All language subtitles for 1942 - Woman of the Year (de Gerge Stevens)

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Original subtitles

"LA FEMME DE L'ANNEE"

La chronique de Tess Harding !

Tess Harding disparue ?

Tess Harding bienvenue à Londres

Tess Harding interroge Churchill

Tess Harding s'entretient avec Franklin Delano Roosevelt

Tess Harding appelle à l'unité

Tess Harding en Haute Cour ?

Hitler va perdre ! Par Tess Harding du New York Chronicle

Les Yankees ne veulent pas perdre Par Sam Craig du New York Chronicle

Mlle Harding et M. Kieran lèvent la main ensemble.

- Le titre intégral. - "Nuits dans le Jardin..."

- salut, Sam. - Hello, kid.

Hello, Sammy. Tu as loupé presque tout le programme !

Parce que j'ai vécu longtemps dans les parages. Avec mon père, voilà.

Tess Harding. Traité sur l'intelligence.

Garde ton intellect et donne-moi un Scotch avec de l'eau.

Le Chronicle devrait former un fan-club pour elle.

Pourquoi ? Parce que nous sommes dans le même journal ?

L'as-tu déjà rencontré, Sam ?

Je pense qu'elle ne parle pas avant d'avoir signé un pacte de non-agression.

Dans les listes de Mme Prescott quatre ports...

... qui ont eu une importance stratégique dans cette guerre:

Dakar, Narvik, Dernah et Singapour.

Dans lequel le drapeau Américain a-t-il flotté ? Mlle Harding

Dernah, en 1803.

- La guerre contre des pirates Barbares. - Juste. Nul d'entre nous...

Imagine une fille qui sait ce qui s'est passé en Libye en 1803 ?

Clifton Fadiman dit qu'elle est la numéro 2, derrière Mme Roosevelt.

Ils leur donnent des numéros, maintenant, comme les ennemis publics.

Bien, Mme Prescott n'aura pas 25 Dollars ni l'Encyclopédie Britannica.

La question suivante vient de M. C.A. Copeland de Glenport, Floride.

Quelle est la distance la plus parcourue en sport américain ?

- 91,43 mètres. - Non, non. c'est 1609 mètres, les courses de chevaux.

j'essaierai avec notre invitée en premier. Mlle Harding.

27,43 mètres, fillette.

vraiment, je ne sais rien au sujet des sports américains.

M. Kieran ?

- 27,43 mètres. - Pouvez-vous expliquer ?

C'est la distance entre le marbre et la 1ère base.

Oui, ou entre chaque base au baseball.

Des milliers d'hommes et d'enfants la parcourent chaque jour.

Vraiment ? Il me semble que c'est une affreuse perte d'énergie. - Quoi ?

Il y a beaucoup d'énergie gaspillée dans le monde, en ce moment.

C'est elle qui le dit, John.

- N'y a-t-il rien de plus inutile qu'une guerre ?

Pourtant, quoiqu'on en dise il faut s'y consacrer.

Que suggérez-vous, Mlle Harding ?

Arrêter le baseball pendant la durée des hostilités ?

Je pense que ça serait une très bonne idée.

- Ai-je dit quelque chose de mal ? - Attendez...

- Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ? - Peut-être qu'elle plaisante ?

Elle pense ce qu'elle a dit. Vous savez ce que ça va faire ?

Calme-toi, Sam. Ne te mets pas en colère !

Nous sommes menacés dans notre manière de vivre.

Le baseball et ce qu'il représente fait partie de notre vie.

Quel est l'intérêt d'abolir ce que nous essayons de protéger ?

C'est bien dit, Sammy.

- Tu devrais écrire un poème à ce sujet. - Je vais faire mieux que ça.

"...et elle pourra se rappeler ce que le Duc de Wellington disait au sujet du sport.

Le Duc était le gosse qui détrôna Napoléon à Waterloo...

...et en fit un ex-champion.

Après cette victoire, le Duc déclara que la bataille fût vraiment gagnée...

...sur les terrains d'Eton."

Pardon ?

C'est à peu près tout, Mlle Harding, sauf qu'à la fin il vous appelle:

"La Calamity Jane du gratin international."

Oui, Mlle Harding. J'ai mon bloc, juste là.

Je suis prêt. Oui.

"M. Craig cite les propos de Wellington au sujet de Waterloo.

Il entend démontrer qu'à un moment...

...il est allé étudier l'histoire au lycée.

Naturellement, M. Craig ne se rend pas compte que les temps ont changé depuis Waterloo."

- Qu'est-ce que tu vas faire? - Qu'en penses-tu ?

Assomme-la. Nous les hommes, ne devons nous en prendre qu'à nous-même.

Les femmes devraient-être ignorantes et innocentes, comme des canaris.

Elle dit aux gens quoi faire...

Mais ne l'a probablement jamais fait.

Allo ? Oui.

Oh, oui, M. Clayton.

Oui, monsieur. Oui, J'arrive !

- Elle vous attend. - Merci.

Entrez, Sam. Entrez.

- Avez-vous déjà rencontré Mlle Harding ? - Oui, dans un combat singulier.

- C'est lui qui a commencé. Bonjour. - Bonjour.

Maintenant, mes amis, j'apprécie, comme tout le monde ces joutes...

...c'est une chose très stimulante. très...

J'encourage cela quand quelqu'un du journal est engagé dans une bonne bagarre...

...pour une bonne cause. Toujours.

Mais pas entre nous. Jamais.

Je suis responsable de l'ensemble du journal.

Je suis persuadé qu'il est néfaste...

...pour un département de se confronter à un autre.

Bref, j'aimerais que vous cessiez immédiatement ce combat.

Qu'en pensez-vous, Sam ? Vous êtes prêt pour le baiser de la paix ?

J'embrasserai. Je ne sais pas pour la paix.

- Et vous, Tess ? Voulez-vous arrêter ? - D'accord.

- D'accord ? - Bien, merci.

Je suis toujours ravie de partir quand je suis la perdante.

Heureux de vous avoir réconcilié. Très heureux.

La coopération est l'essence d'une organisation efficace.

L'essence.

Désolé.

Le département du sport n'est-il pas en bas ?

Pardon, oui, oui. J'en conviens, mais je...

De plus, vous n'allez pas dans la bonne direction ?

Bien, peut-être suis-je. Je...

Etes-vous toujours occupée ?

Pour quoi faire ?

- Je parlais de cet après-midi. - Désolée.

Demain après-midi, peut-être ?

Vous pensez à quoi ?

J'aimerais vous emmener à un match de baseball.

D'accord.

Est-ce que tous ces gens ne travaillent pas ?

Non, ils attendent tous les funérailles de leur grand-mère.

- Regarde, il est venu avec Tess Harding. - Assieds-toi, quelles sont ces manières ?

Aucune femme dans la loge de presse. Une règle d'or au baseball.

- Pas de femme. - Pourquoi donc ?

C'est une journaliste, et elle est jolie. salut, Sam.

Je n'ai jamais vu ça en 20 ans. Le pire scandale depuis les Chaussettes Noires.

- Phil, Je te présente Mlle... - Harding, Je sais. Comment allez-vous?

du Chronicle.

Vous voulez dire que le journal envoie deux hommes pour couvrir un jeu ?

Non. Je couvre le match, Il le maltraite dans ses colonnes.

- Nous n'avions qu'un seul homme à Vichy. - Vichy ? Ils sont toujours dans la ligue ?

Qui est le lanceur ?

Chapeau.

Merci.

Hey, vieux, dis-lui qu'il ne pleuvra pas.

Ce gentleman me demande de vous informer qu'il ne pleuvra pas.

- Qui joue aujourd'hui ? - les Athletics et les Yanks.

Les Athletics démarrent à la batte en premier, vous voyez, et après trois sorties...

...C'est au tour des Yanks.

Je vois. Jusqu'à ce qu'ils fassent également 3 sorties .

C'est ça. C'est ça. Et chaque équipe joue 9 manches.

Mais ils seront toujours à égalité S'ils font le même nombre de sorties ?

Non, non, non. Vous voyez...

Vous voyez, une sortie... Une sortie c'est... Eh bien, C'est juste une sortie.

- Vas-y ! Joue la balle ! - Jouez la balle !

C'est bien.

Maintenant, c'est le 1er batteur.

Il va tenter d'envoyer la balle le plus loin possible et...

...courir de base en base tant qu'il le peut.

S'il arrive à courir jusqu'au marbre...

...c'est 1 point pour son équipe.

