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Original subtitles

Et mon discours ?

Vous avez été parfaite.

- Ai-je zézayé ? - Vous ne zézayez pas.

C'est ce qui était troublant.

- Imaginer que ça m'arrivait. - Non.

Sarah, dites bonjour Ă  mes petits.

Non. C'est macabre.

S'il vous plaĂźt.

Je vous aime, mais je m'y refuse.

- Si vous m'aimez... - L'amour a ses limites.

C'est fĂącheux.

Vous ne zĂ©zayez pas, mais vous ĂȘtes folle.

M'offrir un palais ?

Je désire vous faire un cadeau depuis longtemps.

La victoire de Marlborough tombait Ă  pic.

C'est outrageusement extravagant, Mme Morley.

- Nous sommes en guerre. - Nous avons gagné.

Ce n'est pas terminé. Nous devons continuer.

Je l'ignorais.

CETTE BOUE PUE

Prenez un bout de pain.

Sally vous emmĂšnera vous laver

avant de vous conduire Ă  Madame.

Cette boue pue.

Les gens chient dans la rue.

C'est leur "commentaire politique".

Entrez ici.

- Allez vous laver. - Merci infiniment.

Lady Marlborough.

Les nouveaux égouts se terminent ici ?

C'est moi,

Abigail.

ChĂšre cousine.

J'ai une lettre de notre tante,

et...

Excusez-moi, je ne voulais pas arriver...

Je suis tombée de la calÚche.

Un homme tripotait...

Oublions cet homme.

La lettre de notre tante.

Des amies Ă  vous ?

Je suis navrée.

- Dites-moi votre nom. - Je ne l'ai pas fait ?

- Abigail Hill. - Les Hill du Somerset ?

Celui qui est devenu fou et a brûlé sa maison ?

- Et lui avec. - Il a tout perdu au whist.

Personne ne parie au whist.

Mon oncle était unique.

Veuillez excuser mon allure.

Une servante m'a emmenée ici.

Un tour inoffensif, j'imagine.

Et vous voulez...

J'espérais que vous m'offririez

un emploi... quelconque.

Un monstre pour amuser les enfants, peut-ĂȘtre ?

Oui, si vous le désirez.

Un palais.

Ma bonne fortune vous fĂąche,

moi qui vous pensais mon ami.

Vous n'avez pas commis cette erreur.

Je plaisantais. Cela vous a échappé ?

Ça ne tiendra pas.

Il tiendra si je le fais construire

par les meilleurs artisans du pays.

J'espĂšre qu'il tiendra 100 ans,

symbole de la victoire de mon mari.

Je loue la victoire de votre mari,

mais vu le triste état du Trésor,

la reine aurait dĂ» consulter l'opposition.

Mais cela aurait gùché l'effet de surprise.

Salope !

Horatio a à nouveau gagné !

Qui présentera le traité de paix aux Français ?

Proposer un traiter de paix est inutile.

- Ils sont en fuite. - Ils vont se rendre.

La guerre n'est pas gagnée.

Constitué de propriétaires terriens, mon parti

a financé cette guerre...

Nous vous en remercions.

Les marchands, eux, se sont enrichis.

Je n'aperçois pas vos gras congénÚres

morts sur le champ de bataille.

Nous n'avons plus d'argent. VoilĂ .

Les Français ne sont pas vaincus, Harley.

Nous devons les anéantir.

Qu'ils supplient pour la paix,

le cƓur et le dos brisĂ©s.

- Que votre femme est douce. - Et raisonnable.

Je désapprouve. Allons voir la reine.

Pourriez-vous organiser cela, Lady Marlborough ?

Bien entendu.

Je suis prĂȘte pour l'ambassadeur russe.

Qui vous a maquillée ?

C'est dramatique. Vous aimez ?

Vous ressemblez Ă  un blaireau.

Vous allez pleurer ? Vraiment ?

Alors, Ă  quoi ressemblez-vous ?

À un blaireau.

Voulez-vous recevoir la délégation russe ainsi ?

Je m'en chargerai.

Retournez Ă  vos appartement.

Merci.

Tu m'as regardée ? N'est-ce pas ?

Regarde-moi ! Regarde-moi !

Comment oses-tu ? Ferme les yeux !

Mme Meg te demande de récurer le sol

jusqu'à ce qu'elle y voit son visage édenté.

Désolée.

Tu devrais porter des gants.

La soude, c'est dangereux. Ça brĂ»le.

Sarah !

Je suis lĂ . Je suis lĂ .

Vous ! Apportez-moi la boĂźte de bandages.

La reine fait une crise de goutte. Faites vite !

Mme Meg, du brandy.

C'est douloureux.

TrĂšs chĂšre, je le sais.

Le bƓuf, cousine.

Racontez-moi une histoire.

Je ne peux pas.

Doucement.

- Je ne peux pas. - Mais si.

Enveloppez-la, cousine.

Les autres, laissez-nous.

Racontez-moi notre rencontre.

Le jeune Cheever m'avait plaquée au sol

et il me crachait sur le visage.

C'est toujours un porc. Ensuite ?

Et puis j'ai entendu des pas.

Des pas rapides.

J'ai vu des chaussures roses s'approcher de moi.

Et puis elle disparurent.

J'ai entendu un craquement.

Et puis il m'a lùchée.

Vous avez pris ma main et dit :

"Bonjour. Je m'appelle Sarah.

"Vous ĂȘtes couverte de bave. Allons vous laver."

- Voyez-vous encore sa mĂąchoire pendante ? - Oui.

Essayez de dormir.

Vous pouvez disposer.

- Ne partez pas ! - Je reste.

- Vous ĂȘtes encore lĂ  ? - Oui.

- Vous ĂȘtes encore lĂ  ? - Oui.

Pour la reine. Il faut l'appliquer sur-le-champ.

C'est extrĂȘmement urgent.

Elle dort.

Vous voulez mettre la reine en danger

et en regretter les conséquences ?

Qu'est-ce que "consé..."

Le docteur vous fera fouetter.

- Que faites-vous ? - C'est de la peleatis.

J'en ai récolté ce matin.

J'ai pensé que cela pourrait soulager la reine.

Vous ne pouvez pas venir ici.

Le valet vous a laissé entrer ?

Il n'y est pour rien. Je lui ai menti.

Le Premier ministre et M. Marlborough.

- Je voulais aider. Elle souffre tant. - Valet !

Emmenez-la en bas.

Que Mme Meg lui donne six coups de bĂąton. Allez !

C'est de la peleatis, l'herbe.

Anne, il faut vous concentrer.

Nous rassemblons nos forces ici.

Les Autrichiens se trouvent lĂ .

Quel pays est-ce, déjà ?

Écoutez. Marlborough.

C'est la ville de Lille,

dans une vallée,

en France.

Nous les attirons en envoyant un bataillon.

Ils le poursuivent.

Nous attaquons en nombre par en haut.

- Oui, oui ! - Oui ! C'est un excellent plan.

Reine Anne, ĂȘtes-vous d'accord ?

Les gens pensent que c'est terminé.

