All language subtitles for Sand.Sharks.2012.NTSC.MULTi.DVDR.FR

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Original subtitles

C'est pas vrai.

Tim ?

Allez !

Tim ?

Bien s�r que �a va marcher...

En fait, je suis copain avec le maire depuis un bail...

Il m'est d�j� arriv� de ne pas �tre � la hauteur avec toi ?

Bon, � part ce coup-l� ?

Et celui-l� aussi...

�coute, cette fois, c'est diff�rent, Will.

Fais passer le mot � Erin.

T'es avec Jimmy Green et tu parles pognon, mon pote.

- Crois-moi. - Faudra en reparler.

Il y a pas de probl�me, sh�rif.

Jimmy !

John.

Oh, pardon, sh�rif.

Vise-moi �a.

T'as r�alis� ton r�ve.

Moi au moins, j'ai r�ussi.

Comment va ta s�ur, Brenda ?

Elle est arm�e aujourd'hui.

Je parie qu'elle sera ravie de te voir.

Monsieur le maire.

James. Je suis tr�s occup�.

Je sais, tu portes tout le poids du monde sur tes �paules.

Cette ville en tout cas.

Mais pas de panique.

Ton sauveur est l�.

- Le sauveur de qui ? - De toi. De cette �le.

Pourquoi aurait-on besoin d'�tre sauv� ?

T'as regard� autour de nous ?

Partout on tire le rideau, les maisons sont � vendre,

les gens abandonnent l'�le pour chercher du boulot,

la pauvret� augmente et le bonheur, lui, il s'enfonce.

�pargne-moi les discours. Merci.

Il ne s'agit pas de discours,

mais d'une occasion exceptionnelle.

Ne perdons pas de temps, hein. Combien cette fois ?

Quoi, du pognon ? J'en ai rien �...

Combien ?

Tu sais quoi ? Franchement, papa, je me sens insult�.

Ton fils, le fruit de tes entrailles,

rentre chez lui pour ramener un peu

- de vie � cette ville en train... - Combien ?

Des broutilles. J'ai des millions qui m'attendent ici.

Des millions pour cette �le. Tu vas �tre un h�ros.

Il y a des �lections, hein, papa, hein ?

En fait, j'ai un plan

qui va sortir White Sands

du rouge pour la ramener dans le vert.

Exactement comme avant l'attaque, hum ?

Bon, d'accord. �a marche.

Combien de fois je leur ai dit

- de ne pas faire de moto sur la plage ? - Des millions.

On a toujours pas retrouv� son corps ni sa moto.

Et tous ses copains, ils n'ont rien vu ni rien entendu ?

Non.

Parce que c'est dingue.

On dirait qu'il a �t� aspir� dans le sol

jusqu'� ce que sa t�te finisse par se d�tacher.

Il a forc�ment d� hurler.

Ces motos font �norm�ment de bruit.

Pourquoi, � ton avis, je leur ai demand�

de ne pas venir en faire sur la plage ?

Passe pas ta rogne sur moi.

Je suis autant effondr�e que toi.

Il va falloir envisager toutes les possibilit�s

- pour r�soudre ce meurtre. - Ce meurtre ?

- Tu crois que c'en est un ? - Que veux-tu que ce soit ?

Bien, j'aimerais bien te dire ce que je crois.

Mais... tu veux rien entendre, tu veux pas voir les faits.

Les faits ? Voil� les faits.

Ce casque et ces traces

sont trop hauts pour que ce soit un requin.

Non, la mar�e a effac� les traces sur le sable.

Regarde, la trace remonte jusqu'en haut.

Non, je suis pas d'accord.

Tim avait encore son casque.

Pourquoi il se serait baign� avec son casque ?

Je ne sais pas, il roulait peut-�tre dans l'eau.

Ces nouvelles motos, elles peuvent aller dans l'eau.

T'as pos� la question � ses potes et ils t'ont dit �a ?

Oui, j'ai demand�, mais ils ont dit

- que ce n'est pas ce qu'il faisait. - Ah oui ?

Qu'est-ce qu'il faisait dans l'eau avec son casque ?

Hein ? Tiens, regarde. Les traces de sang

sont align�es avec la t�te, c'est pas la mar�e

qui a fait �a, il a �t� tra�n�.

Ces lac�rations ressemblent beaucoup � une morsure.

Faut appeler le docteur Powers.

Je n'appelle pas Powers parce que c'est pas un requin.

Non, mais sans blague, �a pourrait tr�s bien �tre

- un coyote. - Un coyote ?

On a pas vu de coyote sur cette �le depuis 30 ans.

Je veux seulement dire que c'est peut-�tre un autre animal

qui a fait �a � ce type.

Pense � autre chose qu'aux requins.

Va chercher les autres cadavres

et s'il le faut, ratisse la plage.

- Je ratisse le fond de la mer ? - Tu ne touches pas � l'eau.

Et les plages restent ouvertes.

- Quoi ? - Ordre du maire.

Tiens, en parlant de requin, Jimmy est revenu. Hum...

Tu te souviens de l'ancien festival, papa ?

Je t'en prie, arr�te.

Alors c'est �a, ta grande id�e, organiser un autre festival.

La population ne s'est pas remise du dernier, voyons.

Je parle pas de f�te avec des d�fil�s

et des balades en poney.

Tu vas voir.

Je te parle d'un festival annuel

bas� sur une totale expression et confiance personnelle.

Une communaut� provisoire pour les vacanciers du printemps

qui leur apportera exactement ce qu'ils cherchent :

Se lib�rer de leurs �tudes et du trimestre.

Des f�tes entre �tudiants ?

Ah oui, les �tudes, c'est si traumatisant ces temps-ci.

Cela dit, tu peux pas savoir, toi.

Je sais.

�a me rappelle les festivals Kumbaya.

Je me rappelle ce temps-l�.

Une bande de hippies qui courent dans tous les sens.

Tout nus. D�fonc�s en plus.

�a, non, non.

�coute, papa. Je ne te parle pas de jeunes �tudiants

qui se baladent seins nus et qui boivent

jusqu'� ce qu'ils soient totalement explos�s.

Il y aura de la musique aussi.

R�fl�chis. R�fl�chis bien.

Daytona, Havasu, Burning Man,

tous ces endroits ne vivent qu'une seule semaine par an.

On peut avoir une vache � lait chez nous ici.

L'Homme des sables et son festival.

Des centaines de jeunes venant de tous les coins d'Am�rique

vont d�ferler sur cette �le pour le soleil.

Ils vont d�penser des tonnes et des tonnes de pognon

venant de leurs parents et sauver cette ville.

Toi, tu seras le maire qui a sauv� la ville.

Toi et moi, on sera la famille

qui aura sauv� cet endroit.

Ce discours, tu l'as r�p�t� ?

Pourquoi ? �a fait pas naturel ?

- Si, si, �a l'est. - Ouais !

Le festival de l'Homme de sable...

Y a vraiment beaucoup � gagner ?

Un paquet, un beau gros paquet.

Avec la vente des billets, les campings, la bouffe,

les motels. S'ils veulent quelque chose,

ils vont devoir payer, on fera un malheur.

- Tu marcherais ? - Que la f�te commence.

Non, je fais pas �a.

On se lance.

Je pr�f�re �a !

Pacific Marine Institute.

Bonjour, je m'appelle Brenda Stone.

Je fais partie du bureau du sh�rif

de l'�le de White Sands...

Oui, j'aimerais parler au docteur Powers.

Je vous �coute.

D�sol�e, y a une erreur.

Je cherche le docteur Jack Powers.

Il ne travaille plus avec nous.

Il a enfin pris sa retraite ?

Il nous a aid�s apr�s une attaque de requins

il y a quelques ann�es. J'ai eu l'impression

qu'il pr�f�rait nager avec eux plut�t que les d�pecer.

Euh... je peux faire quelque chose pour vous ?

Vous n'avez pas eu d'autres attaques de requins ?

On a un doute et on aimerait

que quelqu'un vienne jeter un coup d'�il.

Rappelez-moi votre nom.

Bon, allez !

T'as r�ussi brillamment � m'enterrer dans le sable.