Le lanceur va tout faire pour qu'il manque son coup.

- Qui est le lanceur ? - Le 1er lance...

Le gars au milieu.

une sortie.

Non. Non, 1 strike. Une balle manquée.

encore 2 strikes avant d'être out (sortie) .

- Pourquoi ? - Eh bien, parce que c'est... Vous plaisantez ?

Comment peut-il réussir ? Il n'a même pas essayé.

Eh bien, il n'est pas obligé.

Vous voyez, si la batte est posée sur la base ...

...entre les épaules et les genoux du batteur.

Je vois. Si le batteur était vraiment malin, Il se pencherait et rendrait dingue le lanceur.

Je te parie qu'au prochain coup se sera une double courbe en l'air dans la poche.

Ouais. Il montera, peut-être à 4.

Vous croyez qu'il pourrait ?

ça m'étonnerait.

Sauvée ? Il était au moins à 1 Km!

Combien qu'ils t'ont payé, n'a qu'un œil ?

Que faisais-tu en hiver, Tu incendiais les hôpitaux ? Sale voleur!

- Il n'y a pas de loi dans ce pays ? - La ferme, voulez-vous ?

Qu'est-ce que vous voulez dire par la ferme? Vous êtes un paquet de nerfs.

Ce gars était à 1 Km. plutôt à 6 km!

Je râlerai tant que je veux ! Vous pensez que je n'ai pas payé ma place.

Eh bien, vous voyez ça ? J'ai payé 1$65 en bon pognon américain.

- Assis. - Assis.

- Son pied était en dehors de la base, et il dit le contraire.

J'ai le droit d'être ici comme tout le monde. Plus que tout le monde, parce que je suis ici tout le temps.

Demandez au placeur. Le premier dès l'ouverture.

- Si le bloqueur avait gardé son... Je veux dire, si le bloqu...

Peut-être que je pourrais vous faire un dessin pour l'expliquer.

- Vas-y, Joe ! - Vas-y, Joe !

- 2 bonnes, 2 dehors. - Vous voulez une cacahuète ?

Merci. Un tour complet les ferait gagner, n'est-ce pas ?

- Sans aucun doute. - Qu'y a-t-il ?

- Vous êtes merveilleuse. - Bien sûr. Vous ne le saviez pas ?

Je vous avais mal jugé . Redites-moi votre nom ?

- Appelez-moi juste Tessie. - Salut, Tessie. Appelez-moi Sammy.

- Vas-y, Joe ! - Vas-y !

Point !

- Eh bien, Nous gagnons. - Non.

- Pourquoi? - Il est éliminé. C'est la fin de la manche.

- Le score est serré ? - Comme un lacet mouillé.

Quelle honte. Nous avons presque gagné. Partons.

- Attendez, la partie n'est pas finie. - Vous disiez neuf manches.

A la fin des neuf manches, en cas d'égalité, ils continuent jusqu'à ce qu'il y ait un vainqueur.

- Quelle heure est-il ? - 4h30.

4h30 ! Ciel, Je ferais mieux de filer. Je suis déjà en retard.

J'avais une répétition à NBC. Restez et finissez. Ça va aller.

- Salut. - Salut, beauté.

- Attendez, Je viens avec vous. - Oh, merci...

Regarde il n'y a pas qu'ici qu'ils vont remettre ça.

D'après les cris. 2ème base.

NBC, et rapidement, s'il vous plaît. 9h00.

Je suis désolé, Je dois... Je pensais... Je cherche Mlle Harding.

- Bienvenue, entrez. - c'est ici chez Mlle Harding ?

Oui. Puis-je avoir votre chapeau ?

- Oh, Je ne sais... Je ne sais p... - Sam.

Je suis contente de votre venue. Qui a gagné ?

- Qui a gagné quoi ? - La partie.

- Les Yanks à la 10ème manche. - Ho super.

Tout le monde à Philadelphie doit-être très heureux.

Vos fleurs.

Merci.

- Des fleurs. - Sam, Vous êtes délicieux.

Est-ce qu'on refait le tour ?

Venez. J'ai toujours des invités après mon émission.

Pourquoi faites-vous une émission? Attendez et parlez-leur ici.

Est-ce qu'ils plaisantent avec leur "da-da-da" ?

Vous ne parlez pas Russe, Ils ne parlent rien d'autre.

Maintenant, voyons. Je me demande avec qui vous allez vous entendre.

Voici Madame Laruga Asseyez-vous là-bas.

- Peut-être ne parlez-vous pas non plus le Slovène. - Non, juste un peu d'Anglais.

Bonjour. Excusez-moi Sam ? Il ne connait personne ici.

Comment Harry s'en est-il sorti avec les douanes, il devait y travailler ?

Rien du tout. J'arrive de chez le Consul et il n'a rien pu faire.

- Il vous a freiné ? - Exactement.

- Pourquoi ne pas fixer de limites à Harry ? - Je viens de voir les autorités mexicaines...

Docteur Livingstone, Je présume.

Oui ?

Oui. Asseyez-vous.

Je suis un peu perdu dans ces grandes assemblées, pas vous ?

Oui.

Ça chauffe pas mal chez vous, n'est-ce pas ?

Oui.

- Vous vous amusez ? - Oui.

Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Je m'appelle Craig.

- Et vous ? - Oh, Oui.

Vous ne parlez pas anglais, n'est-ce pas, Charlie ?

Oui.

Vous avez une drôle d'allure avec cette serviette sur la tête.

- Vous vous en doutez, hein ? - Oui.

- Salut, vieux. - Oui.

Oui.

Oui.

L'erreur est humaine; le pardon divin.

Hé, demande lui si c'est vrai l'histoire sur les orteils de Rudolph Hess', veux-tu ?

Je ne sais pas si nous avons une réservation pour le vol retour.

Juste un moment, s'il vous plaît. Désolé.

Peut-être demain soir ou lundi matin. Merci.

- Je m'appelle Sam Craig. C'est bon. - Voudriez-vous vous assoir ?

Patientez un peu.

Ici Gerald Howe, secrétaire de Mlle Harding.

J'aimerais envoyer un appel vers la Havane à Cuba.

Miss Harding aimerais parler au Señor Batista.

Colonel Fulgencio Batista.

On peut juste parler au Président ! D'accord.

Vous lisez le Chinois ?

Sans problème.

- Vous pouvez y aller. - Merci.

Oui ? Un instant, s'il vous plaît.

Cuba en ligne.

Belle soirée hier soir.

Le baseball aussi.

- Merci pour le... truc. - De rien.

J'aimerais vous parler, Tess.

Allez-y.

Non, non. Il n'y a rien de grave, vous savez.

J'ai pensé que nous pourrions nous assoir quelque part...

...et oublier le reste.

Je pensais pouvoir le faire hier soir...

...mais quand j'ai pénétré au cœur de la Ligue des Nations...

...avec 2 moineaux sous les bras...

C'étaient 2 tourterelles, Sam, et elles étaient très belles.

Comment ont-elles atterri ici ?

Comment diable pensez-vous qu'elles soient arrivées ici ?

Mettez votre chapeau, allons-nous perdre dans le New Jersey.

J'adorerais, Sam. Mais malheureusement!

Je dois parler à une réunion à Riverside Hall cet après-midi.

- Hé, passez me prendre après la réunion. - Très bien. A quelle heure ?

- vers 5h15. Rejoignez-moi dans les coulisses ? - Très bien, 5...

Attendez. Je me demande si j'aurais le temps. J'ai un avion à 6h00.

- un avion ? - Je vais à Washington.

- Washington ? - Sûr. Ça ne vous dérange pas ?

- D'aller à Washington ? - Non, de me prendre à l'aéroport, gros bêta.

- Finalement, où dois-je vous prendre ? - Riverside Hall.

Oui, attendez, s'il vous plaît. Vichy en ligne.

Prenez-le et notez tout. à tout à l'heure.

Allo !

Je peux l'emporter ?

J'aimerais finir les mots croisés.

Mlle Harding, s'il vous plaît? Je suis en retard.

Trop de nous pensent que nos droits se cantonnent à un manteau de fourrures.

Que toute leur vie, elles rêvent d'en avoir un. Et qu'elles finissent par l'avoir.

Je suppose qu'il y a un certain plaisir, que je ne discuterais pas.

Asseyez-vous, Sam. Il y a une chaise.

Je comprends, cependant, je proteste...

...Quand les femmes appliquent le même raisonnement...

...pour des droits que nous avons fin... Finalement conquis... il y a 22 ans.

