All language subtitles for 1987_Hollywood_Shuffle_HD_VOSTFR.7.0

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Original subtitles

Tommy!

Tu as tu� mon fr�re.

C'�tait mon seul fr�re.

J'adorais ce mec, mon chou.

Et tu vas payer, imb�cile.

Tu as mal choisi qui trahir.

Je te collerai au cul comme un cale�on!

Je vais te frapper plus dur qu'un ch�que en bois.

D�s que tu �teras ton pied de mon visage, je vais te faire mal.

Je vais te faire mal.

C'est chez moi, ici.

Le quartier Est est � moi.

Ecoute.

Tu es un dur maintenant.

Parce que tu as ta bande.

Mais quand ma bande s'en apercevra...

Pourquoi me menacer d'un couteau?

- Quel est le texte? - "J'ai pas d'arme."

J'ai pas d'arme.

Je suis choqu�, Johnny. Je vais me...

Quel est le texte?

"Je vais me retourner, fermer les yeux, et faire comme si c'�tait pas arriv�.

"Je suis trop cool pour �a."

Je vais me retourner, fermer les yeux,

et faire comme si c'�tait pas arriv�. Je suis trop cool pour �a.

Pourquoi tu m'as poignard� dans le dos, Johnny?

Je saigne.

Merde!

Tu m'as poignard� dans le dos, Johnny! Mais mon sang coule doucement.

Ouais.

Tu vas �tre en retard � ton audition.

Maman, si je d�croche ce r�le, tout va changer.

- Fais de ton mieux, d'accord? - Oui.

Bonne chance, Bobby.

- J'esp�re que tu l'auras. - Tais-toi.

- Bonne chance. - Merci, Stevie.

Tous les jeudis soir � 20 heures,

I'�mission pr�f�r�e de l'Am�rique :. Une chauve-souris dans ma maison,

I'�mission qui pose la question br�lante :. une chauve-souris noire de Detroit

peut-elle �tre heureuse en banlieue avec des Blancs?

Avec le comique pr�f�r� de l'Am�rique,

Ie bouffon et hilarant B.B. Sanders dans le r�le de Batty Boy!

Quel est tout ce tapage?

Serait-il interdit � une chauve-souris de dormir suspendue dans sa grotte?

Il est mi-chauve-souris, mi-homme noir...

Vous dites?

... mais avec ses deux moiti�s, il est vraiment marrant.

Une chauve-souris dans ma maison!

Jeudi, 20 heures.

- A plus tard, grand-m�re. - Bonne chance.

Bonne chance, Jimmy, mon meilleur pote.

Je l'aurai.

Non. T'es pas mon fr�re.

Bonne chance.

- Merci, Greg. - Ca gaze?

- Tu nous oublieras pas? - Toi je t'oublie, Tommy.

Mais pas ta soeur.

Ca gaze?

Oncle Ray.

- J'y vais. - Bon, fais-le.

Je ferai de mon mieux.

Mini!

Ouais.

Va chercher M. Jones.

Donald, �a gaze?

Je bosse.

- M. Jones! - Marlon Brando est l�.

Je me demande quel mensonge il va sortir cette fois.

Il change chaque semaine.

Et la fois o� il a dit qu'il allait faire circoncire sa soeur?

Ca c'est un menteur!

Aujourd'hui, ne me parle pas de ta grand-m�re ou d'une audition.

Non. Je vais chez le dentiste.

Apporte la note du dentiste, cette fois.

- D'accord. - Je te le dis,

si t'es pas rentr� � midi, on va devoir

- parler s�rieusement de ton boulot. - J'y serai.

- Je suis s�rieux. Je ne plaisante pas. - J'y serai.

Je suis s�rieux.

Salon de coiffure Mlle Joann

Je sais que tu l'auras.

Quoi?

C'est pas mignon? Regardez-la.

Regardez-vous.

Au meilleur acteur de l'ann�e,

pour lui porter chance.

Quand tu auras ce r�le, il faudra f�ter �a.

Champagne? Chandelles?

- Je porterai le dessert. - ll me faut ce r�le.

Zut! Merde!

D�sol�.

Salut, Maurice. Ma fille.

"Salut, Maurice." ll est pas dr�le!

Films Tinsel Town

Ouais! Bonne chance, jeune homme!

- ldiot! - Tu vas t'amuser, ici.

- Je t'aurai, idiot! - Pourquoi me menacer d'un couteau?

J'ai pas d'arme.

Sortons, que je te perce.

- A ton avis? C'�tait bon? - Je crois qu'on peut faire mieux.

Je suis la meilleure copine de Jimmy! Ne le blesse pas. Il est tout ce que j'ai!

Et ils ont dit que j'�tais pas assez noir pour le r�le.

Parfois, je pense que les Blancs pensent que les Noirs � peau claire

- peuvent pas jouer les loubards. - Ca m'est arriv� aussi.

J'�tais � une audition,

et la r�ceptionniste m'a demand� pourquoi j'�tais l�.

Puis elle m'a demand� si j'�tais noir.

Maintenant je bosse.

Je mets de l'autobronzant.

Arr�te d'essayer de m'embrasser! Enl�ve ta main de ma jambe!

Enl�ve ta jambe de ma main.

Le r�alisateur m'a dit : "Rendez-vous chez moi � minuit."

Je suis pas idiote.

J'y �tais � minuit moins une.

D'accord, 15 h 30, c'est parfait. Merci.

- Votre nom? - Bobby Taylor.

J'ai rendez-vous � 10 h 30.

Vous auditionnez pour Jimmy.

- Vous avez le script? - Oui.

Bon. Asseyez-vous. Vous passerez d�s que possible. On est en retard.

Asseyez-vous.

Voici Sidney Stewart, le r�alisateur, Mandrill Man Vacuum, le sc�nariste,

et je suis Millicent Ross.

Mlle Strickland, nous recherchons

Ia copine du fr�re du h�ros.

Elle doit �tre dure, mais sensible.

Elle conn�t la vie, mais est aussi tr�s n�ve.

Elle doit �tre tr�s hispanique. Nous cherchons un look West Side Story.

- Elle prend l'accent? - Vous faites l'accent hispanique?

Oui.

- Vous pouvez jouer avec cet accent? - Bien s�r.

Jimmy! Ecoute-moi.

File, mon chou, avant que la police arrive.

- C'est tr�s bon! - Merveilleux!

Tr�s int�ressant.

C'est un film important, Richard.

Un film qui peut rendre le bon com�dien tr�s c�l�bre.

Nous recherchons du charisme.

Du sex-appeal m�l� d'innocence.

Nous cherchons un certain "je ne sais quoi".

- Vous voyez ce que je veux dire? - Je pense.

Avec tout �a en t�te,

commencez � lire en haut de la page.

Je veux que vous vous donniez vraiment.