Alors maintenant, si tu me d�terrais tout aussi brillamment ?

Je suis occup�e, d�sol�e.

Non.

C'est pas vrai, tu te passes de la cr�me solaire.

T'en veux aussi ?

Voil�.

Non !

J'en veux pas de ton truc.

Je veux que tu me sortes de ce trou et maintenant.

- H�, relaxe ! - Relaxe ! Mais vas-y,

essaie d'�tre relax quand t'es enterr�e

jusqu'au cou dans le sable.

La prochaine fois, tu te rappelleras notre anniversaire.

Ah, mais... mais...

je sais pas quoi dire.

Je t'assure, je suis � court de mots.

Parce que c'est la chose la plus ridicule

qui me soit arriv�e de toute ma vie.

D�s que tu m'auras d�terr�, je te jure que...

C'est g�nial.

Bon, OK. C'est bon, je te largue.

Cindy !

Cindy ?

Les passagers pour New York,

embarquement porte 10.

White Sands, �a s'�crit en deux mots ?

Bon, �a fait rien.

Eh voil� !

J'ai t�l�charg� la photo et dans quelques minutes,

tous les �tudiants vont se connecter

sur l'Homme des sables.

Comme quoi les r�seaux sociaux ont du bon.

Oui, monsieur Baggio, je vais m'assurer

que la f�te de M. Green soit bien � la hauteur

de vos espoirs... D'accord, au revoir.

Excusez-moi, vous devez �tre l'avocate de Jimmy.

Il nous a dit d'attendre une super nana.

En r�alit�, il a dit une super nana

� l'esprit tordu. Je parie qu'il plaisantait.

Alors moi, c'est Willie,

je m'occupe du super marketing pour Jimmy

et elle, c'est Erin, notre stagiaire.

Salut.

Bienvenue sur mon �le.

- Alors, bon vol ? - Bon vol ?

- Une vraie b�taill�re. - C'�tait mon premier h�li-truc.

- Super cool. - J'aimerais dire

- que c'est gr�ce � moi... - Pas de bol.

C'est son investisseur qui a pay�.

Heureux de te voir, Amanda.

Tony la brute t'a engag�e comme baby-sitter ?

M. Baggio veut s'assurer que tu n'as pas les yeux

plus gros que le ventre.

Bon, allons voir la plage et tu pourras juger par toi-m�me.

Alors on y va ?

- O� sont Sparky et les autres ? - Ils ont pris l'hydro-truc.

Il n'y avait plus de place pour les feux d'artifice.

Il a dit que cette fois, �a allait faire mal.

Je suis au courant

pour tous ces explosifs quasi militaires.

Il voulait appeler �a Sablecalypse Now.

Euh... monsieur Green ?

Installez-vous sur la banquette arri�re.

Oui, super, c'est encore mieux qu'une Rolls.

Les passagers pour Paris sont invit�s � se rendre...

Pr�ts ?

C'est parti !

Tu m'as fichu une sacr�e trouille.

Il faut s'attendre � tout dans ce genre de surveillance.

Oui, je dois en avoir assez de fixer l'oc�an.

T'as vu quelque chose ?

- Non. C'est mort. - Et �a, c'est plut�t rassurant.

John ?

Stop !

C'est pas dr�le ! Arr�te !

Bon, on va monter la sc�ne principale ici.

Il y aura de la bi�re et des chariots de bouffe sur le c�t�.

Et puis, on installera un carr� VIP l� derri�re.

Attends. On aura plusieurs sc�nes ?

Pas vraiment. Je veux que tout soit bien ancr� au sol.

Il faut que les DJ soient accessibles.

Il faut que cette f�te

surpasse les partys de la Maison-Blanche.

Tu vois qui comme DJ ?

Les habituels.

Killer Carl, Ted War,

mais il faudra penser � Plan B. S'ils refusent,

- dis-leur qu'ils ont une dette. - OK.

C'est plut�t ironique. De te devoir quelque chose.

Tu sais ce qui serait ironique, Amanda ?

C'est que t'arrives � pas �tre une sorci�re.

� vrai dire, �a serait un miracle.

Arr�te de faire ton num�ro, James. �a ne marche jamais.

Je sais que tu m'appr�cies. Il faudra dire � Tony :

Jimmy Green a toujours pay� et sa parole vaut du pognon

- et un paquet. - Un paquet.

Vaudrait mieux.

Autrement, on verra ton nom sur une tombe.

Bon, et comment ils vont se loger ?

Bonne question.

Y aura un terrain de camping sur la plage plus loin.

Ils pourront y mettre leurs motos, leurs tentes,

leurs sacs de couchage.

- Ce que vous voudrez. - Tu penses que tous

ces �tudiants vont coucher sous des tentes ?

Je sais que pour toi, coucher dans un trois �toiles,

- c'est vivre � la dure. - Quatre �toiles.

Mais pour un jeune, dormir dans un sac de couchage,

c'est le grand luxe. Et c'est spring break.

Ils sont l� pour faire la f�te. S'ils sont en train de dormir,

- ils d�pensent rien. - Exact.

Pourquoi dormir quand y a de l'alcool,

des orchestres et des corps de r�ve ?

C'est � cause d'elle que j'aurai jamais d'enfants.

Je sens qu'on va s'�clater !

- Non, je ne fais pas �a. - Euh...

Voyons voir.

Sympa, le chapeau !

�a fait partie de l'uniforme ?

Jimmy !

Brenda ! �a fait un bail.

Oui. La derni�re fois que je t'ai vu...

Oh, c'est vrai, je ne t'ai jamais revu.

Tu m'as laiss�e avec un ordre d'expulsion,

une dette de 10 000 $ et ton abruti de chat.

Je ne t'ai pas tout pris, alors.

Tu as vraiment du culot de revenir ici, Jimmy Greenberg.

- Greenberg ? - Green, aujourd'hui.

- Il para�t. Tu renies ton p�re ? - Non, je m'envole.

Bien, �a, c'est dr�le, tu vas enfin devoir gagner ta vie.

Moi aussi, j'ai trouv� �a dr�le.

- D�sol�e, qui �tes-vous ? - Elle, c'est Amanda Gore,

qui se trouve � �tre mon avocate.

En fait, je repr�sente les financiers de Jimmy.

Entre autres choses.

Alors que nous vaut le retour du fils prodigue ?

J'ai une id�e qui pourrait bien sauver cette �le.

Oh, en faisant quoi exactement ?

Juste quelque chose pour booster le commerce local.

Eh bien, on organise un truc sp�cial pour spring break.

�a va s'appeler le festival de l'Homme de sable

et �a va faire mal.

Un festival ?

Jimmy, tu veux organiser un autre festival ?

C'est pas vraiment un festival.

Plut�t une esp�ce de gentille petite soir�e assez sympathique.

Apr�s ce que la population de cette �le a v�cu ?

Tu organises une autre f�te ?

�coute, je vais remettre cette �le sur de vrais rails.

Mais c'est toi qui nous as fait du tort, Jimmy.

Tu sais parfaitement qu'il y a eu 15 morts

pendant ta f�te de malades.

Venez vite. Il est arriv� quelque chose � mon copain !

�a a surgi du sable !

Vite !

Je l'ai vu, quelque chose l'a entra�n�.

Il y avait un... un requin au beau milieu du sable.

Dans le sable, il n'y a pas de requins.

- Je l'ai vu ! Il �tait l� ! - Elle a d� voir une ombre...

Viens, r�veille-toi !

�a, c'est mauvais pour nos affaires.

C'est des histoires, tout �a !

Je vous dis que non !

S'il vous pla�t.

S'il vous pla�t, calmez-vous.

Un peu de silence, voyons.

Y a un tueur dans l'oc�an

et vous nous dites de nous calmer ?

Tim Cassidy a �t� tu� avant-hier

- et vous n'avez pr�venu personne ? - Une petite seconde, Peter.

On ne savait pas que Tim Cassidy avait �t� attaqu�.

En fait, ce que je veux dire, c'est que...

on a toujours pas

retrouv� le corps. N'est-ce pas, John ?