A présent, nous sommes face à la première étape de nos responsabilités...

...Nous devons assumer ces responsabilités.

Ellen Whitcomb vous a démontré cet après-midi...

...L'obligation que nous avons de prendre fait et cause...

...dans la crise à laquelle le pays est confronté.

Notre devoir n'est pas simplement d'accepter ce qu'elle a dit...

...mais de transformer ses paroles en actes.

Ellen Whitcomb incarne, plus qu'aucune autre...

...les droits des femmes qui se sont battues...

...et les responsabilités que nous devons assumer.

Je la cite, "Tout ce pourquoi nous avons lutté n'est pas uniquement pour l'égalité des droits...

...et une part active dans la politique...

...mais également la grande responsabilité qui accompagne ce privilège.

Aujourd'hui, les femmes du monde entier doivent affronter cette 1ère grande épreuve...

...et montrer qu'elles sont capable d'assumer cette responsabilité.

Notre place n'est pas juste dans un foyer. Elle l'est aussi en première ligne dans cette guerre."

Je ne trouve rien à ajouter à ses paroles .

Il n'y a pas grand-chose à ajouter par quiconque.

Peut-être, suis-je partiale parce que c'est ma tante.

Je ne le pense pas.

Sa vie et son œuvre sont suffisamment éloquentes.

Il y a vingt ans, elle était la plus jeune dirigeante ...

...du mouvement féministe.

Aujourd'hui elle est une force colossale dans la lutte...

...pour préserver et prolonger la démocratie.

Prenons modèle sur elle pour utiliser la liberté gagnée...

...pour défendre la liberté de toutes.

- Eh bien... - Mlle Harding.

Parquez la voiture et retrouvez-nous porte 2.

Ça me fait tout drôle quand Tess m'appelle "tante."

Je me considère pleinement comme sa mère.

Vous voyez, ma sœur est morte quand Tess n'était qu'un bébé.

- Tess a été un bébé un jour ? - Au début.

Elle et son père vivaient en Chine.

J'y suis allée pour m'occuper d'elle. Et de lui.

- Endroit charmant, la Chine. - Oui.

Surtout si vous avez une jeune tante qui enseigne à une jeune nurse chinoise...

...des choses dont elle ignore tout. J'allais oublier...

...les Chiang Kai-shek fêtent un anniversaire. Je dois le dire à Gérald, excusez-moi.

- J'espère n'avoir pas gâché votre journée. - Non, pas du tout.

J'ai échappé à l'ennui de la ville et aux salles de billard.

- Qui a-t-il, Sam ? - Rien.

- Sûr ? - Eh bien, Je ne vous comprends pas en partie.

Qu'essayez-vous de me montrer ? Que fais-je ici?

- Eh bien, Sam... - Cerbère aurait pu vous conduire .

Qu'aviez-vous à me dire ?

J'ai pensé que vous aimeriez m'embrasser.

L'avion nous attend.

Au revoir, Gérald. A lundi ?

- Quelle heure ? - Je vous envoie un télex ?

Oui, mais "Vous" le faites. Pas le petit caporal !

Au revoir.

Pourrais-je vous déposer quelque part, Mlle Whitcomb ?

Laissez tomber le "Mlle Whitcomb." ça sonne comme un reproche.

c'en est un, aux types qui ne voient pas clair.

Juste pour mémoire, Sam, ça n'a pas été si passionnant.

Il n'y en a qu'un qui aurait dû parler, mais il n'a rien dit.

Les autres l'ont fait et ils auraient dû se taire.

- On peut passer par mon hôtel ? - Allons-y. Lequel est-ce ?

- Je vous avertis. Je vais parler à vous fatiguer les oreilles . - Ça va aller.

Qu'est-ce que vous essayez de faire, Sam ?

Peut-être rien du tout.

Vous aimez votre travail, n'est-ce pas ?

Tout à fait.

Je ne sais pas pourquoi, peut-être, que j'aime les gens.

J'aime les rencontrer et écrire sur eux.

Des gens simples, qui, j'imagine font de moi un type simple.

Ce qui fait de vous un type de valeur, Sam.

Non pas parce que vous signez des articles , mais parce que vous avez un cœur...

...un travail que vous aimez et un avenir.

Vous êtes juste un être humain normal, Sam.

Vivez votre vie d'être humain normal.

C'est parfait. Comment allez-vous vous y prendre pour arranger ça ?

Vous voulez dire, Comment allez-vous vous y prendre pour arranger ça ?

Ouais.

Eh bien, épousez la fille.

D'accord, Je vais le faire.

Il sort et commence à m'asticoter avec des légers gauches.

J'encaisse, tu vois ? J'attends l'ouverture pour armer mon droit...

...mais il ne sort pas. Premier round, j'encaisse.

Deuxième round...

- Salut, Sammy. - Salut, Pinkie. L'arrière-salle est vide ?

Eh bien, si elle ne l'est pas, Je la libèrerais.

Deux scotchs, sur le compte de la maison !

Vous allez aimer cet endroit.

Tess Harding, Pinkie Peters.

Il m'a dit qui vous êtes. Vous écrivez dans le journal de Sammy.

Je lis toujours vos articles.

Je ne les comprends pas, mais je les lis.

- Est ce que ça vient de la bouteille de droite ?- Le meilleur que nous avons, monsieur.

OK, Ne leur donnez pas de la bibine.

Non. Non, monsieur.

Bien...

...Que puis-je faire pour vous?

Evite-nous ton combat contre Braddock.

Bien sûr.

Le combat contre Carnera, alors ?

Non. Un autre scotch, peut-être.

Bonne idée.

- Donne-moi un double. - Moi aussi.

Sûr.

Bien, nous sommes seuls. Parlez.

Avez-vous quelque chose de particulier à dire ?

Oui, oui. Vous.

J'aimerais savoir ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas...

...et qu'est-ce que ça fait d'être vous.

Je le vis très bien. depuis toujours.

J'aime en savoir plus sur ce qui se passe, comme beaucoup de gens.

- et leur dire. - Oui, et leur dire.

Merci, Joe.

Ils sont chargés.

Je ne sais pas.

Eh bien, je veux juste dire que si vous n'êtes pas habituée.

Oh, ne vous en faites pas pour moi.

En tant que fille de diplomate, J'ai fait des concours de boisson avec un tas de gens.

Des réfugiés ou des espions internationaux.

Et je pense que je n'ai jamais roulé sous la table.

Vous me rappelez mon année à l'université. Nous pariions à ce sujet.

Nous faisions des concours. Gamineries !

J'imagine.

Des bêtises.

Bien des gens font l'erreur...

...de rapprocher Pareto et Spengler...

...parce que tous les deux pensent que la démocratie est morte, alors qu'en réalité...

...Spengler est le philosophe du fascisme.

Ou... Non, c'est faux.

C'est Pareto.

Alors que Spengler... Bon, en ce moment, ils le sont tous les deux.

C'est ça, du moins, à la base.

Eh bien, ça revient au même.

Etiez-vous là, à la fin ? à Madrid, je veux dire.

Après je suis revenue, J'ai écrit une série d'articles...

...qui finalement se sont transformés en une rubrique régulière.

Et j'ai vécu heureuse après.

Viviez-vous heureuse avant ?

Que voulez-vous dire?

Eh bien, j'aimerais connaître la petite histoire, avant l'Histoire.

Comment a grandi la fille sans pays.

Elle a grandi par commande à distance.

J'ai lu la Case de l'Oncle Tom en Argentine et...

En Argentine.

En Argentine.

Et j'ai lu Huckleberry Finn quelque part sur le Yangtze.

- Ça ressemblait au Mississippi ? - Je n'ai jamais vu le Mississippi.

Puis j'ai grandi, et j'ai fait mes études en Suisse...

...et à Leipzig à la Sorbonne, j'étais très occupée...

...puis mon père a voulu rentrer. alors j'ai décidé de le suivre.

Je ne parle pas de ce jour. Je ne parle pas de ce jour.

J'étais là le jour où vous êtes revenue. C'était au match de baseball.

- J'ai aimé. - Pour sûr.

Aimé d'être avec les gens plutôt que de parler d'eux, n'est-ce pas ?

Je voulais faire quelque chose avec vous.

Avec moi ? Vraiment ? Pourquoi ?

- Voyons, Sam... - Je vois.

Que voyez-vous ?

- Juste là ? - Juste là.

Une petite fille que j'ai traîné au baseball, nommée Tessie.