- Qu'il se d�tende. - D�tendez-vous.

Il me faut aussi de la tension. Mais pas trop d�tendu.

Je veux que �a p�tille, pensez-y.

- Je peux commencer? - Bien s�r. D�s que vous �tes pr�t.

C'est Jimmy, mec. Jimmy!

Quand ma bande l'apprendra, tu seras un homme mort.

Ca suffit.

Apr�s mon dipl�me de l'Acad�mie royale d'art dramatique,

j'ai d�cid� de venir jouer � Hollywood.

Bien. Si vous essayiez la tirade?

- C'est tr�s int�ressant. - D'accord.

Voyons.

Qu'y a-t-il, fr�re, j'ai pas peur de toi.

Pourquoi t'es devenu si coinc�?

- Merci. - Vous �tes le pire acteur que j'ai vu.

- Je dois �tre franche. - Je pourrais le faire en vers.

Tu as trahi le mauvais mec.

- Merci. - J'ai...

Merci.

- Ca vous a plu? - Beaucoup.

- Laissez le script � la r�ception. - Merci.

- L�-bas. - On se voit au tournage.

- lnterurbain. - Comment peut-elle dire...

Non, j'ai rendez-vous chez mon analyste � 19 heures.

- Pourrait-elle se sentir plus noire? - Et apr�s chez le coiffeur.

Vous avez d�cid� si j'avais le r�le?

- Je suis le r�alisateur. - Non, maman!

- Ecoutez... - Oui, continuez.

Pardon. Elle me distrait.

- Je peux pas. - Allez-y.

Alors 19 heures? 20 heures? D'accord.

- Merci. - On m'a dit...

que vous cherchiez une fille dure.

- Je peux jouer �a. - Merci.

Je peux jouer une fille dure!

- Merci. - Merveilleux.

J'ai pas d'arme. Pourquoi me menacer d'un couteau?

Je suis choqu�.

Merveilleux.

Vous savez, je suis dans une vraie bande. C'est pas du bidon de Hollywood.

Je suis authentique. C'est pour �a que je peux jouer le r�le, je le sais.

Bien, M. Rodriguez, �a va.

- Rangez ce couteau et sortez. - Vivian, appelle la S�curit�.

Abruti, idiot!

C'est de la merde.

Quoi?

C'est de la merde.

De quoi tu parles?

Encore les st�r�otypes des Blancs

sur les Noirs. Oui, mon fr�re.

- Vraiment? - Oui.

Seul un oncle Tom ferait cette merde. Ils cherchent un vendu.

Un vendu?

Les seuls r�les qu'ils nous donnent, c'est esclave, m�tre d'h�tel, ou loubard!

Sois pas un vendu. Fais pas l'esclave ni le m�tre d'h�tel.

Jesse Wilson, c'est � vous!

C'est moi. Bonne chance, fr�re!

M�tre d'h�tel ou esclave.

Arr�te �a.

Tu entends?

Tu as dit que tu voulais la libert�!

Tu sais qu'ici, on aura pas la libert�.

Et si on nous attrape?

Je vais te tuer si tu arr�tes pas de pleurer.

Et je tuerai tous ceux qui seront sur mon chemin vers la libert�.

On revient pas en arri�re! C'est pas chez nous, ici!

Alors on y va!

Je veux plus attendre la libert�.

Mandingo, avec toi j'irai n'importe o�.

Je t'aime.

Je vous aime aussi, Bessie, Willie Mae.

Je peux pas y revenir. Je t'aime, moi aussi.

- Mais, Mlle Ann, et votre famille? - Ca m'est �gal. Je viens avec toi.

Je sais pas pourquoi on quitte la maison du patron.

Il a �t� bon pour nous.

Il nous nourrit le samedi,

nous habille le dimanche,

et nous bat le lundi.

Ou le mardi? Je sais pas.

Jasper, je veux pas partir. Je suis un n�gre d'int�rieur.

Quoi?

Tu veux pas la libert�? On va � la terre promise.

La terre promise.

- La terre promise? Cleveland? - Non.

- Baltimore? - Non. La terre promise.

Oh, la terre promise.

Le Minnesota?

Coupez!

Je m'appelle Robert Taylor, je suis un com�dien noir.

Ces r�les d'esclaves, j'ai d� les apprendre.

Vous aussi, vous pouvez, au premier cours de th��tre noir de Hollywood.

Vous y apprendrez tout. Argot jive, cours 101.

Putain d'encul� de ta m�re!

Bien. C'est bon. Bon boulot.

Bien, � toi.

- Encul� de... - Non. C'est pas bon.

Regarde-moi. Sois cool.

Putain d'encul� de ta m�re!

Ce n'est que le d�but. Vous aussi, apprenez � marcher comme un Noir.

Pas de rythme. Regarde.

Oui!

Vous aussi pouvez �tre un loubard. Mais ce cours s'adresse aux Noirs fonc�s.

Les Noirs trop clairs ne font pas de bons escrocs.

Voici un �l�ve d'un cours sup�rieur.

J'ai pas vol� cette t�l�. Je l'ai trouv�e sous mon manteau.

Je sais rien, Rick Hunter, Kojak, M. Crockett.

Ouais, je suis chef de bande.

Je suis dans les M�tres de guerre, du vice, les T�tes d'ail.

Parlons avec un dipl�m�. Voici Ricky Taylor.

Il a eu son dipl�me il y a trois ans.

Qu'avez-vous fait depuis?

J'ai jou� neuf escrocs, quatre chefs de bande, deux dealers de dope.

Deux fois, j'ai jou� un violeur.

C'�tait marrant.

En ce moment, je fais un film de prison.

Je joue un d�tenu, un dur qui essaie de baiser un nouveau.

Ca semble merveilleux! Je suis vraiment content pour vous!

Faut-il en dire davantage?

C'est le premier cours de th��tre noir � Hollywood. Il vous apprend tout.

Inscriptions en cours.

Apprenez � jouer les macs � la t�l�, les jobards au cin�, les loulous.

Tout est compris : argotjive, d�marche tra�nante, esclaves �piques.

Composez le 1-800-555-n�gre.

"Cours de th��tre noir"

Jouez pas au plus malin. Venez au premier cours de th��tre noir � Hollywood.

D'accord!

Aujourd'hui!

Tu ne veux pas de ce boulot, si?

- Je veux ce boulot, M. Jones, vraiment. - On ne le dirait pas.

Chaque semaine, une nouvelle urgence. Tu as eu toutes les maladies connues,

- et j'ai pas vu un certificat m�dical. - Je les perds quelquefois.

C'est pas la derni�re division, ici. Pas de perdants, ici.

C'est pas un stand de hot dogs ordinaire.

Tu sais ce que c'est? Les hot dogs Winky Dinky!

