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Original subtitles

...

...

...

- Oh...

...

...

...

...

...

M. Francoeur ? ...

- Bonjour !

Ca va ? ...

Salut, les gars ! Ca va ?

Salut, les gars ! Ca va ?

Arthur ! - Bonjour !

Vous n'avez pas dit

Vous n'avez pas dit

à Astrid que vous aviez retrouvé

sa mère ?

- C'est pas à moi de lui dire. - Ce serait bien,

- C'est pas à moi de lui dire. - Ce serait bien,

mais... - On s'en mêle pas.

Astrid gère mal les imprévus,

que ferait-elle de cette bombe ?

J'suis qui pour me mêler de ça ? - Je sais pas...

Son amie.

Son amie.

Téléphone.

Téléphone.

- Mon chat ? ...

Tu veux rester avec papa ce soir ? C'est notre soirée...

Tu veux rester avec papa ce soir ? C'est notre soirée...

Un concert ? De qui ? ...

Ca me dérange pas, vas-y.

Ca me dérange pas, vas-y.

Oui, mon coeur, amuse-toi.

Bisou, je t'aime. Bisou.

Téléphone.

Commissaire, une bonne nouvelle ? Là, je suis pas d'humeur...

Commissaire, une bonne nouvelle ? Là, je suis pas d'humeur...

Oui, j'arrive.

- D'ici un quart d'heure, on y va.

- D'ici un quart d'heure, on y va.

- Pardon... Coste !

- Commissaire ! Aussi loin de votre bureau, ça doit être important.

- Commissaire ! Aussi loin de votre bureau, ça doit être important.

- Suicide d'une célébrité,

réglez ça rapidement. - Je déteste pinailler !

C'est qui ?

C'est qui ?

- Henri Francoeur. - Connais pas !

- Né le 2 octobre 1970, pseudonyme "Erik Ernest",

- Né le 2 octobre 1970, pseudonyme "Erik Ernest",

auteur de romans dits policiers. - Erik Ernest, je le connais de nom.

Je ne l'avais jamais vu. - Plutôt discret,

Je ne l'avais jamais vu. - Plutôt discret,

mais en 10 ans, 30 bouquins, des cartons ! Détesté des critiques

et adulé des lecteurs...

- C'est bizarre de se suicider quand on a un succès pareil.

- Personne n'est rentré, on classe,

c'est un suicide. OK ?

c'est un suicide. OK ?

- Page 96...

- Page 96...

- Heureusement

qu'on n'en a pas de photos.

- Sang près de la bouche, lèvres et ongles violets.

- Sang près de la bouche, lèvres et ongles violets.

Il a été empoisonné

au cyanure de potassium. - D'après le labo,

au cyanure de potassium. - D'après le labo,

votre gars a été empoisonné au KCN.

- Cyanure de potassium. - Voilà !

- Cyanure de potassium. - Voilà !

Il y en avait dans le verre à côté du corps,

mélangé au whisky. Une dose à terrasser un boeuf !

mélangé au whisky. Une dose à terrasser un boeuf !

- C'est le gardien qui a trouvé le corps,

il est sous le choc. - Vous venez avec moi, Astrid ?

- Je dois parler au docteur Fournier.

- Je dois parler au docteur Fournier.

- (Ménagez-le.) - Je me conduis de façon pédagogique

- (Ménagez-le.) - Je me conduis de façon pédagogique

avec le docteur Fournier.

- Sans le faire exprès, il vous arrive de le rabaisser un peu.

- Ah ! - Faites attention.

- Ah ! - Faites attention.

- Vous avez retrouvé du poison dans le verre.

- Vous avez retrouvé du poison dans le verre.

- Oui, c'est ça, comme je vous l'ai dit à l'instant.

- D'accord.

- D'accord.

Y en avait-il dans la bouteille ? - Je sais pas. Pourquoi ?

- On saura si le poison a été versé ou non dans le verre.

- On saura si le poison a été versé ou non dans le verre.

- C'est évident. Soyez plus claire au lieu de tourner autour du pot.

- C'est évident. Soyez plus claire au lieu de tourner autour du pot.

- J'essaie de ne pas vous rabaisser.

- Eh bien, merci. - Je vous en prie.

- A quoi vous pensez ?

- A quoi vous pensez ?

- Si la bouteille n'en contient pas, le poison a été versé dans le verre

et vous auriez dû retrouver

et vous auriez dû retrouver

le contenant du poison. L'avez-vous retrouvé ?

- Laurent !

Y avait du KCN dans la bouteille ?

Y avait du KCN dans la bouteille ?

Oui, vérifie. J'attends...

C'est en cours, on vérifie. Rien d'autre ?

C'est en cours, on vérifie. Rien d'autre ?

- Non. C'est très bien, docteur. - Merci, ça me fait plaisir.

- Quelque chose n'allait pas. Etant serrurier, j'ai tenté d'ouvrir,

- Quelque chose n'allait pas. Etant serrurier, j'ai tenté d'ouvrir,

mais il y avait des verrous dedans. - Pourquoi il s'enfermait ?

mais il y avait des verrous dedans. - Pourquoi il s'enfermait ?

- Un drôle de type, agoraphobe... Il ne sortait pratiquement jamais.

Vu les traces sur son visage, c'est compréhensible.

Vu les traces sur son visage, c'est compréhensible.

Et il était handicapé pour marcher. - Que lui est-il arrivé ?

Et il était handicapé pour marcher. - Que lui est-il arrivé ?

- Il ne m'en a jamais parlé.

- Il recevait des visites ? - Quasiment pas.

Il avait refusé l'aide d'une infirmière.

Il préférait galérer tout seul.

- Commandant, on a un problème.

- Commandant, on a un problème.

- Aucun contenant ? - Non. Les gars de l'IJ ont fouillé

tout l'appart'. - Il n'y a pas de contenant :

quelqu'un d'autre l'a donc versé et il est reparti avec le flacon.

quelqu'un d'autre l'a donc versé et il est reparti avec le flacon.