Je vous reconnais grâce aux tâches de rousseur sur votre nez.

Vous êtes le premier à parler de ça depuis que j'ai 12 ans.

Ça vous dérange ? Le problème c'est que vous ne les voyez pas en temps normal.

Peut-être les faites-vous ressortir.

Voyons, Tess...

Je vois...

...Sam.

Vous feriez mieux de me ramener à la maison.

Vous ne préféreriez pas prendre un peu l'air ?

On attaquait le 14ème round, tu vois.

Je sors, sautillant et esquivant. Je suis frais comme une rose.

Je lui envoie des gauches et un droit sec et puis...

On est bien.

Mieux que bien.

Tess.

- J'ai quelque chose sur le cœur. - Je suis trop lourde ?

Non.

Alors quoi ?

Je vous aime.

- C'est vrai ? - Absolument.

C'est gentil.

Même quand je suis sobre ?

Même quand vous êtes étincelante.

On est arrivé !

Sans blague !

Dites, Dois-je attendre ?

Pourquoi ne pas le laisser partir. Vous prendrez un autre taxi.

Laissez tomber votre chapeau n'importe où !

C'est pas trop moche quand c'est vide.

Vous savez quoi ?

Non, quoi ?

Si on buvait un bon verre de lait glacé ?

- Je pense que c'est une bonne idée. - Je reviens très vite.

- Vous aimez ? - Très beau.

Un peu trop haut à atteindre.

Moi non.

Asseyons-nous, Sam.

Je ne veux pas rester très longtemps.

Je me sens si heureuse et détendue. Pas vous ?

Non.

Sam, Vous êtes un paquet de nerfs.

Je pense qu'il se fait tard, maintenant.

Non, c'est faux.

Soit, c'est faux.

Je ferais mieux d'aller chercher le lait.

Lilly Dache !

Eh bien, Sam !

Juste un vieux chapeau remis en forme.

Votre chapeau Pourquoi si vite ?

- Mlle Harding est dans la salle des télex. - La salle des télex ?

Le Dr Lubbeck s'est échappé, et personne ne sait où il se trouve.

Qui est-ce ?

Mladen Lubbeck, l'homme d'état Yougoslave.

Mlle Harding le connait bien. Elle s'inquiète de savoir s'il a réussi à fuir.

Oh, Oui. Oui, bien sûr.

- Vous l'avez retrouvé ? - U.P. le localise à Moscou...

...et A.P. à Lisbonne, les deux au même...

Salut.

Savez-vous qu'on pourrait dire de vous que vos manières laissent un peu à désirer ?

Voyez-vous, Tess...

Il y a une chose que j'aimerais que vous compreniez.

Avec une autre femme je serais resté la nuit dernière.

C'est le plus beau compliment que je n'ai jamais eu.

Tess, comprenez-vous ce que je veux dire ?

Je veux vous épouser.

Du nouveau ?

- Plein. - Super.

- Vous êtes sûr ? - Oui !

Et vous ?

Je m'étais toujours juré que non.

L'effrayante idée de m'attacher.

Pourtant il y a une chose à laquelle je n'ai pas pensé.

Laquelle ?

Toi, Sam.

Oui, Maman.

Oh, mais, Maman, Elle est assez bien pour moi.

Maintenant, écoute, Maman, Je t'écrirai tout demain.

Cette longue distance va me coûter une semaine de salaire.

Quoi ?

Oh, mais, Maman, on ne demande pas ce genre de choses aux jeunes filles !

Je ne dis pas que ce n'est pas important, J'ai juste dit...

Oui, d'accord. Je te dirai si c'est une bonne cuisinière, oui.

Je te câblerai bientôt la date du mariage.

D'accord, ma chérie. Au revoir.

Quand allons nous...?

- Mackinock. - Mackinock.

- Mackinock. - En Caroline du Sud, l'endroit...

...idéal. Pas d'attente. Très pratique pour votre père.

Il faut que ça convienne à trois personnes.

- Toi ? - Papa, Tante Ellen et moi.

Elle est à Minneapolis Jeudi. Pour demain.

- Est ce que ça vous convient ? - Je ne peux pas. je suis occupé.

5h00 semble être la bonne heure. Une demie heure pour la formalité.

Vous pouvez revenir pour rencontrer le Dr Lubbeck, s'il arrive.

Faisons comme ça. Envoyez les télex, Gérald. Ça te va, chéri ?

- Eh bien, devons-nous faire ça si vite ? - Tu ne veux pas ?

Si,si, mais c'est trop important pour se précipiter.

Je ne sais pas, J'ai toujours attendu avec impatience le jour de mon mariage.

Je voulais faire ça bien, comme tout le monde.

Je pensais porter le pantalon rayé juste pour la cérémonie.

Je ne pensais pas que tu voulais te marier dans l'urgence.

Ce sera bien !

Le voilà.

Papa !

Tu es très belle.

- Tu es en retard à mon mariage ! - Je ne pouvais pas virer le président.

- Depuis quand est-il plus important que moi ? - Depuis 1789.

Excusez-moi, M. Harding, mais nous avons seulement 10 minutes.

12. bonjour, Ellen.

- Où est l'agneau du sacrifice ? - Il est là. Sam, Papa.

- Avez-vous besoin de moi pour le retour ? - Oui, Vous feriez mieux d'attendre.

Oui, monsieur.

- Sam. - Papa.

Vous me hantez depuis hier.

- Eh bien, vous depuis des années. - Vraiment.

Je pense qu'on peut arrêter de s'inquiéter tous les deux.

En vertu des pouvoir qui me sont conférés dans l'état de Caroline du Sud...

...Je vous déclare mari et femme.

Vous pouvez embrasser la mariée.

Oui, Je sais.

Puis-je, Mme. Craig ?

Hé.

- Eh bien, Papa, Il faudra vous-y faire. - C'est un plaisir, Sam.

J'ai apporté du vin pour le toast.

Mlle Harding... Je veux dire, Mme Craig. Un appel de New York en attente.

- Je n'ai pas voulu interrompre. - C'est Gérald. Excusez-moi.

- Un toast pour la mariée... - M. Harding, nous devons nous hâter.

- Dix minutes passent vite. - Pouvez-vous me déposer. Eleanor m'attend.

Si vous pouvez partir tout de suite. Je suis désolé pour la précipitation...

...mon vieux, mais vous savez... - Les mariés devront être seuls de toute façon.

Maintenant, attendez... Juste une minute, Gérald.

Au revoir. Merci d'être venus. Au revoir, au re...

Je ne pars pas. Je reste.

Maintenant, écoutez, Gérald.

Nous devrions pouvoir partir d'ici, dans une demi-heure.

Je ne sais pas, Je suppose aux alentours de 10h ou 11h00.

Non. bien... venez nous chercher. Nous irons directement à l'appartement.

Non, Je les veux ce soir. Si ça se savait, Je...

Eh bien, j'ai bien peur que ce soit sans espoir.

Mon Dieu, Mlle Harding, Vous avez eu un accident ?

Honte à vous ! Est-ce une façon de parler du mariage.

- Des appels ? - Oui, Mlle Harding...

- Non, nous sommes mariés, Alma. - Oh, Mme Harding.

- Non, Mme Craig. - Bien ?

- J'ai posé tous les messages sur le bureau. - Merci. Apportez les bagages.

Je vais le faire.

Oh, M. Craig, si je peux être utile à quelque chose...

- Merci. Je ne veux pas être une gêne. - Je sais. Mlle Harding me l'a dit.

Il n'a pas pu le faire. Je pensais qu'il avait pris le vol de Lisbonne, mais .

- Son nom n'est pas sur la liste des passagers. - Bien.

- Sam. - Ce soir, Je ne peux pas imaginer...

...tant d'enthousiasme pour quelqu'un qui a loupé son vol.

Je suis désolée, chéri. C'est juste la force de l'habitude.

Pourrais-tu t'intéresser à d'autres nouvelles habitudes ?

Alma, vous devez apprendre à être plus prévenante.

Oui, Mlle... Madame.

- Ces sacs... - Laissez-les là.

Bien, Je crois comprendre que c'est mon boudoir ce soir.

Où allons-nous habiter ? Pourquoi pas près du fleuve.

Près du fleuve ? Tu veux dire déménager ?

- Sam, J'ai pensé, en attendant... - Tu as pensé à quoi ? Tess...

...tu ne penses pas que je vais passer... - J'ai un bail, et tout est planifié.

