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Translated By The Community Of WWW.MY-SUBS.COM
Cette histoire est inspir�e de faits r�els.
Tu ne rentreras pas dedans. Trop de pizzas.
Sors d'ici.
- Quoi ? - C'est pour lui ?
Alors, �a y est ?
Personne.
Tu comprends ? Personne.
Salvatore l'a rencontr�.
Le vieux Getty.
Ils sont tomb�s d'accord la semaine derni�re. C'est fait.
- Et c'est bien ? - Quoi ?
C'est un bon prix ?
�a ira.
Merci, mon Dieu.
M'en parle pas. J'ai cru qu'on allait tous plonger avec ce plan idiot.
Et celle-l� ?
Tiens.
Voyons, Regina, elle est trou�e.
Saloperie de mites.
Et alors ?
Autant �crire sur mon front : "Paysan calabrais".
Et celle-ci ?
Quoi ?
Tu es gentil.
DEMANDE DE RAN�ON : 5 MILLIONS DE DOLLARS
OFFRE GETTY : 5 MILLIONS DE DOLLARS
O� est-ce que c'est ?
Pauline !
Le voil�. Regarde.
J'adore cette tenue.
C'�tait en Californie.
En 1960... Je crois.
Paul �tait encore b�b�,
et je bossais, � faire les pleins et nettoyer les pare-brise.
Tu avais l'air heureux.
On l'�tait.
Fauch�s, mais heureux.
Et voil� que le vieux nous envoie cette lettre.
"Cher Paul,
"George m'a dit, � mon plus grand plaisir,
"que tu travaillais dur en tant que pompiste pour Getty Oil.
"Quel meilleur endroit pour comprendre l'industrie du p�trole
"qu'au contact de ses clients ?
"Tu as bien m�rit� une promotion.
"Viens en Italie. Nous devons nous voir.
"Ton p�re qui t'aime."
"Ton p�re qui t'aime."
Au moins, je n'aurai pas � le chercher dans la foule.
Je ne sais m�me pas si je le reconna�trais.
- �a fait si longtemps. - Ton propre p�re ?
�a fait 15 ans. Il n'est pas comme ton p�re.
Paul !
Bonjour...
papa.
Tu peux m'appeler Paul.
- Gail, c'est �a ? - Oui.
Ravie de vous rencontrer.
Pourquoi ne m'as-tu pas dit que ta femme �tait si belle ?
Le vol s'est bien pass� ?
C'�tait g�nial. Merci.
Vous �tes mon grand-p�re ?
- Oui. - Comment allez-vous ?
Bien, et toi ?
- Je m'appelle Paul. - Moi aussi.
Je sais, patate.
Je ne veux pas y aller !
Je veux pas !
Vous n'avez pas de nourrice ?
Non, on ne peut...
On n'a pas les moyens.
Vraiment ?
Allez, maman !
- Paul... - Tu peux le faire taire ?
Il est fatigu�, il a faim et il s'ennuie.
Moi aussi.
- Gail, c'est important. - Je sais.
Notre jeune visiteur n'aime pas l'art de la Renaissance ?
D�sol�e. D'habitude, il n'est pas si...
C'est l'heure de son d�ner.
En fait, c'est plut�t l'heure de son coucher.
Les Italiens mangent tard.
Ils paient tard aussi. Ils font tout tard.
Mais ils savent peindre.
Paul, laisse-moi te montrer quelque chose.
- Tu sais ce qu'est un marteau ? - Oui.
- Et tu sais ce qu'est un clou ? - Oui.
Eh bien, jeune homme,
tu connais tout de la crucifixion.
Vois-tu, ces personnes avaient d�cid� que ce vieil homme, Pierre,
ne devait pas suivre ses croyances.
Alors, ils ont pris un marteau et des clous,
et ont clou� ses mains et ses pieds
� ce morceau de bois.
Tu vois ?
Et ensuite, ils ont redress� ce morceau de bois
et l'ont laiss� comme �a jusqu'� ce qu'il meure.
Qu'en penses-tu ?
Tu veux savoir ce qui est arriv� � ce pauvre gars, l� ?
C'�tait tr�s d�sagr�able.
H�rode �tait en train de d�ner...
Peut-�tre une autre fois.
Oui.
On va sortir d�ner,
et je te montrerai un lapin.