- Non, monsieur le maire. - Excusez-moi, John.

Vous �tes vraiment bien plac� pour le savoir.

Vous avez perdu votre femme et votre fils

- apr�s une attaque de requin. - Une seconde.

On a pas prouv� que c'�tait une attaque de requin.

- �a serait quoi d'autre ? - �coutez, on a un expert

qui va venir pour nous aider.

Le docteur Powers. Il est intervenu la derni�re fois.

Il saura ce qu'il faut faire.

Et pour la prime, �a tient toujours ?

Oui, je crois qu'il faut...

Oui. Bien entendu, �a tient toujours.

Vous apportez la t�te, vous touchez le paquet. C'est jur�.

�coutez, on peut pas

vous laisser partir � la chasse aux requins. Je suis d�sol�e,

nous ne savons pas d'o� il vient.

J'ai entendu dire qu'il venait du sable.

Non, Bob, je suis persuad�

qu'il s'agit d'un requin nageant tout au bord.

Mais tant que l'expert n'aura pas donn� son avis,

- les plages sont interdites. - Les plages sont interdites ?

Et pour longtemps ?

Non, le temps de... �coutez, �coutez-moi.

S'il vous pla�t, calmez-vous.

Juste le temps de trouver ce que c'est et de l'�liminer.

Donnez-nous au moins un d�lai.

Je tiens un commerce et j'ai de grosses difficult�s.

Une autre mauvaise saison et il faudra que je ferme.

Interdire les plages, c'est nous tuer tous.

Ce que le sh�rif essaie d'expliquer,

c'est que les plages seront ferm�es...

- Une seconde. - ... pendant 24 heures.

- Comment �a ? - Attendez.

Vingt-quatre heures seulement.

Moi, je vais vous le capturer, votre requin des sables.

Je vous demande pardon ?

J'ai dit que j'allais vous le capturer.

Eh oui, c'est un requin des sables.

J'ai jamais vu un requin des sables aussi �norme.

Ah, c'est parce que t'as les yeux qui se font des n�uds.

C'est tout sauf un requin banal.

En fait, il est n� l�,

il nage vraiment dans le sable.

�a n'existe pas.

Selon toi.

Je les ai vus.

Alors... tu veux sa peau ou non ?

Oui, bien s�r que nous voulons sa peau, voyons.

Bon, d'accord, je le trouve moi-m�me,

mais je ne le ferai pas pour des n�fles cette fois.

Je veux 10 000 $.

Pour �a,

j'apporterai sa t�te.

Vous saurez que je l'ai tu�. Hein ?

Et alors, vous organiserez votre pr�cieux festival

et vos affaires survivront.

Les touristes viendront, personne n'aura � le regretter.

Bon, merci bien, Angus.

Nous allons maintenant y r�fl�chir.

Vous savez o� me trouver.

Super !

Bon, cette r�union est termin�e. Tout le monde dehors.

- S'il vous pla�t, sortez. - Sortez, s'il vous pla�t.

Allez, allez, avancez.

Merci.

Salut.

Sh�rif Stone ?

Alors, qu'est-ce que �a donne ?

Les traces de morsure sur le cou

correspondent � celles sur la jambe.

C'est le m�me animal.

- C'est un requin ? - J'ai quelques doutes.

Il faut que je fasse d'autres analyses.

Je dois v�rifier s'il y a pas d'autre ADN.

Je vois que vous avez une arme, docteur Powers.

Oui. Y a toutes sortes de requins dehors, sh�rif.

Une femme doit �tre prudente.

Et c'est Sandy, d'accord ?

Bien, Sandy. Moi, c'est John.

H�, Earl, t'es s�r que ces bestioles sortent la nuit ?

Oui, absolument. Les attaques ont eu lieu la nuit.

Faut simplement �tre patient.

H�, t'as vu �a ?

- T'as vu ce requin ? - Grouille-toi !

Oui, �a va, on est sauv�. On ne risque plus rien.

- Earl ? Il vient par l�. - Quoi ?

Le voil�. C'est le canot d'Earl Jones.

Vous pouvez le soulever ?

Je vois. Beurk !

Bon, �a va. Reposez-le, merci.

� premi�re vue, ils auraient mieux fait

de rester sur le canot.

Vous savez, si on se base sur la position du canot,

aussi haut sur la plage,

ils n'ont pas pu �tre attaqu�s dans l'eau.

H�, on a une f�te � pr�parer, nous !

Va falloir que je m'occupe de �a.

- Je peux vous laisser ? - Oui.

Je vais jouer dans le sable et voir ce que je peux trouver.

D'accord. Merci, les gars.

Hou ! J'adore les femmes en uniforme.

Ah, Jimmy, je suis pas d'humeur.

Sans blague, et moi alors ?

J'ai une f�te � organiser et ton fr�re nous interdit la plage.

Elle est ferm�e pendant 24 heures. Tu �tais l� !

Elle est peut-�tre ferm�e au public, mais pas � moi.

J'ai r�serv� cette plage pour une soir�e priv�e.

Peu importe, tu n'y mettras pas les pieds

sans le feu vert de John.

Ah ! Tu attends toujours sa permission

pour faire quoi que ce soit ?

Bon, si on en croit ce... contrat sign�

par mon p�re,

le distingu� maire de ta belle ville,

j'ai la pleine libert� d'acc�der � cette plage comme je veux

et chaque fois que j'en aurai envie.

On a trouv� les bras d'Earl Jones

et de Ray Parker sur la plage,

mais les corps manquent � l'appel !

Peu importe que le pape lui-m�me ait sign� ces papiers,

tout le monde va attendre 24 heures

ou le temps qu'on p�che

ce foutu poisson qui d�vore les gens sur la plage !

Alors pour l'instant, tu peux ranger tout ton mat�riel

et aller te cacher !

Bonjour, docteur. En quoi, j'en ai aucune id�e.

Alors, est-ce que tu as un plan ?

Oui. On va faire exactement ce qu'on avait pr�vu.

Faire tourner le marketing.

Il va falloir te donner corps et �me pour ce boulot.

Je t'ai dit que je ne faisais plus ces trucs-l�.

Relaxe. J'ai dit corps et �me. Pas corps tout court.

On oublie.

D'accord, mais si la plage est interdite ?

Avec un requin dans le secteur, personne ne viendra par l�.

En ce qui concerne le requin, je m'en charge.

H�, c'est Jimmy...

Ton fr�re tourne toujours des films avec des requins ?

J'ai ce que vous m'avez demand�.

- Merci. - Alors ?

- Vous avez du nouveau ? - En fait, oui.

Jetez un coup d'�il sur cette curiosit�.

On dirait une dent de requin.

Exact, mais... je sais pas de quelle esp�ce.

J'avoue que je ne comprends pas. Regardez �a.

La trace de la gencive.

- Oui. - Elle est tr�s molle

et cette dent n'est pas totalement d�velopp�e.

On dirait une dent de b�b� requin,

mais elle est plus grande

que toutes les dents de requins blancs adultes que j'ai pu voir.

C'est un grand requin blanc ?

Je dirais plut�t un requin-tigre des sables.

Bon, alors c'est un requin-tigre.

Il y a une similitude de formes et de densit�.

- Mais vous voyez ces stries ici ? - Oui.

Vous voyez ce bord �dent� comme une scie ?

J'ai jamais vu qu'une seule autre dent comme �a.

C'�tait une dent que mon p�re avait rapport�e

de l'arbre de Josu� et venait d'un requin-tigre pr�historique.

Un striatolamia macrota.

Alors �a serait une sorte de dinosaure ?

Je peux pas le jurer.

Faut faire d'autres analyses.

Le dater avec le carbone, son ADN, ce genre de truc.

Alors ne commencez pas � jouer les Roger Corman avec moi.

Les qui ?

Vous n'�tes pas accro aux films de s�rie B ?

Non.

- Brenda pour John. - Oui, Brenda.

Il faut que tu viennes tout de suite.

Ils en ont attrap� un autre.

- Un autre quoi ? - Un autre requin.

Et il est tr�s gros.

Bon, alors, qui a r�ussi � tuer ce monstre ? Hein ?