Oui, et je suis content de travailler aux hot dogs Winky Dinky.

Chaque fois que je le dis, j'ai des frissons. Hot dogs Winky Dinky.

Dis-le avec moi. Allez.

Hot dogs Winky Dinky!

Ca me plait.

C'est pas que je sois pas content de travailler ici.

C'est que le fait de jouer me permet d'�tre cr�atif.

Tu peux cr�er ici.

J'ai cr�� le hot dog Winky Dinky. 100 %% boeuf!

Le hamburger Winky Dinky.

Le beignet Winky Dinky. La sauce Winky Dinky.

Et j'en ai un nouveau. Le pute-p�t� Winky Dinky.

Pute-p�t�?

- Les putes mangent aussi, non? - Vous avez raison.

Ouais. Elles mangent aussi. Je regrette de te perdre.

C'est un gros truc. Dis-lui. Le pute-p�t� Winky Dinky.

Moi, je te renverrais.

Mini t'aurait bott� le cul.

J'ai pas peur de Mini. Il me bottera pas le cul.

Je voudrais qu'il ram�ne son gros cul...

Mini, je te revaudrai �a. Un jour, je serai une �toile.

Non. Tu vas en voir, des �toiles!

Du calme. Regardez ces gardes du corps.

- ll y a une bombe. - Tu es s�rieux?

C'est le pot d'�chappement. D�sol�.

Tu en es s�r?

- Regarde-les. - Qui est l�-dedans?

- Je sais pas. - C'est Batty Boy!

Ouais! Ce malin de Batty Boy!

De l'�mission sur la chauve-souris noire dans la maison.

- Une chauve-souris dans ma maison. - Oui!

C'est un truc marrant. Quand il sort, il fait :

- "Batty, batty, batty." - Ouais.

- On va prendre sa commande. - Ouais.

Bienvenue aux hot dogs Winky Dinky, M. Batty.

On peut prendre votre commande?

Un hot dog Winky Dinky au fromage,

et un sans fromage. Sauce sp�ciale extra.

- Compris, Mini? - Oui.

- Un au fromage, et tu craches sur l'autre. - Vu.

On regarde tout le temps votre �mission. Tous les soirs. "Batty, batty, batty!"

- "Mon b�ton. Il y a une chauve-souris ici." - Touche pas sa main.

- Touche pas ses v�tements. - A plus.

Elle pue, votre �mission. Vous �tes pas un acteur.

C'est que des effets sp�ciaux.

Paysan.

Vous! J'y crois pas.

Comment on reconn�t un bon sc�nario?

Votre personnage meurt dans le sc�nario?

Alors, c'est un bon sc�nario.

- Et l'art? - ll ne s'agit pas d'art.

Il s'agit de suites!

Un film, un seul, peut construire toute une carri�re.

Regardez-moi. "Batty, batty, batty."

J'ai lu dans un magazine que vous prenez encore des cours de th��tre.

Que vous ne buvez pas, ne vous droguez pas.

D�tendez-vous.

Parle pas de drogue devant lui. Ni de coke, ni de freebase.

A moins d'en avoir.

N'oublie pas �a.

- Je travaillerai avec vous, un jour. - Bien s�r.

Je veux faire un film avec vous, un jour.

J'ai pass� une audition, aujourd'hui. Ca a bien march�.

Il semble que tu as �t� bon.

J'ai de bonnes chances, je crois.

Si je l'ai, c'est le r�le principal du film.

On dit que dans le show business, il suffit d'un bon film

pour devenir une vedette.

Bobby T. Imagine!

Si un film pl�t pas aux critiques, ils peuvent le descendre.

- Les critiques savent rien. - C'est vrai. Ils savent rien.

C'est comme cette �mission. Tu sais, celle avec les deux critiques.

Avec le gros poseur � lunettes.

Il croit tout savoir.

Il faudrait que de vrais fr�res fassent les critiques.

- Ouais. En disant la v�rit�. - T'as pig�.

De vrais fr�res.

Ca gaze?

Bienvenue � Cin� sans payer.

Je m'appelle Speed, et voici mon fr�re, Tyrone.

On est comme des critiques cin�.

Pas vraiment. Mate �a. Toutes les semaines, moi et mon fr�re,

on va dans les cin�s, on entre voir le film sans payer.

Puis on revient vous en parler.

Comme si vous deviez payer et tout.

Aujourd'hui, le premier film dont on va parler

est un film classique intitul� Amadeus rencontre Salerius,

- sur deux enfoir�s branch�s musique. - Et voici le clip.

Si je pouvais fermer les yeux,

arracher ma musique aux cieux, au coeur et � l'�me de chaque humain

qui l'a jamais entendue...

Je donnerais tout pour qu'il revienne dans mon �me...

vos yeux, votre coeur,

qu'il ne murmure jamais plus.

Mais �tre sans lui,

Ies cieux n'y verront rien de rien.

- Des conneries! - Je n'ai pas du tout aim� ce film.

D'abord, je pouvais pas dire le titre.

J'en ai marre des titres impronon�ables.

Si on veut que le public vienne,

un mec doit pouvoir dire � sa femme o� il l'emm�ne.

Tu vas te pencher vers ta nana et lui dire :

"Je t'emm�ne � Amaduh, amaduh..." Tu comprends? Ca m'a pas plu.

Voici le clip suivant, Chicago Jones, Le Temple maudit.

D'autres brillantes id�es, Chicago?

Sautons.

Tu dois �tre dingue.

Fais-moi confiance.

- Tu es s�r? - Oui. Je peux tout faire.

Sautons.

D'accord.

Pr�te?

1, 2, 3, partez!

- Ca va? - J'ai fil� mon collant.

On y va.

Je commence. J'ai aim� le premier et le deuxi�me

Chicago Jones et le temple maudit.

J'ai donn� des points au gars. C'est un peu incroyable, mais possible.

- Je sais qu'il est super cool et tout... - C'est vrai.

... mais qu'il saute d'une montagne avec sa m�re, sans �tre bless�...

C'est des conneries.

Je suis pas d'accord, mon fr�re.

Ce film, j'y crois. Un type pourrait sauter d'une montagne

sans se blesser s'il se raidissait.

Et s'il connaissait les niveaux de gravitivit� et de polarit�.

Quoi? Non, c'est des conneries.

T'y connais rien en sciences, tu as abandonn� le lyc�e.

- Tu as besoin de parler de �a? - C'est la v�rit�.

Je le sais, mais... enfoir�!

- Qu'est-ce que tu vas faire? - Te botter le cul.

- Ouais, apr�s le clip. - D'accord.

Nous passons tout de suite au film suivant, le nouveau film sur l'lnspecteur Larry.

Que voulez-vous, voyous?

On veut un h�licopt�re.

- Un h�licopt�re! - Bon, vous en aurez un.