Attention � l'oiseau, petit lapin.
Attention � l'oiseau.
- Tu as vu l'oiseau ? - Non.
Bizarre.
Moi non plus.
Un oiseau !
Qu'est-ce que tu dis ?
Attention � l'oiseau, petit lapin.
Quel oiseau ?
Regarde, quelqu'un d'autre vient te voir,
le Marchand de Sable.
Il vient dire bonne nuit.
Regarde-le bien.
Compte jusqu'� trois.
- Un, deux... - Deux...
Trois.
Comment avez-vous fait �a ?
Je l'aime bien.
Je n'aime pas les enfants,
mais lui, je l'aime bien.
Mettez-le au lit, s'il vous pla�t.
Nous devons discuter affaires.
Oui, bien s�r.
Tu as de l'app�tit. Je le vois bien.
De l'app�tit ?
Je t'ai vu reluquer cette serveuse.
Je suis heureux en m�nage.
C'est peut-�tre vrai, mais sans int�r�t.
La boisson, la nourriture, le sexe, l'app�tit.
Tu as besoin de �a pour r�ussir.
Et il y a l'argent aussi.
Tu as de l'app�tit pour �a aussi ?
�a ne nous ferait pas de mal d'en avoir plus, c'est s�r.
Ne joue pas au modeste avec moi.
Notre compagnie vaut des centaines de millions,
et tu le sais.
- C'�tait ton app�tit ? - On dirait bien, non ?
Mais on ne peut conduire qu'une voiture � la fois.
On ne peut vivre que dans une maison � la fois.
Non.
L'argent donne le pouvoir.
Et �a donne envie d'en avoir plus, jeune homme.
Le pouvoir.
Un peu de pouvoir te pousse � en vouloir beaucoup plus.
Et plus de pouvoir te pousse � vouloir le pouvoir absolu.
Tu en veux ?
Alors ?
Bon sang ! C'est une promotion, c'est s�r.
Alors, pourquoi tu as l'air d'avoir �t� vir� ?
Parce que c'est en Arabie Saoudite.
- Oh... - Ouais, "Oh".
Il veut que je g�re tout le site, la totalit� du site.
C'est un �norme boulot.
- Il a foi en toi et il te le montre. - Oui.
- Oui, il t'aime bien. - Oui.
Et il t'aime aussi beaucoup, ce vieux chameau.
Oui, j'ai vu qu'il reluquait mon d�collet�.
- Non... - Si.
Bon sang, ces yeux !
C'est seulement pour deux ans, non ?
Et ensuite, on rentrera aux �tats-Unis.
Oui.
Je suis partante si tu l'es.
Merci.
Allez,
trinquons.
En Arabie Saoudite, on n'aura que de la liqueur de patate des B�douins.
Et j'esp�re que tu aimes les voiles,
parce que c'est tout ce que tu pourras porter.
Ne sois pas idiot.
C'est g�nial.
Les ombres chinoises.
Il n'a jamais fait �a avec moi.
Il n'a jamais rien fait avec moi.
Mon pauvre ch�ri !
- Il y a une baignoire. - Grand-p�re !
Eh bien !
Les arch�ologues sont d�j� pass�s ici,
et tu as trouv� �a.
Il a attendu pr�s de 2 500 ans que tu le trouves.
Tu iras loin, mon gar�on.
Je peux l'avoir ?
Non, tu le veux.
D'accord, tu peux l'avoir.
Tu dois juste me dire dans quelle main il se trouve.
Perdu.
On a visit�, tous les quatre.
Comme une vraie famille.
Le ciel �tait bleu, on riait...
le vin �tait frais et le soleil, chaud.
Ma femme, ma magnifique femme.
Mon fils, mon p�re... Il m'aimait.
Bon sang, il m'aimait.
Pour un temps, juste pour un temps...
nous �tions heureux.
O� sont les enfants, madame ?
� La Fuserna.
Je me disais qu'il ne devrait y avoir que nous deux
quand il... vous savez...
quand il reviendra.
�a va �tre son anniversaire.
�a ne...
�a va bien se passer, hein, Chace ?
Tout avance dans les temps. Les contrats ont �t� sign�s.
L'argent est en train d'�tre compt�.
Il y a encore des d�tails � r�gler, mais je m'en charge.
� part �a, tout va bien.
Et Paul, il a rencontr� le vieux ?