Nous le désirons tous,

mais ce n'est pas la réalité.

Requérir la paix serait une perte de temps.

Cela me soulage.

Quoi ?

Quelque chose soulage mes brûlures. Qu'est-ce ?

Un genre d'herbe.

S'il vous plaĂźt.

Que se passe-t-il ?

Faites ça dans la grange, pas dans ma cuisine.

La duchesse a requis 6 coups de bĂąton pour elle.

ArrĂȘtez.

LĂąchez-la.

Venez avec moi.

Votre gentillesse doit vous jouer des tours.

On me l'a déjà dit.

Cela conduit à la stupidité.

La reine se sent mieux, je vous en remercie.

Vous irez me chercher de cette herbe

et resterez Ă  votre place.

Mon pĂšre vous estimais beaucoup.

J'aimais bien votre pĂšre.

C'était un homme ardent.

Cela lui aura été fatal.

Vous ĂȘtes tombĂ©e bien bas.

À 15 ans, mon pùre m'a perdue au jeu.

Vous n'ĂȘtes pas sĂ©rieuse.

Celle-lĂ .

Il était bouleversé.

Il partit dans la forĂȘt avec une domestique

du vin pour seul réconfort.

Et vous ĂȘtes partie ?

Je voulais contenter mon pĂšre.

Le gagnant était un Allemand à la queue fine.

J'ai réussi à le convaincre

qu'une femme a ses rĂšgles 28 jours par mois.

Qu'avez-vous Ă  la main ?

Certaines de mes...

collÚgues n'ont pas succombé à mon charme.

JE REDOUTE LA CONFUSION ET LES ACCIDENTS

Comte Stratford, ne venez pas pleurnicher

ou je change votre cƓur en foie.

Madame Tournee. Vous aurez

votre budget pour les tapisseries.

Dépassez-le, et je vous arracherai les ongles.

Faites envoyer un plateau d'huĂźtres

Ă  l'ambassadeur hollandais.

Oui, Madame.

Colonel Masham.

Lady Marlborough.

La reine partira mercredi.

Bien, Lady Marlborough.

Souhaitez-vous goûter à ma domestique ?

Le canard est indispensable ?

C'est le plus rapide de la ville.

Horatio est digne d'ĂȘtre volĂ©.

Il ne me quitte jamais.

Surveillez-le bien,

sinon je mangerai son foie avec un cornichon.

Charmant.

Sachez que j'ai sondé mon parti.

Ils souhaitent que nous négocions la paix.

Nous plaiderons notre cause devant la reine.

Au fait, oĂč est la reine ?

- Nous sommes lĂ  depuis une heure. - Je suis lĂ .

Vous n'ĂȘtes pas la reine.

Elle m'envoie Ă  sa place. Elle est souffrante.

Que dit-elle ?

Que Harley est un minet et un idiot

sentant le baba d'une vieille putain.

Je doute que ce soient ses mots.

Elle veut continuer la guerre.

Une autre victoire nous facilitera

la négociation d'un traité. Ses ordres.

- Et qui paiera ? - L'impÎt foncier sera doublé.

C'est de la folie.

Cette guerre se déroulera dans nos campagnes.

Elle compte sur vous et votre patriotisme.

- Il y a des limites. - Au patriotisme ?

Pour moi, il n'a aucune limite.

Nous donnerons tout pour protéger l'Angleterre.

Tous nos hommes aussi ?

Les morts s'entassent, tout comme les rancunes.

- Vous en fichez-vous ? - Je les pleure tous.

Mon cƓur saigne pour chacun d'eux,

et mes proches iront également se battre.

Ne me parlez pas du prix Ă  payer.

Un traité économiserait de l'argent et des vies.

Les Anglais y gagneraient.

Aller les voir aprĂšs une victoire

soulignerait nos craintes.

Battons-nous et ils se sauront vaincus.

La reine a tranché, Harley.

Je désapprouve.

J'aimerais plaider ma cause devant la reine.

Parlez-moi. J'aime la comédie. Il y a du gùteau ?

C'est une révoltante manipulation du systÚme.

Vous n'avez rien Ă  faire ici.

Votre mascara coule.

Allez vous rafraĂźchir, nous poursuivrons aprĂšs.

Vous devrez payer pour ça.

Nous avons une guerre Ă  financer.

Chaque penny compte.

Allez, mon vieux. Une derniĂšre victoire.

Êtes-vous obligĂ©e d'insister ?

La dignité d'un homme est la seule chose

qui l'empĂȘche de dĂ©raper.

Parfois, une dame aime s'amuser.

Nous devons ĂȘtre prudents, Sarah.

C'est un allié utile, mais un ennemi dangereux.

Empruntez ce que vous voudrez.

Merci.

Et merci de m'employer.

J'ai un faible pour les pauvres.

Lord Marlborough.

Il est l'heure.

Soyez prudent.

Ne soyez pas téméraire et courageux.

- Soyez malin et prudent, par pitié. - Entendu.

Passez la nuit avec moi.

Je dois dormir avec mes hommes. C'est ainsi.

J'ai rĂȘvĂ©

qu'un Français minuscule et couvert de sang

donnait du brie Ă  la tĂȘte de Marlborough.

C'est un grand soldat.

Tout ira bien.

- Nous l'emporterons. - Bien sûr, Mme Freeman.

Pardonnez-moi, Votre Majesté.

J'ai pris froid en cueillant les herbes.

- C'était vous ? - Abigail.

Allons tirer un peu.

C'est triste. Ils sont beaux.

Pigeon !

Vous ne faites qu'abĂźmer le ciel.

Puis-je poser une question ?

N'oubliez pas que je suis armée.

Vous avez voulu cette guerre,

et votre mari y prend part.

Il risque sa vie.

- Comment pouvez-vous faire cela ? - Il le faut.

Sinon, ils se regrouperont et viendront ici

nous changer en cÎtelettes dans l'année.

Vous ĂȘtes douce, et l'on a abusĂ© de vous,

alors cherchez la sécurité et les faveurs.

Et s'il meurt ?

N'avez-vous pas sacrifié votre chatte

pour sauver votre pĂšre ?

Il y a toujours un prix Ă  payer. Je l'accepte.

Pigeon !

Détendez-vous et visez.

DÚs qu'il apparaßt, appuyez sur la détente.

Pigeon !

Parfait.

Je vais faire de vous une tueuse.

Me suivez-vous ?

Me suivez-vous ?

C'est vous qui me suivez. Je suis devant vous.

Je vous ai vue Ă  cheval, ce matin.

Je suis une bonne. OĂč trouverais-je un cheval ?

Peut-ĂȘtre avez-vous rĂȘvĂ© de moi ?

C'Ă©tait peut-ĂȘtre vous.

- Je devrais vous faire fouetter. - J'attendrai.

Comptez-vous la monter ?

Elle m'échauffe le sang.

C'est la nouvelle de Lady Marlborough.

- En effet. - Intéressant.

Excusez-moi. Poussez-vous. Pardon.

Votre Majesté. Quel plaisir de vous voir.