Tout le monde connaît mon adresse et mon numéro de téléphone.

- Tu vois dans quel pétrin je serai ? - Oui, mais j'ai l'impression d'être l'invité.

Non, jamais.

S'il vous plaît ne touchez à rien sur le bureau, M. Craig.

Je ne toucherai à rien sur le bureau.

- Elle n'aime pas que les choses soient dispersées. - Je n'égarerai rien, Alma.

Alma.

Dr Lubbeck. Entrez.

Ils me protègent de la Gestapo. Je dois voir Mlle Harding.

Où est-elle?

Non, vous ne pouvez pas, Alma. Non, vous ne pouvez pas.

Elle est partie se coucher.

- Pouvez-vous attendre demain ? - Pas une minute.

Bien. Alors...

Venez.

Entrezzz...

Seigneur, Marie, Joseph !

- Dr Lubbeck. - Oui.

Il a insisté.

Tess.

Ouahhh !

Sam. Le Dr Lubbeck.

- Dr Lubbeck, voici mon mari. Sam... - Craig.

Il l'a fait.

Il a un grand sens de l'à propos.

- S'il vous plaît, venez. Joignez-vous à nous. - Je ne voudrais pas gêner.

Non, pas du tout, non.

Le Dr Lubbeck est venu me voir en premier. Une merveilleuse opportunité.

Les premiers tuyaux sur la débâcle aux Balkans.

Il me parle de l'infiltration nazi. N'est-ce pas palpitant ?

J'en ai la chair de poule.

C'est le consul de Yougoslavie. Le Dr Lubbeck les a contactés.

Allô. Allô, Pinkie ? Sam. Salut, Pinkie.

Eh bien, nous avons une petite sauterie. Que fais-tu ?

Pourquoi ne viendrais-tu pas nous rejoindre ?

Oui. Oui. 851, 5ème Avenue, appartement A.

Ouais, écrit-le pour ne pas oublier. Bien sûr, amène Flo aussi.

Amène toute la bande, Pinkie.

- Regardez, belle baraque ! - venez les gars!

- Non, vous ne pouvez pas. - mais si je peux !

Pinkie !

Pinkie. Je suis si heureux de te voir, Pinkie. Salut, Flo.

Je veux vous présenter un distingué gentleman...

...d'Europe. Dr Lubbeck, Pinkie Peters.

Enchanté, toubib !

Tout le monde doit rencontrer le Dr Lubbeck et ses amis.

Le Dr Lubbeck est un grand amateur de boxe. Je voulais lui raconter ton combat contre Braddock...

...mais je ne raconte pas aussi bien que toi. - Avec plaisir !

Hé, Punchy !

Viens ici. Tu fais Braddock.

- Prenez soin de ça, voulez-vous ? - Ne l'écoutez pas. Il va vous rendre zinzin.

La ferme, chérie , veux-tu ? Très bien, en place.

Maintenant, ce mec Braddock, un très fin boxeur...

...commence à m'asticoter avec de légers gauches.

D'accord, vas-y, attaque ! J'encaisse, vous voyez ?

J'attends l'ouverture avec mon droit armé. 1er round, j'encaisse.

2ème round, j'encaisse. 3ème round, j'encaisse.

Je le chope dans le coin, feinte avec mon gauche, il baisse sa garde...

Qu'est-ce que t'essayes de faire, saboter mon histoire ?

Allez, debout, andouille. Braddock n'est tombé qu'au 7ème !

Je lui en remet une !

Très bien, debout, lève-toi.

Il est groggy, Il s'accroche aux cordes. Je lui envoie un droit terrible, et :

Il m'en colle trois de suite.

- Tu vires les tiens, je vire les miens. - Très bien, comment ?

- Eh bien, si...? - Ecoute, Sammy?

Je te l'avais dit, il ne faut pas le faire démarrer. Il perd la tête avec son histoire.

Salut.

Dis, Sammy. Chez qui on est ? Je ne veux pas être indiscrète, mais...

...Je m'y perds. - C'est notre taudis. vois-tu, Tess est ma femme.

C'est pas vrai ! C'est merveilleux !

Oh, ne vous fâchez pas, Mme. Craig. Je suis si heureuse. Depuis quand ?

- Aujourd'hui. - Qui aurait pensé ça de toi...?

Ça ne va pas, vous deux ?

Vous ne voudriez pas être seuls ?

Laissez faire la petite Flo.

Viens, Pinkie. On fiche le camp !

- Je ne l'ai pas encore mis K.O. - Tu le mettras K.O. plus tard.

- Tous chez Pinkie ! - Pourquoi ?

- Silence, ou tu vas dérouiller! - d'accord, d'accord.

- Très bien, alors. Venez, grand-père. - Venez, toubib, allons chez moi.

Qu'est-ce qui se passe ?

Venez, venez, on doit y aller.

- On dirait Krakowitz encore . - Non, c'est le 17, Donato.

Le ballon est porté par Donato, Plaqué par Loomis et Fry. 1er tombé...

C'est dingue.

Il me semblait que c'était Donato par la façon dont il lève les genoux.

On se déplace à droite.

on accélère avant la fin. Murphy porte le ballon.

Il tourne pour éliminer, essaie de trouver une ouverture, perd son...

- 15 secondes. - Ils ont encore le temps pour une passe .

- Ils n'ont pas aligné 2 passes. - Trop tard pour un temps mort.

Trop tard pour faire quelque chose.

L'équipe renverse à droite . Un changement et un ballon...

... derrière la mêlée. Ça doit-être le jeu qui veut ça.

Il se dirige vers la ligne de touche. Il chute en dehors des limites.

Et c'est le coup de sifflet final.

Voilà des mots éternels.

- des mots glacés. - On prend un taxi pour le Blackstone.

Allons-y à pied. nous perdrons un discours et gagnerons à boire.

- Tu te souviens des steaks l'an passé ? - Ouais, mais je rentre à la maison.

Tu es fou ? On est samedi soir, même à Chicago.

Un jour dans un train, c'est long même le dimanche.

Tu te trompes. Je suis un homme marié, J'aime ma femme et les enfants...

...mais les steaks et la bière sont gratuits ! - Les premiers mois du mariage...

...il agit comme si ça allait être les derniers.

La conférence d'hier mérite un...

Bonjour, Papa.

Même dans une période riche en évènements d'importance...

...cette conférence est une référence majeure.

Je suis à toi dans 2 minutes. J'ai un paragraphe à finir.

- "est une référence majeure." - Les droits de douane ont toujours été...

- Un cheveu dans la soupe. - Un hic de notre politique étrangère.

- Est-ce qu'elle est là ? J'ai faim. - Je lui ai donné son week-end.

En temps normal, les conflits internes pour des intérêts financiers personnels...

...sont malheureux. en temps de crise, ils peuvent être fatals.

Maintenant que le problème de la viande de bœuf...Maintenant que ce problème est résolu...

...Nous espérons que les autres boucheries qui contrecarrent l'unité de la nation.

- Le TIME a utilisé le même gag la semaine dernière. - Tu es mignon.

Aussi nous pouvons envisager avec grande confiance les sombres...

Avec grande confiance les sombres mois à venir.

C'est tout, Gérald.

Regarde !

Tu ne remarques rien ?

Si, tu as ton chapeau.

- C'est un nouveau chapeau. - Oh, je l'adore.

J'espérais que tu le remarquerais. J'en avais envie depuis longtemps.

J'ai dit que je l'aimais. Il est très beau. Je suis ravie que tu l'aies acheté.

Je suis à toi dans deux minutes.

Désolé, tu ne l'aimes pas.

J'ai dit que je l'aimais.

Excusez-moi M. Craig. Mlle Harding aimerait goûter à vos œufs.

Très bien.

Elle a dit que j'y goûterais aussi si j'avais faim.

C'est le cas.

Allo. Oui.

Señor Armato ? Un instant.

- Tess, Señor Armato. - Je ne veux pas lui parler. C'est un boulet.

Elle ne veut pas vous parler. Vous êtes un boulet.

- Ce sera tout, Gérald. - Très bien, Mlle Harding. Merci.

- Au revoir. Au revoir, M. Craig. - Ouais.

Eh bien ?

Et ce match ?

- Tu n'as pas lu mon article ? - Je vais le faire, mais j'étais débordée.

Je peux te dire. C'est très bien que ton travail te permette de prendre l'air.

Pourquoi, ne me raconterais-tu pas tout ? Qui a gagné ?

- Match nul, 13-13. - Il n'y a pas eu de prolongation...