Je crois que c'est en cours.
Vous savez qu'ils ne s'entendent pas.
D'apr�s ce que j'ai compris, il ne s'agit que d'affaires.
Les Getty ne sont pas normaux, Chace.
Je sais. C'est votre patron. Vous ne pouvez pas dire �a.
Ils ressemblent � des �tres humains, mais...
il y a une part d'animalit� chez le vieux.
- D'animalit� ? - Oui, vous savez, ce truc
auquel le reste de l'humanit� s'accroche ?
L'amour, la compassion, l'affection, la gentillesse, comme vous voulez.
Il y a...
un interrupteur chez lui.
Et tout �a dispara�t.
- Tu sais nager ? - Non.
C'est important.
Tu m'apprendras ?
- Tu ne veux pas que je t'apprenne. - Si.
- Je t'assure que non. - Si !
Si tu insistes.
H� !
Non mais �a va pas !
- Paul, va le chercher. - Non, attendez, laissez-le.
L'eau est un peu froide.
L'hiver arrive, j'imagine.
Tiens.
- Pour moi ? - Pour toi.
Merci.
Tu rentres chez toi.
Vraiment ?
Oui ?
Pourquoi avoir fait �a ? Et s'il s'�tait noy� ?
Je ne me pr�occupe pas des "et si".
Il ne s'est pas noy�, et maintenant il sait nager.
Bon sang !
C'est quoi, son probl�me ?
L'Arabie Saoudite n'est pas un super endroit.
Mais �a fait partie de mon apprentissage, pas vrai ?
Et j'appr�cie que tu me fasses confiance.
Ce n'est pas l'Italie.
Il y a beaucoup de sable.
De rituels.
Tr�s peu de sexe.
�a va ?
Nous pourrions...
Nous pourrions quoi ?
Nous pourrions...
Nous pourrions envoyer Gordon � ta place.
Mais Gordon n'y conna�t rien en p�trole.
Je sais. Rien du tout.
Et moi ? Je veux travailler.
Reste en Italie.
C'est pour �a que j'�tais ici, pour acheter Piomboil.
Quelqu'un doit s'en occuper.
Toi.
Moi ? Vraiment ?
Pourquoi pas ?
Gordon !
Bonjour � tous.
Voici mon fils, Paul.
Bonjour.
Montanari Marcello, employ�.
Francesco Cuomo, responsable de la s�curit�.
Martino Gasparrini, ing�nieur.
Paul.
Tommaso Provi, comptable.
Samuele Vincenzi, ing�nieur.
Fabio Vassallo, chef de d�partement.
Bonjour, Enzo.
Enzo Picciano, directeur de la production.
Quel endroit !
Il va falloir s'en occuper, Paul.
Tu sais quoi ? Ils prennent une pause d�jeuner de deux heures.
Il faut d�gager le superflu, revenir � l'essentiel,
le presser jusqu'� en tirer du profit.
Bien s�r.
Tu vas devoir virer la moiti� de ces gens.
Quoi ? Eux ?
Lesquels ?
C'est ton boulot.
Tu choisis.
- Je vais rester en contact. - Tu vas rester en contact ?
- Oui, je dois aller en Angleterre. - En Angleterre ?
Arr�te de r�p�ter tout ce que je dis.
- Mais... - Je t'appellerai
tous les soirs � 19 h 45.
Assure-toi d'�tre disponible � cette heure-l�, d'accord ?
Je le serai.
Tout ira bien.
Choisis bien.
Je suis d�sol�, je vais devoir me s�parer de vous.
Quoi ?
Pourquoi vous me faites �a ?
Je ne comprends pas.
Votre poste n'est plus utile.
J'ai tout sacrifi� pour ce boulot.
�a fait vingt ans que je travaille ici.
Je suis vraiment d�sol�.
C'est impossible !
Bon sang !
Je suis vraiment d�sol�.
J'ai toujours bien travaill�, j'arrive toujours en avance,
je n'ai jamais �t� absent,
jamais pris de vacances... Je continuerai � travailler ici.
Vous n'avez pas le droit de me faire �a.
Non, c'est une mauvaise id�e.
Tout ? Toute la proposition ?
Pourquoi nous agrandir
avec ce qui se passe dans le monde ?
Car le prix du p�trole va flamber ?
