Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Hélas, je pense que tu as raison.
Ne les crois pas, mon trésor.
Il n'y aura plus jamais de guerre !
Je suis arménien !
Il est turc!
C'est un assassin !
Au commissariat de Charlottenburg, vous avez déclaré
vous nommer Soghomon Tehlirian,
né le 2 avril 1897 à Pakaridj en Turquie,
vous ĂȘtes armĂ©nien protestant,
étudiant en mécanique,
et vous ĂȘtes arrivĂ© Ă Berlin dĂ©but dĂ©cembre.
C'est exact, monsieur le Président.
Vous connaissiez personnellement la victime ?
Non, monsieur le Président.
Mais je sais qu'il a donné l'ordre de massacrer ma famille,
ma mĂšre, mon pĂšre, ma sĆur
et tout mon peuple.
Quand avez-vous pris la décision d'assassiner Talaat Pacha ?
Quand ma mÚre me l'a demandé.
Votre mĂšre ?
Il y a deux semaines, j'ai fait un cauchemar.
J'ai vu le cadavre de ma mĂšre.
Son cadavre s'est levé, s'est approché de moi
et m'a dit :
Talaat Pacha est Ă Berlin
et tu restes indifférent !
Tu n'es plus mon fils !
Quand je me suis réveillé, j'ai décidé de le tuer.
Vous reconnaissez donc
l'acte avec préméditation ?
Non.
Je ne me sens pas coupable.
J'ai tué un homme
mais je ne suis pas un assassin !
Je demande une suspension de séance !
Je vous l'accorde.
Nous reprendrons l'audience dans une heure.
Talaat Pacha s'est écroulé.
L'autopsie précise
que le cerveau de la victime a éclaté et subi une telle pression
que la mort a été instantanée.
M. Tehlirian,
qu'avez-vous éprouvé à cet instant ?
J'ai senti un contentement dans mon cĆur, monsieur le PrĂ©sident.
Et aujourd'hui ?
Aujourd'hui encore, je suis trĂšs content de mon acte.
Silence !
Vous savez quand mĂȘme
que personne n'a le droit d'ĂȘtre justicier
mĂȘme s'il a Ă©tĂ© outragĂ© cruellement.
Quand ma mÚre m'a ordonné de tuer Talaat Pacha,
mon ùme était si bouleversée que...
je ne savais plus que je n'avais pas le droit de tuer.
La tradition des vengeances sanglantes existe-t-elle chez les Arméniens ?
Non.
Nos lois interdisent
de tuer un homme par vengeance.
Ă mort les Turcs !
Ă mort les Turcs !
Gendarmes, faites évacuer la salle !
Si vous continuez comme ça vous ĂȘtes foutu !
C'est ça que vous voulez ?
Que le jury vous condamne Ă mort ?
Liberté pour l'Arménie !
"Le martyre du peuple arménien
"n'a été connu en Allemagne qu'à la fin de la guerre !"
Phrase suivante :
"Au nom de son alliance avec la Turquie,
"notre pays s'est fait le complice d'une abominable boucherie."
Point final.
Ce procĂšs doit ĂȘtre celui de la raison d'Etat !
Ă plus tard.
Monsieur Tehlirian,
je dois vous prévenir que toute manifestation
sera retenue Ă votre charge.
Ce procÚs doit se dérouler dans la sérénité !
Je suis d'accord avec vous, monsieur le Président.
Vous avez vécu avec votre famille à Erzingian.
Combien y avait-il d'Arméniens ?
Environ 20000.
Tous chrétiens.
Et combien de Kurdes et de Turcs ?
Ă peu prĂšs 30000.
Un matin, l'ordre a été donné aux Arméniens d'évacuer la ville.
Oui, cet ordre venait de Constantinople.
On a dit que cet ordre émanait de Talaat Pacha,
alors ministre de l'intérieur.
On disait cela.
C'est exact.
Venons-en aux faits.
AprÚs l'ordre d'évacuation, que s'est-il passé ?
La population arménienne
a été parquée comme du bétail en dehors de la ville.
On nous a dit que nos objets de valeur
pouvaient ĂȘtre gardĂ©s par les autoritĂ©s.
Plusieurs convois ont été formés.
Mes parents avaient une charrette
tirée par un ùne.
Qui escortait le convoi ?
Des gendarmes.
Enfin, si on veut...
Comment ça ?
