toujours autant ton truc.
Ouais, j'ai ça dans le sang.
Dis donc, Takahashi.
T'aurais pas encore grossi ?
Ouais, je dois atteindre le quintal.
Tu ne vas plus rentrer dans le champ.
Non, hein ?
Ça me rappelle la fac, de me retrouver avec vous.
Et Atsuko…
Sans ce malheur, elle serait avec nous.
Atsuko ?
Assez parlé d'elle !
Chikako.
Je suis très occupée, je suis venue pour me détendre.
Pas pour parler d'une fille morte il y a deux ans.
Désolée…
Nous autres devons céder aux caprices des célébrités.
- Pardon ? - Du calme, tous les deux.
Je vais préparer le dîner, mettez-vous à l'aise.
Je vais en profiter pour aller réparer le toit, alors.
Ils annoncent de la pluie, ce soir.
Oui. Merci, Takahashi.
- Et fais attention à toi. - Ouais.
On peut faire confiance au chef décorateur, pour les travaux.
Une petite partie de cartes, en attendant ?
Oui, avec joie !
Eh bien ? Où tu vas, Chikako ?
Me promener.
Attends !
Takahashi a dit qu'il allait pleuvoir.
Allez, Chikako…
Et voilà, il pleut.
Adieu les balades bucoliques.
Dis, Ran…
Il est mignon, non ?
Il est cool et beau gosse, en prime.
Tout à fait mon genre.
Tu trouves ?
Ah, c'est vrai. Tu es obsédée par Shinichi.
T'es déçue qu'il ne soit pas là ?
Sûrement pas ! Je me passe bien de lui !
Je suis là.
Hé.
Ça te dirait, une balade avec moi ?
Avec joie !
Euh…
C'est pas comme si tu avais mieux à faire.
Mais, euh… il pleut.
Une promenade sous la pluie, c'est romantique.
Allez, on y va.
Mais…
L'empaffé !
Ça ne se passera pas comme ça.
Elle est gonflée, Ran.
Elle a oublié Shinichi, ou quoi ?
Ouais, d'abord.
Je vais le draguer, ça lui apprendra.
Alors ça, c'est mort.
Ah ouais ? T'as quelqu'un ?
Oui…
Mais tu sais pas quand il reviendra ?
Jette-le, ce sans-cœur.
Et trouve-toi un nouveau mec.
Si tu veux, je suis là.
Je peux t'apprendre ce qu'est l'amour, le vrai.
Euh…
- Un éclair ! - Hé !
Pff.
Quelle surprise ! C'est pas tombé loin.
Zut, ils ont disparu !
Conan, reviens !
Franchement…
Où j'ai atterri, moi, encore ?
Ôta ?
Vous m'entendez ? Répondez. Ôta !
Ran !
Encore lui ?
Ça va, Ran ?
Pourquoi tu as crié…
Flûte !
C'était qui, ce type ?
Un homme avec des bandelettes ?
Oui ! Il a attaqué Ran, dans la forêt.
Sérieux ?
Personne d'autre ne l'a vu ?
Vous étiez dehors tous les trois.
Non, je n'ai rien vu.
Je cherchais Ran.
J'étais occupé.
On ne l'a pas vu non plus, pas vrai ?
"On" ?
Tu m'as laissée tomber d'un coup.
Pour récupérer un parapluie quand il s'est mis à pleuvoir.
Dis plutôt que tu as eu peur de l'orage.
Chikako !
Quoi ?
Du calme, tous les deux.
Ça sent le sapin, leur histoire.
Ayako, tu n'as vu personne ?
Le type s'est dirigé vers la maison.
Non, je n'ai rien vu.
Et toi, Takahashi ?
J'étais sur le toit tout le temps.
Je n'ai rien vu de tel.
Par contre, il y avait un type louche quand je suis arrivé, cet après-midi.
Il était sur le pont suspendu.
Je n'ai pas vu son visage,
mais il avait un long manteau noir et une sorte de chapeau tombant.
Oui, c'est lui ! C'est lui qui m'a attaquée.
Pas vrai, Conan ?
Je l'ai vu aussi en arrivant, ce type.
Idem. Mais je croyais que c'était un gars du cru.