Tu as peut-�tre envie de parier
avec l'argent de cette famille,
mais ce n'est pas mon cas.
Ne t'embarque pas l�-dedans tout seul.
Tu as besoin d'Enzo pour �a.
- Mets-le dessus. - Il ne travaille plus ici.
Tu l'as vir� ?
Enzo est le plus intelligent
de toute cette entreprise.
�tait.
Quelle d�cision incroyable.
Je...
Bon, on signe pour cinq ans,
M�me si leurs co�ts de transport augmentent,
on ne paiera pas plus cher.
C'�tait une n�gociation difficile,
mais Onassis sera moins cher que tout autre transporteur de 15 %.
- Bon travail, Paul. - Merci.
Mais non.
Non ?
Non, j'ai d�cid� de ne pas prendre cette direction.
Je pense que nous devrions acheter nos propres p�troliers.
Pourquoi payer quelqu'un pour transporter notre p�trole
quand nous pouvons le faire ?
Et tu ne m'en parles que maintenant ?
Je voulais te laisser l'opportunit� de faire ta proposition,
et elle est tr�s int�ressante.
Mais pas aussi int�ressante que la mienne.
C'est pas une excuse, mais je me sentais seule.
Avec quatre enfants ?
Seul un homme pourrait dire �a.
Oui, m�me avec quatre magnifiques enfants,
j'�tais absolument seule.
Et �a vous fait faire des choses stupides.
Ch�ri, tu n'es m�me pas habill�.
On devrait �tre l�-bas depuis des heures.
Je dois finir �a avant que le vieux appelle.
Et �a ne peut pas attendre ?
Pour une fois ?
�a va �tre sympa.
Les acteurs de "L'invasion romaine" seront tous l�,
et ils vont rejouer certaines sc�nes.
Eh bien, emm�ne Paul. Il adore ces trucs.
S'il te pla�t ?
Paul, ch�ri ?
Tu es mon invit�.
� nouveau.
Merci.
J'aime beaucoup ton nouveau petit ami.
La ferme.
Je suis s�rieuse. Il n'arr�te pas de te regarder.
Non, c'est pas vrai.
Et m�me si c'�tait le cas, je suis mari�e.
Je pensais que Paul et toi aviez un accord ?
C'est vrai, mais...
Je n'en ai jamais profit�.
Mais Paul, si.
Et Gail, franchement, o� est-il ?
O� est-il ? � chaque fois ?
Mesdames.
Tesserarius Lang Jefferies de la 9e L�gion, � votre service.
Gail.
C'est un honneur.
- Tu es malade ? - Non, non.
Tu te laisses aller.
On m'a dit que tu es rarement � ton bureau le matin.
Que se passe-t-il ?
Je fais de mon mieux.
Fais encore mieux.
J'essaie,
mais chaque fois que je propose quelque chose, tu me contestes.
J'ai 40 ans d'exp�rience dans ce m�tier.
Tu crois que je vais rester sans bouger
quand je te vois faire une erreur ?
Non.
�coute l'avis d'un connaisseur.
Il para�t que ton mariage bat de l'aile.
�a te co�tera cher.
Tu n'es pas concentr�.
J'ai rappel� Enzo. Il revient.
D'accord.
Prends un cong�. Remets-toi sur pied.
Combien de temps ? Attends.
Tu me vires ?
Il para�t que tu bois et que tu te drogues.
J'imagine que c'est la cause de tout ce bordel ici.
Si tu me laissais g�rer � ma mani�re...
Paul, ceux qui travaillent pour moi ne prennent pas de drogue.
Tu le sais.
On en reparlera quand tu iras mieux.
Nous avions un accord.
C'�taient les ann�es 60, pas vrai ?
On s'en foutait compl�tement.
L'id�e, c'�tait qu'on pouvait voir d'autres personnes,
mais on restait mari�s.
Pour les enfants.
Et comment �a a march� ?
Comme �a finit toujours par marcher.
- �a ne sera pas long, d'accord ? - Bien s�r.
Vous voyez, le d�me de l'�glise
cr�e cet effet extraordinaire...
Similaire � la galerie des murmures de la cath�drale St Paul � Londres.
Si vous vous asseyez au centre,
votre voix est conduite � travers la grille jusqu'� la crypte
o� vos amis, ou ennemis, peuvent vous entendre.
Si vous regardez vers cette all�e...