C'est toi, Vanlinda ?

C'est Mike Vanlinda qui a tu� ce requin ?

Je crois que le tueur de requins est par l�.

C'est vous ? F�licitations.

Merci du fond du c�ur.

Nous avons cueilli ce monstre

comme un petit oiseau dans son nid.

C'est une excellente initiative.

Beau boulot !

D�sol� de plomber l'ambiance, messieurs,

on peut jeter un �il sur ce poisson ?

Mais qu'est-ce qu'il y a � voir ? C'est un requin.

Il est mort, alors ouvrez la plage et que la f�te commence.

Je vais m'assurer que c'est le requin qu'on cherchait.

Quoi ?

Mais qu'est-ce que tu veux que ce soit d'autre ?

- Regarde-le, bon sang. - Sh�rif !

Je suis certain qu'il s'agit bien de notre requin.

Oh, s'il en est s�r, on a int�r�t d'y jeter un �il.

- H� ! N'y touchez pas. - Monsieur le maire,

je vous pr�sente le docteur Sandy Powers.

Elle travaille au Pacific Marine Institute.

Elle va pouvoir nous dire si c'est notre requin.

Relaxe.

- Elle l'a dans l'os. - Comment ?

Le requin, c'est un vrai. Jur�.

Il a tourn� dans L'attaque des requins en 3D.

Il est mort pendant le tournage.

Il a bouff� un des acteurs et ils ont d�... bye-bye.

Dommage pour eux.

- Tant mieux pour nous. - Et comment.

Il correspond pas � ce qu'on cherche.

Oh non, c'est pas vrai. Vous trouvez �a dr�le ?

H�, papa ? John essaie manifestement d'emp�cher

la reprise du festival.

Il a captur� un requin.

Mais c'est pas celui qu'on cherche.

Mademoiselle,

vous �tes bien s�re de vous ?

Oui, y a aucun doute.

Les dents sont trop petites sur celui-l�.

Et c'est un adulte.

Je pense que la dent que nous avons est celle d'un b�b�.

D'autre part, il est mort depuis une semaine.

Ce sont m�me pas eux qui l'ont tu�.

La plage reste interdite. Enlevez-moi ce poisson.

J'esp�re que je vais quand m�me toucher mon pognon ?

Tu gardes ton �quipe sous le coude

et pr�parez-vous pour le festival.

Je vais r�gler �a.

H�, une id�e pour les vacances ?

Venez � notre festival.

H�, venez au festival, �a va �tre g�nial.

Oui, monsieur Green.

Erin, ma puce.

Raconte-moi tout. Comment �a se passe l�-bas ?

Super mal. Personne ne prend les flyers.

Ils savent que c'est un festival de musique ?

- Oui, mais... - Tu leur as dit

qu'il y allait y avoir des tonnes de bi�re ?

Oui, mais...

O� es-tu ?

� la plage, ou plut�t sur la jet�e.

� la plage ?

Oh, mais non, Erin,

ma puce, mon c�ur, mon ange, non, non, non.

Les gens � la plage ne veulent pas faire la f�te.

Ils ne veulent pas �tre d�rang�s.

Faut que tu ailles dans un bar

et ach�te quelques mauvaises consciences.

Mais je suis stagiaire, j'ai pas de quoi payer.

Tu n'as... qu'� payer, je te rembourserai.

C'est �a, oui.

Pain gratuit pour tout le monde !

Je sais pas ce qu'elle deviendrait sans moi.

Elle se ferait bouffer toute crue.

T'en es o� avec ton cyberespace ?

C'est fini, on a des r�ponses partout.

Par l�, par ici, oh l�, c'est partout sur le web.

Crois-moi, on est au campus,

sur tes murs et sur ton t�l�phone.

J'ai encore de l'espace � ta disposition.

Bien jou�.

Non, en fait, pour tout te dire,

c'est Erin qui a cr�� ce programme

qui triple les messages sur les blogs et les webs

des facult�s de tout le pays.

- Alors... remercie-la. - Sans blague !

- Elle sait faire �a ? - Elle cache bien son jeu.

Bien dis donc.

Je savais pas qu'elle �tait aussi fut�e.

Faut te m�fier, elle va te piquer ton boulot.

Quoi ? Mais tu r�ves, je reste quand m�me un prince du clavier.

Regarde. Je suis trop fort pour l'Internet de cette �le

et je l'ai d�j� fait sauter deux fois.

Tu vois ce que je veux dire ?

- Je suis un prince � ce jeu. - Refais jamais �a.

OK, �a va, t'inqui�te.

Oh non !

C'est pas possible !

Dites-moi que c'est pas ce que je pense !

On a pas perdu tous les fichiers !

Ah non !

H�, vous cherchez Jimmy ?

- Oui. Et vous ? - Oui.

Jimmy, je suis toute mouill�e. Bonsoir, Brenda.

Madame.

D�cid�ment, Jimmy est tr�s populaire ce soir.

Mais je suis arriv�e la premi�re.

Quoi encore ?

Salut.

Bonsoir.

Y a aussi une panne chez vous ?

Que tu me mettes � l'arri�re parce que tu ne veux pas

t'asseoir � c�t� de moi, je comprends,

mais les menottes ! C'est... c'est n�cessaire ?

Oui, Jim.

Alors ?

Tu vas me dire ce qui se passe et o� on va ?

Non.

Tu sais, j'ai dit que j'�tais d�sol�.

Je n'ai jamais voulu te blesser.

�a n'a pas �t� le cas. T'es content ?

Pas vraiment. Non.

J'avais esp�r� qu'apr�s mes excuses,

t'enl�verais �a de mes poignets.

C'est seulement toi

et rien que toi.

Pourquoi t'es revenu ici ?

Je te l'ai d�j� dit, je veux organiser un festival

et aider cette �le.

Et c'est tout ? T'es revenu pour aider une ville

que tu voulais fuir et ne plus jamais revoir.

Oui, c'est un peu �a.

Mais aussi, je vais me faire un paquet de fric, mais...

En dehors de �a,

qu'est-ce qu'il y a d'autre pour moi, hum ?

Apparemment, rien.

Qu'est-ce qui se passe par l� ?

Je vous reconnais, je sais qui vous �tes.

Faut vous d�coincer, mon vieux.

On s'est vu tout � l'heure.

Vous �tiez avec le d�nomm� Jimmy.

Je vous pr�viens, vous restez o� vous �tes.

Ce sont tes copains, non ?

- Sh�rif ? - Quoi ?

C'est n�cessaire, tout ce cirque ?

Oui, �a l'est.

Vous savez vous servir de cet engin ?

Oh oui.

Une chance que ta m�re soit pas l�.

Pourquoi ces menottes ?

C'est le chef de cette bande de criminels.

De criminels ?

Bon sang, si seulement vous me laissiez r�gler ce probl�me.

Non, �a suffit, taisez-vous.

Attends, laisse-le r�tablir le courant.

�a pourrait peut-�tre apporter

un peu de lumi�re � ton probl�me.

Alors tu connais ces hommes !

Pour �tre franc, ils travaillent pour moi.

Ils travaillent vraiment pour toi ?

- Oui. - Impressionnant.

Impressionnant ?

Non, �a n'est pas impressionnant, monsieur le maire.

Ce sont les m�mes malades qui ont trouv� dr�le

d'apporter un faux requin.

Et ils ont coup� le courant sur l'�le tout enti�re.

�coutez, c'est juste un probl�me de fusible.

�a suffit comme �a, moi, je marche pas.

Vous voulez lui enlever les menottes ?

C'est vrai, tout �a ?

Si tu veux vraiment tout savoir,

c'est vrai...

j'ai toute une �quipe

qui va arriver...

demain matin et on est d�j� en retard.

S'il voulait bien laisser Sparky r�tablir le courant,

- peut-�tre que... - Sparky ne fera rien du tout.

Si tu continues d'enfreindre la loi

et de faire tes coups tordus,

le courant ne sera pas le seul � �tre mort.

T'as entendu comme moi. Il recommence � me menacer.

Il est contre ce festival depuis la premi�re heure.

Bon, on a assez attendu une intervention divine.