C'est impossible.
Il y a bien d'autres maisons, mais elles sont de l'autre côté du pont.
Nous sommes les seuls sur ce versant.
D'où il sort, ce type ?
On ferait mieux d'appeler la police.
Oui.
Quoi ? La ligne est coupée ?
Oui. Pourtant, tout marchait à midi.
C'est peut-être l'orage de tout à l'heure ?
Non, c'est lui.
C'est l'homme aux bandelettes qui est venu.
Il en a après nous !
Attends, Takahashi !
Reviens !
Quoi ? Qu'y a-t-il ?
Le pont est tombé.
Qu'y a-t-il ?
- Le pont est tombé. - Quoi ?
Ce doit être accidentel, le pont était vieux et pourri.
Raté.
Quelqu'un a coupé les cordes.
Regardez.
Le poteau où étaient attachés les cordages.
Je rêve ?
Il est tout plein d'entailles !
Aucun doute, quelqu'un a coupé les cordes.
Qui a bien pu faire ça ?
C'est lui ! C'est encore le type aux bandelettes !
Ça suffit !
Vous me fatiguez, avec cette histoire ridicule.
Attaquer une fille.
Couper le téléphone et les cordes du pont…
Ce sont des tactiques pour nous effrayer.
Si on panique,
on entre dans son jeu.
Chikako…
La nuit est tombée.
Demain matin, nous descendrons tous dans la vallée.
Notre fameux homme aux bandelettes se cache peut-être dans la forêt.
Donc, restons à l'abri.
- Oui… - Tiens ?
Un souci ?
Non, je vais aller me coucher.
Je suis fatiguée. Mangez sans moi.
Chikako ?
Pardon, Ran, je t'ai fait travailler.
Pas de souci, j'ai l'habitude à la maison.
Les retrouvailles sont ratées.
Tout le monde est sur les dents.
Tu n'as rien arrangé, en reparlant de cette histoire.
Vous voulez parler d'Atsuko ?
Quoi ?
La fille à qui il est arrivé malheur il y a deux ans.
Conan, chut !
Elle s'est suicidée.
Il y a deux ans.
Elle faisait partie du club, elle aussi.
Mais un jour, elle s'est pendue dans sa chambre.
Après cela, on s'est tous séparés.
Dire qu'on s'entendait si bien.
C'est pour ça que j'ai organisé ces retrouvailles,
pour qu'on passe un peu de temps ensemble.
Donc, ne parlons plus de cela.
- D'accord, Conan ? - OK.
Bon, j'ai la dalle.
Et Chikako ?
Elle s'est couchée.
Takahashi, à table.
OK, j'ai presque fini.
Ah oui ? C'est réparé ?
Grosso modo, c'est bon.
Un petit sourire, les filles ?
Descends, Takahashi.
La bouffe refroidit.
OK, j'arrive.
- Qui… Qui va là ? - Quoi ?
Il y a quelqu'un en bas, devant la fenêtre !
Devant la fenêtre ?
Chikako !
Bordel ! On ne voit rien, il fait trop sombre.
Conan !
Allez ! Suivons le gamin !
Enfermez-vous à clé !
Secoue-toi !
Je dois venir aussi ?
Bien sûr !
A… Attendez-moi !
C'est une jambe.
Celle de Chikako ?
Il y a une main, là !
C'est quoi, ce souk ?
Séparons-nous pour les recherches.
Chikako ? Chikako !
Chikako, où es-tu ?
Chikako ?
Chikako, ça va ? Chika…
Quoi ? Chikako ?
Oui. Elle a été tuée.
On n'a rien pu faire.
Mais c'est horrible.
On a laissé le corps en forêt, je l'ai recouvert avec ma veste.
Pourquoi la tuer ?
Tout est de ma faute.
Si je n'avais pas organisé cette maudite réunion…
J'ai causé ce malheur…
Mais non, Ayako.
Ce n'est pas de ta faute.
C'est celle du type aux bandelettes !
Il a emporté Chikako sous nos yeux.
C'est un tueur fou !
On fait quoi ? S'il revient…
Enfermons-nous et restons tranquilles.
Chikako l'a un peu cherché, à sortir en pleine nuit.