Paul. Il nous a vus.
Et alors ? On se rencontre dans une �glise.
Il comprendra bien assez vite.
Pas tout de suite.
Quand je serai pr�te.
Je veux �tre avec toi.
Je t'aime, Gail.
Tu m'aimeras toujours quand je serai fauch�e ?
Je ne lui prendrai pas un centime.
J'ai un boulot chez Lucia, �a paie le loyer, mais je...
Je me fous de l'argent.
Tu n'es vraiment pas un Getty.
�a, c'est clair.
Moi aussi, je veux �tre avec toi, Lang.
�a va briser son petit coeur.
Il s'y fera. Les gamins s'adaptent.
Paul adore son p�re.
D'accord, je ne t'en emp�cherai pas.
On doit �tre ensemble, toi et moi.
Que tu le veuilles ou non, il va devoir s'y faire.
Salut.
D�sol�e. J'ai rencontr� Lang, et tu nous as vus.
Tu sais pourquoi cette �glise est c�l�bre ?
Parce qu'elle est magnifique ?
- Non ? - Non.
Et si tu m'expliquais, petit malin ?
La forme du d�me cr�e un ph�nom�ne acoustique.
Comme un tour de magie.
Si tu te tiens sous la grille au milieu,
tu entends ce que les gens disent dans toute l'�glise.
Super.
Qu'allez-vous faire avec l'argent ?
Je sais pas.
Comme mon grand-p�re.
Tellement d'argent qu'il ne sait pas quoi en faire.
Non, il y a une grosse diff�rence.
Nous sommes pauvres.
On le d�pensera.
Pourquoi a-t-il pris autant de temps ?
Ton p�re ?
Si mon fils �tait enlev�, je paierais d�s le lendemain.
Avec tout ce que j'ai.
Ouais, mon...
Mon p�re est bizarre.
Vous savez, un peu malade.
Fou ?
Oui, fou.
Il �tait amoureux.
Ah, fou d'amour.
Pour cette femme magnifique.
Pas sa femme ?
Non, ma m�re s'est barr�e avec un cr�tin,
et mon p�re est tomb� amoureux d'une autre femme.
Talitha.
Je reviens tout de suite.
- Je peux venir ? - Non, je reste pas longtemps.
Cinq minutes.
O� �tais-tu ?
Tu as dit cinq minutes il y a une heure.
D�sol�e, c'est ma faute.
Salut.
Je m'appelle Talitha.
Tu es magnifique.
- Salut. - Salut.
Tu es amoureux d'elle ?
Non.
Pourquoi ? Elle est belle.
Tu es amoureux d'elle.
Moi, c'est lui que j'aime.
Mais ils ne nous aiment pas.
Que peut-on y faire ?
Tiens. Essaie �a.
�a fait dispara�tre la douleur.
Elle est morte et papa est devenu un peu dingue.
Il l'est toujours, vous savez ?
Mais je savais qu'il s'en sortirait.
C'est mon p�re.
Papa.
Talitha...
Elle est morte.
Qu'est-ce que je fais ?
Qu'est-ce que je fais ?
Je n'en sais rien.
Tu vas m'aider ?
Tu vas m'aider ? Papa, s'il te pla�t ?
Je vais t'aider.
Quand tu seras en mesure de t'aider toi-m�me.
- Papa... S'il te pla�t ! - Tant que tu n'auras pas d�croch�,
ne m'appelle pas.
Est-ce que tu m'as compris ?
S'il te pla�t, aide-moi.
Papa, s'il te pla�t. Piti�.
Putain !
Ils sont pr�ts � partir, mais votre fils tra�ne les pieds.
C'est quoi, son probl�me ?
Une phobie du t�l�phone.
Bon sang !
Victoria, appelez-la.
Elle seule peut lui faire entendre raison.
On doit se voir, signer ces papiers et faire rel�cher ce gar�on.
Pull !
Et pour l'autre sujet ?
�a ne va pas vous plaire.
Laissez-moi en juger, Lansing.
Bien. Le rapport du d�tective est dat� du 5 juin.
Patrick de Laszlo, pilote.
Habite � Kensington.
Veuf. Sa femme est d�c�d�e il y a six ans.
H�ros de guerre de l'aviation polonaise.
D�cor� de la Bataille d'Angleterre. Croix de Georges.