Les Turcs avaient fait sortir de prison des brigands kurdes
et leur avaient donné des uniformes de gendarmes !
C'étaient les pires !
Mais les Kurdes n'Ă©taient pas tous des bĂȘtes sauvages !
Il y avait des soldats de l'armée réguliÚre ?
Oui.
Des deux cÎtés de la route.
Personne ne pouvait s'échapper.
Un garçon que je connaissais bien
a tenté de s'enfuir.
Il a été rattrapé
et battu Ă mort.
Que s'est-il passé ensuite ?
Quand notre convoi s'est mis en route,
les gendarmes nous ont pris notre argent.
Ma mÚre a protesté.
Un gendarme a saisi brutalement ma sĆur par la main
et il est parti avec elle.
Ma mĂšre hurlait.
Elle criait : "Que je devienne aveugle !"
Ă ce moment-lĂ ,
une fusillade a Ă©clatĂ© en tĂȘte de convoi.
Des Arméniens essayaient de se défendre.
Les soldats n'attendaient que ça
pour donner le signal du carnage
et la populace s'en est mĂȘlĂ©e.
Quelle populace ?
Les Turcs d'Erzingian.
Mon jeune frĂšre
a eu le crĂąne fendu d'un coup de hache.
Et ma mÚre est tombée presque aussitÎt.
Une balle de fusil, mais...
je ne suis pas sûr.
Partout,
il y avait des cris.
Et votre pĂšre ?
Il était plus loin.
Je ne l'ai jamais revu.
Et vous ?
J'ai reçu un coup sur la tĂȘte
et je suis tombé.
On m'a laissé pour mort.
Combien de temps je suis resté ?
Je ne sais pas.
Peut-ĂȘtre deux jours...
Deux jours ?
Je ne sais pas.
Quand je me suis réveillé,
il y avait des cadavres partout.
Mon frÚre était couché sur moi.
Toute la caravane avait été massacrée.
J'Ă©tais blessĂ© Ă la tĂȘte et Ă la jambe.
Mais je me suis mis Ă marcher.
Je suis allé dans un village de montagne.
Une vieille femme m'a hébergé
et m'a soigné.
Une Arménienne ?
Non.
Une famille kurde.
De braves gens
qui m'ont conseillé d'aller en Perse.
Et qui m'ont donné des habits traditionnels kurdes
pour que je ne sois pas arrĂȘtĂ©.
Monsieur le Président,
je tiens Ă rappeler
qu'un million cinq cent mille Arméniens
ont ainsi été déportés.
Que cette déportation a été décidée par le Comité Jeune Turc
sous les ordres de Talaat Pacha
et d'Enver Pacha, ministre de la guerre.
Soghomon Tehlirian fait partie des 10% de déportés
qui ont survécu aux massacres.
Professeur Johannes Lepsius,
jurez sur la Bible de dire
rien que la vérité.
Je le jure.
Au terme de toutes mes recherches, je puis certifier
que les Arméniens
expulsés d'Anatolie, de Cilicie et de Syrie
ont été regroupés aux bords du désert,
dans des camps de concentration
et ont été exterminés par une famine systématique
et des massacres périodiques.
Des récits comme celui de Soghomon Tehlirian
existent par centaines.
Les faits sont indiscutables.
Comment peut-on anéantir
un million de personnes en si peu de temps ?
Sinon de la maniÚre la plus brutale et la plus organisée.
Docteur Lepsius,
Ă la fin de la guerre, les nouveaux dirigeants turcs
ont jugé Talaat Pacha.
La cour martiale a insisté sur les massacres des Arméniens.
Quelle a été la sentence ?
Talaat Pacha et de nombreux dirigeants ont été jugés coupables
et condamnés à mort.
La sentence n'a pu ĂȘtre executĂ©e
car ils avaient pris la fuite dans la nuit du 3 novembre 1918
sur un torpilleur allemand.
Et par la suite, l'Allemagne a refusé l'extradition de Talaat Pacha
estimant qu'il n'avait pu...
provoquer de tels actes de barbarie !
MaĂźtre Werthauer,
nous ne sommes pas ici
pour faire le procĂšs de l'Allemagne,
mais celui d'un homme accusé de meurtre avec préméditation.
Pouvez-vous expliquer à Messieurs les jurés
les raisons pour lesquelles les Turcs
en sont arrivés à de telles extrémités ?