Vous auriez alloué d'avantage d'argent

Ă  l'abysse qu'est cette quĂȘte futile.

Oui. Nous gagnerons. Sarah en est persuadée.

Il s'agit de l'impĂŽt foncier.

Vous ignorez la colÚre que vous avez engendrée.

- Vraiment ? Ils sont fùchés ? - Ma chÚre reine.

Comment trouvez-vous mes collants ?

Festifs.

TrĂšs. J'expliquais Ă  la reine que l'impĂŽt

est une erreur. Tout comme la guerre.

Requérons la paix.

Harley, que vous ĂȘtes ennuyeux !

Cela se discute au parlement.

Ce bal est fait pour danser

et manger ces bouchées au raifort et chevreuil.

Les avez-vous goûtées ?

Je digÚre mal, en ce moment. Votre Majesté...

J'aimerais écouter la musique.

Je l'adore. Je dois aller danser.

ArrĂȘtez !

ArrĂȘtez ça ! ArrĂȘtez !

- Qu'y a-t-il ? - J'aimerais regagner ma chambre.

ArrĂȘtez. M. Harley.

J'ai exagéré avec l'impÎt pour la guerre.

- Pardon ? - Il restera le mĂȘme.

Nous sommes vos serviteurs.

Anne.

Je suis désolée.

Ce n'est rien.

Nous allons vite ?

Baisez-moi.

- Abigail, c'est cela ? - Oui, monsieur.

On a volé un livre, je vois.

On pourrait ĂȘtre fouettĂ©e pour cela.

Ma maĂźtresse me l'a prĂȘtĂ©.

Allons l'interroger.

Venez prendre l'air avec moi.

Vous avez Ă©tĂ© une lady et vous n'ĂȘtes plus rien.

Qu'un déchet d'arriÚre-cuisine.

Que c'est triste !

Dans mon cƓur, je suis toujours une lady.

Je n'en doute pas. Il est important

de se faire de nouveaux amis, n'est-ce pas ?

Si c'est bien ce qui en train de se produire,

et non des menaces sous mise de politesse.

Dois-je en dĂ©duire que vous ĂȘtes intelligente ?

Vous voulez quelque chose.

Me baiser ?

Je laisse cela Ă  mon ami Masham,

que votre chatte a envoûté.

Parlez-moi de Lady Marlborough,

de Godolphin, de la reine.

Se trame-t-il quelque chose ?

J'adore les ragots.

C'est un défaut, je l'admets.

Lady Marlborough a été bonne avec moi.

Elle m'a sauvée.

Je ne trahirai pas sa confiance.

Bien sûr. Vous avez ses faveurs.

Mais les faveurs changent souvent de direction.

Vous pourriez retourner dormir avec des putains

en vous demandant qui vous tripote le cul.

Personne n'a jamais assez d'amis Ă  la cour.

J'ai besoin d'une amie, Abigail.

Avec d'adorables oreilles et de grands yeux.

La situation Ă  la cour me surprend souvent.

Pour le chef de l'opposition, c'est intolérable.

Je voudrais seulement connaĂźtre les plans

de Madame, de Godolphin ou de la reine.

Je ne trahirai pas la confiance de ma maĂźtresse.

Regardez. Un roitelet. Qu'il est mignon.

Vous allez bien ?

Bref, réfléchissez-y.

Vous avez le temps.

Il faudra dire à Harley que vous vous rétractez.

Les gens sont-ils vraiment fùchés ?

Moins que si les Français violaient leurs femmes

et plantaient de l'ail chez eux.

Les tories ne doivent pas ĂȘtre mĂ©prisĂ©s.

Il y aurait d'autres morts.

Perdre des hommes est douloureux,

mais nous devons ĂȘtre impitoyables

ou nous serons vaincus et en perdrons d'autres.

Pas pour la reine.

Pardon ?

Vous ne pouvez pas boire de chocolat chaud.

Votre estomac, le sucre l'enflamme.

- Abigail, donnez-moi cette tasse. - Non.

Pardonnez-moi, je ne sais pas quoi faire.

Bon, donnez-la-lui.

Et allez chercher un seau et une serpillĂšre.

Ramenez-moi.

Vous annoncerez l'impĂŽt au parlement.

Je fixerai la date.

Je dois vous dire quelque chose.

Je vous écoute.

M. Harley est venu me voir et m'a demandé

de lui parler de ce qui se passe

entre vous, la reine et Godolphin.

Je vois.

Et qu'allez-vous faire ?

Je n'en ferai rien, bien entendu.

Pas bien entendu.

Vous pourriez m'en parler pour me rassurer

et travailler pour les deux parties.

Je suis une femme d'honneur malgré ma situation.

MĂȘme s'il ne restait que moi dans ce chaos,

je resterais une lady.

Être outrĂ©e vous sied.

Mes secrets sont bien gardés avec vous ?

Ils le sont tous.

Bien.

MĂȘme votre plus grand secret.

Abigail.

Si l'on oublie

de mettre le plomb,

l'arme fait du bruit mais ne tire pas.

C'est un bon tour.

- Ne trouvez-vous pas ? - Oui.

Cela nous sera peut-ĂȘtre utile un jour.

Parfois, il est difficile de se rappeler

si l'on a chargé le plomb.

Je redoute la confusion et les accidents.

Les gens sont sûrement prudents.

BƓuf, 12 guinĂ©es.

CrĂšme.

Mme Meg, votre facture de crĂšme est exorbitante.

Prenez-vous des bains pour vos hémorroïdes ?

Non, Madame.

- Puis-je regarder ? - Bien sûr.

C'est parfait, Lady Marlborough, comme toujours.

La reine. C'est assez urgent.

Pouvons-nous signer ?

Bien sûr.

Visez les dalles.

L'herbe amortirait votre chute.

Vous vous en fichez.

Mme Morley.

- Sautez ! - Non !

Restez un moment.

Non ! Prenez votre journée, je vous l'ordonne.

Il faut gérer la situation.

Je ne suis pas de la nourriture.

Vous ne pouvez pas me manger.

Vous ĂȘtes si goĂ»teuse et salĂ©e.

Grillée, vous feriez un délicieux repas.

TrĂšs bien.

Je viendrai vous voir cet aprĂšs-midi,

nous jouerons au whist.

QUELLE TENUE

L'opposition nous demande

de nous montrer timides dans cette guerre !

- Nous nous y refusons ! - Oui !

Nous devons endurer notre chagrin,

car l'Angleterre les vaut tous,

et nous nous devons de souffrir pour elle !

M. Harley,

contrĂŽlez votre populace !

De ce fait, je vous annonce aujourd'hui

que, à la demande de Sa Majesté...

Il est temps, Mme Freeman. Fichue jambe.

On dirait qu'un monstre m'attaque.

Coupez-la, voulez-vous ?

Je ne pense pas, Votre Majesté.

Que faites-vous ici ?

Lady Marlborough m'envoie pour jouer au whist

car elle a été retenue par une affaire d'état.

Elle viendra au plus vite.

C'est mon état.