- Mais cet appartement

était fermé de l'intérieur. - Une figure classique

était fermé de l'intérieur. - Une figure classique

du roman à énigmes ! - Vous avez jusqu'à ce soir

pour trouver quelque chose de solide.

pour trouver quelque chose de solide.

Pour l'instant, c'est un suicide.

Ils chuchotent.

Ils chuchotent.

- Les autres vont nous rejoindre après.

A cette heure-ci, on va être tranquilles

A cette heure-ci, on va être tranquilles

et Michel ne met jamais de musique.

Vous voyez, c'est un endroit qui m'aide à réfléchir.

Vous voyez, c'est un endroit qui m'aide à réfléchir.

Ca va, Michel ? ... Comme d'hab. Que voulez-vous boire, Astrid ?

- Un verre d'eau... minérale.

- Minérale. - Vous en connaissez un rayon

sur les polars. - Ce sont des romans à énigmes.

sur les polars. - Ce sont des romans à énigmes.

Je cherche à résoudre l'enquête

avant le protagoniste. - Les amours impossibles,

avant le protagoniste. - Les amours impossibles,

les femmes fortes et indépendantes,

ça ne vous intéresse pas. - Non. Si je trouve la solution,

ça ne vous intéresse pas. - Non. Si je trouve la solution,

je referme le livre. L'auteur

peut tricher. J'aime être à égalité avec l'enquêteur quand je joue.

peut tricher. J'aime être à égalité avec l'enquêteur quand je joue.

- Quand vous jouez ? ... C'est comme des puzzles pour vous ?

- Exactement. Et les enquêtes d'Erik Ernest sont très rigoureuses

- Exactement. Et les enquêtes d'Erik Ernest sont très rigoureuses

et complexes. J'ai lu tous ses livres, en entier.

- D'où vous vient cette passion pour les puzzles ?

- D'où vous vient cette passion pour les puzzles ?

- Ca t'intéresse ? ...

On appelle ça un "himitsu-bako", c'est japonais.

C'est une boîte à secrets. Pour l'ouvrir, il faut faire

des manipulations. Je te montre...

Astrid, des adultes peuvent mettre des heures à l'ouvrir.

Je peux t'aider. - Je vais le faire toute seule.

Je peux t'aider. - Je vais le faire toute seule.

- Salut ! J'ai reconnu

le mode opératoire : un coup

de Dutilleul ! - Dutilleul ?

de Dutilleul ! - Dutilleul ?

On a un suspect ? - Non. C'est le nom

du "Passe-muraille" de Marcel Aymé.

Cette histoire est un peu tirée par les cheveux.

Cette histoire est un peu tirée par les cheveux.

Francoeur était enfermé chez lui, à double tour.

- L'assassin a pu sortir avant que le poison n'agisse.

- L'assassin a pu sortir avant que le poison n'agisse.

- Le cyanure de potassium

agit en quelques secondes à peine. - Il doit y avoir une autre sortie

agit en quelques secondes à peine. - Il doit y avoir une autre sortie

dans cet appart'. - Impossible !

D'après les plans de l'immeuble,

D'après les plans de l'immeuble,

aucune place pour un passage secret.

- Il a pu empoisonner le verre et sortir avant que l'autre l'ait bu.

- Il a pu empoisonner le verre et sortir avant que l'autre l'ait bu.

- Le gardien faisait le tour des locataires,

il l'aurait vu.

il l'aurait vu.

- John Dickson Carr a recensé 7 solutions à ce genre de mystères.

1 : le meurtre a été commis avec un dispositif mécanique.

1 : le meurtre a été commis avec un dispositif mécanique.

2 : la victime n'est pas morte sur place.

3 : des coïncidences

3 : des coïncidences

font penser à un meurtre... - On a compris l'idée !

- Je finis... - Le coupable

- Je finis... - Le coupable

est forcément rentré. - Le gardien

a dit que son éditeur, Paul Junot, était l'une des seules personnes

a dit que son éditeur, Paul Junot, était l'une des seules personnes

à lui rendre visite. Commençons par là.

- Un café ? - Ouais.

- 2 cafés, s'il te plaît !

- 2 cafés, s'il te plaît !

- Que savez-vous sur lui ? - Je passais une fois par mois

pour régler les affaires courantes. Il ne parlait pas de sa vie privée.

pour régler les affaires courantes. Il ne parlait pas de sa vie privée.

- Et ces marques sur son visage ?

- Selon la légende, il aurait été blessé

- Selon la légende, il aurait été blessé

lors d'un incendie où aurait péri son amour de jeunesse.

Il en serait devenu agoraphobe et ça a nourri son oeuvre aussi.

Il en serait devenu agoraphobe et ça a nourri son oeuvre aussi.

J'ai jamais su ce qui était vrai.

- Romanesque, en tout cas. Et dans son comportement,

- Romanesque, en tout cas. Et dans son comportement,

des choses sortaient de l'ordinaire ?

- Oui. C'était un génie avec toutes ses bizarreries :

- Oui. C'était un génie avec toutes ses bizarreries :

sur une vieille machine à écrire,

il écrivait d'un trait, sans se relire.

il écrivait d'un trait, sans se relire.

Ses droits d'auteur étaient versés sur un compte en banque offshore.

Il n'aimait que le whisky écossais. Un jour,

Il n'aimait que le whisky écossais. Un jour,

je lui ai offert une bouteille de bourbon.

Il me l'a jetée à la gueule !

Il me l'a jetée à la gueule !

Un personnage hors normes.

- Je comprends mieux son pseudo.

- Je comprends mieux son pseudo.

- "Erik Ernest" ? - Erik, c'est le fantôme de l'opéra

et Ernest, un pianiste qui aurait inspiré Gaston Leroux :

et Ernest, un pianiste qui aurait inspiré Gaston Leroux :

il aurait été défiguré dans un incendie où son amoureuse

aurait perdu la vie. - On dirait la légende de Francoeur.

aurait perdu la vie. - On dirait la légende de Francoeur.