Elle ne viendra pas.

Je crois vous avoir dit de ne pas bouger.

�coutez, mon vieux, vous pouvez pas m'insulter

et pas me laisser r�gler le probl�me.

- Vous restez o� vous �tes. - Vous voulez me tirer dessus ?

Eh bien, allez-y parce que sinon,

pr�parez les feux d'artifice.

Je vous pr�viens, restez o� vous �tes.

Je...

J'ai dit : restez o� vous �tes.

Et que la lumi�re soit.

Sandy ? Sandy ?

Docteur Powers ?

John ? Ils sont l�.

Ils sont dans le sable.

Ils font des cercles.

T'as vu �a ?

John, non !

Il vient.

Fuyez ! John !

Par ici, vite !

Vite !

Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !

C'�tait quoi, ce truc ?

Vous l'avez vue, cette horreur ?

Elle se d�place dans le sable comme si c'�tait dans l'eau.

J'ai jamais vu un poisson nager dans le sable.

Je suis d�sol�e, mais...

je crois que le vieux p�cheur avait raison.

C'est bien un requin des sables.

On va fermer cette plage le temps de tuer ce requin.

- D'accord. D�sol�, fiston. - Tu m'avais promis que...

Oui, et j'ai aussi promis aux r�sidents

et aux visiteurs de cette ville de les prot�ger.

�coute, mon grand, m�me si je crois sinc�rement que ton festival

aiderait tout le monde sur cette �le,

est-ce que je serais digne d'�tre maire

si je les laissais aller sur cette plage sachant que...

qu'un monstre est l� ?

Non.

Il est de notre devoir d'interdire cette plage.

Je trace un trait sur ce sable.

Je vous donne ma parole.

Je ne conna�trai de repos tant que ce monstre...

- Monsieur le maire ! - Papa !

- Reviens ! - Reste l�, Jimmy.

- L� ! Mais... Mon p�re ! - J'ai vu.

Le monstre, il a fait... Il a... Il...

Il est o� ?

- Non ! - Mon Dieu ! Mon Dieu !

Regardez, un autre. O� va-t-il ?

Pr�parez-vous, je vais rebrancher.

- Sparky ! - Sortez du sable !

- Sparky ! - Ne restez pas sur le sable.

- Sparky ! - Sparky, sortez de la plage !

- Sparky ! - J'ai trouv�.

Relaxe. J'y vais.

- Sparky ! - Sparky, sortez de la plage !

Et voil� la lumi�re.

Sparky !

Avec Sparky, le courant passe.

Alors, on m'espionne ?

Si on veut.

Je viens te dire que la plage �tait ouverte, mais...

On dirait que tu es d�j� au courant.

Oui. Bien s�r.

Maintenant que le requin a �t� tu�,

je me suis dit que le festival pouvait avoir lieu.

T'as pas chang�, Jimmy. Tu tournes vite la page.

�coute, je sais, �a para�t nul,

mais c'est ce qu'il aurait voulu.

"James, il faut savoir faire face.

"Le travail passe avant tout."

C'est plut�t une phrase de Sean Connery,

mais c'est assez explicite.

Puis il aimait bien faire la f�te.

J'ai d�cid� de l'organiser en son honneur.

Il aurait �t� content.

Oui.

H�, Jimmy ? Fais un malheur ce soir.

J'esp�re que �a va marcher pour toi.

- Et pour cette �le. - Merci.

� propos de cette �le,

j'ai un technicien qui vient r�parer l'�lectricit�.

Alors dis � John qu'elle sera bient�t r�tablie.

Tr�s bien, je te remercie.

De rien, c'est normal.

Brenda ?

Comment on descend � la plage d'ici ?

Tu dois aller par l�.

Bien, d'accord.

Par l�.

- Salut. - Oui

- C'est lourd. A�e ! - T'as besoin d'un coup de main ?

- Non, merci. - �a va aller ?

Je me d�brouille. �a va tr�s bien.

Super. Oui, t'en as tout l'air.

Il peut pas r�tablir le courant pour l'instant.

Qu'est-ce que vous faites ?

Bon, d'accord.

Alors je vous ai d�j� dit que j'avais quelques doutes

parce que cette dent pouvait �tre celle d'un b�b� requin.

Oui, mais je croyais qu'elle �tait trop grosse

pour un b�b� requin.

C'est assur�ment un b�b� requin.

Ce qui est inqui�tant, c'est plut�t l'�ge de notre b�b�.

Notre monstre assoiff� de sang frais,

- eh bien, c'est un nouveau-n�. - Quoi ?

Mais regardez la taille de ce morceau, c'est impossible.

On ne peut pas contester la biologie.

Il n'est pas pr�historique, m�me si les requins

sont comme les alligators

et existent depuis 450 millions d'ann�es.

�a a rien d'un fossile. C'est un pr�dateur

qui a �volu� en utilisant le sable de la plage pour

- se d�placer comme dans l'eau. - Mais comment font-ils alors ?

C'est leur peau, le secret.

Leurs �cailles placo�des ont �volu�

pour obtenir de meilleurs avantages a�rodynamiques

dans le sable en r�duisant les turbulences et les frictions.

Pour faire simple,

ils utilisent les petites alv�oles des �cailles

pour aspirer un grain de sable apr�s l'autre.

Et il s'extrait de l'eau.

C'est pour �a qu'ils semblent aimer attaquer la nuit.

C'est parce que le sable est plus froid et plus humide.

Ah, je vois.

Coup de chance pour nous, ce monstre est mort.

Oui, � propos de �a...

Ce b�b� est mort, mais...

n'oubliez pas que...

c'�tait un nouveau-n� d'un mois.

Donc... �a veut dire que...

maman est s�rement � la recherche de son petit.

J'ai regard�, il ne restait plus rien du tout.

Plus rien du tout.

On vous a jamais appris � frapper ?

Jimmy ? On a un probl�me.

Y en a un autre ?

Merde ! Vous annulez tout.

Alors, j'ai �t� � la hauteur cette fois ?

Tu m'�tonnes !

- T'as r�ussi un coup superbe. - Il va y en avoir d'autres.

Ils �taient bien un millier sur le quai quand on est parti.

Faut pas �tre parano, vieux.

Faut faire confiance aux autres.

- Bravo. - Tu me connais.

- Quel g�nie ! - Faut pas rater �a.

Il me vient toutes ces id�es,

- il suffit que... - H� ! Fais gaffe, gros nul.

Mollo, la grande. Ta m�re sait que tu t'es �chapp�e ?

Allez plut�t jouer au jardin d'enfants.

Tant pis, vous savez pas ce que vous loupez.

On se tire.

Si c'est le genre de mecs qui sont ici,

�a risque d'�tre mortel.

On verra bien. Allez, venez.

Non, vraiment, t'as fait un excellent job.

Jimmy sera super impressionn�.

Il va me donner une promotion maintenant ?

Non.

Tu resteras stagiaire.

D�sol�.

H� ! C'est toi, l'�lectricien ?

Alors, �coute, on a tout pr�par�.

Il faut que tu fasses le plus vite possible.

Elle est l�, dehors.

Elle n'a rien � voir avec son petit.

C'est un monstre. Et elle a tr�s faim.

D�sol� de venir te saper le moral, Jimmy,

mais ces plages vont rester interdites.

�a, jamais ! C'est trop tard.

� cette seconde, il y a des milliers de jeunes �tudiants

qui envahissent les plages de notre �le

et pr�ts � d�penser des tonnes et des tonnes de pognon.

Donc des tonnes et des tonnes de pognon

pour les habitants de cette �le.

Si vous tuez ce festival aujourd'hui,

alors cette �le va mourir avec lui.

�a, c'est un risque que je suis pr�t � courir.

Oh, toi, peut-�tre bien.

Mais les r�sidents de cette �le, non.

Sauf si vous �tes s�rs qu'il y a un autre requin l� dehors...

Euh... nous le croyons, mais on a aucune preuve.

Si on interdit le festival,

vous allez passer pour des paranos.

Si mon p�re �tait l�,

il vous dirait : "La parano�a est d�conseill�e

une ann�e d'�lections." C'est plut�t Nixon

qui a dit �a, mais c'est explicite.