Je suis l'affaire d'état. Elle envoie sa bonne ?

Je n'ai pas toujours été une domestique.

Je suis éduquée, je parle latin, français.

Ma famille a vécu des coups durs.

- Je suis sa cousine. - Tout Ă  fait fascinant.

Mais allez-vous-en et dites-lui de venir.

Ils sont magnifiques.

Ce sont mes bébés. Veuillez les libérer.

Combien y en a-t-il ?

17.

C'est la journée d'Hildebrand.

Lequel est-ce ?

Celui-lĂ . Timide, mais tĂȘtu.

Puis-je ?

Vous lui plaisez.

J'ai perdu quelques 17 enfants.

Certains n'étaient que du sang,

d'autres sont nés sans vie,

et certains ont passé peu de temps avec moi.

Oh, trĂšs chĂšre.

C'est la journée d'Hildebrand.

Le jour oĂč vous l'avez perdu.

Chaque enfant mort emmĂšne une partie de vous.

Voulez-vous vous joindre Ă  moi ?

Ce gùteau est délicieux.

Miam.

Vous aimez ça ?

- Un régal. - Vous aimez vraiment ça.

Bonjour, Sussy.

Joyeux anniversaire.

Venez. Il y en a aussi pour vous.

Ne mangez pas le pied de maman.

Quelle tenue !

Merci.

J'ai trouvé ça excessif.

Êtes-vous venue me sĂ©duire ou me violer ?

Je suis une gentleman.

Me violer, alors.

Non, vous ĂȘtes...

Vous m'avez intrigué.

Vous aussi.

Je me demande Ă  quoi vous ressemblez lĂ -dessous.

Vous ĂȘtes beau.

Je comprends que vous le cachiez.

Qui ĂȘtes-vous ?

Pas une bonne ordinaire.

On pourrait dire que je suis tombée bien bas.

On pourrait dire

que j'ai l'intention de vous attraper.

Je pourrais vous y autoriser.

Bonne nuit, monsieur.

Des progrĂšs ?

Elle...

Elle m'a mordu.

Cette perruque est ridicule.

Un homme doit ĂȘtre joli.

Je doute qu'elle soit d'accord avec ça.

Réessayez à votre façon, mon vieux.

Pardonnez-moi d'avoir envoyé Abigail à ma place.

Elle a été tout à fait charmante.

Hildebrand l'a vraiment appréciée.

S'agit-il d'un lapin ?

Anne, vous ĂȘtes trop sensible.

Certains jours, vous ĂȘtes mĂ©chante et froide.

Certains jours, je suis aimable. Pensons-y.

Anne.

Quelle enfant vous faites !

UN PETIT PÉPIN

Les viols étaient ce qu'il y avait de plus dur.

Je me sentais Ă  leur merci.

J'étais insignifiante.

Vous ne l'ĂȘtes pas. Vous ĂȘtes prĂ©cieuse.

Merci.

Vous ĂȘtes si belle.

Je vous en prie. Vous vous moquez.

Non.

Si j'étais un homme, je vous violerais.

- Violerais. - Assez.

Excusez-moi. Excusez-moi.

Regardez.

Interrompez-les.

- Pardon ? - ArrĂȘtez !

Assez !

ArrĂȘtez !

Allez-vous-en !

Je l'ordonne !

Partez !

Je ne veux pas entendre ça !

- Majesté ? - Je dois me reposer.

- Dois-je... - Laissez-moi !

Donnez-moi ça.

Donnez-moi ça.

Merci, Votre Majesté.

OĂč suis-je ?

OĂč suis-je ?

Votre MajestĂ©, vous ĂȘtes dans le couloir ouest.

Ne m'adressez pas la parole !

Votre Majesté.

Petite idiote ! OĂč Ă©tiez-vous passĂ©e ?

Pardonnez-moi.

Ramenez-moi.

Nous pourrions danser.

Vous vous moquez de moi.

Non. Je pense que vous pourriez le faire.

Ce serait divertissant.

J'aimerais beaucoup danser avec vous.

En arriĂšre.

Ensemble. Et clic.

Pigeon !

En arriĂšre, en avant, en arriĂšre.

Pigeon !

Elle Ă©loigne sa tĂȘte

et elle Ă©loigne sa tĂȘte.

- Pigeon ! - Tourner, tourner, tourner.

Ça fait 12 à 11.

Vous tirez incroyablement bien, Abigail.

Vous m'avez tout appris.

J'espĂšre que tenir compagnie Ă  la reine

ne vous a pas été trop pénible.

Pas du tout. Cela vous a permis de vous reposer.

Avez-vous bien dormi ?

- Comme une marmotte. - Excellent.

La reine est...

quelqu'un d'extraordinaire,

mĂȘme si cela ne saute pas aux yeux.

Elle a accumulé les tragédies.

Elle semble adorable.

Je ne vous chargerai plus.

Je suis heureuse de...

Je le sais bien.

Elle m'en voudra si je ne reviens pas bientĂŽt.

C'est Ă  vous de tirer.

Pigeon !

13.

La reine ?

J'arrive tout de suite.

La reine... l'a demandée elle.

J'ai demandé des homards.

Nous ferons une course avant de les manger.

J'espĂšre qu'il y en aura trois.

Vous avez appelé Abigail pour me rendre jalouse.

Peut-ĂȘtre.

Ils vont amener les homards.

Avez-vous peur ?

Des douves sont une mauvaise idée. Trop désuet.

Vos homards, madame. OĂč dois-je les mettre ?

Ici.

Vous me remettez ?

M. Harley.

Vous me faites toujours tomber.

Alors, que se passe-t-il ?

La reine et Lady Marlborough

font courir des homards avant de les manger.

Dois-je vous frapper ?

La reine doit annoncer

l'augmentation de l'impĂŽt au parlement.

Est-ce une plaisanterie ?

Cela dit, je pense qu'elle n'est pas convaincue.

Mais Lady Marlborough s'emploie Ă  la convaincre.

Et ?

C'est tout.

Pourquoi ai-je le sentiment que c'est faux ?

Je fais de mon mieux.

Vraiment.

Entendu, séchez vos larmes. Merci. Bonne soirée.

Sa Majesté me permet-elle de prendre la parole ?

Puis-je encourager la chambre

à saluer d'un grand "hourra" la sage décision

de Sa Majesté de ne pas augmenter l'impÎt.

Car doubler l'impÎt aurait été un désastre

et aurait ensanglanté les champs

si la campagne s'était élevée contre la ville,

rajoutant d'autres corps Ă  la pile que forme

ceux de nos fils déjà morts dans cette guerre.

Pour notre reine et sa grande sagesse

qui aura permis de garder notre pays uni.

Il serait vain de gagner une guerre à l'étranger

si cela en déclenchait une ici.

- Oui, oui ! - Hourra !

Pardonnez-moi mon interruption, Votre Majesté.

Je vous rends la parole.

Nous avons hùte d'entendre vos déclarations.

Un homme ne devrait pas surprendre une femme !

- Vous semblez effrayé. - Je suis blessé.

Attendez, attendez !