Reste à savoir si elle est vraie. - Il doit y en avoir une trace,

il y en a toujours.

il y en a toujours.

*Bips de SMS. - Fournier veut me voir

et il insiste pour que vous veniez avec moi.

et il insiste pour que vous veniez avec moi.

- Ah !

- Que mijote-t-il ?

- Comment le poison a pu se déposer dans le verre de Francoeur ?

J'en ai trouvé sur le pouce et sur l'index de la main de la victime.

J'en ai trouvé sur le pouce et sur l'index de la main de la victime.

Il a dû se déposer quand Francoeur tenait le flacon.

On l'a pas retrouvé,

On l'a pas retrouvé,

mais c'est Francoeur qui a versé le poison dans son verre.

C'est un suicide. CQFD !

C'est un suicide. CQFD !

- Ce n'est pas logique : vous auriez dû retrouver le contenant.

- Mais il en avait sur les doigts...

- Mais il en avait sur les doigts...

Ou il n'y a jamais eu de contenant. - Impossible ! Le cyanure

de potassium n'est pas assez solide pour être manipulé tel quel.

de potassium n'est pas assez solide pour être manipulé tel quel.

Ah !

Sauf... - Sauf si on l'a rendu

solide.

- Exactement. Bravo.

- Vous deviez me voir en urgence

pour me montrer un bac à glaçons ? - Il était dans le congélateur

pour me montrer un bac à glaçons ? - Il était dans le congélateur

de Francoeur et l'IJ vient d'y trouver du cyanure.

- Il aurait empoisonné son whisky avec un glaçon au cyanure ?

- Il aurait empoisonné son whisky avec un glaçon au cyanure ?

- Non. Il ignorait que le glaçon était empoisonné.

Henri Francoeur a été assassiné.

Henri Francoeur a été assassiné.

L'assassin a pu placer le poison il y a des semaines. T'as avancé

L'assassin a pu placer le poison il y a des semaines. T'as avancé

sur le compte offshore ? - Oui.

On n'aura aucune info, la joie des paradis fiscaux !

On n'aura aucune info, la joie des paradis fiscaux !

Mais il a ouvert un compte dans une banque française il y a 2 mois,

avec un sacré versement. - C'est un mobile, autant de fric.

avec un sacré versement. - C'est un mobile, autant de fric.

Je tuerais pour ça !

D'où vient cette fortune ? - C'est un virement de Paname,

D'où vient cette fortune ? - C'est un virement de Paname,

la grosse maison d'édition, qui a acheté le prochain livre

d'Erik Ernest.

d'Erik Ernest.

- J'en connais un qui a pas dû aimer se faire chourer son poulain.

- Je t'ai obtenu une accréditation temporaire,

tu pourras faire ta recherche. - Merci beaucoup.

tu pourras faire ta recherche. - Merci beaucoup.

- Là-bas, on ne garde

que des affaires administratives.

que des affaires administratives.

- Ce n'est pas criminel. Je fais des recherches sur un accident,

un incendie.

un incendie.

Vous êtes assis sur mon bureau.

- Ca fait mal d'être trahi.

- J'étais au courant de rien.

- Erik Ernest

est un inconnu, mais vous le publiez avant de le rencontrer.

est un inconnu, mais vous le publiez avant de le rencontrer.

- Allez, arrêtez... - Et puis, vous rencontrez l'homme

- Allez, arrêtez... - Et puis, vous rencontrez l'homme

derrière le pseudo. Henri Francoeur vit reclus et vous en faites

une star.

une star.

Il veut pas sortir de chez lui ? Autant en faire un mythe.

Le mystère va contribuer à la légende d'Erik Ernest.

Le mystère va contribuer à la légende d'Erik Ernest.

- Il en a fallu, des sacrifices...

- Puis, il vous lâche. De par sa notoriété

obtenue grâce à vous, il se vend une fortune à votre concurrent,

vous rendant impuissant. - Quand j'ai vu qu'il avait signé

vous rendant impuissant. - Quand j'ai vu qu'il avait signé

un livre avec Paname sous le nom d'Erik Ernest,

ça m'a dégoûté et rendu fou, mais je ne l'aurais pas tué :

ça m'a dégoûté et rendu fou, mais je ne l'aurais pas tué :

ça ne me rapporte rien.

Et c'était une passade et il reviendrait bosser avec nous.

Et c'était une passade et il reviendrait bosser avec nous.

- Vous seul lui rendiez visite

et vous avez un mobile.

et vous avez un mobile.

Je suis sûre

que c'est pas lui :

que c'est pas lui :

Junot aimait encore Francoeur. - Ce n'est jamais

le 1er suspect : il détourne l'attention,

comme dans les livres d'Erik Ernest, pour brouiller les pistes.

comme dans les livres d'Erik Ernest, pour brouiller les pistes.

- Il n'y a rien sur l'incendie.

- Aucune enquête ! Mais il y a un rapport d'intervention des pompiers

- Aucune enquête ! Mais il y a un rapport d'intervention des pompiers

de Bourg-d'Oisans, dans les Alpes, datant de décembre 87 :

de Bourg-d'Oisans, dans les Alpes, datant de décembre 87 :

un chalet hébergeant des saisonniers a brûlé.

Henri Francoeur en a été victime. - Et pas de mort ?

Henri Francoeur en a été victime. - Et pas de mort ?

- Un seul : Sophie Nobel, peut-être le grand amour de la légende.

- Et aucune enquête ? - J'en suis sûre.

- Et aucune enquête ? - J'en suis sûre.

Une autre personne a été blessée superficiellement :

un certain Alain Lamarck. Tout est là.

- C'est à la victime ? - Ouais. On cherche

le livre

promis à Paname. 4 manuscrits... - "Tapuscrits" !

promis à Paname. 4 manuscrits... - "Tapuscrits" !

"Manuscrit", écrit à la main. "Tapuscrit", tapé à la machine.

- C'est ça, commandant.