Tu veux te repr�senter, n'est-ce pas, sh�rif ?

Bien.

Mais si on voit un requin, que ce soit ton �quipe

ou la mienne, je devrai mettre fin � ta f�te.

J'�tais pas pr�t la derni�re fois.

Mais ce coup-ci,

on le sera vraiment.

Si �a, c'est pas un signe du destin.

Vous �tes pr�ts � vous exploser ?

Bienvenue au super festival !

Je suis votre h�te, Jimmy Green. Et ce soir,

nous aurons la plus d�mente, la plus...

torride beach party de toute la plan�te !

D�pass�, Daytona, d�pass�, Cancun.

Il n'existe pas de party comme celle de l'Homme de sable,

car cette party ne s'arr�te jamais !

G�nial !

Mais avant de tout casser,

je voudrais d�dier cette f�te pour la jeunesse

� la m�moire de mon p�re, feu, notre maire James Greenberg.

Oui, parce que sans son soutien,

notre superbe festival serait seulement un r�ve.

Donc, �clate-toi bien !

Ne perdons plus de temps. Maintenant,

il faut que vous mettiez vos probl�mes en veilleuse

et que vous r�veilliez cette plage

avec la DJ Plan B !

Ouais ! Allez, dansez !

Brenda, tu dois rester � ton poste.

Vous voulez que je descende pour aller voir ce qu'y a ?

- Non, non, restez l�. - Vous �tes s�r ?

Oui. Je vais jeter un coup d'�il.

Et ton abruti de patron croyait que je n'y arriverais jamais.

T'es trop bonne.

Continue.

Encore.

Jimmy ?

Oh, pardonne-moi, Brenda. Bonjour.

C'est pas du tout ce que tu crois.

- Tu peux crever. - Mais non... Vraiment ?

H�, attends, c'est elle.

Ne me dis pas que tu pr�f�res cette pouffiasse. J'hallucine.

- Mais bien s�r, Amanda. - Tu vas le regretter.

T'es une vraie croqueuse d'hommes, toi.

Tu sais pourquoi tu t'en sortiras jamais, Jimmy ?

T'es incapable de faire des affaires.

Je... je... J'ai vu...

le requin ! Non, du calme,

c'est juste un tout petit requin. Un requin.

Le spectacle doit continuer. Le spectacle doit continuer.

Alors ?

Tu loupes le spectacle.

Monsieur Green, �a va ?

On dirait que vous avez vu un fant�me.

Non, non, non, je vais bien. Je vais bien, tout roule.

- Tout baigne. - Oui.

Je fais une photo. Mets-toi avec monsieur Green.

D'accord. Allons-y.

Grouille-toi. Apr�s, on va s'�clater.

Allez, vas-y, Erin.

Oh mon Dieu, quelle horreur ! C'est... C'est Amanda !

Jimmy, mais qu'est-ce que t'as fait ?

- Qu'est-ce que t'as fait ? - Moi ? J'ai rien fait.

C'est le requin, le requin des sables.

Comment �a ? Je croyais qu'on l'avait tu�.

Oh, je sens que je vais �tre malade.

Tout le monde se calme,

d'accord ? On garde son sang-froid.

Tu plaisantes, Jimmy. Faut avertir la police,

faut �vacuer la plage.

Quoi ? Non, non. Tu r�ves ?

On a pas le choix.

Si, on l'a. Willie !

Tu ne sais pas ce qui m'arrivera si on arr�te tout �a.

On a organis� le plus grand festival de l'histoire.

On peut pas tout bousiller

parce qu'une sorci�re de la mafia a perdu la t�te.

Jimmy, il s'agit pas que d'Amanda, d'accord ?

Y a Sparky, y a aussi ton p�re et plus t�t, les morts d'avant.

Je suis au courant, j'�tais l�, Willie.

Et pour ton information, mon p�re, Sparky et Amanda,

tous nous diraient :

"Le show doit continuer !" Alors le show va continuer.

Mais t'es s�rieux quand tu dis �a ou...

On ne peut pas l'�tre davantage.

Ce que le patron essaie de t'expliquer,

c'est qu'on ne peut pas annuler cette f�te

� cause de quelques morts, d'accord ?

C'est pas bien pour les affaires.

T'es gentille, j'ai compris, merci.

Mais t'es qu'une stagiaire,

alors tu la fermes ou tu vas jouer les app�ts, d'accord ?

Une stagiaire qui a fait ton boulot

- depuis qu'elle a �t� engag�e. - Oui, oui, si tu veux.

�coute, Jimmy, tu sais, j'ai march� dans tes r�ves de fou

parce que tu payais bien et que je m'�clatais.

On n'est plus dans le r�ve.

C'est du r�el. On a plein de jeunes dehors.

Si �a se sait, on risque de finir tous en taule.

Oui, et c'est bien pourquoi

on ne peut pas dire quoi que ce soit.

Non, merci, c'est fini. Je me casse.

Pourquoi t'as fait �a ?

Les requins sont peut-�tre mauvais pour les affaires,

mais c'est vrai aussi pour les l�ches.

Il faut savoir faire des sacrifices si on veut r�ussir.

N'est-ce pas ? Demandez � Amanda.

J'avais raison, t'es un requin, en affaires.

Qui donc ? Ma petite personne ?

Non, je sais ce que je veux

et ce que je suis pr�te � faire pour l'avoir.

Comme commettre un meurtre ?

Non, il aura mal au cr�ne, rien de plus.

Voil� ce qu'on va faire.

Vous retournez sur la plage et moi,

je vais nettoyer tout �a. Et apr�s,

on fera comme si tout ceci ne s'�tait jamais pass�.

�a doit vouloir dire que tu n'es plus une stagiaire.

Vous voyez, c'est pour �a que je travaille pour vous.

Avec vous, Jimbo.

Vous comprenez vite. Allez, filez donc vous amuser.

Bon, je te laisse, alors.

Monte le son !

Non-stop, non-stop !

H�, Sandy ? Sandy, vous �tes l� ?

Je crois en voir un. � 2 h pour vous.

Je vois rien.

Bouge, bouge !

Je vois que des bikinis qui sautillent.

�cartez-vous.

Pourquoi il s'�nerve ?

Sandy, c'est juste une bande d'idiots

qui font des ch�teaux de sable. Amusez-vous bien.

Tout est superbe.

Papa, on a gagn� !

Oui, on a sauv� cette �le de malheur.

Personne ne croyait en nous.

Ah, tu vas bien me manquer, tu sais ?

Je t'aime.

�clate-toi au paradis.

- H�, bas les pattes. - Excusez-moi.

Lequel de vous deux est Rex ?

Euh... ce sera T. Rex pour vous.

J'aime la chair fra�che et...

�a va. Stop. Ou j'aboie.

- Laisse tomber. - Attends.

Il para�t que vous avez de quoi

- vous �clater. - Comment vous le savez ?

On dit que c'est de la bonne.

- Hein, Grace ? - Oui.

Non, la drogue, c'est mauvais.

Oui, il faut dire non � la drogue.

L�chez-moi, d'accord ?

Tu nous la montres ?

Je te la montre, si tu les montres.

Jamais. Je les montre pas aux gar�ons.

Non, pas � lui.

- Au requin. - Au beau requin.

Bon,

faut pas regarder.

OK.

Deux gamins s'amusaient � faire...

Au secours !

Brenda, d�clenche l'alerte.

Tout le monde sort de cette plage !

Allez, d�gagez ! D�gagez ! Vite, vite !

Allez, vite, vite, vite ! Allez, allez !

Arr�tez �a ! D�gagez ! Poussez-vous !

Quittez tous la plage !

Tout de suite, sortez vite, allez, dehors, vite !

Maintenant, sortez de la plage !

Ils sont stupides, ces requins.

Ils vont tout foutre par terre.

Au secours !

Non, attendez, voyons, mais restez l�.

- Pas de raison de s'inqui�ter. - Jimmy !

Tout est sous contr�le.

�a va s'arranger.

Agitez les bras, continuez � danser.

Dansez ! Oh, venez !