...ou autre chose ? - Au football, la partie est terminée...

...quand c'est la fin, qu'importe le score.

Notre Dame a utilisé une nouvelle stratégie.

- Vraiment ? - Leur ligne s'étale sur toute la largeur.

Chacun des arrières est à découvert.

Tu t'imagines qu'il va y avoir une passe, tu attends, mais l'approche...

Mon Dieu, ça devait-être passionnant. Quoi d'autre?

Qu'est-ce que tu voudrais savoir ?

- Qu'as-tu fait après le match ? - Je suis allé à la gare.

C'est là que j'ai acheté mon nouveau chapeau. Il y a un chapelier.

- C'est le meilleur de Chicago. - Chicago ?

J'ai eu un pressentiment. C'est vraiment marrant.

- Qu'est-ce qui est marrant ? - J'étais à Chicago hier.

- Je ne comprends pas. - Une conférence. Le gouvernement...

...a organisé une réunion. J'ai pris l'avion. - A quelle heure ?

- 1h00. - Ça a duré combien de temps ?

- J'ai fini vers 5h45. - j'étais libre à 5h30.

- Nous aurions pu rentrer ensemble. - Ça ne m'est pas venu à l'esprit.

- Ça aurait été bien... - Pourquoi n'y as-tu pas pensé? J'y aurais pensé moi.

Je ne sais pas pourquoi tu en fais tout un plat. Comment aurais-je pu te parler ?

- En appelant la tribune de presse du stade. - Je ne savais pas.

- Toute une histoire pour rien. - Ce n'est pas que nous aurions pu...

...c'est que tu n'y a pas pensé.

- Qu'en sais-tu ? - Tu viens juste de le dire.

Eh bien, d'accord.

Hier, je n'étais pas assez empressée d'être avec toi.

Nous sommes quittes.

Comment ça ?

Parce qu'...

...aujourd'hui c'est toi qui n'est pas assez empressé d'être avec moi

Si tu l'étais, tu ne gaspillerais pas tout ce temps à discuter.

- Ils vont faire rentrer Red ? - C'est super.

C'est un grand honneur, d'être sur le banc des joueurs.

Vous devez être un homme influent, Sam.

Hé, Je pense que je ne pourrais pas avoir ce privilège sans vous ?

Où suis-je passé vous prendre ce matin ? Au bureau du Secrétaire d'Etat ?

- Oui. Pourquoi ? - Je suis un homme influent.

- A quel poste jouez-vous? - Plaqueur.

- Non, dans quelle université êtes-vous allé ? - J'en ai fait plein.

Vous en voulez ?

Merci.

Le mieux que je puisse trouver.

- La photo et le gendre. - Merci.

Goutez ce nectar !

C'est ça le truc, ça vient de la valise diplomatique ?

Ça dissout l'aspirine en un rien de temps.

Merci.

Savez-vous quand j'ai réalisé que vous étiez l'homme idéal pour ma fille ?

- Non, quand ? - quand vous avez demandé sa main.

Je pense que quiconque a le courage de lui proposer d'être son mari

Un privilège, je m'empresse d'ajouter, que j'estime à sa juste valeur.

- C'est un honneur. - Vous êtes aussi l'homme...

...qui me fait sentir le poids des ans.

- Pourquoi ? - Rien ne vous fait plus sentir votre âge...

...que d'avoir le sentiment d'être seul

- Rien ne vous empêche de voir Tess. - Oh, ce n'est pas ça.

Il est arrivé qu'elle fût loin, mais où qu'elle fût...

...elle était ma fille.

Maintenant, c'est votre femme. C'est pourquoi j'admire votre courage.

J'ai connu une femme qui était un cas désespéré comme Tess.

Si une chose pareille est possible.

Ellen ?

C'était facile à deviner. Qu'est-il arrivé ?

Rien n'est arrivé. C'est ça le problème. Je ne sais pas.

C'est juste que le bon moment n'est jamais venu.

Quinze ans de moments inappropriés.

Quinze ans d'hésitations à l'inverse de vous.

Aucun moment de courage ne s'est présenté.

Vous n'avez pas raté votre vie tant que ça.

Eh bien, pour être franc. Je reviens ici.

parce que je n'ai aucune excuse à fournir.

Mais vous, vous rentrez pour quelqu'un. Quelqu'un à qui parler, avec qui vivre.

- Avec qui partager son travail, ses idées. - Oui.

A moins d'avoir oublié, vous ne pouvez pas sous-estimer combien il est important.

Que l'autre personne partage vos préoccupations.

Ouais, ça ne fonctionne pas toujours si bien !

Sam, heureusement que vous n'êtes pas un représentant. Vous mourriez de faim !

A votre bonheur éternel à tous les deux, Sam.

A notre bonheur éternel à tous les deux !

- Qui a-t-il, quelqu'un de malade ? - Juste une femme qui attend son mari...

Chéri, tu dois-être fatigué. Hop au lit ! Je te sers quelque chose à boire ?

- Je n'ai pas soif. - Ça aide à mieux dormir.

Bonjour !

Je pense que j'ai trop dormi. Alma a oublié de me réveiller.

Tu n'as pas à t'inquiéter jusqu'à cet après-midi. J'ai appelé ton bureau.

Reste au lit. c'est idiot de se lever si ce n'est pas nécessaire.

Tess, Qu'est-ce qui se passe ?

Petit-déjeuner.

Très bien, dis-moi tout !

Eh bien...

En fait, il y a quelque chose dont j'aimerais te parler.

Je m'en doute. Qui a-t-il ?

- Chéri ? - Quoi ?

Es-tu...

...entièrement...

...content à notre sujet ?

Qu'est-ce que tu entends par content ?

Je veux dire, est-ce que tu penses qu'il...

...y a peut-être une raison à nos accrochages récents ?

Peut-être.

Crois-tu...

...peut-être parce qu'...

...il y a seulement nous deux ?

Quoi ?

Que penserais-tu d'avoir un enfant ?

Tess.

Tess, Est-ce là que tu voulais en venir...?

Me croirais-tu hostile à cette idée ?

J'ai pensé qu'il était préférable de te mettre dans de bonnes conditions.

Me mettre dans de bonnes conditions... Moi?

Le plus tôt sera le mieux.

C'est déjà fait.

C'est déjà fait ! Eh bien...

- Eh bien, tu devrais t'allonger. aller... - Je vais bien, Sam.

Tess, mais tu devrais faire attention.

Je vais faire venir maman dans l'Est.

Elle marcherait depuis le Wisconsin pour cette occasion. Qu'a dit le docteur ?

- Je ne l'ai pas vu. - Tu dois voir le docteur.

tu dois t'allonger, Tu sais...

Tess, j'espère que c'est un garçon.

- Oh, tu es merveilleuse... - C'est un garçon.

C'est un garçon ? quoi...? oui, comment...? qui...?

C'est... C'est un réfugié.

Un petit réfugié Grec.

A nous.

Il y a 2 semaines, Ils m'ont offert la présidence du comité Grec des réfugiés.

J'ai accepté sans penser plus loin.

Pendant ton absence, ils se sont réunis.

Et un idiot a suggéré que je devais prendre le 1er, aussi je l'ai fait.

Il pense que tu ne l'aimes pas.

- Quel est son prénom ? - Chris.

Sam, Il est déjà allé à 2 matches de base-ball depuis qu'il est à New-York...

...et il a adoré. Vous pourrez en discuter à loisir.

Quand il parlera un petit peu anglais.

Salut, Chris.

Pourrions-nous le confier à Alma ?

- J'aimerais te parler. - Il ne comprend pas.

Il semble avoir une bonne intuition.

Je ne voudrais pas qu'il me sente hostile...

...à son encontre. - Très bien.

- Nous ne pouvons pas garder ce garçon. - Tu as dit que tu voulais un enfant.

J'ai pensé que tu parlais d'un enfant à nous.

Chéri, tu sais que c'est peu réaliste. Comment pourrais-je avoir un bébé ?

- Comment pourrais-tu avoir un bébé ? - Je n'ai pas dit que nous n'en aurons jamais.

Je ne vois pas le rapport avec Chris. c'est une décision humanitaire.

Si nous avions un enfant, il deviendrait une bénédiction pour la famille.

mais en remplacement, jamais.

De plus, nous n'avons pas de maison où il serait heureux.

Sam, Nous ne pouvons pas renvoyer cet enfant. J'aurais l'air complètement idiote.

Qui plus est, ce n'est pas une question d'orgueil. Je veux aider.