- 4 tapuscrits qui sont 4 romans édités chez Junot sous le pseudo

d'Erik Ernest. Il y avait une seule page isolée.

d'Erik Ernest. Il y avait une seule page isolée.

- La page 96. - Du livre promis à Paname ?

- Peut-être. Junot l'aurait tué

pour éditer lui-même son manuscrit.

pour éditer lui-même son manuscrit.

- Mais il n'a pas de contrat.

- Mais il n'a pas de contrat.

Demande à Arthur de se renseigner sur Sophie Nobel,

morte dans l'incendie, et qui ? ... - Alain Lamarck, Caucasien,

morte dans l'incendie, et qui ? ... - Alain Lamarck, Caucasien,

né le 24 janvier 1967.

- Vous plaisantez ? Lamarck,

- Vous plaisantez ? Lamarck,

l'écrivain ? "La Montagne d'Adam",

ça vous dit rien ?

Son dernier bouquin ! Il a défrayé la chronique.

Son dernier bouquin ! Il a défrayé la chronique.

- C'est pas vrai ?

- Une passion

qui mène à la folie : c'est bouleversant. Lis-moi ça.

qui mène à la folie : c'est bouleversant. Lis-moi ça.

- J'adore !

Il connaît

Francoeur. J'ai

son adresse, on y va.

son adresse, on y va.

...

...

...

...

...

M. Lamarck ? - Qui vous a autorisées à entrer ?

M. Lamarck ? - Qui vous a autorisées à entrer ?

- Le portail était ouvert. On a quelques questions.

- Si c'est pour une interview, passez par mon bureau de presse.

- Si c'est pour une interview, passez par mon bureau de presse.

- Commandant Coste de la Criminelle. On vient pour l'incendie des Alpes.

- Commandant Coste de la Criminelle. On vient pour l'incendie des Alpes.

- Quoi ? C'était il y a un siècle.

- Non. Le 12 décembre 1987.

- M. Lamarck, Henri Francoeur est mort.

- Entrez.

- Entrez.

C'est épouvantable...

J'arrive pas à y croire.

Henri était comme mon frère. - Votre frère ?

Henri était comme mon frère. - Votre frère ?

- On était déjà des amis

avant l'incendie, ça nous a énormément rapprochés.

avant l'incendie, ça nous a énormément rapprochés.

- Henri Francoeur

a la même photo.

- Elle a été prise dans les Alpes.

On bossait comme saisonniers.

Henri était épanoui. Il a jamais encaissé la mort

de Sophie, ça l'a détruit.

- Sophie Nobel, morte

dans l'incendie ?

C'était pas une légende. - On s'y retrouvait chaque hiver.

C'était pas une légende. - On s'y retrouvait chaque hiver.

Il imaginait que son amour durerait toujours.

- Vous vous voyez souvent ?

- Vous vous voyez souvent ?

- Pas beaucoup. Henri n'était pas

très sociable. - On a retrouvé une seule page

de son livre en préparation.

de son livre en préparation.

- Je ne sais rien. On parlait de tout, sauf de notre travail.

On s'appréciait,

On s'appréciait,

on se ressemble

énormément. - Vous êtes boudé par le public :

vos bouquins se vendent moins bien que les siens.

- Les siens se vendent dans les supermarchés. Il écrivait

- Les siens se vendent dans les supermarchés. Il écrivait

des romans de gare qu'on oublie vite. Moi, je laisserai une trace.

- Je voulais pas vous vexer. - Je privilégie la qualité : il y a

- Je voulais pas vous vexer. - Je privilégie la qualité : il y a

des vins de table et d'autres plus subtils, des grands crus...

des vins de table et d'autres plus subtils, des grands crus...

- Vous écrivez des grands crus. - Je vais vous l'offrir.

Vous jugerez sur pièces. - Merci, c'est un grand plaisir.

- J'avais une affection profonde

pour Henri, mais on ne faisait pas le même métier.

Je ne vous retiens pas. Je suis fatigué et j'ai du travail.

Je ne vous retiens pas. Je suis fatigué et j'ai du travail.

Mesdemoiselles...

Mesdemoiselles...

- Je le sens pas, ce type. - Dévaloriser un témoin

n'est-il pas inconvenant ? - Je l'ai fait exprès.

n'est-il pas inconvenant ? - Je l'ai fait exprès.

- Ah ! Pour quelle raison ?

- Pour savoir à qui j'ai affaire. Et son point faible, c'est l'orgueil.

- Pour savoir à qui j'ai affaire. Et son point faible, c'est l'orgueil.

*Bips de SMS.

Théo devait venir ce soir

Théo devait venir ce soir

et son père l'achète avec des conneries de places de concert.

Je me retrouve seule. - Cela a un rapport avec l'enquête ?

Je me retrouve seule. - Cela a un rapport avec l'enquête ?

- Je ne voulais pas vous ennuyer.

- Je ne connais pas le père de Théo. - Pardon. J'ai besoin de me confier.

- Je ne connais pas le père de Théo. - Pardon. J'ai besoin de me confier.

- Pourquoi ? - Pourquoi quoi ?

- Pourquoi vous vous confiez ?

- Pourquoi vous vous confiez ?

- Je vous fais confiance.

- Ah !

Très bien.

Très bien.

Au revoir, commandant.

- C'est fou de planter les gens en pleine conversation.

- C'est fou de planter les gens en pleine conversation.

C'est insensé.

- Les neurotypiques parlent d'eux-mêmes pour communiquer.

- Je vois pas l'intérêt.

- Je vois pas l'intérêt.

- Quand mes amis neurotypiques le font, je les laisse faire.

- Et comment

- Et comment

répondre ?

- En se confiant à son tour. - Je suis plus à l'aise

quand on parle de l'enquête.

quand on parle de l'enquête.

- Vous enquêtez sur quoi ?

- C'est confidentiel. - Allez, Astrid,

- C'est confidentiel. - Allez, Astrid,

on répètera rien. - C'est confidentiel.