Larry, que je suis content de te voir! Ils ont des otages.

- Ils veulent aller � l'a�roport. - Garde l'�quipe sp�ciale.

Je m'en occupe.

On fait plus un geste, voyous, et on jette les armes!

Qu'est-ce que t'as dit, putain d'enfoir� de cochon de Blanc?

Je vous ai dit de jeter vos armes.

Oblige-nous, flic. On est trois,

et toi, tu es seul.

Si je vous pr�sentais mes amis? M. Smith et M. Wesson.

C'est un gros revolver.

C'est plus que �a. Un 44 magnum. L'arme de poing la plus puissante qui soit.

- Vrai? - Vrai.

Ouah! Combien elle a co�t�?

Environ 300 dollars. A peu pr�s, je l'ai eue en solde.

- Combien de balles? - Six.

- Larry. - Quoi?

- J'ai une crampe au cou. - Laisse partir la dame.

- Pourquoi? - Parce que.

- Parce que quoi? - Parce que je le dis.

- Qui �tes-vous? - C'est l'inspecteur Larry.

- C'est �a. - On s'en fout.

Si tu fais un pas, tu vas te retrouver devant ton cr�ateur.

Vas-y.

Fais-moi plaisir.

Conneries! J'ai pas du tout aim� ce film. Pour moi, le r�alisme compte beaucoup.

On prend quelqu'un en otage, on est nerveux et tout �a,

on fait pas la conversation.

C'est vrai. Il fait la conversation, ils bougent plus et ils �coutent,

trois fr�res avec des revolvers?

- ll doit prendre le fric. - Exact.

Prendre la pute. Tu sais �a.

Prendre la voiture et se tirer aussi sec.

Je peux pas le croire, parce qu'il serait mort

depuis longtemps avec cette merde. "Fais-moi plaisir."

Exact, parce que d�s qu'il dit : "Fais-moi plaisir",

cinquante balles dans le cul, �a te fait plaisir?

Tu sais.

De la merde. Des conneries.

C'�tait de la merde. Je crois que le clip suivant va vous plaire.

Ca s'appelle Les Maquereaux attaquent. Regardez.

Si vous les aviez vus! Ils ont Randy. Courez!

- Randy? - Qu'est-ce qu'elle a?

Merde! Regarde o� tu vas!

Tu m'as fait peur. J'ai cru que c'�tait eux.

De quoi tu parles?

Eux!

- Je vois personne. - Moi non plus.

Ecoutez, courez! Il faut vous cacher.

Ils �taient apr�s moi et Verda et...

Ecoute!

Merde! Cette garce est folle!

Son mac l'a rendue folle.

Il lui a trop tap� sur la t�te.

- Non. Je l'ai jamais vue comme �a. - Elle s'est encore battue avec T-bird.

Il a d� bien lui botter le cul.

Merde!

Thelma, viens!

O� sont mes poules?

Bon Dieu, mon chou!

- Quel est ton num�ro de t�l�phone? - Appelle-moi. Tu vas y avoir droit.

Voil� un bon film!

J'adore ce film. C'est du g�nie.

La r�alisation, les acteurs, l'histoire... Ca fait mal!

Cet enfoir� m'a foutu une trouille!

- Ce truc est plausible. - Ce film, j'y ai cru.

Tous ces macs ensemble, qui se baladent avec leur grand chapeau.

Exact. C'�tait r�el.

Le r�alisateur a saisi l'essence de la rue dans une situation type de prostitution.

Des macs qui cherchent des putes. Le r�el.

- Et celle qui faisait la pute? - Elle �tait bonne, non?

Excellente, merveilleuse, p�tillante.

Tout en jouant la frayeur et tout �a.

Ce film est comme un cauchemar.

Tu sais, le mec au costard jaune?

Il ressemblait au mec qui est juste au coin de ma rue.

C'est ce qui est si effrayant.

Pour r�capituler les films qu'on a vus...

On a tous les deux d�test� cette merde classique :

Amadeus rencontre Salerius.

On �tait pas d'accord sur Chicago Jones.

Je l'ai trouv� nul, mais cette connerie lui a plu.

L'inspecteur Larry, o� les voyous attendent

que Larry fouille sa veste pour en sortir un gros revolver.

Ils croyaient qu'il cherchait quoi? Sa carte American Express?

Voil� ce qu'on en a pens� tous les deux. Le dernier film nous a vraiment plu.

Il �tait plein de clich�s, mais bien r�alis�,

et la combinaison des macs zombis

et des putes de la rue, c'�tait g�nial. Vraiment, on l'applaudit.

Fin de la r�capitulation des films que nous avons vus.

Revenez la semaine prochaine, nous parlerons de cinq films.

Si nous pouvons les voir sans payer.

A la semaine prochaine.

- Vous avez vos tickets? - Je crois que j'ai perdu le mien.

Merde! Je crois que j'ai laiss� le mien aux toilettes, je suis all� pisser.

- On peut pas le tenir en pissant. - Allons. Venez.

A la semaine prochaine.

- O� est ma chauve-souris? - Je vais te montrer!

- Tu dis quoi? - M. Wilson!

Ne flanchez pas, mes ailes! Batty, batty, batty!

Ne flanchez pas, mes ailes!

All�?

Qui est-ce?

Oui, monsieur, il est l�. C'est pour toi.

- Qui est-ce? - Ton agent.

- Qu'est-ce qu'il veut? - Je sais pas.

All�, Marty? Qu'est-ce qu'ils ont dit?

Ils ont beaucoup aim�.

Mais quoi?

Ils veulent le genre Eddie Murphy?

C'est quoi, le genre Eddie Murphy?

Ils veulent quelqu'un qui joue comme Eddie Murphy?

Je peux pas tout simplement jouer?

Alors je l'ai pas eu.

J'ai une deuxi�me audition?

Pourquoi tu as pas commenc� par l�?

Bon. Rappelle-moi pour les d�tails.

D'accord. Salut. Bonne journ�e.

- J'ai une deuxi�me audition. - Une deuxi�me.

Ce que nous cherchons, c'est un genre Eddie Murphy.

Quelqu'un qui puisse jouer comme Eddie Murphy de la t�te aux pieds.

C'est ce qu'on veut.

Quelqu'un qui s'habille comme Eddie Murphy, qui lui ressemble,

qui soit Eddie Murphy, qui vole son image.

Qui soit murphyesque, murphonique.

D'accord!

Ferme-la.

Salut. C'est votre vieux pote, M. Robinson.

Moi!

Le voil�! C'est lui qu'il nous faut!

Je veux �tre moi. Pas Eddie Murphy.

Je veux �tre moi. Je veux...

Oui!

- Tire-toi d'ici. - C'est ce que nous cherchons.

HOT DOGS WlNKY DlNKY

J'en ai marre de ces conneries! Ecoute.