Embrassez-moi correctement.

Je viens de décider de vous épouser, Masham.

Je ne peux pas épouser une bonne.

Mais je peux en profiter.

Je sais que m'épouser vous ruinerait,

mais je vais arranger ça.

Ne nous trouvez-vous pas bien assortis ?

Nous sommes trĂšs bien assortis.

J'ai eu l'air d'une idiote.

Ils me fixaient tous, n'est-ce pas ?

Je le sais et j'ai entendu le mot "grosse"

- Et laide. - Anne.

Moi seule oserait et je n'ai rien dit de tel.

J'ai été touchée. Il vous a piégée.

J'ignorais quoi faire. C'était intolérable.

Tout va bien, Anne. Tout va bien.

Il était au courant.

Il a dû se dire que vous l'auriez influencée.

Un petit pépin.

Je fixerai une autre date.

Que faites-vous ?

Votre Majesté.

Lady Marlborough m'a demandé de vous attendre.

Le lit était magnifique, et j'ai été emportée...

par ma bĂȘtise. Pardonnez-moi.

Vous pouvez partir, maintenant.

Encore toutes mes excuses, Votre Majesté.

Qu'est-il arrivé à votre robe ?

Des loups.

Ses jambes.

Massez-moi les jambes.

Est-ce trĂšs douloureux ?

C'est une torture.

La douleur.

Marlborough a écrit.

Il est en position.

La bataille va bientĂŽt commencer.

Il sera victorieux.

Bien sûr.

J'imagine que vous ne dormirez pas.

Je peux vous tenir compagnie.

Je vais bien.

Bonjour, Lady Marlborough.

Avez-vous vu le livre de poésie de Dryden ?

Je... ne l'ai pas vu.

- Je ne comprends pas. - L'avez-vous pris ?

Mon livre.

Vous ĂȘtes une menteuse, je vous ai mal jugĂ©e.

Je n'avais pas prémédité tout cela.

La reine est déterminée.

Je vous congédie.

Demandez Ă  Mme Meg de vous remettre en cuisine.

Si elle demande,

dites-lui que vous ĂȘtes une garce perfide.

Oui, Madame.

Ce fut un honneur et un privilĂšge...

Allez-vous-en, ou je me mettrai Ă  vous frapper

et je ne m'arrĂȘterai pas.

Vous ĂȘtes devenue proche d'Abigail.

Elle est adorable, oui.

C'est dommage, j'ai dû la congédier pour vol.

C'est une menteuse et une voleuse.

Votre langue est inhabituellement tranquille.

Je vous ai entendue.

Elle est ma servante. Elle n'est pas congédiée.

Je l'ai prise comme bonne.

Ne m'avez-vous pas entendue ?

Vous pensez qu'elle ment et qu'elle vole.

- Oui. - Pas moi, visiblement.

Vous allez la congédier.

Je n'en ai pas envie.

J'aime quand elle met sa langue en moi.

ET SI JE M'ENDORMAIS ET COULAIS ?

C'est Ă©trange d'ĂȘtre lĂ -dedans.

C'est bon pour vous.

Selon le docteur, cela élimine les toxines.

Et si je m'endormais et coulais ?

Imaginez que c'est du chocolat chaud.

Dans ce cas, je mourrais heureuse.

AprÚs votre départ, je me suis ravisée.

La boue élimine tous les poisons que l'on porte.

Abigail, irez-vous me chercher une boisson ?

J'aimerais bien, mais...

Je me dois de rester aux cÎtés de la reine.

C'est mon rĂŽle.

Quelle loyauté !

C'est admirable de voir quelqu'un

s'essayer à une nouvelle qualité.

Ne la contrariez pas.

M. Freeman.

M. Morley.

Que vous ĂȘtes beau !

Que vous ĂȘtes beau, M. Freeman.

Mais je...

J'ai oublié mes lunettes.

Vous retournerez dans la rue.

Vous souvenez-vous qu'enfants,

l'on nous interdisait de jouer dans la neige ?

Nous ouvrions les fenĂȘtres de la salle de bal

et regardions les bourrasques de neige entrer.

À l'arrivĂ©e de votre gouvernante, nous faisions

un bonhomme de neige et avions les mains bleues.

- Que l'on s'amusait ! - Cela semble merveilleux.

Nous avons fait tant de choses ensemble.

J'adore l'histoire ancienne.

Pardon, Abigail, avez-vous parlé ?

Je chantais. Une chanson me tourne dans la tĂȘte.

Eh bien, elle doit avoir la place.

Lady Marlborough, vous ĂȘtes une femme d'esprit.

Abigail, vous ĂȘtes adorable.

Je vais me retirer pour la soirée.

Dois-je préparer votre lit, reine Anne ?

Ou vous et moi allons dans vos appartements

pour boire un sherry ?

Un sherry me semble parfait.

Bonne nuit, Abigail.

Oui, bonne nuit, chĂšre Abigail.

Vous jouissez de tout cela, n'est-ce pas ?

D'ĂȘtre chĂ©rie ? Bien sĂ»r.

Vous regarder essayer de me gagner.

Pourquoi n'en profiterais-je pas ?

Mettez un terme Ă  cette toquade ridicule !

Vous vous ĂȘtes fait comprendre.

Ce n'Ă©tait peut-ĂȘtre pas mon intention.

Peut-ĂȘtre Ă  cause de mon passĂ©,

peut-ĂȘtre est-ce une malformation de mon cƓur.

J'en veux à mon pÚre, bien sûr. Ce con.

Je dois prendre le contrĂŽle de ma condition.

Je dois agir en adéquation avec ma moralité.

Si je finis dans la rue Ă  devoir vendre mon cul,

une moralité inébranlable

serait une sottise se riant de moi.

Je ne vous suis pas.

Excusez-moi. Mais taisez-vous quand je pense.

Vos cheveux sont si soyeux.

C'est une chose dont les courtisans parlent.

Vraiment ?

Je les ai toujours trouvés indisciplinés.

Pas du tout.

Lady Marlborough !

Je vais vous faire du thé.

- Quelle bonne idée ! Merci, Abigail. - De rien.

Dites bonjour aux enfants.

Bien sûr.

Vous annoncerez l'impĂŽt la semaine prochaine.

J'ai rĂȘvĂ© de l'homme borgne au bord de la route.

Quel homme ?

Nous avons traversé la ville.

La façon dont il m'a regardée m'a glacé le sang.

Merci beaucoup.

Abigail, pensez-vous que le peuple est fùché ?

Anne, elle n'en sait rien.

Nous pourrions faire venir des villageois

et leur poser la question.

Les affaires d'état ne se gÚrent pas ainsi.

Le peuple est gouverné. Il ne gouverne pas.

Mettriez-vous Marlborough en danger ? Il lui faut

un autre bataillon, ce qui coûte cher.

Ne criez pas. Je suis la reine.

Alors pour une fois, agissez comme telle.

La reine ne vient pas ?

Ne me parlez pas !

J'ai repensé à notre amitié.

N'est-ce pas un amour inconditionnel ?