Non !

- Tout le monde danse avec moi ! - Jimmy, on rentre.

Non, non. Je reste, je pars pas.

Non, ce n'est pas le moment.

H�, le requin !

La premi�re tourn�e est pour moi.

- Tiens ! - Arr�te ! Viens, allez !

On d�gage.

J'ai une id�e.

Brenda !

On a pas le temps, viens.

Plus vite !

D�gagez, ne restez pas sur la plage.

Sortez du sable, vite.

Allez, allez, allez ! Faut pas rester sur le sable !

Plus vite, Brenda.

Brenda !

Oh ! Brenda !

Pas toi. Reste avec moi.

Accroche-toi. S'il te pla�t.

Reste avec moi. Attends, ne meurs pas.

Je peux te remettre �a en place.

Je vais juste...

je vais juste le remettre, �a devrait aller.

Oh, Brenda. C'est rien, reste avec moi.

Je sais que c'est sans doute pas le bon moment pour te dire �a,

mais tu sais, quand on �tait ensemble,

je te disais toujours que je t'aimais pas,

que tu me plaisais pas, c'est tout, mais c'�tait pas vrai.

En fait, je t'aime, je t'assure, je t'aime Brenda.

- Je sais. - Quoi ? Quoi ?

T'es trop nul.

Brenda...

Les rochers !

Donnez-moi la main.

- Bon sang, on a eu chaud. - Un peu trop chaud pour moi.

C'�tait quoi, ce liquide ?

C'est du jus de trauma hyper concentr�.

Du jus de trauma ?

C'est �a.

C'est un produit synth�tique que j'ai invent�.

C'est comme du crack pour les requins.

Brenda ? T'es l� ?

- Brenda ? - Euh... Bouge pas.

Accroche-toi.

T'as pas l'air tr�s bien install�e dans cette position.

C'est mieux comme �a.

Tu m'attends ici.

Je vais te mettre cette...

cette veste sur la t�te. Voil�, comme �a, tu seras mieux.

Brenda, t'es l� ?

- Brenda, r�ponds. - Non, non, c'est Jimmy. All� ?

Jimmy, mais qu'est-ce que tu fous sur ma fr�quence ?

O� est Brenda ?

Elle... Bon, euh...

je sais pas trop comment te le dire,

- mais ta s�ur... ta s�ur... - Quoi ?

Elle a �t�...

bouff�e par un requin.

C'est ma faute, c'est ma faute. Tout est ma faute.

Les jeunes, mon p�re, ta s�ur, ils sont morts.

C'est ma faute.

Jimmy, le requin �tait cens� �tre mort.

On pouvait pas savoir qu'il y en avait d'autres.

Je savais.

Tu savais ? Et quand tu l'as su ?

J'en ai vu un autre juste avant le d�but du concert.

- Il a bouff� Amanda. - Tu l'as dit � personne ?

Mais je pouvais pas. Tu imagines ?

Je suis mort s'il y a pas de concert.

Sans blague, ils me tueront.

Je suis mort.

Ils n'auront pas l'occasion de te tuer.

Parce que je te tuerai avant. Quinze pauvres malheureux,

y compris ma s�ur, ont �t� tu�s par ta faute.

Je vais t'arr�ter pour non-assistance

- � personnes en danger. - Pourquoi tu ferais �a ?

Pour avoir maintenu ta f�te, cr�tin.

Mais... j'ai tu� personne.

Tu vois donc pas que je souffre ?

Il va falloir ramper en me suppliant.

D'accord ? T'as pas appuy� sur la d�tente,

mais c'est toi qui l'as fait venir sur la plage.

Je sais.

John ?

Je veux pas minimiser la trag�die qui vient de se passer,

mais ici, on est coinc� entre ces rochers et les requins.

Une id�e pour s'en sortir ?

Jimmy ?

Jimmy, si t'es l�, r�ponds.

Ici, Jimmy.

�coute...

je...

J'ai peut-�tre un peu exag�r� tout � l'heure.

Tu vas toujours en prison et je te tuerai,

mais on a besoin... on a besoin d'aide.

John...

on pourrait avoir un �norme probl�me sur la jet�e.

Attends,

on va avoir un probl�me sur la chauss�e ?

J'ai dit "jet�e". J'ai dit "jet�e".

�a ne se pr�sente pas bien. Y a beaucoup de monde.

Tu vas avoir droit � une sacr�e manif.

Le ferry ne se pointera pas avant demain matin.

Fais chier.

Jimmy, il faut les �vacuer de la jet�e.

Elle va c�der, y a bien trop de monde.

- Tu veux essayer ? - D'accord, oui.

D�brouille-toi pour qu'on ne connaisse pas

une nouvelle boucherie. Avec la foule,

il faut prendre des pr�cautions. Et quoi que tu fasses l�-haut,

tu ne mets pas ta sir�ne. Il faudrait pas cr�er de...

C'est pas vrai.

Jimmy, tu me les fais partir tout de suite.

J'ai compris.

Je m'en charge.

�coutez-moi tous, s'il vous pla�t.

�vacuez la jet�e aussi vite que vous pouvez.

Vite !

J'ai dit : �vacuez la jet�e, d�p�chez-vous.

Quelqu'un a besoin d'un m�decin ?

Y a des bless�s ?

Tout le... H�, �a va en bas ?

Besoin d'aide ?

Je sais pas ce qu'il a, il ne peut plus respirer.

Y a des �tudiants en m�decine ici ?

Non ?

Bon, bien, accrochez-vous en bas,

- je vais... - D�sol�, c'�tait pour rire.

On vous a bien eu, hein ?

Oui, d'accord, c'est d�sopilant.

Vous savez qu'il y a des gens

qui se font d�vorer vivants en ce moment, l� ?

- Regarde �a. - �coutez, �coutez-moi bien.

Je sais que �a para�t compl�tement dingue,

mais y a des requins dans le sable.

Donc, vous allez vous lever et quitter cette plage

tout de suite. Vous entendez ?

Vous vous levez et vous partez en courant.

Vous �tes idiots ou quoi ?

Vous avez pas d'arme dans votre bagnole ?

- Non. Pas que je sache, non. - Y en a au bureau du sh�rif ?

Peut-�tre. J'ai pas regard�

�coutez-moi. Allez l�-bas et vous rapportez des armes.

Je vais r�gler cette histoire.

Si vous me faites

perdre mon temps,

on gagnera pas ce combat. Sauvez-vous !

Vous voulez �tre bouff�s par les requins ?

Filez, vite, d�gagez d'ici !

D�gagez d'ici, c'est compris ?

Que faites-vous l� ? Vous �tes pas sur votre rocher ?

On a r�ussi � se sauver. Tu devrais �tre sur la jet�e.

Je lui ai dit de filer.

Vous aviez d�j� vu ce type ? Pourquoi lui avoir dit de filer ?

Parce que j'�tais pas s�r que mon arme suffirait.

- Et ? - J'avais tort.

Vous avez tu� tous les requins ?

Seigneur Dieu, non, ch�rie. Il y en avait mille fois trop

pour les affronter avec une seule arme.

Mais j'ai pu mettre tout le monde en s�curit�.

Bon, je vous remercie, monsieur McSorely.

On va s'en occuper.

T'es...

T'es vraiment s�r, fiston ?

On dit sh�rif. Eh oui, j'en suis s�r.

Parce que j'ai comme l'impression que vous...

vous n'avez fait que lancer des boulettes de viande

� une bande de chiens de chasse.

Je suis pas s�r d'avoir compris,

mais on est pr�t � intervenir nous-m�mes.

Avec �a ?

Vous croyez que vous allez arr�ter

une bande d'avaleurs d'hommes sablonneux ?

Quel autre choix avons-nous ?

Nous avons des centaines de jeunes coinc�s sur cette �le

et aucun moyen de les �vacuer. Et le ferry ne sera pas l�

avant demain matin.

Demain matin, �a sera d�j� trop tard.

D'ici l�, cette �le va grouiller de requins des sables.

Ils y ont pris go�t.

Et ils vont revenir pour en reprendre

comme une vieille rombi�re devant un buffet de p�tisseries.