Descendant de l'aristocratie polonaise...
Penelope le voit souvent ?
Le jour ou la nuit ?
Pull !
D�sh�ritez-la.
Pas un dollar !
Non...
Un seul dollar.
Un seul.
Et retrouvez mon bon � rien de fils.
Paul ?
Paul, c'est ton p�re.
Non. Va-t'en.
- Il veut te voir. - Non.
Tiens.
C'est � propos du petit Paul.
Il va te donner l'argent.
Il a dit �a ?
H�.
Saint Christophe.
C'est Saint Christophe. Il te prot�gera.
Merci.
Donne-moi tes mains.
Bonne chance.
On ne peut pas �tre en retard.
La route est longue. Allez.
H� ! Bordel !
Allez-y mollo.
Merci, mon Dieu.
Ils te laissent souvent entrer apr�s la fermeture ?
J'ai un arrangement avec le directeur, Lord Jefferies.
Enfin, c'est plut�t un malentendu.
Il croit que je vais l�guer mes deux fragments au mus�e.
- Et ce n'est pas le cas ? - Non.
Je vais leur donner bien plus que �a.
- J'ai �t� � Rome. - Tu as �t�...
Tu ne voyages jamais.
Tu te souviens de la Villa d'Hadrien ?
Oui, bien s�r. C'est un endroit magnifique.
�a n'a pas chang�.
J'ai trouv� �a.
Le m�me que celui du petit Paul.
En effet.
On dirait qu'il y en a partout.
J'ai rencontr� le chef de la branche de la mafia
qui retient ton fils.
On a fait affaire. De bonnes affaires.
J'ai trouv� un accord pour toi,
pour une ran�on de cinq millions de dollars payable en une semaine.
D'accord, cinq millions. C'est un bon prix.
Bien moins que ce qu'ils demandaient.
N�anmoins, tu n'as pas cet argent.
En liquide, non. Absolument pas.
Je propose donc que tu utilises l'entreprise pour payer.
D'accord ?
Vraiment ?
S�rieusement ?
Bon sang ! Merci !
Nous avons un petit probl�me de temps,
� cause de ton allergie au t�l�phone.
Lansing ?
Il faut signer
ici, ici et ici, s'il vous pla�t.
Je suis heureux qu'on ait pu...
Tu ne peux pas savoir � quel point je suis ravi, Paul.
Attends.
Attends.
C'est un pr�t ?
Un l�ger pr�t, oui.
Avez un taux d'int�r�t de quatre pour cent.
Tu me pr�tes l'argent ?
Non, l'entreprise te pr�te de l'argent,
et tu as la responsabilit� de le rembourser.
Mais c'est mon argent.
- Celui de l'entreprise. - Qui m'appartient.
L'argent que l'entreprise a gagn� gr�ce � mes efforts.
Je ne veux pas me disputer � propos de la s�mantique.
La s�mantique ? La s�mantique.
Tu vas faire du profit sur l'enl�vement de ton petit-fils.
Voyons ! Ne sois pas ridicule.
Tu ne peux... Va voir une banque et regarde les taux d'int�r�t...
Bon sang ! Je suis stupide.
Tellement stupide.
Je suis vraiment un cr�tin.
De quoi tu parles ?
J'ai cru que tu allais me donner quelque chose.
J'ai cru que tu m'offrais quelque chose.
Toute ma vie, c'est ce que j'ai voulu :
que tu me donnes quelque chose. N'importe quoi.
Ce morceau de poterie dans ta poche.
�a ne vaut rien, on en trouve partout,
pourtant, tu dois le garder pour toi.
Et tu me pr�tes mon propre argent avec des int�r�ts.
Bien s�r !
Paul, j'essaie de t'aider.
En m'enfon�ant encore plus ?
Je ne le ferai pas. Tu m'entends ? Tu m'entends ?
Je ne me laisserai pas faire. Je refuse de faire �a.
Non !
Putain, mais ils sont o� ?
Oui, monsieur.
Je comprends.
Joyeux anniversaire
C'est mon anniversaire.
Aujourd'hui.
C'est mon anniversaire.
C'est ton anniversaire.
J'y crois pas.
J'y crois pas.
Ils ne viendront pas.
C'est ton anniversaire...
et c'est aujourd'hui que tu meurs.
Sous-titrage Nice Fellow
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