- Mais tu as envie d'en parler.

- Mais tu as envie d'en parler.

- Je n'ai pas le droit.

Mais nous avons tous signé un accord : ce qui se dit ici

Mais nous avons tous signé un accord : ce qui se dit ici

ne doit pas en sortir.

Alors...

- Alors ?

- Oui, ça va être super. Oui, oui.

Non, t'inquiète pas pour moi.

Non, t'inquiète pas pour moi.

Je vais sortir,

je vais boire des coups et rentrer tard. Tu me connais !

je vais boire des coups et rentrer tard. Tu me connais !

Oui, j'ai fait à manger.

Ca va me faire du bien de passer une soirée sans enfant.

Ca va me faire du bien de passer une soirée sans enfant.

OK, mon coeur...

Oui, moi aussi.

Je t'aime. Bisou.

Je t'aime. Bisou.

...

...

...

...

*Air classique entraînant.

...

...

...

- Astrid...

T'as rien mangé depuis hier.

Ca devient une obsession, cette boîte.

Ca devient une obsession, cette boîte.

Allez, arrête !

Arrête ! Arrête !

Tiens, Astrid. Astrid...

Laisse-moi au moins t'aider.

...

...

...

- La page isolée

- La page isolée

fait référence à l'incendie

du 12 décembre 1987.

- Francoeur écrivait sur ça ? - On dirait. Sur la page 96,

- Francoeur écrivait sur ça ? - On dirait. Sur la page 96,

un nom a attiré mon attention : De Moncenis. Il ne figure pas

un nom a attiré mon attention : De Moncenis. Il ne figure pas

dans le rapport des pompiers. En fait, c'est le propriétaire

du chalet qui a brûlé. - Une soirée bien productive ! Moi,

du chalet qui a brûlé. - Une soirée bien productive ! Moi,

j'ai lu 2 chapitres de "La Montagne d'Adam",

d'Alain Lamarck. J'ai pas réussi à rentrer dedans.

d'Alain Lamarck. J'ai pas réussi à rentrer dedans.

- Rentrer dedans ?

- Ca m'a peu intéressée. - Ah ! Bien sûr.

- Ca m'a peu intéressée. - Ah ! Bien sûr.

- Vous l'avez commencé ? - Terminé !

Impossible de dormir.

- C'est vexant. Moi, je l'ai à peine commencé. Vous, vous l'avez fini.

- C'est vexant. Moi, je l'ai à peine commencé. Vous, vous l'avez fini.

- Un livre ennuyeux. Un garçon aime une fille qui ne l'aime pas

- Un livre ennuyeux. Un garçon aime une fille qui ne l'aime pas

et le garçon s'obstine tout le livre. C'est absurde.

- Ca arrive parfois.

L'amour est un sentiment compliqué. - Non. Il l'aime, pas elle,

L'amour est un sentiment compliqué. - Non. Il l'aime, pas elle,

on le sait dès le début. Il n'y a aucun mystère.

- Pourquoi l'avoir lu jusqu'au bout s'il n'y avait aucune énigme ?

- Pourquoi l'avoir lu jusqu'au bout s'il n'y avait aucune énigme ?

- Il y en avait une.

Pourquoi Henri Francoeur avait écrit un tel ouvrage,

Pourquoi Henri Francoeur avait écrit un tel ouvrage,

si différent de ceux écrits sous son pseudonyme ?

- Je m'y perds. C'est Lamarck qui a écrit "La Montagne d'Adam".

- Je m'y perds. C'est Lamarck qui a écrit "La Montagne d'Adam".

- Non. Les constructions syntaxiques sont identiques,

comme une empreinte digitale.

comme une empreinte digitale.

Il y a le nom de Lamarck,

mais "La Montagne d'Adam" a été écrite par Henri Francoeur.

mais "La Montagne d'Adam" a été écrite par Henri Francoeur.

En quoi cela peut être un mobile ? - Francoeur débitait du roman

de gare au kilomètre, puis il a écrit un livre sérieux :

de gare au kilomètre, puis il a écrit un livre sérieux :

les éditeurs lui ont ri au nez,

c'était un auteur bas de gamme. - Lamarck a été un prête-nom,

c'était un auteur bas de gamme. - Lamarck a été un prête-nom,

pour se moquer un peu de ce milieu,

comme Romain Gary

qui a fait de même avec son neveu.

qui a fait de même avec son neveu.

- Imaginons que Francoeur ait voulu révéler la supercherie :

Lamarck, habitué à son rôle d'auteur génial, l'aurait tué

Lamarck, habitué à son rôle d'auteur génial, l'aurait tué

pour préserver le secret et continuer à profiter du succès

en toute tranquillité. Ca se tient, non ?

en toute tranquillité. Ca se tient, non ?

- Il faut étayer cette hypothèse. Astrid, il nous faut du concret,

- Il faut étayer cette hypothèse. Astrid, il nous faut du concret,

pas seulement 2 écritures similaires.

- Pas similaires, mais identiques. - Ben voilà !

- Pas similaires, mais identiques. - Ben voilà !

Merci, Arthur ! J'ai trouvé le compte en banque sur lequel

la maison d'édition vire les droits d'auteur de Lamarck.

la maison d'édition vire les droits d'auteur de Lamarck.

- Offshore, comme Francoeur ? - Le même compte offshore !

- Henri m'a parlé de son plan il y a 2 ans, j'ai pas pu refuser.

- Pourquoi ? Pour l'argent ?

- Pourquoi ? Pour l'argent ?

- Pas seulement : je l'ai fait pour lui.

Il était célèbre sous le nom d'Erik Ernest.

Il était célèbre sous le nom d'Erik Ernest.

Il a écrit un livre plus personnel et personne n'en a voulu.

On l'a publié sous mon nom : il a obtenu 5 prix littéraires.

On l'a publié sous mon nom : il a obtenu 5 prix littéraires.

- Mais que s'est-il passé

quand il a voulu révéler la supercherie ?