Je sais, tu es généreuse. Tu es généreuse dans toutes tes actions.

Si tu pouvais épargner 10% de cet entrain...

...envers le vaste monde pour notre foyer...

Allo.

C'est Gérald. Il dit qu'il y a quelque chose d'important sur le Télétype...

...six ou sept messages. - J'y vais.

Oui, je la préviens.

Oui, je vais lui dire que c'est important.

Sam, regarde.

"Tess Harding nommée Femme de l'année"

Opératrice, j'aimerais parler à Mlle Ellen Whitcomb à New Milford, Connecticut.

Ici Mlle Harding, à Atwater 9-0599.

Oui. Rappelez-moi, s'il vous plaît ? Merci.

Allo. Papa ! J'allais juste t'appeler.

Eh bien, Je ne sais pas, c'est tellement inattendu. je...

Oui. Ils préparent une médaille au banquet...

...dans huit jours.

Tu viendras ? Oh, c'est merveilleux !

Oui, Je suis sûre qu'elle viendra.

Eh bien, Je ne lui est pas encore parlé. Je le fais tout de suite.

Je ne peux pas attendre pour lui annoncer.

Merci, chéri.

d'accord, je te verrais là-bas. Au revoir !

As-tu voté pour moi, Sam ?

Allo.

Ellen, Tess.

La plus belle chose que je n'ai jamais eue, vient juste d'arriver.

Chéri.

Suis-je un mari digne de "La Femme de l'Année" ?

Tu es parfait.

J'espère avoir le temps d'aller dire bonjour à Chris, hein ?

Je ne suis jamais allé dans un banquet féminin.

Est-ce que la nourriture est meilleure que chez les hommes ?

Du poulet au lieu de steak, Mais on a le droit à un prix en plus.

Elles ne vont pas me demander de faire un discours, n'est-ce pas ?

Je ne vois pas pourquoi.

Hello, Chris.

- Hello. - Bravo, Chris !

Bientôt, tu parleras l'anglais couramment.

Tu en as de beaux jouets !

Il te manque une aire de base-ball et...

...un terrain de football, une cour de récréation et...

...huit copains, et tu seras paré.

Chris, peut-être que demain, nous irons au zoo

On prendra des cacahuètes pour les éléphants.

Ouais, on en prendra aussi pour nous, hein, Chris ? Bonne nuit.

- Comment me trouves-tu ? - Très belle.

Il en a des jouets dans sa chambre !

Sam, Ellen est en bas.

Il est 8h00. Ils penseront que j'essaie de faire une entrée en scène.

Qu'as-tu planifié ? Surgir du sol ?

- C'est toi qui a apporté tous ces jouets ? - Non, Gérald. Il s'amusait ?

Il jouait une partie de tennis avec lui-même.

Je le gâterai, demain.

Alma ne peut pas être toujours présente pour cet enfant.

Où est Alma ?

Elle va au banquet. elle a gagné ce droit en assumant ses responsabilités.

- Au banquet ? - Tout ira bien, il est assez grand.

Nous rentrerons à minuit.

- Il peut pleurer pendant 4 heures ! - Le liftier s'en occupera.

- Ouais, Ils parlent tous Grec ! - Sam, nous devons y aller. Ellen nous attend.

- Vas-y. Je vais attendre qu'il s'endorme. - Sam, ne soit pas idiot.

Tu ne veux, simplement, pas venir en jouant la fibre paternelle.

Je ne joue à rien du tout. Nous avons accepté cette responsabilité.

- Que vais-je leur dire ? - Que je pouponne à la maison.

C'est ton problème. Dis-leur que j'ai quelque chose d'important à faire.

Qui croira que tu as quelque chose qui soit plus important que...?

C'est trop bête que je ne couvre pas ce dîner ce soir...

...parce que j'aurais un scoop vraiment intéressant.

"La Femme de L'Année, n'en est pas une."

Désolée.

Tu viens ?

Chris, allons-nous en.

Nous essayons de ne pas être trop sévères avec eux.

Ils sont si espiègles.

Je suppose que vous êtes intéressé.

- Nous avons une liste d'attente... - vous ne comprenez pas.

- J'en ramène un. - Un de nos enfants ?

Oui, oui. il s'appelle Chris. il vient juste de grimper en courant.

à la rencontre d'un ami.

Ma femme l'a amené à la maison sans m'en avoir parlé avant.

Vous n'aimez pas cet enfant ?

Oh, si. Le garçon n'a rien à voir, je n'aime pas l'idée.

C'est une grande responsabilité qui bouleverse notre foyer.

Je vois. Veuillez entrer ?

N'oubliez pas qu'Adolf Hitler...

- Vous vous appelez ? - Craig. Sam Craig.

affiche une préférence pathétique envers le nombre de ses enfants mâles...

... offerts à l'Etat qui les utilise.

Ce contraste accroît notre fierté qui nous permet, maintenant...

... de décerner cette médaille à la Femme de l'Année.

Quoi, Ne seriez-vous pas...?

- Si. -Qui symbolise si magistralement...

... la vie si pleine et épanouie...

... à la gloire de l'émancipation de la femme...

...dans ce pays.

Notre invitée de marque :

Tess Harding.

Sam ne devrait pas tarder.

En l'attendant, laissez-nous prendre des photos de vous au travail !

Oui, nous avons besoin de matière première.

Je travaille rarement vêtue de la sorte. Je vais me changer. Je reviens.

La voilà ! Où travaillez-vous ?

Clayton veut dire vous et Sam.

Je travaille ici. Si vous ne pouvez pas me prendre avec mon mari...

...s'il revient trop tard, vous pouvez toujours me prendre avec mon... Attendez !

- Vous disiez, Mlle Harding. - Une photo de vous avec qui ?

Avec ma machine à écrire. Ça pourrait-être intéressant.

Ouais, ça pourrait-être une première.

Comité de Soutien des enfants Grecs

Voyez-vous ? Nous avons fait une exception pour vous.

Nous n'apposons sur notre liste que des gens avec des enfants ou qui nous en prennent deux.

- Il y a une famille Greco-Américaine... - Ce que vous dites est juste.

Pourtant j'ai accepté Chris. J'ai l'intention de le garder.

Il n'y a aucun doute que Chris vous est très attaché.

Mais j'ai cru comprendre que M. Craig ne partage pas votre opinion.

- et je sais... - Voudriez-vous le faire descendre ?

- Demain. Il dort. - Je suis sûre qu'il aimerait rentrer.

Très bien.

- Salut, Chris. - Salut.

Nous rentrons à la maison.

Chris.

Oh, je suis sûre qu'il ne le pense pas.

Télégramme.

Viens avec Sam demain soir, ça vous fera du bien. Je t'aime, Ellen

Poste 558, s'il vous plaît.

Allô, Sam.

C'est Tess Harding. Tu te souviens de moi ?

C'est gentil.

Sam...

...Il y a une chose qui vient d'arriver nous concernant.

Ça serait bien si tu pouvais passer une minute ici.

Non, honnêtement, c'est un télégramme.

Vraiment important.

Je descends, Sam.

- Bonjour, M. Craig. - Bonjour, Mlle Harding.

Nous sommes invités.

Dans le Connecticut, demain soir.

J'ai bien peur d'être pris.

- Ce n'est pas drôle toute seule. - Désolé, Je dois couvrir le combat de boxe.

- Quel combat ? - Championnat du Monde.

Ne peux-tu pas laisser tomber, trouver une excuse ?

Non.

C'est très important.

Sans l'être totalement.

Je téléphone à Ellen qu'on y sera demain après-midi.

Ce n'est pas la peine. J'ai une semaine très chargée.

Mais, Sam...

...Ellen ne comprendra pas si je suis seule.

Elle pensera qu'il y a quelque chose de louche.

Au début, peut-être, mais...

...Plus tard, elle verra que c'est sérieux.

Quelle soirée, hier !

Entre autre chose, il semblerait que mes deux hommes m'ont plaquée.

Oh, Chris s'en sortira très bien.

Il avait juste besoin d'un foyer.

Je sais.

Nous sommes d'accord sur ce point.

Nous progressons.

Sam.

Pourquoi ne pas s'assoir et se réconcilier comme des adultes ?

J'ai peur que ça devienne une habitude.

Et nous finirions avec un mariage rapiécé.

Que dois-je faire, juste rejeter tout ce que nous avons vécu...

...quand c'était parfait ?

Tu penses vraiment que ce mariage était parfait ?