L'idée chimérique de créer un empire turc islamique
sans aucun chrétien
remonte seulement au début du siÚcle.
Les Turcs ont toujours craint une Arménie indépendante
qui aurait compromis gravement
l'existence de la Turquie d'Asie.
Docteur Lepsius, je vous remercie pour ces explications.
Monsieur le Président,
pour une meilleure connaissance
des massacres perpétrés,
puis-je faire circuler quelques photographies
qui attestent leur véracité ?
Je vous l'accorde volontiers, monsieur le professeur.
Accusé, levez-vous.
Monsieur le Président des jurés, nous vous écoutons.
Sur mon honneur et en toute conscience,
j'atteste qu'Ă la question :
l'accusé Soghomon Tehlirian
est-il coupable d'avoir tué avec préméditation Talaat Pacha
Ă Charlottenburg, le 15 mars 1921 ?
La sentence des jurés est...
Non.
Embrassez la main qui a tué le monstre !
Personne ne s'est douté que la mort de Talaat Pacha
était planifiée depuis longtemps.
Nous pouvons ĂȘtre fiers de notre organisation.
C'est un grand jour, mes amis !
Le monde entier
a reconnu l'ampleur des massacres,
et la volonté d'extermination.
Tehlirian
sera à jamais un exemple pour tous les arméniens.
Maintenant, c'est SaĂŻd Halim
qu'il faut liquider.
On l'a repéré à Rome.
Et à quel justicier avez-vous pensé ?
Archavir Chiragian.
Chiragian ?
Il est trop exalté,
il trépigne d'impatience comme un gosse.
C'est vrai.
Mais on peut compter sur lui.
J'ai peur
que ces hommes si jeunes ne sombrent dans la folie
en trouvant du plaisir à ces exécutions.
Du plaisir ?
Oui.
J'ai peur que la répétition du geste de tuer
ne leur fasse oublier le sens de notre combat.
Le goût du sang peut enivrer.
Nous sommes des justiciers !
Pas des assassins !
Alors, une seule exécution par justicier !
Ma tendre petite
Venge-nous de ces prédateurs
Venge-nous des Turcs
qui nous ont massacrés
Venge-nous de ces prédateurs
Venge-nous des criminels Turcs
N'oublie pas de verser
le sang des Turcs
N'oublie pas ta nation
N'oublie pas que tu es arménienne
Regarde la chemise ensanglantée
que portait ton pĂšre
Regarde la chemise ensanglantée
que portait ton pĂšre
ArrĂȘte de lui bourrer la tĂȘte avec ces conneries !
Honte Ă toi !
Au nom du PĂšre, du Fils et du Saint-Esprit, amen.
Chers sĆurs et frĂšres,
en ce jour du 24 Avril, chaque année,
nous retrouvons l'image sanglante
de nos martyrs massacrés.
Cette mort ne fut pas seulement subie,
elle fut la marche d'un peuple vers le calvaire au nom
de l'aspiration et du droit de vivre son arménité.
Sortez, ils vont brûler l'église l
Ăa recommence.
Ils vont brûler l'église !
Aux armes...
Bonjour. Tu parles arménien ?
Allez tire, tire fort !
Ta maman me paiera plus tard.
Vengeance maintenant !
C'est toi Aram ?
Des bombes ont explosé à GenÚve et à Rome !
A Zurich et Ă Madrid 1
à Copenhague et à Téhéran !
Dans nos veines coule le sang précieux
de nos ancĂȘtres hĂ©roĂŻques !
Plus de 100 attentats ont été accomplis par nos combattants
qui ne craignent ni la prison ni la mort.
Vive l'Arménie !
Vive l'Arménie historique !
Le pan'! s'est réuni
A décidé la mon' du chien Talaat
La chance s'offre Ă Tehlirian
Du vin, mon frĂšre
à la santé de ceux qui boivent
Talaat Pacha s'est enfui Ă Berlin
Tehlirian l'a rattrapé
D'une balle dans la tĂȘte l'Ă©tendit Ă terre
Talaat fut mis en terre
On envoya la nouvelle à sa mÚre sénile
Vive le tribunal allemand
- J'habite par lĂ ! - Donne ton papier!
Mais oĂč je peux passer ?
T'es fou, j'habite lĂ -bas je te dis !
Qu'est-ce-que tu fais lĂ ?
Je sors du travail... Je rentre chez moi !
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.