- Il ne voulait pas la révéler.

Cet ermite ne vivait que pour l'écriture.

- Et la reconnaissance ? - Il s'en fichait, il me confiait

- Et la reconnaissance ? - Il s'en fichait, il me confiait

les honneurs et les courbettes. Il voulait juste écrire,

c'était sa vie.

Je l'ai pas tué. Il m'a donné la gloire et il me payait pour ça.

Je n'ai plus rien...

J'ai jamais écrit une ligne.

J'suis foutu.

- Moncenis, c'était votre logeur à l'époque de l'incendie ?

Racontez-moi.

- Francis de Moncenis...

- Francis de Moncenis...

Une belle ordure. Il emmerdait toutes les saisonnières.

- Comment ça ? - Il avait la main baladeuse,

- Comment ça ? - Il avait la main baladeuse,

voire pire. Sophie voulait porter plainte

contre lui... Dans les années 80, on ne balançait pas son porc.

contre lui... Dans les années 80, on ne balançait pas son porc.

- Ca s'est arrêté avec l'incendie ? - Oui.

Au début, Henri a voulu entamer une procédure

Au début, Henri a voulu entamer une procédure

en mémoire de Sophie...

Mais il était anéanti, à bout.

Mais il était anéanti, à bout.

Et Moncenis connaissait du monde.

Puis le temps a passé et l'affaire a été prescrite.

Puis le temps a passé et l'affaire a été prescrite.

Plus rien à faire... - Oh si ! Ecrire un livre

pour témoigner et dénoncer, comme Henri Francoeur.

- Plusieurs plaintes pour harcèlement contre Moncenis,

- Plusieurs plaintes pour harcèlement contre Moncenis,

sans suite. - L'incendie est tombé à pic,

Sophie Nobel allait porter plainte. - Où veux-tu en venir ?

Sophie Nobel allait porter plainte. - Où veux-tu en venir ?

- Francoeur a été tué alors qu'il écrivait un livre sur l'incendie.

Il y a un lien.

Il y a un lien.

- Il faut des preuves pour accuser. - Je vais te trouver des preuves !

- Allez !

- Oui, entrez !

Oh ! Que voulez-vous ? Je suis passé à côté d'une info ?

J'ai loupé le mode opératoire ? - Je ne sais pas.

J'ai loupé le mode opératoire ? - Je ne sais pas.

J'ai besoin de votre aide. - Ah...

- Henri Francoeur a contacté les parents de Sophie il y a un mois.

Il a insisté, il voulait soi-disant rétablir la vérité sur sa mort.

Il a insisté, il voulait soi-disant rétablir la vérité sur sa mort.

- Il a mené l'enquête et il voulait en faire un livre.

- 30 ans après ?

- Sophie Nobel a pu être assassinée. Mlle Nielsen a trouvé un rapport

d'intervention

et de constatation...

- Sophie Nobel était déjà morte avant le départ de l'incendie.

- Sophie Nobel était déjà morte avant le départ de l'incendie.

- Ca change

tout.

- Voilà.

- Le livre de Francoeur raconte une vérité qui accuse Moncenis

- Le livre de Francoeur raconte une vérité qui accuse Moncenis

de la mort de Sophie Nobel.

- Le gardien a vu Moncenis dans l'immeuble

- Le gardien a vu Moncenis dans l'immeuble

il y a peu. - Il aurait tué Francoeur

pour le faire taire... - Et lui voler son tapuscrit,

pour le faire taire... - Et lui voler son tapuscrit,

mais Moncenis n'a pas vu qu'il avait oublié la page 96.

- Pourquoi Francoeur a attendu si longtemps ?

- Pourquoi Francoeur a attendu si longtemps ?

- J'ignore ce qui lui a mis la puce à l'oreille,

mais il a enquêté.

mais il a enquêté.

- Il a contacté les pompiers

de Bourg-d'Oisans pour avoir le compte-rendu de l'incendie...

de Bourg-d'Oisans pour avoir le compte-rendu de l'incendie...

- Astrid et Fournier le confirment.

- Vous avez localisé Moncenis ? - D'après sa femme,

- Vous avez localisé Moncenis ? - D'après sa femme,

son mari est à Paris.

Aucune nouvelle. - Il faut repérer

son téléphone et sa CB.

son téléphone et sa CB.

- Je vous tiens informée. Merci, Astrid.

Au revoir... Voilà !

Au revoir... Voilà !

Oui ? - Je ne comprends pas

Oui ? - Je ne comprends pas

pourquoi vous voulez échanger des choses personnelles,

mais je vais m'adapter.

Mon intérêt pour les puzzles date du départ de ma mère :

Mon intérêt pour les puzzles date du départ de ma mère :

quand elle a quitté la maison, elle a laissé un seul objet

conservé par mon père.

conservé par mon père.

...

...

...

...

...

...

- Vous espériez y trouver une réponse ?

- J'en ai trouvé une : la boîte était vide.

- J'en ai trouvé une : la boîte était vide.

Il n'y avait pas de raison au départ de ma mère.

Elle est partie, c'est tout.

Elle est partie, c'est tout.

- Astrid, je dois vous dire quelque chose de très important...

Téléphone.

Nicolas ?

- Moncenis se trouve dans un hôtel à Montmartre... Allez, les gars !

...

...

...

...

...

- Impossible de l'interroger.

- Merde...

- Il avait de la KCN

venue de l'Europe de l'Est,

venue de l'Europe de l'Est,

trouvable facilement sur le "dark web".

- Il s'est suicidé avec le poison qui a servi à tuer Francoeur.

- Il s'est suicidé avec le poison qui a servi à tuer Francoeur.

- J'ai le tapuscrit de Francoeur.

Il manque la page 96.

Moncenis aurait tué Sophie et mis le feu pour tout effacer.

Moncenis aurait tué Sophie et mis le feu pour tout effacer.

- Le puzzle est complet. Vous êtes contente, Astrid ?

- Non.