Pas toi ?

Je pense que ça n'a été ni...

...parfait ni un mariage.

Je ne comprends pas.

C'est ça le problème.

Je suppose que ça n'a pas servi à grand-chose que je descende.

Tout dépend de ce que tu vas faire après.

Je formulais un espoir que tu m'embrasserais.

J'espérais que tu me le demanderais.

Au revoir.

Harriet.

Salut.

Asa. Je suis si contente de vous voir tous les deux.

Bienvenue, Vous êtes juste à l'heure, Mme. Craig.

A l'heure pour quoi ?

Où est M. Craig ?

Il ne vient pas.

Que se passe-t-il ici ?

- Vous êtes si fébriles tous les deux. - Mlle Ellen est en haut.

Quel est ce mystère ?

- Parfaite, tu es ravissante. - Tess.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Comment vas-tu, chérie ? - Arrête de te dérober. Qui a-t-il ?

Eh bien, il...

...semble qu'un mariage se prépare.

S'il y a une chose à laquelle je n'ai pas la tête, c'est bien un mariage.

- Qui est-ce ? Quelqu'un que je connais ? - Oui, je le pense bien.

C'est moi.

- Avec papa, bien sûr. - Qui d'autre.

C'est merveilleux.

Je suis heureuse de ce que tu me dis.

N'est-ce pas étrange de penser connaître quelqu'un depuis longtemps...

...mais jamais tout à fait... Je pense... - Oui, c'est cela.

Ne pense pas que l'idée nous vient de vous.

- Pourtant, c'est le cas. - Tu ne m'as pas demandé la permission !

Vous, les pères modernes ne respectez rien.

J'étais sûr que tu m'approuverais, et j'espère avoir ta bénédiction.

- Le pasteur est ici ? - Tu penses. Je suis allé le chercher moi-même.

Je suis fichu. Où est Sam ?

Est-il en bas ?

Il travaille. Championnat du monde de boxe.

Mais j'avais besoin de lui pour ma demoiselle d'honneur. Il était son cavalier.

Oh, se marier sans Sam.

Ça serait pire si vous le reportiez !

Le pasteur est prêt, et veut savoir si vous l'êtes aussi.

Vas-y. Je m'occupe de la mariée.

qui ne peut pas épouser mon père en ressemblant à ma tante.

Es-tu surprise ?

Franchement...

...oui.

A dire vrai, je ne t'ai jamais imaginée en épouse de quiconque.

Eh bien, je sais que je ne suis pas une mariée de couverture de magazine, mais...

Non, ce n'est pas ce que je veux dire.

Tu es Ma Femme Du Siècle !

J'ai toujours pensé que tu étais au-dessus du mariage.

Oui, c'est réconfortant à entendre, mais...

...ce n'est pas sain de vivre seule dans ce monde, Tess.

Le succès n'est pas intéressant si tu ne peux pas le partager avec quelqu'un.

Je suis fatiguée de gagner des prix.

Ce sont de piètres réconforts.

Aujourd'hui, je veux être cette récompense.

Dis-moi, Ellen. Il n'y a aucune raison pour vous de prétendre...

...avoir été malheureuse toutes ces années.

Je suis désolée d'avoir dit ça.

Tu ne pourrais pas comprendre ce que j'ai ressenti.

Et aucune raison de t'en soucier.

Aucune chance d'avoir fait le mauvais choix.

Tu as Sam maintenant, tu es encore jeune.

Ils vous attendent, Mlle Ellen.

Allons-y.

Mes biens chers frères...

...nous sommes réunis ici, devant Dieu...

...et en cette assistance...

...pour unir cet homme et cette femme dans la joie du mariage.

qui est un état noble...

...institué par Dieu...

...et en conséquence ne peut être abordé sans réflexion ou légèreté...

...mais avec révérence, discrétion, sobriété...

...et dans la crainte de Dieu.

Vous accomplissez un acte de Foi absolue.

En croyant en l'autre éternellement .

Quand la mariée se donne au marié...

...Qu'il soit pour elle un père, une mère...

...une sœur, un frère...

...et, le plus sacré, un mari.

Quand il se donne à elle...

...que la mariée l'inspire et le soutienne...

...ne fasse qu'un avec lui, durant toutes les épreuves de la vie...

...Qui guideront leurs pas.

Aux grands et petits moments.

Que les joies de l'un soient celles de l'autre.

Et les chagrins de l'un, les chagrins de l'autre.

Si vous souhaitez que la beauté passée illumine votre nouvel état...

...chérissez les visions de votre premier amour.

ne les laissez pas se ternir par la vie quotidienne.

Ne laissez pas s'enfuir votre attachement.

Croyez en un idéal.

Vous l'avez déjà vu.

Il subsistera.

C'est la seule vérité.

William...

...veux-tu cette femme pour épouse...

...afin de vivre ensemble selon la loi sacrée du mariage ?

Hé. Pourriez-vous ouvrir la porte de mon appartement ?

Votre appartement ?

- Je suis Mme Craig. - M. Craig est marié ?

A l'évidence. J'étais en ville. Il est parti pendant mon absence.

Essayons !

Au revoir.

Le livre de cuisine de la ménagère

Pour Tess de la part de Maman Craig avec mon amour. J'ai coché les plats favoris de Sam

GAUFFRES : Un de ses plats préférés

2 tasses de farine, 4 cuillères à thé de levure, 2 pincées de sel, 2 tasses de lait, 3 œufs.

Farine.

"Séparer 3 œufs."

Bonjour !

Quoi encore ?

Je rentre à la maison, Sam.

J'ai bien peur de ne pas être d'accord avec toi, Tess.

Mais, Sam.

C'est notre appartement au bord du fleuve que tu as toujours désiré, non ?

- Je veux y vivre. - Tu plaisantes ?

Sam, Papa et Ellen se sont mariés hier soir.

J'ai écouté les paroles. On ne peut pas les écouter sans...

Tu les avais déjà entendues, avant.

Mais, honnêtement, sans les avoir écoutées, je l'ai fait la nuit dernière.

Je t'aime, Sam.

Veux-tu m'épouser ?

Tu veux dire aimer, honorer, chérir et obéir jusqu'à ce que la mort nous sépare ?

- Oui, Sam. - Tu vivras ici avec moi ?

Tu m'embrasseras et attendras mon retour avec la pipe et les pantoufles...

...Avec le récit de ta journée avec les filles ?

Oui, Sam.

Tu raccourciras les rideaux et coudras mes sous-vêtements ?

- Oui. - Les repas et la couture...

...et tu mettras des gants pour laver la vaisselle ? - Oui, chéri.

C'est la plus grosse farce que je n'ai jamais entendue.

Tu m'en as sorti des bonnes, mais là tu atteins les sommets.

Tu débarques à l'aube, Les yeux rouges et éberlués...

...et j'ai droit au riz et à la bouche en cœur...

- Sam, Pourquoi doutes-tu ? - Je te l'ai déjà dit. Je ne te crois plus.

Parce que chaque fois, tu t'es esquivée, tu m'as fait du charme. Et je t'ai cru.

pourtant, à l'office, hier tu as réalisé que j'étais plus sage que toi.

Maintenant, pourquoi ne pas faire tomber le rideau de cet acte.

Mais, Sam, tu ne comprends pas.

Je vais démissionner.

Vraiment ? que veux-tu faire, candidate à la Présidence ?

Je vais être ta femme.

Tu penses que je n'arriverai pas à faire les tâches quotidiennes.

- Non. - Pourquoi ?

Parce que tu en es incapable.

Tu ne peux pas arrêter Seabiscuit (cheval), boire un verre d'eau et compter jusqu'à 7.

- Ça demande de l'entraînement. - D'accord, je ne suis pas Seabiscuit.

4ème tombé, tu ferais mieux de botter.

Sam, Je ne peux pas. J'ai essayé, mais je ne peux pas.

Tess. Je suis déçu.

J'étais en colère, mais c'est la 1ère fois que tu me déçois.

Arrête tout ça !

Pourquoi exagères-tu, Tess?

Je ne veux pas être M. Tess Harding...

...pas plus que je n'aimerais que tu deviennes juste Mme Craig. Pourquoi ne pas être...

...Tess Harding-Craig ? - C'est un nom merveilleux.

Mlle Harding... Mlle Harding !

Au bureau ils m'ont dit que vous habitiez ici.

Vous devez baptiser un cuirassé à 8h30.

Gérald.

J'ai baptisé Gérald.

FIN

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