Je parlerez Ă  la reine si vous lui demandez

de me faire une faveur.

- Petite. - Ne faites pas de moi votre ennemie.

Il s'avĂšre que je peux ĂȘtre trĂšs dĂ©sagrĂ©able.

Moi également.

Votre attitude est épuisante.

La reine s'est entichée de moi,

et je lui susurrerai Ă  l'oreille du mal de vous

jusqu'Ă  ce qu'elle vous haĂŻsse follement.

Ou nous pouvons devenir des amis qui s'aident.

À trois. Oui ou non ?

Pourquoi ne lui demandez-vous pas cette faveur ?

Elle doit ignorer que je veux quelque chose.

Avez-vous vanté notre parti ?

L'avenir du pays est en jeu.

Seul mon sujet m'intéresse.

Cela vous indiffĂšre-t-il ?

Je vous pensais de notre cÎté.

Je suis de mon cÎté.

Toujours.

Parfois, il coĂŻncide avec le vĂŽtre.

Comme maintenant,

vous aurez une chance de sauver le pays.

POUR STOPPER L'INFECTION

Quelle chance de vous trouver dans le jardin !

Nous prenions l'air.

Vous n'aimez pas la guerre, je le sais.

Non, mais nous devons nous battre

pour ce pourquoi nous nous battons.

Godolphin et Lady Marlborough vous ont isolée,

vous empĂȘchant d'entendre vos loyaux opposants.

Je suis tenue informée.

J'aimerais le voir pour le croire.

- Je suis souvent souffrante. - Exact.

Malheureusement.

La guerre nous saignera, mĂȘme si nous gagnons.

Nous sommes en position de force.

Si Marlborough perd cette bataille,

nous pourrions tout perdre.

Les gens détestent la guerre,

ils commencent à vous détester.

Lady Marlborough a-t-elle parlé des émeutes ?

Non, elle ne m'a rien dit.

- Faites appel Ă  votre cƓur. - Bien sĂ»r.

Pas Ă  celui de Lady Marlborough.

Je dois également vous parler de votre bonne.

- Abigail ? - Je crois que c'est son nom.

Le colonel Masham souhaiterait l'épouser.

Ce n'est qu'une bonne.

C'est contraire aux rĂšgles et inexplicable,

mais étant romantique, j'aimerais les aider.

Comment ça, introuvable ?

Elle a pris un cheval, Votre Majesté.

Ni lui ni elle ne sont rentrés.

Je vais envoyer des cavaliers.

Elle veut me contrarier. N'envoyez personne.

- Elle a pu chuter. - Elle est bonne cavaliĂšre.

Je la connais. Ne la cherchez pas.

OĂč suis-je ?

Au paradis.

C'est Dieu. Vous le rencontrerez plus tard.

Je dois partir.

Ce n'est pas envisageable.

Allongez-vous.

Pour stopper l'infection.

Appelez Lady Marlborough.

Maintenant ! Emmenez-moi la voir !

Trouvez-la.

Trouvez-la !

Il y a des loups lĂ -dehors, n'est-ce pas ?

Non, Votre Majesté. Je ne pense pas.

Elle a pu se rendre Ă  Blenheim, Ă  son palais ?

Il n'y a encore aucun palais.

- C'est une forĂȘt. - Regardons dans les arbres.

M. Harley !

Pardonnez-moi.

J'espĂšre que nous la retrouverons, vivante.

Mais le pays doit ĂȘtre gouvernĂ©.

Votre Majesté, nous n'avons pas de nouvelles

du front depuis deux semaines.

Il est certain que Marlborough a des ennuis.

Nous devons envoyer une division pour l'aider.

Dépenser une fortune par paranoïa

et aller Dieu sait oĂč.

Nous devons attendre.

Je vais y réfléchir quelque temps.

Cela ne peut pas attendre.

Nous devons agir sur-le-champ.

Est-ce comme arriver en retard Ă  votre fĂȘte ?

Si tout va bien, on vous reproche votre appui.

Mais si cela va mal, il n'y a plus rien Ă  faire,

et vous regrettez d'avoir mis

votre plus jolie robe pour y aller.

Il ne s'agit pas d'une fĂȘte.

Pardonnez-moi, je pensais tout haut.

Je pense que c'est comme une fĂȘte.

- Parfaite analogie. - Nous attendrons.

Qu'ils mettent de belles robes et soient parés.

Déployez une division et préparez un bateau.

Abigail.

Je crains qu'il lui soit arrivé malheur.

Il fait nuit. Elle est seule.

Elle est forte.

- Et elle s'en sortira. - Oui.

Elle m'a sauvée ma vie durant.

Sans elle, je ne suis rien.

C'est faux.

- Vous ĂȘtes la reine. - Je suis lasse.

J'ai mal, tout me fait mal.

Tout le monde me quitte.

Meurt.

Et maintenant, elle.

Si elle n'est pas morte, je l'égorgerai.

Elle fait peut-ĂȘtre cela pour me blesser,

pour que je me décompose. Je m'y refuse.

Tout ira bien. Ils la retrouveront.

Je m'en fiche.

Vous ĂȘtes une belle personne.

Vous rayonnez de gentillesse.

Nous vous épouserons.

- Pardon ? - Le colonel Masham veut vous épouser.

- Vraiment ? - Oui, vous l'avez conquis.

C'est ridicule.

Je n'ai rien Ă  offrir.

Une servante sans le sou.

Cela ruinerait sa carriĂšre.

Vous pensez d'abord Ă  lui ? Vous ĂȘtes adorable.

Je tiens Ă  lui.

Pas comme je tiens Ă  vous,

mais assez pour l'épouser.

HonnĂȘtement, j'aimerais redevenir une lady.

Oui, oui, c'est légitime.

Pendant son absence. Si nous attendons,

elle s'y opposera férocement. Vous le méritez !

- C'est mon cadeau, acceptez-le ! - Oui. Quand...

Allons-y... Maintenant.

Moi, Abigail Hill, vous prends, Samuel Masham,

comme légitime époux.

Moi, Samuel Masham, vous prends, Abigail Hill,

comme légitime épouse.

C'est trÚs généreux.

Je suis bouleversée.

Nous appellerons cela des "dettes de jeu" ?

- Excellent. - Et vous vivrez dans l'aile est.

- Merci, Votre Majesté. - Merci.

C'est amusant d'ĂȘtre reine, parfois.

On ne peut que l'imaginer.

Vous regardez dans la mauvaise direction.

OĂč est-elle ? Vous avez envoyĂ© des cavaliers ?

Je vous l'ai déjà dit.

Elle a Ă©tĂ© malade, mais elle doit ĂȘtre rĂ©tablie.

Elle a dĂ» retourner Ă  Southampton.

Pourquoi ? Pour planifier quoi ? Pour se préparer ?

Je suis aussi dur qu'un roc,

et c'est notre nuit de noces.

Ne bougez plus.

Je suis plus inquiĂšte maintenant

que quand elle était là.

Elle pourrait frapper d'oĂč et quand elle veut,

et je ne verrai rien venir.