Tous les jours, tu as une autre excuse

pour aller faire l'acteur. J'en ai marre. Je veux plus entendre �a.

Va raconter �a � M. Jones.

Pas de �a ici, on essaie de faire marcher un commerce!

Je veux pas te saper le moral,

mais tu seras jamais acteur.

Je t'ai vu � la t�l� et je te le dis...

Je te r�sume. Je t'ai vu dans un film � la t�l� l'autre soir.

C'�tait � chier.

Laisse tomber. Tu seras jamais un bon petit n�gre de cin�.

Tu connais m�me pas quelqu'un de c�l�bre. Qui tu connais? Ton oncle a essay�.

Et maintenant, il balaie les cheveux chez un coiffeur.

Ici, tu as une chance.

Au bout de cinq ans, on me laisse faire la fermeture.

Tu crois que tu la feras dans un studio?

Cet homme a des responsabilit�s. Tu pourrais en avoir.

Regarde-moi.

Au d�but, j'�tais personne, comme toi.

En trois mois, chef d'�quipe assistant. Six mois apr�s, chef d'�quipe.

En six mois, je suis pass� de 2 dollars � 2,25 dollars.

- On parle de r�ussite. - Laisse tomber le cin�.

Arr�te de faire l'acteur.

Je ne travaillerai pas ici toute ma vie. Je r�ussirai en tant qu'acteur.

Hot dogs Winky Dinky.

Cervelle de petit pois.

Et Mini, tu t'int�resses qu'� la bouffe.

Je reviendrai ici un jour et je serai quelqu'un, vous verrez.

Vous verrez.

- Allez, donne-moi un demi hot dog. - Non.

- C'est pas � moi pour moiti�, ici? - Si.

- Donne-moi un demi hot dog. - Tu as mang� la moiti� de mon chapeau.

Il nous reste que deux hot dogs.

Tu veux manger le quart du stock?

- Bobby! - Donald, Mini, il y a longtemps.

Quoi, dix ans? On t'a regard� � la t�l�

et au cin�. On a toujours su que tu r�ussirais.

- Je t'ai pas toujours dit qu'il r�ussirait? - Bien s�r que si.

Comment va M. Jones?

Il a tout perdu avec ce pute-p�t�.

Il est dans le coin, � parler tout seul, il devient fou.

Attendez que je mette les serviettes!

Comment vous mangerez sans �a? Il vous en faut.

Quel pute-p�t� vous voulez? Celui au vin? Ouais.

Il a perdu la t�te.

Vous en voulez combien?

Michael en veut aussi? Oui, je sais.

- Pute-p�t�. Tout le monde l'adore. - On a besoin de toi.

Tu nous ferais une pub?

Ca se voit pas, je sais, mais les affaires ne vont pas fort.

- Tu pourrais, s'il te plait? - Je t'en prie.

- S'il te plait, fais-nous une pub! - S'il te plait!

Alors s'il te pl�t, reprends-toi ou tu es vir�!

Tu peux garder les hot dogs Winky Dinky.

Je me tire, chef d'�quipe, le gros!

- ll reviendra. - Ouais. Garde ton chapeau. Il te servira.

- ll reviendra. - Oh oui!

Quand tu reviendras, tu gagneras moins!

Entre.

J'allais fermer. Ca va?

Ca va.

Alors, �a gaze? Comment va grand-m�re, et la famille?

J'ai quitt� mon boulot.

J'y �tais depuis trois ans.

Et tu aurais d� partir il y a trois ans. Ce boulot, c'�tait du temps perdu.

Il faut le faire quand on est jeune,

avant de tomber amoureux et de fonder une famille.

Sinon, le temps a une fa�on de te rattraper

et de te botter le cul!

Et si je suis pas assez bon?

Si je r�ussis pas?

Et si tu r�ussis?

Si tu es assez bon?

Pour le savoir, il faut essayer.

Il faut que tu te donnes � fond.

Que tu donnes tout ce que tu as.

Je le sais,

Ca m'est arriv�.

J'ai cess� de croire en moi,

j'ai commenc� � �couter tous les autres me dire que j'y arriverais pas.

J'ai �cout�

et �cout�.

Jusqu'� ce que je commence � le croire,

et que j'abandonne.

J'ai perdu mon talent.

Quand je chantais,

j'�tais l'homme le plus heureux au monde.

Sur sc�ne, en chantant.

La seule chose � faire, c'est d'y aller.

Tu pourrais �tre le plus grand acteur au monde,

jouer Shakespeare au th��tre, �tre le h�ros d'un film.

Peut-�tre le premier Superman noir.

Gagner l'Oscar, un jour.

Crois en toi.

Ne te sous-estime pas.

Ne laisse jamais personne te prendre ton r�ve.

Viens, on y va.

Films Tinsel Town

- J'ai dit, mon meilleur pote. - Non, il faut dire, mon meilleur pote.

Mon meilleur pote.

Excellent. C'�tait du vrai jive!

C'�tait comme dans la rue, comme : "�a gaze?"

- Bien. - C'�tait g�nial.

Merde!

Merci, Andrew. Merci, Stewart.

Tr�s, tr�s beau boulot, Robert.

Tr�s beau boulot. On est tr�s contents.

Merci.

Au revoir!

Fabuleux. Oh, bon sang!

- J'appelle son agent? - Absolument.

C'est notre Jimmy.

Jive, dur, charismatique. C'est notre Jimmy. Tr�s noir.

- Tu essaies de me so�ler? - Non.

O� sont tous les autres?

Je sais pas. Ils sont sortis.

O� sont-ils all�s?

Ils sont sortis, c'est tout, et m'ont laiss� tout seul.

Puis tu es arriv�e.

Salut, Lydia.

Tu rentres pas un peu t�t?

Ce soir, je voulais pas jouer au loto et �couter un tas de comm�rages.

O� est Stevie?

Il dort chez Michael.

- Comment se fait-il que tu sois l�? - On faisait une f�te.

Maman t'a pas dit? J'ai eu le r�le.

Oui, elle me l'a dit. F�licitations.

Pourquoi n'es-tu pas sorti?

Le ch�que du ch�mage n'est pas arriv� aujourd'hui,

alors on a d�cid� de rester l� et de regarder la t�l�.

Il y a un bon film policier ce soir.

Bon! J'adore les policiers.

Bienvenue pour le film du mercredi soir. Sam Ace revient lutter contre le crime.

Aucune coupure publicitaire n'interrompra ce film.

Voici Sam Ace.

Je l'ai vu trois fois.

Voici la ville. Ma ville.

C'est ici que je travaille.

C'est un quartier difficile, mais il faut le faire.

Je suis d�tective priv�. Je m'appelle Sam Ace.

DANS "MORT D'UN DANSEUR"

Je combats le crime.