Tr�s bien. C'est vous, l'expert.

Alors qu'est-ce qu'on fait ?

J'avoue que je me consid�re pas comme un professionnel.

C'est vrai que je suis aux trousses

de ces sablonneux bouffeurs de viande

depuis des ann�es et des ann�es.

La greluche a la bonne id�e.

On ne tue pas ces gros poissons avec les moyens conventionnels.

Il faut faire tourner toutes les m�ninges.

Il faut que le sol devienne un pi�ge.

Il faut les maintenir � l'int�rieur

- comme dans un aquarium g�ant. - Oui, et vous pouvez traduire ?

Venez avec moi.

Je vais vous montrer.

Donc, pour que ce soit clair, vous voulez les attirer

le plus haut possible sur la plage

et faire passer du courant dans le sable

pour les enfermer dans une prison de verre ?

C'est bien �a, l'id�e ?

Oui.

Il faut trouver une plus grande plage.

Ici, c'est la meilleure plage.

J'ai vu les premiers requins il y a 30 ans.

Ils se sont enfonc�s dans le sable au fond de l'oc�an.

J'ai su, � l'�poque, que c'�tait qu'une question de temps

avant de les voir arriver.

C'est insens�. Y a pas une chance que �a marche.

Pourquoi pas une chance ? Tout ce qu'il faut,

c'est un combustible

qui fasse fondre le sable.

Et surtout l'app�t qui va attirer les requins jusqu'ici.

On a encore pas mal de monde l�-bas.

- Quel bel app�t. - Dis pas n'importe quoi, Jimmy.

Qu'est-ce qu'on peut utiliser, Angus ?

J'ai d�j� essay� des tas de choses,

mais rien les a fait venir.

Et si on utilisait les haut-parleurs de la f�te ?

On pourrait les enterrer.

Les requins sont attir�s par les mouvements

et les vibrations, �a devrait marcher.

Donc vous croyez que vous pouvez attirer

suffisamment de requins vers cette �le

en utilisant un vulgaire tourne-disque ?

Des requins-musiciens ?

Et c'est moi qu'on traite d'idiot ?

Oui, si les vibrations sont suffisamment fortes,

on attirera les requins o� on veut exactement.

Tout �a d�pendra de l'intensit� du son obtenu.

Si on met le son � fond

et on utilise mes enceintes,

je secoue toute l'�le.

Ce sont les meilleures, je le sais.

C'est moi qui les ai achet�es.

Et pour le combustible ?

� quelle temp�rature on doit le faire monter

pour faire fondre le sable ?

Il faut qu'il puisse d�gager une tr�s, tr�s forte chaleur.

Faut que �a d�passe de beaucoup les 2000 degr�s.

J'ai rien qui ressemble � �a.

Moi, peut-�tre.

Ah oui ? T'as un produit qui br�le � plus de 2000 degr�s ?

Possible. Je voudrais une preuve

comme quoi �a a d�j� march�

avant de vous montrer ce que c'est.

�a, c'est un morceau du requin qui a tu� Sparky.

Le sable s'est transform� en verre

- par la chaleur de l'�lectricit�. - Parfait.

C'est une preuve suffisante pour vous ?

On va les p�cher ?

Venez.

J'adore l'odeur du napalm en fin de journ�e.

C'est tout ce qu'on a ?

C'est hyper concentr�. Croyez-moi,

une goutte et il fera chaud, tr�s chaud.

On verra.

Le napalm, mon vieux.

Le napalm.

Vaudrait mieux pour toi que �a marche.

Vous �tes s�r d'avoir assez de puissance ?

Vous rigolez ? Je me suis branch� sur la ville.

C'est bon � savoir pour la prochaine panne de courant.

- Attention, vous �tes tous pr�ts ? - Que la f�te commence.

Oui.

Les voil� ! �a y est, ils rappliquent.

- Ils foncent droit dans le pi�ge. - Oui !

Ils croient que c'est de la bouffe.

Oh !

Une minute.

Ils s'en vont, pourquoi ?

Il n'y a plus de courant.

Y a toujours du courant.

Le haut-parleur est d�branch�.

- Je vais aller regarder. - Vous �tes dingue ?

Vous pouvez pas sortir, �a grouille de requins des sables.

Ils vont vous d�vorer tout cru.

Malheureusement, elle a raison.

Tu feras pas dix m�tres avec cette jambe.

J'en reviens pas de vous dire �a,

mais je m'en occupe.

Quoi ?

- Jimmy, t'es pas oblig�. - Si, je vais le faire.

Je nous ai mis dans ce merdier, et je vais nous en sortir.

- T'as pas � faire �a. - Si, c'est � moi de me d�vouer.

Pour mon p�re, pour ta s�ur, pour Sparky

et... et pour tous les autres morts.

J'ai une dette envers eux, je vais la payer.

Le show doit continuer.

Jimmy, il ne s'agit plus d'une f�te

qui se termine � minuit.

L�, c'est ta vie.

Quand t'es mort, la f�te est finie.

Oui.

Jimmy.

- Juste au cas o�. - Non, merci.

Je ne resterai pas assez longtemps

- pour m'en servir. - D'accord, bonne chance,

- mon vieux. - Je ne fais pas �a.

Attention !

D�p�che-toi, Jimmy.

Mais qu'est-ce qu'il fait ?

Les requins sont de plus en plus nombreux.

On a aucune chance. Il est sectionn�.

Ils l'ont bouff� !

C'est pas r�parable !

On doit bien pouvoir faire quelque chose.

Ils se rapprochent de plus en plus.

Salut, papa.

On dirait que je vais bient�t te rejoindre.

- D'accord. - Ils sont plus nombreux.

Faut qu'on le sauve.

Vogue vogue vogue

Vogue petit bateau

Et descends le petit ruisseau

Vogue vogue

- Jimmy ! - Jimmy !

- Arr�te ! - Jimmy !

Et descends le petit ruisseau

C'est du suicide !

Vogue vogue vogue petit bateau

- Jimmy ! - Non, Jimmy, non !

Le petit ruisseau

Vogue vogue vogue

Petit bateau

- Il s'arr�te pas. - Jimmy, d�gage de l� !

- Reviens ! - Jimmy !

Vogue vogue vogue

Petit bateau

Et descends le petit ruisseau

Que le festival de l'Homme de sable commence.

Qu'est-ce que vous attendez pour faire la f�te ?

Allez, allez !

Oh, mon Dieu, Jimmy !

Jimmy ! Non !

Jimmy !

Bon, allez !

�cartez-vous. Qui a envie de poisson grill� ?

Oui !

- Jimmy ! - Bravo !

�a va aller ?

Je vous avais dit

que je vous rapporterais leurs t�tes... grill�es.

Maintenant, reste plus qu'� les d�guster.

- On a r�ussi. - Non.

- Si, on a r�ussi. - C'est Jimmy qui a r�ussi.

Oui...

Angus ? O� est-ce que vous avez trouv� ce lance-flamme ?

Fait maison. Sur le net maintenant, y a n'importe quoi.

Ce qui me fait penser,

maintenant que le maire est mort,

c'est pas vous qui �tes, euh... l'actuel maire ?

Oui, y a des chances.

Donc, y a pas d'affaires sur le net ces temps-ci.

En fait, c'est...

Eh merde !

Il en reste un.

Oh non ! �a s'arr�tera jamais ?

On retourne � l'abri.

Tiens, saloperie !

Ah, c'est pas vrai !

L� ! On va passer par la fen�tre !

Tu n'as aucune chance !

Allez, venez !

Tiens, avale �a, esp�ce de sale pourriture.

- Apparemment, docteur Powers... - Oui ?

Vos requins sont devenus de la soupe de requins.

Bonsoir ?

Jimmy ?

All� ?

Non, monsieur Green n'est pas avec moi...

Vous n'arrivez pas � le joindre ?

Ah, c'est parce que c'est moi

qui prends en charge ses clients...

Vous voulez que ce soit sur la plage ?

Oui, oui, je peux vous aider...

Les soir�es sur la plage sont super mortelles...

Sous-titrage : CNST, Montr�al

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