Je dois rester calme.

Elle est partie.

Je suis mariée.

Je dois ĂȘtre prĂȘte.

Puis-je me prĂ©parer en ignorant oĂč est l'ennemi ?

Ma vie est comme un labyrinthe

dont je pense sans cesse ĂȘtre sortie,

mais je retombe sans cesse sur un autre coin.

Garçon, va me chercher une calÚche.

Mae a dit non.

Je m'en vais. Aide-moi Ă  me lever.

Mae a dit non.

Vous vous sentez mieux ?

Mon cheval est vivant, ou l'avez-vous mangé ?

Je l'ai vendu.

Mais ça n'a pas tout remboursé.

Vous pourrez sucer pour payer votre repas.

Je prendrai 20 %.

Vous semblez snob. Ces messieurs apprécieront.

Avez-vous déjà vu dix souverains d'or ?

Dans mes rĂȘves.

Allez Ă  la fontaine de Hyde Park Ă  neuf heures

et vous y verrez un homme promenant un canard.

Que s'est-il passé ? Vous allez bien ?

Cette garce d'Abigail m'a empoisonnée.

Marie-Madelaine m'a trouvée.

Vous ont-ils violée ?

Ils ne m'ont pas violée.

Mais on m'offre un emploi, si j'en ai besoin.

Abigail a fait cela ?

Comment va le royaume ?

Lady Marlborough.

Oh, trĂšs chĂšre.

La bonne est vĂȘtue comme une lady.

Quelle idée... saugrenue.

Ma chĂšre amie et cousine,

ravie de vous voir de retour de...

L'enfer.

Vous y finirez certainement un jour.

Vous avez raté certaines choses.

Mon mariage.

Il fut simple, mais magnifiquement mené.

Sortez tous.

Si vous m'offrez du thé,

ne vous offusquez pas si je le refuse.

J'ai écouté mes sentiments sans pouvoir m'y fier

et j'en ai honte.

Je ne pouvais pas vous laisser me détruire.

Vous m'avez enseigné cela.

Mais c'est terminé.

J'ai gagné. Je suis en sécurité.

Nous n'avons plus Ă  nous battre.

N'est-ce pas génial ?

Pardonnez-moi et nous serons heureuses.

Il vous reste dont de de la colĂšre Ă  expier.

Je passerai outre pour cette fois.

Félicitations pour votre bonheur conjugal.

Votre visage.

Est-ce si terrible que cela ?

Une telle cicatrice rendrait un homme élégant.

OĂč Ă©tiez-vous, Sarah ? Pourquoi ĂȘtre partie ?

Je suis partie Ă  cheval.

Des bandits m'ont attaquée.

Il m'a fallu du temps pour en venir Ă  bout.

Votre pauvre visage.

Vous devriez les voir.

On s'est bien occupé de vous, j'imagine ?

Des hommes sont partis me chercher, il paraĂźt.

J'étais inquiÚte pour vous. J'ai cru...

Vous n'avez pas cherché à me blesser ?

Je ne joue pas avec vous.

Non, je sais, je sais.

Regardez-moi.

Je ne le dirai qu'une fois, ma chĂšre amie,

vous devez renvoyer Abigail.

Je vous en conjure, Mme Morley, faites-le.

Je n'en ai pas envie.

C'est une vipĂšre.

Vous ĂȘtes jalouse.

Vous ferez ce que je dis.

Le Premier ministre et M. Harley.

Qu'y a-t-il ?

Mes excuses, Votre Majesté, une lettre du front.

Qu'est-il arrivé ?

Marlborough est prĂȘt. Il les a contournĂ©s.

Une garnison doit attaquer la cĂŽte.

Laissez-les rejoindre la fĂȘte.

- Bien sĂ»r, Votre MajestĂ©. - Quelle fĂȘte ?

C'est arrivé durant votre absence.

Merci, messieurs. Tenez-moi informée.

Je suis heureux de vous savoir en bonne santé.

Vous avez bien géré les désaccords.

Oui, je le sais.

Les choix du Cabinet doivent revenir aux whigs.

Je suis la reine. Ne recommencez pas.

Vous ĂȘtes incapable de gĂ©rer tout cela.

Harley vous a conseillée, et Abigail comblée.

Assez !

Vous serez ce que je veux, dorénavant. Compris ?

Anne.

Non. Ne faites pas ça.

Votre visage m'effraie.

Non !

Bonne nuit, Lady Marlborough.

LAISSEZ CELA, CELA ME PLAÎT

Bonjour.

Bonjour.

Quelle étrange visions vous faites.

C'est mieux, cependant.

Je pense que l'Ăąge me rend sentimentale.

J'ignorais que vous puissiez ĂȘtre sentimentale.

Je l'ignorais aussi,

mais je vais de surprise en surprise.

J'ai relu certaines

de vos trĂšs nombreuses lettres.

"Je me languis de vous.

"Je me languis de la chaleur de votre corps nu."

C'est trĂšs intense, trĂšs explicite.

L'autre jour, j'ai cru en avoir égaré certaines.

J'ai eu trĂšs peur.

Et si ce fils de pute

de Jonathan Swift tombait dessus ?

Il les publierait le lendemain.

- Vous seriez détruite. - Vous n'oseriez pas.

Vous ignorez ce que je ferais pour mon pays

et pour vous.

Pourriez-vous me détruire ?

Je me servirai de ces lettres,

sauf si vous augmentez l'impĂŽt,

si vous changez le Cabinet

et si vous renvoyez Abigail.

Ne voulez-vous pas connaßtre ma décision ?

Je souhaite que vous soyez heureuse

et soulagée lorsque cela sera fait.

La reine exige que vous rendiez votre clé.

Vous obéirez quitterez la cour aujourd'hui.

OĂč est-elle ?

Vous devez rendre votre clé.

La reine ne vous accordera pas d'audience.

Anne ?

J'ai rendu ma clé.

Mme Morley, vous ĂȘtes fĂąchĂ©e, je le sais.

Je suis navrée.

J'ai perdu la raison pendant un instant.

Ouvrez la porte.

Je vous en prie... Pourriez-vous...

Mme Morley, ouvrez la porte.

J'ai brûlé les lettres. Je les ai brûlées.

Faites comme bon vous semble.

Mais je ne reviendrai pas.

Vous comprenez ?

Je partirai et je ne serai plus lĂ .

Abigail est responsable de tout.

Elle ne vous aime pas.

Comment quelqu'un le pourrait-il ?

Elle ne veut rien de moi, contrairement Ă  vous.

Elle ne veut rien de vous,

et pourtant, c'est une lady

avec une rente de 2 000 ÂŁ par an,

et Harley passe ses nuits sur vos genoux.

Si seulement vous m'aimiez comme elle.

Vous voulez que je vous mente ?

"Vous ressemblez Ă  un ange

"tombé du ciel, Votre Majesté."

Parfois, vous ressemblez Ă  un blaireau.

- Et je suis lĂ  pour vous le dire. - Pourquoi ?

Parce que je ne mens pas ! C'est cela, l'amour !