C'�tait vendredi soir.

J'attendais dans mon bureau que le t�l�phone sonne.

Etait-ce une de mes gonzesses?

Non! C'�tait un p�d�.

C'est une longue histoire. Un soir de No�l, j'�tais so�l.

Soudain, on a frapp� � la porte,

et elle est entr�e.

Ses chaussures me disaient qu'elle avait de la classe.

Sa bourse me disait qu'elle n'avait pas beaucoup d'argent.

Et son visage me disait qu'elle �tait d�sesp�r�e.

Je m'appelle Debra Jenkins. Il faut que vous m'aidiez.

Asseyez-vous.

Mon fr�re a �t� assassin�.

La police a d�couvert son corps dans une ruelle, il y a deux jours.

Tout ce qu'il voulait, c'�tait danser.

Son nom �tait Carl Jenkins, mais on l'appelait Cookiehead.

C'�tait le meilleur danseur de breakdance du pays, M. Ace.

Personne ne pouvait bouger comme lui.

Son style �tait unique. Il �tait la po�sie en mouvement.

Il �tait le meilleur.

Mes honoraires sont de 50 dollars par jour,

plus les frais.

L'argent n'est pas un probl�me.

Si vous trouvez l'assassin de mon fr�re, je vous donnerai tout.

Quand elle disait "tout", c'�tait s�rieux.

Elle parlait de faire des b�tises, et j'aime faire des b�tises.

L'enqu�te a commenc�.

D'abord, j'ai commenc� par les proches de Cookie. Sa m�re.

Pour elle, c'�tait un bon gar�on.

Elle esp�rait qu'il portait un slip propre quand on l'a trouv�.

Il ne l'�tait pas, comment le lui dire?

J'ai parl� au p�re de Cookie. Il pensait que Cookie n'�tait pas son fils.

Il ne l'�tait pas, comment le lui dire? Cookie ressemblait au laitier.

Je n'avan�ais pas. Il me fallait des r�ponses.

C'�tait le moment de se montrer dur.

Tr�s bien.

Je n'ai rien vu.

Mais je vous le dis,

si quelqu'un voulait tuer Cookiehead, c'�tait Jerry Frisettes.

Qui est-ce?

Il d�testait Cookiehead � cause de son look afro.

O� puis-je le trouver?

Il habite dans la 39e rue.

Suivez les bouteilles vides d'activateur capillaire jusqu'� sa piaule.

D'accord.

S'il y est pas, il est au studio de danse.

Il y avait un cours de danse.

J'ai pens� � un truc marrant. Un type en jupe pourrait-il me botter le cul?

J'en doute.

Pas mal!

Le cours �tait fini. Il fallait faire vite.

Excusez-moi?

Savez-vous o� je peux trouver Jerry Frisettes?

Qu'est-ce que vous lui voulez?

Lui poser quelques questions.

- A quel sujet? - Cookiehead Jenkins.

Ouais.

- C'�tait un ami � vous? - On pourrait dire �a.

D'accord.

D'autres amateurs?

Moi.

Moi aussi.

Tu en veux encore?

Sors d'ici! Tu en veux encore?

Qui t'a envoy� ici?

- Ta maman. - Petit malin.

Gros malin! Sortez-le d'ici.

Tu me cherches?

- Tu dois �tre Jerry Frisettes. - Comment t'as devin�?

J'ai des questions � te poser sur Cookiehead Jenkins.

Je connais personne de ce nom.

Et ne reviens pas en chercher d'autre.

Il avait gagn� le premier round, mais ce n'�tait pas termin�.

Il allait payer, pas pour ses coups � l'estomac,

mais il m'avait mis de l'activateur dessus. Le pressing me co�tait un max.

Je suis rentr� au bureau. La porte �tait ouverte. Comment? Par qui? Pourquoi?

- La dame que je voulais voir! - Que s'est-il pass�?

Vous venez � mon bureau me chanter une chanson

sur votre fr�re, presque un ange.

Je vais dans la rue, j'ai 200 suspects pour sa mort.

Alors, � quoi jouez-vous?

Que faire pour vous prouver que je suis honn�te avec vous?

Je savais ce qu'elle pouvait faire, et elle aussi.

Elle est venue vers moi, avec cette lueur dans les yeux.

C'�tait le moment de faire des b�tises,

et j'aime faire des b�tises.

Elle embrassait bien, mais elle avait mauvaise haleine.

Et alors?

On ne se d�barrasse pas d'une Rolls parce qu'elle a une �gratignure.

Je ne l'avais jamais fait sur mon bureau.

Mais j'�tais content d'�tre au-dessus.

Je d�testerais faire des b�tises avec une agrafeuse dans le derri�re.

Je suis revenu au studio de danse. Je savais que Jerry Frisettes mentait.

Je devais le faire parler.

J'ai ce mouvement.

Passe-le � Jerry.

1, 2, 3, boucle!

N'arr�te pas. Fais le Jerry Frisettes.

Il se balance. N'arr�te pas!

Balance, Jerry, mon chou!

Jerry Frisettes, tu te balances.

Jerry Frisettes!

Tu es revenu te faire botter le cul?

Non. Chercher des r�ponses.

Nick, Eddie, sortez-le d'ici.

Arri�re!

C'est mon activateur.

Arri�re!

Pose mon activateur.

O� �tais-tu le jour o� Cookiehead a �t� tu�?

Chez le coiffeur. Toute la journ�e.

- O�? - Bon. Pas toute la journ�e.

Apr�s, je suis all� � Crenshaw m'acheter des produits capillaires.

De l'activateur, de la glyc�rine et de l'activateur de boucles.

D'accord, apr�s je suis all� � la plage!

Tu es all� � la plage et tu as tu� Cookiehead, c'est �a?

Ouais, j'ai essay�.

J'ai mis l'activateur sur la planche, pour qu'il glisse et qu'il tombe,

mais il a transform� �a en mouvement de danse, je le jure. Je l'ai pas tu�.

- Et c'est la v�rit�. - Oui. C'est la v�rit�, je le jure!

Je t'en prie, donne-moi l'activateur!

Donne-moi mon activateur!

Je t'en prie! Donne-moi...

Je t'en prie, je jure! Donne-le-moi.

Deux jours plus tard, Jerry Frisettes a avou� le meurtre de Cookiehead.

J'avais �lucid� la mort d'un danseur de breakdance.

A propos,

Debra a touch� 100 000 dollars de la compagnie d'assurance.

Et je suis amoureux

de l'argent.

Combien de temps faut-il pour d�penser 100 000 dollars?

A la semaine prochaine.

Je m'appelle Sam Ace.

Fin

C'est le genre de r�le que je veux jouer.

Tu y arriveras.

Je me sens nerveux pour demain.

C'est ton premier jour.