Ca ne fonctionne pas, les pièces du puzzle s'assemblent mal :

il a gardé ses chaussettes.

il a gardé ses chaussettes.

- Le concert d'Ezio avec papa, c'était dingue !

- Le concert d'Ezio avec papa, c'était dingue !

- C'est du métal,

pas de ton âge.

C'est même un peu ringard.

C'est même un peu ringard.

Et c'est moisi. - Arrête ! Tu as

tous leurs albums.

T'es jalouse, non ? - Là, il est écrit "moisi".

T'es jalouse, non ? - Là, il est écrit "moisi".

- C'est dingue : un ambigramme,

on peut

on peut

le lire des 2 côtés !

C'est dingue ! - Un ambigramme... Merde alors.

C'est dingue ! - Un ambigramme... Merde alors.

T'es un génie, toi. J'appelle la voisine, je vais rentrer tard.

- Sympa...

- Chacun son tour !

- Bon ! Quelqu'un veut encore partager quelque chose ?

- Bon ! Quelqu'un veut encore partager quelque chose ?

- J'ai un nouveau travail. - Ah bon ?

- Grâce à vous,

j'ai réussi à parler à un collègue

j'ai réussi à parler à un collègue

et j'ai été intégré

en informatique.

- Félicitations...

- Félicitations...

Raphaëlle, bonsoir. - Bonsoir...

Je voulais pas vous déranger.

- Asseyez-vous.

- J'ai besoin de voir Astrid.

- J'ai besoin de voir Astrid.

- Tu peux y aller. - Ce n'était pas prévu.

- Je sais, mais... C'est urgent.

- Je sais, mais... C'est urgent.

(Je peux pas

(en parler ici, mais...

(Qui vous savez

(n'est peut-être pas

(n'est peut-être pas

(qui on croit...)

- Alain Lamarck

serait en fait

serait en fait

Erik Ernest ?

- Je leur en ai parlé,

- Je leur en ai parlé,

ce n'est pas protocolaire du tout.

- Ca m'étonne de vous, Astrid. - Ca m'étonne de moi.

Vous n'avez pas une bonne influence sur moi,

Vous n'avez pas une bonne influence sur moi,

commandant Coste. - On en parlera plus tard...

Il faut aller chez Lamarck,

Il faut aller chez Lamarck,

il nous balade : et si c'était Francoeur, l'homme de paille ?

- C'est possible.

- C'est possible.

C'est la même écriture, mais cela fonctionne dans les 2 sens.

- Un ambigramme ? - Non...

- Un ambigramme ? - Non...

- Là, vous m'avez perdu.

- Lamarck écrit des romans pointus,

mais il écrit peut-être aussi des romans policiers

mais il écrit peut-être aussi des romans policiers

et il aurait demandé à son ami Francoeur d'endosser le rôle.

et il aurait demandé à son ami Francoeur d'endosser le rôle.

- Ca reste entre nous. - Un secret est bien gardé

entre les mains d'un autiste. - A condition de bien préciser

entre les mains d'un autiste. - A condition de bien préciser

que c'en est un : des fois, avec les neurotypiques, c'est pas clair.

- OK. Là, c'est un secret

- OK. Là, c'est un secret

très très secret.

D'accord ?

On a peu de temps pour l'interroger avant qu'il ne soit trop tard...

On a peu de temps pour l'interroger avant qu'il ne soit trop tard...

On y va. - Vous avez vraiment besoin de moi ?

On y va. - Vous avez vraiment besoin de moi ?

- Oui, Astrid ! Vous voyez des choses que je ne vois pas.

On y va.

Merci... Merci.

- Au revoir. - Au revoir.

- Désolée...

- Commandant Coste, Mlle Nielsen !

Vous arrivez à l'heure limite des visites légales de la police.

Vous arrivez à l'heure limite des visites légales de la police.

- Il nous reste un peu moins de 34 minutes.

- Il va falloir être concises.

- C'est vous, Erik Ernest. - Ca vous aura pris du temps !

- C'est vous, Erik Ernest. - Ca vous aura pris du temps !

Ca ne fait pas de moi un assassin. - Pourquoi avoir fait croire

que Francoeur écrivait vos polars ? - Ca se vend en supermarché,

que Francoeur écrivait vos polars ? - Ca se vend en supermarché,

entre les lingettes

et les biscuits. - Et alors ?

- Tout le monde a voulu savoir qui était

- Tout le monde a voulu savoir qui était

Erik Ernest.

- Ca ne pouvait pas être vous. - Bien sûr que non.

- Ca ne pouvait pas être vous. - Bien sûr que non.

Henri était le candidat idéal, discret, toujours terré chez lui,

un ermite. - Il risquait pas de dire

un ermite. - Il risquait pas de dire

des conneries lors d'interviews. - Il ne me coûtait qu'une bouteille

de bon whisky à l'occasion... - Que vous avez empoisonné !

de bon whisky à l'occasion... - Que vous avez empoisonné !

- Attention ! Je peux vous traîner en justice pour diffamation.

- Attention ! Je peux vous traîner en justice pour diffamation.

Ne touchez pas

à cette machine !

- Commandant Coste !

- Commandant Coste !

Mettez-la sous scellés,

elle prouve la culpabilité d'Alain Lamarck.

elle prouve la culpabilité d'Alain Lamarck.

- Quelque chose n'allait pas dans le tapuscrit retrouvé

près du corps de Francis de Moncenis. Il y a un défaut

près du corps de Francis de Moncenis. Il y a un défaut

à la lettre "e"

de la page 96, comme une empreinte digitale de la machine à écrire.

- Il y a 2 tapuscrits ?

- Le 1er a été volé chez Francoeur et il a perdu sa page 96.

Celui retrouvé près du corps de Moncenis est un faux,

Celui retrouvé près du corps de Moncenis est un faux,

réécrit par Lamarck autour de la page 96.

- Il a fait ça en une nuit ? - Il a réécrit environ 100 pages.

- Mais pourquoi ?