Tâchons de dormir et d'oublier tout ça.
Ôta ! Espèce de…
Non, il a raison. Il est tard.
Vérifions les portes et allons tous nous coucher.
Demain matin, nous irons chercher la police dans la vallée.
Porte d'entrée, fermée.
Il ne reste plus que nos chambres.
Tu fais quoi, Conan ?
Je ne trouve pas les chaussons de Chikako.
Ses chaussons ?
Si elle était sortie par ici, ses chaussons devraient être là.
Je ne pense pas qu'elle soit passée par ici.
- Où veux-tu en venir ? - Attends…
Ce fou se serait introduit ici et il aurait kidnappé Chikako ?
Mais non, Sonoko.
Souviens-toi, pendant que les garçons lui couraient après,
toi, ta sœur et moi, on a fait le tour des portes et des fenêtres.
La chambre de Chikako n'était pas en désordre.
Et la fenêtre était verrouillée de l'intérieur.
Oui, mais…
Chikako est bien sortie, je pense.
Elle portait ses chaussures.
Même à son pied coupé.
Ah…
Hop !
Dis, y a une autre porte ?
Oui.
- Derrière. - Ah oui ?
Voici l'entrée de service.
Les voilà !
Les chaussons.
Aucun doute, ce sont bien ceux de Chikako.
On en avait pile le nombre.
Donc elle serait sortie par là ?
Oui, je pense.
Mais pourquoi emprunter l'entrée de service
pour quitter la demeure ?
Elle ne voulait pas être vue ?
Il y a de la boue partout. Quelqu'un d'autre serait passé par là ?
Ce doit être ma sœur.
L'arrivée de gaz est dehors.
On a retrouvé les chaussons, allons nous coucher.
D'accord.
Et voilà ! Comme ça, on est en sécurité.
- Conan ? - Hein ?
Arrête de te faire du mouron, je te dis.
Si l'homme aux bandelettes revient, je lui ferai sa fête avec mon karaté.
D'accord.
Tu parles…
Dans la forêt, tu étais paralysée.
Au fait, pourquoi il s'en est pris à toi ?
Qui sait, avec les tueurs fous…
Dis, Ran…
Tu as des ennemis ?
- Quoi ? - Ben oui,
comme un type que tu aurais défiguré au karaté.
Je n'ai jamais fait ça !
- Arrête tes bêtises et dors. - Oui.
Quelque chose cloche, avec ce type aux bandelettes.
S'il a kidnappé Chikako, qui est sortie par derrière,
pourquoi repasser devant l'entrée pour qu'on le voie ?
Il voulait nous faire peur ? Ou alors…
Euh…
Je peux dormir avec toi ?
Hein ? Pourquoi ?
T'occupe, ce n'est rien.
Attends, tu as peur ?
Pas du tout.
Bonne nuit, Conan.
Ah ! Les filles…
Bref, j'en étais où, moi ?
Si l'homme aux bandelettes…
Donc… Euh…
Il…
C'est mort ! Je ne peux pas réfléchir !
Bah… Après tout, c'est un tueur fou.
C'est à la police de gérer ça, pas à moi.
Dormons. Enfin, essayons.
Quoi ? Il en a bien après Ran.
Ran, réveille-toi ! Ran !
Ran ! Bon sang…
Aïe…
Ça craint, je me suis foulé la cheville.
Quand elle dort, impossible de la réveiller.
Vite, il me faut…
Je sais ! Mon nœud pap' !
En poussant le son au max…
Réveille-toi !
Ran ! Conan ! Ça va ?
Ouvrez la porte ! Conan ! Ran !
Reviens !
Conan !
Bordel…
Pourquoi ?
Pourquoi il s'en prend à Ran ?
PROCHAIN ÉPISODE
Le type aux bandelettes en a bien après Ran.
Mais pourquoi ?
Quelque chose me chiffonne.
Tu dois te souvenir !
Je sais qui est le tueur.
Je vais vous dire qui a tué Chikako.
Prochain épisode :
"L'Homme aux bandelettes - 2e partie."
Indice pour la prochaine fois !
Des cordes à piano.
Voyons ce qu'il y a sous les bandelettes.
Une plaie ouverte ?
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