Non, c'est pas �a.

Je trouve bizarre de jouer ce type de personnage.

Je pr�f�rerais autre chose.

Tu seras parfait.

Tu crois?

Ma grand-m�re dort encore?

Bon.

"Des haillons � la fortune"

Des fans sont dehors, au concert de Bobby Taylor.

Dix mille places. Que pensez-vous de Bobby?

Je paierais pour voir tous ses films.

"C'est pas facile"

Je suis Bobby Taylor. Merci. Pas de photos maintenant.

Mon grand fr�re compte beaucoup pour moi, parce que je l'aime.

Il est acteur. Il est pass� � la t�l�, et tout.

Il peut avoir l'air heureux, triste, ou vraiment cool. C'est le plus grand.

J'aimerais que ce gar�on prenne sa vie en main.

Ne commence pas, maman.

Ils embauchent � la poste.

Ils paient bien, l�-bas.

Ecoute, Bobby r�ve de devenir acteur.

Sois heureuse pour lui.

- Salut, mon chou. - Bonjour, maman, grand-m�re.

Salut.

D�p�che-toi, tu veux? Je veux pas �tre en retard le premier jour.

Je fais aussi vite que possible.

Le r�alisateur a dit que tu pouvais venir au tournage si tu voulais.

Je sais, mais je pourrai peut-�tre pas.

- D'accord. - Moi, j'y serai.

D'accord.

Comprends-moi bien. Je suis heureuse pour Bobby.

Mais je veux pas que mon petit-fils essaie de jouer les voyous.

Les Noirs ont assez d'images n�gatives

sans que mon petit-fils en rajoute sur ces conneries irr�fl�chies.

- Maman! - Oui, je l'ai dit. Des conneries!

- Doucement, ou il va t'entendre. - Ca m'est �gal.

Chaque fois qu'on regarde la t�l�, il y en a un qui joue les maquereaux

ou les n�gres fatigu�s. Les gosses ont pas besoin de voir �a.

Comme si c'�tait chouette d'�tre dans une bande.

L'autre jour, j'ai vu Stevie marcher autour de la maison, en essayant d'avoir l'air cool.

Tout ce que tu dis est juste, mais c'est un boulot.

Il y a aussi du boulot � la poste.

Ca gaze?

Je veux �tre comme toi. Trois poules nous attendent dans la tire.

Viens!

Allez! Viens!

Qu'est-ce que tu as dit?

J'ai dit bonjour.

Bonjour.

Viens me chercher � 16 heures. Salut.

- Je t'aime, Madeline. - Je t'aime, John.

Je t'adore. Tu es tout pour moi.

Mon coeur ne bat que pour toi.

Et le mien pour toi.

- Ta bouche. - Non, John.

Je peux vous aider?

Joe, mon chou, je suis ton agent. Ecoute-moi.

- C'est beaucoup. - J'ai dit non. Non!

- C'est ton contrat. Il te faut le faire. - Non.

Je vais pas tuer seulement 38 personnes dans ce film.

Il faut r��crire le sc�nario.

Si ce film doit faire un malheur au box-office,

il faut que j'en tue plus. Je suis le h�ros.

C'est un film � 38 morts. C'est le march�. Ton contrat.

- Ouais, et pourquoi pas 39? - Au d�part, c'�tait 15 morts.

Il me faut une perruque.

- Sidney, parle � ce mec. - Je peux pas. C'est un idiot.

Tu travailleras plus dans cette ville.

Salut, le nouveau.

Plateau num�ro 7. La loge est � gauche.

Merci.

Costumes, M. Taylor. Vous en avez un bon.

- Le gars de l'audition, c'est �a? - Oui.

- Quel r�le tu joues? - Jimmy.

Alors tu fais Jimmy. F�licitations.

Allez, on se serre la main.

J'ai qu'une ligne, tu sais. Mais c'est cool.

Le mouvement des Noirs va mettre un piquet de gr�ve au film

parce que quelqu'un a lu le sc�nario.

Je suis content que tu aies le r�le,

parce que moi, je le jouerais pas, c'est contre mes valeurs.

Mais je suis diff�rent. F�licitations.

Merci.

Le mouvement pour les droits des Noirs pourrait faire gr�ve contre moi...

Plus personne comme Bobby Taylor.

Je suis devant la maison de Bobby Taylor,

Ie jeune acteur noir qui joue dans un film plein de clich�s sur la vie de la rue.

Il y a eu des gr�ves contre ce film, mais jamais encore contre un acteur.

Pour nous expliquer, voici le pr�sident de la section locale du mouvement,

M. Jamal Harris.

J'esp�re que vous �tes tous membres cotisants de la section locale. Merci.

Il nous fallait tenir bon, faire un exemple avec Bobby Taylor.

Les acteurs noirs ne devraient pas �tre oblig�s d'accepter ces r�les st�r�otyp�s

comme les esclaves pleurnichards, les b�b�s goudron...

- B�b�s goudron? -... Ies li�vres.

Tant que les acteurs noirs joueront ces r�les,

ils ne joueront jamais Rambo, � moins d'arr�ter de jouer les N�gros.

Merci, M. Harris.

Voici le petit fr�re de Bobby.

Une minute. Je n'ai pas fini. Ca ne va pas passer en espagnol?

Que penses-tu de ce qu'a fait ton fr�re?

C'est pas mon fr�re. C'est juste un type qui vit ici, un locataire.

Mais on t'a vu sur le plateau, non?

Si vous imprimez �a, je vous fais un proc�s.

Je n'ai plus de petit-fils.

Non. Qu'est-ce que je vais y faire?

Je vais vous le dire. Je vais �crire un livre sur lui.

- Un livre? Avec quel titre? - Tr�s cher Bobby.

Vous avez travaill� avec lui. A-t-il toujours �t� un oncle Tom?

Oui. Toujours oncle Tom.

Maman, papa �taient des Tom. Mon oncle �tait un Tom.

Bobby Taylor est un n�gro de camelote qui sent le bouc,

sorti du r�pertoire des n�gres d'Am�rique.

A Thanksgiving, mangez la dinde de Tom.

Je suis si fatigu�e que des Bobby Taylor influencent les gosses.

Mon gamin cire des godasses.

Tu seras pas une vedette si tu arr�tes pas de faire de la l�che.

Nous transpirons comme des n�gres qui vont voter en G�orgie

parce qu'il veut rouler des yeux, se branler

et porter ces slips d�chir�s et tach�s par la merde de son cul.

C'est tout ce que j'ai � en dire.

Bobby Taylor est un n�gre. Il sera bient�t vedette.

Que pensez-vous d'�tre avec Bobby, avec sa carri�re?

Je crois en lui, et je le soutiendrai.

Que pensez-vous vraiment?

Je le soutiendrai.

Allez!