- L'original de Francoeur dévoile que le coupable du meurtre

- L'original de Francoeur dévoile que le coupable du meurtre

de Sophie Nobel

et de l'incendie n'est pas Moncenis, mais Alain Lamarck.

et de l'incendie n'est pas Moncenis, mais Alain Lamarck.

- C'est pas une preuve.

- Pourquoi faire un faux ?

Le 1er l'accusait. - Il va falloir des aveux.

Le 1er l'accusait. - Il va falloir des aveux.

- Facile ! Je connais

son point faible. - C'est l'orgueil ?

son point faible. - C'est l'orgueil ?

- Sophie Nobel ! - Le grand amour de la légende.

Là !

- J'ai lu votre bouquin, "La Montagne d'Adam",

un amour passionnel non partagé qui pousse un homme à la folie.

un amour passionnel non partagé qui pousse un homme à la folie.

- Ca vous a plu ? - Pas beaucoup. Ca n'a pas dû plaire

*à Henri Francoeur qui a enquêté sur l'incendie 30 ans après.

*à Henri Francoeur qui a enquêté sur l'incendie 30 ans après.

Il a commencé

à voir cette photo autrement,

à voir cette photo autrement,

une autre histoire, votre main

comme une serre sur l'épaule de Sophie...

- Absurde !

- Absurde !

- Dans le manuscrit, il faut remplacer votre nom

par celui de Moncenis.

- Je ne comprends pas.

- Je ne comprends pas.

- Vous avez tué Sophie Nobel

*et mis le feu au chalet.

Son corps calciné, votre rival défiguré, le crime parfait.

Son corps calciné, votre rival défiguré, le crime parfait.

Vous avez gardé Henri Francoeur sous votre emprise, mais il a

Vous avez gardé Henri Francoeur sous votre emprise, mais il a

*découvert la vérité et a décidé de la publier.

*-Vous devriez

écrire des polars ! - La partie est perdue.

Comment expliquer qu'un tapuscrit tapé avec votre machine à écrire

Comment expliquer qu'un tapuscrit tapé avec votre machine à écrire

ait pu se retrouver sur une scène de crime ? ... Vous aimiez

Sophie Nobel ? - Oui...

Sophie Nobel ? - Oui...

A cet âge,

on pense que c'est pour la vie.

- Mais elle aimait Henri Francoeur.

- Mais elle aimait Henri Francoeur.

Alors, vous lui avez pris de force ce qu'elle refusait de vous donner.

Vous l'avez violée, puis vous l'avez tuée pour la faire taire.

Vous l'avez violée, puis vous l'avez tuée pour la faire taire.

Comment avez-vous su

qu'Henri Francoeur préparait

qu'Henri Francoeur préparait

*ce livre ? *-Je déjeune souvent

*avec le patron des éditions Paname : il avait

*avec le patron des éditions Paname : il avait

signé à prix d'or le prochain livre

d'Erik Ernest. Quelle surprise !

Erik Ernest, c'est moi.

Erik Ernest, c'est moi.

- Si vous n'aviez pas oublié la page 96 sur les lieux,

impossible de remonter

*jusqu'à vous. C'est pas un polar où vous pouvez tout maîtriser.

- Après votre 1re visite, j'ai vérifié dans le manuscrit :

- Après votre 1re visite, j'ai vérifié dans le manuscrit :

il manquait la page 96. Mon plan menaçait d'échouer

pour une simple étourderie.

pour une simple étourderie.

Il fallait improviser et surprendre le lecteur !

- Vous avez donc pensé à accuser Moncenis à votre place.

- Vous avez donc pensé à accuser Moncenis à votre place.

- Exactement.

On peut rien vous cacher.

J'ai recopié le manuscrit en changeant les éléments

J'ai recopié le manuscrit en changeant les éléments

qui m'accusaient et en améliorant le style désastreux d'Henri !

*J'ai fait venir Moncenis à Paris : Henri voulait l'accuser.

Je lui ai fait boire le poison et effacé toute trace du crime,

Je lui ai fait boire le poison et effacé toute trace du crime,

le b. a. -ba du métier !

Le prochain Erik Ernest va être mon plus grand succès,

Le prochain Erik Ernest va être mon plus grand succès,

inspiré de faits réels, écrit par un meurtrier... Un best-seller.

Vous et votre collègue un peu spéciale, vous allez

Vous et votre collègue un peu spéciale, vous allez

*devenir des personnages de polar incroyables, sensationnels...

Des stars !

Des stars !

- Vous êtes un grand malade

et vous allez finir votre vie en prison.

et vous allez finir votre vie en prison.

- Nous sommes des personnages de polar ?

- Mais non ! Lamarck est complètement mégalo.

- Mais non ! Lamarck est complètement mégalo.

- Vous aviez quelque chose d'important à me dire.

- Euh...

- Euh...

Oui.

J'ai retrouvé votre mère.

- Ah ! J'ai eu peur, j'ai cru que c'était une chose importante.

- C'est important quand même. - Non.

- C'est important quand même. - Non.

Enfin... je ne crois pas.

- OK.

Vous lui en voulez, c'est une réaction normale...

- Non. Je ne l'ai pas connue.

- Vous avez pas envie de savoir pourquoi elle est partie,

- Vous avez pas envie de savoir pourquoi elle est partie,

de choisir de lui en vouloir ou de lui pardonner ?

De sortir toute cette colère en vous ?

De sortir toute cette colère en vous ?

Ca pourrait vous apaiser.

- Je n'ai pas de colère en moi et cela n'est pas pertinent.

- Je n'ai pas de colère en moi et cela n'est pas pertinent.

Cette femme est sortie de ma vie il y a plus de 30 ans et ça me va.

C'est du bon sens... Encore bravo pour l'affaire Francoeur.

C'est du bon sens... Encore bravo pour l'affaire Francoeur.

On a compris que nous lisons les évènements à l'envers.

On a compris que nous lisons les évènements à l'envers.

Au revoir.

...

...

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france. tv access

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