Je dois accomplir mon devoir.

J'ai...

Ces derniers mois,

j'ai été déçue par le gouvernement.

Lord Godolphin a perdu ma confiance.

Je nomme donc un nouveau Premier ministre,

qui sera M. Harley.

Godolphin,

je vous remercie pour vos services.

Nous allons requérir la paix avec la France.

J'ai parlé !

Vous pouvez disposer !

Laissez cela, cela me plaĂźt.

Les miroirs aussi.

Oh, mon Dieu. Vous pensez vraiment avoir gagné.

N'est-ce pas le cas ?

Nous jouions à des jeux trÚs différents.

Tout ce qui m'importe,

c'est que votre calĂšche est prĂȘte,

et que ma bonne m'amĂšne un ananas.

Nous y allons ?

Allons-y.

J'AI RÊVÉ QUE JE VOUS POIGNARDAIS DANS L'ƒIL

Recommencez !

Je suis lĂ .

Pouvez-vous me masser les jambes ?

Bien sûr.

Des serviettes chaudes !

Êtes-vous ivre ?

J'ai bu du vin.

Du trĂšs bon vin.

Je vais en faire monter. Cela vous soulagera.

Je ne comprends rien Ă  ces papiers.

Je ne me sens pas bien.

Excusez-moi un instant.

Pardon, je ne me sens pas bien.

Allongez-vous. Je vais appeler le docteur.

Merci, merci.

Le docteur.

Que se passe-t-il ?

Ils ont négocié la paix avec la France

et ont trop cédé.

- Comme attendu. - Bien sûr.

Marlborough rentre dans une semaine.

Harley s'arrangera pour qu'il soit remplacé.

La paix avec la France étant conclue,

le retour de Marlborough est imminent.

Je me demandais, Votre Majesté,

s'il était bon de le laisser diriger nos forces ?

Je vais lui arracher son grain de beauté.

Vous devez l'arrĂȘter, Godolphin.

C'est un héros, il a gagné la paix pour nous.

Mais il voulait déclencher une guerre sanglante

qui nous aurait ruinés.

J'aurais eu plus de chance si vous aviez été là.

Une Úre de paix et de réussite, un nouveau jour,

une porte vers un nouvel avenir.

Les métaphores abondent.

Je suis lasse. J'y réfléchirais.

Merci Ă  tous.

Vous avez choisi de me cacher les causes

de votre renvoi. J'orienterai la conversation

pour vous permettre d'y remédier.

Je ne connais ni les femmes ni leurs sentiments,

mais je sais qu'elle couvent leurs blessures

comme des nouveau-nés.

Godolphin,

je désire ardemment voir votre nez brisé.

OĂč voulez-vous en venir ?

Votre Majesté,

puis-je vous parler de Lady Marlborough ?

Non, vous ne pouvez pas.

Une si grande amitié brisée.

Cela doit pouvoir se guérir ?

Certaines blessures ne cicatrisent jamais.

J'en ai de nombreuses de la sorte.

L'on vit avec elles,

et parfois on peut les sentir se gorger de sang.

Une lettre.

Des excuses qui faciliteraient votre retour.

Il y a des limites à ce que l'on peut céder.

Elle pourrait vous écrire,

et nous pourrions tenter de guérir au moins

l'une des blessures de notre reine ?

Je ne peux l'en empĂȘcher.

Ce sera inutile, et sa lettre finira au feu,

mais je ne peux l'en empĂȘcher.

"EspĂšce... de garce."

"Seigneur,

"que vous me manquez !"

Êtes-vous sĂ»r que tout le courrier est lĂ  ?

Cherchez-vous quelque chose ?

Non, je... Un morceau de tissu

de ma cousine de Florence.

Je suis certaine qu'il va arriver.

"J'ai rĂȘvĂ©

"que je vous poignardais

"dans l'Ɠil."

Il ne peut y avoir que ça.

- Si, madame. - Ne vous penchez pas !

Demandons-nous un autre morceau

de tissu Ă  votre cousine de Florence ?

Il a pu ĂȘtre perdu ou mangĂ© par des souris.

Je veux juste savoir si tout le courrier est lĂ .

Bien sûr. Valet, allez vérifier à nouveau.

Sur-le-champ.

Bon Ă  rien !

"Ma trĂšs chĂšre

"Mme Morley...

"Je..."

Je suis dans l'embarras,

et vous ĂȘtes ma plus chĂšre amie.

J'ignore si je dois vous en parler.

Qu'y a-t-il ?

Je n'en suis pas sûre.

Je n'aime pas cela.

Vous insinuez une question dans mon esprit,

et d'atroces suppositions me dévorent.

Ce n'est pas atroce, chĂšre Anne.

Ce n'est que de l'argent.

De l'argent ?

Dans les comptes, j'ai trouvé

de grosses sommes versées à Marlborough

qui ne figurent pas dans les frais de l'armée.

Pardon ?

Elles ont disparu.

Dois-je les réclamer à son retour ?

DiscrĂštement, peut-ĂȘtre ?

Suggérez-vous que Sarah a détourné de l'argent ?

C'est ce qu'il semblerait.

Environ 7 000 livres.

Elle n'aurait pas osé.

- C'est... - Elle ne ferait pas cela.

Bien sĂ»r, peut-ĂȘtre me suis-je trompĂ©e.

Les chiffres peuvent ĂȘtre Ă©tourdissants

et aussi volages que les humains. Ils font sens

Ă  la deuxiĂšme ou troisiĂšme tentative.

Une explication simple doit m'échapper.

Chassons cela de notre esprit.

Emmenons-nous les enfants dans le jardin ?

Non, merci. Je dois me reposer.

Vous pouvez disposer.

Je dois la remettre.

Allez-vous-en.

Votre amie et dévouée - Sarah

Marlborough est Ă  Southampton.

Il faut nous décider.

- Votre Majesté, je... - Il y a peu de courrier.

En effet. Puis-je ? La situation de Marlborough ?

Il me vole.

Pardon ?

Votre Majesté, c'est absurde.

Lady Abigail, la dotation royale,

n'est-il pas vrai qu'ils m'ont volée ?

Qu'ils nous ont nui ?

Tout est écrit noir sur blanc.

Elle doit ĂȘtre ruinĂ©e,

bannie de leur Angleterre adorée.

Ils ne sont pas loyaux.

Ils feraient du tort Ă  notre pays, Ă  la reine.

- Votre Majesté, puis-je... - Non, taisez-vous !

Il sera accusé. Ils seront banni.

J'ai parlé. Allez-vous-en !

Le courrier est arrivé.

Je suis lasse de l'Angleterre, mon cher ami.

Nous devrions peut-ĂȘtre partir.

Anne ?

Anne chérie ?

Prenez un fauteuil.

Comment osez-vous toucher une reine ainsi ?

- Pardon. - Je ne vous ai pas permis de parler.

Massez ma jambe.

Vous devriez vous allonger.

Parlez quand je vous le demande.

J'ai la tĂȘte qui tourne.

Il faut que je m'accroche.

Traduction : Sophie Laesslé

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