En tant que femme noire, vous appr�ciez son sourire de past�que?

Je suis fi�re de ma race. Et non, �a ne me plait pas.

Je pensais qu'il ferait le bon choix, mais je me trompais.

Je savais pas qu'il allait jouer ce genre de Noirs.

Mes copines rigolent derri�re mon dos.

Elles me demandent : "ll fait ce genre de grimaces au lit?"

Vous faites ces grimaces au lit?

Quelquefois.

J'y ai r�fl�chi longtemps.

Et j'ai abouti � une conclusion :

on le tue.

On le tue.

On tue Bobby.

LA REVANCHE DE JlVE JlMMY Mandrill Man Vacuum

Coupez.

Sidney, ils m'arrachent le coeur.

Que font-ils de mes mots? Ce sont mes mots. C'est la rue.

Tu l'entends, non?

Tu d�molis son dialogue. Tu d�molis ses mots.

C'est la rue, tu comprends? On fait une autre sc�ne.

On recommence.

Les acteurs, en position.

La revanche de Jive Jimmy. Sc�ne 10, A 1.

Moteur!

Viens, connard.

Va chercher Jimmy.

- Tu l'as tu�. - Ouais.

Tu as tu� Tom.

Tu sais que je suis un mec m�chant, Jack.

Tire-toi avant que la police arrive.

Johnny, c'est Jimmy.

Parle-moi.

Je suis fou.

Je veux me venger.

Ma patience est � bout.

Bon Dieu!

Tape.

Deux fois.

Encore une fois.

La danse du chameau.

- Afros! - Ouais.

Je veux me venger.

Je veux me venger.

- Afros! - Ouais.

Reculez.

Les mex. Vous, reculez.

Reculez.

Vous, reculez.

- Vous, reculez. - Quelqu'un! Vous, reculez!

Tu as tu� mon fr�re.

Mon meilleur pote. J'adorais ce mec, mon chou.

C'�tait...

- Coupez. - Pourquoi il s'arr�te?

C'�tait g�nial. Pourquoi t'es-tu arr�t�? Que s'est-il pass�?

Pas de probl�me. J'ai juste oubli� mon texte.

C'est bon. Pas de probl�me. Tu veux regarder le sc�nario?

- Non, �a va. - Super. Bon. On recommence.

Excuse-moi. Avant de reprendre, j'ai une autre tr�s bonne id�e.

Pourrais-tu lui dire d'�tre un peu plus, tu sais...

Oui. Bobby?

Un peu plus noir.

Tu vois ce que je veux dire? Comme... sors un peu le cul.

Roule des yeux. Tu sais comment ils bougent, non?

- Oui, black jive. - On se pr�pare. On reprend.

- D'accord. D�sol�. - Sc�ne 10, B 1.

Et moteur!

J'adorais mon fr�re.

C'�tait mon meilleur pote, mon chou.

Oui, mon chou, parce que je l'adorais.

Et c'�tait mon seul fr�re.

C'�tait comme mon meilleur pote. J'adorais mon fr�re.

- Coupez. - Pourquoi il s'arr�te encore?

Pourquoi tu t'arr�tes?

Je peux pas faire �a.

- Que dit-il? - Qu'il peut pas faire �a.

De quoi tu parles?

C'est pas le genre de r�le que je voulais jouer.

C'est de la merde.

Sortez-le du plateau! Je prendrai quelqu'un d'autre.

- Je le ferai. - Tu l'as.

T'es pas de la merde.

Tu fous tout en l'air pour nous tous.

- ll faut que �a change. - C'est le boulot.

Merde, il y a du boulot � la poste.

Sortez-le du plateau. Je veux qu'on le sorte.

Sortez-le de l�.

Il en faut toujours un.

Sortez-le du plateau. Je prendrai quelqu'un d'autre.

Tu pourrais �tre le plus grand acteur au monde.

Ne laisse jamais personne te prendre ton r�ve.

Ils ont tu� la seule de tes filles qui t'aimait.

Bouffon!

- Oui, sire. - Viens ici.

Ils ont tu� ma fille.

Ma fille...

Oh, la douleur de ma fille!

Superh�ros, superh�ros.

Nous vous avons cherch� partout. Cette ville est remplie de crimes.

Retournez au travail.

Par ici, Fr�rambo.

FRERAMBO

LE JEUNE PREMlER

Et maintenant,

Ie gagnant est :

Bobby Taylor!

Appelle-moi.

Quel est ton num�ro?

Ce cinqui�me Oscar est une vraie surprise.

Je ne pensais pas gagner ce soir.

Contre la concurrence, Redford, Newman, Pacino,

Dustin Hoffman, Meryl Streep,

je pensais n'avoir aucune chance.

Ce soir, je dirai seulement que nous avons tous gagn�.

- Je vais chercher votre veste. - Merci.

- Vous avez oubli� de signer une ligne. - D�sol�. Voil�.

Ce type a quelque chose. Il est sp�cial.

On sent qu'il est honn�te, int�gre.

- Voil�. L�, vous avez l'air d'une vedette. - Merci.

Bon, on est pr�ts � vous filmer. On tourne.

- Voil� votre veste. - Merci beaucoup.

- Branche, pour voir. - Attention � tes yeux.

Bon, on y va.

Prise un.

Moteur.

Sous la pluie, le gr�sil et la neige, j'apporte votre courrier.

Je suis facteur des Etats-Unis. Pourquoi pas vous?

J'apporte les r�ves de tous.

Mieux encore, la communaut� enti�re me respecte et m'admire.

Et j'en suis fier.

Si vous n'�tes pas fier de votre boulot,

pensez-y, il y a toujours du travail � la poste.

Avec LES JOUEURS DE SHUFFLE DE HOLLYWOOD

Et la morale de l'histoire est :

"Et la morale de l'histoire est

"Etre ou ne pas �tre?

"Telle est la question que je veux vous poser,

"Atteindre un autre niveau, placer la barre plus haut

"Prendre le contr�le, et balancer sa vie

"Assez jou� les allumeuses et les prostitu�es

"Je veux des r�les bien plus �labor�s

"Cl�op�tre, Antigone, M�d�e

"Jeanne d'Arc m'ont inspir�e,

"Les culs que j'ai l�ch�s, faut voir

"Pour avoir ce r�le, croyant que c'�tait mon devoir

"Je sens que mon coeur largue les amarres

"Et que j'ai ici un nouveau d�part

"J'ai �crit ces mots, ils sont vraiment jive

"Mais j'ai appris qu'aujourd'hui �tait la vie

"C'est � la t�l� que sur les Noirs j'ai tout appris

"Alors ne m'en veux pas, je t'en prie"

CE FlLM EST DEDlE AVEC AFFECTlON A LA MEMOlRE DE

LUCY ANN BEATTY et ADOLPH CAESAR

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